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Une jeune femme enceinte secourue par l'auberge Héberge-Ados de Gatineau

Sur le site du journal Le Droit du 31 janvier 2013, cette très belle histoire:
 

 

 

 

(...)«J'attends un garçon, dit-elle en souriant. Et je pense que je vais l'appeler Élie».

C'est le nom qu'elle a choisi. Seule. Seule parce que le père d'Élie n'est plus dans le portrait. Quand il a appris que sa petite amie de 16 ans était enceinte, il est disparu dans le néant.
 

Et Myriam n'a pas consulté sa mère et son père non plus avant de choisir le nom de son futur enfant. Elle a perdu le contact avec son père il y a plus d'un an. Et elle a été abandonnée par sa mère à sa naissance. Elle ne l'a jamais connue.

«Et je ne l'ai jamais cherchée non plus, dit-elle. Ma mère avait sûrement de bonnes raisons pour faire ce qu'elle a fait», ajoute-t-elle en haussant les épaules.

Myriam a grandi à Papineauville. Elle a été élevée par sa grand-mère. C'est là qu'elle a vécu toute son enfance et le début de son adolescence.

Mais en septembre dernier, cette future maman de 16 ans (elle a 17 ans aujourd'hui) a décidé de quitter sa grand-mère. «Ma grand-mère ne pouvait plus s'occuper de moi, dit-elle. Sa santé ne le permettait plus. Je devais quitter et me débrouiller seule.»

Seize ans, enceinte, sans famille, et pratiquement dans la rue. C'est un tunnel sans fin et sans issues qui se dessinait devant elle.

En septembre dernier, un peu en désespoir de cause, Myriam a quitté Papineauville pour Gatineau. Elle est allée frapper à la porte de l'Auberge du coeur Héberge-Ados, dans le quartier Mont-Bleu.

Peut-être pourrait-elle trouver de l'aide, pensait-elle, à cette maison d'hébergement qui vient en aide aux adolescents (es) de 13 à 17 ans de l'Outaouais qui se retrouvent en situation d'itinérance ou à risque de l'être.

C'était en septembre. Myriam a quitté Héberge-Ados deux mois plus tard.

«J'avais entendu parler d'Héberge-Ados, dit-elle. Alors je suis venue voir si on pouvait m'aider. Je voulais repartir du bon pied dans la vie. Juste vivre comme il faut et me prendre en main. Mais j'avais besoin d'aide. Je vais bientôt être maman et j'avais vraiment besoin d'aide.»

Myriam a frappé à la bonne porte. Durant les deux mois lors desquels elle a habité là, l'équipe d'Héberge-Ados l'a aidée à se trouver un logement subventionné de deux chambres à coucher. On l'a ensuite aidé à obtenir une aide financière du gouvernement provincial. Et elle complète ses études secondaires par correspondance.

«Tout va bien, dit-elle en souriant. L'équipe ici m'a vraiment guidée et aidée à me prendre en main. Et ma grand-mère, à qui je parle presque tous les jours, est vraiment fière de moi.»

«Éventuellement, j'aimerais poursuivre mes études à l'université, souhaite-t-elle. Je voudrais étudier dans le domaine de la justice, peut-être devenir avocate un jour. Ma priorité est, bien entendu, mon enfant que j'attends dans dix semaines. Mais je voudrais lui donner une bonne vie.» Une meilleure vie, voulait-elle dire.
 

(...)

C'est cela, la solution de l'espérance...

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Obama recule sur le HHS Mandate, mais ne respecte toujours pas la liberté de conscience des américains

Sur le site du journal La Presse du 1er février 2013:

 

(Payer obligatoirement pour les médicaments produisant l'avortement?)

 

 

L'administration Obama a proposé vendredi de nouvelles règles concernant la couverture de la contraception dans sa réforme santé, réforme phare du premier mandat du président, qui élargissent le nombre des institutions religieuses pouvant être dispensées de la payer.

Ces nouvelles règles, qui doivent encore être discutées, proposent d'exempter tout «employeur religieux» de l'obligation d'inclure la contraception dans l'assurance maladie que la réforme du président Barack Obama rend désormais obligatoire pour tout Américain.

 Le terme vague «à dessein» permet que des organisations religieuses qui ne sont pas directement régies par les églises puissent demander à être exemptées de payer pour la contraception de leurs employées.

 Selon les propositions du ministère de la Santé, les employées devront souscrire une assurance à part via une «tierce partie», le coût ne devant être à la charge de l'employée.

