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L'exemple français sur le « mariage » gai : de l'importance de parler...

Par la qualité de leur argumentation et leur courage, les défenseurs de la famille française sont en train de retourner l'opinion publique que l'on croyait acquise aux revendications des lobbys gais, même si le gouvernement n'a pas l'intention d'écouter son peuple. Comme aux États-Unis sur la question de l'avortement, où la prise de parole et la détermination des défenseurs de la vie a permis à la majorité de la population américaine de se prononcer contre l'avortement.

Les adversaires de la famille et de la vie sont déterminés? Quelles excuses avons-nous de ne pas l'être encore plus qu'eux, alors que nous défendons la protection de la vie des enfants et leurs droits d'être élevés dans une famille, c'est-à-dire avec un père et une mère?

Notre prise de parole, permet à d'autres amoureux de la vie de parler à leur tour pour défendre les droits de l'enfant. « Il serait indigne de nous taire » affirmait un combattant français. À nous de parler!

Le journal Le Figaro du 11 janvier 2013 montre trois tableaux statistiques révélateurs. Dans le premier, on voit que la montée de l'appui aux «mariages» gais s'arrête et chûte, et ce, en quelques mois seulement, grâce à cette implication de tous dans les débats. De même on peut constater la descente aux enfers de l'appui à l'adoption et à la procréation médicalement assistée pour les partenaires homosexuels.

Voici un extrait de l'article paru dans le journal Le Figaro du 11 janvier 2013:

Les opinions se tendent sur le «mariage pour tous» à deux jours de la manifestation de dimanche. D'une polémique à l'autre, les sondages chancellent, témoins de l'hésitation croissante d'une partie des Français sur l'ouverture de droits relatifs à la filiation pour les couples homosexuels.

La question de l'adoption divise. Une minorité de sondés, 45 %, se disent aujourd'hui pour l'ouverture de l'adoption aux couples homosexuels, un pourcentage qui a dégringolé de 11 points entre mai 2012 et les 9 et 10 janvier 2013, selon la dernière mesure d'OpinionWay pour Le Figaro-LCI, réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 981 personnes. «La forte progression d'opinions favorables à l'ouverture de l'adoption entre 2008 et 2012 n'a pas résisté aux récents débats.
(...)
Plus spectaculaire, le chiffre d'adhésion au recours à la PMA pour les couples homosexuels s'effondre, avec seulement 37 % de Français favorables. Un véritable retournement de situation si l'on compare ce chiffre avec celui de l'institut LH2, sorti dans Le Nouvel Observateur en octobre dernier. Dans cette enquête, 51 % des personnes interrogées approuvaient la PMA pour les «couples homosexuels féminins». Un écart saisissant que ne peut expliquer entièrement la formulation légèrement différente de la question. Faut-il y voir un effet de la valse-hésitation des députés PS sur l'amendement PMA puis de son retrait du projet de loi? «Depuis le mois d'octobre, des voix se sont élevées à gauche pour exprimer des réticences sur l'ouverture de la PMA. Ces doutes ont pu influencer une partie de l'électorat qui juge peut-être plus prudent, à l'instar du gouvernement, d'avancer plus lentement sur ce projet de loi», décrypte Bruno Jeanbart, avant de prédire encore d'importantes variations sur ce sujet, encore «très nouveau pour les Français».

L'amour sera toujours vainqueur à la fin!

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Les experts des pilules contraceptives liés aux lucratives compagnies pharmaceutiques...

Sur le site de genethique.org du 11 janvier 2013:

(Irsraël Nisand, gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg)

 

 A l'heure où la polémique s'accroît concernant la dangerosité des pilules contraceptives de troisième et quatrième génération, le quotidien Le Monde de ce jour s'interroge, après avoir rappelé les différentes prises de paroles d'experts très médiatisés, sur les raisons qui les ont incités, jusqu'à aujourd'hui, "à continuer de prescrire [ces pilules] à la moitié de leurs jeunes patientes [...], en dépit des recommandations contraires de la Haute Autorité de santé (HAS) depuis 2007".
 
