Le Dakota du nord veut interdire l'avortement
Sur le site de genethique.org du 25 mars 2013:
(Le Dakota du Nord, au sud du Manitoba)
Laissez un commentaireCe vendredi 22 mars, "la Chambre des représentants du Dakota du Nord a adopté [...] une proposition d'amendement à la Constitution de l'Etat du nord des Etats-Unis qui conduirait en pratique à interdire l'avortement, si les électeurs se prononcent en sa faveur l'an prochain". C'est à l'occasion des élections législatives de 2014 que les habitants du Dakota du Nord se prononceront sur cet amendement. Déjà approuvé par le Sénat, l'amendement "affirme que la vie commence dès sa conception". (...)
Exposé du combat européen (et occidental) sur la déconstruction d'une civilisation et le vol des enfants aux parents
Sur le site du Salon Beige du 25 mars 2013:
(Pour l'amour des enfants, les Français se tiennent debout devant une dérive totalitaire et anti-familiale.)
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Voici le discours que Grégoire Puppinck, directeur du Centre européen pour la loi et la justice (European Center for Law and Justice, (ECLJ, site), docteur en droit devait prononcer hier à la manif pour tous et qui a été déprogrammé au dernier moment :"Il ne faut rien lâcher ! Si on lâche sur le mariage homosexuel, tout va suivre, l’adoption, la PMA , la GPA et l’endoctrinement sexuel des enfants !Il faut bien comprendre que l’adoption, la PMA et la GPA , c'est-à-dire les mères porteuses, suivent inévitablement le simple vote du « mariage pour tous ». Il est vain de dire « j’accepte le mariage, mais pas le reste ».C’est tout ou rien : A cause de la Cour européenne des droits de l’homme, dès lors que l’on ouvre le mariage républicain aux couples de même sexe, c’est une cascade, un effet domino : le droit au mariage entraîne le droit à l’adoption et le droit à la PMA , lequel entraine à son tour le droit à la GPA.La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est la plus haute instance judiciaire européenne ; ses décisions s’imposent sur les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, de l’Islande à l’Azerbaïdjan. Il n’y a pas de pouvoir humain au dessus d’elle ; elle peut censurer des lois adoptées par referendum, elle peut condamner des Etats à changer même leur constitution.1. PMA (Procréation Médicalement Assistée)Pour la Cour européenne, le droit à la PMA est automatique : dès lors qu’elle est autorisée aux couples mariés, elle doit l’être à tous sans distinction entre couples mariés homosexuels et hétérosexuels. Les couples de femmes pourront avoir accès à la PMA dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels. La Cour européenne interdit toute différence de traitement dans l’exercice du « droit de procréer en ayant recours à la PMA ».2. La GPA (mères porteuses)Pour les couples d’hommes, la légalisation du recours aux mères porteuses, c'est-à-dire à la GPA est très probable. Il y a déjà en ce moment trois affaires devant la CEDH ; deux contre la France et une contre l’Italie. A cause de la circulaire Taubira, qui reconnaît la filiation des enfants nés par GPA pratiquées à l’étranger, l’interdiction de la GPA en France est très compromise, car Christiane Taubira a cassé volontairement la cohérence du droit français. Comment la France va-t- elle justifier devant la Cour européenne l’interdiction de la GPA en France, alors que nous l’acceptons lorsqu’elle est pratiquée par des français à l’étranger ? La Cour dira que cette interdiction est hypocrite, et qu’elle doit donc être supprimée ! La GPA , c’est de la prostitution et de la vente d’enfant : c’est une honte. Il faut savoir qu’en Europe de l’Est, là où elle est pratiquée, le business de la GPA est géré par les réseaux mafieux.3.L’Adoption homosexuelleAu mois de février dernier, la Cour européenne a condamné l’Autriche à légaliser l’adoption au sein des couples de mêmes sexes, dans une affaire où la compagne homosexuelle de la mère d’un enfant veut se substituer au père qui entretient pourtant des rapports réguliers