Réaction de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec sur la volonté de permettre l'euthanasie au Québec
Sur le site del'Assemblée des évêques catholiques du Québec du 18 janvier 2013 :
Laissez un commentaireLe rapport du comité présidé par Me Jean-Pierre Ménard, suivant en cela la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, s’engage dans une voie dangereuse. Reprenant l’expression « d’aide médicale à mourir » — que la Commission avait choisie pour désigner à la fois le suicide assisté et l’euthanasie —, il la définit comme « un soin » et la considère comme « un droit ». En outre, étant donné que l’euthanasie et le suicide assisté sont prohibés par le Code criminel canadien, le rapport incite le Procureur général du Québec à renoncer aux poursuites judiciaires contre les personnes qui seraient éventuellement impliquées dans une « aide médicale à mourir », à condition qu’elles aient agi en conformité avec les dispositions de la loi qu’adopterait l’Assemblée nationale sur le sujet.
Il y a tout lieu de s’inquiéter lorsqu’une manière de provoquer intentionnellement la mort est considérée comme un soin et lorsqu’elle est revendiquée comme un droit.
Oui, il est légitime de refuser des traitements qui ne font que prolonger la souffrance, de refuser l’acharnement thérapeutique qui ne fait que prolonger le processus de mort, de consentir à la sédation palliative administrée dans le but de soulager la douleur et non de provoquer la mort: comme les auteurs du rapport, nous affirmons que cela relève des droits et de l’autonomie de la personne. Mais nous affirmons aussi qu’il y a des limites à cette autonomie si on l’invoque pour donner ou se donner la mort. Le respect de la dignité humaine implique en premier lieu le respect de la vie humaine.
Nous apprécions grandement l’engagement et la contribution des citoyens et citoyennes, des familles et des associations qui sont solidaires des plus vulnérables et qui tentent de bâtir une culture de la vie et de la compassion.
Nous encourageons les professionnels de la santé engagés et soucieux de servir la vie et la dignité des personnes, ainsi que le bien de toute la collectivité, à poursuivre leur action unique et irremplaçable.
Il faut surtout et en priorité, comme le reconnaît et le propose le rapport du comité présidé par Me Ménard, étendre les soins palliatifs à l’ensemble du réseau des soins de santé. Une fin de vie dans la dignité passe par des soins palliatifs accessibles à tous, et non par l’euthanasie.
Un reporter du journal Le Devoir réfute les préjugés de certains journalistes sur la manifestation contre le «mariage» gai
Sur le site du journal Le Devoir du 19 janvier 2013, un article à lire, qui explique également certaines des raisons des Français de s'opposer au mariage gai:
(Le journaliste Christian Rioux s'interroge sur les idées admises et les caricatures textuelles de certains de ses collègues journalistes sur les manifestations contre le «mariage» gai.)
Laissez un commentaireLe journaliste possède un immense privilège. C’est celui de vérifier sur place si certaines idées communément admises correspondent à la réalité. Comme j’ai eu le privilège de compter parmi les rares journalistes québécois présents à la manifestation de 400 000 personnes contre la mariage gay qui s’est tenue dimanche à Paris, je m’autorise donc à témoigner. Qu’on se le dise, cette manifestation n’avait rien du ramassis de bigots que certains se sont amusés à décrire.J’ai parcouru les cortèges pendant trois heures et parlé avec de nombreux participants, dont beaucoup de jeunes. Je n’y ai pas entendu le début d’un slogan homophobe. Le défilé était serein et fort peu politique. Le défilé était serein et fort peu politique. (...)Loin de la caricature que certains s’amusent à dessiner, le débat qui a cours en France n’oppose pas de fieffés réactionnaires à de gentils progressistes. Ce serait trop simple. (…)C’est caricaturer le débat que de prétendre que ceux qui s’inquiètent sont des bigots. (…)
« La boite de Pandore » : un article très intéressant paru dans La Presse sur l'euthanasie
Sur le site du Journal La Presse du 18 janvier 2013:
Laissez un commentaire(...)Certes, les balises encadrant le recours à l'aide médicale à mourir devraient limiter sérieusement les dérives. Cependant, elles ne peuvent empêcher tout à fait, par exemple, qu'un patient demande l'euthanasie simplement pour éviter secrètement à ses proches le boulet de son agonie. Aucune balise ne réussira jamais à contenir tout dérapage, de la même façon qu'aucune loi ne peut prétendre parvenir à enrayer son propre contournement, volontaire ou non.