Ainsi, pour Martine Hatchuel, coprésidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (Ancic), "si ces experts persistent à nier l'évidence scientifique et à inciter au non-respect des recommandations de la HAS", ce serait parce "qu'ils sont payés par l'industrie pharmaceutique pour être ses portes-parole". Et ce point de vue est partagé par le docteur Philippe Foucras, fondateur du Formindep, pour une information médicale indépendante. En effet, il précise: "quand les leaders d'opinion expriment d'autres avis que ceux de la science, c'est souvent qu'il sont influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants". 
 Ainsi en est-il d'Irsraël Nisand, gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg, qui, lors du congrès Infogyn en 2012, a déclaré: "j'ai des intérêts avec tous les laboratoires qui m'aident à organiser des congrès dans ma ville". En outre, le journaliste souligne que dans son rapport sur la contraception, Israël Nisand précisait qu'en mettant entre les mains des toutes jeunes filles une pilule récente à 7 euros, les firmes agiraient "par souci de santé publique, mais aussi pour la promotion de leur produit ainsi faite auprès de jeunes femmes peu tentées ultérieurement de changer une contraception qui les aura satisfaite dans leur premières années de vie sexuelles'". Enfin, toujours lors du congrès Infogyn, le gynécologue-osbétricien déclarait, à propos de l'utilisation de la Myfegyne* : " Merci à Nordic d'avoir fait cette étude remarquable' qui montre une 'formidable tolérance de l'IVG médicamenteuse". La journaliste relève qu' Israël Nisand défend ainsi "la pratique de l'IVG médicamenteuse jusqu'à 14 semaines d'aménorrhée" alors même que cette "position [est] en contradiction avec la HAS, qui recommande de s'arrêter à 9 semaines".
 
Par ailleurs, le quotidien explique que "tisser des relations étroites avec les firmes accélère indéniablement une carrière professionnelle et confère envergure, pouvoir et notoriété". A ce titre, la journaliste explique que "les praticiens hospitaliers se défendent de tout profit personnel" et "assurent renflouer [...] les caisses des associations de service qu'ils créent pour financer tout ce que l'hôpital ne finance plus". Pour les médecins du secteur privé, il précise qu'ils "obtiennent par exemple un petit coup de main des firmes pour monter le site internet de leur cabinet médical". 
 (...)

* Myfegyne (RU 486) est une pilule abortive issue du laboratoire Nordic

 

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Le site homovox.com : des personnes homosexuelles témoignent contre le « mariage » gai. Sont-elles homophobes?

Il est très rare au Québec d’entendre une voix dissidente parmi la communauté homosexuelle dans nos médias, comme si toutes les personnes homosexuelles du Québec se reconnaissaient dans la parade gaie, ou dans les propos de Laurent McCutcheon présenté comme porte-parole de la communauté gaie alors qu’il n’a jamais gagné d’élections sur le sujet! La fondation Émergence ne recoupe que les personnes homosexuelles partageant ses opinions.
Il est temps que les personnes homosexuelles parlent et témoignent qu’elles ne sont pas un bloc monolithique, que beaucoup n’approuvent pas l’adoption des enfants par les personnes homosexuelles, ni même le « mariage » gai.
En France nous avons maintenant la chance d’entendre ces témoignages de personnes homosexuelles qui, pour toutes sortes de raisons, dans la liberté de conscience et d'expression, refusent le projet de loi pour instituer le « mariage » gai.
À quand une telle liberté d’expression au Québec?
Voici le site à voir : homovox.com

 

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La France veut limiter la prescription des pilules contraceptives de 3e et 4e génération

Sur le site du quotidien La Presse du 11 janvier 2013:

(Le Québec cessera-t-il les pressions par l'entremise des CLSC pour imposer une contraception dangereuse?)

 

Lors d'une conférence de presse, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé la mise en place d'un «dispositif» en France pour réduire leur prescription et indiqué qu'elle allait saisir les instances européennes pour restreindre les cas dans lesquels on peut prescrire ces pilules.

