Merci Benoit XVI
Nous ne pouvons qu’être pleins de reconnaissance pour ces années de prises de paroles claires en faveur des enfants à naître, des personnes en fin de vie, des pauvres et des plus vulnérables de la société, avec toute la douceur et l’humilité caractéristiques de ce pape attachant, une humilité qui consiste à faire la vérité sur soi-même et de prendre les décisions qui s’imposent.Le rouleau compresseur du lobby du «mariage» gai en Europe
Sur le blog de Jeanne Smits du 10 février 2013:
(Manifestant s'opposant au « mariage » gai en France)
Laissez un commentairePour l'Angleterre et le Pays-de-Galles, où la légalisation du « mariage » des homosexuels est en très bonne voie, la donne est très différente : David Cameron a porté cette loi en tant que leader des conservateurs et alors même qu'il avait refusé de s'engager sur ce dossier avant son élection, refusant de l'inscrire à son programme. Résultat : les grands votes sur le « mariage » gay en France et Outre-Manche se seront déroulés à moins de huit jours l'un de l'autre…
Pour Booker, la vraie histoire remonte à 2010, et plus précisément au mois de mars où les 47 pays membres du Conseil de l'Europe se sont mis d'accord sur une recommandation visant à mettre en place des « mesures pour combattre la discrimination sur le fondement de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ». Elle proposait notamment que les pays reconnaissant des partenariats de même sexe accordent à ces derniers le même statut légal qu'aux partenariats entre hétérosexuels. Il n'était pas question de mariage, certes, encore que l'on proposait que les « personnes transgenres » puissent épouser une personne du sexe opposé à celui qu'elles se seraient vu assigner.
Booker poursuit : « Quatre jours avant l'élection générale de 2010, le parti conservateur a publié un dépliant signé par Theresa May [alors ministre de l'Intérieur], dont une section sur les “questions lesbiennes, gay, bi, trans]” promettait que le parti allait “envisager l'opportunité de changer la loi en vue de permettre que les partenariats civils puissent recevoir le nom et la qualification de mariage”. »
La Cour européenne des droits de l'hommeOn ne retrouva pas cette promesse dans le « Manifesto » (document de campagne) des Conservateurs, ni même dans les accords de gouvernement de la coalition au pouvoir depuis 2010. Mais en juin 2010, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) affirme que sans qu'il existe une obligation de reconnaître des partenariats de même sexe, le droit de jouir de la vie familiale ne se réduit pas aux couples homosexuels mais peut bien s'appliquer aux couples de même sexe.
La cour proposait d'attendre qu'un « consensus » emerge parmi les pays membres pour faire reconnaître un droit au « mariage » pour les couples de même sexe appuyé sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le ministre des égalités libéral démocrate Lynne Featherstone, note Booker, allait alors édicter des directives autorisant la diffusion de « musique religieuse » pendant les cérémonies de partenariat civil, expliquant que cela pouvait constituer une étape vers la légalisation des « mariages » gays. Son parti allait bientôt la soutenir en ce sens.
En décembre 2010, un lobby homosexuel, Equal Love, a soutenu un groupe de couples homosexuels britanniques à lancer une action devant la CEDH en vue de faire donner aux partenariats civils le même statut que le mariage. Une action soutenue également par Peter Tatchell, militant LGBT, pour qui le fait d'écarter les personnes gays du mariage « envoie un signal selon lequel nous sommes socialement et légalement inférieurs »;
En mars 2011, les deux ministres qui ont largement reçu des groupes LGBT publient un document d'intention politique officiel annonçant la volonté de faire progresser l'égalité LGBT en vue d'aboutir au « mariage civil égalitaire ». Ce même document engageait le ministère britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) ainsi que la nouvelle instance pour l'égalité de genre (Gender Equality Office) à travailler à la « pleine mise en œuvre » de la Recommandation du Conseil de l'Europe de l'année précédente, avec une date butoir fixée à juin 2013.
Booker souligne qu'en prenant la présidence tournante du Conseil de l'Europe en novembre 2011, le Royaume-Uni a placé cette question en tête des priorités. Mme Featherstone avait déjà promis 100.000 ivres d'argent public à un groupe LGBT à Strasbourg en vue de mettre cette politique en œuvre ; c'est elle qui aura été la principale oratrice d'une conférence à huis-clos du Conseil organisée sous la présidence britannique, le 27 mars suivant, en vue de fixer les plans pour mettre en œuvre cette politique avant la date butoir de juin 2013. Booker cite une déclaration du juge britannique Sir Nicolas Bratza, qui présidait alors la CEDH, affirmant que cette cour était prête à qualifier le « mariage » de couples de même sexe de « droit de l'homme » dès lors qu'un nombre suffisant de pays l'aurait accepté.
