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Réflexion sur le lynchage médiatique de Benoît XVI

LYNCHAGE MÉDIATIQUE

Par Jacques Brassard


Le départ de George W. Bush de la Maison Blanche a laissé un grand vide dans l’univers médiatique puisque, désormais, le rôle de Monstre sans-cœur et sans âme se trouve à ne plus être assumé par personne. Qu’à cela ne tienne, nos faiseurs d’opinion de gauche et nos gérants d’estrade « progressistes » ont vite fait de le remplacer. Je vous présente donc leur nouveau Monstre : Benoît XVI! Qu’il vous suffise, à cet égard, de lire la diatribe dégoulinante de fiel et de virulence de l’écrivain gauchiste Gil Courtemanche --publiée dans le Devoir du 29 mars-- pour constater que le pape est déjà victime, en tant que successeur de Bush dans le rôle de « Monstre à tout faire », d’un répugnant lynchage médiatique.



« Le pape dans ses vêtements immaculés, écrit Courtemanche, annonce la mort nécessaire. La mort ne le dérange pas. Il croit sûrement qu’il sera admis au Paradis. Eh bien non; si Dieu existe, le pape ira en enfer, comme le meurtrier qu’il est. » Exorbitante accusation : le chef de l’Église ne serait rien de moins qu’un assassin dégoûtant! Mais quel est donc l’horrible crime qu’il a commis? Il aurait déclaré, nous annonce tous les médias, que la distribution de préservatifs ne mettra pas fin à l’épidémie de sida en Afrique. Aussitôt, ce fut le lynchage. Accompagné de hurlements diffamatoires : « ayatollah catholique » ( dixit Courtemanche ), assassin, crimes contre l’humanité!



Comme je suis d’un naturel sceptique, j’ai voulu, devant ce déchaînement de haine, savoir ce que le pape avait vraiment dit. Avait-il réellement lancé, en Afrique, un interdit sur les préservatifs? Pas du tout! Il a simplement affirmé que le fléau du sida ne pourra pas régressé uniquement par la distribution de préservatifs. Le pape n’a jamais demandé de mettre un terme à l’utilisation du condom en Afrique, il a incité à y ajouter une approche morale. Convenons qu’introduire une dimension éthique dans le combat contre une pandémie d’une telle ampleur constitue sans doute un sujet… discutable, mais aucunement scandaleux ni odieux.



Le plus bel exemple du succès de cette combinaison de moyens matériels ( préservatifs ) et de comportements humains pour faire reculer ce fléau, c’est le cas de l’Ouganda. Le frère combonien Danieli Giovani Giusti, médecin ayant une expérience de 30 ans dans des hôpitaux ougandais, explique très bien comment, en Ouganda, on a réussi à faire passé la fréquence d’infection de 15% en 91 à 5% en 2001. « La campagne de conscientisation, nous dit-il, a été centrée sur le modèle ABC. On demande l’abstinence aux personnes insuffisamment mûres pour exprimer leur sexualité ( jeunes et ados ), on préconise la fidélité avec les partenaires de préférence à la promiscuité pour les personnes sexuellement actives et, pour ceux qui n’entrent pas dans ces deux catégories, l’utilisation de préservatifs en remplacement. Le gouvernement ougandais a soutenu cette campagne en dépit de nombreuses pressions…Et le facteur principal de ce succès résulte de l’éducation et du changement de comportement. » Mais selon les standards des lyncheurs médiatiques du pape, cette stratégie ougandaise serait criminelle et meurtrière.



Courtemanche nous dévoile son expertise en matière de sida : « S’il y a un sujet que je connais un peu, c’est celui du sida en Afrique…J’ai marché dans les couloirs des mouroirs africains. » Admirable compassion! Ce qui ne l’empêche pas de proférer une fausseté en affirmant péremptoirement que le condom est « le seul moyen de lutter contre le sida en Afrique. » C’est un moyen, certes, mais il y en a d’autres. « L’expérience sur le terrain, déclare le frère Giusti ( qui a fait plus que déambuler dans les mouroirs africains, il a dispensé des soins aux sidéens ougandais pendant 30 ans ), a démontré que dans les pays où l’on a tout misé sur les préservatifs, on n’a pas obtenu des résultats aussi satisfaisants que ceux de l’Ouganda. »