avec son fils. Et bien, la Cour , plutôt que de reconnaître que cet enfant n’est pas adoptable car il a sa mère et son père, elle a imposé aux Etats de renoncer à lafamille naturelle fondée sur les parents biologiques comme modèle de référence de la famille. Elle a jugé – et cela s’impose à tous les Etats - qu’il n’est pas préférable en soi pour l’enfant d’avoir sa filiation établie envers son père et sa mère plutôt que envers deux femmes ou deux hommes ! L’Autiche est maintenant obligée de changer sa législation en sorte qu’un enfant puisse avoir deux pères ou deux mères. Pourtant, le droit international dit très clairement que tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux » et le droit« de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales » (articles 7 et 8 de la Convention relative aux droits de l’enfant).4. Le GenderCette tendance idéologique de la Cour n’est pas nouvelle, déjà, il y a dix ans, elle a adopté la théorie du gender dans une affaire de mariage transsexuel. Dans le but de pouvoir déclarer que les personnes transsexuelles ont un droit fondamental à se marier avec une personne du même sexe biologique – alors que la Convention ne garantit que le droit « à l’homme et à la femme » de se marier ensemble, la Cour a dit qu’elle « n'est pas convaincue que l'on puisse aujourd'hui continuer d'admettre que ces termes impliquent que le sexe doive être déterminé selon des critères purement biologiques ». En cela, elle a substitué le concept de « genre » (gender) à la réalité sexuelle, et elle a obligé les 47 Etats européens à autoriser le mariage transsexuel, mais la petite ile de Malte fait de la résistance, elle est maintenant poursuivie devant la CEDH !5. Les Droits des parentsSi nous sommes ici aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout pour les enfants, pour nos enfants : c’est pour lutter contre un Gouvernement qui veut endoctriner nos enfants avec l’idéologie néo-marxiste de Pierre Bergé , Christiane Taubira, Vincent Peillon et de Jean-Pierre Michel. Comme dans tous les pays totalitaires, ils veulent utiliser l’école pour voler nos enfants. N’est-ce pasVincent Peillon qui déclare que « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » et Christiane Taubira qui avoue que « Dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres ».Il faut savoir que en Allemagne, des parents de jeunes élèves ont fait de la prison pour avoir refusé d’envoyer leurs enfants à des cours obligatoires d’éducation sexuelle et morale organisés à l’école. Je dis bien que les parents ont été condamnés à de la prison ferme ! Et bien que croyez-vous qu’il arriva ? La Cour européenne des droits de l’homme a trouvé cela très bien, au nomde la nécessité « d’intégrer les minorités et d’éviter la formation de ‘’sociétés parallèles’’ motivées par la religion ou l’idéologie ».Les« sociétés parallèles » ce n’est pas nous, nous sommes plus d’un million rassemblés ici, au contraire, les« sociétés parallèles », ce sont eux, c’est cette oligarchie internationale à la fois néo-marxiste et ultra-libérale qui veut nous imposer sa conception mortifère et marchande de l’individu et de la société. Est-ce que c’est nous qui représentons un danger pour la société et qu’il faudrait soumettre à l’idéologie ?Je dis que ce sont les idéologues qu’il faut soumettre à la réalité, et la première réalité, c’est que tout enfant a un père et une mère ; c’est le moment de ne rien lâcher !"
1 400 000 personnes manifestent à Paris contre le « mariage » gai
Les Français ne décolèrent pas. Devant un gouvernement idéologiquement borné et totalitaire, refusant d'écouter son peuple et le méprisant, les Français ont de nouveau manifesté à Paris, plus nombreux que la première fois. Et ils promettent de remettre cela, de ne jamais abandonner les enfants au sort d'une loi profondément injuste et indigne d'un régime respectant et aimant les enfants, une loi qui voudrait les priver de la présence d'un père ou d'une mère. Pour voir quelques photos de l'événement, cliquez ici.
