Interpellation de Mgr Gilles Lussier : l’abbé Gravel crée un problème de conscience
Une autre lettre d’un couple, ami de Campagne Québec-Vie, grandement inquiet du comportement du prêtre-député Raymond Gravel. Elle est adressée à son évêque Gilles Lussier.
« Monseigneur, Nous sommes un couple de catholiques pratiquants. Nous nous adressons à vous au sujet de M. l’abbé Gravel qui est sous votre responsabilité. Nous croyons très sincèrement que ce cas « Gravel » devrait être réglé au plus tôt, car il est une disgrâce pour notre Église. Notre pauvre religion catholique est déjà assez malmenée par les médias et autres, que nous n’avons pas besoin, en plus, d’un supposé prêtre pour nuire à notre sainte Église. Nous vous demandons de vous pencher rapidement sur ce problème des plus importants, d’en faire part à Mgr Luigi Ventura Nonce apostolique au Canada, afin que ce dernier fasse rapport à notre saint Père Benoît XVI. Quand à nous, avec tout le mal qu’il répand par ses agissements, ses paroles et ses engagements, plus païens que chrétiens, et cela depuis déjà trop longtemps, nous pensons qu’il devrait être frappé d’excommunication. Lorsqu’un prêtre fait passer la politique avant son sacerdoce et qu’en plus, il prône le libre choix en matière d’avortement et critique ouvertement les décisions prisent par le saint Père sur tous les sujets chauds de nos temps modernes, il n’y a pas d’autres choix. Le démon a suffisamment d’emprise et de place dans nos sociétés modernes sans lui donner davantage l’occasion de semer et de disperser son fiel par un prêtre. »
L’esprit boomer : voilà le coupable!
Dans la série télévisée Smash, l’auteur Daniel Lemire dresse un portrait lucide, donc négatif, de sa génération baby-boomer. Une génération arrivée à la cinquantaine sans repères, sans foi, sans espérance et, finalement, sans amour véritable. Rémy, des Invasions barbares, représente bien cette génération en désarroi alors qu’il déclare avant de se suicider de façon soft et cool: « Oui, mais moi, moi, je ne serai plus là! Moi je vais disparaître pour toujours! Si au moins j’avais appris quelque chose. Je te le jure, je suis aussi démuni que le jour de ma naissance. J’ai pas réussi à trouver un sens… C’est ça qu’il faut chercher… »
Daniel Lemire est tout aussi négatif dans son bilan : « J’ai toujours trouvé que ma génération avait un petit côté après-nous-le-déluge! Pourtant, je ne suis pas certain qu’on ait été beaucoup mieux que nos parents. Nous avons eu notre époque pour nous envoyer en l’air, vivre l’amour libre et tout le reste. Aujourd’hui, c’est nous qui prétendons devant les jeunes que c’était mieux. Eux, ils vivent avec le sida, l’héroïne et les autres menaces. Nous ne pouvons certainement pas nous vanter de leur avoir préparé la voie. Je crois qu’un petit mea culpa s’impose à bien des égards » (Voilà!, semaine du 6 mars 2004, p. 3).
Ces boomers n’ont transmis aucune valeur solide à leurs enfants, même pas l’amour de la culture et de la lecture comme l’affirme Rémy à la suite d’un commentaire cynique de son collègue Pierre sur les « analphabètes » universitaires : « C’est pas de leur faute. Ils auraient pu apprendre aussi bien que nous, mais personne ne leur a enseigné. » Évidemment! le principe fondamental de cette « génération lyrique » est la rupture : pourquoi apprendre ce que les autres ont enseigné ou écrit? Nous créons notre propre vérité et notre propre culture. À Star Académie, rien de ce qui a précédé la Glorious Quiet Revolution n’a existé.
