Un bébé prématuré né à 25 semaines rentre chez lui après 150 jours d'hospitalisation

Kaliie Bender.
Par Anne Maie Williams (LiveActionNews)
Née 15 semaines plus tôt en mai de cette année, la petite Kallie Bender de Phoenix, en Arizona, a reçu son congé de l'hôpital avec sa famille le lundi après 150 jours d'hospitalisation.
Pendant sa grossesse, la mère de Kallie, Ebonie, avait consulté un médecin pour cas à haut risque à cause d'hypertension artérielle, aussi appelée hypertension liée à la grossesse. L'hypertension artérielle chez une femme enceinte peut être dangereuse pour le bébé en raison de la diminution du flux sanguin dirigé vers le bébé via le placenta ; c'est également appelé insuffisance placentaire. Avec le temps, une diminution du débit sanguin du bébé peut empêcher celui-ci de grandir correctement (médicalement, c'est ce qu'on appelle une restriction de croissance intra-utérine) et entraîner des problèmes de développement pulmonaire et gastro-intestinal.
Quatre jours avant la naissance de Kallie, une échographie effectuée lors d'un rendez-vous d'urgence a montré qu'en raison d'un faible débit sanguin placentaire, également appelé débit diastolique terminal absent, Kallie n'avait presque aucun liquide amniotique autour d'elle. La mère d'Ebonie a été admise à l'hôpital et l'enfant est née par césarienne le 24 mai 2019, à 25 semaines de gestation. Elle pesait moins d'une livre et était plus petite qu'une poupée Barbie placée à côté d'elle dans son incubateur.
Au début, Kallie avait besoin d'une machine pour l'aider à respirer et d'une sonde pour la nourrir. Peu après sa naissance, elle a subi une opération visant à corriger une anomalie cardiaque courante chez les bébés très prématurés, appelée persistance du canal artériel. En fait, elle avait 37 jours quand sa mère et son père, Dameon, ont pu la tenir.
Becky Cole, l'une des infirmières de soins primaires de Kallie à l'unité de soins intensifs néonatals, se souvient de cette journée. Elle a dit : « Je n'ai pas pu être là quand Dameon l'a tenue pour la première fois, mais j'ai pu aider Ebonie à tenir Kallie pour la première fois. C'était vraiment un moment incroyable, et il a fallu quelques-uns d'entre nous. Ce n'était pas facile. »
Le Dr Vinit Manuel, directeur médical de l'unité de soins intensifs du Dignity Health St. Joseph’s Hospital and Medical Center où Kallie est née, a noté qu'« aucune technologie ne peut remplacer l'utérus » et que « la participation de la famille aux soins de ces enfants est cruciale ».
Pendant son séjour à l'hôpital, les parents et les frères de Kallie lui ont lu des histoires à voix haute, ce qui, selon les recherches, améliore les progrès généraux pour les tout petits bébés et diminue les complications de l'hospitalisation. Maintenant, Kallie pèse trois kilos et prospère. Elle est rentrée chez elle lundi avec de l'oxygène et une sonde d'alimentation, avec l'objectif de ne plus avoir besoin des deux à l'avenir.
Des histoires comme celle de Kallie deviennent de plus en plus courantes à mesure que la technologie médicale permet aux bébés de survivre à un âge gestationnel de plus en plus précoce en dehors du ventre de leur mère. Vingt-quatre semaines est largement considéré comme l'âge de la viabilité, l'âge auquel un bébé a une chance sur deux de survivre en dehors de l'utérus avec un soutien médical important, mais des histoires de survie comme Cullens, 22 semaines, Lylas, 21 semaines et Elioras, 21 semaines sont aussi là.
Mais, chose désolante, les bébés encore plus avancés que Kallie ne l'était à la naissance sont toujours visés par l'avortement. C'est la volonté, et non les possibilités de la technologie scientifique, qui détermine s'ils vivent ou meurent.
Laissez un commentaireGrégor Puppinck : « le désir d’enfant peut conduire à la folie »
Par Nathalie Burckhardt (Avenir de la Culture)
Grégor Puppinck, Docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), partage ses inquiétudes quant aux prises de position européennes pro-PMA et GPA, dans un entretien à Valeurs Actuelles.