Le déchaînement médiatique contre le pape est d’une indécence et d’une répugnance à vous donner la nausée. On croupit dans la désinformation la plus malhonnête. Et dans la plus sordide diffamation. Une étudiante de l’École Nationale de l’Humour, André-Anne LeBlanc admoneste ainsi grossièrement le pape : « De simple méchant pape, tu t’es changé en assassin! » Elle se croit sûrement très drôle! Concluons par cette citation de Jean Yves Naudet, président de l’association des Économistes catholique de France : « La pensée de l’Église en général et de Benoît XVI en particulier est nuancée, complexe, riche. Elle ne se résume pas en deux ou trois slogans, reprenant des bouts de phrases sorties de leur contexte. Certes, personne n’est obligé d’être catholique où d’avoir la foi et de partager les idées de l’Église. Mais tout le monde a un devoir d’honnêteté. Transformer le pape en bouc émissaire universel est une malhonnêteté. Prétendre l’opposer à Jean-Paul II est un mensonge. »



Texte paru dans Le Quotidien 8 avril 2009

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Marche pour la vie: 14 mai 2009

Campagne Québec-Vie incite tous ces membres et sympathisants du Québec à venir participer à la marche pour la vie à Ottawa le 14 mai prochain.


Après plus de 40 ans de pratique d'avortement au Canada, il est plus que temps de démontrer notre opposition à cette pratique néfaste pour le Canada et pour le Québec.

Nous espérons grandement une mobilisation du Québec des communautés, des familles, des Évêques et des parlementaires du Québec.




Tout les détails ICI.

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Première réunion annuelle de la fédération canadienne des sociétés des médecins catholiques 2009

8-9-10 mai prochain à Ottawa.

Intitulé: Le médecin et sa conscience

Sous les auspices de l'Archevêques d'Ottawa
le très révérend Terrence Prendergast SJ.

Conférencier:

John Haas, PhD
Président du Centre national catholique en bioéthique, sommé par le pape Benoît XVI pour servir comme Membre ordinaire de l'Académie Pontificale pour la Vie (PAV).

Douglas Farrow, PhD
Professeur agrégé en Pensée chrétienne à l'Université McGill, où il enseigne la théologie et l'éthique en plus de travailler en religion et sur les problématiques en politique publique.

François Pouliot, PhD
Après sa formation en médecine à l'Université Laval, le docteur Pouliot s'est joint à l'Ordre dominicain et fut ordonné prêtre catholique.
Le Dr François Pouliot est Président du conseil d'éthique de la recherche, au centre hospitalier affilié universitaire de Québec. Il est conseiller en éthique clinique (avec l'accent sur les problématiques de fin de vie).

Maria Kraw, MD, FRCP(C)
Le docteur Maria Kraw est endocrinologue à l'Hôpital St-Michael's à Toronto.




Inscrivez-vous ici.

Campagne Québec-Vie

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40 jours pour la vie: suite et fin




Le militantisme pro-vie est toujours bien vivant au Québec.

Des citoyens se rassemblent pour soutenir la vérité de la vie.



Campagne Québec-Vie

Source: http://www.40daysforlife.com/montreal/index.cfm?load=news&newsarticle=4&page=1



***

40 jours pour la vie 2009

Pour informations:

Comité du 40 JOURS pour la VIE -Montréal
Tél: 514-928-4819
Courriel: 40jourspourlaviemontreal@gmail.com

Lien http://www.40daysforlife.com/montreal/

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Les 40 jours pour la vie à Montréal (photo)


Campagne Québec-Vie tient à souligner la présence de militants pro-vie pour les 40 jours pour la vie devant une clinique d'avortement de Montréal.

Un geste de solidarité et de dignité dans la prière !


Campagne Québec-Vie



Source: http://www.40daysforlife.com/montreal/

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Réflexion sur la prévention du SIDA

ZF09032001 - 20-03-2009
Permalink: http://www.zenit.org/article-20505?l=french

Benoît XVI et la prévention contre le sida, par Mgr Tony Anatrella (II)


« Un nouveau colonialisme comportemental bouleverse les sociétés africaines »






ROME, Vendredi 20 mars 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI est très bien informé quant à la prévention du sida et parle à l'encontre d'un « nouveau colonialisme comportemental » qui « bouleverse les sociétés africaines », fait entre autres observer Mgr Anatrella.

Dans cette interview il revient sur la polémique suscitée, surtout en France, autour des propos du pape concernant la prévention contre le sida.

Nous publions ci-dessous la deuxième partie de cet entretien.

Zenit : Que fait l'Eglise contre le sida et pour les soins des malades ?