« Voilà les vraies raisons pour lesquelles notre Gouvernement a eu besoin de précipiter le vote de la semaine dernière sur le mariage gay. Nous nous sommes engagés à la “pleine mise en œuvre” de la politique du Conseil de l'Europe à ce sujet pas plus tard qu'en juin prochain (d'où la loi similaire dont on précipite actuellement l'adoption en France). Cela aura été un coup politique très réussi du lobby gay, assisté par Featherstone, May et ces institutions européennes de l'ombre qui, de tant de manières, gouvernent aujourd'hui nos vies. Mais pourquoi ne nous a-t-on pas dit de manière plus honnête et ouverte pourquoi tout cela s'est produit ainsi ? », demande Booker.
Tout cela ne contredit pas mais complète plutôt les accusations de Nigel Farage qui a montré (voir ici sur ce blog) comment l'Union européenne, de manière parallèle, a décidé que tout ce qui serait lié par le biais d'un acte d'état civil dans un pays de l'Union le serait, automatiquement, dans les 27 autres. D'où l'intérêt pour le lobby gay d'obtenir une reconnaissance du « mariage » gay dans des poids-lourds de l'Union afin d'étendre ce droit subrepticement dans l'ensemble de l'UE, en assurant dans le même mouvement un poids suffisant de cette légalisation pour faire considérer le « mariage » gay comme un droit de l'homme qui s'imposera tôt ou tard aux 47 pays du Conseil de l'Europe.
Le déroulé de cette affaire montre aussi (à ceux qui ne l'auraient pas encore compris) que la promotion des droits des couples homosexuels à travers la reconnaissance de partenariats civils, de pacs et autres « alliances civiles » joue un double rôle : celui d'affirmation d'un droit propre à l'existence du couple homosexuel et du caractère « familial » de ce droit lorsque des enfants sont présents, mais aussi celui d'étape vers l'abolition définitive de toute différence entre le mariage naturel et le « mariage-fiction » des couples homosexuels.
Un défenseur des groupes LGBT coupable d'une tentative de meurtre contre des organisations familiales
Sur le blog de Jeanne Smits du 8 février 2013:
(Une tentative de meurtre des membres d'un organisme de défense des droits de la famille)
Floyd Lee Corkins II a plaidé coupable. Oui, en ouvrant le feu dans le vestibule de l'immeuble du Family Research Council à Washington D.C., l'été dernier, il a voulu « tuer le plus de gens possible ». Oui, il a illégalement traversé la frontière de plusieurs Etats avec une arme à feu. Oui, il avait l'intention de tuer ; oui, il voulait commettre un acte de terrorisme alors qu'il était armé.
(...)
L'affaire remonte à août 2012 – souvenez-vous, la presse internationale n'en avait pas beaucoup parlé. Corkins s'était rué présenté dans le hall d'entrée de l'imposant siège du Family Research Council et avait ouvert le feu après que le gardien lui eut demandé de s'identifier. Le gardien, blessé au bras, avait réussi à maîtriser le forcené qui hurlait sa haine de ce que les responsables du FRC représentent.
Rapidement arrêté par la police, Corkins était en possession d'un pistolet semi-automatique et de 50 cartouches : 2 chargeurs prêts à servir. La police allait également découvrir une note manuscrite avec les noms de quatre organisations conservatrices, dont le FRC. Corkins avait également sur lui 15 sandwiches « Chick-Fil-A ».
Pourquoi ? Mais parce que la chaîne Chick-Fil-A faisait à ce moment-là l'objet d'un boycott de la communauté à la suite de déclarations contre le « mariage » des homosexuels de son propriétaire…
Il ressort des déclarations faites par Corkins à la FBI lors de son arrestation, enregistrées par vidéo et qui ont donc été rendues publiques jeudi, qu'il voulait tuer un maximum de gens en « écrasant des sandwiches Chick-Fil-A sur leurs visages ».
« Le coup de feu n'est pas parti par accident. Il a tiré pour des raisons politiques », a confirmé T. Patrick Martin, U.S. Attorney (l'accusation publique). Le juge de District Richard W. Roberts a de son côté fait savoir à Corkins qu'il encourt deux fois 30 ans d'emprisonnement pour les crimes commis et 10 ans pour le délit fédéral de transport d'armes ; il recevra sa sentence le 29 avril.
Rappelons qu'au moment des faits, Corkins travaillait depuis six mois comme bénévole auprès d'un centre d'aide aux homosexuels de Washington : le DC Center for the LGBT Community.
Le site du FRC souligne qu'au moment des faits, Tony Perkins, responsable du Centre avait souligné la responsabilité d'organisations de promotion des droits homosexuels comme le Southern Poverty Law Center qui se plaisait à désigner les organismes conservateurs comme des « groupes de haine ». Il ne croyait pas si bien dire. L'audience de jeudi a révélé que l'examen de l'ordinateur familial de Corkins a permis d'établir que c'est sur le site du Southern Poverty Law Center qu'il a identifié et localisé le FRC.
Non, les lobbys LGBT ou les groupes pro-avortements n'incitent pas au meurtre de leurs adversaires. Par contre, oui, ils font des amalgames sans cohérence entre des groupes de pression et des personnes qui perdent la tête, comme ce Corkins, travaillant dans un centre d'aide aux homosexuels de Washington. Si nous avions une éthique comparable aux pro-avortements, nous pourrions, nous aussi, prétendre que la cause de ce geste de folie meurtrier se trouve dans les discours de certains lobbys...
