Penser solidairement la fin de vie : Excellente entrevue d'un médecin d'un service de cancérologie
Sur le site de mediapart.fr du 11 février 2013, cette entrevue de Marie Cosnay avec le Dr Fabienne Deyris Carcedo, médecin généraliste, travaillant depuis 10 ans dans un service de cancérologie et depuis 3 ans à domicile, comme médecin coordonnateur dans une structure d’hospitalisation à domicile:
- Diplômée de médecine généraliste (Bordeaux II).
- Titulaire du D.U. Douleur et du D.U. Soins Palliatifs (Bordeaux II).
- Titulaire du D.U. Cancérologie Clinique (Villejuif).
Praticien attaché au service de cancérologie médicale du Centre Hospitalier Intercommunal de la Côte Basque.
Laissez un commentaire(...)Non on ne part pas du principe que c’est important d’assister à sa propre mort. La plupart du temps les gens meurent dans leur sommeil ou dans un coma provoqué par la maladie elle-même. Pour quelqu’un qui s’étouffe ce n’est peut-être pas intéressant d’assister à sa mort. Dans un tel cas, on a la possibilité d’endormir le mourant, on dit qu’on le sédate.
Face à une fin de vie, on évalue les symptômes, on fait le point sur la pathologie et les risques encourus, on en discute avec le malade mais on n’en discute pas brusquement : ça vient petit à petit. Les peurs du mourir s’expriment puis on se met d’accord sur un processus. Qu’est-ce qu’on peut craindre le plus ? Mourir en s’étouffant - comme noyé. Quand un patient prononce cette peur-là, on a fait un grand pas. On est dans la violence des mots, on peut chercher une issue. La possibilité, c’est l’endormissement, grâce à un médicament de la famille des benzodiazepines. C’est un geste très protocolisé, on injecte progressivement le produit, très progressivement. Alors soit la crise, la maladie, emporte le malade et il meurt sans s'en rendre compte "en dormant", soit après la crise le malade se réveille se souvenant peu du moment car le produit a un effet amnésiant.
C’est un geste encore trop tabou. Les défenseurs de l’euthanasie disent que c’est un geste hypocrite. La réalité c’est : quelqu’un tient une seringue, injecte la solution progressivement dans le corps d’un malade pour qu’il s’endorme, recherche la dose nécessaire à ce seul endormissement sans intention d’accélérer ou de donner la mort.
C’est un geste qui intervient lorsqu’en toute fin de vie, les symptômes mettant en jeu le pronostic vital sont insupportables pour le patient. Je dis bien : insupportables pour le patient, pas pour l’entourage. Tellement sont fréquentes les différences de ressentis entre patient et l'ntourage. C’est un geste qui est, doit être, consenti au préalable par le patient. Pouvoir proposer cela à un patient qui présente ce risque et le comprend très bien, c’est important pour apaiser les craintes. C’est aussi lui signifier que dans ces moments-là, s’ils surviennent, on ne l’abandonnera pas
De nombreux soignants ont peur de ce geste. On touche là au tabou de la mort infligée.
C’est sans doute important qu’on ait peur de ce geste, qu’il soit un peu tabou ? En tout cas, que le soignant ait conscience de ce qu’il pèse ? Y a-t-il des prescriptions de cette injection sans consentement du patient ?
Il y a des prescriptions sans consentement du patient. Il y a en France une opposition entre la médecine curative et la médecine palliative et la fin de vie est peu abordée avec les patients atteints de maladie graves incurables. Il n’est pas étonnant, alors, que 80 ou même 90 % de la population demande une loi sur l’euthanasie par peur du souffrir et du mourir. Une loi sur l’euthanasie par peur d’une mort au déroulement insupportable pour soi et pour l'entourage….
L’euthanasie, voilà qui nous évite de penser au soulagement des souffrances. Le soulagement des souffrances, c’est pourtant notre travail, nous nous devons de le faire avec beaucoup de professionnalisme. Je veux dire par là que tous les moyens doivent être mis en œuvre pour soulager les douleurs. La loi Léonetti du 22 avril 2005 nous y oblige : malheureusement la prise en charge de la douleur est encore trop insuffisante, trop peu enseignée. Je déplore la méconnaissance et la sous-utilisation des traitements à base de morphine avec tous les tabous qui continuent à être véhiculés.
