En 2010-2011, 119 enfants avortés nés vivants sont morts des blessures de leur avortement : les gynécologues silencieux...
Sur le site du journal Le Devoir du 1er février 2013:
(La balle est maintenant dans le camp de la GRC. Sera-t-elle fidèle à sa devise : « Maintiens le droit »?
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada n'était pas en mesure jeudi de clarifier ce qui arrive lorsque les fœtus avortés naissent vivants. Le professeur d’éthique à la Faculté de théologie de l’Université Laval, Bernard Keating, raconte qu’une animatrice de pastorale, par ailleurs non mue par ses convictions religieuses, avait constaté que dans certains cas d’avortements tardifs au centre mère-enfant du CHUL, « les enfants étaient abandonnés sur les comptoirs où on les y laissait mourir » parce qu’ils n’étaient pas viables. Elle a fait des pressions pour qu’on apporte des soins palliatifs jusqu’aux derniers soupirs du fœtus. « On a changé la pratique, mais le tabou était tellement fort », se souvient-il.
Dans un entretien téléphonique, M. Vellacott explique qu’il ne fait que son devoir « de citoyen respectueux des lois » en portant à l’attention des autorités tout élément pouvant être criminel. (…)Selon lui, il est d’autant plus important d’agir que le phénomène va, dit-il, s’amplifiant : il y aurait eu 119 cas similaires en 2010-2011, soit le quart de ce qui était arrivé dans la décennie précédente. La GRC confirme avoir reçu la lettre datée du 23 janvier, mais ne confirme ni n’infirme l’ouverture d’une enquête. »
Demande d'enquête auprès de la GRC pour des meurtres par avortement après la 20e semaine de grossesse
Enfin, des députés ont pris au sérieux le code criminel du Canada qui exige de porter secours à toute personne en danger, y compris un bébé qui vient de naître, vivant, mais blessé par un avortement raté. Il y aurait près de 500 cas de ces homicides d'enfants nouveaux nés. Sur le site du journal Le Devoir du 31 janvier 2013:
Ottawa — Trois députés conservateurs ont demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'enquêter sur des avortements faits à plus de 20 semaines de grossesse, car ils constituent, selon eux, des «homicides».
Les députés d'arrière-ban Maurice Vellacott, Leon Benoit, et Wladyslaw Lizon, ont envoyé une lettre à cet effet au commissaire Robert Paulson de la GRC, en date du 23 janvier 2013.
(...)
Ces «meurtres» — comme il est écrit dans la lettre — seraient la conséquence de tentatives d'avortements, qui auraient résulté en des bébés qui seraient morts après la naissance, expliquent les signataires de la lettre.
Ceux-ci se fient à des chiffres rapportés par le blogue Run with Life, qui précise qu'il y aurait eu 491 de ces cas entre 2000 et 2009.
Il s'agit bel et bien de meurtres et de non assistance à des personnes en danger... Pour plus de détails sur ces crimes sordides, financés par le gouvernement, vous pouvez lire les 2 articles que nous avions consacrés à ces crimes non punis. Cliquez ici et ici.
La Fédération des femmes du Québec préfère l'élimination de filles plutôt que des restrictions sur l'avortement
Sur le site du journal Le Devoir du 31 janvier 2013, cette prise de position de la présidente de la Fédération des femmes du Québec :
(Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec)
Nous affirmons que la préférence sociale pour les garçons et l’avortement sexo-sélectif sont inacceptables, car ils témoignent d’une inégalité profonde entre les femmes et les hommes. L’État doit-il pour autant intervenir dans le choix de femmes de disposer de leur corps et de décider de poursuivre ou non une grossesse ? À cela, la FFQ répond non, car une telle interdiction risque d’être inefficace et contre-productive alors que des solutions non sexistes existent.(...)
Ah bon? Et s'il y avait une égalité de traitement, soit des cultures qui éliminent les filles et d'autres les garçons, tout le monde serait content parce que le massacre serait partagé?
Retenir de l’information sur le sexe du foetus pourrait-il s’avérer une solution ? Non. Il a fallu des années de luttes pour que les femmes aient le droit de maîtriser leur propre vie. Nous sommes mal à l’aise avec l’idée que le personnel médical puisse être en possession d’informations auxquelles les femmes n’ont pas accès. Posséder l’information sur soi est indissociable à l’exercice de son droit à la liberté.
