Une crise de paternité
Près de 40 % des enfants aux États-Unis ne vivent pas avec leur vrai père, et ce nombre augmente constamment. (Magazine Columbia, revue officielle des Chevaliers de Colomb, juin 2010).
Au Québec, la situation est-elle meilleure ? Sûrement pas… si on regarde l’état décadent de notre Québec post-moderne, on constate que la nouvelle paternité n’a plus rien à voir avec la paternité traditionnelle et responsable, souvent méprisée et ridiculisée sur la place publique.
Au cours des récentes décennies, dans notre société dite très avancée, la détérioration du mariage et la croissance fulgurante des naissances hors mariage sont devenues la norme à suivre pour être politiquement correct. Dans ce contexte, parler de l’importance, de l’exemple et de la présence du père relève de la plus pure fantaisie.
Qui va nous renseigner sur le rôle indispensable pour les pères d’être des fidèles témoins de la paternité ? Sûrement pas nos médias et nos pseudo-spécialistes qui vantent à tour de bras les familles nouveaux genres : monoparentales, homoparentales, re-recomposées, deux pères pas de mères, deux mères pas de pères, divorce, concubinage à répétition, demi-frères et demi-sœurs à profusion, etc.
On juge un arbre à ses fruits. L’absence d’un véritable père responsable dans nos nouvelles « familles » à la mode a été une terrible catastrophe : fugueurs, décrocheurs, suicides, avortements (où sont les pères ?), perte de repères, insécurité psychologique, etc. À chaque année au Québec, près de 30 000 jeunes se ramassent chez la DPJ, car la famille n’existe presque plus.
Quand le Cardinal Ouellet parle de cette problématique en proposant le retour aux valeurs fondamentales au niveau familial, on le méprise et on se moque de lui en le traitant d’arriéré et de moyenâgeux. Pourtant, c’est là l’unique solution pour sortir du bourbier.
La vraie paternité, dans le cadre d’un mariage pour la vie entre un homme et une femme, est une grande joie, un grand privilège et une grande responsabilité.
Laissez un commentaireVictoire -- une école a le droit d'enseigner le Cours éthique et culture religieuse selon ses croyances, et non celles de l'État
Nous célébrons la victoire pour la liberté en éducation que représente le jugement du juge Dugré de la cours supérieure du Québec quand au droit de l'école secondaire privée Loyola d'enseigner le Cours d'éthique et culture religieuse (CECR) selon l'approche qui correspond à ses valeurs et croyances. Nous avons le droit et la responsabilité de résister à ce cours de lavage de cerveau, à cet imposition du pluralisme normatif.
Ce n'est pas à l'État d'imposer sa norme, mais il se doit à l'État de reconnaître le droit des parents de transmettre à leurs enfants leurs valeurs et leurs croyances.
Laissez un commentaireOn sent que le mouvement pro-vie a le vent dans les voiles...
Un article sur la Marche du Planned Parenthood québécois, la Fédération québécoise pour le planning des naissances.
Et quand on a peur, on chante. Avertissement: il y a des choses qui ne se désentendent pas...
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Le Planned Parenthood québécois organise une marche
Le Planned Parenthood québécois, la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), organise une marche avec cintres ce dimanche, 13 juin.
En passant, la FQPN est un organisme de "charité," c'est à dire que lorsqu'elle reçoît des dons, elle peut émettre des reçus d'impôts, ce que Campagne Québec-Vie ne peux pas faire, car apparemment nous sommes trop "politiques". Mais une marche contre la politique du gouvernement fédéral en matière de santé maternelle, ça, ce n'est pas politique... (N.B. C'est indiqué sur le site de revenu Canada qu' "un organisme de bienfaisance enregistré peut se livrer à des activités politiques en vue d'appuyer, de contester ou de faire modifier la loi, une politique ou une décision d'un palier de gouvernement au Canada ou à l'étranger, pourvu que les activités soient limitées, non partisanes et liées à ses fins de bienfaisance.")
En plus, en 2008, le revenu total de la FQPN était de $209,094. De ce montant, combien en subventions provinciales et municipales? $174,444 soit 83% de leur revenu (voir ici).
Campagne Québec-Vie ne reçoit aucune subvention gouvernementale. Nos donateurs sont des citoyens comme vous. Donnez si vous pouvez, dès aujourd'hui. Merci!
Laissez un commentaireNancy Garez (femme ayant subi un avortement) au sujet de l'article "Lui, il était curé, moi j'étais juste une bâtarde."

En réponse à l’article de André Noel: “Lui, il était cure, moi j’étais juste une bâtarde.” (L’article raconte que Mme Nicole Joannette avait été violée dans sa jeunesse par un prêtre et ensuite amenée à un avortoir—Éd.)
