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Un combat sans fin : les lois pour protéger les enfants à naître aux États-Unis

Sur le site de Radio-Canada du 1er avril 2013:

 

(Marche pour la Vie, Washington, 2013)

 

 

Les avocats des partisans et des opposants à l'avortement s'affronteront devant les tribunaux au cours des prochains mois concernant les lois récemment adoptées par l'Arkansas et le Dakota du Nord qui limitent considérablement l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
 
Les deux camps sont toutefois d'accord sur un point : ces lois constituent la première attaque directe contre la décision rendue en 1973 par la Cour suprême des États-Unis dans l'affaire Roe contre Wade qui a légalisé l'avortement dans l'ensemble du pays.
 
La loi de l'Arkansas interdit l'IVG dans la plupart des cas à compter de la douzième semaine de grossesse, alors que celle du Dakota du Nord interdit l'avortement dès que les battements de coeur du foetus peuvent être détectés, ce qui peut survenir à partir de la sixième semaine, soit avant même que certaines femmes ne réalisent qu'elles sont enceintes. (...)
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Procès pour une patiente décédée de sa maladie ou d'inanition? Un aperçu de ce que la légalisation de l'euthanasie apporterait

Sur le site du Journal de Montréal du 2 avril 2013, une petite histoire qui explique l'une des raisons de l'appui des juristes du Québec à la légalisation de l'euthanasie. Une infinité de procès est à prévoir:

 

 

Une pensionnaire de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal serait morte après qu’on ait cessé de la nourrir.

C’est ce qu’allègue une dame de Laval dans une poursuite contre l’établissement et les médecins traitants de feu Yvonne Charette Pichette.
 
La fille de la défunte, Hélène Pichette, demande un total de 50 000 $ pour les souffrances causées à sa mère (montant qu’elle obtiendrait comme héritière) et dommages moraux à la suite d’un décès.
 
«Hélène Pichette a été et est toujours profondément attristée, bouleversée et choquée par le décès tragique et soudain de sa mère, [...] dont elle n’arrive toujours pas à faire le deuil», peut-on lire dans la requête.
 
« Intenses douleurs »
 
Mme Pichette, 61 ans, indique avoir été l’aidante naturelle de sa mère depuis 1995. En 1998, l’aînée a été hospitalisée à l’Institut de gériatrie.
 
Entre le 6 et le 14 mars 2010, les médecins et les préposés de l’établissement ont cessé de nourrir la patiente sans consentement libre et éclairé, relate le document. Elle s’est éteinte le 14 mars 2010, à l’âge de 94 ans.
 
«Yvonne Charette Pichette a souffert d’intenses douleurs jusqu’à son décès», mentionne la requête.
 
Mme Pichette estime que le personnel de l’institut n’a pas pris les mesures nécessaires pour évaluer et traiter adéquatement sa mère et qu’il n’a pas agi conformément aux règles.
 
C’est contraire «à ce qu’auraient fait des médecins prudents et diligents», estime la résidante de Laval.
 
(...)
 
Après vérification de l’établissement, il semblait toutefois que Mme Pichette n’était pas inscrite au dossier de la patiente comme l’une des personnes habilitées à prendre des décisions pour elle.
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Planned Parenthood défend l'infanticide d'enfants nés vivants après un avortement raté

Un article tiré de Lifesitenews du 30 Mars 2013 (traduction CQV) — Si un enfant est né vivant après un avortement bâclé, l'avorteur doit-il nécessairement tenter de sauver sa vie? Selon un lobbyiste de Planned Parenthood, le droit de l'enfant à la vie après la naissance devrait aussi être une question de choix.

Alisa Lapolt Snow, la lobbyiste représentante de Florida Alliance of Planned Parenthood Affiliates, a témoigné devant la Chambre de Floride cette semaine pour s'opposer à une loi obligeant les avorteurs à fournir des soins pour les bébés nés vivants au cours d’avortements bâclés dans les termes les plus durs possible.

 Le représentant Jim Boyd, un membre du Sous-Comité de la justice civile, a averti que la position de Planned Parenthood  semblait impitoyable et inhumaine.