Laissez un commentaireDes demandes d'euthanasie qui disparaissent...
Sur le site de Loractu.fr du 8 février 2013, ce témoignage d'un médecin sur l'euthanasie:
Pour un médecin qui pratique à Thionville en Moselle, la pratique reste rare. « En plus de vingt ans de service, j’ai vu des milliers de patients mais pas plus de trois ou quatre m’ont demandé une euthanasie. Chez un malade bien pris en charge au niveau de sa douleur, ainsi qu’au plan affectif, psychologique et social, la demande explicite d’abréger sa vie dans l’immédiat est absolument exceptionnelle ».
Selon lui il ne s’agit pas de faire de l’acharnement thérapeutique. « En revanche, un médecin a le droit d’interrompre une réanimation désespérée et pénalisante aussi bien pour le malade que pour les proches, et abréger ainsi de quelques heures ou de quelques jours la fin de vie, sans que pour autant on puisse parler d’euthanasie ».
Pour ce médecin, la demande est également une demande liée à l’angoisse de la maladie qui peut s’atténuer avec le temps, « Dans mon expérience, la demande d’euthanasie est plutôt le fait de personnes qui viennent d’apprendre qu’elles vont être soignées pour un cancer et dont l’angoisse est telle qu’elles implorent cette possibilité pour le moment où elles s’estimeront incurables. Lorsque cette même personne s’approche du moment où les possibilités de soins curatifs sont dépassées, elle n’exprime plus du tout ce besoin, bien au contraire ».
Ce qui rejoint également les propos de Suicide Action Montréal sur le sujet.
Laissez un commentaireDites-moi en face que je n'aurais jamais dû vivre!
Un texte choc paru sur le site de France Catholique du 30 janvier 2013:
Laissez un commentaireJ’ai quasiment été adoptée à ma naissance. à 18 ans, j’ai appris que j’avais été conçue lors d’un viol sous la menace du couteau d’un violeur en série. Comme la plupart des gens, je n’avais jamais considéré que l’avortement concernait ma propre vie, mais lorsque j’ai reçu cette information, j’ai réalisé tout à coup, que non seulement cela concernait ma vie mais que cela avait même à faire avec mon existence. C’était comme si je pouvais entendre les échos de tous ces gens, qui avec les tons de voix des plus sympathiques diraient « Bien entendu, excepté dans les cas de viol… » Ou qui s’exclameraient avec un dégoût plutôt fervent : « En particulier dans les cas de viol !!! » Tous ces gens sont là qui ne me connaissent même pas mais qui se lèvent en jugement de ma vie, si prompts à la rejeter tout simplement à cause de la façon dont j’ai été conçue. J’ai ressenti que j’avais dès lors à justifier ma propre existence, que j’aurai à me prouver vis-à-vis du monde que je n’aurais pas dû risquer d’être avortée et que j’étais digne de vivre. Je me souviens de m’être sentie comme une ordure à cause des gens qui diraient que ma vie était comme une ordure - dont on pouvait disposer. S’il vous plaît, comprenez qu’à chaque fois que vous vous identifiez comme étant pro choix ou qu’à chaque fois que vous faites cette exception pour le viol, cela se traduit en réalité par le fait que vous êtes capable de vous tenir devant moi, de me regarder dans les yeux et de me dire : « Je pense que votre mère aurait dû pouvoir vous avorter. ». C’est une affirmation qui a un impact considérable. Je ne dirai jamais quelque chose comme ça à qui que ce soit. Je ne dirai jamais à quelqu’un : « Si j’avais pu intervenir, tu serais déjà mort. » Pourtant, c’est la réalité avec laquelle je vis. Je défie quiconque de me décrire comment ce ne serait pas le cas. Ce n’est pas comme si les gens disaient « Oh bien sûr, je suis pro-choix excepté pour cette petite fenêtre d’opportunité en 1968/69 afin, que toi, Rebecca, puisse être née. » Non – c’est la réalité cruelle de cette position, et je peux vous dire que cela fait mal et que c’est mesquin.
Mais je sais que la plupart des gens ne mettent pas un visage sur ce sujet. Pour eux, c’est juste un concept — un cliché expéditif qu’ils balaient sous le tapis et qu’ils oublient. J’espère qu’en étant un enfant du viol, je peux aider à donner un visage et une voix à ce sujet.
J’ai souvent eu affaire à ceux qui se confrontent à moi et essaient finalement de me renvoyer avec de brefs sarcasmes du style « Eh bien, tu as eu de la chance ! » Soyez sûrs que ma survie n’a rien eu à voir avec la chance. Le fait que je sois vivante aujourd’hui est corrélé aux choix qui avaient été posés par notre société en son entier, ceux des gens qui s’étaient battus pour être sûrs que l’avortement soit illégal au Michigan à cette époque — même dans les cas de viol — des gens qui argumentaient pour protéger ma vie et des gens qui votaient pro-vie. Je n’ai pas eu de la chance : j’étais protégée. Et vous voudriez vraiment rationaliser que nos frères et sœurs qui sont avortés quotidiennement sont « malchanceux » quelque part ?