La morphine et ses tabous ?
Oui, des questions comme : est-ce que je vais devenir toxicomane ? Et par ailleurs : si on utilise de la morphine, c’est donc que c’est la fin ?
Alors on attend trop longtemps à l’utiliser pour soulager efficacement les douleurs.
Il faut imaginer que 80% des médecins déclarent n’avoir reçu aucune formation à la prise en charge de la douleur pendant leur cursus ! Le nombre d’heures consacré au module « douleur, soins palliatifs, anesthésie » peut varier entre 2h et 35h. En six ans d’étude….
La priorité de la médecine palliative est le soulagement de tous les symptômes d’inconfort en fin de vie. Les douleurs, bien sûr, mais aussi l’angoisse, les difficultés pour respirer, les nausées ainsi que des choses pourtant simples qui ne sont malheureusement pas toujours prises en considération comme la bouche sèche. Comment garder et avoir du lien avec l’autre…. Avec un conjoint à qui tant de choses sont encore à partager malgré la fatigue, lorsqu’une bouche est sèche au point que parler devient un gros effort. Comment recevoir un petit enfant que l’on a envie d’embrasser ou à qui on aimerait raconter une histoire lorsqu’une bouche est sale et malodorante… On est loin de la médecine technicienne.
Le soulagement des symptômes est notre premier devoir de soignant. Mais cela ne suffit pas il convient aussi de s’inscrire dans un projet de fin de vie afin de lui donner un sens.
Un sens à sa mort, alors ?
Plutôt un sens à sa fin de vie. Un sens jusqu’à la fin de sa vie. Le sens sera propre à chaque patient et le projet élaboré avec lui. Je ne sais pas si les gens acceptent de mourir. Mais nous écoutons ce qu’ils ont à dire, leur vie, leur fin de vie, leurs peurs, leurs angoisses. Parfois on peut prévoir tel ou tel cas de figure, on peut expliquer - et puis d’autres fois on n’a pas de solution mais c’est dans cet échange que naît la relation de confiance et que les craintes les plus profondes peuvent s’exprimer. Ecouter en se mettant au rythme de la personne malade suffit bien souvent à apaiser.
L’entourage aussi a des choses à dire, des craintes parfois éloignées de celles du malade. Nous devons être là pour lui aussi.
Ecouter, expliquer, rassurer, être là tout simplement.
(...)
La dignité d’un homme tient en son humanité, ce qui correspond à l’essence de l’homme. Le petit Larousse dit aussi que c’est le respect du à une personne ou à soi même. Elle est donc indépendante de l’âge, de l’état de santé, d’un handicap physique ou psychique…
Cette définition aujourd’hui est galvaudée car le mot de dignité est utilisé pour exprimer l’idée que je me fais de moi-même ou le regard que me porte autrui. Ce qui change complètement le sens.
Je me souviens d’une patiente qui avait rédigé des directives anticipées stipulant que pour elle sa vie ne vaudrait plus le coup d’être vécue à partir du moment où elle ne serait plus autonome pour sa toilette intime…. Et ce jour est arrivé, elle a exprimé avec étonnement que ce moment qu’elle redoutait était bien là mais qu’en aucun cas elle ne voulait mourir maintenant. Elle attendait la venue de sa petite fille, passait de bons moments avec son compagnon malgré une dépendance physique totale. Je ne dis pas, et elle ne le disait pas non plus, que cela lui était facile mais elle investissait sa vie d’une autre manière en s’adaptant et en déplaçant ce qu’elle avait pu nommer digne ou indigne.