Il dénonce en particulier la politique actuelle de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : « De façon sans précédent par son ampleur, la Cour a décidé de juger une série d’affaires de bricolage procréatif. En cause : la séparation complète entre le sexe, la procréation et la parentalité ; l’effacement de la famille biologique comme référence des normes sociales. »
« Ces affaires nous montrent à quel point le désir d’enfant peut conduire à la folie ; et comment cette folie peut devenir réalité grâce à la technique. Devenue réalité, elle s’attaque aux normes juridiques pour transformer ce désir en droits… », s’alarme-t-il.
M. Puppinck cite alors plusieurs exemples, dont nous ne livrons que quelques extraits.
En Allemagne, « la véritable mère d’un enfant conçu avec un don anonyme de sperme s’est plainte de ne pas figurer comme "père" sur l’acte de naissance, au motif que, transsexuelle, elle avait déjà obtenu d’être identifiée comme "homme" sur son propre état civil. Elle voit dans le fait d’être qualifiée de "mère" une violation de ses propres droits… »
De même, « deux lesbiennes autrichiennes se plaignent de figurer comme "Mère/Parent" et "Père/Parent" sur l’acte de naissance d’un enfant conçu et porté par l’une, et adopté par l’autre. Elles dénoncent une discrimination par rapport aux parents hétérosexuels… et veulent figurer chacune comme "mère", ou comme "parent" sur l’acte de naissance de l’enfant afin d’effacer toute différenciation biologique. »
Laissez un commentaire Lire la suiteGrande-Bretagne : une abominable pression exercée sur les femmes enceintes

Par Adèle Cottereau (Droit de naître) ― Photo : freepik
L’avortement forcé et sous pression devient monnaie courante au Royaume-Uni, en particulier dans le secteur médical. C’est ce que révèle un rapport de la Care Quality Commission (CQC), notamment suite à l’enquête sur des pratiques de vente choquantes de l’une des plus grandes chaînes de centres d’avortement du Royaume-Uni, Marie Stopes. Un rapport accablant, qui a contraint le « géant de l’avortement » à suspendre temporairement la moitié de ses services.
Une partie du rapport révèle notamment que les installations de Marie Stopes exerçaient des pressions sur les femmes, les encourageant à avorter leurs bébés.
La situation est telle que le personnel de la clinique a été jusqu’à recevoir des primes financières pour encourager les femmes à subir un avortement !
De nombreux témoignages viennent illustrer les révélations scandaleuses de l’enquête.
À chaque rendez-vous au long de la grossesse, et jusqu’à la naissance, soit une dizaine de fois, il a été proposé à une future maman, Natalie Halson, d’avorter sa fille, après que celle-ci ait été diagnostiquée avec le spina bifida. Cependant, c’est une fille en bonne santé qui est née…
Mme Halson témoigne : « Ils m’ont dit que l’avortement était la seule option et m’ont expliqué que si je poursuivais ma grossesse, mon bébé resterait dans une chaise roulante et n’aurait aucune qualité de vie. [La pression] était si insistante, même après avoir refusé à plusieurs reprises. »
Elle ajoute : « Je recommanderais à tous les parents à qui il est conseillé d’avorter que ce n’est pas la seule option, peu importe ce que les hôpitaux tentent de leur dire. Et suivez toujours votre instinct; quelque chose à l’intérieur m’a dit que mon bébé allait aller bien ; et regardez-la maintenant, elle est parfaite. »
Michael Robinson, directeur des communications et des campagnes de SPUC Écosse, dénonce : « La réalité scandaleuse qui se cache derrière la "politique du choix" est que les femmes enceintes sont de plus en plus exploitées et poussées à se faire avorter. Des recherches récentes menées par l’organisme caritatif britannique Abortion Recovery Care et Helpline (ARCH) ont révélé que 75% des clientes déclarent avoir subi un avortement parce qu’elles se sont senties sous pression. »
« Les récits de ces jeunes femmes qui ont subi des pressions pour faire avorter leurs enfants montrent non seulement un manque total de compassion et d’attention de la part du personnel médical, mais aussi à quel point le personnel médical est impliqué », dénonce-t-il à juste titre.
Laissez un commentaireDéfaite laïciste dans un petit village savoyard
Par Antoine Béllion (Avenir de la Culture)
Tout a commencé au cours de l’automne 2014, quand une statue de la Vierge Marie a été érigée sur une parcelle appartenant à une commune de 283 habitants, Saint-Pierre-d’Alvey.
