En Italie, comme ailleurs, les chiffres «pro-choix » sur le nombre de femmes décédées suite à un avortement clandestin sont faux
Ce n'est pas d'hier que les pro-choix n'ont aucun scrupule à inventer ou modifier les chiffres concernant les avortements clandestins. Un conférencier, obstétricien de métier, le rappelle pour la situation italienne. Sur le site de zenit.org du 5 février 2013 :
(L'un des plus grands mensonges de l'histoire de France, les 400 000 avortements clandestins de Simone Veil!)
Laissez un commentaireLe docteur Antonio Oriente, vice-président national des Gynécologues obstétriciens catholiques italiens fait quatre propositions concrètes pour aider les mamans à garder leur enfant, notamment une aide financière de deux ans pour les mamans en difficultés.
Le Dr Oriente est en effet intervenu lors d’un séminaire de bioéthique organisé le 1erfévrier dernier à Marsala – en Sicile - par le Mouvement pour la vie italien, à la veille de la Journée nationale pour la vie, dimanche 3 février, qui a reçu les encouragements de Benoît XVI (cf. Zenit du 3 février 2013).
Constatant que "les politiques de prévention de l’avortement appliquées jusqu’à maintenant en Europe et en Italie ont montré clairement qu’elles ne fonctionnaient pas", et vu qu’il faut un « changement radical dans l’approche de ce problème », à la fin de son intervention, le docteur Oriente a proposé différentes mesures :
1 – Une « aide financière personnelle » pour toute femme enceinte (à prévoir pendant au moins deux ans) ;
2 – Une ligne directe de financement pour les associations qui aident les femmes pendant leur grossesse ;
3 – La réduction de 50% de la TVA sur les produits de base, pour l’enfance « à risque » ;
4 – La suspension du paiement de la taxe d’habitation sur les maisons provisoirement mises à la disposition des mères célébataires ;
5 – Toute autre solution visant un changement de mentalité vis-à-vis de la mère célébataire et de son enfant.
En définitive, il faut promouvoir des politiques qui garantissent les droits des enfants non nés et le droit des femmes à la maternité, éliminant les obstacles qui empêchent la maternité et affirmant explicitement que l’avortement est un acte d’agression contre les femmes.Un « concentré de souffrance » par lequel on compromet la santé psychique et physique de la femme, on tue son enfant et on limite sa capacité à mener une grossesse à son terme : telle est la définition de l’avortement donnée par le docteur Oriente.
L’intervenant a immédiatement cité le Message de la Conférence des évêques italiens pour la 35èmeJournée nationale pour la vie, célébrée le 3 février : « On ne sortira pas de cette phase critique en ayant moins d’enfants ou, pire encore, en étouffant la vie par l’avortement, mais en s’appuyant sur la vérité de la personne humaine, sur la logique de la gratuité et sur le don, grand et unique, de la transmission de la vie, justement en situation de crise ».
Le docteur Oriente s’est, en outre, référé à des documents fondamentaux pour parler de l’avortement volontaire selon la loi - selon la volonté de ceux qui l’ont proposée - montrant à quoi se réduit l’avortement et les dégâts qu’il a provoqués.
A l’article 2 - « Droit à la vie » - de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (Cour européenne des droits de l’homme, Rome, 4.11.1950), on peut lire que le droit à la vie de toute personne est protégé par la loi et que personne ne peut être privé intentionnellement de la vie. En outre, l’article 1 de la loi 194/78, redit que l’Etat garantit le droit à la procréation consciente et responsable, reconnaît la valeur sociale de la maternité et protège la vie humaine dès son commencement ; il affirme aussi que l’interruption volontaire de grossesse (…) n’est pas un moyen de contrôler les naissances.
Malgré cela, en 2011, il y a eu 116.000 avortements en Italie, et 1.200.00 en Europe. Ces chiffres ne concernent pas les avortements cachés : avortements clandestins, avortements chimiques (RU486, pilule du lendemain, pilule des cinq jours), stérilet, avortements pouvant être provoqués par la pilule hormonale contraceptive, ni les milliers de morts causées par la fécondation in vitro.
Se référant à des documents officiels, l’intervenant a expliqué aux participants quelle était l’étendue du problème « Avortement » en Italie et en Europe qui ont connu, entre 1982 et 2008, une baisse des naissances de 12,5% ; en Europe, l’avortement est la première cause de mortalité (30 fois supérieure aux accidents de la route).
Selon le médecin, une lecture superficielle des documents officiels du Ministère de la santé italien pourrait faire croire que les avortements diminuent mais, en analysant attentivement les données, on s’aperçoit que les avortements après la douzième semaine augmentent. Le ministre Balduzzi admet une « légère » augmentation de 14,5% des chiffres de 2010 par rapport à 2009, en une année seulement.