Ainsi on entend des malades en fin de vie, des personnes âgées dire : « je ne sers à rien » « regardez ce que je suis devenue, ma vie n’est plus digne d’être vécue » « je suis de trop » « je suis un fardeau » (pour qui ?) Ce n’est pas la dignité qui se perd alors mais l’estime de soi. Que renvoyons-nous à ces personnes en écoutant ces mots, ces maux ? Que renvoie la société à ces hommes qui ne lui servent plus à rien ? Où est la notion de solidarité ? L’euthanasie comme réponse conforterait ces idées qu’on se fait, ce serait comme si alors la loi permettrait de répondre : « vous n’êtes plus digne de vivre mais vous avez encore la possibilité de mourir dans la dignité »
Le débat sur l’euthanasie est plus d’actualité que jamais puisque le Pr Sicard a rendu le 18 décembre 2012 au président de la République le rapport de la commission de réflexion sur la fin de vie. Le titre de ce rapport est « penser solidairement la fin de vie».
Ce qu’il montre avant tout c’est que selon les sondages d’opinion, 80 à 90% des français demandent une loi sur l’euthanasie : ils expriment une peur de la fin de vie insupportable, la peur de souffrir et de voir souffrir leurs proches. Ce rapport pointe du doigt le paradoxe de la médecine toute puissante à qui on donnerait le pouvoir (au nom de sa liberté de choix) d’abréger la vie en pratiquant des euthanasies.
Une chose est certaine, les citoyens, les patients ne sont pas satisfaits de l’écoute médicale. De gros progrès sont à faire dans l’écoute de la parole de l’autre, le soulagement des symptômes. L’accès aux soins palliatifs est trop inégal.
Les demandes effectives d’euthanasie sont rares et lorsqu’elles sont entendues par une équipe formée aux soins palliatifs dans le souci d’une prise en charge globale, la plupart disparaissent (soulagement des symptômes, écoute, travail sur l’estime de soi). Le constat de ce qui se passe dans les pays qui ont légalisé l’euthanasie et/ou le suicide assisté nous incite à être prudents : en effet l’étude des demandes et l’organisation de l’euthanasie sont faites par des associations pro-euthanasie. Le contrôle est a postériori… il porte plutôt sur le respect de la procédure, sans regard sur le respect de l’indication.
L’euthanasie correspond à la transgression d’un interdit, celui de donner intentionnellement la mort. Légaliser signifie changer la norme pour l’ensemble de la population, la loi ne s’occupe pas du cas particulier. Et la Loi Léonetti répond bien à la majorité des situations de fin de vie.
La loi Léonetti de son vrai intitulé « loi relative aux droits des malades et à la fin de vie » du 22 avril 2005 est très peu connue. Elle a permis de donner plus de droits aux patients notamment avec les directives anticipées qui permettent au patient de dialoguer avec le médecin et de rédiger ce qu’il veut ou ne veut pas en termes de soins pour sa fin de vie, ce dialogue si important à l’alliance thérapeutique. L’obstination déraisonnable (ce que la plupart des gens appellent « l’acharnement thérapeutique ») devient avec cette loi un interdit. La loi favorise la prise de décision en collégialité en privilégiant les souhaits du patient. Elle a fait du soulagement de la douleur un devoir du médecin.
Il faut faire connaître cette loi auprès des citoyens, des professionnels. Nous devons face à un patient atteint d’une maladie incurable en fin de vie penser la médecine en terme de confort, écouter les souhaits, les craintes du patients, réfléchir en termes de balance bénéfices / risques lorsque nous proposons ou arrêtons un traitement. Afin d’accompagner le patient « dans sa globalité » nous devons le faire en équipe pluridisciplinaire, aides soignantes, infirmières, psychologues, assistants sociaux et médecins. Les aspects de la fin de vie vont au-delà des préoccupations médicales, elles sont aussi existentielles, socio-économiques. Nous devons nous donner les moyens d’accompagner les personnes vulnérables en les respectant jusqu’au bout de leur vie. C’est le devoir d’une société de se donner les moyens de s’occuper de ses mourants.