À noter que des familles, des enfants et d'anciens ministres ont été poivrés par les forces de l'ordre alors qu'elles tentaient de continuer leur chemin sur les Champs-Élysées, malgré l'interdiction du gouvernement qui ne voulait pas voir défiler l'une des plus grandes manifestations de l'histoire de France sur la grande avenue. Tous les moyens, surtout malhonnêtes, sont utilisés pour faire taire le peuple français. Mais pour faire taire les Français, il faut se lever de bonne heure...
http://www.youtube.com/embed/mNQ3c-jl5KQ
Laissez un commentaireAu Yukon, il est interdit d'enseigner la doctrine catholique sur l'homosexualité dans les écoles
Sur le blog de Jeanne Smits du 22 mars 2013, cette information tirée de LifeSitenews.com :
Le ministre de l'Education du Yukon (ouest du Canada) a interdit, de manière publique, l'enseignement du point de vue catholique sur l'homosexualité dans les écoles catholiques recevant des fonds publics. Par une lettre ouverte envoyée le 19 mars à l'évêque local, Mgr Gary Gordon, Scott Kent a explicitement ordonné que cet enseignement ne soit plus donné, rapporte LifeSite.
Dans un premier temps, la semaine dernière, Mgr Gordon avait donné un début de suite aux injonctions ministérielles en acceptant de ne plus faire figurer sur le site d'une école catholique le contenu de cet enseignement, tout en précisant que cet enseignement serait bien donné aux élèves au sein des écoles catholiques dépendant de son diocèse. Le ministre Scott Kent a donc réagi en disant que cela ne suffisait pas.(...)Je ne vais pas traduire l'ensemble de la lettre de Scott Kent, qui est assez longue : elle peut être consultée ici. Notons d'emblée que le ministre rappelle que les écoles « séparées » (confessionnelles) bénéficiant de fonds publics doivent respecter « toutes les obligations statutaires et légales ». A la « Corporation épiscopale » de fournir tout « matériel religieux » destiné à instruire les élèves en matière de « religion et moralité catholique romaine ». Mais cette « Corporation » s'est statutairement engagée à respecter « toutes les lois en vigueur dans le Yukon », à la fois pour le fonctionnement des écoles et pour le contenu de l'instruction religieuse.« Au titre de ma responsabilité de ministre de l'Education, je dois établir et communiquer des buts et des objectifs au système d'éducation du Yukon. L'Education Act m'oblige expressément à promouvoir la reconnaissance de l'égalité parmi toutes les personnes du Yukon d'une manière qui soit conforme à la fois à la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur les droits humains.L'Education du Yukon a entrepris un certain nombre d'initiatives destinées à mieux remplir cet objectif, et parmi elles la moindre n'aura pas été le développement de politiques comme la Safe and Caring Schools Policy (pour des écoles sûres et attentionnées – ndlr) et la Sexual Orientation and Gender Identity Policy. Ces politiques ont été intégrées sous l'autorité de la Education Act et en tant que telles s'appliquent à toutes les écoles bénéficiant de fonds publics dans le Yukon, y compris les écoles séparées catholiques.Ces deux politiques reconnaissent que des environnements scolaires attentionnés, respectueux et sûrs sont essentiels afin que les élèves puissent apprendre et acquérir un développement personnel et social sain. (…)Dans plusieurs domaines, la politique de la Corporation épiscopale n'est pas cohérente par rapport aux politiques d'Education du Yukon et ne remplit pas toutes leurs exigences, et il en va probablement de même par rapport à d'autres lois en vigueur dans le Yukon tels le Human Rights Act et la Canadian Charter of Rights and Freedoms, ainsi que d'autres jurisprudences sur les droits à l'égalité.