 Les organisations religieuses s'étaient vivement opposées à l'obligation de devoir payer pour la contraception, comprenant la pilule abortive, de leurs employées.
(...)
L'organisation anti-avortement SBA-List a trouvé pour sa part ces nouvelles règles «inacceptables », car elles n'accordent pas d'exemptions possibles aux organisations non religieuses, comme elle-même.

Pas d'exemption pour toutes les personnes ne désirant pas souscrire à la pilule abortive...

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Témoignage de l'expérience eugénique, ressentie par les médecins et les parents

Un petit livre sur les interruptions médicales de grossesse par une psychologue clinicienne à la maternité Antoine Béclère à Clamart, puis à l’hôpital Nord à Marseille en néonatalogie, Frédérique Authier-Roux, a le mérite du parler-vrai. L’auteure, bien qu’ouverte à l’avortement, nous parle de l’expérience vécue par les médecins et patients qui décident, par eugénisme, d’éliminer un enfant à naître.
En voici quelques extraits :
« Les équipes médicales posent le diagnostic, envisagent le pronostic. Puis soit on le surveille soit on le soigne soit on le tue.
Ces trois verbes dans la même phrase paraissent agressants; toutefois, ils résument une certaine réalité du diagnostic anténatal. Réalité à laquelle on peut ajouter tous les qualificatifs que l’on souhaite – violente, impensable —, mais qui correspond à l’histoire de ces couples venant consulter et qui seront conduits à se séparer de leur bébé lors d’une intervention
“Ne nous leurrons pas : la traque de la malformation fœtale, de la maladie congénitale, ne conduit en pratique à rien d’autre qu’à la mort d’un bébé. Éradiquer le handicap, éliminer ce qui ne saurait être vu, est un des axes principaux d’un centre de médecine fœtale.
Les médecins doivent et peuvent vous donner un bébé parfait, en bonne santé. Cela rappelle étrangement les services après-vente assurés par certains commerces. Si le produit ne convient pas, on peut le rapporter, l’éliminer, ou le détruire. » (p.17)
“Les équipes de médecine fœtale fonctionnent en permanence dans l’ambivalence la plus grande, entre la suppression du bébé malade ou malformé et le désir de le soigner. Rappelons à ce propos que, par définition, la médecine est anti-eugénique, puisque son objectif premier est de soigner; elle permet à des gens de continuer à vivre alors que sans elle ils seraient morts. Ce ne sont pas les équipes médicales qui ont inventé le désir du bébé parfait, bien qu’avec les techniques sophistiquées dont elles disposent, elles peuvent être portées à le croire; cependant, elles doivent surtout entretenir cette illusion à la fois pour elles-mêmes et pour leurs patients. D’où cette obsession de la traque de la malformation : elle ne peut passer à travers les mailles de leur filet, par crainte du procès certes, mais aussi dans la hantise de ne pas avoir fait reconnaître leurs extraordinaires compétences. Et puis, la naissance d’un bébé malformé reste pour eux du domaine de l’échec et génère une culpabilité immense. « Je ne comprends pas comment j’ai pu passer à côté, j’avais tout bien vu à l’écho.  » Ils sont atteints à la fois dans leur corps et dans leur psychisme. » (p.18-19)
« La mère confie son bébé au monde médical. Certaines femmes diront plus tard, après avoir tout vécu : « Avec tous leurs examens, ils m’ont dépossédée de ma grossesse.  » Là est bien la difficulté pour les médecins : ne pas prendre possession, ne pas s’emparer, ne pas priver, au sens de frustrer, de spolier. Si court que soit le temps qu’il leur reste à partager avec ce bébé-là, ces parents en ont besoin. Sans respect de cet espace nécessaire à la compréhension, l’équipe devient maltraitante;  » (p.19-20)