J’aurais envie de citer pour finir le philosophe Paul Ricoeur. Il prend ces notes, rassemblées aujourd’hui sous le titre Vivant jusqu’à la mort[4] alors qu’il accompagne sa femme atteinte d’un mal incurable :
« C’est un autre regard que celui qui voit l’agonisant comme moribond, ayant bientôt cessé de vivre. Le regard qui voit l’agonisant comme encore vivant, comme en appelant aux ressources les plus profondes de la vie, comme porté par l’émergence de l’essentiel dans son vécu de vivant-encore, est un autre regard. C’est le regard de la compassion et non du spectateur devançant le déjà mort. Compassion vous avez dit ? Oui mais encore faut-il bien entendre le souffrir-avec que le mot signifie. Ce n’est pas un gémir-avec, comme la pitié, la commisération, figures de la déploration, pourraient l’être, c’est un lutter avec, un accompagnement à défaut d’un partage identifiant, qui n’est ni possible, ni souhaitable, la juste distance réglant la règle de l’amitié comme de la justice. Accompagner est peut-être le mot le plus adéquat pour désigner l’attitude à la faveur de laquelle le regard sur le mourant se tourne vers un agonisant, qui lutte pour la vie jusqu’à la mort, et non vers un moribond qui va être bientôt un mort. »
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[1] Procréation médicalement assistée
[2] Gestation pour autrui
[3] PR Sicard, Penser solidairement la fin de vie, rapport rendu le 18/12/2012.
Après avoir examiné les croyances sur l’homosexualité de l’organisme Crossroads, le gouvernement canadien maintient ses subventi
par Patrick B. Craine (Traduction CQV)Les néo-démocrates, l'opposition officielle du Canada, ont contesté Fantino sur la subvention, au cours de la période de questions, lundi.
Laissez un commentaireBenoit XVI, grand défenseur de la Vie, artisan de paix
Nombreux sont les discours où Benoit XVI a pris la défense des enfants à naître et des personnes les plus vulnérables. Voici un extrait d'un discours du 1er janvier 2013 pour la Paix:
Laissez un commentaire(...)Les artisans de paix sont ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie dans son intégralité
4. Le chemin de réalisation du bien commun et de la paix est avant tout le respect pour la vie humaine, considérée dans la variété de ses aspects, à commencer par sa conception, dans son développement, et jusqu’à son terme naturel. Les vrais artisans de paix sont alors ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine en toutes ses dimensions : personnelle, communautaire et transcendante. La vie en plénitude est le sommet de la paix. Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des crimes contre la vie.
Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix. Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître ? Toute atteinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l’environnement. Il n’est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie.
La structure naturelle du mariage doit être aussi reconnue et promue, c’est-à-dire l’union entre un homme et une femme, face aux tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes d’union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la déstabiliser, éclipsant son caractère particulier et son rôle social irremplaçable.
Ces principes ne sont pas des vérités de foi ; ils ne sont pas non plus seulement une conséquence du droit à la liberté religieuse. Ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la raison, et donc communs à toute l’humanité. L’action de l’Église en faveur de leur promotion ne revêt donc pas un caractère confessionnel mais s’adresse à toutes les personnes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette action est d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, car cela constitue une offense faite à la vérité de la personne humaine, une grave blessure infligée à la justice et à la paix.
C’est pourquoi la reconnaissance par les ordonnancements juridiques et par l’administration de la justice du droit à l’usage du principe d’objection de conscience face à des lois et à des mesures gouvernementales portant atteintes à la dignité humaine, comme l’avortement et l’euthanasie, est aussi une importante contribution à la paix.
Parmi les droits fondamentaux, concernant aussi la vie pacifique des peuples, il y a également celui des particuliers et des communautés à la liberté religieuse. En ce moment de l’histoire, il devient de plus en plus important qu’un tel droit soit promu non seulement du point de vue négatif, comme liberté face à – par exemple des obligations ou des restrictions relatives à la liberté de choisir sa propre religion –, mais aussi du point de vue positif, en ses différentes articulations, comme liberté de : par exemple de témoigner de sa propre religion, d’annoncer et de communiquer ses enseignements ; d’accomplir des activités éducatives, de bienfaisance et d’assistance qui permettent d’appliquer les préceptes religieux ; d’exister et d’agir en tant qu’organismes sociaux, structurés selon les principes doctrinaux et les fins institutionnelles qui leur sont propres. Malheureusement, même dans les pays de vieille tradition chrétienne, se multiplient les épisodes d’intolérance religieuse, en particulier contre le christianisme et contre ceux qui revêtent simplement les signes distinctifs de leur propre religion.