« C'est vraiment difficile pour moi de même vous poser cette question, parce que je suis presque dans l'incrédulité », a-t-il dit. « Si un bébé est né sur une table à la suite d'un avortement bâclé, qu’est-ce que Planned Parenthood veut qu'il se passe avec cet enfant qui se bat pour la vie? »

« Nous croyons que toute décision doit être laissée à la femme, sa famille et le médecin,"  a répondu Snow.

Le représentant Daniel Davis a ultérieurement demandé, « Qu'est-ce qui se passe dans une situation où un bébé est vivant, respirant sur une table, en mouvement? Qu'est-ce que vos médecins font à ce moment? »

(…)

« Je n'ai pas cette information », a-t-elle dit. « Je ne suis pas médecin, je ne suis pas un fournisseur de l'avortement, de sorte que je n'ai pas cette information. »

Après qu’un troisième représentant eut interrogé Snow, elle répondit : « Cette décision doit être comprise entre le patient et le prestataire de soins de santé. »

Le représentant Jose Oliva répondit : « Je pense qu'à ce stade, le patient serait l'enfant se débattant pour survivre sur une table. N'êtes-vous pas d'accord? »

C'est alors seulement que Snow semble comprendre la faiblesse de sa propre argumentation. « C'est une très bonne question », dit-elle avec un sourire nerveux. « Je ne sais vraiment pas comment répondre à cela. »

Snow a déclaré que son organisation avait « des problèmes logistiques » pour les bureaux éloignés, où le centre de soins de santé le plus proche est à « 45 minutes, une heure de route. »

Elle a ajouté : « Nous ne savons pas encore quelle est l'importance de cette situation. »

Toutefois, au Canada — un pays avec environ 10 pour cent de la population américaine — 491 bébés ont été abandonnés à la mort après un avortement raté, de 2000 à 2009.(...)

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Pour Julie Miville-Dechesne, présidente du conseil du statut de la femme, le choix est entre la contraception et l'avortement...

Sur le site de genethique.org du 2 avril 2013:

 

(Julie Miville-Dechêne, présidente du "Conseil du statut de la femme")

 

 

 Depuis le 31 mars 2013, les modes de contraception sont gratuits pour les mineures: "les jeunes filles de 15 à 18 ans peuvent désormais obtenir gratuitement en pharmacie une pilule de première ou deuxième génération, un stérilet ou un implant hormonal", sous deux conditions: "obtenir une ordonnance chez un médecin puis, à la pharmacie, présenter la carte Vitale de leurs parents ou une attestation d'affiliation à un régime de Sécurité sociale". Jusqu'à cette date, ces moyens de contraception étaient remboursés à hauteur de 65%. En revanche, cette gratuité ne concerne pas les pilules de 3è et 4è génération, déremboursées depuis le 31 mars, en raison des risques sanitaires. Il en est de même pour l'anneau vaginal, le préservatif ou le patch contraceptif, qui ne font pas l'objet de remboursement.

Si l'avortement est également remboursé en totalité depuis le 31 mars dernier, sa gratuité ne fait pas l'unanimité au sein du corps médical. Ainsi, contactée par le quotidien Metro, une gynécologue exerçant en hôpital public estime que rendre l'avortement gratuit présente un risque de « banalisation de cet acte médical ». Elle ajoute : « de nombreuses femmes sont tentées de croire que l'IVG est une solution contraceptive en soi, et reviennent régulièrement dans nos services pour subir un avortement ».

Ce qu’elle pourrait ajouter, c’est que la majorité des avortements en France sont effectués sur des personnes qui utilisaient une forme ou une autre de contraception. L’avortement est la contraception de dernier recours, celle qui est utilisée lorsque toutes les autres ont échoué. Le journal de Montréal du 2 avril rapporte ces commentaires:

« Si la France rend gratuit l’accès à la contraception pour les jeunes femmes, c’est surtout dans l’espoir d’éviter le recours à l’avortement.

Pas de doute pour plusieurs, il s’agit de la voie à suivre pour y arriver. “On considère que la meilleure façon de prévenir l’avortement, c’est d’augmenter l’accès à la contraception”, résume Julie Miville-Dechesne, présidente du Conseil du statut de la femme. »

Pas un mot sur la possibilité de l'adoption, ni sur les morts et les accidents dus à la pilule contraceptive de 3e, 4e, mais aussi 2e génération. Encore une fois, Mme Miville-Dechêne préfère quelques décès sans importance au choix de prendre des mesures qui entraveraient une sexualité vécue sans cet engagement né d'un amour pour la vie. Elle avait relativisé de la même façon la gravité de l’avortement sélectif au Canada. Peu importe que quelques enfants soient éliminés parce qu’elles sont des filles. Il faut absolument qu’il n’y ait aucune restriction sur l’avortement, car un avortement est toujours exécuté pour une raison valable puisque la décision ultime est prise par une femme.  