La transmission, la tradition, est le contraire de la rupture. La religion, fondement de la civilisation canadienne-française, fut, par conséquent, le premier pilier à être abattu. Les jérémiades des Arcand, Lemire et autres Bombardier resteront cependant vaines, car ces boomers refusent tous de remettre en question la culture boomer, l’esprit de rupture radicale. Or, c’est là que se trouve le coupable. Il faut que la jeune génération rompe avec la rupture et retrouve les sources de notre tradition nationale, d’abord la pratique en esprit et en vérité de la religion de nos ancêtres.
Si même des prêtres ont perdu la foi, s’ils ne croient plus au Christ crucifié et s’ils n’en parlent plus, Dieu prêchera par la jeune génération. Pourquoi pas? Dieu n’a pas fini de nous étonner.
Laissez un commentaireLe Cardinal Ouellet pour le mariage traditionnel
Dans Le Devoir des 22 et 23 janvier 2005, le Cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat de l’Église canadienne, a pris courageusement et sagement position en faveur du mariage traditionnel contre le projet de loi du gouvernement libéral de Paul Martin sur le « mariage gai ». Suivons son exemple et répondons à son appel! Envoyons la carte postale jointe à ce bulletin à notre député local du Parlement d’Ottawa pour lui demander de défendre le mariage. Le Cardinal Aloysius Ambrozic, de Toronto, et Mgr Frederick Henry, de Calgary, ont aussi interpellé prophétiquement le Premier ministre Martin (qui déclare être un catholique authentique et pratiquant…). Nous publions ici des extraits de la lettre du cardinal Ouellet :Cdl Marc Ouellet, primat de l’Église canadienne.
Le gouvernement du Canada a annoncé son intention de présenter un projet de loi dès le début de la prochaine session pour changer la définition traditionnelle du mariage. Ce projet inclurait les partenaires de même sexe dans le même cadre juridique que le rapport conjugal entre un homme et une femme.
En tant que citoyen canadien et primat du Canada, je tiens à exprimer mon inquiétude et mon désaccord ainsi que ceux d’un grand nombre de Canadiens qui me prient d’intervenir pour faire valoir leur opinion sur la signification et les conséquences d’un tel changement. (…)
La responsabilité de légiférer relève du Parlement fédéral, auquel revient la décision d’adapter le cadre législatif régissant le mariage civil à l’évolution culturelle et sociale de la société canadienne.
Contrairement à l’interprétation courante des médias, cet avis de la Cour suprême n’a donc pas force de loi et n’a encore rien changé au cadre juridique. Il revient au Parlement de décider sur ce sujet de très haute importance pour l’avenir de notre société et des ses valeurs fondamentales. Les juges de la Cour suprême, le plus haut tribunal de notre pays, l’ont reconnu explicitement en refusant de répondre à la quatrième question proposée par le gouvernement actuel : « La définition du mariage en droit civil, c’est-à-dire l’union de deux personnes de sexe opposé, est-elle conforme à la Charte? » (…)
Le changement proposé touche l’institution la plus fondamentale et la valeur première de la société : le mariage et la famille, réalités présentes dans l’histoire humaine avant toute forme d’État et de loi.
En effet, procéder à un tel changement signifierait dénaturer l’institution du mariage en méconnaissant deux de ses finalités essentielles : la procréation et l’éducation des enfants, dans le contexte de l’amour d’un homme et d’une femme, qui assure l’avenir de la société.