« Le ciel s’assombrit, le diagnostic n’est pas bon, et encore moins le pronostic. On ne parle plus de date présumée d’accouchement mais – l’intolérable se profile, l’inacceptable se révèle – de date d’interruption de grossesse, précisément d’interruption médicale de grossesse, termes qui ne disent qu’en demi-teinte la réalité du geste. À aucun moment n’apparaît dans les mots la notion de mort : on ne dit pas qu’il s’agit de tuer un bébé. On tait la vérité, on la passe sous silence. Il faut aller chercher derrière les termes la violence à laquelle les parents vont être confrontés.
(…)
En effet, que peuvent espérer ces parents? Vivre avec ‘un bébé livré éternellement aux services hospitaliers »; ‘un bébé qui va mal ‘. ‘Nous, on n’en voulait pas’, assurent-ils.
(…)
‘Je ne pensais pas à la mort de mon bébé, je tricotais de la layette pour lui. Dès le début de la grossesse, je parlais beaucoup à mon ventre, j’ai eu l’impression de lui avoir menti, de l’avoir trahi. C’était pas de sa mort que je lui parlais mais de sa vie avec nous. On l’attendait, puis après on ne l’attendait plus. On était ailleurs, on parlait d’obsèques, du cimetière. Des projets de vie annulés. Il n’a pas eu d’existence, il n’a pas dormi dans son lit. Je ne l’ai pas tenu dans mes bras vivant. Mon geste, je ne l’accepte pas. Même si c’était le mieux je m’en veux. Les médecins ne savaient pas le soigner, peut-être que dans dix ans ils sauront.’ (p.23-24)
‘En effet, pour les parents, il s’agit bien d’une mise à mort active de leur enfant. Je me souviens de cette femme qui avait demandé de manière quelque peu brutale, au médecin de partager avec elle et son conjoint la violence du geste foeticide en disant au gynécologue au moment de l’acte : ‘Alors là, vous allez tuer mon bébé.’ Ou cette autre femme, parlant de son ressenti, au sujet de ce qu’on appelle, en y mettant les formes, l’euthanasie fœtale (mort douce et sans souffrance : surtout que, dans certaines maternités, il est encore pratiqué des intracardiaques pour tuer les fœtus in utero. Quand on connaît la violence de cette mort, on peut se demander s’il est vraiment question de vouloir épargner aux bébés les souffrances liées au déclenchement de l’accouchement!...) : ‘J’ai l’impression que j’ai tué mon bébé, je revis le geste foeticide, ça resurgit, j’aurais voulu être là sans être là, mais le ventre c’est moi… Peut-être que mon bébé s’est aperçu qu’ils le tuaient, c’est comme un assassinat commandité. Le soir, quand je rentre, je reste avec ma vie, je ne peux pas occulter ce geste. Ce n’est pas la décision, c’est l’après. Est-ce qu’il s’est endormi avant l’arrêt cardiaque? Est-ce qu’il a souffert? Tout est point d’interrogation dans cette histoire. » Avec ces mots, avec son ressenti, elle reconstruit le traumatisme lié à l’acte foeticide. Toutes et tous le vivent de la même manière ‘Prendre cette décision, c’est l’horreur, choisir de donner la mort à son enfant, c’est quand  même le tuer. Choisir. Décider. ON lui a donné la vie et maintenant on lui donne la mort; même s’il n’est pas viable avec sa malformation, c’est quand même le tuer dans le ventre de sa mère », disait un père.’ (p.28-29)
‘Malraux disait : ‘La mort transforme une vie en destin.’ Cette pensée témoigne du ressenti des parents que j’ai pu rencontrer. ‘Je ne l’oublierai jamais, il restera ce bébé, c’est quand même un enfant, il a sa place. ‘ Ce père disait que la mort de son fils se rappelait à lui par ‘cette place, cette chaise haute qui restera vide, cette place à table qui ne sera jamais occupée, mais il sera toujours là dans ma tête et il sera toujours notre premier enfant ‘». (p.45)
Tous les extraits sont tirés de : AUTHIER-ROUX, Frédérique. Ces bébés passés sous silence, à propos des interruptions médicales de grossesse, éditions Érès, Ramonville Saint-Agne, 2007, 75 pages.
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Reportage à TVA sur la réception au parlement de la demande d'enquête sur les centaines d'enfants nés vivants après avortement