J’ai été frappée par la douleur et la haine qui se dégage de l’article sur Mme Nicole Joannette. Moi-même, je suis en colère: je suis en colère parce que, quand j’ai eu mon avortement, personne, ni mon entourage, ni mon médecin, ne m’a dit que je risquais de le regretter pour le reste de ma vie…La culpabilité que l’on ressent après, des mois, parfois des années plus tard, le remord qui s’installe dans notre coeur, un jour, sans prévenir, personne ne m’en a parlé…Des années après, on ne se souvient plus si l’enfant a été conçu dans l’amour ou dans l’indifférence, si on a été forcée ou pas, tout ce qui reste, c’est le vide de l’absence, l’absence irrémédiable de quelqu’un qu’on aurait pu aimer: un être humain, un être plein de promesses…Les regrets, le mépris de soi, les insomnies, personne ne m’en a parlé! Les crises d’angoisse, la taticardie, la dépression, on ne m’avait rien dit…Personne ne pouvait même comprendre que ça puisse arriver, ni les docteurs, ni la famille: personne ne voulait savoir!
Quand j’ai eu mon premier bébé, que je l’ai vu si mignon, si parfait, j’ai pensé à celui que j’avais avorté et comme il devait être beau lui aussi…Vingt-huit ans après, je fais toujours ce cauchemar ou je vois un tout petit bébé disparaître sous l’eau en me regardant et j’essaie d’attraper sa petite main tendue vers moi et je n’y arrive pas…
En Novembre 2001, mon dernier bébé a été diagnostiqué in utero avec un grave défaut génétique: il allait mourir avant la naissance ou juste après… On m’a conseillé l’interruption de grossesse mais j’ai dit au docteur qu’un second avortement était hors de question, ce bébé mourrait dans son temps, pas dans le mien! Pendant les 26 heures de sa vie, il a été tenu et bercé par ses frères et soeur, et le souvenir de son doux visage restera toujours gravé dans nos mémoires. Comme j’aurais aimé tenir mon premier bébé, avorté vingt ans plus tôt, comme j’aurais aimé voir son visage! J’aurais du être plus forte et défendre sa vie…
Aujourd’hui, je vais bien; j’ai suivi une retraite de guerison (La vigne de Rachel) où j'ai rencontré d'autres femmes blessées par l'avortement. Petit à petit, ma colère a fait place au courage de parler, comme des milliers d’hommes et de femmes qui ont eux aussi choisi de rompre le silence: accordez-vous donc le droit de les écouter (www.silentnomoreawareness.org). Je suis reconnaissante au Cardinal Ouellet d’avoir dit la vérité.
Je considère mon enfant avorté comme une victime, quelle que soit la façon dont il a été conçu, et nous toutes, femmes non informées des risques physiques et psychiques liés à un avortement, nous sommes aussi des victimes. De par le viol et l’avortement, Mme Joannette est doublement victime et je comprends sa révolte, même si je désapprouve sa dureté par rapport à Mgr Ouellet, qui essait de nous aider en proclamant la vérité: La Vérité nous libèrera! Quant’à moi, si j’avais entendu les mots du Cardinal avant de me rendre à la clinique, peut-être que mon enfant serait vivant aujourd’hui…
Laissez un commentaireAvortement et libertés individuelles
Voici un texte important de Richard Bastien publié aujourd'hui dans la section "Libre opinion" du Devoir:
"Les défenseurs du « droit » à l’avortement sont généralement considérés comme des personnes soucieuses de promouvoir les libertés individuelles. Quant à ceux qui s’opposent à ce « droit », on les décrit comme des esprits «religieux et rigides » s’inscrivant en faux contre le respect de l’autonomie personnelle.
Cette dichotomie sert bien les intérêts des pro-choix, qui ne cessent de répéter que « la religion des uns ne saurait devenir la loi des autres ». Mais il s’agit là d’une vue simpliste et trompeuse. Les pro-vie sont tout autant soucieux des libertés individuelles que les pro-choix. Ce qui sépare les deux groupes, c’est l’interprétation qu’il convient de donner à certaines libertés.
Bien que beaucoup de militants pro-vie aient de solides convictions religieuses, ce n’est pas au nom de leur religion qu’ils s’opposent à l’avortement dans l’espace public. La position pro-vie se fonde entièrement et exclusivement sur un fait scientifiquement établi, à savoir que la vie humaine commence dès la conception, et sur un principe moral, à savoir que tous les êtres humains ont droit à la vie.
