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La Suède : pays totalitaire qui sépare les enfants des parents...

Ces parents Suédois viennent de se faire retirer de nouveau la garde de leur enfant, en cour d'appel de Suède, révoquant une décision d'une cour inférieure. Leur seul crime : avoir fait l'école à la maison. Aujourd'hui, Annie et Christer n'ont plus aucun droit sur leur enfant.Voici un reportage paru sur le site wordpress.com du 13 décembre 2010, il y a deux ans de cela, sur cette histoire:

(Dominic et sa mère Annie Johansson)

En 2008, les citoyens suédois Annie et Christer Johansson décident de déménager en Inde, le pays d’origine d’Annie. En attendant le grand jour du départ, ils choisissent l’instruction à domicile pour leur fils, afin de lui épargner les perturbations liées à un changement d’école, et aussi parce que Dominic leur a dit qu’il était très stressé à l’école du quartier.
 
Le home-schooling est légal en Suède. Le directeur de l’école de Dominic donne tout naturellement son accord pour superviser l’enseignement de Dominic et accepte de fournir des livres et divers matériels aux parents. Mais la situation change mystérieusement. Quand les parents viennent chercher les livres, le directeur refuse, et dit que Dominic doit aller à l’école. Les services sociaux exigent même que les Johansson paient une amende de 250 couronnes (environ 28 euros) pour chaque jour où Dominic ne va pas à l’école. Les parents refusent, parce qu’ils savent qu’ils ne font rien d’illégal, et continuent d’instruire leur fils à la maison, comme ils avaient prévu de le faire.
 
Le jour du déménagement en juin 2009, alors qu’ils sont dans l’avion qui s’apprête à décoller pour l’Inde, et donc que la famille quitte la Suède définitivement, la police empêche l’avion de décoller, un véritable commando fait irruption et enlève Dominic. Dominic, traumatisé, vomit. Au poste de police, sa mère s’évanouit, et personne ne l’aide.
 
Les parents ne sont pas condamnés – puisque, rappelons-le, ils ne font rien d’illégal… – , mais on leur refuse le droit d’engager leur propre avocat. Malgré de nombreux appels et plaintes de la part des parents et d’associations de home-schooling internationales auprès des services sociaux, du gouvernement, de ministres, etc, le gouvernement suédois décide de retirer la garde de Dominic à ses parents : ils n’ont le droit de le voir que pendant 1 h toutes les 6 semaines…
 Au bout de plusieurs mois, il est même dit à la mère que si elle ne cessait pas d’avoir quelques larmes lors des visites à son fils, le temps et la fréquence des visites seraient réduits. Aujourd’hui, environ 1 an et demi plus tard. La situation n’a toujours pas changé.
 
Selon la Home School Defense League Association, basée aux Etats-Unis, le « virus anti home-schooling » s’empare maintenant du reste de l’Europe, après avoir gravement sévi en Allemagne. Selon les politiciens suédois qui s’opposent à l’instruction à domicile, cette méthode d’enseignement est à prohiber parce qu’elle « favorise la création de dangereuses sociétés parallèles », ce qui est « contre l’unité d’une société multiculturelle ».

Michael Farris, président de l’association ParentsRights.org, chargée de faire respecter les Droits de l’Enfant auprès des Nations Unies, conclut : « toute nation qui restreint sévèrement la capacité des parents à choisir des formes d’éducation alternatives (incluant l’enseignement à domicile) au nom de l’unité nationale, ne peut pas s’appeler une nation libre. La liberté  nécessite qu’un individu puisse avoir le choix de penser différemment des programmes établis par les dirigeants d’une nation. La liberté de l’éducation est la pierre angulaire de la liberté de penser et de la conscience ».
 

Pour plus de détails, vous pouvez consultez l'article (en anglais) publié par LifeSitenews du 12 décembre 2012.

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Un autre cas de médecins confrontés aux volontés de la famille d'un patient

Sur le site de Radio-Canada du 12 décembre 2012:

 

(Me Allan Garber trouve le processus des comités d'examens pour les conflits entre famille des patients et médecins, injuste)

Une femme d'Edmonton se sent impuissante devant le droit de regard que procure la loi albertaine aux médecins sur les soins qui sont prodigués à son mari invalide depuis un accident vasculaire cérébral.