L’artisan de paix doit aussi avoir conscience que de plus en plus de secteurs de l’opinion publique sont touchés par les idéologies du libéralisme radical et de la technocratie qui leur instillent la conviction selon laquelle la croissance économique est à obtenir aussi au prix de l’érosion de la fonction sociale de l’État et des réseaux de solidarité de la société civile, ainsi que des droits et des devoirs sociaux. Or, il faut considérer que ces droits et devoirs sont fondamentaux pour la pleine réalisation des autres, à commencer par les droits et les devoirs civiques et politiques.
(...)
Début des 40 Jours pour la Vie ce soir
Bonjour à tous et toutes,
Lahaie. Cette étape sera suivie par un retour à l'intérieur de l'église pour un partage fraternel.Laissez un commentaire
Égalité pour tous : les zoophiles allemands contre la discrimination
Sur le site Bvoltaire.fr du 12 février 2013:
(Bientôt des sites entre propriétaires d'animaux à « rencontrer »)
Michael Kiok aime les bêtes. Il le dit haut et fort, et d’ailleurs, il ne se contente pas de le proclamer, il passe à la pratique et s’engage sur le terrain politique. Michael est à la tête du ZETA (Zoophiles Engagement für Toleranz und Aufklärung), le lobby qui, en Allemagne, regroupe les adeptes des relations sexuelles avec les animaux. L’élue de son cœur s’appelle Cessy. C’est une ravissante chienne.
(...)
Relisons certaines de ses déclarations récentes car il y a quelque logique dans ses raisonnements même si les prémisses sont discutables : « Les actions intentées par la société contre nous sont à peu près les mêmes que celles qui visaient les homosexuels il y a une trentaine d’années. Nous considérons les animaux comme des partenaires. On n’exerce sur eux aucune contrainte. Derrière le prétexte invoqué, à savoir la défense des animaux, se cache en fait un retour à l’ordre moral. On prétend interdire le plaisir sexuel entre hommes et animaux, mais on autorise les abus sexuels dans l’industrie agro-alimentaire, par exemple la castration des porcins. » Michael Kiok affirme aussi qu’ « un animal sait très bien montrer ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas », précisant avec délicatesse que « les animaux sont parfois plus faciles à comprendre que les femmes ».
Si on l’en croit, Michael Kiok se bat pour le droit à la différence et au bonheur, pour la liberté et pour l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs préférences sexuelles. C’est beau comme un discours de Christiane Taubira. Simple habillage tactique ? On le sait, les mots, ça compte énormément ; ça trompe énormément, aussi…
Ajoutons un argument que n’a pas encore, à ma connaissance, utilisé Michael Kiok : avec les progrès de la science, on peut espérer qu’une progéniture naîtra de ces unions. L’Allemagne souffre d’un déficit démographique très préoccupant et puisqu’on évalue à au moins 100 000 le nombre des zoophiles dans ce pays, il y a fort à parier qu’une bonne petite PMA contribuerait à redresser la situation
Voilà le résultat d'une argumentation stupide fondée sur la prémice si prisée par certains lobbys, de « l'égalité pour tous »... Michael Kiok ne fait que mettre un peu de cohérence dans le discours de ces lobbys. S'il n'y a pas de nature humaine, mais plutôt des "genres", s'il n'y a pas de finalité des actes sexuels, de loi naturelle, alors tout se vaut et la zoophilie n'est qu'une étape de l'imagination créatrice de la théorie du genre...
Laissez un commentaireUn enfant chinois écrasé par un fonctionnaire du planning familial zélé?