Sur le site de TVA Nouvelles, pour voir le reportage, cliquez ici.

 

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Les sénateurs de l'Arkansas votent un projet de loi pour empêcher l'avortement dès la 6e semaine de grossesse

Sur le site de Radio-Canada du 1er février 2013:

 

 

 

 

Le Sénat de l'Arkansas a voté jeudi en faveur d'un projet de loi qui interdirait l'avortement si un battement de coeur peut être entendu, une mesure qui pourrait mener à l'interdiction de l'avortement à partir de la sixième semaine de grossesse.

Le Sénat a approuvé par 26 voix contre 8 le projet de loi exigeant un test pour détecter le battement du coeur du foetus avant qu'un avortement puisse être réalisé.

Si un battement de coeur est détecté, la femme enceinte ne pourra se faire avorter, sauf dans les cas de viol ou d'inceste, ou si la vie de la mère est en danger.

Des mesures semblables sont envisagées au Dakota du Nord et au Mississippi.
 

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En 2010-2011, 119 enfants avortés nés vivants sont morts des blessures de leur avortement : les gynécologues silencieux...

Sur le site du journal Le Devoir du 1er février 2013:

 

(La balle est maintenant dans le camp de la GRC. Sera-t-elle fidèle à sa devise : « Maintiens le droit  »?

 

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada n'était pas en mesure jeudi de clarifier ce qui arrive lorsque les fœtus avortés naissent vivants. Le professeur d’éthique à la Faculté de théologie de l’Université Laval, Bernard Keating, raconte qu’une animatrice de pastorale, par ailleurs non mue par ses convictions religieuses, avait constaté que dans certains cas d’avortements tardifs au centre mère-enfant du CHUL, « les enfants étaient abandonnés sur les comptoirs où on les y laissait mourir » parce qu’ils n’étaient pas viables. Elle a fait des pressions pour qu’on apporte des soins palliatifs jusqu’aux derniers soupirs du fœtus. « On a changé la pratique, mais le tabou était tellement fort », se souvient-il.
Et vous feriez confiance, aurait-on pu demander à l’animatrice de pastorale, à une équipe dont l’intention est de tuer un enfant, pour lui prodiguer des soins et même le sauver, comme c’est leur devoir selon la loi, si cela est possible? Le témoignage de l’animatrice de pastorale n’est pas unique. Des infirmières ont déjà témoigné avoir comme instruction de ne pas s’occuper de l’enfant, laissé sur une plaque de métal froide, parce qu’une présence humaine pourrait entretenir sa vie. Certains enfants ont déjà, pendant plusieurs quarts de travail selon les témoignages, agonisé seuls.
Dans un entretien téléphonique, M. Vellacott explique qu’il ne fait que son devoir « de citoyen respectueux des lois » en portant à l’attention des autorités tout élément pouvant être criminel. (…)
Selon lui, il est d’autant plus important d’agir que le phénomène va, dit-il, s’amplifiant : il y aurait eu 119 cas similaires en 2010-2011, soit le quart de ce qui était arrivé dans la décennie précédente. La GRC confirme avoir reçu la lettre datée du 23 janvier, mais ne confirme ni n’infirme l’ouverture d’une enquête. »
La GRC a-t-elle le droit de décider que des lois ne doivent pas être appliquées?
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Demande d'enquête auprès de la GRC pour des meurtres par avortement après la 20e semaine de grossesse

Enfin, des députés ont pris au sérieux le code criminel du Canada qui exige de porter secours à toute personne en danger, y compris un bébé qui vient de naître, vivant, mais blessé par un avortement raté. Il y aurait près de 500 cas de ces homicides d'enfants nouveaux nés. Sur le site du journal Le Devoir du 31 janvier 2013:

Ottawa — Trois députés conservateurs ont demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'enquêter sur des avortements faits à plus de 20 semaines de grossesse, car ils constituent, selon eux, des «homicides».

Les députés d'arrière-ban Maurice Vellacott, Leon Benoit, et Wladyslaw Lizon, ont envoyé une lettre à cet effet au commissaire Robert Paulson de la GRC, en date du 23 janvier 2013.
(...)
Ces «meurtres» — comme il est écrit dans la lettre — seraient la conséquence de tentatives d'avortements, qui auraient résulté en des bébés qui seraient morts après la naissance, expliquent les signataires de la lettre.
 
Ceux-ci se fient à des chiffres rapportés par le blogue Run with Life, qui précise qu'il y aurait eu 491 de ces cas entre 2000 et 2009.

Il s'agit bel et bien de meurtres et de non assistance à des personnes en danger... Pour plus de détails sur ces crimes sordides, financés par le gouvernement, vous pouvez lire les 2 articles que nous avions consacrés à ces crimes non punis. Cliquez ici et ici.

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La Fédération des femmes du Québec préfère l'élimination de filles plutôt que des restrictions sur l'avortement

Sur le site du journal Le Devoir du 31 janvier 2013, cette prise de position de la présidente de la Fédération des femmes du Québec :

(Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec)

 

Nous affirmons que la préférence sociale pour les garçons et l’avortement sexo-sélectif sont inacceptables, car ils témoignent d’une inégalité profonde entre les femmes et les hommes. L’État doit-il pour autant intervenir dans le choix de femmes de disposer de leur corps et de décider de poursuivre ou non une grossesse ? À cela, la FFQ répond non, car une telle interdiction risque d’être inefficace et contre-productive alors que des solutions non sexistes existent.(...)