Le marxisme-féminisme québécois est l’une de ces folles idéologies qui coûtent la vie à des, on peut le dire après 40 années d’avortements, des millions d’enfants. Celui qui est une entrave à l’idéologie obscurantiste marxiste-féministe ne peut posséder le titre d’être humain. Surtout, pas de motion Woodworth sur l’apport de la science sur cette problématique, n’est-ce pas Mme Miville-Dechêne?

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L'avortement : "holocauste silencieux" affirme un évêque espagnol

Sur le blog de Jeanne Smits du 2 avril 2013:

 

(Mgr José Ignacio Munilla, évêque de San Sebastian en Espagne)

 

 

« Massacre des innocents », « holocauste silencieux » : l’évêque de San Sebastian, réagissant à l’annonce d’une augmentation de 22 % du nombre d’avortements dans la région basque espagnole, a dénoncé avec force ces atteintes à la vie innocente et demandé qu’on rende sa dignité à la procédure d’adoption.
 
Dans le même temps il a rappelé à l’organisme Caritas son engagement à venir en aide aux femmes enceintes en situation de pauvreté. Mgr José Ignacio Munilla a fait ces déclarations du haut de la chaire de sa cathédrale, à l’occasion de l’office du Vendredi Saint.
 
Infocatolica rapporte plusieurs éléments de cette homélie qui a fait beaucoup de bruit en Espagne en raison des termes choisis.
 
Mgr Munilla a signalé la « contradiction » qu’il y a à chercher des enfants à adopter dans des pays lointains en même temps que l’on « rejette la possibilité de donner à adopter l’enfant de nos entrailles ». Il s’agit là, dit-il, d’une attitude « hypocrite » qui ne met pas le bien de l’enfant au premier plan. « Ne le tuez pas ! Donnez-le à des gens qui l’aiment aussi, et qui sont disposés à donner leur vie pour lui ! »
 
C’est dans une même logique qu’il a rappelé l’engagement de Caritas d’aider les femmes enceintes en situation de détresse matérielle à mener leur grossesse à terme et à éduquer leur enfant, soulignant que 44 % des femmes qui ont avorté dans sa région en 2011 étaient étrangères, signe que « dans un nombre non négligeable d’avortements » la pauvreté en est la cause. « Plus aucun enfant ne doit mourir faute de ressources économiques », a-t-il lancé.
 
Mais il y a une deuxième victime de l’avortement, a-t-il ajouté : l’expérience prouve qu’il s’agit de la femme qui l’a subi. Il a insisté pour que le Centre d’orientation familiale de son diocèse se penche sur cette détresse, par le biais du « Projet Rachel » et sa « thérapie de guérison pour les femmes blessées par le drame de l’avortement ».
 
(...)

 

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40 jours pour la vie -- 659 vies de sauvées "dans le désert"...

Dans le désert

La période du Carême se termine ce samedi. Ceci commémore les 40 jours que Notre-Seigneur passa dans le désert à jeûner et à prier et où il fut tenté par Satan.

Lors de notre vigile de 40 jours pour la cause de la vie, beaucoup d'entre nous se sont tournés vers le Seigneur pour se fortifier, en s’identifiant à son expérience au désert.

Tout d'abord, comment a-t-il supporté le climat du désert de Judée? Pour nous, dans le parc Lahaie, ici à Montréal, le climat a été tout un défi. Voici quelques photos qui illustrent nos défis; par contre, aucune de ces photos ne peut montrer l'humidité mordante dont nous avons souvent souffert. (La deuxième et la troisième photo ont été prises à 24 heures d'intervalle!)