 «Nous allons saisir l'Europe, pas pour suspendre (ces pilules) mais pour modifier» leurs indications de prescription, a expliqué Dominique Maraninchi, le directeur de l'agence du médicament ANSM.
(...)
Toutes les pilules combinées oestroprogestives présentent des risques cardio-vasculaires qui varient selon leurs types. Celles de 3e et 4e génération, qui contiennent de nouveaux progestatifs, font courir un risque de thrombose veineuse (à l'origine des phlébites et embolies pulmonaires) deux fois supérieur aux pilules de 2e génération (mais inférieur aux risques associés à une grossesse).

 2,5 millions de femmes prennent actuellement ces contraceptifs, soit la moitié des femmes sous pilule en France, une prescription jugée excessive par les autorités sanitaires françaises.

 Le débat a été relancé en France par le dépôt à la mi-décembre de la première plainte d'une jeune femme victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qu'elle impute à la prise d'une pilule de 3e génération. D'autres plaintes devraient suivre prochainement.

 Parmi les mesures annoncées, Mme Touraine a annoncé la mise en place d'un «dispositif» français visant à restreindre la prescription «aux situations dans lesquelles elles sont médicalement requises, en association avec tous les professionnels de santé».

 Elle a également annoncé une meilleure surveillance des effets secondaires des contraceptifs. «À l'évidence, le système de pharmaco-vigilance est imparfait», a reconnu Mme Touraine, estimant qu'il fallait «améliorer les mécanismes de notification» des effets indésirables.

 Depuis 1985, l'agence du médicament a reçu 567 déclarations d'accidents liées aux pilules de toutes générations, dont 13 décès (1 pour la 1re génération, 6 pour la 2e, 4 pour la 3e et 2 pour la 4e).

 Parmi les effets indésirables notifiés, 43 % sont liés à la pilule de 2e génération, sur le marché depuis les années 70, alors que les pilules de 3e génération, apparue dans les années 90 affichent également 43 % des effets secondaires.

 D'autres mesures avaient été envisagées ces derniers jours, dont l'idée de restreindre la prescription des pilules de 3e génération aux seuls médecins spécialistes (gynécologues). Mais cette idée n'a pas été retenue par la ministre de la Santé.

 Selon M. Maraninchi, les discussions se poursuivent avec les professionnels de santé et devraient aboutir à une obligation pour les médecins prescripteurs de «justifier» chacune des nouvelles prescriptions de pilules de 3e ou 4e génération.
(...)

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L'avortement n'est jamais nécessaire pour sauver la vie de la mère selon des gynécologues, obstétriciens et oncologues irlandais

Sur le blog de Jeanne Smits du 9 janvier 2013 :

 

(le parlement irlandais à Dublin)

 

 

Le Parlement irlandais – l'Oireachtas – auditionne pendant trois jours, depuis mardi, les différents acteurs du débat sur la légalisation de l'avortement « pour sauver la vie de la mère » imposé par l'interprétation de l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme A, B, C contre Irlande et soutenu par le tragique fait divers de la mort par septicémie de la jeune femme indienne Savita Happalanavar après une fausse couche.
(...)
Mardi après-midi, c'était le tour des experts et il y a eu des déclarations qui sont au cœur du sujet. un groupe de médecins – gynécologues, obstétriciens, oncologues… – ont témoigné du fait que la sauvegarde de la vie de la mère n'exige jamais la mise à mort directe et volontaire de son enfant à naître. Interrogés sur le fait de savoir s'ils avaient déjà eu à connaître des « morts maternelles inutiles », ils ont attesté que non, ajoutant que jamais les lois irlandaises ne les ont empêchés de donner des soins nécessaires pour sauver la vie de la mère, notamment en cas de cancer.
 

Tout au plus, ont-ils affirmé, pouvait exceptionnellement surgir la nécessité de faire naître l'enfant avant qu'il ne soit viable, « sans intention de le tuer », ce qui pose assurément des problèmes précis et un jugement très formé à la fois sur le plan médical et moral (comme c'est le cas pour les grossesses extra-utérines où il est légitime de soigner et donc de laisser mourir l'enfant pour sauvegarder la vie de la mère).
 