Toutefois, la grande inquiétude prend sa source ailleurs: en légalisant l'aide médicale à mourir, ouvrons-nous la boîte de Pandore? Procédons-nous à un changement culturel aux secousses potentiellement funestes? Il faudrait examiner attentivement si la société enverra désormais inconsciemment aux souffrants, aux dépressifs, aux suicidaires, le message suivant: la mort est une option.
Bien sûr, les balises sont justement là pour manifester que des circonstances exceptionnelles justifient seules le fait de demander la mort; mais à partir du moment où une société cesse de proclamer à tous: «peu importe l'épreuve que tu traverses, il est bon que tu sois vivant», son exhortation à vivre, son parti pris pour la vie est condamné à s'enliser de plus en plus dans l'ambiguïté.
Tout acte individuel possède une portée sociale. Nul n'est une île, c'est bien connu. En fuyant la souffrance dans la mort, une personne influence, qu'elle le veuille ou non, le rapport des autres à la souffrance et à la mort. Un père qui se suicide induit à ses enfants une certaine méfiance par rapport à la vie et à la possibilité qu'elle ait un sens. De même, quoique dans une moindre mesure, la personne ayant recours à l'aide médicale à mourir met une limite à l'acceptation de sa vie concrète, et cela n'est pas sans répercussions sur des personnes s'autorisant plus aisément, suite à son exemple, à penser de même. Dès qu'une limite est posée, elle s'expose à la mobilité, au gré des subjectivités et des situations.
Mais la dignité du souffrant, dans cette histoire? Nous devons nous demander ce que nous entendons par «dignité». Est-elle fondée sur la liberté de tout contrôler ce qui nous concerne, jusqu'à notre mort? Ou alors sur notre capacité de vivre en assumant jusqu'au bout l'origine et la destination mystérieuses de notre vie, dans la conscience de notre responsabilité envers autrui?
En tout cas, aucune liberté humaine ne possède le pouvoir d'abolir les conséquences de son action sur la collectivité. C'est dur à admettre pour un esprit individualiste, mais c'est indiscutable: ma mort ne me concerne pas seulement. Ainsi, il n'est pas superflu de s'interroger sur la pertinence d'octroyer un droit de mourir qui pourrait exhaler des habitudes de pensée délétères dans notre espace culturel.
Face au déluge d'émotions qui nous stupéfait lorsque nous sommes confrontés à la souffrance d'autrui, mon invitation à la prudence frappera sans doute les coeurs comme la vaguelette d'une brumeuse prophétie. Nous avons tous peur de souffrir; nous désirons tous, avec raison, éviter l'acharnement thérapeutique. Tout cela nous rend encore plus compatissants envers les grands souffrants.
Mais notre compassion serait peut-être plus véritablement humaine si, au lieu de prendre la forme d'une fuite, elle s'exerçait comme un accompagnement indéfectible de la vie, jusqu'à son terme naturel.
Le « mariage » gai au Québec, un «débat qui n'a pas eu lieu » dit Lise Ravary du Journal de Montréal
Sur le site du Journal de Montréal du 18 janvier 2013, une réflexion de Lise Ravary sur l'absence de débat qui a permis l'adoption d'une redéfinition d'une mariage au Québec :
(Sur le site, on trouve également une entrevue de la journaliste sur le sujet)
Le mariage constitue la pierre angulaire de la famille, elle-même la pierre angulaire de toutes les sociétés humaines.
Le mariage n’est pas qu’une simple construction culturelle : depuis toujours, il encadre la reproduction humaine. Ce n’est pas un détail de l’Histoire.
Mais puisque les Québécois sont un peuple évolué et ne peuvent résister aux idées nouvelles, ils ont jugé inutile de discuter des ramifications de donner aux personnes de même sexe le droit de se marier. Ramifications qui incluent une redéfinition radicale du lien biologique parents-enfants.