(…)Je reconnais que toute politique scolaire et d'instruction religieuse développée et mise en œuvre dans les écoles séparées catholiques peut et doit respecter des valeurs catholiques plus larges et utiliser une terminologie acceptable dans ces écoles, toutefois elle doit d'abord et avant tout respecter et remplir les exigences des politiques d'Education du Yukon ainsi que ses lois. J'ai donné ordre au ministre délégué de l'Education du Yukon de rendre disponible le personnel nécessaire afin de travailler en collaboration avec votre communauté scolaire afin de l'aider à remplir ces objectifs, ce qui pourra se faire, je l'espère, d'une manière acceptable pour tous. »Derrière l'apparente courtoisie du ton, le caractère totalitaire de la demande est incontestable.Et il faut savoir ce qui est effectivement visé : tout part d'une « controverse » au début du mois autour d'un document de Mgr Gordon adressé aux professeurs de l'école Vanier qui rappelle l'enseignement catholique sur l'homosexualité, expliquant – avec le Catéchisme de l'Eglise catholique » – le caractère gravement et intrinsèquement immoral des actes homosexuels et l'attirance homosexuelle « désordonnée ». L'évêque incitait également les professeurs à ne pas utiliser les termes « gay » et « lesbienne » En même temps le document qualifiait de « déplorable » la « malice violente, en parole ou en action » dont des personnes homosexuelles ont pu faire l'objet.Tout en affirmant qu'il ne veut pas s'immiscer dans les croyances de gens, le ministre Scott Kent assure qu'il intervient pour garantir que chacun, dans n'importe quelle école, puisse se sentir « en sécurité, bien accueilli, protégé et respecté ».En clair : là où est énoncé l'enseignement de l'Eglise sur l'homosexualité et sa condamnation morale des actes homosexuels, il est des personnes qui ne pourront pas se sentir en sécurité, bien accueillies, protégées et respectées, mais qui au contraire seront – ou se sentiront – en danger, rejetées, attaquées et méprisées.La presse canadienne fait état de la révolte de certains professeurs de l'école secondaire Vanier contre les directives de l'évêque, accusant Mgr Gary Gordon de promouvoir la « discrimination » à l'égard des élèves gays. Une représentante de syndicat enseignant, Katherine Mackwood, accuse l'évêque d'avoir poussé trop loin ses choix pastoraux qui n'ont pas été faits en « concertation » avec les enseignants, l'affaire de l'enseignement sur l'homosexualité ayant été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
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Laissez un commentaire«Demander l'interruption des soins quand la mort est présente...»
Sur le site de veroniquehivon.org du 15 janvier 2013, cette description des plus « tarabiscotées » de l'euthanasie proposée par le gouvernement:
(La députée Véronique Hivon et le député libéral Geoffrey Kelly, débutant la comédie de la Commission « Mourir dans la dignité »)
Les patients ne pourront demander l'interruption des soins que «quand la mort est présente», qu'ils sont en fin de vie, atteints d'une maladie incurable et en proie à des souffrances psychologiques ou physiques devant lesquelles la médecine est impuissante.
Dans le cas d'un patient atteint d'alzheimer, un mandataire pourra demander la fin des soins seulement si le patient y a consenti au moment où il était conscient. Ce consentement ne devra pas être antérieur à cinq ans. Aussi, l'imminence du décès devra être évidente, a expliqué Me Ménard. Le Collège de médecins est à réfléchir sur le cadre à établir pour ces pratiques, a ajouté Mme Hivon.
Le rapport propose aussi de réfléchir sur les pratiques de sédation permanente en fin de vie. Les patients devraient être totalement informés de leur condition, des possibilités qui s'offrent à eux, tout cela dans la confidentialité la plus complète
On ne parle pas d'interruption de soins. Ce qui est déjà permis par la loi. Toute personne a déjà le droit de refuser l'acharnement thérapeutique. On parle de tuer par injection létale. Cela n'a rien à voir. Comme on peut le constater, le gouvernement, la ministre Hivon, mélangent expressément les notions d'acharnement thérapeutique et d'euthanasie. Tout faire pour cacher la réalité : tuer des patients, des personnes alzheimers et d'autres catégories, comme en Hollande et en Belgique, suivront.
Laissez un commentaireLe secrétaire du Conseil pontifical pour la famille appelle les Français à manifester contre la loi Taubira («mariage » gai)
Une entrevue sur le site de Famille Chrétienne du 22 mars 2013:
(Mgr Jean Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille)
À Rome, l’Église observe avec intérêt et « admiration » la mobilisation française contre la loi Taubira. Mgr Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, appelle les chrétiens à manifester le 24 mars.
Le mouvement de l’opposition au « mariage » gay est observé attentivement à Rome, selon vous. Pourquoi ?