Bien que ma mère de naissance ait été enchantée de faire ma connaissance, elle m’a dit pourtant qu’elle était allée en fait voir deux avorteurs clandestins et que j’avais été presque avortée. Après le viol, la police l’avait dirigée vers un conseiller qui lui avait dit en substance que l’avortement était ce qu’il fallait faire. Elle m’a dit qu’à cette époque, il n’y avait pas de centres pour les difficultés lors de la grossesse, mais ma mère de naissance m’a assuré que s’il y en avait eu, elle s’y serait rendue pour avoir au moins un peu plus de conseil. Le conseiller est celui qui l’a mise en contact avec les avorteurs clandestins. Pour le premier, elle dit qu’il s’agissait des conditions typiques de la clandestinité dont vous entendez parler pour justifier le fait « qu’elle aurait dû pouvoir m’avorter en sécurité et légalement » — du sang et de la saleté partout, sur la table et le sol. Ces conditions et le fait que ce soit illégal l’ont conduite à se désister comme pour la plupart des femmes. Ensuite, elle fut mise en relation avec un avorteur plus coûteux. Cette fois-là, elle devait rencontrer quelqu’un de nuit à proximité de l’Institut des Arts de Détroit. Quelqu’un l’aborderait, l’appellerait par son nom, lui mettrait un bandeau sur les yeux, l’installerait sur le siège arrière d’une auto, l’emmènerait et alors l’avorterait… puis lui remettrait le bandeau et la déposerait. Et savez-vous ce que je trouve tellement pathétique ? C’est que je sais qu’un grand nombre de personnes ici et là, m’entendant décrire ces conditions, réagiraient en secouant pitoyablement la tête pour exprimer leur dégoût : « C’est vraiment affreux que votre mère de naissance ait dû passer par ça afin de pouvoir être capable de vous avorter ! » Comme si c’était de la compassion ? ! Je réalise pleinement qu’ils pensent qu’ils sont remplis de compassion mais leur cœur est plutôt incroyablement sec dans ma perspective, ne pensez-vous pas ? C’est de ma vie dont ils discutent aussi durement et il n’y a aucune compassion dans cette position. Ma mère de naissance va bien — sa vie a continué et en fait, elle est super mais j’aurais été tuée, ma vie se serait terminée. Je peux ne pas ressembler à ce que j’étais à 4 ans ou à 4 jours d’existence dans le ventre de ma mère, mais c’était toujours et indéniablement moi et j’aurais été tuée par un avortement. D’après les recherches du Dr David Reardon, directeur de l’Institut Elliot, co-éditeur du livre Victims and Victors : Speaking Out About Their Pregnancies, Abortions and Children Resulting From Sexual Assault, et auteur de l’article Rape, Incest and Abortion : Searching Beyond the Myths (Viol, inceste et avortement : Aller plus loin que les mythes), la plupart des femmes qui tombent enceintes suite à une agression sexuelle ne veulent pas d’avortement et en fait vont plus mal après un avortement. Ce qui signifie que la position de la plupart des gens sur les cas de viol se fonde sur des prémisses défectueuses : 1) la victime du viol voudrait un avortement ; 2) elle irait mieux avec un avortement ; 3) que la vie de l’enfant ne vaut pas la peine qu’elle poursuive sa grossesse. J’espère que mon histoire et les autres histoires postées sur ce site www.rebeccakiessling.com pourront contribuer à dissiper ce dernier mythe.
Je souhaiterais pouvoir dire que ma mère de naissance figurait parmi la majorité des victimes et qu’elle ne voulait pas m’avorter, mais elle avait été convaincue de faire autrement. Cependant, l’attitude désagréable et les propos grossiers du second avorteur clandestin ainsi que la peur pour sa propre sécurité l’ont fait renoncer. Quand elle lui a dit au téléphone qu’elle n’était pas intéressée par cet arrangement risqué, ce docteur de l’avortement l’a insultée et l’a traitée de tous les noms. à sa surprise, il l’a rappelée le lendemain pour essayer de la convaincre de m’avorter encore une fois, elle a refusé de nouveau et fut injuriée. Alors, après tout cela, elle ne pouvait plus continuer. Ma mère de naissance abordait le second trimestre — bien plus dangereux et bien plus coûteux pour me faire avorter. Je suis tellement reconnaissante que ma vie ait été épargnée. Mais beaucoup de chrétiens bien intentionnés me diront des choses du style : « Oui, tu vois, Dieu voulait vraiment que tu sois là ! » D’autres diront encore : « Il fallait que tu sois là ». Mais je sais que Dieu a l’intention que chaque enfant à naître reçoive la même opportunité de naître et je ne peux pas m’asseoir béatement et dire : « Eh bien, ma vie aura au moins été épargnée » ou « Je l’ai mérité. Regardez ce que j’ai fait de ma vie ». Des millions d’autres ne l’ont pas pu ! Pouvez vous rester là et dire « Au moins, pour ma part j’ai été désiré(e)… au moins je suis en vie… » ou juste « Et alors ? » Est-ce là réellement la sorte de personne que vous voulez être ? Une façade de compassion à l’extérieur, mais une froideur de marbre et