Alors que les avortements forcés ont diminué de 33,3% entre 1990 et 2010, il y a eu une augmentation de 182% du nombre des avortements après la douzième semaine, et de 278% de la totalité. Cette « explosion » effrénée des avortements au-delà du troisième mois est aussi la conséquence de l’affinement des technologies de diagnostic qui ne laissent pas d’issue aux enfants auxquels on diagnostique certains « défauts ».
Il y a aussi le cas des avortements « thérapeutiques » : 4000 avortements, dont presque 900 au-delà de la vingt-et-unième semaine, pratiqués en Italie en 2010, pour « conjurer », au moins dans la grande majorité des cas, le « grave danger » pour la santé psychologique et physique des femmes, en raison d’une malformation diagnostiquée à leur enfant.
D’après les conclusions d’un récent rapport ministériel italien, le Dr Oriente fait valoir qu’on peut facilement comprendre combien les données des échographies et celles des autopsies sont souvent en forte contradiction, et c’est pour cela que le même rapport souhaite que l’autopsie pour vérification du diagnostic sur les fœtus issus d’une IVG devienne obligatoire et non sujette à la sensibilité du médecin soignant ; il demande aussi, vu l’extrême complexité de ce diagnostique, que les IVG après la 90èmejournée de grossesse ne soient pas effectuables partout mais qu’elles soient concentrées dans un nombre limité d’hôpitaux à haut niveau de compétence en diagnostic obstétrique et en anatomie pathologique du fœtus et du placenta.
A propos de la loi italienne 194/78, le médecin, originaire de Messine, a affirmé que les chiffres rapportés par la propagande pro-avortement (25.000 femmes mortes chaque année des suites d’un avortement clandestin) qui ont amené à la légalisation de l’avortement, étaient tout à fait infondées. En effet, depuis l’entrée en vigueur de la loi 194, la mortalité des femmes en âge de procréer n’a connu aucune diminution statistique significative soudaine ; la loi 194 n’a donc rien modifié. Malgré cela, certains représentants politiques affirment encore le vieux lieu commun selon lequel la loi sur l’avortement aurait sauvé la vie à des centaines de milliers de femmes.
Bertrand Vergely (philosophe) : "mariage" gai: il y a là un rapt fait aux enfants de leur propre structuration
Une réflexion fondamentale pour comprendre les véritables enjeux contemporains dont le "mariage" gai est un des signes les plus évidents. Un incontournable pour ceux qui veulent comprendre !
Ci-bas une allocution faite à la suite de la publication d'un article sur ce même sujet.
http://www.gloria.tv/media/393786/embed/true/controls/false
Laissez un commentaireLa ministre Véronique Hivon, propagandiste de l'euthanasie, tient des propos apparement contradictoires...
Sur le site de laction.com du 4 février 2013, cet article sur la propagande de la ministre Hivon, co-auteure du rapport de la Commission Mourir dans la Dignité qui ne respecte pas le refus de l'euthanasie des experts et organismes qui sont intervenus à cette commission-bidon:
La députée de Joliette et ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux, Véronique Hivon, a profité de son passage à la Chambre de commerce du Grand Joliette le 4 février dernier pour annoncer son intention de déposer un projet sur la question de mourir dans la dignité avant l'été prochain. « Idéalement avant l'ajournement de la session en juin, de préciser la ministre.
(...)
On sait pour l'heure que le « droit de choisir » sera au cœur même du projet de loi selon Mme Hivon. « La Commission a retenu l'expression aide médicale à mourir parce qu'elle suppose que cette assistance-là provient d'un médecin et qu'elle doit requérir le consentement de la personne. C'est une balise fondamentale pour que jamais un tiers, un conjoint, un enfant ou le médecin lui-même décide pour la personne», a-t-elle insisté.
Protéger les personnes vulnérablesUn des éléments clé de la future législation, selon Mme Hivon, sera de protéger les personnes vulnérables, d'éviter les clandestinités et les zones grises. « On doit pouvoir offrir aux personnes qui souffrent et dont on ne peut contrôler les douleurs la possibilité de faire une demande d'aide médicale à mourir », soutient la ministre.
Compétence juridique
Mme Hivon a tenu à souligner que le Québec avait la compétence en la matière de sorte que le gouvernement va rassurer les médecins qu'ils seront à l'abri des poursuites s'ils se conforment aux exigences de la loi qui s'en vient.