Huguette Hébert tente en vain depuis l'an dernier de faire modifier le traitement que reçoit Jack Rudichuk. Elle s'inquiète de mises en garde concernant la prise, par les gens atteints de problèmes cardiovasculaires, de certains des médicaments qui sont administrés à son mari.

Elle n'arrive toutefois pas à faire modifier le traitement, ni à retirer son mari de l'hôpital d'Edmonton où il est soigné, en raison de dispositions de la Loi sur la santé mentale de l'Alberta.

Un gériatre, le Dr Jean-Pierre Beauchemin, estime d'ailleurs que ce genre de situation risque de devenir plus fréquente avec le vieillissement de la population.
(...)
Alarmée par le fait que son mari semblait être sous l'effet d'une forte dose de sédatifs, Mme Hébert s'est interrogée au sujet des médicaments antipsychotiques qui lui sont administrés et de leurs doses.

« Les médecins ont tout le pouvoir. "Tassez-vous, la famille, parce que nous, on est les tout-connaissant." Je m'excuse, là, ils connaissent leur profession médicale, mais nous on connaît notre père. Il me semble que c'est valable. Moi je le connais depuis plusieurs années, puis quand il n'est pas bien, je le sais. » — Anita Rudichuk, fille de Jack Rudichuk
 

(...)
Huguette Hébert a tenté d'utiliser son droit d'agente légale pour demander la diminution des doses, mais les médecins de l'Hôpital utilisent les dispositions de la Loi sur la santé mentale de l'Alberta et poursuivent les traitements. Le psychiatre traitant a obtenu la révision du traitement par un comité d'examen médical composé d'un autre psychiatre, d'un médecin, d'un membre du public et d'Huguette Hébert. Un président et un conseiller juridique étaient aussi présents.

 

Après révision, le comité a conclu que les traitements étaient appropriés et il a produit une ordonnance de traitement. Mme Hébert ne pouvait pas non plus retirer son mari de l'établissement.

« Une ordonnance de traitement, c'est comme une ordonnance de la cour. Ce n'est pas aussi fort, mais ça l'est presque, et la seule façon de la renverser, c'est d'aller en cour provinciale », explique Fay Orr, un défenseur des droits des patients atteints de trouble de santé mentale de l'Alberta.

Un avocat, Me Allan Garber, qui aide bénévolement Mme Hébert, dénonce les comités d'examen. « Mme Hébert se présente devant un comité composé d'un président, d'un psychiatre, d'un médecin et d'une personne neutre. Elle n'a pas de ressource pour embaucher ses propres experts médicaux ou un conseiller juridique. C'est un processus injuste », juge Me Garber.
(...)

Et si un jour l'euthanasie est permise et qu'il y a un conflit entre la famille et les médecins?

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Andrée Ruffo et les enfants à naître: «A-t-on le droit parce que l'on est une femme d'abîmer ses enfants, de les rendre légumes?

Sur le site du Journal de Québec du 12 décembre 2012, cette interrogation de la juge à la retraite Andrée Ruffo :

 

(Andrée Ruffo, ancienne juge à la Chambre de la jeunesse, fondatrice, avec Bernard Kouchner, du Bureau international des droits des enfants)

 

L'ancienne juge à la Chambre de la jeunesse, Andrée Ruffo,  trouve épouvantable le fait que Sonia Blanchette, accusée des meurtres de ses trois jeunes enfants, et incarcérée depuis, soit enceinte.
 
«A-t-on le droit de mettre la vie de ces enfants-là en danger? De faire en sorte que ces enfants-là ne puissent jamais avoir une vie normale?»(...)

«C'est l'horreur absolue, car scientifiquement on sait que la mémoire intra-utérine existe pendant les neuf mois que l'on porte nos enfants, a dit l'ancienne magistrate à la Cour du Québec. Et il y a des répercussions par rapport au moment et à la façon dont les enfants sont conçus. On se demande dans quel état va naître cet enfant-là et quelles seront les conséquences de ces prises abusives de médicaments dans les premiers mois de grossesse.»
 
Andrée Ruffo s’est questionnée sur les droits des mères. «A-t-on le droit parce que l'on est une femme d'abîmer ses enfants, de les rendre légumes?»
 