Ah bon? Et s'il y avait une égalité de traitement, soit des cultures qui éliminent les filles et d'autres les garçons, tout le monde serait content parce que le massacre serait partagé?

Retenir de l’information sur le sexe du foetus pourrait-il s’avérer une solution ? Non. Il a fallu des années de luttes pour que les femmes aient le droit de maîtriser leur propre vie. Nous sommes mal à l’aise avec l’idée que le personnel médical puisse être en possession d’informations auxquelles les femmes n’ont pas accès. Posséder l’information sur soi est indissociable à l’exercice de son droit à la liberté.

Donc pour sauver une vie, il n'est pas permis de cacher une information à une femme, si cette information la concerne... Et pour un homme? Les mots manquent pour exprimer notre incrédulité devant l'exposition d'une idéologie aussi extrémiste et ... stupide.

Il n’existe pas d’étude, autre qu’anecdotique, pour déterminer avec assurance que la pratique existe au Canada. Ce qui n’a pas empêché les anti-choix de se lancer en campagne. Toutes les stratégies semblent bonnes pour réduire l’accès et le choix des femmes en la matière. D’ailleurs, les plus importantes voix pour un encadrement de l’avortement sexo-sélectif sont contre le droit à l’avortement et pour l’introduction de plus de restrictions. C’est le cas de Margaret Somerville, de REAL women, et de Rona Ambrose, ministre de la Condition féminine. C’est à se demander plutôt s’il s’agit d’abord et avant tout d’un phénomène médiatique.
 

Va pour l'anecdote  et phénomène médiatique que nous reproduisons ici, tirée du journal Le Soleil du 16 avril 2012 :

  Menée par l'épidémiologiste Joel G. Ray, de l'Hôpital St. Michael's, à Toronto, l'étude a consisté à examiner toutes les naissances uniques vivantes survenues en Ontario de 2002 à 2007, puis à calculer le ratio des sexes - le nombre de garçons sur le nombre de filles - selon le pays d'origine de la mère. Les résultats, basés sur pas moins de 766 000 naissances (dont 32 000 de familles indiennes et 3600 de familles coréennes), ont été publiés lundi midi par le Canadian Medical Association Journal.

 

 En général, ce ratio est d'environ 1,05, ce qui signifie qu'il naît naturellement 105 garçons pour 100 filles. Le Dr Ray et son équipe ont trouvé des ratios égaux ou très proches pour tous les endroits de naissance des mères - Canada, Europe, Chine, Philippines, «reste de l'Asie de l'Est», Pakistan, «reste de l'Asie du Sud» et «autres» -, sauf pour deux endroits. En effet, chez les mères qui donnaient naissance à leur premier enfant, ce ratio favorisait significativement les garçons lorsque la mère était née en Corée du Sud (1,20) et en Inde (1,11).

 En outre, ce ratio était particulièrement élevé chez les femmes nées en Inde qui accouchaient de leur deuxième enfant ou plus, atteignant pas moins de 1,36.

 «Nos résultats soulèvent la possibilité que les couples originaires de l'Inde utilisent plus souvent que les autres des méthodes de détermination prénatale du sexe et choisissent l'avortement lors d'une deuxième grossesse ou plus si le foetus est une fille», avancent les auteurs. Ceux-ci avertissent toutefois en conclusion qu'il faudra des études plus «directes» des pratiques de sélection sexuelle chez les immigrants pour savoir s'il s'agit d'avortements sélectifs ou d'implantation de foetus-garçons.

 Des études précédentes ont toutefois trouvé qu'en Inde, le ratio garçon-fille est nettement plus élevé pour les deuxièmes naissances lorsque l'aîné de la famille est une fille. Au Canada, d'après les données du recensement, lorsque les deux premiers enfants d'une famille d'origine indienne sont des filles, le ratio garçon-fille est de 1,90 pour les naissances subséquentes.
 