Donc pour sauver une vie, il n'est pas permis de cacher une information à une femme, si cette information la concerne... Et pour un homme? Les mots manquent pour exprimer notre incrédulité devant l'exposition d'une idéologie aussi extrémiste et ... stupide.
Il n’existe pas d’étude, autre qu’anecdotique, pour déterminer avec assurance que la pratique existe au Canada. Ce qui n’a pas empêché les anti-choix de se lancer en campagne. Toutes les stratégies semblent bonnes pour réduire l’accès et le choix des femmes en la matière. D’ailleurs, les plus importantes voix pour un encadrement de l’avortement sexo-sélectif sont contre le droit à l’avortement et pour l’introduction de plus de restrictions. C’est le cas de Margaret Somerville, de REAL women, et de Rona Ambrose, ministre de la Condition féminine. C’est à se demander plutôt s’il s’agit d’abord et avant tout d’un phénomène médiatique.
Va pour l'anecdote et phénomène médiatique que nous reproduisons ici, tirée du journal Le Soleil du 16 avril 2012 :
Menée par l'épidémiologiste Joel G. Ray, de l'Hôpital St. Michael's, à Toronto, l'étude a consisté à examiner toutes les naissances uniques vivantes survenues en Ontario de 2002 à 2007, puis à calculer le ratio des sexes - le nombre de garçons sur le nombre de filles - selon le pays d'origine de la mère. Les résultats, basés sur pas moins de 766 000 naissances (dont 32 000 de familles indiennes et 3600 de familles coréennes), ont été publiés lundi midi par le Canadian Medical Association Journal.
En général, ce ratio est d'environ 1,05, ce qui signifie qu'il naît naturellement 105 garçons pour 100 filles. Le Dr Ray et son équipe ont trouvé des ratios égaux ou très proches pour tous les endroits de naissance des mères - Canada, Europe, Chine, Philippines, «reste de l'Asie de l'Est», Pakistan, «reste de l'Asie du Sud» et «autres» -, sauf pour deux endroits. En effet, chez les mères qui donnaient naissance à leur premier enfant, ce ratio favorisait significativement les garçons lorsque la mère était née en Corée du Sud (1,20) et en Inde (1,11).
En outre, ce ratio était particulièrement élevé chez les femmes nées en Inde qui accouchaient de leur deuxième enfant ou plus, atteignant pas moins de 1,36.
«Nos résultats soulèvent la possibilité que les couples originaires de l'Inde utilisent plus souvent que les autres des méthodes de détermination prénatale du sexe et choisissent l'avortement lors d'une deuxième grossesse ou plus si le foetus est une fille», avancent les auteurs. Ceux-ci avertissent toutefois en conclusion qu'il faudra des études plus «directes» des pratiques de sélection sexuelle chez les immigrants pour savoir s'il s'agit d'avortements sélectifs ou d'implantation de foetus-garçons.
Des études précédentes ont toutefois trouvé qu'en Inde, le ratio garçon-fille est nettement plus élevé pour les deuxièmes naissances lorsque l'aîné de la famille est une fille. Au Canada, d'après les données du recensement, lorsque les deux premiers enfants d'une famille d'origine indienne sont des filles, le ratio garçon-fille est de 1,90 pour les naissances subséquentes.
Effectivement, on peut parler d'anecdote puisque le doute repose sur la méthode pour arriver à la sélection : l'avortement ou l'implantation de foetus garçon. Devant un tel doute, il est bien compréhensible que la Fédération des Femmes du Québec récuse toute restriction. Que l'on ne connaisse pas avec exactitude la teneur de l'intervention sexiste et la proportion d'avortement sélectif par rapport à l'implantation de foetus-garçon permet, dans la logique de la Fédération, de s'en laver les mains... Au fait, qui a déjà entendu parler de l'existence d'un phénomène répandu d'implantations avec sélection du sexe, à part la conscience de l'honnête auteur de cette étude scientifique?
Avec sa motion, M. Warawa dit vouloir « protéger les filles » contre la discrimination en demandant au Parlement de condamner les avortements sexo-sélectifs. Cette motion est un écran de fumée au service de l’obsession conservatrice et religieuse de contrôler le corps des femmes. Les filles et les femmes n’ont pas besoin de protection, elles ont besoin d’une société égalitaire qui leur fournit les moyens de s’épanouir. C’est là où les conservateurs laissent tomber les femmes avec des politiques faisant reculer le financement des groupes féministes, l’accès à l’avortement à l’étranger, le droit à l’équité salariale, la sécurité des réfugiées victimes de violence conjugale et encore.