Rien qui relève, en tout cas, de l'avortement volontaire.
 

Les mêmes experts ont souligné que les cas de suicide de femmes enceintes est « extrêmement rare ». La consultation de douze praticiens par l'une d'entre eux a abouti à la conclusion que les intentions suicidiaires qu'ils avaient pu constater n'étaient jamais le résultat, pour les femmes concernées, de la seule conscience d'être enceintes. Cela va contre les affirmations qui poussent le gouvernement à vouloir légaliser l'avortement en cas de menace de suicide de la mère.

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Importante déclaration de l'Académie Catholique de France sur le « mariage » gai

Une déclaration importante par l'Académie regroupant des intellectuels catholiques populaires tels que le président de la Croix Rouge française, Jean-François Mattei, les journalistes Jean-Claude Guillebaud et Henri Tinck, le professeur René Girard, le cardinal Poupard, le docteur Xavier Emmanuelli, le professeur Andrea Riccardi, les professeurs Rémi Brague et Xavier Lacroix, les écrivains Colette Nys-Mazure et Alain Vircondelet, l'acteur Michael Lonsdale, le cardinal Roger Etchegaray, etc.

 

1
DECLARATION
DE L’ACADEMIE CATHOLIQUE DE FRANCE
« CONJUGALITE, FAMILLE, PARENTALITE, FILIATION ».

« La famille, fondée sur l’union plus ou moins durable, mais socialement approuvée, de deux individus de sexes différents qui fondent un ménage, procréent et élèvent des enfants, apparaît comme un phénomène pratiquement universel, présent dans toutes les sociétés »
(C. Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté, 1948, p. 133).

Le mariage est un acte officiel et solennel qui, toujours et partout, institue une communauté de renommée appelée « famille », dont le but est de former de façon durable un cadre de vie commun aux parents et aux enfants. Il concerne d’un même effet l’organisation de la relation entre hommes et femmes, entre les générations, et la structure symbolique de la société.
 

Par-delà les diverses formes culturelles qu’elle a pu prendre et les modèles historiques qui l’ont organisée, la famille est, de facto, l’institution publique la plus ancienne, imposée par deux données de la nature, d’une part le fait de sexes différents et complémentaires dont la rencontre est nécessaire à la perpétuation de l’espèce, d’autre part l’offre d’un cadre protecteur au développement physique, intellectuel et social de l’enfant. La famille (mononucléaire ou élargie) étant toujours et partout considérée comme « l’élément naturel et fondamental de la société », elle « a droit à la protection de la société et de l’Etat » (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, art. 16-3).Toutes les sociétés sont ainsi conduites à interdire l’inceste et à organiser juridiquement la filiation.
 

Jusque très récemment, ces repères n’étaient pas mis en question dans l’organisation de la cité : « Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre » (E. Guigou, 3 nov. 1998).
 

L’importance anthropologique et sociale de la « famille » et du « mariage » a porté les religions à leur fournir les plus puissants étais. Le christianisme a ainsi très largement contribué à asseoir plusieurs de leurs caractères modernes, tels l’exigence du consentement libre et public des futurs époux et leur devoir d’assistance mutuelle, et à consacrer l’idéal qu’expriment tout ensemble la monogamie, la fidélité, l’indissolubilité, l’ouverture à la fécondité, l’articulation entre procréation et éducation. Même si les accidents de la vie, les déficiences personnelles ou sociales, les choix de vie de certains montrent que l’épanouissement commun des parents et des enfants peut se réaliser dans des contextes fort différents, la référence optimale ne peut demeurer que la famille enracinée dans des conditions symboliques fortes et dans des choix respectueux des données de la nature.
 

Nos sociétés actuelles connaissent de nombreuses familles monoparentales ou recomposées, ou des unions homosexuelles. Les sciences humaines, le droit et la pastorale chrétienne ont vocation à s’intéresser de manière adaptée aux situations concrètes brisées ou reconstruites. On peut toutefois s’interroger sur la tendance à réduire les fondements du mariage aux seuls sentiments d’amour des deux partenaires alors que l’amour, s’il a vocation à s’épanouir dans le mariage, ne suffit pas à établir sa validité, que ce soit au niveau civil ou sur le plan religieux.
 