L'ancienne juge, qui a cofondé le Bureau international des droits des enfants, a ajouté que «c'est sûr qu'il y a des accidents de la nature; des enfants qui naissent handicapés, des malformations et des maladies, mais quand c'est volontairement ou parce que l'on est négligent ou dépendant [drogue, alcool ou médicaments], qu'on fait des enfants comme ça. Est-ce que le droit des femmes est à ce point absolu?»

La juge a plaidé pour le droit à l'enfant de naître sain, elle y voit un enjeu société. «Quand on sait que Madame est responsable de son corps et que ses droits semblent absolus dans la société telle que l'on la connaît, a-t-elle dit. A-t-on le droit de mettre la vie de ces enfants-là en danger? De faire en sorte que ces enfants-là ne puissent jamais avoir une vie normale? Il est grandement le temps que l'on se pose ces questions-là.»

«A-t-on le droit parce que l'on est une femme d'abîmer ses enfants, de les rendre légumes?»

A-t-on le droit parce que l'on est une femme de demander la mise à mort de son enfant par l'avortement? Est-ce que le droit des femmes est à ce point absolu? Va-t-on interdire de les abîmer tout en permettant de les torturer par avortement, si l'on est certain qu'ils en mourront avant la naissance?

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Le conseil de l'Europe veut s'ingérer dans le processus décisionnel de l'Irlande concernant l'avortement

Sur le site de Nouvelles de France du 12 décembre 2012:

(Grégor Puppinck, directeur du European Center for Law and Justice, expert au Conseil de l'Europe,auteur de l'article)

 

L’Irlande est un symbole en Europe de résistance à l’avortement ; mais il est sur le point de tomber sous la pression conjuguée du Conseil de l’Europe et de groupes de pression pro-avortement. Le peuple irlandais s’est toujours opposé fermement à l’avortement : à trois reprises, par référendum, il a refusé la légalisation de l’avortement et a accordé une protection constitutionnelle à l’enfant à naître, dont la vie bénéficie d’une protection égale à celle de sa mère. L’avortement est ainsi toujours interdit, sauf lorsque jugé nécessaire par les médecins pour sauver la vie de la mère.
 
Or, le Conseil de l’Europe est au cœur d’une campagne visant à imposer « par le haut » l’avortement à un peuple qui l’a refusé « par le bas » à trois reprises lors des referendums de 1983, 1992 et 2002.
 
Précisons que le Conseil de l’Europe a été crée pour défendre la démocratie et les droits de l’homme. La Cour européenne des droits de l’homme fait partie du Conseil de l’Europe ; son rôle est de veiller au respect par les États des droits et libertés garantis par la Convention européenne des droits de l’homme. Les États condamnés doivent se conformer aux arrêts rendus par la Cour à leur encontre ; ils disposent d’une liberté quant au choix des moyens à mettre en œuvre à cette fin. Cette exécution des arrêts est réalisée sous la supervision politique du Comité des Ministres, c’est-à-dire des ambassadeurs des 47 États membres.
(...)
Ainsi, ce n’est pas frontalement que l’avortement est imposé à l’Irlande et à la Pologne, mais en utilisant la voie périphérique d’obligations procédurales qui garantissent, non pas le droit (matériel) à l’avortement, mais le droit (procédural) de savoir si on a le droit d’y avoir recours. Cette approche procédurale oblige l’Irlande à clarifier les conditions concrètes d’accès à l’avortement. Ce résultat est atteint tout en reconnaissant l’absence de droit à l’avortement au sein de la Convention européenne des droits de l’homme, et sans qu’il soit nécessaire à la Cour de se prononcer sur l’interdiction de principe de l’avortement en droit irlandais. Pour imposer cette obligation procédurale, il est seulement nécessaire d’affirmer, sur la base de l’exception à l’interdiction en cas de danger pour la vie de la mère, qu’il existe un droit à l’avortement et que ce droit entre dans le champ de la Convention.
Pour exécuter ces arrêts, l’Irlande et la Pologne vont instituer un mécanisme décisionnel auquel pourront s’adresser les femmes désireuses d’avorter. L’Irlande (1) va probablement suivre l’exemple de la Pologne qui, en exécution de l’arrêt Tysiąc c. Pologne (no 5410/03) du 20 mars 2007, a entamé la création d’un « comité d’experts » chargé de décider au cas par cas si les conditions légales sont réunies pour la pratique d’un avortement. Ce comité interprétera nécessairement ces conditions et les fera évoluer.(...)
En outre, le fait de confier à un comité la décision d’autoriser un avortement rend cette décision collégiale, ce qui a pour effet de dissoudre la responsabilité morale et juridique de la décision sur l’ensemble du comité.
 