Les tenants d'une laïcité stricte d’une part, et les villageois attachés aux traditions d’autre part se sont alors affrontés au long de ces dernières années.
Le Point raconte : « La statue se cache en forêt, à 30 minutes à pied du village de Saint-Pierre-d'Alvey, en Savoie. Et fait l'objet de vives tensions depuis son installation par la commune, à l'automne 2014. Au nom du principe de laïcité, six habitants avaient demandé au maire de retirer la statue en dehors du domaine public, et avaient affirmé être prêts à aller jusqu'au tribunal administratif de Grenoble si nécessaire. »
Et, de fait, celui-ci vient de se prononcer le 3 octobre dernier : la statue ne bougera pas. La Vierge, haute de 3,60 mètres, avait été fixée sur le Mont-Châtel, un promontoire rocheux, où existe déjà, depuis le XVIIIe siècle, une croix vers laquelle des « processions cheminent à la Pentecôte depuis l'église du village à travers un sentier dans les bois », écrivent les juges.
Ceux-ci ont considéré, précise l’hebdomadaire, que ces processions religieuses étaient anciennes et régulières, et qu'il fallait dès lors considérer ce terrain comme « affecté à l'exercice public du culte et ainsi comme formant une dépendance de l'église de la commune située environ à deux kilomètres à vol d'oiseau ».
C'est le prêtre du village, après des réunions avec la commune, qui avait donné son accord à l'implantation de cette Vierge, financée par des fonds privés.
Le tribunal a également stipulé qu’afin de préserver le lieu de culte, la parcelle est désormais interdite à la chasse.
C’est une belle victoire de la Vierge Marie à célébrer en ce mois [dernier] d’octobre, mois du Rosaire.
Laissez un commentaireVictoire au conseil scolaire : 4 voix contre 1, contre l'idéologie transgenre
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Un sous-comité du Conseil scolaire catholique du district de Toronto a rejeté, par un vote de 4 contre 1, une motion promouvant la théorie du genre, selon Campaign Life Coalition (CLC) :
Le 30 octobre au soir, lors de la réunion du sous-comité du Toronto Catholic District School Board, les conseillers scolaires ont voté à 4 contre 1 pour rejeter les théories antichrétiennes de « l'identité du genre » et de « l'expression du genre ». Une motion avait été présentée pour ajouter ces idéologies controversées au Code de conduite officiel du TCDSB.
Dieu soit loué et Son Divin Fils, Jésus Christ ! La foi chrétienne a été préservée, du moins pour l'instant, contre une attaque démoniaque contre l'image même de Dieu dans la création.
Voici comment les cinq membres du conseil d'administration du sous-comité « Vivre nos valeurs catholiques » ont voté :
Non, à gauche et oui, à droite.
[…]
En ce qui concerne Maria Rizzo, la seule conseillère qui à avoir voté contre l'image de Dieu dans la Création et à avoir pris une position aussi flagrante contre la Sainte Bible et la doctrine catholique sur la sexualité, un message doit aussi être envoyé.
[…]
Rizzo n'est pas digne de servir comme garante et comme « protectrice » de la foi catholique, un devoir de confiance inhérent au rôle de conseiller catholique.
Évidemment, CLC avait une représentante sur place pour faire entendre une catholique au conseil :
La coordonnatrice des jeunes de Campaign Life Coalition, Josie Luetke, qui se trouve être catholique, a prononcé un petit discours de 3 minutes aux administrateurs lors de la réunion du 30 octobre au soir.
Mais ce n’est pas encore gagné :
Laissez un commentaireCette victoire par 4 contre 1 au niveau du comité n'est que temporaire. Afin de garder la folie de l'idéologie transgenre hors des écoles catholiques, elle doit être rejetée par le vote de l'ensemble du conseil lors des deux réunions suivantes.
