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Colonialisme : la France finance les lobbys gais en Côte-d'Ivoire

Sur le site de afrik.com du 5 juillet 2013 (via le Salon Beige) :

 

 

 

 

 

La Coopération française a octroyé une somme de 30 millions FCFA à une ONG ivoirienne pour la promotion de l’homosexualité. Une importante somme d’argent destinée à encourager les efforts fournis par ce pays dans le cadre de l’intégration des homosexuels dans sa société. Un modèle de référence qui vaut aujourd’hui à la Côte d’Ivoire l’appellation de « terre d’asile des homosexuels »
 
30 millions FCFA (45.735 euros), tel est le montant dégagé le 25 juin par la Coopération française pour promouvoir et vulgariser les droits des homosexuels en Côte d’ivoire. Selon La dépêche d’Abidjan, la convention a été signée au siège de l’ONG Alternative Côte d’Ivoire, sis à Cocody-Angré entre cette ONG, présidée par Touré Claver, lui-même homosexuel, et la France.
 
Selon le journal, le financement des activités des homosexuels de Côte d’Ivoire n’est pas nouveau. Le programme d’urgence du programme des États-Unis pour la lutte contre le sida (Pepfar) finance déjà les activités des minorités sexuelles.
 
La Côte d’Ivoire veut faire figure de bon élève
 
Cette aide financière allouée à la Côte d’Ivoire dans le cadre de la promotion de l’homosexualité cherche-t-elle à faire de ce pays une terre d’asile pour les homosexuels ? La question arrive en effet à point nommé en une période marquée par une forte hostilité de cette pratique sur le continent africain. Certains pays, dont le Sénégal et le Cameroun, ont d’ailleurs manifesté leur ferme volonté de ne pas la légaliser.
 
(...)
Eldorado ou illusion ?
 
L’idée que le pays est devenu un eldorado pour les homosexuels est pour le moment loin de la réalité. Des cas de lynchage restent toujours à déplorer. Le 9 octobre 2011, un jeune homosexuel du nom de Clovis avait été sévèrement tabassé à Bassam, ville située à l’est d’Abidjan, en compagnie de ses amies.
 
La récente fermeture de l’unique bar gay du pays, en raison des incessantes patrouilles nocturnes des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire prouve encore la difficulté d’intégration des homosexuels dans la société ivoirienne.

La violence envers les personnes homosexuelles est inacceptable. Tout comme l'ingérence des pays occidentaux dans les valeurs familiales des pays africains. 

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Nouvelles restrictions à l'avortement dans le Wisconsin

Sur le site de LifeSiteNews du 5 juillet 2013, celle nouvelle (traduction libre) :

(Scott Walker, gouverneur du Wisconsin)

 

 

Scott Walker signe de nouvelles restrictions à l'avortement dans la loi : Planned Parenthood promet un procès

MADISON, WI, 5 juillet 2013 (National Right to Life Nouvelles) — Vendredi, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker a signé le projet de loi 206 du Sénat (Loi de Sonya). Cette nouvelle loi importante exige que les femmes qui veulent avorter dans le Wisconsin aient la possibilité de voir leurs enfants à naître par ultrasons. Le type d'échographie utilisé est déterminé par la femme après que toutes les options lui soient expliquées. (…)

Planned Parenthood of Wisconsin et les services médicaux affiliés ont annoncé qu'ils vont déposer une plainte fédérale afin de contester la loi. (…)

Lorsque la loi a été votée, l’organisme Wisconsin Right to Life a écrit à ses partisans que :

L’organisme Wisconsin droit à la vie est extrêmement reconnaissant à Sonya qui est venue raconter son histoire. Sonya, la mère de deux jeunes enfants, considérait l'avortement jusqu'à ce qu'elle vit sur un bus une publicité nommée ultrasons libres. Après avoir vu le rythme cardiaque de son bébé à l'échographie, Sonya est tombée en amour avec son bébé et elle savait qu'elle devait accoucher. (…)

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Le Conseil de sécurité de l'ONU affirme que l'avortement n'est pas un droit de l'homme, même dans les cas de viol

Sur le site de C-Fam du 5 juillet 2013 :

 

(Mgr Francis Chulikat, observateur permanent à l'ONU)

 

NEW YORK, 5 juillet (C-FAM) Dans une importante résolution sur les femmes, la paix et la sécurité, le Conseil de sécurité de l’ONU a opposé une fin de non-recevoir aux suggestions selon lesquelles les victimes de viol en temps de guerre seraient titulaires d’un droit à l’IVG.
 