Mgr T. Anatrella : Dans ses réflexions sur la prévention contre le sida, Benoît XVI a d'abord voulu souligner l'engagement de l'Église dans l'accueil, les soins médicaux et l'accompagnement social et spirituel des personnes touchées par le Sida. Parmi les institutions dans le monde qui s'occupent des personnes ainsi atteintes, l'Église est le plus important prestataire privé de soins aux malades du sida, elle arrive en seconde position après les états : 44% sont des institutions d'État, 26,70% sont des institutions catholiques, 18,30% sont des ONG et 11% d'autres religions. (Cf. Conseil Pontifical pour la Santé).

L'Église est également engagée dans la prévention contre la transmission du virus HIV par l'intermédiaire de ses réseaux d'écoles, de mouvements de jeunesse et d'associations familiales.

Le Saint-Siège a créé en 2004, sous l'impulsion du Pape Jean-Paul II, la Fondation du Bon Samaritain afin de financer des projets de soins et d'éducation en direction des personnes concernées et de la prévention. C'est dire combien l'Église est active dans ces domaines et connaît bien les enjeux de cette pandémie. Elle a la compétence en la matière et développe une réflexion autour de l'éducation au sens de la responsabilité. Une exigence humaine accessible à toutes les consciences indépendamment d'un point de vue confessionnel. C'est dans ce sens que le Pape Benoît XVI vient d'affirmer que « l'on ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution des préservatifs. Au contraire leur utilisation aggrave le problème ». Il a souligné que la solution passe par « un réveil humain et spirituel » et « l'amitié pour les souffrants ».

Zenit : Comment analysez toutes ces réactions ?

Mgr T. Anatrella : Ces réflexions étonnent de nombreux commentateurs qui soutiennent une vision sanitaire de la sexualité humaine. La question qui est pourtant posée à la conscience humaine devant la constante transmission du virus HIV est de savoir quel sens avons-nous de la sexualité, quel modèle sommes-nous en train de construire avec une prévention uniquement centrée sur le préservatif, quelle éducation sur le sens de la relation voulons-nous donner aux jeunes générations ? Au lieu de se fier à un moyen technique qui évacue de nombreuses questions, n'est-il pas décisif de réfléchir sur des comportements qui participent à la transmission de ce virus et de bien d'autres en matière sexuelle ?

La pandémie du sida nous interroge une fois de plus sur les comportements sexuels. Elle nous incite à changer de comportement plutôt que de changer de pratiques techniques. En effet devons-nous nous limiter uniquement à une vision pulsionnelle et technique de la sexualité qui en favorise sa déshumanisation ou bien rechercher les conditions épanouissantes de son exercice dans la perspective d'une rencontre qui vient enrichir la relation engagée entre un homme et une femme ? Dans l'acte sexuel l'homme et la femme s'accueillent et se donnent. Grâce à l'amour sexuel, ils se rejoignent dans la jouissance pour être ensemble et se donner vie. Si l'acte sexuel n'engage pas la relation et répond simplement à une excitation, il demeure un acte hygiénique et, dans ces conditions, le préservatif apparaît comme une protection sanitaire mais aussi une protection relationnelle. En revanche, si l'expression sexuelle est vécue comme un engagement entre l'homme et la femme alors l'abstinence et la fidélité s'imposent. Mais depuis quelques années nous fabriquons un modèle sexuel assez surréaliste qui produit le sexe-préservatif. Est-ce à cet objet sanitaire de définir la sexualité et de l'humaniser ? D'ailleurs lors de campagnes de prévention, ne voit-on pas sur les murs de Paris des affiches avec le slogan : « Paris aime » ... suivi de l'image d'un préservatif en forme de lever de soleil. Il serait plus sain d'apprendre à découvrir ce qu'est l'amour entre un homme et une femme plutôt que de déplacer le sens de l'amour sur un condom. Un message qui prête à confusion et, une fois de plus, à l'inversion des sens et des choses.

Zenit : L'Église parle d'amour ?

Mgr T. Anatrella : Oui, mais pas d'une façon émotionnelle où tout et n'importe quoi peut se dire et se faire en son nom. Encore faut-il savoir ce qu'est l'amour et dans quelles conditions il est possible de le vivre. L'amour est indissociable de la vérité. Toutes les relations affectives et toutes les expressions sexuelles ne sont pas synonymes d'amour.

Le discours de Benoît XVI sur la sexualité humaine s'inscrit dans la continuité du sens de l'amour révélé par le Christ. Il est ainsi dans la cohérence des orientations de l'Évangile, développées dans la Tradition de l'Eglise, sur le sens de l'amour qui ont d'ailleurs influencé notre société au cours de l'histoire.