Effectivement, on peut parler d'anecdote puisque le doute repose sur la méthode pour arriver à la sélection : l'avortement ou l'implantation de foetus garçon. Devant un tel doute, il est bien compréhensible que la Fédération des Femmes du Québec récuse toute restriction. Que l'on ne connaisse pas avec exactitude la teneur de l'intervention sexiste et la proportion d'avortement sélectif par rapport à l'implantation de foetus-garçon permet, dans la logique de la Fédération, de s'en laver les mains... Au fait, qui a déjà entendu parler de l'existence d'un phénomène répandu d'implantations avec sélection du sexe, à part la conscience de l'honnête auteur de cette étude scientifique?

Avec sa motion, M. Warawa dit vouloir « protéger les filles » contre la discrimination en demandant au Parlement de condamner les avortements sexo-sélectifs. Cette motion est un écran de fumée au service de l’obsession conservatrice et religieuse de contrôler le corps des femmes. Les filles et les femmes n’ont pas besoin de protection, elles ont besoin d’une société égalitaire qui leur fournit les moyens de s’épanouir. C’est là où les conservateurs laissent tomber les femmes avec des politiques faisant reculer le financement des groupes féministes, l’accès à l’avortement à l’étranger, le droit à l’équité salariale, la sécurité des réfugiées victimes de violence conjugale et encore.
 

En conclusion, nous constatons que les conservateurs cherchent à provoquer des débats basés sur des éléments non probants pour prendre le contrôle du corps des femmes. L’avortement sexo-sélectif en est un. Nous sommes contre l’avortement sexo-sélectif. Cependant, le moyen d’éviter que cela devienne un problème est de changer la société sexiste et d’assurer une vie égalitaire pour toutes et tous, mais pas de légiférer. Il demeure cependant encore et toujours que c’est aux femmes de décider.

Et pas n'importe quelles femmes, mais bel et bien les femmes du groupuscule dénommée Fédération des Femmes du Québec, oui monsieur!

Devant un féminisme délirant, il faut relire les sages propos de Normand Lester sur la question des avortements sélectifs :

(Le journaliste et chroniqueur Normand Lester)

 

La réalité sociale et scientifique canadienne place maintenant les militantes proavortement devant un épouvantable dilemme.  Doit-on intervenir pour interdire légalement l’avortement sélectif des fœtus féminins? C’est une pratique rependue dans des pays comme la Chine, la Corée et l’Inde, où chaque année des millions de fillettes sont éliminées parce que leurs parents préfèrent avoir des garçons. 

L’immigration de ces pays a amené cette pratique au Canada. Abbotsford en Colombie-Britannique abrite l'une des plus grandes communautés indiennes au pays. Elle possède également l'un des ratios entre les sexes les plus asymétriques. Parmi les enfants de moins de 15, il y a 121 garçons pour 100 filles.

Pour satisfaire cette clientèle, et aussi celle des autres Canadiens qui veulent choisir le sexe de leur enfant, des cliniques privées offrant des examens échographies 3D permettent de le déterminer avant 20 semaines de grossesse. On peut ainsi le faire facilement avorter s’il n’est pas du sexe désiré.

Une enquête de la CBC dans 22 centres échographiques à travers le pays a révélé que la majorité était disposée à déterminer le sexe du fœtus, peu importe l’avancée de la grossesse. Il n'existe actuellement aucune loi au Canada qui interdit de révéler le sexe d'un fœtus ou de le faire avorter simplement à cause de son sexe.

La CBC a demandé aux cinq partis politiques fédéraux leur position sur l'avortement sélectif basé sur le sexe du fœtus et sur les centres privés d’échographie. Sauf le Bloc, qui a carrément refusé de commenter, les quatre autres partis ont donné une réponse politiquement correcte prônant l’éducation pour enrayer la pratique. En clair, aucun d’entre eux ne veut rouvrir le débat sur la question de l’avortement.

Devant ce phénomène social grandissant de la sélection de sexe par avortement, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a lancé un appel pour une interdiction totale des «examens» par ultrasons ailleurs que dans des services hospitaliers qui ne révéleraient le sexe du fœtus que dans les derniers mois de grossesse.

Cela n’aura aucun effet. On va simplement pousser ces «cliniques privées» vers la clandestinité comme l’étaient jadis les cliniques d’avortement, et accroître le prix du service. On ne réussira jamais à interdire les fournisseurs de service de détermination de sexe du fœtus. D’autant plus qu’avec le progrès technologique, des appareils échographiques seront bientôt disponibles à des prix dérisoires dans le commerce.