L’union des personnes de même sexe ne peut pas apporter cette contribution essentielle à la société, faute de cette complémentarité proprement conjugale qui définit l’institution du mariage. Vouloir inclure deux réalités si différentes sous une même catégorie juridique signifie méconnaître leur essence et même fausser le sens des mots qui doivent désigner la réalité objective et non ajuster cette réalité à nos désirs. (…)
De plus, on ne peut sous-estimer l’impact éducatif d’une telle législation qui aurait pour effet de semer la confusion, entre autres chez les jeunes, et de troubler la conscience des personnes. Nous ne devons pas oublier que chaque loi est l’expression de valeurs partagées qui façonnent la culture d’une société. Les responsables du cadre législatif ne peuvent l’ignorer. (…)
La forte réaction de la population face à ce projet de loi indique que le bon sens a encore de bonnes chances de triompher. La décision politique à prendre dans les circonstances est de reconfirmer la définition traditionnelle du mariage, qui est « l’union légitime d’un homme et d’une femme à l’exclusion de toute autre personne ». (…) »
Laissez un commentaireLe Pape appelle la jeunesse à Toronto
Du 18 au 28 juillet prochain, le Pape Jean-Paul appelle la jeunesse du monde entier à Toronto. Cette visite pontificale se situe dans une série de rencontres lancée par le Pape Jean-Paul II au début de son pontificat. Il passera à l'histoire comme le Pape de la jeunesse et de la vie dans un monde devenu fou qui assassine ses propres enfants: il est la lumière dans les ténèbres, il est notre guide sur la route méandreuse de l’incertaine postmodernité. À Paris en 1997, le Pape avait vigoureusement appelé les jeunes à la sainteté, y compris dans toutes ses exigences morales. L'Église de France récolte encore aujourd'hui les fruits de la semence évangélique jetée par le pasteur universel. Espérons que le Canada sera atteint par la même grâce. La tenue de ces journées à Toronto manifeste cependant le recul de Montréal comme capitale de la catholicité au Canada… matière à réflexion pour notre Église québécoise vieillissante et démissionnaire.
Cordialement,
Luc Gagnon, président
Gilles Grondin, président émérite et porte-parole.
Désinformation et conditionnement des esprits
Vous êtes tous cordialement invités à une conférence présentée le lundi 11 mars prochain à 19h30 à l’auditorium Saint-Albert-le-Grand de Montréal (2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine – station de métro Université de Montréal – stationnement gratuit – entrée Institut de Pastorale) par M. Arnaud de Lassus, directeur du mouvement français Action familiale et scolaire, sur le thème « Désinformation et conditionnement des esprits ». Participation aux frais : 7 $.
Laissez un commentaireLa politique sans Dieu
Lors du récent remaniement ministériel du 30 janvier 2002 à Québec, seuls deux ministres ont daigné prêter serment sur la Bible alors que seulement deux ministres fédéraux n'avaient pas prêté serment sur la Bible la semaine précédente. Le Québec se distingue encore une fois, mais pas dans le bon sens. Il faut dire que les premiers ministres donnent l'exemple: Bernard Landry pense gouverner sans l'aide de Dieu alors que Jean Chrétien a préféré lancer son gouvernement en sa présence tutélaire. Ce n'est qu'une autre manifestation de la décadence du Québec qui rejette le Dieu qui lui a donné la vie et qui l'a préservé dans les tribulations de son histoire. Le Canada anglais, sous l'influence bienfaisante des États-Unis et de son président croyant (« In God, we trust »), ne verse pas dans une telle impiété suicidaire.
Est-ce par cet athéisme pratique, sinon doctrinal, que le Québec se relèvera de son déficit démographique et résistera dans l'océan anglo-saxon nord-américain? Monsieur Landry a beau nommer un ministre responsable de la Politique de la natalité, l'ex-néodémocrate Rémy Trudel, il n'y aura pas une renaissance du Québec sans l'intervention du Dieu de la vie, le Dieu fidèle, Celui qui a présidé à la naissance de notre nation sur les bords du Saint-Laurent.
Aucun intellectuel canadien-français ne s'est scandalisé de ce reniement national. Il faut le bon sens du sociologue anglican Gary Caldwell pour dénoncer cette abomination: « Le fait notamment que les ministres ne prêtent plus serment sur la Bible relève à mon avis d'un anticléricalisme puéril et d'un néolibéralisme extrême. Une société qui rompt si brutalement avec ses références communes le fait à mon avis à ses risques et périls parce que toute civilisation a besoin de fondements communs sur lesquels établir ses règles du jeu ». Le prix de l'apostasie nationale est la mort nationale.
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