L'Amour de Dieu est souvent mal compris. Il est entendu comme le fait de recevoir des gratifications affectives en toutes circonstances. Cette vision simpliste, et parfois infantile, ne correspond pas au message chrétien. Dieu est Amour au sens où il donne un amour à partir duquel la vie est possible. Aimer de l'Amour de Dieu c'est chercher à faire vivre l'autre et les autres.

L'homme est appelé à l'amour par Dieu. Cette conception de l'homme est, dans notre civilisation, à l'origine du sens de la personne, qui a sa propre valeur, de son intériorité, de sa conscience, de son autonomie, de sa liberté et de sa responsabilité. C'est pourquoi l'Évangile du Christ s'adresse à sa conscience afin de chercher la vérité et évaluer le sens et la conséquence de ses actes sur lui-même, sur les autres et sur la société. La personne s'engagera dans cette réflexion morale par rapport à des valeurs objectives qui ne dépendent pas d'abord de sa subjectivité ou de ses désirs du moment mais des références transcendantes de l'amour.

L'Église ne cesse de rappeler la dignité de la personne humaine et la signification de l'amour. Elle affirme qu'il n'y a de remède ultime au sida que grâce à un comportement digne de l'homme, c'est-à-dire capable de respect, de fidélité et de maîtrise de soi qui sont les conditions même de l'amour. Cette perspective n'exclue nullement un discours sanitaire et le recours dans certaines situations au préservatif afin de ne pas mettre la vie en danger. Le discours sanitaire (et le préservatif) peut être nécessaire mais restent largement insuffisant quand il s'arrête à des mesures purement techniques. En langage moral, le préservatif reste une question de casuistique, comme l'évoquait déjà le cardinal Ratzinger en 1989 que je cite dans mon livre : L'amour et l'Eglise, Champ-Flammarion,

« L'erreur de base est de centrer le problème du Sida sur celui de l'usage du préservatif. Certes, les deux se rejoignent à un certain point, mais là n'est pas le vrai problème. Se polariser sur le préservatif comme moyen de prévention, c'est mettre au second plan toutes les réalités et tous les éléments humains qui entourent le malade, et qui doivent demeurer présents dans notre réflexion. La question du préservatif est marginale, je dirais casuistique. [...] Il me semble que le problème fondamental est de trouver le juste langage en la matière. Pour ma part, je n'aime pas l'expression de "moindre mal". Malgré tout, pour l'instant, la question n'est pas de trancher entre telle ou telle position, mais de chercher ensemble l'avis le meilleur pour définir et comprendre aussi l'action possible. [...] C'est le signe d'une réflexion qui n'est pas figée. [...] Ce qui est clair pour ma part, c'est la nécessité d'une sexualité personnalisée, que je considère être la meilleure et l'unique prévention véritable. Il faut en tenir compte non seulement du point de vue de la théologie, mais aussi du point de vue des sciences ».[1]

Il existe deux attitudes pour éviter le sida : la fidélité et l'abstinence et un moyen technique : le préservatif. Si les deux attitudes ne peuvent pas être vécues, alors il est préférable d'avoir recours à des moyens de protection pour ne pas répandre la mort. La priorité reste toujours la formation au sens de la responsabilité.

Le Cardinal Lustiger avait bien situé les enjeux dans cette perspective en déclarant aux journalistes de l'Express[2] : » Il faut aider la nouvelle génération : elle désire découvrir la dignité de l'amour. La fidélité est possible. Tout véritable amour doit apprendre la chasteté. Des malades du sida sont appelés, comme chacun de nous, à vivre la chasteté non dans la frustration, mais dans la liberté. Ceux qui n'y parviennent pas doivent, en utilisant d'autres moyens, éviter le pire : ne donnez pas la mort. » Le journaliste de reprendre : « Un pis-aller, le préservatif ? » « Un moyen de ne pas ajouter au mal un autre mal... »

Autrement dit, au nom de l'amour tout n'est pas possible encore faut-il que les actes soient en cohérence avec lui.

Zenit : « L'Eglise est experte en humanité », selon la formule de Paul VI à l'ONU, et également éducatrice des consciences en appelant chacun au sens de sa conscience, de sa liberté à ne pas aliéner et au sens d'une relation authentique à l'autre. Comment tout ceci peut-il se traduire face au fléau du sida ?