Comment considérer que l’avortement est une question purement personnelle relevant de l’unique choix de la mère ou des parents, sauf quand le fœtus est féminin où, là, on devrait imposer un contrôle sociétal? Avorter des garçons ne poserait aucun problème. Seule la motivation des parents qui ne veulent pas de filles serait scandaleuse et criminelle. S’ils ne veulent simplement pas d’enfants, leur choix d’avorter le fœtus serait socialement et moralement acceptable?

Pour la Fédération des femmes du Québec, il n'est pas acceptable d'avorter une fille parce que c'est une fille, mais il est acceptable d'avorter parce que l'on ne veut pas de l'enfant. Qui peut encore prendre au sérieux la très médiatisée Fédération des femmes du Québec?

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La chroniqueuse Denise Bombardier s'interroge sur la peur du mariage des Québécois

Dans le Journal de Montréal du 30 janvier 2013:

 

(Denise Bombardier)

 

Les Québécois battent un autre record mondial. Ils sont plus de 35% à vivre en union de fait. Conséquence? Au total, 60% des enfants naissent hors mariage.
 
Depuis le jugement de la Cour suprême, tout a été dit et commenté sur le sujet, croit-on. Le refus du mariage s’expliquerait par la loi sur le patrimoine familial, par l’idéologie féministe, le mariage étant considéré comme un système archaïque où la femme est la propriété de l’homme, et par le fait que l’Église le soutienne. Curieusement, personne n’a cherché en dehors des raisons sociales à comprendre cette méfiance sourde envers le mariage.
 
L’Inavouable
 
Et si ce refus du mariage exprimait une forme de peur de l’engagement? Car le mariage institutionnalise l’engagement amoureux. Les époux désirent prendre à témoin la société tout entière. «J’aime cette femme ou cet homme et je l’affirme solennellement à la face du monde.» C’est un engagement pour la vie. Et même si les liens inextricables entre les époux deviennent distendus ou éclatent, il n’en demeure pas moins que ce choix du mariage exprime l’espoir que l’amour triomphe.
 
On aura beau faire des gorges chaudes de la «fumisterie» du mariage, il reste que c’est un élément de stabilisation sociale. Et un garant de la sécurité des enfants.

(...)

Le discours de la désespérance amoureuse, reflété entre autres dans plusieurs téléromans québécois, participe de ce besoin que nous ressentons de nous malmener collectivement. L’union libre? Mais libre pour qui? a-t-on envie de demander. Et si une partie des femmes qui refusent le mariage ne répondaient qu’au désir d’un homme qui, sans l’avouer, croit que, sans cette cérémonie, il y a une petite porte d’entrouverte, un centimètre d’espace qui facilite la sortie en cas de désamour soudain.
 
Quiconque ouvre l’œil le matin et apercevant sa douce moitié éprouve une émotion délicieuse en murmurant: «C’est mon mari!» sait que le mariage, cette invention humaine, peut transfigurer l’amour et servir de garde-fou aux dérives sentimentales.
 
La société québécoise innove-t-elle avec son record mondial ou n’exprimerait-elle pas sa désillusion quant à l’amour? N’est-ce pas plutôt les traumatismes reliés aux divorces qui expliqueraient que le mariage égale danger?

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L'exemple français d'une pratique de l'euthanasie, par compassion économique...

Sur le site de genethique.org du 30 janvier 2013:

Nicole Delepine, responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond, publie un dossier dans Economie matin sur le sujet : "L'euthanasie, ou la réduction radicale des dépenses de santé". Dénonçant déjà trop d'euthanasies en France, elle décrypte le glissement de notre pays vers l'euthanasie, et explique pourquoi il ne faut pas la légaliser, ce projet étant poussé par des raisons plutôt économiques que compassionnelles.
 
Tout d'abord elle rappelle que l'euthanasie, bien qu'illégale, est déjà pratiquée en France : "3,1% des décès font suite à un acte visant délibérément à abréger la vie, par un arrêt du taitement ou une intensification de la sédation. Dans 0,8% des décès, des médicaments ont été administrés afin de donner la mort (dont 0,2% seulement à la demande du patient)". Bien qu'illégale, l'euthanasie est pratiquée, selon l'Institut national d'études démographiques (Ined), "dans un nombre significatif de cas sans la demande du patient [...]et concerne particulièrement les malades souffrant de cancer". Ces trop nombreuses "morts précipitées" interpelle Nicole Delepine. Elle en explique les raisons : "le gouvernement et en miroir les soignants voire les familles ont pris l'habitude de décider de ce qui est bon pour le malade. Dans les réunions hospitalières  [...]on a l'habitude d'entendre au nom de la toute puissance collégiale :"cette vie ne vaut pas la peine d'être vécue" ou "pourquoi réanimer cette enfant handicapée?". Elle dénonce l'utilisation des souffrances des familles pour les amener à prendre la décision de fin de vie de leur proche qui en réalité a été choisie par les médecins eux-mêmes. Il s'agit, pour elle, d'une véritable mise en condition pour légaliser l'euthanasie.
 