Cette conception du mariage comme un droit conféré par un amour réciproque est un sophisme qui sert aujourd’hui, dans plusieurs pays et en France, à justifier des projets législatifs de transformation radicale de l’institution en l’ouvrant à des unions entre personnes de même sexe. Excipant ici d’une simple réforme de société, déclarant là vouloir, plus profondément, une réforme de civilisation, on use encore d’un autre sophisme, celui du progrès moral de l’égalité, pour établir une rupture flagrante avec le socle même de toutes les civilisations.
 

Considérant toutefois comme « naturel » le lien entre mariage, bonheur individuel et parentalité, certains imaginent alors un nouveau type de filiation, propre aux unions homosexuelles : le désir d’enfant garantirait l’amour pour l’enfant. Désir et amour de l’enfant garantiraient à eux seuls une éducation structurante et deviendraient ainsi « droit à l’enfant ». Ce droit qui ne fut, justement, jamais reconnu aux couples hétérosexuels, permettrait l’adoption ou même les procréations de convenance aux couples homosexuels.
 

Mais la société n’invente pas ex nihilo la famille, elle lui est en réalité redevable. Au bénéfice de leur existence même, société et Etat sont donc tenus d’en privilégier le développement et, sauf déni de réalité ou mensonge, de conserver au mariage son rang de droit fondamental « ouvert à tous » (V. Déclaration universelle précitée, art. 16-1), non pas, précisément, « entre tous ». L’identité biologique, psychologique et spirituelle de l’humain est constituée dans l’altérité et l’alliance des différences, en premier lieu des polarités masculine et féminine. Le mariage entre personnes de même sexe menacerait ce processus de constitution, mettrait en péril une harmonie éducative toujours fragile, porterait ainsi atteinte aux droits de l’humain en croissance et grèverait l’aventure humaine de la plus lourde hypothèque.
 

Académie catholique de France
Le 10 janvier 2013

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« Ce serait indigne de ne rien dire »... Entrevue du Cardinal Barbarin sur les manifestations contre le « mariage » gai

Sur le site du Journal La Croix du 10 janvier 2013, cette entrevue du cardinal Barbarin:

(Le 13 janvier aura lieu une grande manifestation à Paris contre le « mariage » homosexuel) 

 

La Croix . Irez-vous manifester, dimanche, à Paris, contre le projet de loi du gouvernement autorisant le mariage entre personnes de même sexe ?

Cardinal Philippe Barbarin : Je compte y aller pour être au milieu des Français qui veulent manifester leur désaccord et demander un débat qui n’a pas tellement eu lieu. C’est une manière, plus rude que d’ordinaire, de faire entendre notre opposition, et qui n’est pas tellement dans les habitudes de l’Église. Je manifesterai, parce que j’ai la conviction que ce projet risque de provoquer des désordres durables dans la vie de notre nation. Il va apporter plus de trouble que de paix.

Manifester, est-ce le meilleur moyen de se faire entendre ?

C. P. B. : Des nombreuses auditions, où nous avons été plus ou moins bien écoutés selon les cas, ressort l’impression d’un blocage. Quand j’ai rencontré Manuel Valls, le ministre de l’intérieur, il y a quelques semaines, il a écouté mes arguments avec respect, mais à la fin, il m’a dit : « Nous sommes très déterminés. » Je comprends cette détermination, mais la mienne n’est pas moindre. Puisque la manifestation est un moyen démocratique qui nous est offert, je ne vois pas pourquoi nous ne l’utiliserions pas. Il me semble naturel, par ailleurs, que certains, dans l’Église, choisissent d’autres voies d’expression, même si nous partageons une profonde conviction commune sur le sujet. Il n’y a pas de « consigne du parti »… Je comprends les évêques et les fidèles catholiques qui ne souhaitent pas manifester, mais, comme beaucoup d’autres évêques, j’irai. Même si j’ai confiance dans les générations futures qui pourront revenir sur nos erreurs, je ne veux pas être le jouet d’un « esprit muet et sourd », pour reprendre l’expression de la Bible. Ce serait indigne de ne rien dire.