Mgr T. Anatrella : Pour l'Eglise, « la sexualité doit être orientée, élevée et intégrée par l'amour qui, seul, la rend humaine »[3]. Même si la personne n'est pas située dans cette perspective, elle est invitée à assumer son existence là où elle en est de sa conscience d'elle-même par rapport aux réalités et aux exigences morales. Autrement dit, l'amour est une perspective et un ordre relationnel à partir de duquel il convient d'évaluer la nature, la qualité et la vérité de sa relation et de son engagement vis-à-vis d'autrui. Ensuite, face à cette exigence, c'est à chacun de prendre ses responsabilités en usant de la vertu de la prudence, celle qui calcule et tient compte de tous les risques de la vie. Le préservatif, au-delà de son aspect sanitaire, lorsqu'il vient simplement justifier le multipartenariat, devient au regard du sens de l'amour humain le signe de l'inauthenticité de la relation et donc moralement illicite. Une telle conduite feint l'amour, elle n'en relève pas. Autrement dit, il ne suffit pour éviter des accidents de la route de mettre sa ceinture de sécurité, encore faut-il savoir respecter le code de la route.

Benoît XVI assume sa fonction et reste dans son domaine spirituel et moral lorsqu'il réaffirme les principes humains au sujet de la sexualité qui nous concernent tous. Le sida devrait-il en changer la signification ?

Les relations entre les êtres humains engagent plus que nous ne le croyons. L'expression de l'amour sexuel n'est pas banale. Un homme et une femme n'ont pas trop de toute leur vie pour s'aimer. La multiplication des partenaires sans discernement est un malheur complet pour la dignité humaine.

La sexualité humaine ne peut pas s'élaborer psychologiquement et se signifier moralement en fonction d'une maladie, à moins que l'on veuille profiter d'une telle situation pour justifier et édifier des tendances problématiques comme modèles sexuels. Ce n'est pas à partir du sida qu'on définit la sexualité humaine, mais à partir du sens de l'amour, de l'amour qui est un engagement entre un homme et une femme dans une relation et dans la responsabilité. L'Église témoigne d'un amour de vie, d'un amour prophétique.

Propos recueillis par Anita S. Bourdin



[1] Propos recueillis par G. Mattia, La Croix du 22 novembre 1989.

[2] L'Express du 9 décembre 1988, p. 75, propos recueillis par Guillaume Maurie et Jean-Sebastien Stehli.

[3] Orientations éducatives sur l'amour humain § n°6



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L'Archevêque de Montréal Jean-Claude Turcotte prend position




Une bien triste histoire

Je ne suis pas intervenu publiquement la semaine dernière au sujet de la
malheureuse histoire de la jeune brésilienne de neuf ans, violée par son beau
père depuis l’âge de six ans, dont les médias ont parlé abondamment.
Mon silence n’était pas de l’indifférence, au contraire. Mais comment
comprendre ce qui se passait sans avoir toute l’information?

J’ai été étonné de la position prise par l’évêque de Recife. Comment a-t-il
pu en arriver à une telle décision? J’aurais fait un autre choix. Le drame vécu par
la petite fille et sa famille était déjà assez horrible sans qu’on pense à
excommunier les personnes en cause. La situation appelait alors une parole et
un comportement plus évangéliques.

J’ai été heureux d’apprendre que les évêques du Brésil, mieux au fait que
nous de la situation locale, se sont dissociés de la décision de leur confrère de
Recife. J’ai apprécié également l’intervention qu’a faite, dans l’Osservatore
Romano, le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Rino Fisichella,
au cours de la fin de semaine dernière.

Comme lui, je crois que l’avortement direct est toujours un acte
moralement mauvais. Cependant, dans ce cas, il me semble évident qu’il fallait
faire preuve de compréhension et de compassion plutôt que de condamnation et
d’excommunication.

Cela étant dit, ma conviction demeure : il faut respecter la vie, de la
conception jusqu’à la mort.

† Jean-Claude Cardinal Turcotte
Archevêque de Montréal


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Brésil: manipulation et manquement à une juste information




Brésil : La petite fille n’a pas été excommuniée, et sa maman a été manipulée


Témoignage du père Rodrigues





ROME, Lundi 16 mars 2009 (ZENIT.org) - La petite fille brésilienne dont l'histoire tragique a fait le tour du monde, le doigt pointé contre l'Eglise, n'a pas été « excommuniée », contrairement a ce qu'ont affirmé certains médias, et sa maman a été manipulée, révèle ce témoignage du père Rodrigues, curé de Alagoinha, publié par le site du diocèse de Fréjus-Toulon (France).

Témoignage du P. Rodrigues

Notre ville a été secouée par une nouvelle tragique : une enfant de neuf ans victime des abus sexuels de son beau père était enceinte de jumeaux. Sa sœur aînée, âgée de 13 ans, avait subi les mêmes sévices. Cette horrible histoire durait depuis près de trois ans.