Sur le site (via le Salon Beige) de tf1.fr du 5 février 2013:
Laissez un commentaireLe fonctionnaire du planning familial était venu demander aux parents de s'acquitter de la lourde amende imposée à ceux qui ont plus d'un enfant. L'histoire se déroule en Chine où, depuis plus de trois décennies, la politique draconienne de l'enfant unique régit la vie des couples. A l'arrivée du fonctionnaire, ce couple vivant dans la province orientale du Zhejiang a protesté. Quand le responsable a voulu partir, un des enfants de la famille est mort écrasé par sa voiture. Il avait 13 mois. Les circonstances de son décès restent floues et une enquête a été ouverte.
"Le responsable des services du planning familial du district de Mayu était en train d'encourager la famille à régler les frais liés à la bouche supplémentaire à nourrir, mais la famille a commencé à montrer des signes d'agitation", a expliqué mardi à l'AFP un responsable local se présentant sous l'identité de M. Zhou. Le fonctionnaire a alors tenté de conduire dans sa voiture la famille récalcitrante jusqu'au bureau du planning familial local, a poursuivi M. Zhou. "Mais, au moment où il faisait démarrer son véhicule, il a découvert l'enfant écrasé sous les roues".
Une limitation des naissances remise en cause
Accident ou homicide volontaire ? Cette affaire a en tout cas été jugée assez dramatique pour que le Quotidien du peuple l'évoque mardi sur son site internet. Les familles chinoises qui dépassent les stricts quotas d'enfants permis par les autorités sont obligées de régler une amende d'un montant souvent difficile à supporter pour les foyers modestes.
Même si elle a été légèrement assouplie pour certaines tranches de la population, la politique de l'enfant unique est responsable de très nombreux drames en Chine, parmi lesquels des stérilisations de masse, des avortements tardifs et des abandons de petites filles.(...)Source sur TF1 News : Dramatique fait divers lié au contrôle des naissances en Chine
Que Dieu Nous Accompagne Durant ces 40 Jours
Ce soir, nous lançons la vigile de prière "40 jours pour la vie" avec une célébration eucharistique. La messe débutera à 19h00, à l'église Saint Enfant Jésus. Le père Jean-René, vicaire à la paroisse Saint-Angèle de Montréal-Nord, sera notre président. Tous sont les bienvenus.
Ensuite, selon les circonstances, nous ferons une procession dans le parc Lahaie. Cette étape sera suivie par un retour à l'intérieur de l'église pour un partage fraternel.
Aussi, la vigile débute demain et notre présence dans le parc Lahaie (en face de la clinique d'avortement Morgentaler, 30 boul. Saint-Joseph Est) se poursuivra jusqu'au 24 mars.
Tous sont les bienvenus à nous rejoindre en prière.
Père céleste,
Nous prions pour que notre pays soit libéré du fléau de l'avortement,
Que ceux qui en font la promotion soient amenés à un changement de coeur,
Que tous ceux qui sont tentés de commettre un avortement soient aidés avec amour à protéger le don précieux de la vie, et
Que tous ceux qui ont fait l'expérience de l'avortement puissent être consolés parle don de l'amour qui guérit.
Nous te le demandons par Jésus-Christ, Notre Seigneur,
Amen
Laissez un commentaireLe gouvernement canadien cesse de donner des fonds à un groupe chrétien en raison de ses croyances sur l’homosexualité
par Patrick B. Craine (traduction CQV)L'euthanasie est à nos portes -- il faut agir !
Il est temps de sonner l’alarme !
L’euthanasie est à nos portes. Nous n’avons que quelques semaines (trois ou quatres mois tout au plus) pour faire reculer nos députés élus à l’Assemblée nationale pour qu’ils disent « non » à un projet de loi, bientôt déposé par le Parti Québécois, qui visera la dépénalisation de l’euthansie au Québec.