En conclusion, nous constatons que les conservateurs cherchent à provoquer des débats basés sur des éléments non probants pour prendre le contrôle du corps des femmes. L’avortement sexo-sélectif en est un. Nous sommes contre l’avortement sexo-sélectif. Cependant, le moyen d’éviter que cela devienne un problème est de changer la société sexiste et d’assurer une vie égalitaire pour toutes et tous, mais pas de légiférer. Il demeure cependant encore et toujours que c’est aux femmes de décider.
Et pas n'importe quelles femmes, mais bel et bien les femmes du groupuscule dénommée Fédération des Femmes du Québec, oui monsieur!
Devant un féminisme délirant, il faut relire les sages propos de Normand Lester sur la question des avortements sélectifs :
(Le journaliste et chroniqueur Normand Lester)
La réalité sociale et scientifique canadienne place maintenant les militantes proavortement devant un épouvantable dilemme. Doit-on intervenir pour interdire légalement l’avortement sélectif des fœtus féminins? C’est une pratique rependue dans des pays comme la Chine, la Corée et l’Inde, où chaque année des millions de fillettes sont éliminées parce que leurs parents préfèrent avoir des garçons.
L’immigration de ces pays a amené cette pratique au Canada. Abbotsford en Colombie-Britannique abrite l'une des plus grandes communautés indiennes au pays. Elle possède également l'un des ratios entre les sexes les plus asymétriques. Parmi les enfants de moins de 15, il y a 121 garçons pour 100 filles.
Pour satisfaire cette clientèle, et aussi celle des autres Canadiens qui veulent choisir le sexe de leur enfant, des cliniques privées offrant des examens échographies 3D permettent de le déterminer avant 20 semaines de grossesse. On peut ainsi le faire facilement avorter s’il n’est pas du sexe désiré.
Une enquête de la CBC dans 22 centres échographiques à travers le pays a révélé que la majorité était disposée à déterminer le sexe du fœtus, peu importe l’avancée de la grossesse. Il n'existe actuellement aucune loi au Canada qui interdit de révéler le sexe d'un fœtus ou de le faire avorter simplement à cause de son sexe.
La CBC a demandé aux cinq partis politiques fédéraux leur position sur l'avortement sélectif basé sur le sexe du fœtus et sur les centres privés d’échographie. Sauf le Bloc, qui a carrément refusé de commenter, les quatre autres partis ont donné une réponse politiquement correcte prônant l’éducation pour enrayer la pratique. En clair, aucun d’entre eux ne veut rouvrir le débat sur la question de l’avortement.
Devant ce phénomène social grandissant de la sélection de sexe par avortement, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a lancé un appel pour une interdiction totale des «examens» par ultrasons ailleurs que dans des services hospitaliers qui ne révéleraient le sexe du fœtus que dans les derniers mois de grossesse.
Cela n’aura aucun effet. On va simplement pousser ces «cliniques privées» vers la clandestinité comme l’étaient jadis les cliniques d’avortement, et accroître le prix du service. On ne réussira jamais à interdire les fournisseurs de service de détermination de sexe du fœtus. D’autant plus qu’avec le progrès technologique, des appareils échographiques seront bientôt disponibles à des prix dérisoires dans le commerce.
Comment considérer que l’avortement est une question purement personnelle relevant de l’unique choix de la mère ou des parents, sauf quand le fœtus est féminin où, là, on devrait imposer un contrôle sociétal? Avorter des garçons ne poserait aucun problème. Seule la motivation des parents qui ne veulent pas de filles serait scandaleuse et criminelle. S’ils ne veulent simplement pas d’enfants, leur choix d’avorter le fœtus serait socialement et moralement acceptable?
Pour la Fédération des femmes du Québec, il n'est pas acceptable d'avorter une fille parce que c'est une fille, mais il est acceptable d'avorter parce que l'on ne veut pas de l'enfant. Qui peut encore prendre au sérieux la très médiatisée Fédération des femmes du Québec?
Laissez un commentaireLa chroniqueuse Denise Bombardier s'interroge sur la peur du mariage des Québécois
Dans le Journal de Montréal du 30 janvier 2013:
(Denise Bombardier)
Laissez un commentaireLes Québécois battent un autre record mondial. Ils sont plus de 35% à vivre en union de fait. Conséquence? Au total, 60% des enfants naissent hors mariage.