Les décisions de refus de ce Comité devront être rapides, motivées et écrites afin de pouvoir être contestées en justice. Ainsi, la décision ultime d’autoriser l’avortement n’appartiendra plus aux médecins ni même au « Comité d’experts » mais au juge qui interprètera les critères d’accès à l’avortement. À ce jour, aucune procédure n’est prévue pour contester en justice des décisions autorisant un avortement, seul est envisagé le cas d’une décision de refus. L’enfant à naître aura-t-il un avocat au sein de ce comité ? Ce mécanisme décisionnel ne prévoit aucun garde-fou contre le risque d’interprétation abusive des conditions légales d’accès à l’avortement ; pourtant les pressions en ce sens seront très fortes, notamment de la part des instances européenne et internationales

Ainsi, le pouvoir ultime d’interprétation des conditions d’accès à l’avortement sera progressivement transféré au pouvoir judiciaire, et donc ultimement à la Cour européenne des droits de l’homme. Avec un tel mécanisme, la Cour européenne sera amenée à brève échéance à se prononcer sur le bien fondé des décisions de refus prises par ces Comités. Ce sera alors une nouvelle occasion de faire progresser le droit à l’avortement en Irlande.

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Une excellente réflexion de Lise Ravary dans le Journal de Montréal sur le maintien en vie d'une personne comateuse

Sur le site du Journal de Montréal du 12 décembre 2012:

 

(La mascarade de la commission "Mourir dans la dignité" prépare le terrain aux mises à mort sans consentement, comme dans les pays qui ont légalisé ce crime, avec des "restrictions sévères"...)

La Cour suprême devra trancher: la famille d’un homme maintenu en vie à Toronto refuse qu’il soit débranché par les médecins.
 
La famille est croyante: seul Dieu peut décider de l’heure de la mort.
 
La médecine est pragmatique: c’est à nous de décider parce que a) nous croyons qu’il n’y a plus d’espoir b) ça coûte cher à l’État.
 
Au fond, ce sont deux croyances qui s’affrontent: Dieu et la science.
 
En fait trois croyances. La famille qui croit que le malade peut reprendre conscience.
 
Les cas de malades qui reviennent à la vie après des années dans le coma sont relativement nombreux, du  moins à l’échelle planétaire. En septembre dernier, un Sud-Africain est sorti d’un coma à la suite d’un accident d’auto qui l’avait laissé dans un état neuro-végétatif pendant sept ans.
 
Souvent, ces miraculés racontent avoir été conscients pendant toutes ces années, mais emprisonnés dans leur corps inerte.
 
Peut-on blâmer une famille qui voit ces nouvelles dans les médias de refuser le débranchement ?
 
Surtout que les médecins n’ont pas toujours toute la délicatesse nécessaire pour discuter de ces cas avec les proches parents.
 
Cela m’est arrivé. Ma tante, qui m’avait à toutes fins pratiques élevée, a été victime d’un grave accident d’auto qui l’a plongée dans un coma. Je fais partie de ces crétins qui ont la foi et j’ai questionné le débranchement très fortement suggéré par le médecin. Je n’étais pas en croisade contre la science, mais je trouvais que trois mois, c’était pas attendre longtemps. Il arrivait qu’elle me serre la main quand je lui parlais.
 
‘C’est dans votre tête,’ m’a dit le médecin, un jeune homme dans la trentaine. ‘Si votre tante se réveille, je mange mon stéthoscope.’
 
À partir de cet instant, choquée par son attitude cavalière, j’ai cessé de coopérer. Ce qui n’a rien changé car le membre de la famille qui détenait le mandat a permis qu’on la débranche. Elle a continué à vivre, même sans aide technologique. Comme elle tardait à mourir, on a cessé de la nourrir. Comme elle s’accrochait toujours à la vie,  on a ensuite cessé de l’hydrater. Elle a fini par mourir de  faim et de soif.
 
Une bonne affaire de faite.
 
Le blanc-bec de médecin ne pouvait pas me rassurer au sujet d’une possible souffrance. ’Il se peut qu’elle ressente la faim et la soif, on ne sait pas.’
(...)

