C'est aujourd'hui le 30 mai, date à laquelle nous devions tenir notre Marche annuelle pour la Vie à Québec. Malheureusement, nous l'avons annulée il y a plus de 2 semaines.
Nous avons déjà expliqué dans des courriels précédents la raison principale de cette annulation : nous avons organisé cette année l'événement Génération Vie à Montréal le 25 avril, qui avait pour but de fédérer plusieurs groupes œuvrant au Québec pour la défense de la foi, de la famille et de la vie, de la conception à la mort naturelle. Organisé stratégiquement en cette année électorale au Québec, cet événement a porté des fruits, pesant sur le débat, et continuera à le faire dans les semaines à venir, lorsque nous publierons certaines des conférences et interventions faites ce jour-là.
Si nous ajoutons à ce travail une Marche nationale pour la vie à Ottawa le 14 mai, à laquelle nous avons participé de façon significative :
- j'ai participé à la conférence de presse de la veille de cette Marche, puis je suis intervenu lors des discours précédant la Marche ;
- ensuite CQV a organisé un événement après la Marche, pour les gens de l'autobus de Montréal que nous avions nolisé ; et finalement
- j'ai animé la soirée du banquet pro-vie, rassemblant plus de 500 pro-vie venus de partout au Canada et même de l'étranger. La Marche elle-même comptait entre 3 et 5 mille personnes. Vous pouvez voir des images de cette Marche ici.)
... Nous avons vu, avec nos effectifs limités, que nous ne pouvions pas tenir une Marche à Québec cette année.
Nous sommes au jour 4 de notre campagne de financement de 3 semaines pour le début de l'été. Merci de votre appui au moment où nous préparons un possible retour de la Marche pour la vie en 2027. Donnez généreusement dès aujourd'hui.
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Car une Marche pour la Vie à Québec n'est pas la même chose qu'une Marche à Ottawa. Hier, lors d'une émission de ThéoVox Actualités à laquelle je participe mensuellement, on m'a demandé pourquoi, à Ottawa, il n'y avait pas vraiment de contre-manifestants tandis qu'à Québec -- en 2025 par exemple -- il y en avait des centaines. Les raisons sont probablement multiples, mais l'une d'elles, importante, tient au fait qu'au Québec les syndicats et les milieux de gauche universitaires s'allient (avec l'argent des contribuables ou de leurs membres) pour maintenir le statu quo. Ingrédient final : la présence policière à Québec était déficiente ; nous trouvions que la police était presque complaisante envers les contre-manifestants qui cherchaient à troubler notre rassemblement.
Et cette complaisance policière est d'autant plus grave qu'il y avait amplement de raisons d'arrêter les fauteurs de trouble : le code criminel, à l'article 176 (2), stipule ce qui suit : (2) Est coupable d'une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire quiconque, volontairement, trouble ou interrompt une assemblée de personnes réunies ... pour un objet moral ou social (...). C'est ce qu'ils ont fait, c'est évident -- alors pourquoi aucune intervention policière pour les arrêter ?
Encore plus, un prêtre invité débutait notre Marche 2025 avec une prière, ce qui a vraisemblablement été le signal d'une irruption, parmi les pro-vie, de contre-manifestants qui brandissaient des foulards, sifflaient pour enterrer nos discours et déployaient des bombes fumigènes. Ce type d'interférence a toutes les apparences d'être criminel, car c'est à l'article 176, paragraphe 1, du code criminel du Canada qu'on peut lire : a) par menaces ou violence [p. ex. bombes fumigènes], illicitement gêne ou tente de gêner un officiant dans la célébration d'un service religieux ou spirituel ou l'accomplissement d'une autre fonction se rattachant à son état (...).
Tout cela pour dire qu'une Marche pour la vie, étant donné l'hostilité de l'establishment universitaire et syndical, et la complaisance des policiers à Québec, nous oblige à y mettre beaucoup de ressources et à planifier bien à l'avance, en rencontrant régulièrement les autorités provinciales et municipales pour assurer un bon déroulement, ainsi qu'en consultant régulièrement nos avocats amis. Cela nous oblige également à engager une force de sécurité privée (comme ce fut le cas pour Génération Vie, où 8 gardes de sécurité étaient engagés pour la journée du 25 avril) ou, au minimum, à entraîner rigoureusement une équipe de bénévoles sérieux. (En passant, nous pensons encore à poursuivre les fauteurs de trouble de l'année passée. Un avocat ami du mouvement travaille en ce moment même à soupeser nos options juridiques.)
Nous voulons tenir une Marche pour la Vie à Québec l'année prochaine. Mais pour cela, il nous faut un appui sérieux de la part des pro-vie du Québec. Vous avez déjà démontré que la cause de l'enfant à naître vous tient à cœur, mais si vous voulez une Marche de la qualité de celle d'Ottawa à Québec (toutes proportions gardées, bien sûr), il faudrait nous aider dès aujourd'hui avec un don généreux, preuve de votre appui à ce projet.
Les pro-vie ont non seulement le droit, mais le devoir, de manifester en public leur désaccord avec la mise à mort des enfants à naître par avortement, à hauteur de 20 000 par année au Québec.
Merci de donner aujourd'hui pour nous aider à manifester notre appui à la vie et contre l'avortement dans le cadre d'une Marche pour la vie dans notre province. Donnez généreusement !

Pour la Vie,

Georges Buscemi
P.S. -- Nous sommes au jour quatre de notre campagne de financement de 3 semaines du début de l'été. Notre objectif est de 20 000 $ et, à ce jour, nous avons accumulé un peu moins de 1 000 $. Merci du fond du cœur à tous ceux et celles qui ont déjà donné. Merci de donner aujourd'hui pour nous permettre de revenir en force l'année prochaine pour une Marche pour la vie 2027, si Dieu le veut. Donner>>