Depuis le jugement de la Cour suprême, tout a été dit et commenté sur le sujet, croit-on. Le refus du mariage s’expliquerait par la loi sur le patrimoine familial, par l’idéologie féministe, le mariage étant considéré comme un système archaïque où la femme est la propriété de l’homme, et par le fait que l’Église le soutienne. Curieusement, personne n’a cherché en dehors des raisons sociales à comprendre cette méfiance sourde envers le mariage.
L’Inavouable
Et si ce refus du mariage exprimait une forme de peur de l’engagement? Car le mariage institutionnalise l’engagement amoureux. Les époux désirent prendre à témoin la société tout entière. «J’aime cette femme ou cet homme et je l’affirme solennellement à la face du monde.» C’est un engagement pour la vie. Et même si les liens inextricables entre les époux deviennent distendus ou éclatent, il n’en demeure pas moins que ce choix du mariage exprime l’espoir que l’amour triomphe.
On aura beau faire des gorges chaudes de la «fumisterie» du mariage, il reste que c’est un élément de stabilisation sociale. Et un garant de la sécurité des enfants.(...)
Le discours de la désespérance amoureuse, reflété entre autres dans plusieurs téléromans québécois, participe de ce besoin que nous ressentons de nous malmener collectivement. L’union libre? Mais libre pour qui? a-t-on envie de demander. Et si une partie des femmes qui refusent le mariage ne répondaient qu’au désir d’un homme qui, sans l’avouer, croit que, sans cette cérémonie, il y a une petite porte d’entrouverte, un centimètre d’espace qui facilite la sortie en cas de désamour soudain.
Quiconque ouvre l’œil le matin et apercevant sa douce moitié éprouve une émotion délicieuse en murmurant: «C’est mon mari!» sait que le mariage, cette invention humaine, peut transfigurer l’amour et servir de garde-fou aux dérives sentimentales.
La société québécoise innove-t-elle avec son record mondial ou n’exprimerait-elle pas sa désillusion quant à l’amour? N’est-ce pas plutôt les traumatismes reliés aux divorces qui expliqueraient que le mariage égale danger?
L'exemple français d'une pratique de l'euthanasie, par compassion économique...
Sur le site de genethique.org du 30 janvier 2013:
Nicole Delepine, responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond, publie un dossier dans Economie matin sur le sujet : "L'euthanasie, ou la réduction radicale des dépenses de santé". Dénonçant déjà trop d'euthanasies en France, elle décrypte le glissement de notre pays vers l'euthanasie, et explique pourquoi il ne faut pas la légaliser, ce projet étant poussé par des raisons plutôt économiques que compassionnelles.
Tout d'abord elle rappelle que l'euthanasie, bien qu'illégale, est déjà pratiquée en France : "3,1% des décès font suite à un acte visant délibérément à abréger la vie, par un arrêt du taitement ou une intensification de la sédation. Dans 0,8% des décès, des médicaments ont été administrés afin de donner la mort (dont 0,2% seulement à la demande du patient)". Bien qu'illégale, l'euthanasie est pratiquée, selon l'Institut national d'études démographiques (Ined), "dans un nombre significatif de cas sans la demande du patient [...]et concerne particulièrement les malades souffrant de cancer". Ces trop nombreuses "morts précipitées" interpelle Nicole Delepine. Elle en explique les raisons : "le gouvernement et en miroir les soignants voire les familles ont pris l'habitude de décider de ce qui est bon pour le malade. Dans les réunions hospitalières [...]on a l'habitude d'entendre au nom de la toute puissance collégiale :"cette vie ne vaut pas la peine d'être vécue" ou "pourquoi réanimer cette enfant handicapée?". Elle dénonce l'utilisation des souffrances des familles pour les amener à prendre la décision de fin de vie de leur proche qui en réalité a été choisie par les médecins eux-mêmes. Il s'agit, pour elle, d'une véritable mise en condition pour légaliser l'euthanasie.