"Il se peut qu'elle ressente la faim et la soif, on ne sait pas." Voilà l'aveu d'un médecin qui ne se préoccupe pas de son patient parce qu'il a jugé qu'il ne valait plus la peine qu'il vive, qu'il coûtait trop cher, et qu'il préférait donner son lit à un autre patient, plus méritant...

Et qu'il souffre ou pas, ce n'est pas son problème... Tout comme l'on sait que des médecins avorteurs, bien que la souffrance de l'enfant à naître soit médicalement connue, procède à des avortements d'enfants au dernier trimestre de la grossesse sans même lui procurer un anesthésiant, comme on le fait pour les chiens  que l'on veut euthanasier...

Lise Ravary termine son article en disant : « Si le patient est incapable de faire connaître sa volonté, s’il n’a pas fait de testament biologique demandant qu’on ne prolonge pas sa vie et si la famille s’oppose au débranchement, je ne vois pas au nom de quoi ou de qui on mettrait fin à sa vie.

Pour certains d’entre nous, le seul argument économique répugne. »

Pour nombre de médecins, cet argument suffit. Et la légalisation de l'euthanasie qui approche...

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La cour suprême devra se prononcer sur un cas possible d'acharnement thérapeutique

Sur le site de Radio-Canada du 11 décembre 2012:

 

(La famille Salasel)

« Je sais qu'il m'écoute, je sens qu'il réagit », raconte son épouse, Parichehr Salasel.

Sa fille et elle le visitent chaque jour, convaincues que son état s'améliore. Sa famille dit percevoir des signes de communication.

La famille d'Hassan Rasouli, une famille musulmane, refuse que les médecins, qui jugent son état permanent et sans espoir, le débranchent sans son consentement.

Un combat qui s'est déplacé devant le plus haut tribunal du pays, malgré la famille Rasouli, qui estime que les médecins s'acharnent pour obtenir le dernier mot.

« Les souhaits médicaux d'une famille, basés sur la religion ou toute autre valeur, ne doivent pas dicter le niveau de soins requis », plaide l'avocat d'un des médecins d'Hassan Rasouli, Harry C. G. Underwood.

C'est la première fois qu'un patient dans ce genre de situation vit assez longtemps pour que la cause se rende en Cour suprême.

Selon le spécialiste de l'éthique médicale de l'Université du Manitoba, Arthur Schafer, les juges doivent trancher en faveur des médecins. Sans quoi, chaque famille pourrait revendiquer des soins même lorsqu'ils sont contre-indiqués.

« Cette question du droit à la vie en est une soulevée par les familles pratiquantes », souligne le professeur en santé à l'Université d'Ottawa, Amir Attaran. Il ajoute que ces familles croient que leur liberté de religion se traduit en un droit public à des soins médicaux.

Paul Brunet du Conseil pour la protection des malades maintient que c'est aux patients ou à leur substitut de décider du moment de mourir et non aux médecins. 

La question du niveau de soins à fournir à des patients comme Hassan Rasouli dans un contexte budgétaire serré interpelle également les gouvernements. Il en coûte entre 500 et 1500 $ par jour pour maintenir Hasan Rasouli en vie. 

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Le prix européen pour la vie décerné à trois mamans

Sur le site de zenit.org du 11 décembre 2012:

(Chiara Corbella Petrillo et son époux)

 

(...)Le président de la commission pour les affaires constitutionnelles du parlement européen et président du Mouvement italien pour la vie, Carlo Casini, a remis le prix Mère Teresa de Calcutta à  trois mamans héroïques:  Chiara Corbella Petrillo qui a donné sa vie pour faire naitre son enfant, représentée par son mari, Irene de Nomadelfia, et Sabrina Pietrangeli Paluzzi, présidente de la « Quercia Millenaria ».
 
« Si tu veux la paix, défends la vie », a dit Carlo Casini durant la cérémonie, en reprenant les paroles prononcées par le pape Paul VI, à l’occasion de la Journée mondiale pour la paix, le 1 janvier 1977.
 
Ce même concept a été exprimé par Mère Teresa de Calcutta, en 1979, au moment où elle recevait le Prix Nobel pour la paix. Elle a dit : «  Si nous acceptons qu’une mère puisse supprimer le fruit de son sein que nous reste-t-il ? Le principe de l’avortement met en danger la paix dans le monde ».
 