La Cour suprême du Canada a statué il y un peu plus de vingt ans que, aux termes de la loi, l’enfant à naître ne devient une personne humaine qu’une fois sorti du corps de sa mère. Les dispositions du Code criminel s’accordent maintenant avec ce jugement. Il n’est reste pas moins que, d’un point de vue strictement scientifique, l’enfant à naître est un être humain.
Il y a donc actuellement contradiction entre la loi et la science. Cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’au début des années 1980, l’avortement était considéré comme un acte criminel. La décriminalisation de l’avortement est survenue par suite de la généralisation de la contraception au cours des décennies 1960 et 1970, l’objectif étant d’établir un « filet de sécurité » pour les échecs de la contraception.
L’idée que la vie d’un enfant à naître soit subordonnée à la volonté de sa mère (ou aux pressions du père sur celle-ci) n’a rien de libéral. Le mot « libéral » découle de la notion de « libéralité » qui, selon le Petit Robert, signifie charité, générosité, largesse, magnificence. On nous dit que l’enfant à naître doit être désiré. Mais l’idée de se débarrasser de personnes non désirées n’est ni charitable, ni généreuse, ni large. Elle contredit le premier droit reconnu dans les chartes de droits – le droit à la vie.
Ce qui donne à la tradition libérale sa noblesse, c’est son refus de l’arbitraire, c’est-à-dire d’une autorité s’exerçant selon le bon vouloir d’une personne ou d’un groupe. On ne peut accepter l’avortement sans présupposer que la vie d’un être humain est subordonnée au bon plaisir de sa mère. C’est pourquoi il est foncièrement contraire à la tradition libérale. Et le fait que les premières sociétés à permettre l’avortement aient été la Russie de Lénine et l’Allemagne hitlérienne n’est pas le fruit du hasard.
Beaucoup de pro-choix refusent d’admettre que la position pro-vie puisse se justifier sans recourir à des considérations religieuses. Mais il y a une abondance de données qui prouvent le contraire. Ainsi, le premier code juridique interdisant l’avortement est celui d’Hammourabi, roi de Babylone vers 1730 avant Jésus-Christ. La Troisième République française et l’Allemagne de Bismarck, bien qu’hostiles au christianisme, ont toujours maintenu l’illégalité de l’avortement. Enfin, bon nombre d’intellectuels agnostiques comme Melanie Phillips, Anthony Daniels, Marcello Pera et David Berlinski, se déclarent publiquement pro-vie. Aux États-Unis, il y a même une Ligue des athées et des agnostiques pro-vie et plusieurs personnes associés au Parti Démocrate, considérés comme un parti de gauche, sont pro-vie.
Les tenants de la position pro-vie comprennent parfaitement que l’on ne saurait réduire l’accès à l’avortement sans un certain consensus social. Loin de demander que l’on criminalise à nouveau l’avortement, ils plaident en faveur de mesures destinées à venir en aide aux mères en détresse. On pourrait, par exemple, encourager l’adoption pour les femmes enceintes qui ne veulent pas garder leur enfant. Plusieurs couples stériles sont prêts à adopter des enfants et doivent se rendre à l’étranger pour le faire.
Une telle approche serait avantageuse non seulement pour l’enfant à naître, mais aussi pour sa mère, puisqu’il est maintenant établi que l’avortement est souvent préjudiciable à la santé physique et mentale de la mère. Elle est également compatible avec l’idée qu’aucune femme ne devrait être forcée d’exercer un rôle parental.
Nous ne pouvons prétendre que tous les êtres humains ont des droits fondamentaux tout en fermant les yeux sur la question de l’avortement. Éviter un tel débat serait un acte de lâcheté nationale."
Richard Bastien est président de l’Institut Égards, propriétaire de la revue Égards, et vice-président de la maison d’édition Justin Press.
Laissez un commentaireLe 16 juillet : Date butoire pour la soumission d'un mémoire et / ou d'une demande d'intervention auprès de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité
Comme l'annonce un communiqué du gouvernement du Québec émis le 25 mai, la consultation publique sur la question de mourir dans la dignité (l'euthanasie et le suicide assisté) est lancée. C'est dès aujourd'hui qu'il faut agir!
Un document de consultation, distillé à partir de l'avis d'experts en la matière du "mourir dignement," qui se veut une aide à ceux et celles qui veulent participer à cette consultation, a été déposé.
On peut consulter ce document ici.
Pour notre part, nous vous encourageons d'au moins lire ce court document, ou bien de lire tous les articles de notre section sur l'euthanasie.