Exceptions
Soulignons finalement que la Commission mourir dans la dignité a jugé que les personnes atteintes de maladies dégénératives comme la démence et l'Alzheimer, de même que les personnes mineures de 14 ans et plus, représentent un enjeu qui mérite une réflexion supplémentaire sur lequel se penchera un comité du Collège des médecins.
Donc : -jamais un tiers, un conjoint, un enfant ou le médecin lui-même décide pour la personne», a-t-elle insisté.
et: -les personnes atteintes de maladies dégénératives comme la démence et l'Alzheimer, de même que les personnes mineures de 14 ans et plus, représentent un enjeu qui mérite une réflexion supplémentaire sur lequel se penchera un comité du Collège des médecins.
En conclusion, est-ce qu'une personne autre que la personne démente ou alzheimer ou âgée de 14 ans, pourra décider pour elle si elle doit mourir ou pas, ou bien le "jamais un tiers, un conjoint,..." ne veut-il absolument rien dire?
Les Québécois, la commission Charbonneau nous le rappelle, ne sont pas meilleurs que les autres. Si la Belgique et la Hollande, malgré des restrictions et balises supposées sévères, euthanasient allègrement des patients anorexiques, craignant la cécité, ou sans même avertir la famille, si là-bas des centaines de patients sont euthanasiés sans consentement, un certain peuple de moutons ayant la volonté de les imiter, fera, selon l'expression québécoise savoureuse, plus que le patient, pardon, plus que le client en demande...
Laissez un commentaireMa mère a été euthanasiée sans que le médecin ne me prévienne...
Un article tiré de Lifesitenews du 4 février 2013:
«Dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux...»
Sur le site de zenit.org du 4 février 2013, cette mise au point sur le combat du «mariage» gai et de «l'homoparentalité» en France:
(La ministre de la Justice Christiane Taubira est réellement en train de changer la définition de la justice envers les enfants...)
Laissez un commentaireSamedi 2 février a été voté l’article 1 du projet de loi, le plus important puisqu’il introduit une nouvelle définition du mariage. Les centaines d’amendements de l’opposition ont tous été rejetés.
Le calendrier du futur projet de loi sur la famille a provoqué dimanche une grande cacophonie au sein du Gouvernement. Ce texte, qui devrait contenir les dispositions sur la PMA ouverte aux femmes homosexuelles, serait finalement soumis au Parlement fin 2013, alors qu’il avait été annoncé pour fin mars. François Hollande ayant souhaité que le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) se prononce en amont, cette phase de consultation va durer plusieurs mois et pourrait comporter des Etats généraux.
(...)
24 000 ou 300 000 enfants vivant dans une famille homoparentale ? La plus grande confusion règne sur cette réalité, devenue un enjeu politique pour justifier le vote de la loi actuellement en débat.
Selon l’INED, 24 000 à 40 000 enfants seraient actuellement élevés au sein d’une famille homoparentale, soit environ 0,2% du total des enfants mineurs.
Les lobbys homosexuels revendiquent le nombre de 300 000 enfants. Ce nombre est le fruit d’un calcul purement théorique, établi ainsi : « (32 millions de femmes - 25% de femmes
(...)En votant l’article 1 par 249 voix pour et 97 contre, les députés ont créé un nouvel article du Code civil, l’article 143, ainsi rédigé : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe ».
La quasi-totalité des amendements présentés par l’opposition ont été rejetés par la majorité, en particulier les suivants :
- Refus de créer le dispositif de l’Union civile (ou Alliance civile, selon la formulation des amendements) ;
- Refus de reconnaître une clause de conscience pour les officiers d’état-civil (maires ou adjoints) ;
- Refus que le mariage religieux puisse être célébré même en l’absence de mariage civil préalable ;
- Refus de la levée partielle anonymat en cas de PMA avec donneur (repoussé à future loi sur la famille) ;
- Refus d’établir des sanctions pour les sites internet qui font du commerce en faveur de la PMA ou de la GPA ;
- Refus de limiter les cas d'adoption des couples mariés aux seuls couples hétérosexuels.
D’autres amendements présentés par des socialistes ou des écologistes ont également été rejetés :
- Refus de la PMA ;
- Refus de l’inscription sur l’état civil français des enfants nés de GPA à l’étranger.
(...)
Près de 100 manifestations dans tous les départements de France samedi 2 février !
Les manifestants se sont rassemblés dans les centres villes pour exprimer à nouveau leur refus du projet de loi, lire des témoignages et adresser un message solennel au nom de l’enfant : « Madame, Monsieur le Député, allez-vous me priver d’un père et d’une mère ? »
(...)