L’actrice Angelina Jolie a instamment demandé aux Nations Unies d’aider les victimes et de punir les auteurs de ces crimes. Cette requête fait partie des efforts de l’actrice accomplis dans l’espoir de devenir la célébrité de marque pour la promotion des causes de l’ONU. Elle a raconté des histoires poignantes de femmes et enfants victimes d’abus sexuels dans les camps de réfugiés.
 
Le Conseil de sécurité a adopté une résolution sur la prévention de la violence sexuelle dans les situations de conflits, sans faire mention de l’IVG ou de la pilule du lendemain. Cela en a contrarié certains.
 
Certaines délégations diplomatiques, qui font une promotion active de l’avortement dans le monde, ont exprimé leur frustration. « Pourquoi remet-on encore en question les droits reproductifs des personnes victimes de violence sexuelle ? » a demandé une représentante française, Najat Vallaud-Belkacem. Porte-parole des pays du nord, Karin Enstrom a déclaré que l’accès à l’avortement et à la pilule du lendemain était « crucial » dans les zones de conflit.
 
Le Conseil de sécurité a également refusé d’inclure les droits des personnes homosexuelles dans sa résolution. Les institutions onusiennes ont invariablement refusé de reconnaître l’existence de droits spéciaux pour les personnes homosexuelles.
 
C’est la première fois qu’une résolution du Conseil de sécurité, un des documents les plus contraignants dans la hiérarchie des normes onusiennes, fait référence explicite à la « santé sexuelle et reproductive ». Le problème de ce terme réside dans son ambiguïté, dès lors qu’il inclut le droit à l’avortement dans les pays où celui-ci est légal, mais pas dans les pays où la vie du fœtus est protégée par la loi.
(...)
Un rapport du Secrétaire général publié cette année décrit l’avortement et la pilule du lendemain comme des « éléments intégraux » de toute réponse publique à la violence sexuelle dans les zones de conflit. Ce positionnement met en évidence le fossé grandissant entre les politiques sociales libérales, promues par les fonctionnaires de l’ONU, et celles qu’a retenues l’ensemble des Etats membres de l’ONU. Le Conseil de sécurité a simplement « pris note » du rapport, terme officiel dénotant le moins d’enthousiasme que les Etats puissent exprimer dans une résolution à l’égard d’un document officiel. Cela pourrait être interprété comme un rejet des recommandations de ce rapport.
 
Les organisations pro avortement essayent depuis longtemps d’exploiter la souffrance des victimes pour créer un nouveau droit de l’homme à l’avortement. Les viols dans les zones de besoin humanitaire sont considérés comme des « cas difficiles ». Les organisations ainsi que les décideurs ont soulevé cette question lors de la Commission de l’Onu sur la condition de la femme de cette année, sans succès. Trop de pays protègent encore la vie à naitre, ce qui met un frein total à la reconnaissance d’un droit à l’IVG en toute circonstance.
 
Le Vatican a alerté les Etats membres, leur recommandant de ne pas se laisser distraire par les agendas politiques qui « portent atteinte à la dignité humaine » au nom de l’assistance aux victimes de viol. L’évêque Francis Chulikatt a critiqué l’inclusion des termes « santé sexuelle et reproductive » dans la résolution, la qualifiant de « notion destructrice pour les soins de santé… utilisée pour justifier la suppression d’une vie ». Il a ajouté que « la mort d’un enfant-à-naître innocent ne fait qu'infliger plus de violence à une femme déjà en difficulté ».
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Une nouvelle affaire Recife, mais au Chili cette fois?

Sur le site du journal La Presse du 6 juillet 2013:

 

(Le Chili est sous observation mondiale : les médias internationaux attendent que l'on tue un enfant par avortement, sans se poser de questions sur les solutions humaines qui existent...)

 

 

 

Le cas d'une fille de 11 ans tombée enceinte après avoir été violée par le conjoint de sa mère a relancé le débat sur l'avortement au Chili, l'un des pays les plus conservateurs d'Amérique du Sud.
 