Des rats de laboratoire
Depuis 50 ans, l’Occident utilise les enfants comme rats de laboratoire pour ses expériences de réingénierie sociale. Des mères qui travaillent au divorce-minute ‘no fault’, à l’union libre, à la garderie, via la garde partagée et les réformes à l’école : ‘y’a rien là, les enfants sont résilients’.
Pourquoi alors autant de détresse ? De suicides, d’auto mutilation, d’anorexie, de boulimie, de dépression, d’hyperactivité, de fugues et de toxicomanie ? Et voilà qu’on leur met sur le dos une nouvelle révolution sociale : l’homoparentalité. Sans qu’on en discute.
Margaret Sommerville, professeur d’éthique à McGill et sommité mondiale en la matière, a voulu lancer le débat en 2003 en posant cette question : ‘Les droits des couples de même sexe passent-ils avant les droits des enfants ?’ Résultat : elle a été traînée dans la boue, humiliée publiquement et traitée d’homophobe. Je la connais. Elle est tout sauf homophobe. C’est d’une femme d’un humanisme profond.
L’homosexualité n’est plus un tabou mais se questionner sur les impacts du mariage gai est devenu un méga tabou.
Rien trouvé de mieuxRien ne bat papa, maman et une cellule familiale stable pour élever des enfants. C’est l’idéal. Bien sûr, les échecs sont fréquents, mais la recomposition des familles ne détruit pas les liens biologiques. Elle répare.
(...)
Mais la pure vérité, c’est qu’on ne connait pas l’impact de l’homoparentalité sur les enfants. Comme avec tous nos projets de réingénierie sociale, les enfants porteront seuls le fardeau de la preuve. Ce sont les enfants qui seront envoyés au front pour défendre le choix de leurs parents, tant que la société ne se sera pas adaptée au changement.
Il n’existe aucune étude sérieuse sur l’homoparentalité et les enfants pour l’instant, car le phénomène est trop nouveau. L’échantillonnage disponible est minuscule. Les recherches à grande échelle qui sont citées portent surtout sur des enfants nés d’un couple hétéro mais dont un des parents a changé d’orientation en cours de route. Pas la même chose.
Je trouve désolant que l’on n’ait pas trouvé le moyen de débattre de questions aussi importantes que la filiation et le sens du soi, sans que des accusations d’homophobie mettent fin à toute discussion. Les sceptiques, dont je suis, n’ont même pas eu la chance d’être confondus !
La filiation, une notion biologique, devra nécessairement reposer sur une fiction juridique qui niera aux enfants issus d’un couple homosexuel le droit de remonter le cours de leurs origines. À l’heure où de plus en plus de tribunaux donnent aux enfants nés de l’insémination artificielle le droit de retrouver leur père biologique. Et aux enfants adoptés de garder un lien avec leurs géniteurs.
L’article 7 de la convention internationale sur les droits de l’enfant garantit à tout enfant le droit de connaître ses parents. Il doit bien y avoir une raison à cela.
On ne peut qu’espérer que l’amour viendra à bout de tout.
Si, il y a une étude sérieuse sur l'"homoparentalité" et ses conclusions sont sans équivoques. Cliquez ici et ici pour lire sur le sujet.
Laissez un commentaire« Contre le droit de tuer autrui » : un article du Dr Patrick Vinay paru dans le Devoir
Une lettre du Dr Patrick Vinay, médecin en soins palliatifs et vice-président du mouvement «Vivre dans la dignité», paru dans le Devoir du 18 janvier 2013:
(Le Dr Patrick Vinay donnant une conférence en 2010, devant l'auditoire de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec)
Laissez un commentaireC’est avec tristesse que les membres de Vivre dans la dignité apprennent que le gouvernement ira de l’avant avec l’étude d’un projet de loi qui renie le droit inviolable de chacun à la vie, et cela au nom de l’humanité et de la compassion ! La loi fédérale qui fait du meurtre sous toutes ses formes un crime exprime concrètement que tout meurtre atteint gravement nos valeurs communes. Le droit de vivre de l’autre, et donc la prohibition du meurtre, fonde le tissu même de notre égalité et de notre société.