De plus, comme pour Notre Seigneur, la prière était une partie intégrante de la vigile. J'ai estimé qu'au cours des 41 jours - y compris la messe du lancement, plus de 200 personnes ont visité le site, et 1900 heures de prière furent faites. Voici quelques-uns de ceux qui sont venus:

Quant aux tentations, tant en gestes qu’en paroles, pas de jour ne s’écoula sans que nous n’ayons été insultés! Particulièrement éprouvants étaient les insultes lancées qui ne permettaient pas la moindre chance d'une réplique de notre part. Par exemple, un jeune homme criant que nous devrions avoir honte de nos actions (Nos actions sont-elles plus honteuses que celles de l’avorteur qui démembre le petit sans défense dans le ventre de sa mère?), une dame âgée qui nous accuse d’être ignorants du vécu de la femme moderne (pourtant, a-t-elle vu notre numéro 800 qui offre de l’aide à la mère en détresse?)...

Comme Notre Seigneur, nous sommes soucieux de vivre dans la vérité et de demeurer dans cette vérité, et pour cela, nous avons été amplement récompensés. De nombreux automobilistes ont montré l’approbation avec leur pouce. De plus, plusieurs groupes d'adolescents nous interrogèrent pour mieux comprendre notre position.

La vigile s’est terminée dimanche dernier et je loue Dieu pour les bénédictions reçues et pour tous les fruits de la Campagne .J’ai hâte de recommencer cet exercice en octobre prochain.

Horaire de la Vigile - Un grand merci à tous ceux qui ont participé. Il y avait plus de 900 visites à notre emplacement au cours de vigile, soit environ 1900 heures de prière.

Nombre de bébés sauvés? Au 30 mars, 659 bébés ont été sauvés du fléau de l'avortement. Autrement dit, des 261 emplacements à travers le monde où une vigile a eu lieu, ceci représente un peu plus de deux bébés sauvés par site. Et depuis que les vigiles ont commencé en 2004, plus de 7300 bébés ont été sauvés. Dieu soit loué! Bravo!

Faits saillants de la semaine:

  • La clôture de dimanche attira près de 70 personnes, dont beaucoup sont restées pour le repas partage. nous avons partagé de la bonne nourriture, une merveilleuse camaraderie, et entendu quelques discours - un par Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie (CQV), et l'autre par Michel Cacchione, guerrier assidu qui, avec sa femme Lise, ont fréquemment rempli les trous dans notre horaire.
  • Messe pour l'enfant à naître - Lundi après la clôture, le Père Peter Sabbath, pasteur à la paroisse anglophone Holy Name of Jesus (Laval) a célébré une messe et, à cette occasion, a félicité les participants des 40 Jours. La messe a été parrainée par les Chevaliers de Colomb, district 91. Entre 80 et 90 personnes y ont assisté.

Regard sur l'avenir:

  • Tous les jours une heure vigile à l'extérieur de l’avortoir Morgentaler.
  • Triduum pour la Vie - visiter le site Web de CQV pour plus de détails.
  • Mardi, 9 mai, Marche nationale pour la vie, Ottawa. Autobus nolisé de Montréal, retour le même jour.
  • Samedi 18 mai, Marche contre l'euthanasie - Ville de Québec.

Intentions de prières : Deux couples ont demandé des prières pour que Dieu leur accorde la grâce d’avoir un enfant.

(Éditrice : Colette Vychytil)

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Débat sur le mariage gai comme les Français savent le faire...

Sur le site d'Alliance Vita, on retrouve plusieurs interviews-débats sur le sujet. En voici une parmi d'autres, à voir, pour comprendre combien au Québec des lois ont été votées dans un déni du droit de débattre sur le sujet:

(Tugdual Derville, président d'Alliance Vita)

 


Tugdual Derville : « François Hollande va nous... par FranceInfo Laissez un commentaire

Une vidéo sur la Marche pour le respect du mariage à Washington

Sur le site de Riposte Catholique du 27 mars 2013, une vidéo de la marche pour le mariage qui a eu lieu lors de la journée où la Cour suprême des États-Unis réfléchit à la question.

 

 

http://www.youtube.com/embed/anXMJ6tIQtk

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Pauline Marois passe sans nostalgie de son système de garderie à l'école pré-maternelle

Sur le site du journal La Presse du 27 mars 2013:

(Pauline Marois)

 

(QUÉBEC) Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées ne sont pas au bout de leurs peines. Leur budget sera amputé d'environ 15 millions supplémentaires l'an prochain.