La télévision d'État chilienne a rapporté que l'élève de cinquième année en était à sa 14e semaine de grossesse. La police a arrêté son beau-père, qui a admis l'avoir agressée. Les médecins affirment que la vie de la victime et du foetus sont en danger, mais il est hors de question qu'elle se fasse avorter puisque cette intervention n'est pas autorisée au Chili.
 
Il faut se souvenir que dans tous les cas où une fillette est tombée enceinte, les médias internationaux ont annoncé que sa vie était en danger, ce qui s'est toujours avéré faux...
 
Dans ce cas-ci, la petite fille en est déjà à sa 14e semaine de grossesse. S'il y a des complications, il serait possible de procéder à une césarienne comme cela s'est déjà fait dans le passé, pour soigner la mère et sauver l'enfant si possible.
 
Mais les médias ne proposent qu'un «choix». Tuer l'enfant par avortement. Une obsession morbide difficillement explicable humainement parlant...
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Les parents espagnols refusent un cours obligatoire d'éducation pour la citoyenneté pour leurs enfants

Un dur combat pour faire respecter la responsabilité première des parents dans l'éducation de leurs enfants. Sur le site de objectiondelaconscience.org du 29 juin 2013  (via le Salon Beige):

(Leonor  Tamayo, à l'origine du mouvement)

 

Le gouvernement de José Luis Zapatero avait créé un ensemble de matières réunies sous le nom de Educación por la ciudadanía, à l’école primaire et dans le secondaire. Obligatoire et notée, cette nouvelle discipline était entre autres choses axée sur « l’éducation émotionnelle et affective » des enfants et cherchait à propager l’idéologie du « genre ». En vertu d’une loi organique de l’éducation (LOE), l’EpC devait être appliquée dans l’enseignement public et dans les écoles privées.
 
Les parents espagnols se sont alors levés.
(...)
Comment votre résistance est-elle née, comment s’est-elle maintenue dans le temps et pendant combien de temps ? Qui vous a soutenu ?
 
Notre combat contre les enseignements idéologiques de l’ Education pour la Citoyenneté (EpC), que Zapatero a imposé avec sa réforme des programmes scolaires, a commencé il y a déjà sept ans. Dès le début, nous avons clairement vu que la meilleure arme dont nous disposions pour défendre le droit des parents à éduquer leurs enfants était l’objection de conscience, et que les parents eux-mêmes devaient être les acteurs de ce mouvement. Le rôle des grandes associations nationales, des partis politiques ou de l’Eglise devait être de les soutenir mais en aucune façon de se substituer à eux dans leur responsabilité de premiers éducateurs.
 
La première étape de l’engagement fut l’édition d’un Guide pour parents, sous forme de questions réponses, permettant de percevoir la gravité du danger, la nécessité de se soulever contre celui-ci, la façon de le faire, tout en incluant quelques notions juridiques élémentaires.
 
Nous nous sommes mis en relation avec toutes les associations nationales parentales, familiales et de la liberté de conscience, en leur demandant de soutenir l’initiative et de collaborer à la diffusion de ce guide. Le soutien a été unanime et il englobait les principales associations familiales, les associations officielles de parents des écoles catholiques (qui en Espagne ont un poids très important dans le système éducatif), la direction des centres de l’enseignement privé (le CECE). L’unique et douloureuse exception fut celle de la puissante Fédération des Religieux de l’Enseignement (FERE), c’est-à-dire la direction des écoles catholiques qui a décidé de pactiser pour son compte avec le gouvernement socialiste, ce qui supposa une fracture importante dans notre mouvement. La position de la hiérarchie catholique a été de refuser l’EpC et de soutenir les parents objecteurs. On peut imaginer aisément les tensions que les parents objecteurs ont eu à gérer dans les écoles catholiques, qui par l’intermédiaire de la FERE avaient pactisé avec le gouvernement socialiste. (...)
 
à lire sur le site d'objection, la suite de ce passionnant combat.
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À voir, le généticien Jérôme Lejeune parlant du pesticide anti-humain, la pilule abortive ru-486

Sur le site de Gloria.TV, cette intervention du plus grand généticien français du vingtième siècle:

 

http://gloria.tv/?embed=frame&media=469746&width=256&height=144

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Un directeur d'école catholique exclu parce que la doctrine catholique sur l'homosexualité y est enseignée

Sur le site de Radio-Canada du 19 juin 2013:

 

(Le ministre de l'éducation du Yukon, Scott Kent)

 

 

 

Le directeur de l'école secondaire catholique Vanier de Whitehorse qui a été au coeur d'une controverse sur l'orientation sexuelle l'hiver dernier ne réintégrera pas son poste en septembre.
 