du vide à l’intérieur ? Prétendez-vous vous soucier des femmes mais n’avoir rien à faire avec moi parce que je suis un rappel de ce que vous ne préféreriez pas voir en face et que vous détesteriez aussi de voir pris en considération par d’autres que vous ? Est-ce que je ne trouve pas de place dans votre agenda ? En faculté de Droit, j’ai eu aussi des camarades de classe qui m’ont dit des choses comme : « Bof ! Si tu avais été avortée, tu ne serais pas là aujourd’hui et tu ne saurais pas la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire ? » Croyez-le ou non, mais certains des philosophes de l’avortement des plus connus utilisent le même type d’argumentation : « Le fœtus ne sait jamais ce qui lui arrive, alors il n’y a pas de fœtus qui va regretter sa vie. » Donc, je suppose que tant que vous poignardez quelqu’un dans son sommeil, ça va très bien, parce qu’il ne sait pas ce qui lui arrive ? ! J’ai expliqué à mes camarades de classe comment leur propre logique justifierait « que je puisse les tuer aujourd’hui, parce qu’ils ne seraient pas là demain et qu’ils ne pourraient pas savoir la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire ? » Et ils restaient bouche bée. C’est étonnant ce qu’un peu de logique peut faire quand vous réfléchissez vraiment à ce sujet — comme nous étions supposés le faire en cours de droit — et considérez le véritable sujet de conversation : Il y a des vies qui ne sont pas là aujourd’hui parce qu’elles ont été avortées. C’est comme le vieux dicton : « Si un arbre tombe dans la forêt, et que personne n’est là pour l’entendre, est-ce que ça fait un bruit ? » Oh oui ! Et si un bébé est avorté et que personne d’autre n’est là pour le savoir, est ce que cela est important ? La réponse est : « OUI ! Leur vie est importante. Ma vie est importante. Votre vie est importante » et ne laissez personne vous dire le contraire !
Le monde est un endroit différent de ce qu’il aurait pu être parce qu’il était illégal pour ma mère de naissance de m’avorter alors qu’elle était enceinte. Votre vie est différente parce qu’elle ne pouvait pas m’avorter légalement parce que vous êtes assis à entendre mes mots aujourd’hui ! Mais vous n’avez pas besoin d’avoir un impact sur des audiences pour que votre vie importe. Il y a quelque chose que nous manquons tous aujourd’hui à cause des générations actuelles qui ont été avortées et cela importe.
Une des choses les plus épatantes que j’ai apprise est que le violeur N’est PAS mon créateur comme certaines personnes aimeraient que je le croie. Ma valeur et mon identité ne sont pas établies en tant que « produit de viol » mais en tant qu’enfant de Dieu. Le psaume 68-5, 6 affirme : « Père des orphelins… c’est Dieu dans son lieu de sainteté. Dieu donne à l’isolé le séjour d’une maison. » Et le psaume 27,10 : « Si mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur m’accueillera ». Je sais qu’il n’y a pas de honte à être adoptée. On nous dit dans le Nouveau Testament que c’est dans l’esprit d’adoption que nous sommes appelés enfants de Dieu par le Christ notre Seigneur. Alors, Il a dû avoir une très haute idée de l’adoption pour utiliser cette image de Son amour pour nous !
Mais ce qui est plus important, j’ai appris, je serai capable d’apprendre à mes enfants et j’apprends à d’autres que votre valeur ne se fonde pas sur les circonstances de votre conception, sur vos parents, sur votre fratrie, votre compagnon, votre maison, vos vêtements, votre apparence, votre Q.I., vos notes, vos performances, votre argent, votre occupation, vos succès ou échecs, ou vos capacités et handicaps — ce sont des mensonges qui sont perpétrés dans notre société. C’est un fait que, les conférenciers les plus motivants disent à leurs auditeurs que s’ils pouvaient juste faire quelque chose d’eux-mêmes et atteindre un certain standing sociétal, alors ils pourraient être eux aussi « quelqu’un ». Mais le fait est que personne ne peut atteindre ces standards ridicules et que beaucoup de gens en resteront incroyablement loin et alors, est-ce que cela signifie qu’ils ne sont pas « quelqu’un » ou qu’ils sont des « rien du tout » ? La vérité est que vous n’avez pas besoin de prouver votre valeur à quiconque et si vous voulez réellement connaître votre valeur, tout ce que vous avez à faire c’est regarder la Croix — parce que c’est le prix qui a été payé pour votre vie ! C’est la valeur infinie que Dieu a investie pour votre vie ! Il pense que vous avez beaucoup de valeur et moi aussi. Ne voulez-vous pas vous joindre à moi pour affirmer la valeur des autres aussi, en parole et en action ? Pour ceux qui parmi vous diraient « Eh bien, je ne crois pas en Dieu et je ne crois pas en la Bible alors je suis pro-choix » je vous recommande de lire mon essai Le droit de l’enfant à naître à ne pas être injustement tué, une philosophie de l’approche des droits. Je vous assure que vous ne gaspillerez pas votre temps.