Quand le conseil de Alagoinha a découvert les faits, il a tenté de tout mettre en œuvre pour aider les enfants et les parents. Le 27 février, la justice a confié les enfants à l'institut médical légal de Caruaru, dans l'Etat de Pernambuco. D'autres examens complémentaires ont été réalisés (avec des sexologues, des psychologues) ensuite à l'institut médical de l'enfance de Recife. C'est à cet endroit que la victime a rencontré une assistante sociale du nom de Karolina Rodrigues et son assistante Marie-José Gomes. Cette dernière a refusé l'hypothèse de l'avortement au nom de sa conscience chrétienne. Karolina Rodrigues a décidé de porter ce cas devant le conseil de Alagoinha. Les cinq conseillers de la ville ont refusé pour les mêmes motifs. Ils ont transmis leur avis à l'institut médical de Caruaru. Une copie a été donnée à Karolina Rodrigues en ma présence et celle du père de la victime, monsieur Erivaldo.

Le 28 février, je suis invité à participer au conseil de l'institut médical de l'enfance de Recife en compagnie de Marie-José Gomes et de deux membres de notre paroisse. Nous en profitons pour aller visiter la victime et sa mère. Elles se trouvent au quatrième étage de l'établissement, dans un appartement isolé. L'accès est très strict. Je suis obligé de rester dans le couloir mais j'arrive à parler avec la mère de la petite. Elle m'avoue « avoir signé des papiers ». Je m'inquiète car cette femme est analphabète. Comme elle est incapable d'apposer sa signature, on a pris ses empreintes digitales. Je lui demande ce qu'elle pense à propos de l'avortement. Elle montre des sentiments très maternels et surtout une préoccupation extrême pour sa fille. Elle répond : « je ne veux pas que ma fille avorte... ». La maman me parle de son état de santé : « ça va bien, elle joue avec des poupées qu'on vient de lui donner ». Nous repartons avec la ferme conviction que la mère est totalement défavorable à l'avortement de ses petits fils. « Personne n'a le droit de tuer personne », ajoute-t-elle. « Seul Dieu peut disposer de la vie... ».

Le 2 mars, nous retournons à l'institut de Recife. Nous sommes autorisés à monter au 4e étage pour visiter la victime. Mais, arrivés au premier étage, un fonctionnaire de l'institut nous interdit de monter plus haut. Il nous demande de voir l'assistante sociale dans un autre bâtiment. Nous tombons nez à nez avec Karolina Rodrigues. Je suis en compagnie de Marie José Gomes et de monsieur Erivaldo qui s'oppose à « l'avortement de ses petits fils ». Quand l'assistante découvre mon identité, elle dit devant tout le monde : « il s'agit d'une affaire médicale même si le prêtre qui est là estime qu'il s'agit d'une question de morale ». Nous interrogeons Karolina Rodrigues sur l'état de santé de l'enfant. Elle affirme que tout est déjà résolu avec l'accord de la maman. La procédure médicale va suivre son cours. Elle insiste sur son état critique sans fournir aucun élément de la part d'un médecin. Elle se retranche aussi derrière la loi : « dans ce cas, le mieux est de sauver la vie de l'enfant ». Nous répondons : « il n'y a pas une seule vie à sauver mais trois ! » Elle ne veut rien entendre. Karolina Rodrigues demande à Monsieur Erivaldo de lui parler seul à seul. Pendant près de 25 minutes. En sortant, ce dernier me révèle qu'il vient de changer d'avis à propos de l'avortement : « l'assistante m'a prévenu que ma fille était menacée de mort... Si elle est en danger, il faut la sauver... Quitte à lui retirer les fœtus », a-t-il murmuré.

Tout paraissait alors terminé. C'est alors que l'archevêque de Recife, dom José Cardoso, et l'évêque de Pesqueira, dom Franceso Biasin, se sont impliqués dans la procédure. Mgr Cardoso a convoqué un groupe de médecins, d'avocats, de psychologues, de juristes pour étudier la légalité de cette affaire. Lors de cette réunion, le 3 mars, à la résidence de l'archevêque, il y avait le directeur de l'institut médical de l'enfance de Recife, Antonio Figueiras. Il a reconnu en public les pressions exercées par Katerina Rodrigues. Il a contacté l'hôpital pour suspendre l'avortement.

Un peu plus tard, l'archevêque de Recife reçoit un appel de monsieur Figueiras l'informant qu'un groupe féministe - Curumin - aurait convaincu la maman d'accepter un transfert de sa fille vers un autre hôpital. Nous retournons sur place avec Maria Gomes. On l'a fait attendre en prétextant la rotation des équipes (l'enfant était déjà transférée). Personne n'ose lui dire quelque chose. Comment une personne en péril de mort peut-elle obtenir un bon de sortie ? Comment l'état de la victime a-t-il pu changer si rapidement ? Qu'est-ce que le Curumin a pu dire à la mère ?

