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J’ai vu une demoiselle…  ou l’importance de l’habillement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton Campagne Québec-Vie — Photo : Wikimedia Commons

Jean de Saint-Jouin, contributeur occasionnel de la revue L’Homme Nouveau, nous donne par son dernier article une réflexion sur l’importance de l’habillement. À l’occasion d’une de ses nombreuses visites à l’urgence, que lui vaut sa nombreuse descendance, Mr. de Saint-Jouin remarqua la grande différence que faisaient, sur une jeune fille, une chemise d’hôpital (pourtant malgracieuse) qui ressemblait à une robe, et l’habillement dégénéré de nos jours. M. de Saint-Jouin rappelle avec justesse que par le vêtement (de bon aloi) nous nous respectons et que celui-ci attire le respect. En somme, en suivant le fil de la réflexion M. de Saint-Jouin, l’on peut conclure que si l’habit ne fait pas le moine, il l’aide à l’être. Extrait de l’Homme Nouveau :

Une jeune fille de 16 ou 17 ans sortait de la pièce où les patients doivent se revêtir de la peu reluisante chemise d’hôpital. Vu sa relative petite taille, la chemise lui faisait office de robe. Ainsi vêtue, elle s’assit, évidemment inconfortable. Je notai son très joli visage, encadré par de fort beaux cheveux bouclés […]

Quelques minutes plus tard, la jolie demoiselle fut appelée et se rendit à la salle de traitement. Elle marchait avec grâce, à pas léger, en tentant d’ajuster au mieux sa robe de fortune. Charmante, malgré les circonstances.

Je ne la revis que quelques minutes plus tard, sortant de la salle, avec ses vêtements réguliers. Quel choc ! En fait, j’ai failli ne jamais la reconnaître. Jeans moulants, t-shirt informe, elle bondit de la salle en marchant comme un légionnaire. De la jolie jeune fille, il ne restait quasi plus rien… Le port altier, le pas délicat, le geste lent… tout s’était éclipsé. Même son joli visage était devenu comme invisible. L’impression de beauté s’était évanouie au profit d’un corps, commun, sans intérêt.

[…]

Le vêtement n’est pas neutre et entretient une très complexe relation avec notre être. En effet, s’il constitue une sorte de médiation entre la personne et le monde qui l’entoure en projetant l’image d’une partie intégrante de qui nous sommes, il a aussi une autre fonction, qui semble avoir été complètement oubliée. En effet, le vêtement structure notre être en lui rappelant de manière sensible quelle attitude nous nous devons d’entretenir avec le monde qui nous entoure. Le vêtement est maître des âmes.

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