Analyse du résultat des élections fédérales 2019
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
La victoire de Justin Trudeau est malheureusement une défaite pour le mouvement pro-vie et pro-famille. Malgré la baisse de sa popularité, le premier ministre du Canada le plus favorable à l’avortement et le plus zélé à cette (mauvaise) cause a été réélu, prenant 157 sièges (manquant de 13 pour la majorité) à la Chambre des communes et formant un gouvernement minoritaire ; tandis que les conservateurs ont dû se contenter de 121 députés soit 22 de plus qu’aux dernières élections il est vrai ; le Bloc québécois, lui, peut maintenant se pavaner (inutilement) avec ses 32 sièges ; le NPD n’a pu conserver que 24 députés (l’inénarrable chef Jagmeet Singh ne voyant pas son turban honoré par les votes de sa propre circonscription) ; l’étrange Parti vert a gagné son troisième député le 21 octobre ; quant au légendaire Parti populaire, il devra attendre à d’autres élections pour espérer de prendre place au Parlement canadien.
Ce qui reste à voir, c’est si le Parti libéral s’arrange à gouverner avec les « progressistes » des autres partis, et combien de temps durera ce gouvernement minoritaire, formation qui est généralement dissoute en dedans de deux ans.
Le groupe pro-vie Campaign Life Coalition (CLC), agissant dans le domaine politique, a récemment publié une analyse des élections du 21 octobre, soulignant divers aspects à prendre en ligne de compte, commençant d’abord par les pertes et les gains de sièges fédéraux pour les pro-vie. Précisons que tous les députés élus le 21 octobre et réputés être pro-vie sont conservateurs :
Laissez un commentaire Lire la suiteDes pertes douloureuses
Au cours de ce cycle électoral, nous avons été attristés par la perte du député Harold Albrecht (Kitchener — Conestoga), un fervent pro-vie qui a été défait par seulement 365 voix, face à son rival libéral. CLC avait endossé Albrecht comme seul pro-vie de la circonscription.
Albrecht était un député audacieux et doté de principes qui, depuis sa première élection en 2006, possède un dossier de vote parfait sur les questions de vie et de famille. Il a pris la parole lors de la Marche nationale pour la Vie chaque année, s’est levé pour parler de la vie et de la famille à la Chambre des communes et dans sa région, et il a été l’hôte d’activités de CLC sur la Colline du Parlement. Sa défaite est une perte majeure sur la Colline.
Nous sommes consternés de ce que d’anciens députés pro-vie héroïques qui avaient été balayés du pouvoir en 2015 n’aient pas réussi à se faire réélire. Stephen Woodworth (auteur de la motion pro-vie M-312), Wladyslaw Lizon (qui a demandé à la GRC d’enquêter sur les meurtres potentiels d’enfants ayant survécu à un avortement), Pierre Lemieux (qui, avec Brad Trost, s’est présenté à la direction du Parti conservateur avec un programme social-conservateur) et Stella Ambler (qui a un dossier de vote parfait).
La plainte d'étudiantes du secondaire (américain), obligées de concourir avec des transgenres, sera entendue
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Leur plainte aboutira-t-elle à un changement sensé dans la façon de considérer les « transgenres » par rapport aux gens normaux et les premiers en eux-mêmes ? Extrait de LifeSiteNews :
Laissez un commentaireTrois étudiantes du secondaire (américain), qui affirment avoir été exclues des compétitions féminines en raison d'un règlement du Connecticut Interscholastic Athletic Conference (CIAC) qui autorise les hommes biologiques* prétendant être « filles », feront entendre leur plainte devant l'Office for Civil Rights (OCR) du Ministère fédérale de l'éducation.
Selina Soule, élève supérieure de Glastonbury, Connecticut, et deux autres jeunes filles, dont le nom n'a pas encore été mentionné par crainte de représailles, ont déposé une plainte avec l'aide de leur équipe juridique de l'Alliance Defending Freedom (l'ADF).
La plainte soutient que la politique du CIAC est discriminatoire à l'égard des filles biologiques* et viole leurs droits régis par le Title IX.
Le Title IX a été mis en œuvre en 1972 pour faire en sorte que les filles aient le même accès aux sports que les garçons, point sur lequel la plupart des observateurs conviennent que ç'a été un succès.
Mais il n'a jamais été prévu dans le Title IX que les garçons chercheraient à rivaliser en tant que filles, ni n'est mentionné l'« identité de genre ».
Aux Connecticut et dans 19 autres États, les filles sont maintenant obligées de rivaliser avec les garçons biologiques* qui prétendent être « filles », et ces règlements privent injustement les filles biologiques* du droit à des chances égales dans des compétitions qu'elles ne peuvent gagner malgré leurs meilleurs efforts.