Dans les débats dimanche soir, tandis que Madame Bertinotti lançait aux députés de l’opposition : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs républicaines », Madame Taubira soulignait les « profondes divergences sur nos conceptions de la société » : « Dans nos valeurs, a-t-elle affirmé, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres »
La location de mères porteuses aux États-Unis
Sur le site de genethique.org du 4 février 2013:
(Elton John et son copain ont loué à plusieurs reprises une mère porteuse pour la « fabrication » de deux enfants dont ils s'occupent...)
Ainsi en est-il de l'agence CSP "pionnière en matière de 'création de familles' ", qui n'hésite pas à mettre en avant la photo de certaines personnalités qui ont eu recours à la gestation pour autrui, comme Elton John. En trente-deux ans d'expérience, cette même agence a "créé" "plus de 1700 enfants dans 45 pays", et 40% des clients sont étrangers.
Concrètement, le journaliste explique que le recours à la gestation pour autrui "commence par une rencontre, via Skype, entre le couple et les représentants de CSP". La coordinatrice des mères porteuses de l'agence précise que "les femmes acceptant à la fois de donner leurs gamètes et de porter l'enfant [sont] rares". Par conséquent, le centre travaille avec d'autre agences. Si certaines "donneuses choisissent de rester anonymes", d'autres "acceptent d'être contactées à la majorité de l'enfant". Pour pouvoir "être sélectionnées, il faut avoir entre '21 et 35 ans', être 'en bonne santé, intelligente, attirante, responsable' ". Puis, lors d'un second voyage aux Etats-Unis, "a lieu le transfert d'embryon". Un troisième voyage a pour objectif de réaliser l'échographie, et "le quatrième est pour l'accouchement". A ce moment-là, l'agence CSP précise que "l'enfant repart muni d'un passeport américain" et "sur son acte de naissance figure, 'pour les couples gays, soit le nom d'un seul père, soit les deux, selon la loi en vigueur dans leur pays d'origine' ". Enfin, "la mère porteuse [...] reçoit entre 25 000 et 35 000 dollars (ses tarifs augmentent à chaque grossesse)" et "plus 8000 si elle est enceinte de jumeaux".
Laissez un commentaire
Renommer la « maternelle » pour cause de délit de « genre »?
Sur le site de Itinerarium du 4 février 2013 (via Riposte Catholique):
(Sandrine Mazetier, député socialiste pour le «changement»)
Sandrine Mazetier, député PS de Paris, a interpellé le 18 décembre dernier le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon pour lui demander de débaptiser les écoles maternelles afin de lutter contre les stéréotypes de genre. Sic !
En effet, l’élue socialiste estime que l’appellation « école maternelle », qui figure dans le code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes (ce qui est d’ailleurs proche de la vérité, puisque les femmes représentent entre 82 % et 91 % des enseignants du premier degré).
Elle appelle le gouvernement à s’engager fortement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes en remplaçant ce nom « genré »́ par un nom neutre. « L’école maternelle » pourrait être rebaptisée « première école ».
Certains extrémistes cohérents ne laissent passer aucun détail...
Laissez un commentaireRenouveau de l'eugénisme en Allemagne?
Sur le site de genethique.org du 4 février 2013:
(«matériel» généthique humain stocké en laboratoire)
Laissez un commentaireVendredi 1er février, "la chambre haute du parlement allemand, le Bundesrat, a donné [...] son feu vert à un accès restreint aux tests génétiques sur les embryons à implanter (diagnostic préimplantatoire - DPI)". Il y a un an et demi, c'était la chambre basse du parlement, le Bundestag qui avait donné son aval. Par cette autorisation, "la voie est ainsi libre au DPI pour les parents présentants des antécédents de maladies héréditaires graves, ou chez qui le risque de fausse-couche et d'enfant mort-né est important".
Mme Conradi ne mentionne pas les faits sur l’avortement sélectif et ne veut aucun compromis. Réplique non publiée par Le Devoir
Dans une lettre au journal Le Devoir du 30 janvier 2013, la présidente de la Fédération des femmes du Québec(Alexa Conradi, à droite sur la photo) affirme qu’ : « Il n’existe pas d’étude, autre qu’anecdotique, pour déterminer avec assurance que la pratique existe au Canada. »Lettre à M. Antoine Ouellette, biologiste et compositeur, en réponse à sa question aux pro-vie
Sur le blog de M. Antoine Ouellette, nous retrouvons une très intéressante réflexion sur l'avortement et l'eugénisme. Et M. Ouellette pose une question aux pro-vie. Nous avons donc imaginé une réponse qu'un citoyen pro-vie aurait pu lui transmettre:
(Antoine Ouellette, biologiste et compositeur)
Laissez un commentaireM. Ouellette,
J'ai bien apprécié votre réflexion sur l'avortement, publiée sur votre blogue. Je partage l'idée que l'avortement est un outil potentiellement eugénique, même déjà au service de l'eugénisme. Mais je crois qu'il y a une certaine contradiction dans votre texte. Malgré l'horreur que peut vous inspirer l'avortement d'une fille, d'un trisomique ou d'un autiste, parce qu'ils ont ces attributs, vous ne semblez pas vouloir de restrictions à l'avortement. Parce que l'on ne peut courir après les filles pour les empêcher de se faire avorter. Vous posez cette question : « Alors, chers et chères pro-vie, dites-moi comment vous procéderiez pour interdire l'avortement : coller un policier sur les traces de toute femme que l'on peut soupçonner de vouloir avorter? »
Comme pro-vie, je me sens interpellé par votre question. Et j'y répondrais ainsi.