En légalisant l’euthanasie, on crée en quelque sorte un « droit » au suicide. Et lorsque le suicide devient un droit assuré et encadré par l’État, cela donne la permission à certains individus d’en tuer d’autres, selon certains critères (cela vous rappelle quelquechose ?) et l’obligation pour les contribuables de payer le tout ! Pour certaines personnes, cela fera apparemment leur affaire, car ils auront leur mort « propre » et « sans douleur ». Par contre, d’autres personnes (vieillards, personnes handicapées, personnes seules et démunies, personnes dépressives) se sentiront contraintes à demander la mort, à la suite de pressions morales (que ce soit à cause d’une famille impatiente, d’un manque de lits dans les hôpitaux, de chicanes de succession, d’un soutien déficient, etc.).
Il y a aussi le changement sociétal global et majeur qu’une telle politique apportera : dorénavant, le suicide devient une solution aux multiples problèmes de la vie. Comme ces jumeaux belges de 45 ans qui ont reçu la piqûre fatale sous le prétexte qu’ils étaient sourds et craignaient une prochaine cécité, d’autres faisant face à des défis physiques et psychologiques feront à leur tour la queue à la clinique d’euthanasie (voir, p. ex. : « Ma mère a été euthanasiée sans que le médecin ne me prévienne... » )
On tente de nous rassurer en disant que la nouvelle loi sera bien « balisée ». Pour qui nous prennent-ils ?! N’apprendrons-nous jamais de l’histoire ? Prenez parmi plusieurs cas possibles celui de la légalisation de l’avortement. Lorsque cet acte a été légalisé en 1969, il y avait des balises, des critères. Il fallait pour avorter l’aval d’un comité de trois médecins. Il fallait de « bonnes raisons médicales ». Certains, sans doute, prédisait qu’il y aurait tout au plus au Québec quelques centaines d’avortements par année. Dans les premières années, ce fut le cas. En 1971, il y avait autour de 1000 avortements au Québec. Mais le chiffre alla grandissant jusqu’en 1988, où, avec l’arrêt Morgentaler, toutes les belles balises se sont effondrées, pour ne laisser qu’un vide juridique. Nous sommes aujourd’hui rendus à 30 000 avortements par année au Québec, 100 000 au Canada. C’est l’avortement sur demande, pour n’importe quelle raison, jusqu’à la naissance. Voilà la progression en 40 ans. Je ne vois pas en quoi l’euthanasie sera différente : d’ici quelques années, ce qui s’est produit avec l’avortement se reproduira pour l’euthanasie.
Que faire ?
Selon moi, il y a cinq choses qui doivent être faites immédiatement pour arrêter ce projet de loi imminent.
1. Premièrement, l’essentiel : il faut se baisser la tête et prier ! Où que vous soyez, priez un moment pour que Dieu guérisse l’aveuglement spirituel de trop de nos concitoyens qui les mène à croire que le meurtre est un geste de compassion et le suicide un geste digne et salutaire. Demandons aussi pardon d’avoir pu contribuer de quelque façon à ce délabrement général du respect de la vie.
2. Deuxièment, signez le « Manifeste » du Collectif des médecins pour le refus médical de l’euthanasie.
3. Troisièment, et c’est très imporant : Contactez dès que possible votre député provincial. Votre élu doit connaître ce que vous pensez de ce mauvais projet de loi qui sera déposé sous peu : dites-lui « NON à l’euthanasie et au suicide assisté, OUI à une mort digne, sans acharnement thérapeutique, avec soins palliatifs s’il le faut. » Encore mieux : visitez-le ou la en personne ! Si vous ne connaissez pas votre député, appelez l’Assemblée nationale :
Région de Québec : 418 643-7239 Numéro sans frais : 1 866 DÉPUTÉS (1 866 337-8837) ou suivez ce lien.
4. Parlez-en avec votre famille, vos amis et vos connaissances. Grands-parents, parlez-en avec vos enfants et petits-enfants, curé et pasteurs, parlez en à vos ouailles, évêques, mobilisez vos diocèses et chacun de vous : préparez-vous à une mobilisation générale qui est sur le point de voir le jour. (J’espère vous donner d’autres détails dans un prochain message.)
5. Donnez nous les moyens de diffuser nos annonces contre l'euthanasie à la télévision, à la radio et dans les autres médias. Nous sommes présentement en train de traduire et d'adapter pour le Québec une annonce contre l'euthansie qui a été diffusée à la télévision en Ontario.