Des élèves gais et lesbiennes se sont plaints de la politique  de l'école qui, tel que le veut la doctrine catholique, affirmait que l'homosexualité était un « désordre grave », « immoral » et un « désordre dans son essence ».
 
Entre autres, une élève lesbienne avait dénoncé l'inaction du directeur de l'école après que son casier eut été peint avec un graffiti homophobe.
 
Le ministre de l'Éducation du Yukon, Scott Kent, avait réagi immédiatement en annonçant l'abolition de la politique sur l'orientation sexuelle de l'école, car elle ne se conformait pas aux exigences du ministère. Le ministère avait également demandé des consultations pour formuler une nouvelle politique sur l'orientation sexuelle.
 
L'évêque catholique de Whitehorse, Gary Gordon, a refusé de commenter le départ du directeur de l'école en expliquant que des pourparlers étaient toujours en cours entre le diocèse et le ministre de l'Éducation Scott Kent au sujet de la nouvelle politique.(...)
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Le pape François rappelle la définition du mariage : union stable d'un homme et d'une femme

Sur le site de Yahoo.fr du 5 juillet 2013:

 

 

 

Le pape François répète que le mariage est "l'union stable de l'homme et de la femme", dans l'encyclique Lumen Fidei (Lumière de la Foi) publiée vendredi.
 
Cette union "naît de leur amour (...), de la reconnaissance et de l'acceptation de ce bien qu'est la différence sexuelle, par laquelle les conjoints peuvent s'unir en une seule chair et sont capables d'engendrer une nouvelle vie", écrit le pape (...)
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L'OMS n'a aucun problème de conscience avec des avortements à 28 semaines de grossesse... et l'implication de Care Canada

Sur le site de l'OMS, on retrouve des explications sur cette pratique qui n'est pour elle qu'un service de santé génésique ou santé reproductive... L'organisme décrit sans état d'âme les procédures pour faire des avortements au premier et deuxième trimestre, jusqu'à la 28e semaine, ce qui est plutôt un avortement de troisième trimestre... Aucun analgésique pour le foetus n'est prescrit dans la procédure. Aucun débat sur le sujet alors que la plupart des pays occidentaux ont des restrictions plus sévères.

L'Organisation Mondiale de la Santé est au-dessus des lois et ne se pose aucune question... Sur le site de l'OMS :

Le deuxième trimestre est la période comprise entre la treizième et la vingt-huitième semaine d'âge gestationnel. Il est divisé en deux périodes : la première période « précoce » (entre 13 et 20 semaines) et la seconde période « tardive » (entre 20 et 28 semaines). Entre 10 et 15 % des avortements provoqués dans le monde ont lieu au cours du deuxième trimestre
(...)
Des efforts permanents ont été engagés ces 30 dernières années afin d'améliorer l'efficacité, l'innocuité (en réduisant le risque de complication), la facilité technique de l'acte et l'acceptabilité des méthodes d'avortement. Cependant, la méthode optimale d'avortement au cours du deuxième trimestre fait toujours débat (4). Il est important de déterminer la meilleure méthode à utiliser car les avortements pratiqués au cours du deuxième trimestre sont responsables d'un pourcentage démesuré de la morbidité et de la mortalité liées aux avortements (3). Le risque global de décès est 10 fois plus élevé en cas d'avortement par dilatation et évacuation qu'en cas de curetage par aspiration au cours du premier trimestre (5), et le risque de mortalité augmente progressivement avec l'âge gestationnel (6)

Ah bon? Il y a des risques de mortalité liés aux avortements? Il serait bon d'en informer les médias québécois pour qui l'avortement est une procédure sécuritaire...

L'OMS évite autant que possible, tout comme le fait l'organisme Care, de parler d'avortement. On parle de santé reproductive et de soins après avortement.

Pour une offre d'emploi de Care, ce dernier organisme définit ainsi une partie de sa mission :

Dans le cadre de son portefeuille de programmes, CARE Tchad met en œuvre une série de projets dans le secteur de la santé, particulièrement en ce qui concerne la santé sexuelle et génésique. À l’heure actuelle, le portefeuille de projets sur la santé inclut un projet SAF PAC (Supporting Access to Family Planning and Post-Abortion Care) (Appuyer l’accès à la planification familiale et aux soins après avortement) et un projet financé par le FNUAP.