Hélas, a commenté Carlo Casini, aujourd’hui en Europe, on compte beaucoup plus d’un million d’interruptions volontaires de grossesses par an. C’est la raison pour laquelle Jean Paul II, en s’adressant aux évêques du continent, en 1985, parla de « défaite de l’Europe ».
 
Dans ce contexte, le Prix européen pour la vie remis aux mamans d’Europe est un regard vers l’avenir, car sans enfants, a dit Carlo Casini,  il n’y a pas d’avenir et parce qu’ « un nombre incalculable de mères d’Europe, en silence, répandent et encouragent ces valeurs que l’Europe proclame, mais souvent trahit ».(...)

 

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Le député Maurice Vellacott dénonce la sauvagerie infligée aux 491 bébés nés vivants, morts des blessures d'avortements ratés

Un communiqué de presse  du 10 décembre 2012, malheureusement uniquement en anglais, du député Maurice Vellacott, vient dénoncer avec vigueur le sort de 491 bébés nés vivants, entre l'an 2000 et 2009 au Canada, mais morts quelques temps après des suites de leurs blessures dûs à des avortements ratés!

(Le député Maurice Vellacott)

Voici un extrait ( en anglais), de ce communiqué :

 

OTTAWA – Recently MP Maurice Vellacott was shocked to the core and greatly saddened by information researcher Patricia Maloney provided at http://run-with-life.blogspot.ca/2012/10/lateterm-abortions-statistics-b... under the heading “Late term abortions statistics – born alive.”
 
From 2000 to 2009 in Canada, there were 491 abortions, of 20 weeks gestation and greater, that resulted in live births. This means that the aborted child died after it was born. These abortions are 
coded as P96.4 or “Termination of pregnancy, affecting fetus and newborn”.
 
This number does not include late term abortions that are born dead (still births).
 
Based on Section 223(2) of the Criminal Code, there should be 491 homicide investigations or prosecutions in connection with these deaths. Section 223(2) of the Criminal Code reads “A person 
commits homicide when he causes injury to a child before or during its birth as a result of which the child dies after becoming a human being.” That is to say, anyone who interferes with a pregnancy 
such that the child dies after it is born alive due to that interference is guilty of homicide.
(...)
Vellacott grieves those little ones, and says, “How revolting that such savagery could be inflicted on defenseless little babies in a civilized country like Canada. How blinded can we be?”
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La droite et la gauche, même combat contre la nature et l'être humain?

Sur le site du journal L'Homme Nouveau (via Belgicatho) du 5 décembre 2012, cet article de Denis Sureau:

 

(Le chroniqueur Denis Sureau)

 

 

La réponse est la suivante : elle est de droite comme de gauche, pourvu que l'on considère cette droite et cette gauche comme des variantes de la même idéologie, celle qui définit la modernité, et qui n'est autre que le libéralisme (mais ce mot est parfois mal compris).

De quoi s'agit-il ? D'un individualisme radical. D'une affirmation du moi, d'un ego qui ne voit dans la liberté que la capacité purement négative de ne pas être empêché d'agir par les autres. Elle est la matrice de tous les projets culturels, politiques et économiques qui façonnent notre monde.

Reconstruire (ou plutôt déconstruire) le monde en partant de l'individu libre et souverain, c'est nier que la famille soit la cellule de base de la société. Si la famille peut avoir une utilité, celle-ci ne peut être que relative au projet de chacun, et donc provisoire. Elle ne peut résulter que d'un contrat, puisque le contrat est le seul mode de relation envisageable par nos modernes. Mais le contrat social doit être avantageux pour chacune des parties. Et révocable.

Aucune référence à la « nature », à la « loi naturelle » n'a ici de pertinence : pour nos modernes l'homme n'est qu'un être de culture, et la culture ne renvoie pas à quelque chose qui en serait son fondement. Tout ce qui risque d'entraver mon épanouissement (lois, traditions, règles…) doit être tenu en suspicion, voire disparaître. C'est pourquoi le christianisme, qui enseigne que l'homme a une finalité et que la liberté n'a de sens que par rapport à cette finalité, est l'ennemi majeur : « Écrasez l'infâme », disait Voltaire.