À quand une politique réellement familiale ?
Le rêve d’un Québec fou de ses enfants de l’année 1991, celui de placer le jeune enfant, non plus au centre de sa famille, mais au centre de la société, se poursuit dans notre État socialiste du Québec.
C’est bien ce que mesdames Marie Malavoy, ministre de l’Éducation et madame Nicole Léger, ministre de la famille, nous apprennent ces jours-ci. La première, en annonçant l’implantation progressive dans les milieux défavorisés de la maternelle à temps plein dès 4 ans, à partir de septembre 2013, et la seconde, en nous promettant 15 000 nouvelles places en garderie, d’ici trois ans.
Ces deux investissements du gouvernement Marois, qui poussent la sortie hâtive de l’enfant de son foyer, fera sans doute l’affaire d’un bon nombre de parents, mais sûrement pas de tous.
En effet, ceux qui, encore aujourd’hui, jugent irremplaçable la mission des parents et essentielle l’école de la famille s’inquiètent. La famille est la seule école essentielle, celle qui permet à l’enfant de s’humaniser et de s’accrocher à la vie.
Il est reconnu que presque tous les problèmes que vivent les adultes trouvent leur origine dans la petite enfance. Il serait logique de favoriser la santé de la famille et de donner aux parents les moyens de la favoriser. Comment expliquer le peu de souci d’une politique réellement familiale ?
Solange Lefebvre-Pageau, inf. M. Sc.
Fondatrice et directrice
Centre de recherche et d’éducation à la vie familiale
209-3500, av. Benny, Montréal, QC H4B 2R8
514.342.0695 [email protected] www.recheducfamille.qc.ca
Il existe toujours d'autres voies possibles... lettre sur le suicide parue dans le Soleil
Sur le site du journal Le Soleil du 8 février 2013:
(...)Par ailleurs, un des mythes les plus entretenus est de croire que de parler du suicide incite la personne à s'enlever la vie. Or, bien au contraire, demander directement à la personne en souffrance si elle pense au suicide lui donne l'occasion de se sentir reconnue, d'exprimer son mal de vivre et de briser son isolement.
À cet égard, toute personne qui exprime des idées suicidaires ou entretient des comportements le laissant croire requiert une attention immédiate. Il ne faut point hésiter à chercher du soutien, tant pour la personne suicidaire que pour soi-même. Le bon réflexe est d'appeler à un Centre de prévention du suicide au 1 866 APPELLE (277-3553) afin que des professionnels interviennent rapidement et efficacement auprès de personnes suicidaires et leurs proches, par le biais de support téléphonique et de rencontres. Advenant le cas où la crise ne peut être résorbée par ces moyens, il est conseillé de contacter le Centre de crise de votre région qui est en mesure d'offrir d'autres pistes de solution. À titre d'exemple, certains centres sont dotés d'un service d'équipe mobile qui peut se déplacer dans la communauté lorsqu'une intervention face à face s'avère nécessaire afin d'évaluer la dangerosité. Dans le cas où la personne a déjà entièrement planifié son suicide (le «comment», le «où» et le «quand» sont déterminés) et que le passage à l'acte est imminent, il n'y point d'autre alternative que de s'en remettre immédiatement aux corps policiers et ambulanciers.
Rappelons enfin que la personne suicidaire n'est pas résolue à se tuer, c'est avant tout que la personne veut cesser de souffrir. Le suicide est alors perçu comme la seule solution pour y parvenir. Cependant, il existe toujours, je dis bien toujours, d'autres voies possibles. Souvent, le simple fait d'être présent pour la personne et de laisser place à l'expression de la souffrance peut faciliter sa demande d'aide et de soutien, en plus de solliciter chez elle de l'espoir.
Étienne Boudou-Laforce
Sherbrooke
Ce raisonnement de toujours porter secours à la personne suicidaire vaut également pour la demande d'euthanasie. Et l'on souhaiterait que notre société ait autant de sollicitude pour les femmes enceintes en difficultés.
Laissez un commentaireQuelques pétitions présentées hier au parlement canadien pour le droit des enfants à naître
Sur le site du parlement canadien du 7 février 2013:
(Le député Harold Albrecht)
Laissez un commentaire-M. Harold Albrecht (Kitchener—Conestoga, PCC):
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition signée par des centaines de personnes de la région de Waterloo.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de prendre note du fait que l'avortement sélectif a créé à l'échelle mondiale un déséquilibre entre les sexes qui entraîne la traite des filles en vue de la prostitution. Ils demandent au Parlement d'appuyer la motion M-408 et de condamner l'avortement sélectif.-M. Stephen Woodworth (Kitchener-Centre, PCC):
Monsieur le Président, j'ai trois pétitions à présenter aujourd'hui, portant sur trois sujets différents.Les signataires de la première pétition viennent des régions de London et de Guelph, ils sont environ 70 au total. Ils soulignent que le Canada défend depuis longtemps le droit à une protection égale aux termes de la loi. Les pétitionnaires font remarquer qu'empêcher la naissance de filles en ayant recours à l'avortement sélectif est un affront à la dignité et au droit à l'égalité des femmes et prive de leur droit de naissance des millions de filles au Canada et ailleurs dans le monde simplement en raison de leur sexe.
Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de condamner la discrimination contre les filles que constitue l'avortement sélectif.
-M. Stephen Woodworth (Kitchener-Centre, PCC):
Monsieur le Président, plus de 130 Canadiens de la région de Guelph et de London ont signé la deuxième pétition. Ils soulignent que le Canada est le seul pays occidental qui, à l'instar de la Chine et de la Corée du Nord, ne s'est pas doté de lois limitant l'avortement.Les pétitionnaires demandent au Parlement d'adopter rapidement une mesure législative à cet égard.
-M. Leon Benoit (Vegreville—Wainwright, PCC):
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de présenter une pétition signée par des gens de Viking, qui est dans ma circonscription.Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de dénoncer la discrimination exercée contre les femmes lorsqu'on a recours à l'avortement pour sélectionner le sexe d'un enfant. CBC/Radio-Canada a diffusé un reportage révélant que certains se livrent à cette pratique au Canada. Les pétitionnaires font valoir que 92 % des Canadiens estiment que l'avortement pour choisir le sexe d'un enfant devrait être illégal. Ils signalent également que tous les partis représentés à la Chambre sont en faveur de l'interdiction de cette pratique.
Les pétitionnaires demandent donc à la Chambre des communes de dénoncer la discrimination exercée contre les femmes lorsqu'on a recours à l'avortement pour sélectionner le sexe d'un enfant.
La religion des Québécois
Sur le site du Journal de Montréal du 8 février 2013, cet excellent billet de Mathieu Bock-Côté:
Laissez un commentaire(...)Cet endettement monstrueux est en bonne partie la conséquence d’une crise des valeurs très profonde, qui a déchaîné dans nos sociétés une pulsion consommatrice. Encore faut-il savoir l’expliquer.
Elle est indissociable d’une nouvelle conception du bonheur humain. Depuis quarante ans, les sociétés occidentales ont voulu libérer le désir de toutes ses entraves. L’homme voulait vivre dans l’instant présent, seulement guidé par ses désirs. On appelle ça le progrès.
Il fallait jouir sans entraves. Il fallait se libérer de l’encadrement social. L’école, par exemple, ne devait plus éduquer l’enfant et refouler chez lui l’instinct tyrannique. Il fallait plutôt lui apprendre à écouter ses désirs.
La politique, la religion, la famille étaient de trop. Elles entravaient un individu qui ne voulait plus discipliner ses pulsions. C’est pourtant à travers elles qu’on découvrait des valeurs plus profondes : la patrie, la quête du sens, l’entraide.
Conséquence? L’homme n’est plus citoyen, ni membre d’une Église, ni responsable d’une famille, mais seulement jouisseur égoïste. Se croyant libre de tout, il termine bêtement consommateur. Sans repères moraux ni sociaux.
Jeté dans le vide, l’individu était perdu. Égaré. Déraciné. Un capitalisme devenu fou le guettait en embuscade.
Capitalisme carnassier
On devient un consommateur frénétique d’autant plus facilement qu’on n’est plus rien d’autre. La société est d’ailleurs balisée par une publicité qui nous excite à temps plein.
Consommer est devenu un geste religieux. On le voit régulièrement avec tout ce qui vient d’Apple. Il suffit qu’un nouveau iPhone sorte pour qu’une foule fanatisée un peu débile fasse la file devant un magasin pour l’obtenir le matin même.
Acquérir un objet donne plus de plaisir que l’objet lui-même. Combien de fois voit-on des gens sortir d’un magasin avec une tonne de bébelles inutiles sans trop savoir à quoi elles peuvent servir. La consommation devient compulsive pour soulager les tensions existentielles.
Il ne faut pas se surprendre que notre société soit rongée par un stress sans précédent. Parce que le réel nous rattrape. Les factures arrivent. Et nous n’avons pas les moyens de les payer. Chacun se sent étranglé, étouffé.
Et c’est ainsi qu’une société qui voulait valoriser le désir tombe dans le piège d’un capitalisme carnassier. On s’endette moins parce que la vie coûte cher que parce qu’on devient les créatures obéissantes de la société publicitaire. La vie devient moins humaine.
Le jour où on comprendra qu’il y a plus de plaisir véritable à lire un grand livre, à écouter un film en famille ou à marcher en forêt qu’à dépenser l’argent qu’on n’a pas, notre société se décrispera. Simplicité volontaire? Non. Simple retour au bon sens.
Suicide Action Montréal s'oppose à la légalisation de l'euthanasie au Québec et au suicide assisté
Sur le site de newswire.ca du 7 février 2013:
MONTRÉAL, le 7 févr. 2013 /CNW Telbec/ - Suicide Action Montréal (SAM) n'est pas favorable à l'assistance au suicide ou à l'euthanasie et favorise plutôt le développement des soins palliatifs dans le but de soulager la douleur des personnes dont la mort est inévitable.