Avec votre appui, nous serons en mesure de faire la vérité sur les dangers de l'euthanasie pour le Québec. Merci de votre appui !
Et n'oubliez surtout pas de faire suivre ce message à toutes vos connaissances. Il est vraiment minuit moins 5 pour l'euthanasie au Québec. Il est temps de s'activer pour contrer cette menace.
Pour la vie !
Georges Buscemi , président
Pour en savoir plus sur l'euthanasie et le suicide assisté,
les risques et les dérives possibles >>
Les Français entrent en résistance contre le « mariage » gai
Sur le blog de Jeanne Smits du 12 février 2013:
(et maintenant, place à la résistance, devant un gouvernement obéissant aveuglément aux consignes du conseil de l'Europe, lui-même soumis aux pressions de lobbys gais minoritaires, mais utilisant l'arme du terrorisme intellectuel)
Laissez un commentaireMardi 12 février 2013, à 18 heures précises, nous donnons rendez-vous à tous les Français sur l'Esplanade des Invalides, à côté de l’Assemblée Nationale, pour marquer notre entrée en résistance.
Après 2 semaines de pseudo débat à l’Assemblée Nationale, la majorité gouvernementale va réussir à faire passer dans un simulacre de débat le projet de loi instituant le mariage entre deux personnes de même sexe. Pour la famille et pour les droits de l’enfant à avoir un père et une mère, le vote de cette loi idéologique est un coup rude, mais la bataille est loin d’être perdue pour toutes les bonnes volontés engagées dans le combat pour la famille.
Après la journée historique du 13 janvier, le Collectif Famille Mariage appelle donc les Français et leurs élus au combat et à la résistance en ce 12 février tout aussi historique.
Avant le vote de la loi au Sénat, un premier bilan doit être tiré des mois de lutte qui s’achèvent par le vote de mardi.
Mobilisation exceptionnelle du peuple français pour préserver le mariage, avec des constats qui ne trompent pas : succès phénoménal de la manifestation du 13 janvier avec largement plus d’un million de manifestants ; succès fulgurant de la signature de la pétition pour saisir le CESE avec l’objectif de 500 000 signatures très largement atteint en quelques jours grâce au courage d'un élu, Philippe Brillault et de tous les Français ; émergence – hors de partis politiques – d’une nouvelle génération militante, très impliquée sur les questions éthiques et familiales...
Très faible implication des représentants politiques pour défendre le mariage : à l’exception notable de quelques élus courageux de l’opposition, mais aussi de la majorité présidentielle, la plupart des députés ont préféré fuir leur responsabilité en désertant le débat, et par leur abstention le jour du vote de la loi. Une démission des politiques très mal perçue par une grande majorité des électeurs qui sauront s'en souvenir lors des prochaines échéances électorales.
Fracture grandissante entre les élites politiques et le pays réel, entre l'idéologie d'une caste autoritaire et idéologique et la réalité du terrain.
Les nombreuses initiatives engagées localement autour de la défense de la famille ont toutes rencontré un réel intérêt auprès des populations et des élus locaux. Le clivage politique droite/gauche n’est plus du tout pertinent sur la question du mariage et de la défense de la famille. Le divorce entre le peuple et ses représentants politiques semble consommé et risque de s’aggraver encore davantage avec le vote d’une loi qui, loin de répondre à une aspiration populaire, ne fait que satisfaire les revendications communautaires d’une infime minorité.
Nous appelons donc aujourd'hui à l’union de toutes les forces et les bonnes volontés autour de la défense du mariage, de la famille et des droits de l’enfant.
Les défenseurs de la civilisation de la Vie doivent s’unir contre les tenants de la culture de mort.
Donc Mardi 12 février 2013, à 18 heures précises, nous donnons rendez-vous à tous les Français sur l'Esplanade des Invalides, à côté de l’Assemblée Nationale, pour marquer notre entrée en résistance.
Nous ne lâcherons rien.
Sincèrement,Grégoire Boucher
Président
Collectif Famille Mariage