Ce débat autour du « mariage pour tous » n’a-t-il pas tendance à réveiller une opposition ancienne entre l’Église et l’État ?

C. P. B. : Je récuse cette expression de « mariage pour tous », car ce n’est qu’un slogan. Le projet de loi consiste à unir civilement dans le mariage deux hommes ou deux femmes, et je considère que c’est une erreur profonde. Changer le sens des mots, en l’occurrence la définition même du mariage – et par-derrière beaucoup de choses dans le code civil –, constitue une violence à la nation, lourde de conséquences. Le cardinal André Vingt-Trois a d’ailleurs bien fait remarquer que la ministre de la justice, Christiane Taubira, avait dit elle-même qu’il s’agissait d’un changement de civilisation. C’est effectivement un changement majeur, dans une institution majeure. Cette position n’est pas uniquement celle de l’Église catholique : je constate une convergence profonde avec d’autres religions, avec bien des pédagogues et psychiatres et beaucoup de gens de bon sens, qui sont incroyants. Il ne s’agit pas d’un clivage entre l’Église catholique et l’État, il dépasse largement les oppositions habituelles. Le responsable des musulmans de Rhône-Alpes m’a dit qu’il souhaitait marcher à mes côtés, dimanche, à Paris.

L’Église catholique ne s’est-elle pas trop exposée publiquement dans ce débat ?

C. P. B. : Jésus, avant l’Ascension, nous a laissés comme dernière consigne : « Vous serez mes témoins. » Dans le cas présent, il y a un enjeu majeur pour lequel nous devons témoigner. C’est toujours difficile, et je prie pour que Dieu nous donne les mots et le ton justes. L’Église n’est pas rivée sur les risques qu’elle court en s’exposant. Elle cherche plutôt à savoir si elle est fidèle à la mission qu’elle a reçue : faire en sorte qu’il y ait la paix sur la terre… Parfois, certains silences sont des lâchetés. En l’occurrence, ces risques éventuels importent peu, dans la mesure où nous sommes convaincus que ce projet de loi fait courir un risque considérable à la société. C’est une donnée anthropologique fondamentale que l’on ne change pas avec une loi.

 

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Questions d'une personne polyhandicapée, M. Jacques Théberge, suite à la nouvelle du suicide assisté de David Audesse

Sur le site du Journal de Montréal du 10 janvier 2012 :

 

(Jacques Théberge, polyhandicapé)

(Pour voir la courte et très bonne entrevue avec M. Théberge, cliquez ici.)

 

M. Théberge s'est confié à Mario Dumont jeudi matin. Il pense que David Audesse a peut-être manqué de support et d'encadrement pour pouvoir prendre conscience qu'il y a un flot de possibilités, même en étant polyhandicapé.
 
La vague de messages de compassion publiés sur la page Facebook de LCN quant au geste posé par le jeune homme a fait réagir M. Théberge.
 
«Moi-même, étant venu au monde avec un handicap, j'ai connu dès le départ le fait que mes parents n'ont pas accepté mon handicap, a-t-il raconté. Ils ont même choisi de m'abandonner à la naissance».
 
«Ç’a aurait été quoi là, quand on parle de suicide assisté, le résultat de ma vie?, s’est-il questionné. Jusqu'où j'aurais pu poursuivre si on avait légalisé ce genre de chose là comme on discute de la légalité de l'avortement par exemple?»
(...)
«La question qu'il faut se poser, c'est : "quel genre de soutien David a reçu de la part du milieu, du réseau?» a-t-il poursuivi. Et du côté de son entourage, de son environnement familial, ses proches, quel genre d'outils ces gens-là ont eu? Et est-ce qu'ils en ont d'abord reçu? Étaient-ils adéquats?»

Une personne concernée qui pose les bonnes questions!

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« Il serait surprenant que des accusations soient portées »...