Mais la fascination de faire partie des gens jeunes, beaux et autonomes ôte pour certains toute dignité aux malades dépendants. Il faut achever leur vie rapidement, plutôt que de soigner efficacement… Et pour cela, on veut introduire un contresoin, le meurtre, élevé au rang des gestes de compassion, et demander aux soignants de poser ce geste !
Mais avez-vous entendu les soignants qui se penchent sur la fin de vie réclamer le droit de tuer leurs malades ? Sont-ils à court de puissants médicaments pour restaurer le confort ? Non. Ils ont clairement dit à la Commission qu’ils n’avaient pas besoin de cela pour garder leurs malades confortables jusqu’à la fin. Alors si ce n’est pas eux qui sont impliqués, qui demande ce « droit » de tuer autrui ? Qui a inventé ce terme fallacieux « d’aide médicale à mourir » pour déguiser une injection létale terminale en un soin approprié ?
On propose maintenant de faire des règlements pour accorder à certains et dénier à d’autres le « privilège d’être tués » ! Il faudra donc des experts qui feront des pronostics incertains… Il faudra juger et quantifier la souffrance vécue par les uns et les autres : une tâche impossible. Cette porte ne tiendra jamais et on se retrouvera comme en Belgique avec des euthanasies accordées parce que la vue et l’ouïe faiblissent, causant « une perte irréparable » du jouir de la vie…
Et que dire des pressions de certaines familles trop occupées pour soutenir leurs malades et qui veulent en finir parce que le mourir est trop long ! Tout cela empêchera de découvrir l’entraide, la compassion, l’amitié ou l’amour. Tout cela dissoudra notre lien : le pays, est-ce seulement pour les gens autonomes ?
Pour beaucoup de bien portants, il n’y a rien à vivre en fin de vie. Pour d’autres qui vivent au contact de cette réalité, c’est un puissant terrain de transformation et de compréhension de notre nature humaine. Les soins palliatifs sont appréciés parce qu’ils soulagent efficacement ceux qui meurent tout en permettant des découvertes importantes pour ceux qui restent.
C’est la seule voie viable pour un avenir plus humain et pour des deuils plus sereins. Le gouvernement en place doit donc faire porter tous ses efforts sur l’amélioration des soins palliatifs et les rendre accessibles à tous les citoyens qui en ont besoin.
Accepterons-nous que nos lieux publics de santé deviennent maintenant des lieux dangereux où le malade peut être tué ? Des lieux où le malade ne peut plus changer d’idée ? Des lieux où le médecin tuerait plutôt que de soigner ? Des lieux où il deviendrait dangereux d’amener papa ou maman ? De telles inquiétudes ont été exprimées maintes fois durant les audiences de la Commission sur la question de mourir dans la dignité. Qui les a entendues ?
Le barreau du Québec ou leurinjustice.ca... Une vidéo pour soutenir le «droit» à l'avortement et à l'euthanasie

(Illustration sur le site VotreJustice.ca faisant allusion au pseudo-droit à l'avortement)
Sur le site du Barreau du Québec, on trouve une courte publicité présentant le Barreau comme défenseur du « Droit à l'avortement » et de l'euthanasie. Y-a-t-il un vote démocratique parmi leurs membres qui a permis une position aussi déraisonnable? Il est permis d'en douter...
Pour voir le court vidéo de 31 secondes, cliquez ici.
Laissez un commentaireEuthanasie : les tribunaux devront trancher selon le ministre de la justice Rob NIcholson
Sur le site du quotidien La Presse du 16 janvier 2013:
(Pour le Ministre de la Justice Rob Nicholson, selon sa porte-parole Julie Di Mambro, les tribunaux doivent trancher la question)
Laissez un commentaire(Ottawa) Ce sera aux tribunaux de déterminer si le Québec peut légiférer sur le droit de mourir, a affirmé le gouvernement Harper, mercredi.
Le gouvernement Marois a annoncé mardi qu'il déposera bientôt un projet de loi pour encadrer l'aide médicale à fournir à certains patients qui désirent qu'on mette fin à leurs souffrances.Un tel projet de loi aurait pour effet de contourner les dispositions du Code criminel qui interdisent l'euthanasie. Le Code criminel relève du gouvernement fédéral.
