« Dans une réponse à M. Buscemi, le ministre a déclaré au micro de Patrick Masbourian que “les Québécois ne veulent pas se laisser intimider” par les groupes anti-avortement », peut-on lire dans Le Devoir.
Quelle puissante menace le président de Campagne Québec-Vie a-t-il pu brandir au-dessus du « droit » à l’avortement pour que le ministre Simon Jolin-Barrette dresse sa digne personne contre un danger aussi imminent ?
C’est que, interrogé par un journaliste du Devoir sur sa perspective de la possible constitutionnalisation de l’avortement, M. Buscemi a reconnu qu’une telle loi représenterait un objectif concret à combattre :
« "La seule chose, c’est que ça ajoute quelque chose de concret, un genre de cible à abattre, oui", a-t-il lancé dans une entrevue avec Le Devoir. M. Buscemi, qui compare les avortements à "des meurtres", affirme qu’un tel ajout dans la loi "serait un autre point de ralliement, certainement". »
C’est tout ce qu’il fallait pour alimenter les craintes des féministes et tout ce qu’ils cherchaient comme confirmation que constitutionnaliser l’avortement est une mauvaise idée. Car chose frappante, les groupes pro-avortement s’opposent à ce projet, disant que cela ouvrirait paradoxalement une brèche dans ledit « droit ». Cela risque de nous fournir des « munitions », disent-ils, car nous pourrions « ainsi contester cette disposition devant les tribunaux, créant une cible là où il n’y en avait pas », lit-on sur 98,5.
Simon Jolin-Barrette, de son côté, soutient que ce sont précisément les tribunaux en l’état actuel qui représentent un danger, et non après la constitutionnalisation de l’avortement, rapporte La Presse :
« À son avis, des tribunaux pourraient ainsi très bien changer d’idée et invalider des décisions qui confirment actuellement le droit à l’interruption de grossesse, de là la nécessité d’affirmer l’obligation de l’État d’agir. »
Mais, comme le faisait remarquer M. Buscemi, quel juge serait disposé à trancher en notre faveur (qu’il y ait constitution ou non) ? selon Le Devoir :
« M. Buscemi, lui, se défend de préparer une contestation judiciaire. "Ce n’est pas comme si on se frottait les mains en attendant que l’avortement soit, genre, canonisé, rendu un droit inscrit […] dans la Constitution", assure-t-il. Et, de toute façon, "quel juge serait réceptif à notre argumentaire en 2025 ?" demande-t-il. »
Cette lutte intestine entre pro-avortement est des plus étranges, on croirait pourtant que d’inscrire l’avortement dans la constitution en rendrait la pratique encore plus inexpugnable.
Mais c’est là que nous voyons que « Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous » (Ro 1:22). En vérité, on croirait les voir fuir au « bruit d’une feuille agitée » (Lv 26:36), ou encore trembler « tout à coup d’épouvante, sans qu’il y ait sujet d’épouvante » (Ps 53:6).
Qui sait ce qui sortira de ce délire hystérique où ils s’entre-déchirent ?
Et notre combat pour l’enfant à naître dans tout ça ?
Voyez-vous, que l’avortement entre dans la constitution ou non, notre combat demeurera peu ou prou le même, au lieu de dénoncer un état des lieux où l’enfant à naître n’est protégé par aucune loi, nous dénoncerons un état des lieux ou le meurtre des enfants à naître est encouragé par la loi.
Ce qui ressort de positif de toute cette agitation médiatico-politique, c’est que l’on parle de l’avortement et que nous soyons publicisés. Le fait que les médias nous mentionnent et qu’un ministre doivent publiquement nous commenter augmente la portée de notre voix.
Nous travaillons sans relâche pour que les droits des enfants à naître soient un jour reconnu et œuvrons à changer la culture au Québec sur le long terme. Pour cela, nous avons besoin de votre aide, aussi bien active que financière.
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Et nos efforts portent fruit ! 700 personnes ont répondu à notre appel à contacter son député pour lui demander le retrait du projet d’inscrire l’avortement dans la constitution.
Grâce à votre aide, notre présence ne cesse de grandir. Il y a quatre ans, nous avions à peine 2 ou 3 Chaînes de la Vie, cette année nous en avons eu une trentaine !
Il y a à peine trois ans, la Marche pour la vie de Québec n’existait même pas, grâce à votre aide, nous avons tenu notre deuxième marche consécutive — des événements qui ne sont pas précisément passés inaperçus !
Il y a quatre ans, nous envoyions peut-être 500 courriels hors Québec, maintenant, ce sont des milliers de courriels que nous envoyons hebdomadairement au-delà de nos frontières.
De même, il y a quelques moins, notre présence sur les réseaux sociaux était plutôt modeste. En seulement trois mois, nous avons connu une croissance fulgurante : 2000 nouveaux abonnées et 3 millions de vues. Des centaines de commentaires s’étendent vertigineusement en dessous de nos publications. En tant que modérateur, je vois de nombreuses personnes prendre la défense des enfants à naître et de la famille avec une force et une inspiration inattendues.
Je vous le dis, votre participation nous est précieuse, et nous vous invitons à démontrer (n’en déplaise à certains) que le débat sur l’avortement n’est pas clos.
Aussi vous demanderais-je également de bien vouloir nous aider pécuniairement dans notre campagne de financement pour continuer ce combat essentiel. Nous dépendons, contrairement à tous ces organismes pro-avortement, entièrement de vos dons. Notre objectif est de 25 000$, nous avons récolté 5 846 $ jusqu'à maintenant.
Un grand merci pour votre générosité,
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
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