Dans le Journal de Québec du 10 janvier 2013:

 

(David Audesse est mort d'un empoisonnement au cyanure)

 

 

Un peu moins de deux ans après la mort de son fils, la mère de David Audesse a avoué que ce dernier a reçu de l’aide pour mettre fin à ses jours, un geste qu’elle a refusé de poser malgré une demande formelle.

Ce cas de suicide assisté risque peut-être de relancer le débat social sur la délicate question de mourir dans la dignité.
 
Le destin de David Audesse, de Buckland, dans Bellechasse, a basculé dans la nuit du 10 au 11 décembre 2009.
 
Quadruple amputation
 
En raison d’une bactérie virulente, une septicémie à pneumocoque, il avait subi l’amputation des deux bras et des deux jambes alors qu’il se trouvait dans le coma.
 
En avril 2010, David avait ému la population en soutenant que sa force et sa détermination lui permettraient de se relever de cette terrible épreuve.
 
Malgré tout, l’homme de 32 ans a été retrouvé sans vie le 20 février 2011. Selon le rapport du coroner publié en octobre dernier, il est mort par intoxication au cyanure.
 
Un dernier message
 
Aujourd’hui, sa mère confirme qu’il s’agissait d’un suicide assisté.
 
«Mon fils avait enregistré une cassette avant de mourir. Les enquêteurs l’ont écoutée avant de nous en parler et ils ont conclu à un suicide assisté. Ils n’ont pas trouvé la personne et je souhaite pas nécessairement qu’il l’a trouve», a raconté Réjeanne Roy à TVA Nouvelles.
(...)
À la Sûreté du Québec, le dossier d’enquête est toujours ouvert mais il serait surprenant que des accusations soient portées.

Pas d'accusations? Pourquoi? Parce que le suicide assisté serait accepté, même s'il est illégal, par ceux qui mènent l'enquête?

S'il n'y a pas de poursuite, qu'est-ce qui empêchera le meurtre d'un autre volontaire par son "ami"?

Daniel Audesse est mort peu de temps avant sa sortie définitive de l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec. Y-a-t-il eu néglicence?

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Invitation de Mgr Simard, évêque de Valleyfield, pour un séminaire sur la vie et la famille à Ottawa

Chers ami(e)s de la vie et de la famille,

C’est avec grand plaisir que je viens vous inviter au Séminaire 2013 de l’OCVF sur la vie et la famille que planifie l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF). Il se déroulera à l’Hôtel Sheraton d’Ottawa, les 7 et 8 mars 2013, et aura pour thème « Culture de la vie et dignité humaine : source et défis ».

Nous avons réuni une formidable palette de conférenciers et de conférencières qui aborderont, à tour de rôle, différentes facettes de la dignité inaliénable de toute personne humaine du tout premier au tout dernier instant de sa vie. Plusieurs témoigneront des menaces très réelles qui pèsent sur la dignité de la personne en ce début de troisième millénaire – avortement, intimidation, sexualité débridée, conditions de vie infrahumaines, euthanasie, etc. – et proposeront une autre vision des choses, inspirée de l’Évangile de la vie.

Les présentations, aussi bien que les échanges, se dérouleront dans les deux langues officielles, avec traduction simultanée. Le nombre de places étant limité, nous vous encourageons à vous inscrire le plus vite possible !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter l’OCVF au (613) 241-9461, poste 161, ou par courriel ([email protected]).

Comme vous le savez sans doute, l’OCVF est une organisation nationale sans but lucratif qui a pour mission de promouvoir le respect de la vie et de la dignité humaine, ainsi que le rôle essentiel de la famille.

L’OCVF assume cette mission d’éducation en faisant connaître l’enseignement de l’Église catholique sur la vie et la famille. Son conseil d’administration multidisciplinaire regroupe des évêques et des personnes laïques.

L’OCVF est parrainé conjointement par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb.

Nous espérons avoir le plaisir de vous accueillir au Séminaire.

Sincèrement dans le Seigneur,

† Noël Simard

Président du conseil d’administration
Évêque à Valleyfield
 

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