Le 4 mars, nous apprenons que l'enfant est internée à l'hôpital de CISAM (centre intégral de santé Amaury de Medeiros spécialisé dans les grossesses à risques). Cela se trouve au nord de Recife. Notre espoir de voir deux enfants vivants disparaît brutalement. Tout cela à cause d'une manipulation de conscience et d'un manque de respect pour la vie humaine. J'ai raconté tout cela pour que les gens sachent la vérité. »


Source: Zénith

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Le Cardinal Marc Ouellet prend position




Article mis en ligne le 16 mars 2009 à 12:30



Le Cardinal Ouellet prend position

(Lettre de Benoît XVI aux évêques et excommunication au Brésil). Chers diocésains et diocésaines, le pape Benoît XVI vient d’adresser une lettre à tous les évêques du monde pour clarifier les circonstances et la portée de la levée de l’excommunication des quatre évêques ordonnés il y a 20 ans par Mgr Marcel Lefebvre sans l’autorisation du Saint-Siège. Dans ce message ferme, empreint de souffrance et de tristesse, le Saint-Père reconnaît deux erreurs qui ont obscurci le sens de cette initiative sincère de réconciliation et de dialogue : d’une part le manque d’information concernant le passé négationniste de l’évêque Williamson et d’autre part l’explication insuffisante de la portée d’un tel geste au moment de sa publication. Malgré ces limites qui ont occasionné des critiques multiples et douloureuses, dont certaines furent injustes et malveillantes, Benoît XVI maintient le bien-fondé de son initiative de réconciliation à l’égard des lefebvristes, dans le cadre des grands objectifs oecuméniques de son pontificat.

En adressant cette lettre aux fidèles de mon diocèse, je tiens à exprimer au Saint-Père mon accord plénier et reconnaissant avec sa mise au point et son initiative. J’y vois un témoignage d’humilité émouvant et un appel courageux à l’engagement de tous pour l’unité. Puissions-nous relire et méditer son appel à l’unité avec la même humilité, et bien accueillir la recommandation qu’il nous fait en citant la Lettre de saint Paul aux Galates : «Toute la loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres!» (Ga 5, 14-15).

Excommunication au Brésil

Un deuxième motif m’incite à vous écrire, chers diocésaines et diocésains, à la suite des échos que j’ai reçus du drame de la fillette brésilienne violée par son beau-père et dont le recours à l’avortement a été publiquement dénoncé et sanctionné par l’autorité diocésaine. Je comprends les sentiments d’incompréhension, d’indignation et de révolte qu’ont éprouvés beaucoup de gens, et les femmes en particulier, à la nouvelle de la mesure d’excommunication qui frappait les personnes impliquées.

J’éprouve une grande tristesse en pensant au cas extrême de cette fillette qui aurait dû être traité d’une façon plus humaine et plus évangélique. Permettez-moi de traduire ici l’intervention du Président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Rino Fisichella, qui a été publiée intégralement sur la première page du Quotidien du Vatican, l’Osservatore Romano, hier 15 mars : «Carmen (nom fictif) devait être d’abord défendue, embrassée et caressée avec douceur pour lui faire sentir que nous étions tous avec elle ; tous, sans aucune exception. Avant de penser à l’excommunication, il était nécessaire et urgent de sauvegarder sa vie innocente et de la reporter à un niveau d’humanité dont nous, hommes d’Église, devrions être des experts annonciateurs et des maîtres. Il n’en fut pas ainsi, et malheureusement, la crédibilité de notre enseignement en souffre parce qu’il apparaît aux yeux d’un grand nombre comme insensible, incompréhensible et privé de miséricorde».

Je salue avec soulagement et gratitude cette intervention pastorale d’une autorité compétente qui invite à la compréhension des circonstances extrêmes entourant ce cas et à une attitude de respect et de miséricorde à l’égard des personnes impliquées. J’invite toutes les personnes de bonne volonté à lire attentivement la déclaration de Mgr Fisichella pour mieux comprendre l’attitude pastorale de l’Église, de même que son enseignement constant touchant le respect de la vie humaine depuis le moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle.