Ensuite, Nicole Delepine explique que si les partisans à la légalisation de l'euthanasie ne font pas des soins palliatifs un réel argument, et écourtent eux-mêmes les possibilités de traitement potentiellement curatifs, c'est bien qu'il y a une autre explication que la compassion, la dignité, la liberté de choix mises en exergue pour obtenir un concensus "pro euthanasie". Le réel argument pour légaliser l'euthanasie reste, selon elle, le même que celui qui encourageait les campagnes de 1990 mettant en avant les soins palliatifs et les plaçant en concurrence avec le traitement du cancer par exemple. "On avait vite compris à l'époque que la morphine coûte quelques euros et la chimiothérapie des centaines". La vraie raison serait donc là : "Les hôpitaux sont "encombrés" de patients vieux, fatigués, malades peut-être incurables[...] les établissements hospitaliers sont en déficit. Il faut réduire les coûts, donc les hospitalisations [...] Alors accélérer les fins de vie en le présentant comme un choix humain et compassionnel, n'est-ce pas un belle idée de gestionnaire, inavouable [...] à la population". Elle rappelle que la grande vague de médiatisation pour la diminution des dépenses de santé ne date pas d'hier, mais de 1995, où l'on a commencé à voir les fusions d'hôpitaux, les fermetures de petites maternités et des hôpitaux de proximité... "Cela a radicalement modifier le paysage de la santé".
Les six derniers mois de vie sont donc les plus simples à abréger observe-t-elle en dressant un schéma rapide de ceux-ci: soins palliatifs d'abord, arrêt des traitements coûteux de chimiothérapie au prétexte d'obstination déraisonnable ensuite, puis l'euthanasie passive ou active, "mais toujours discrète, inavouée, innommée".Il s'agit pour elle des "effets pervers d'une loi bien équilibrée dans les textes mais dont l'application dépasse déjà ses buts" (l'auteur parle de la loi Léonetti : ndlr), mais aussi de l'intégration de la tarification à l'activité, le célèbre T2A mis en place dans les hôpitaux et qui révéla progressivement que seuls "les actes" payaient. "Règne[...] du quantitatif cette tentative a priori saine de payer les hôpitaux en fonction du travail fourni réellement eut rapidement ses effets pervers et fut détournée de ses objectifs".Avec le T2A, les activités humaines auprès du patient (toilette, écoute, consolation...) n'étaient donc plus valorisées. L'exigence est devenue la rentabilité. Les séjours courts une obligation. "Il a fallu raccourcir la durée des hospitalisations en soins palliatifs aussi". Alors ceux qui seraient plus longs à partir "seraient conditionnés et surtout se sentiraient de trop, gênants, pesant sur la société et leurs proches...ils creusent le trou de la sécu ".
"Alors que signifie une demande d'euthanasie si tant est qu'elle existe, sinon une sensation d'être un poids pour la société ou sa famille" interroge Nicole Delepine. Selon Lucien Israël la demande d'euthanasie est rare et exceptionnelle chez les malades correctement pris en charge.
Enfin, conclut-elle, la légalisation de l'euthanasie est très dangereuse, il n'y a "pas d'angélisme, ni de garde-fou possible" . "Il faut que les patients se rendent compte des dangers de donner quitus à tous ceux qui pratiqueront l'euthanasie à la demande".
L'euthanasie peut-être un "business" comme en Suisse où "l'assistance au suicide s'élève à au moins 10 000 euros pour le séjour fatal de trois jours" dénonce-t-elle.
Le rapport Sicard de 2012 cite l'Ined qui précise que la loi Leonetti a déjà abouti à la multiplication des euthanasies en France sans l'accord de volonté du patient, faut-il aller plus loin? interroge-t-elle.
(...)
La ministre Hivon devra expliquer pourquoi, à ses yeux, les Québécois constituent un peuple supérieur incapable de ce type de dérives... que nous retrouvons actuellement au Québec!
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Des médecins et des membres du personnel hospitalier canadiens refusent de collaborer à l'avortement
Sur le site de Radio-Canada du 30 janvier 2013:
Des indications adéquates, mais parfois aussi de l'information inexacte et des réceptionnistes qui leur raccrochent au nez; tel semble être les possibilités auxquelles peuvent s'attendre les femmes qui appellent des hôpitaux canadiens pour se faire avorter, suggère une enquête de Radio-Canada.
Radio-Canada a appelé 42 hôpitaux dans six provinces canadiennes qui n'offrent pas l'avortement. Une journaliste s'est fait passer pour une femme désirant savoir si ces hôpitaux offraient la procédure, puis a noté les hôpitaux qui réfèrent au bon endroit ou à la ligne infosanté, ainsi que ceux qui ne donnent aucun renseignement, ou encore, des informations erronées.