Ensuite, Nicole Delepine explique que si les partisans à la légalisation de l'euthanasie ne font pas des soins palliatifs un réel argument, et écourtent eux-mêmes les possibilités de traitement potentiellement curatifs, c'est bien qu'il y a une autre explication que la compassion, la dignité, la liberté de choix mises en exergue pour obtenir un concensus "pro euthanasie". Le réel argument pour légaliser l'euthanasie reste, selon elle, le même que celui qui encourageait les campagnes de 1990 mettant en avant les soins palliatifs et les plaçant en concurrence avec le traitement du cancer par exemple. "On avait vite compris à l'époque que la morphine coûte quelques euros et la chimiothérapie des centaines". La vraie raison serait donc là : "Les hôpitaux sont "encombrés" de patients vieux, fatigués, malades peut-être incurables[...] les établissements hospitaliers sont en déficit. Il faut réduire les coûts, donc les hospitalisations [...] Alors accélérer les fins de vie en le présentant comme un choix humain et compassionnel, n'est-ce pas un belle idée de gestionnaire, inavouable [...] à la population". Elle rappelle que la grande vague de médiatisation pour la diminution des dépenses de santé ne date pas d'hier, mais de 1995, où l'on a commencé à voir les fusions d'hôpitaux, les fermetures de petites maternités et des hôpitaux de proximité... "Cela a radicalement modifier le paysage de la santé".
 Les six derniers mois de vie sont donc les plus simples à abréger observe-t-elle en dressant un schéma rapide de ceux-ci: soins palliatifs d'abord, arrêt des traitements coûteux de chimiothérapie au prétexte d'obstination déraisonnable ensuite, puis l'euthanasie passive ou active, "mais toujours discrète, inavouée, innommée".

Il s'agit pour elle des "effets pervers d'une loi bien équilibrée dans les textes mais dont l'application dépasse déjà ses buts" (l'auteur parle de la loi Léonetti : ndlr), mais aussi de l'intégration de la tarification à l'activité, le célèbre T2A mis en place dans les hôpitaux et qui révéla progressivement que seuls "les actes" payaient. "Règne[...] du quantitatif cette tentative a priori saine de payer les hôpitaux en fonction du travail fourni réellement eut rapidement ses effets pervers et fut détournée de ses objectifs".Avec le T2A, les activités humaines auprès du patient (toilette, écoute, consolation...) n'étaient donc plus valorisées. L'exigence est devenue la rentabilité. Les séjours courts une obligation. "Il a fallu raccourcir la durée des hospitalisations en soins palliatifs aussi". Alors ceux qui seraient plus longs à partir "seraient conditionnés et surtout se sentiraient de trop, gênants, pesant sur la société et leurs proches...ils creusent le trou de la sécu ". 
 

 "Alors que signifie une demande d'euthanasie si tant est qu'elle existe, sinon une sensation d'être un poids pour la société ou sa famille" interroge Nicole Delepine. Selon Lucien Israël la demande d'euthanasie est rare et exceptionnelle chez les malades correctement pris en charge.

Enfin, conclut-elle, la légalisation de l'euthanasie est très dangereuse, il n'y a "pas d'angélisme, ni de garde-fou possible" . "Il faut que les patients se rendent compte des dangers de donner quitus à tous ceux qui pratiqueront l'euthanasie à la demande".
 L'euthanasie peut-être un "business" comme en Suisse où "l'assistance au suicide s'élève à au moins 10 000 euros pour le séjour fatal de trois jours" dénonce-t-elle.
Le rapport Sicard de 2012 cite l'Ined qui précise que la loi Leonetti a déjà abouti à la multiplication des euthanasies en France sans l'accord de volonté du patient, faut-il aller plus loin? interroge-t-elle.
 

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La ministre Hivon devra expliquer pourquoi, à ses yeux, les Québécois constituent un peuple supérieur incapable de ce type de dérives... que nous retrouvons  actuellement au Québec!

 

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