L'avortement n'est qu'un service de planification familiale.

On doit se souvenir de l'implication de Care Canada dans ce service :

Care Canada est entre autre responsable de la coordination des efforts communs du réseau Care international au Tchad...

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Le philosophe Peter Singer aurait préféré un avortement...

Sur le site de libre.be du 3 juillet 2013, cet article du père Stéphane Seminckx, docteur en médecine et en théologie :

(Peter Singer, promoteur des «personnes» non humaines, défenseur de l'avortement des humains «non personnel»...)

 

 

Dans l’article "La question de Beatriz" (LLB du 18-6-13), Peter Singer pose la question : "est-il toujours mal d’ôter la vie à une personne innocente ?" L’Eglise catholique répond oui, Singer prétend que non. Qu’en est-il ?
Peter Singer évoque le cas récent d’une jeune femme salvadorienne, souffrant de lupus érythémateux, enceinte d’un fœtus anencéphale, et dont la vie aurait été menacée par cette grossesse. Une particularité du cas est le fait que l’anencéphalie provoque souvent la mort du fœtus avant la naissance; s’il vient à naître, l’enfant meurt rapidement.
 
Pour Peter Singer, il est évident que, dans ce cas, on peut et on doit pratiquer l’avortement pour sauver la mère. Il signale que les tribunaux salvadoriens et la Cour Suprême en ont jugé autrement, s’appuyant sur l’interdit absolu de l’avortement. Finalement Beatriz a été autorisée à subir une césarienne avant terme, qui a été présentée, non comme un avortement, mais comme une "naissance provoquée". Le nouveau-né est mort cinq heures plus tard. Pour Singer, tout cela est profondément absurde.
 
Ce qu’il ne dit pas, c’est que l’on avait conseillé l’avortement à Beatriz, déjà malade, lors de sa première grossesse, que celle-ci a refusé, et que tout s’est bien passé. Ce qu’il ne dit pas, c’est que la Cour constitutionnelle a interdit l’avortement mais a recommandé de tenter de sauver la vie tant de la mère que de l’enfant. Ce qu’il ne dit pas non plus, c’est qu’un collège d’experts a signalé au Tribunal que la pathologie de la mère n’était pas grave au point de craindre sa mort imminente. Ce qu’il omet de signaler aussi, c’est que la solution adoptée, à savoir la naissance provoquée par césarienne, à la 27ème semaine de grossesse, était conforme à la sentence de la Cour Constitutionnelle.
 
Dans l’affaire "Beatriz", Singer croit avoir découvert une faille dans l’absolu moral, exprimé par le cinquième commandement : "Tu ne tueras pas". En fait, le professeur de bioéthique ne voit pas la différence entre "avortement" et "accouchement induit avant terme ayant entraîné involontairement la mort du fœtus". La distinction semble, certes, subtile mais en tout cas, pour la dignité de la personne humaine, elle est d’une portée immense.
 
L’un des fondements de la dignité humaine est le sens moral, c’est-à-dire la capacité de discerner dans un agir concret sa raison de bien ou de mal. Le théologien C. Caffarra décrit ce sens moral à partir de l’exemple de Thomas More : ce que ce dernier a perçu, "quand il a senti qu’il ne pouvait pas signer [l’acte de suprématie], a été la beauté intime, la vérité, la splendeur, non de son être ou ne pas être Chancelier du Royaume, de son être époux ou père, de son être citoyen anglais, mais simplement de son être-personne". On nous rétorquera que, dans le cas de Beatriz, l’avortement et l’accouchement induit avant terme ont mené au même résultat : la mort du fœtus.
 
Certes, le résultat est le même. Cependant, la moralité d’un acte ne se mesure pas en première instance à son résultat, mais à ce qu’on appelle son "objet". L’objet, en morale fondamentale, est l’acte lui-même, en tant qu’il est perçu par son auteur sous l’angle de ce qu’il "veut faire" à travers cet acte.
 
C’est pourquoi il y a une différence essentielle entre le fait de tuer le fœtus anencéphale et le fait d’anticiper sa naissance, pour le bien de sa mère, tout en assumant qu’il n’est pas viable (cette non-viabilité du fœtus est un simple constat et non la conséquence du vouloir du médecin).
 
(...)
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