Dans la foulée du rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, le comité d'éthique de SAM s'est penché sur la question du suicide assisté et de l'euthanasie. Les travaux réalisés ont mené à la rédaction d'une prise de position officielle de l'organisation. Le document, Suicide Action Montréal - Suicide assisté et euthanasie : Position de Suicide Action Montréal rappelle les principes en cause, la conception de la prévention du suicide et la définition des termes utilisés. Il présente également le suicide assisté et l'euthanasie comme des avenues non souhaitables en mettant l'accent sur l'assistance et les soins palliatifs.
(...)
Dans ce rapport on peut lire :
Lorsque tout en soi crie la mort,
Suicide Action Montréal prône l’assistance à la vie.Dans son Offre de services (2011), SAM précise sa conception de la prévention du suicide :
Les personnes qui s’enlèvent la vie sont en proie à une grande souffrance psychologique qui affecte leur capacité de jugement. Ces personnes ne sont plus en mesure de percevoir les ressources qui existent autour d’elles pour les aider et n’ont plus espoir que leur situation s’améliorera. Elles perçoivent alors le suicide comme un moyen d’arrêter de souffrir.
Toutefois, même lorsque la personne pense à mourir, il existe toujours chez elle une ambivalence, une partie qui veut vivre. En diminuant la souffrance des personnes suicidaires, en ranimant leur espoir et en les centrant sur leurs raisons de vivre, il est possible de prévenir le suicide. Des soins de qualité, offerts au moment opportun et en intensité suffi sante, peuvent éviter de nombreux décès par suicide.
Le suicide assisté
« Fait d’aider quelqu’un à se donner volontairement la mort en lui fournissant les moyens de se suicider ou de l’information sur la façon de procéder, ou les deux. » 1
Les connaissances actuelles démontrent qu’une personne qui demande à se suicider est une personne qui vit une détresse et qui présente toujours une ambivalence. SAM dit que cette personne a droit au secours. SAM est à l’écoute de la souffrance de la personne suicidaire et cherche à lui fournir une aide adéquate, tout en nourrissant la partie d’elle qui veut vivre.
Le comité conclut que SAM fait de l’assistance à la vie ; il va donc de soi que SAM ne peut pas être favorable à l’assistance au suicide.
L’euthanasie
« Acte qui consiste à provoquer intentionnellement la mort d’une personne à sa demande pour mettre fi n à ses souffrances. » 2
SAM croit qu’une personne qui demande l’euthanasie n’est pas fondamentalement différente d’une personne qui demande qu’on l’aide à se suicider. La personne qui demande l’euthanasie vit elle aussi une détresse importante et, surtout, elle est également dans l’ambivalence. SAM croit donc que cette personne a tout autant droit à de l’aide pour soulager sa douleur, physique et psychologique. SAM veut aussi nourrir la partie qui veut vivre chez cette personne.
(...)Dans son Rapport final, la Commission spéciale elle-même reconnaît l’existence de cette ambivalence chez les personnes qui demandent l’euthanasie :
« Les médecins européens nous ont expliqué que très peu de personnes malades qui envisagent cette option en font fi nalement la demande. »
Par ailleurs, ainsi qu’il est établi dans le Code d’éthique de SAM, le respect de la dignité de la personne est un principe important qui conduit à chercher à maintenir l’autonomie et l’autodétermination de l’individu. Selon le Code d’éthique de SAM, il faut « favoriser une augmentation de son autonomie ».
Selon le comité, l’euthanasie, en donnant à un tiers la possibilité d’influencer et d’intervenir dans une décision qui porte sur la vie même d’une personne ambivalente, va à l’encontre de ce principe de l’autonomie et de l’autodétermination qui est central à SAM.
Finalement, étant donné sa mission, SAM ne peut sûrement pas être en accord avec un geste dont l’intention est de donner la mort.
Conséquemment, le comité est d’avis que SAM ne peut pas être favorable à l’euthanasie.
(...)
• Sa mission étant de prévenir le suicide, Suicide Action Montréal prône l’assistance à la vie des personnes qui souffrent au point de songer à la mort. Le comité est donc
d’avis que SAM ne peut pas être favorable à l’assistance au suicide ou à l’euthanasie.
• Par contre, le comité est d’avis que les principes et les valeurs de SAM ne sont pas contredits lorsque la mort est inévitable, imminente, qu’il n’existe plus d’alternatives et que la sédation palliative continue, dont le but est de soulager les douleurs au risque d’abréger la vie, est acceptée.
• Finalement, le comité croit que dans le respect de son engagement, Suicide Action Montréal devrait se positionner résolument du côté de ceux qui cherchent à renforcer
et développer les soins palliatifs.
C'est l'un des nombreux rapports s'opposant à l'euthanasie, très fortement majoritaires, que la ministre Hivon et ses collègues de la commission Mourir dans la dignité ont choisi d'ignorer... Parce que la ministre Hivon et ses collègues sont mieux placés pour en juger que les experts et organismes de lutte au suicide... Ils ont une vue d'ensemble qui leur permet également d'insérer les données économiques de la question...
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