Au bureau du ministre de la Justice, Rob Nicholson, on souligne que le débat sur l'euthanasie est «douloureux et divise l'opinion».
La porte-parole du ministre, Julie Di Mambro, rappelle que le dossier avait provoqué des débats houleux, en 2010, lorsque la députée bloquiste Francine Lalonde avait déposé un projet de loi privé qui aurait eu pour effet de légaliser le suicide assisté. L'initiative a été battue par un vote de 228 députés contre 59 à la Chambre des communes.
«C'est aux tribunaux de déterminer si la province agit à l'intérieur de sa juridiction», a indiqué Mme Di Mambro.
Le gouvernement fédéral compte-t-il s'opposer à une éventuelle loi québécoise? «Nous n'avons rien à ajouter pour le moment», s'est contentée de répondre Mme Di Mambro.
(...)
Dans le journal de Montréal, le communiqué de Campagne Québec-Vie sur l'euthanasie
Sur le site du Journal de Montréal du 16 janvier 2013:
(Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie)
Laissez un commentaireUn organisme pro-vie de Montréal exhorte le gouvernement fédéral à demander une injonction pour empêcher le Québec de faire adopter un plan visant à faciliter l’aide médicale à mourir.
«Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson doit agir rapidement pour stopper le calendrier du gouvernement du Québec visant à contrecarrer la loi canadienne en légalisant l’euthanasie» a déclaré Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie (CQV).
(...)
«Le gouvernement fédéral a la compétence exclusive sur l'euthanasie et a déjà réglé cette question en avril 2010. Respectons le champ de compétence du Parlement», a ajouté M. Buscemi dans un communiqué.La tentative pour renommer ces actes en soins de santé est inquiétante, croit l’organisation.
Campagne Québec Vie est une association de Québécois convaincus de la nécessité de défendre l’inviolabilité de la vie humaine des membres les plus vulnérables de notre société.
La volonté du gouvernement d'euthanasier les patients est de "l'acharnement juridique et politique"
Sur le site deCNW/TELBEC du 17 janvier 2013, cette réponse du mouvement « Vivre dans la dignité » sur la tentative du gouvernement québécois d'imposer l'euthanasie:
Laissez un commentaireMONTRÉAL, le 17 janv. 2013 /CNW Telbec/ - La complexité de la fin de vie ne peut pas se réduire à ses aspects juridiques et politiques. Le gouvernement en place doit faire porter tous ses efforts sur l'amélioration des soins palliatifs et les rendre accessibles à tous les citoyens qui en ont besoin. Les soins palliatifs sont LA SEULE SOLUTION HUMAINE. Travaillons à renforcer ce qui fait consensus (les soins palliatifs) plutôt qu'à instaurer des pratiques qui nous divisent (l'euthanasie et le suicide assisté déguisés en « aide médicale à mourir »).
La protection des personnes n'est pas négociable! Rappelons aux citoyens et citoyennes du Québec que l'euthanasie et le suicide assisté sont des gestes relevant du code criminel, passibles d'emprisonnement et qui le resteront à moins d'un changement constitutionnel majeur. Comment penser qu'on modifie les actes eux-mêmes en remplaçant les termes euthanasie et suicide assisté par « aide médicale à mourir »? La nature criminelle de ces actes peut-elle être modifiée en jouant sur les mots?
Le code criminel est clair: quiconque cause la mort d'un être humain, directement ou indirectement, commet un homicide (article 222). En entérinant le rapport de Me Ménard, qui propose de permettre aux médecins de provoquer la mort de leurs patients (par injection létale ou d'autres moyens) dans certaines circonstances sans qu'ils soient poursuivis, le Barreau du Québec et le Collège des médecins cautionneraient la transgression d'un interdit et le viol de la loi. Est-il nécessaire de rappeler à la population québécoise que le Barreau du Québec et le Collège des médecins ont le mandat et le devoir de PROTÉGER la population? Ils sont soumis, comme tous les individus et associations, aux lois protégeant la population de l'euthanasie et du suicide assisté.