Pas un policier, mais un centre d'aide aux femmes enceintes en difficultés, ce serait une idée... Il existe de nombreux centres qui offrent le soutien matériel (logement, nourriture, vêtement) et psychologique avant, pendant et après la grossesse, pour même les aider à poursuivre leurs études. Ces centres sont peu connus. Mais le témoignage de nombreuses jeunes filles passées dans ces centres exprime l'idée qu'elles pensaient à l'avortement parce « qu'elles n'avaient pas le choix », contrairement à la marotte des défenseurs du « libre-choix »...
Je crois que ces centres d'aides, ainsi qu'une amélioration des services d'adoption québécois qui permettraient aux nombreux couples désirant adopter un enfant de le faire, seraient vraiment un progrès pour notre société.
Et pour les quelques-unes qui malgré tout tiendrait mordicus à se faire avorter, il faut rappeler que l'on sauve maintenant les bébés prématurés à la 21e semaine de grossesse. Est-ce qu'une césarienne est une opération plus difficile qu'un avortement? Sans les convaincre de garder l'enfant pendant les 7 prochains mois, ne serait-il pas possible de les inciter à patienter quelques semaines pour permettre à cet enfant, unique au monde et dans l'histoire, de vivre? C’est de son unique chance de vivre, de respirer, de voir, d’entendre et de goûter, de sentir et de toucher, qu'il s’agit.
Et si malgré le soutien psychologique et matériel, malgré la possibilité de confier ou donner son enfant en adoption, si même l’idée de patienter quelques semaines pour permettre une césarienne plutôt qu’un avortement lui paraît insupportable et qu’elle veut toujours s’avorter elle-même, il ne reste malheureusement qu’une solution. Appliquer un procédé semblable à celui utilisé pour calmer les personnes fortement suicidaires. Une médication et un temps sous surveillance médicale, jusqu'à l'accouchement ou la césarienne.
On ne crée pas de cliniques de suicides assistés parce que de toute façon, des personnes se sont toujours suicidées et qu’il y en aura d’autres. Le suicide en soi est toujours une action fortement négative et bannie de nos sociétés. Le fait qu’un suicide personnel est certainement moins hygiénique qu’un suicide institutionnalisé n’a convaincu personne de l’intérêt de clinique de suicide assisté partout sur le territoire du Québec. La seule option possible est d'aider vraiment la personne et l’empêcher de commettre l’irréparable. Et l’on crée des campagnes pour sensibiliser les personnes à repérer les personnes suicidaires pour leur venir en aide.
De même pour l’avortement qui est un acte de désespoir face à l’un des bouleversements les plus importants dans une vie. L’avortement consiste bel et bien à tuer un être humain avant sa naissance. Et personne n’a ce droit. Le fait que l’enfant à naître ait le handicap d’être petit, d’être dans les débuts de sa vie, de cette longue croissance jusqu’à l’âge adulte, ne donne pas le droit de le supprimer. Il est unique au monde, avec son ADN unique au monde, il est lui, et personne n’a le droit de vie ou de mort sur sa personne.
Nous attendons avec impatience les campagnes du gouvernement pour instaurer une culture de soutien de l’amour de la vie. Mais pour l’instant, nous devons continuer de combattre l’avortement, pour empêcher entre autres l’élimination de dizaines de milliers de trisomiques, d’autistes, d’enfants atteints de spina-bifida, de filles parce qu’elles sont des filles, d’enfants qui sont là au mauvais moment et dont les handicaps font peur aux futurs parents. Et nous avons tous nos handicaps.
Non, les pro-vie n’ont jamais pensé à une surveillance policière pour les femmes qui pensent à l’avortement. Uniquement dans les cas extrêmes, s’il le faut, une surveillance médicale.
Merci de votre attention,
F.