Au total, environ un hôpital sur quatre n'a pas été en mesure de donner l'information juste.
Par exemple, la journaliste s'est fait répondre qu'il faut la prescription d'un médecin dans des provinces où ce n'est pas le cas. La réceptionniste de l'hôpital Concordia de Winnipeg lui a même raccroché la ligne au nez, après lui avoir simplement dit qu'elle devait s'adresser à un autre hôpital.
Dans la capitale manitobaine, la clinique d'avortement est située dans un endroit discret du centre-ville, témoignant du tabou entourant l'interruption volontaire de grossesse. Dans ce contexte, se renseigner n'est pas toujours une démarche facile, témoigne la psychothérapeute Candace Neufeld, de la Women's Health Clinic. Celle qui travaille avec les femmes qui décident de se faire avorter affirme qu'il n'est pas rare d'entendre des patientes parler de mauvaises expériences en voulant obtenir de l'information dans le réseau de la santé.
(...)
Une bonne nouvelle! Et voici un témoignage réjouissant sur la situation en Saskatchewan, sur le site de Radio-Canada du 29 janvier 2013 :
(...) La Dre Mahood affirme que les listes d'attente sont parfois longues, mais le premier obstacle à l'avortement demeure l'opposition de certains médecins à la procédure pour des raisons morales.
En 2011, le Collège des médecins de la Saskatchewan a clarifié sa réglementation sur l'avortement.
Celle-ci stipule qu'un médecin peut refuser d'offrir le service, mais qu'il doit donner l'information pertinente à la patiente et la référer à un collègue.
La Dre Mahood affirme toutefois que certains médecins tentent encore de bloquer la requête des patientes:
Si le Collège des médecins de la Saskatchewan réplique que ses membres connaissent la réglementation entourant l'avortement, il admet du même coup avoir reçu récemment une plainte d'une patiente qui soutient que son médecin n'a pas respecté ses obligations.
La législation de la Saskatchewan ne respecte pas la liberté de conscience des médecins, tentant de les obliger à collaborer à l'avortement. Heureusement, plusieurs demeurent fidèles à leur serment d'Hippocrate!
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Deux lettres dans les journaux pour condamner l'euthanasie
Sur le site du journal Le Quotidien du 30 janvier 2013:
(Définition réelle de l'euphémisme «Mourir dans la dignité»)
(...)Le comité d'experts veut-il faire de la mort un droit ? À ce sujet, ni la Déclaration universelle des droits de l'Homme, ni la Charte canadienne des droits et libertés, ni même la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, ne comportent un article reconnaissant le droit à la mort. Au contraire, ces documents juridiques reconnaissent le droit à la vie. Dans le même sens, la Cour européenne des droits de l'Homme et la Cour suprême des États-Unis ont reconnu que le droit à la mort n'existait pas. Ainsi, personne ne peut se réclamer d'un soi-disant droit à la mort ; ce droit n'existe pas. Par contre, il existe un droit à la vie, de même qu'un droit à la dignité.
Contrairement aux prétentions du «Rapport Ménard», il est primordial de permettre aux personnes mourantes de vivre dans la dignité leurs derniers moments, non pas en les aidant à provoquer leur propre mort, mais en les aidant à vivre sereinement leurs derniers moments. Pour cela, il est impératif que l'État garantisse des soins sur les plans psychologique et spirituel, en plus de fournir des soins médicaux. Il importe donc que l'État protège et encourage la présence d'aumôniers dans les hôpitaux, car le secours de la religion est souvent la seule consolation qui reste à l'heure de la mort.
Certes, il n'est pas nécessaire d'invoquer des motifs religieux pour reconnaître la valeur de la personne humaine et ainsi s'opposer à l'euthanasie, au suicide assisté ou à une quelconque aide médicale à mourir. Cependant, la vision chrétienne n'a pas à être disqualifiée. Pour les chrétiens, mourir dans la dignité, ce n'est pas mourir au moment que nous avons choisi. Au contraire, c'est mourir à l'heure que Dieu a choisi.
Mourir dans la dignité, ce n'est pas recevoir une injection mortelle, comme la reçoive les animaux dont on se débarrasse une fois qu'ils sont trop malades. Au contraire, mourir dans la dignité, c'est recevoir les sacrements qui donnent la vie, entouré de l'amour des siens. Bref, mourir dans la dignité, ce n'est pas mourir selon les critères d'un rapport envoyé au gouvernement. Au contraire, mourir dans la dignité, c'est, selon moi, mourir chrétiennement.