Dans un contexte de coupures budgétaires et de pénurie de médecins et de personnel dans le système de santé, comment peut-on espérer que les patients aient une alternative véritable entre soins palliatifs et euthanasie (impliquant que les soins palliatifs soient disponibles pour tous les Québécois)? Combien coûteraient des mesures de sauvegarde dites sécuritaires? Voici quelques questions pour faire réfléchir nos concitoyens...
http://www.vivredignite.com/docs/40question.pdf
http://www.vivredignite.com/docs/ppt_faits_risques.pdfComment éviter de penser que l'introduction de l'euthanasie dans le système de santé serait une façon de pallier l'insuffisance des ressources du système de santé et de mettre fin à des vies considérées comme inutiles (avec ou sans consentement du patient)? De telles inquiétudes ont été exprimées maintes fois durant les audiences de la Commission sur la question de mourir dans la dignité.
SOURCE : VIVRE DANS LA DIGNITE
Renseignements :
Linda Couture, directrice de Vivre dans la Dignité
(514) 639-6814 ou (514) 262-5183 (cell)
[email protected]
www.vivredignite.com et http://vivredignite.blogspot.ca
«Taire pour tromper», un article d'un médecin dans la Presse dénonce la supercherie du gouvernement sur l'euthanasie
Sur le site du journal La Presse du 17 janvier 2013:
(Le docteur Marc Beauchamp, chirurgien orthopédiste, auteur de l'article)
Laissez un commentaireÉtrangement, ce dont il était question était bien l'euthanasie. Or ce mot n'a pas été prononcé une seule fois pour définir leur projet. Politiciens et avocats connaissent très bien la valeur des mots. On dira «aide médicale à mourir» plutôt qu'euthanasie ou suicide. Ou encore mieux «aide médicale à la fin de vie». C'est plus vendeur. On ne dira pas homicide non plus, même si c'en est un techniquement. Ce n'est pas vendeur. Un médecin tient une seringue dans ses mains, il appuie sur le piston, le coeur cesse de battre, le patient est mort.
La ministre Véronique Hivon et l'avocat Jean-Pierre Ménard considèrent qu'il s'agit de «médecine». Or, ce n'est pas vrai, ça n'en est pas. Techniquement, c'est un homicide. Justifié? Peut-être. Acceptable? Charitable? Humanitaire? On peut débattre. On peut avoir son opinion. Mais on ne peut pas mentir.
(...)
Ne soyons pas dupes, leur but est de forcer l'adhésion à leur projet et de mettre la table pour un geste unilatéral face au gouvernement fédéral, qui a autorité sur le droit criminel, et donc sur la légalité de l'homicide ou l'euthanasie. Homicide, c'est criminel, mais «aide médicale à la fin de vie», c'est médical, n'est-ce pas?Il faut mesurer les impacts d'un tel raccourci de politicien, et ils sont beaucoup plus profonds qu'il n'y paraît. Le plus important, pour moi qui suis médecin, est que ces deux avocats, avec leurs jeux de mots subtils, sont en train de placer une jolie bombe sur la médecine elle-même. Leur redéfinition de ce qu'est la médecine, de ce qu'on peut appeler médecine, serait dictée par l'opinion générale, l'évolution des mentalités. Or, ce n'est pas vrai. Vrai que les connaissances médicales évoluent, tout comme le droit. Mais d'aucune façon, la définition même de la médecine ne peut être définie par le pouvoir, leur pouvoir.
Aussi, Mme Hivon, outre son utilisation de termes trompeurs, a décrété dans son allocution aujourd'hui que le débat sur «l'euthanasie» (excusez le terme, il est de moi) était terminé au Québec et qu'il y avait consensus depuis le dépôt de son rapport de la commission «Mourir dans la dignité». Et elle affirme qu'elle veut aller vite. Pour elle et son parti, fini les discussions, fini le débat, pas question de négociation (surtout pas avec le fédéral).
Une attitude finalement déplorable et, disons-le, idéologique sur un enjeu sensible et complexe qui mérite beaucoup mieux qu'un tel traitement «bulldozer».
(...)
Mais nous ne pouvons accepter l'usage des mensonges pour progresser, et encore moins l'abus des gens de bonne volonté qui forment encore la grande majorité de notre peuple.