Le 16 mars, La Presse a révélé que le gouvernement Marois leur impose des compressions de 56,2 millions en 2013-2014. Or, le réseau devra encore se serrer la ceinture en 2014-2015.

L'un des «réaménagements budgétaires» que met de l'avant la ministre de la Famille, Nicole Léger, vise à créer un nouveau barème de financement, réduit, pour les enfants de 4 ans. À l'heure actuelle, il n'existe qu'un seul barème pour l'ensemble des enfants de plus de 18 mois (39$ par jour en incluant la contribution de 7$ des parents).

Cette mesure représente des compressions de 31,3millions dans les CPE et de 14,9 millions dans les garderies privées en 2013-2014, pour un total de 46,2 millions. Elle sera mise en oeuvre à compter du 1er juillet, ce qui représente 196 jours de garde pour 2013-2014.

Mais Québec ne se contente pas de rendre récurrente la coupe de 46,2 millions l'année suivante. Le nouveau barème de financement pour les enfants de 4 ans s'appliquera en effet pour toute l'année 2014-2015, donc sur un total de 261 jours de garde. Résultat: les CPE verront leur budget fondre de 10 millions et les garderies privées subventionnées, de 5 millions supplémentaires en 2014-2015.

Pour Pauline Marois, le système de garderie a fait son temps. C'est maintenant le moment de couper les fonds pour que les parents n'aient pas le choix de transférer leurs enfants vers l'école maternelle... une année à la fois. Pour l'instant, les enfants de 4 ans, mais la détermination de la première ministre nous fait présager que la maternelle pour les enfants de 3 ans suivra aussitôt... 
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Analyse de Mathieu-Bock-Côté : de la génération y et de l'amour

Sur le site du Journal de Montréal du 27 mars 2013 :

 

(L'un de nos grands penseurs québécois : Mathieu Bock-Côté)

 

(...)

 La génération Y est née dans une société où tout est soumis à la logique du marché. Tout s’y consomme et tout s’y jette. L’être humain n’y fait pas exception. Pire: il consent à sa propre marchandisation.
 
Le culte du corps qui va jusqu’à la chirurgie banalisée pour se fabriquer une perfection au scalpel n’est-il pas l’expression suprême d’un narcissisme sans précédent? Celui qui doute est accusé d’être un peine-à-jouir nostalgique des curés.
 
La routine est connue: un homme et une femme se rencontrent. Ils baisent. Ils se lassent. Donc, ils se laissent. Alors ils passent au suivant. Ou alors, on camoufle cet égoïsme dans la théorie hypocrite du couple ouvert.
 
On oublie une chose: le cœur finit par s’user. Il espère chaque fois et il est déçu chaque fois. Et à force d’être déçu, il se «carapace». Il ne se laisse plus atteindre par l’autre. L’être humain n’est pas une vulgaire serviette jetable.
 
Sentiments mutilés
 
La société de consommation sexuelle mutile les sentiments fondamentaux: l’amour, la tendresse. Elle ne permet pas d’explorer les nuances du cœur, qui contiennent le secret de la durée amoureuse. Notre société ne nous apprend pas à aimer au-delà de la première excitation.
 
Le discours public est fait pour cultiver l’insatisfaction. (...)

Vivre à deux est pourtant une exigence de civilisation. C’est ainsi qu’on apprend concrètement à se soucier de l’autre, à penser au-delà de soi. À deux, on apprend à ne plus vagabonder. La durée est gage d’humanité. Encore faut-il que la société l’aide un peu.
 
C’est parce qu’un homme et une femme s’aiment depuis longtemps qu’ils affronteront ensemble la maladie, la perte des proches, la vieillesse. C’est pourtant dans l’apprivoisement du quotidien que la vie révèle son sens. Et c’est ainsi qu’elle s’humanise.
 
Triste perspective
 
L’être humain se prépare de tristes jours. Consultations psychologiques à outrance, antidépresseurs à la tonne, divertissements débiles dans les médias de masse, notre société, finalement, ne se laisse pas consommer à froid. L’euphorie artificiellement maintenue cache mal une immense angoisse.
 
Quand les chairs tomberont, deviendrons-nous des déchets? J’imagine une société d’individus désespérés, séparés et n’ayant jamais noué de liens fondamentaux. L’Occident deviendra-t-il un immense parc gériatrique peuplé de vieillards désenchantés accrochés à la pornographie?

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