Jacques Tremblay
Sur le site du journal La Voix de l'Est du 30 janvier 2013:
(...)Voyez la contradiction: lorsqu'on fait la prévention du suicide auprès des jeunes et des moins jeunes, on dit que la vie est précieuse et qu'il faut continuer à se battre, peu importe les conditions. Mais avec ce projet de loi (Mourir dans la dignité), on lance un message contraire, comme quoi la vie vaut la peine d'être vécue seulement lorsque tout va bien. Qu'est-ce que vous pensez que vous laisserez en héritage comme valeurs aux générations pour l'avenir, avec un tel projet?
J'ai participé aux audiences publiques de la commission Mourir dans la dignité à Sherbrooke et les trois quarts des gens étaient contre ce projet. Même un centre de soins palliatifs qui est très reconnu en Estrie, disait à la commission de ne pas allez plus loin dans leur projet. De plus, le Collectif des Médecins du Refus Médical de l'Euthanasie (CMRME), qui est appuyé par plus de 300 médecins, dénonce les dangers de cet éventuel projet de loi.
Comme citoyen, il est tellement important que vous ayez le courage de vous opposer à ce projet de mort, qui deviendra un abattoir pour le peuple québécois. Dites à vos députés que vous n'êtes pas d'accord et demandez-leur de se tenir debout et de voter contre ce projet de loi, qui devrait être déposé en juin prochain. (...)
Sylvain Lamontagne
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Le Parti Québécois coupe de nouveau dans le domaine de la santé
Le gouvernement Marois désire couper dans la recherche en santé, qui sait, possiblement pour investir ailleurs, comme par exemple pour un réseau complet de soins palliatifs pour tous les Québécois? Cessons de rêver, il faudra faire pression sur ce gouvernement pour qu'il ne se repose pas sur l'euthanasie. Sur le site du Journal La Tribune du 30 janvier 2013:
(Qui peut leur faire confiance?)
http://www.youtube.com/embed/LqgPqF-D_C8
Laissez un commentaireSondage Angus Reid : 60 % des répondants veulent une interdiction de l'avortement sélectif (selon le sexe)
Sur le site du journal La Presse du 28 janvier 2013:
(Niki Ashton, député du NPD)
Mme Ashton a cité un sondage en ligne Angus Reid, dévoilé au cours du week-end, selon lequel 60 pour cent des répondants disent ne pas vouloir que l'on relance le débat sur l'avortement. Cependant, le même pourcentage de répondants a dit être en faveur d'une interdiction d'interrompre une grossesse dans le seul but de choisir le sexe de l'enfant à naître.
«Les gens sont très inquiets», a reconnu Mme Ashton, sans pour autant dire si le NPD appuierait une telle loi.
Il est vrai que l'on peut faire dire ce que l'on veut aux sondages et ceux affirmant qu'une majorité de Canadiens sont pour le «droit» à l'avortement ne spécifient pas jusqu'à quel moment les Canadiens croient que l'on doit permettre l'avortement. Très peu de gens n'ont pas ce minimum de bon sens désirant l'interdiction de l'avortement après la 20e semaine de grossesse...
Laissez un commentaireL'Université de Calgary tente d'empêcher la libre expression des étudiants pro-vie
Sur le site de Radio-Canada du 29 janvier 2013:
Des étudiants de l'Université de Cagary qui s'opposent à l'avortement contesteront en cour des règlements universitaires les empêchant d'afficher des messages anti-avortement sur le campus.
Malgré l'abolition des restrictions à l'avortement il y a 25 ans, l'association Campus pro-vie poursuit sa lutte contre cette décision.
Depuis 2006, l'association étudiante affiche chaque année une série de pancartes dans le cadre de leur campagne Genocide Awareness. La campagne associe l'avortement au génocide.
(...)
Les étudiants souhaitent contester en cour certaines règles de l'Université parce qu'ils estiment que leur droit à la liberté d'expression est bafoué.« C'est pour ce principe que militent les étudiants, le principe de la liberté d'expression et le principe d'égalité qui [ne devraient pas] subir la censure de l'université », explique l'avocat représentant l'association, John Carpay.
La jeunesse est faite pour être héroïque disait l'écrivain Paul Claudel...
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