L’homme, cette « machine désirante » (Gilles Deleuze), est cet homo œconomicus, homo consumans du libéralisme économique. Il doit être libre de ne pas être empêché de s’enrichir. D’où la dérégulation des économies, la destruction des limites (normes, frontières, législations protectrices…). La société n’existe pas (Margaret Thatcher), la justice sociale est un mirage (Friedrich Hayek). Mais nos socialistes qui poussent à bon droit des cris d’orfraie face à « l’horreur économique » ­comprennent-ils qu’ils en partagent la substance lorsqu’ils s’en prennent à la dérégulation morale de la vie, lorsqu’ils décrètent l’avortement gratuit pour tous, le droit à l’euthanasie et les manipulations mortifères des embryons humains ? Les libéraux de gauche répugnent eux aussi aux limites, aux obligations, aux règles qu’ils considèrent comme autant d’expressions obsolètes d’un obscurantisme moyenâgeux ou d’un dogmatisme intolérant.

Dans la revendication homosexuelle, on retrouve cette affirmation du désir sans bornes. Et qu’importe si l’objet de mon désir – l’enfant – est assimilable à un produit que l’on peut acquérir sur le marché de l’adoption. Ce désir d’enfant est d’ailleurs corrélatif de celui de ne pas en avoir : « Un enfant si je veux, quand je veux », hurlaient les harpies féministes. Et la femme enceinte a le pouvoir de définir la nature de l’être qu’elle porte en elle : c’est un enfant s’il correspond à son désir ou au « projet parental », ou c’est une tumeur que l’on peut extraire à tout instant.

Aucune loi biologique, physiologique ou psychologique ne doit contraindre ma liberté : c’est mon choix ! Je peux changer de « genre », être homosexuel ou hétéro ou bi, changer de sexe à tout âge, combiner successivement ou simultanément des appartenances à des communautés artificielles et transitoires. La techno-science est mise au service de la fabrication de l’homme artificiel. Dans les éprouvettes naissent les produits humains de demain. 

 (...)

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Un problème des syndicats québécois : se mêler de ce qui ne les regarde pas...

L’une des raisons qui ont contribué à la culture de méfiance envers les syndicats québécois, c’est qu’ils utilisent l’argent des syndiqués pour promouvoir des causes qui n’ont jamais été votées en assemblée générale et qui ne concernent tout simplement pas les droits des travailleurs. La question de l’avortement en est un exemple probant.

On ne compte plus les déclarations de « cheufs » syndicaux se croyant omnipotents et s’arrogeant le droit de parler au nom des travailleurs pour s’opposer aux droits des enfants à naître. Tout dernièrement par exemple, on trouvait sur le site du syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec du 10 décembre 2012, une critique du gouvernement conservateur.

Parmi les nombreux éléments déplorés par le syndicat, on retrouve cette mention : « Le gouvernement Harper est à la défense d'intérêts bien précis qui vont à l'encontre de ceux de la vaste majorité de la population. (…) Il tente de bafouer sans répit le droit à l'avortement. »

Voilà un syndicat qui gaspille son temps et  l’argent de ses membres dans des causes injustifiables et non mandatées par ses membres…

De même sur le site du Syndicat de la Fonction publique et parapublique du Québec, on retrouve dans la section condition féminine du 10 décembre 2012, ce relais-publicité pour les 24 heures d’actions féministes mondiales. Voici un extrait de cette nouvelle publiée sur le site :

« Le 10 décembre 2012, le mouvement des femmes se mobilise pour démontrer sa résistance contre le militarisme, la criminalisation de la protestation et les attaques portées sur les droits des femmes. Lancée par la Marche mondiale des femmes, cette initiative internationale de 24 heures d’actions féministes vise également à renforcer la lutte pour le droit à l’avortement et celle pour de meilleurs services publics de santé. »

Encore un bel exemple d’abus de pouvoir d’un syndicat, relayant les revendications extrémistes de groupes marginaux, sans aucun mandat de ses membres et en dehors de ses compétences du milieu du travail.

Quand nos syndicats s’occuperont des droits des travailleurs et uniquement de ces droits, ils retrouveront le respect de la population, qui, en général, ont une très piètre opinion de ces grandes machines qui bouffent l’argent de leurs membres pour des causes absurdes… et perdent leur temps à s’occuper de tout et de rien, et trop peu des droits des travailleurs au Québec et dans le monde!

Un recentrage, une formation sur ce qu’est le syndicalisme leur ferait le plus grand bien!

 

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