Puisse le temps du carême, propice à la prière et à la conversion, nous faire réfléchir sur les cas tragiques de violence familiale qui ont bouleversé notre société depuis quelques mois. Que l’Esprit du Seigneur nous aide à compatir de façon concrète à la souffrance des femmes qui, pour une raison ou pour une autre, ont vécu le drame de l’avortement et pour celles qui ont été victimes de viol. Qu’Il renouvelle aussi notre appréciation et notre engagement pour la valeur inestimable de la vie humaine dans un monde qui a besoin de notre témoignage d’amour et de miséricorde.

J’invite tous les fidèles à prier pour le Pape et pour son ministère qui est de confirmer ses frères et soeurs dans la foi, et je souhaite à tous et toutes de vivre cette montée vers Pâques dans l’espérance de l’unité et la consolation de la Paix qui vient du Christ ressuscité.

Marc Cardinal Ouellet, Archevêque de Québec

Source:
http://www.lejacquescartier.com/article-314281-Le-Cardinal-Ouellet-prend-position.html

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Le Vatican dénonce la décision d'Obama

Le Vatican dénonce la décision d'Obama sur les cellules souches

Par Reuters, publié le 10/03/2009 à 14:06 - mis à jour le 10/03/2009 à 14:28



CITE DU VATICAN - Le Vatican et l'épiscopat américain condamnent la levée par Barack Obama des restrictions sur le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.



Vue au miscroscope d'une culture de cellules souches embryonnaires humaines. Le Vatican et l'épiscopat américain ont condamné mardi la levée par le président américain Barack Obama des restrictions sur le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. /Image publiée le 9 mars 2009/Reuters/Alan Trounson/HO



Le président américain a levé lundi les restrictions imposées il y a huit ans par son prédécesseur George Bush au financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Le cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie et président de la commission pro-vie de la conférence épiscopale américaine, a présenté la décision du président Obama comme la "triste victoire de la politique sur la science et la morale".



Pour lui, cette initiative est "moralement mauvaise car elle favorise la destruction de vies humaines innocentes, en considérant les êtres vulnérables comme de simples produits bons à être moissonnés". L'Eglise catholique est opposée à la recherche sur les cellules souches, qui pour les scientifiques pourrait conduire à des avancées notamment dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer ou celle de Parkinson, car elle suppose la destruction d'embryons humains.



Un article que publie mardi l'Osservatore Romano estime qu'une "vraie démocratie" doit être fondée sur la protection de la dignité humaine à chaque étape de l'existence. Pour Mgr Elio Sgreccia, un spécialiste de la bioéthique au Saint-Siège, la décision d'Obama est avant tout motivée par des raisons financières et la recherche du profit. Dès avant l'annonce de la Maison blanche, qui était anticipée, les compagnies spécialisées dans ces recherches, comme StemCells et Geron Corp., avaient bondi en Bourse.



UNE HISTOIRE D'ARGENT ?



Ce dossier sera probablement l'un des principaux sujets au centre de la rencontre entre le pape Benoît XVI et Barack Obama prévue en juillet prochain en Italie. Les cellules souches sont une forme primitive de cellules capables d'évoluer en toutes sortes de composants de l'organisme : neurones, fibres musculaires, globules rouges... Les défenseurs de cette voie de recherche pensent qu'elle ouvre la voie à de nombreuses thérapies pour des maladies dégénératives ou des traumatismes handicapants. Ses détracteurs s'y opposent en général pour des motifs religieux et refusent la destruction d'embryons nécessaire pour produire une lignée de cellules.



George Bush avait limité en août 2001 les financements publics aux recherches portant sur les lignées de cellules souches extraites d'embryons humains existantes, rendant difficile la production de nouvelles lignées.

Barack Obama n'établira pas lui-même les règles éthiques et juridiques entourant ces recherches mais a chargé l'Institut national de la santé (NIH) de les fixer dans un délai de quatre mois. Le NIH devra notamment définir dans quels cas des études portant sur des embryons humains pourront bénéficier de fonds publics. "Nous ne prendrons jamais cette recherche à la légère", a souligné le nouveau président américain. "Nous allons édicter des règles très strictes que nous ferons appliquer avec rigueur, parce qu'on ne peut tolérer ni détournement ni abus".



Certains scientifiques accusaient son prédécesseur d'avoir sacrifié la recherche et détourné ses conclusions, non seulement sur les cellules souches, mais aussi sur le changement climatique, l'énergie, l'euthanasie ou les questions de procréation, pour apaiser l'aile politique et religieuse qui constituait sa base électorale. Barack Obama a d'ailleurs invité l'Office des sciences et de la technologie de la Maison blanche à réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour "restaurer l'intégrité scientifique du processus de décision gouvernemental".



Version française Guy Kerivel



http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-vatican-denonce-la-decision-d-oba...

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