Non seulement ce qui s’est passé le 13 janvier dans les rues de Paris a été observé à Rome avec la plus grande attention, mais le mouvement a même suscité admiration et espérance.
La mobilisation contre le soi-disant « mariage pour tous » a montré qu’aucune force de dissuasion n’est en mesure d’empêcher d’agir selon sa conscience. Se mobiliser ainsi dans une démarche collective, et de façon pacifique, est un service éminent de la société. Cela contribue à sauvegarder une véritable culture de l’amour et de la vie.
C’est l’honneur des citoyens de vouloir défendre le bien commun, et c’est l’honneur des chrétiens que de vouloir participer à cette défense. Pour ce motif, je ne peux qu’encourager tous ceux qui le pourront à être présents le 24 mars pour manifester dans le même esprit que le 13 janvier.
J’ajoute que tout chrétien est un citoyen à part entière, et le souvenir de son baptême ne peut que le stimuler à être exemplaire aussi dans l’édification d’une société
(...)
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La France va manifester de nouveau ce dimanche 24 mars contre le « mariage » gai
Comme au Canada, où l'on vient de refuser sans explications valables une motion dénonçant l'avortement sélectif, tous les moyens sont bons pour le gouvernement pour refuser d'écouter son peuple. Le pape François nous appelle à voir les loups là où ils sont. Nous ne pouvons plus nous voiler la face, les adversaires n'ont aucune honnêteté et prennent tous les moyens pour empêcher la légitime contestation: refus d'une pétition de 700 000 noms, tentative d'empêcher le parcours présenté à l'avance d'une manifestation, etc. Ce qui se passe en France se passe aussi au Canada. Que nous le voulions ou pas, nous sommes maintenant dans un rapport de force par les armes législatives et juridiques.
Sur le site de Valeurs Actuelles du 21 mars 2013:
Malgré les manœuvres du gouvernement, les adversaires du projet manifesteront le 24 mars à Paris. “Parce qu’il ne nous reste plus que la rue pour nous faire entendre du législateur”, dit Frigide Barjot.
C’est une vidéo qui a beaucoup “tourné” sur Internet. On y voit le socialiste Jean-Pierre Michel, rapporteur au Sénat du projet Taubira, y préciser sa conception de la justice. « Ce qui est juste, dit-il, c’est ce que dit la loi. Et la loi ne se réfère pas à un ordre naturel mais à un rapport de force à un moment donné […] C’est le point de vue marxiste de la loi. » Cette explication ponctuait un échange avec le philosophe Thibaud Collin, qui a dénoncé les dangers de ce projet dans les Lendemains du mariage gay (Salvator). « J’étais surpris et ravi par tant de franchise, réagit-il : pour Jean-Pierre Michel, le fondement du juste, c’est le rapport de force ! C’est une conception marxiste et nietzschéenne du droit. On la retrouve aussi chez le philosophe Michel Foucault et ses disciples qui militent pour la subversion de “l’hétérosexisme”. »Cofondateur du Syndicat de la magistrature, Jean-Pierre Michel est l’une des pièces maîtresses du dispositif mis en place par les associations LGBT pour pousser leurs revendications, quitte à masquer leurs intentions. Rapporteur du projet de loi sur le Pacs en 1999, il excluait alors d’exiger plus tard le “mariage” homosexuel : pas question de « singer le couple hétérosexuel », disait-il à l’époque ! « Il fallait rassurer en disant qu’il n’était pas question d’adoption », explique-t-il aujourd’hui… Comme Pierre Bergé, il est pour l’extension de la procréation médicalement assistée aux lesbiennes et la légalisation des mères porteuses.
Bien que les auditions se soient mieux passées au Sénat qu’à l’Assemblée (où la partialité du socialiste Erwann Binet avait indigné l’opposition), Jean-Pierre Michel a refusé de recevoir les responsables de La Manif pour tous. « Vous représentez la pire des homophobies, leur a-t-il écrit […] Vous êtes dans le déni d’homophobie comme d’autres sont dans le déni de racisme. » Ses accusations ont choqué les organisateurs de la manifestation : « Dire que s’opposer au projet de loi, c’est être homophobe, c’est faire d’une opinion un délit », s’inquiète Frigide Barjot, qui redoute l’instauration d’une police de la pensée.