Pour cette consultation, on demande la participation de tous les Québécois et Québécoises. Le gouvernement veut savoir si oui ou non nous voulons permettre l'euthanasie et le suicide assisté. On peut participer à la consultation de trois façons:
1) Transmettre un document écrit, c'est à dire un mémoire (voir ici pour connaître le format d'un "mémoire") au plus tard le 16 juillet, 2010, pour ensuite possiblement intervenir oralement devant la commission. La voie électronique est de beaucoup préférée. Envoyez ici votre document Word ou PDF non-barré. (csmd-at-assnat.qc.ca)
Si vous n'avez pas accès à un ordinateur, envoyez votre mémoire par la poste ou en personne à l'adresse suivante:
Laplante, Anik
Secrétaire
Édifice Pamphile-Le May
1035, rue des Parlementaires
3e étage, Bureau 3.15
Québec (Québec) G1A 1A3
Téléphone : 418 643-2722
Télécopieur : 418 643-0248
2) Faire parvenir une demande d'intervention orale sans mémoire (pour citoyens particuliers seulement -- pas pour organismes et autres) au plus tard le 16 juillet, 2010. Cliquez ici pour le faire.
3) Remplir le questionnaire en ligne qui se trouve ici.
Les membres de la commission choisiront ensuite parmi les gens qui auront participé de l'une des 3 manières ci-haut pour une consultation en personne dans une des 11 villes suivantes:
Baie-Comeau, Gaspé, Gatineau, Montréal, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Saint-Jérôme, Sherbrooke et Trois-Rivières.
Cette consultation orale aura lieu à partir de la mi-août. Nous vous annoncerons les dates précises dès qu'elles seront publiées par la commission.
Laissez un commentaireAvortement : possible jusqu'à la dernière seconde
C'est ce que nous rappelle Kathryne Lamontagne du Journal de Québec.
La même auteure nous présente les deux plus grands avorteurs du Québec pour confirmer que ce n'est "jamais facile" d'avorter: Pas juste des jeunes frivoles et irresponsables. Eh oui, et surtout ce n'est jamais facile d'être avorté, mais ça on semble toujours l'oublier...
Laissez un commentaireL'association des médecins catholiques de Montréal défend le Cardinal Ouellet
Une défense du Cardinal de la part des médecins catholiques de Montréal:
Un appui de la médecine au Cardinal Ouellet
Viol et grossesse: un sujet qui ne laisse personne indifférent. Au Canada, où l’avortement est devenu presque aussi banal que les méthodes contraceptives, il paraît difficile d’imaginer qu’une femme violée et enceinte refusera l’avortement. L’avortement n’effacera pas la blessure du viol. Ajoutera-t-il une seconde blessure à la première ? Beaucoup de femmes devenues enceintes par l’horreur qu’est le viol n’ont pas voulu l’avortement ou n’y ont pas eu accès … et ont courageusement aimé l’enfant né du viol ou l’ont donné en adoption. C’est une réalité principalement d’une autre époque ou d’autres pays que le nôtre.
Doit-on s’étonner lorsque le Cardinal Ouellet affirme ce qu’enseigne son Église sur la question de l’avortement ? Spécifiquement sur le viol et l’avortement, il affirme qu’un mal moral demeure un mal moral, même commis avec une intention bonne. Le Cardinal n’a jamais posé un jugement moral sur la personne, car la femme enceinte après viol et qui se fait avorter mérite simplement qu’on l’aime et qu’on l’aide.
La question du viol a pris la dimension d’un piège médiatique par lequel on tente de discréditer le Cardinal parce que l’essentiel de son message dérange : Pourquoi l’enfant à naître n’a-t-il aucun droit ? Pourquoi peut-on en disposer comme si ce n’était rien, et quel que soit le motif ? Comment notre société ne voit-elle pas ici un paradoxe avec les exploits de la médecine néonatale qui repousse toujours plus précocement les limites de viabilité d’enfants nés avant-terme? Comment est-on arrivé à l’horreur de plus de 25, 000 avortements au Québec par année? De ce nombre, les situations de grossesses issues du viol sont inexistantes ou presque.
Le Cardinal est un homme visionnaire et courageux qu’on veut faire taire. Il a soufflé sur les braises encore très chaudes du débat qui doit se faire sur l’avortement, et il continuera certainement à le faire.
-Association des médecins catholiques de Montréal
Personne contact : Catherine Ferrier M.D.
Tél. 514-934-8015
catherine.ferrier-at-sympatico.ca
L’Association des médecins catholiques de Montréal existe depuis 2008. Son objectif est de promouvoir et défendre l’enseignement du magistère de l’Église catholique tel qu’il s’applique à la pratique et à la prestation des soins médicaux.
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