Les responsables de La manif pour tous n’ont pas obtenu non plus que le Conseil économique, social et environnemental (Cese) examine la pétition sur le mariage homosexuel lancée par Philippe Brillault. Le bureau du Cese a déçu ses 700 000 signataires en estimant que seul le premier ministre pouvait le saisir d’un projet de loi. Une décision d’autant plus contestée qu’il est apparu que le président du Cese, Jean-Paul Delevoye, avait sollicité « l’éclairage juridique » du gouvernement avant que le bureau ne se prononce. « Nous n’avons pas obtenu la saisine pour des raisons politiques alors que beaucoup de membres du Cese y étaient favorables », affirme Philippe Brillault. L’un d’eux, Jean-François Bernardin, a démissionné du Cese pour protester contre ce rejet (lire notre encadré page de droite).
Bien que le Conseil ait finalement décidé la rédaction d’un rapport sur « les évolutions contemporaines de la famille », La Manif pour tous s’apprête à saisir le Conseil d’État d’un recours pour excès de pouvoir. « Nous soutenons que le champ d’application du droit de pétition tel qu’il résulte de la réforme constitutionnelle de 2008 est beaucoup plus large que ne le dit le Cese, plaide Me François-Henri Briard, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Son argumentation ne tient pas. »
Mais le Conseil d’État ne se prononcera pas avant six ou huit mois et le temps presse : c’est le 4 avril que commencera l’examen du texte au Sénat. Le temps presse… mais « il n’est pas trop tard ! », réplique La Manif pour tous qui donne de nouveau rendez-vous aux Français le 24 mars (ce dimanche). Pour l’occasion, les slogans sont plus incisifs et les affiches, dont le graphisme rappelle celles de Mai 68, plus pugnaces : « Référendum pour tous », « La priorité, c’est Aulnay, pas le mariage gay » ou encore « Touche pas au mariage, occupe-toi du chômage ».
« Cet engagement social est indissociable de notre lutte en faveur des plus fragiles, explique Frigide Barjot. Quand on prive un enfant des repères essentiels que sont sa mère et son père, on le fragilise et l’on ajoute à la fracture sociale une fracture sociétale. Le combat pour les plus faibles ne se distingue pas du combat pour les plus pauvres. François Hollande se présentait comme un adversaire de la finance. Mais demain, on louera son ventre, on vendra son sperme et l’on négociera les embryons. L’être humain n’est plus inviolable. C’est cela que prépare ce projet de loi. L’enjeu est capital, il intéresse le pays, son avenir et tous les Français, quelles que soient leurs convictions et leurs confessions. »
Le choix du lieu de rassemblement se veut aussi symbolique. Les organisateurs espéraient pouvoir défiler sur les Champs-Élysées mais la préfecture de police s’y oppose pour des motifs d’ordre public très contestés : « Le gouvernement prétend interdire une manifestation pacifique alors qu’il amnistie les violences commises par les syndicats dans le cadre de mouvements sociaux ! s’indigne le député Hervé Mariton. Le motif invoqué ne tient pas : les Champs-Élysées sont un lieu habituel de grands rassemblements populaires (victoires sportives, Saint-Sylvestre…). Par cette annonce arbitraire, le gouvernement veut empêcher toute expression populaire contre le mariage et l’adoption par les couples de même sexe. »
Un recours était engagé devant le tribunal administratif. Les organisateurs étudiaient cependant d’autres parcours proches des Champs-Élysées : « Nous tiendrons les français informés en temps réel. »
Un bataillon d’avocats apporte une aide précieuse à La Manif pour tous. Un collectif de juristes (http://lamanifdesjuristes.free.fr) défilera le 24 mars, certains en robe, tous avec le code civil : « Nous sommes des auxiliaires de justice, des garants des libertés individuelles et des protecteurs des personnes les plus vulnérables, explique Me Geoffroy de Vries. Nous avons le devoir de faire savoir que cette réforme va bouleverser tout l’édifice juridique qui protège les enfants et la famille. »
« Il ne nous reste plus que la rue pour nous faire entendre du législateur », souligne Frigide Barjot, qui espère une mobilisation encore plus « consistante » qu’en janvier. Au Sénat, le gouvernement ne dispose que de six voix de majorité. À gauche, certains sont tentés de s’abstenir : des élus d’outre-mer, des sénateurs RDSE. Le gouvernement est en train de les “traiter” pour qu’ils ne fassent pas défection mais le vote sera serré. Une certitude : le texte sera amendé. Il repassera devant l’Assemblée, sans doute au mois de mai.
« Nous allons nous battre sur le fond, car ce projet constitue une révolution, et sur la forme, car il est juridiquement possible qu’un référendum ait lieu sur ce sujet », précise Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée. « Après le mariage pour tous, ce sera la recherche sur l’embryon puis la fin de vie, rappelle Frigide Barjot. C’est le refus d’un projet global de société que nous représentons. » Global et inhumain.
Le refus d'un projet global et inhumain de société, comme partout en Occident. Nos prières accompagnent les Français en cette préparation pour la manifestation du 24 mars, ce dimanche.
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Un sous-comité parlementaire attaque la liberté de présenter des motions à la chambre des communes par des députés
Communiqué
Montréal, le 22 mars 2013 – Un sous-comité sur les affaires émanant des députés a déclaré qu’une motion d’initiative parlementaire sur la discrimination contre les femmes (la motion M-408) serait non recevable.
« La liberté d’expression est sérieusement attaquée par cette mesure discriminatoire. Si les règles sont respectées, un sous-comité ne devrait pas avoir le droit de décider de stopper toutes les procédures menant au vote de cette motion. Ou alors nous ne sommes plus dans un système démocratique, mais dans un système de censure imposé aux députés. » affirme Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie.
« La Motion 408 appelle à la condamnation de l'avortement sexo-sélectif des filles. A-t-on le droit au Canada, et spécialement si l’on est un député canadien, de s’opposer à de telles mesures discriminatoires? Qui peut s'opposer à une telle motion? “ ajoute Georges Buscemi. « Le Canada se veut un modèle de démocratie pour de nombreux peuples de la planète. Devront-ils réviser leur appréciation et considérer ce pays comme une autre contrée où la liberté d’expression est censurée par des comités de surveillance, alors que nos députés ne peuvent présenter des motions d’initiative parlementaire, respectant les règles, mais ne partageant pas l’opinion d’un sous-comité de surveillance? »
Laissez un commentaireRéplique à Gilles Duceppe parue dans le journal Le Soleil
Sur le site du journal Le Soleil du 22 mars 2013:
(Gilles Duceppe, ancien chef du Bloc Québécois, chroniqueur)
M. Duceppe clame que l'avortement en cas de viol est un «acte de charité». Ainsi, la violence serait acceptable? Car je mets au défi M. Duceppe et quiconque de me dire que l'avortement ne constitue pas un acte de violence, non seulement envers l'enfant mais envers la femme. M. Duceppe ne sait-il pas que répondre à la violence par la violence ne fait que perpétuer le cycle de la violence? L'avortement est un acte traumatisant pour la femme, et encore plus, justement, à la suite du traumatisme du viol. Plusieurs femmes victimes de viol qui ont donné naissance à leur enfant témoignent que l'enfant leur a apporté une occasion de guérison merveilleuse, que cet enfant innocent était la meilleure «vengeance» qu'elles n'auraient jamais pu imaginer, soit la victoire du bien, de la vie, sur la mort, sur le mal. Le traumatisme de l'avortement n'est pas toujours évident dans l'immédiat, mais il se manifeste parfois des décennies plus tard, à la suite d'un déni et d'un refoulement pouvant aller jusqu' à l'amnésie (ne plus s'en souvenir). Les programmes de guérison à la suite de l'avortement sont très courus et font un bien énorme.
Isabelle O'Connor, Gatineau
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