[...]
Et, d'autre part, ces règlements mettent les filles en danger dans les sports de contact.
*Remarquez que puisqu’un homme l’est du fait de sa biologie, de sa génétique même, il ne peut donc pas devenir femme, d’où il est absurde de parler d’« homme biologique » quand on veut mentionner un vrai homme, car en fait d’homme, il n’y a que des hommes biologiques. La même chose est vraie pour les « femmes biologiques ». Il est par conséquent absurdement atroce de déformer ou de mutiler un corps sain pour le faire paraître autre qu'il n'est. ― A. H.
Des bébés avortés naissent vivants et sont abandonnés à la mort

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : christiniabella/Pixabay
L’avortement n’est heureusement pas efficace à 100%, ce qui amène la naissance de centaines de bébés partout dans le monde à cause de cette pratique, car elle peut provoquer la naissance prématurée plus tôt que prévu, et malgré elle, car son but est que le bébé ne naisse pas vivant ; cependant, les survivants de cette abominable pratique sont souvent abandonnés à la mort. Selon LifeSiteNews :
Laissez un commentaireStanek était infirmière dans l'Illinois en 1999 lorsqu'elle a découvert que les bébés nés vivants après un avortement raté étaient délibérément laissés à la mort.
[...]
Un an plus tard, Stanek a été appelé à témoigner devant un Comité de la Chambre des représentants des États-Unis au sujet de la Federal Born Alive Infants Protection Act. Ce projet de loi a jeté des bases pour la protection des bébés nés vivants pendant un avortement […]
Stanek explique aux auditeurs que la procédure d'avortement qui aboutit le plus souvent à des bébés nés vivants est généralement pratiquée sur des nourrissons âgés de 19 à 28 semaines d'âge gestationnel. Ce genre d'intervention est employée partout dans le monde, affirme-t-elle, avec pour résultats, des centaines de bébés qui naissent vivants et qui sont abandonnés à mourir seuls.
Avortement : Le nouveau projet de loi sur le consentement parental franchit la première étape en Floride
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Un projet de loi qui, permettant aux parent de s'opposer à ce que leur fille se fasse avorter, sauvera peut-être quelques vies. Extrait de LiveActionNews :
Laissez un commentaireUne mesure, visant à exiger l’autorisation parentale avant qu’une mineure se fasse avorter, a franchi un obstacle important et doit faire l’objet d’un vote à la Chambre des représentants de Floride.
L’actuelle loi floridienne exige que les parents soient avisés 48 heures avant qu’une mineure se fasse avorter, à moins qu’une dérogation n’ait été obtenue. Mais la mesure en question, HB 265, requerrait le consentement notarié d’un parent ou du tuteur, sauf dans certains cas d’urgence médicale ou si la mineure est déjà parent.
Le projet de loi avait déjà été présenté auparavant, raison pour laquelle il a fait l’objet d’une procédure accélérée, ne comprenant qu’un seul comité au lieu des trois usuels, le Comité de la santé et des services sociaux de la Chambre, qui l’a adopté mardi, par 12 voix contre 6. Le projet de loi sera ensuite débattu à la Chambre, où les partisans sont optimistes quant à ses chances d’adoption. Le passage au Sénat, cependant, sera probablement plus difficile.
Comment notre monde a cessé d’être chrétien
Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Adobe Stock
Lorsque les historiens tentent d’expliquer la déchristianisation des années 1960, ils s’en tiennent généralement à de vagues idées comme l’évolution des mœurs, les transformations socioéconomiques ou l’émergence des nouveaux moyens de communication. Ces banalités n’expliquent finalement rien.
Mais l’historien Guillaume Cuchet (Université de Paris) va plus loin. Dans son ouvrage, Comment notre monde a cessé d’être chrétien (2018), il accuse le Concile Vatican II d’être directement responsable de l’effondrement. Son étude porte sur la France, mais ses conclusions peuvent s’appliquer, à quelques variantes près, au Québec et à tous les autres pays catholiques.
Le catholicisme français, nous dit Cuchet, n’était pas moribond à la veille du Concile. Les enquêtes du statisticien de l’épiscopat, le chanoine Fernand Boulard, montraient qu’en 1960, 94 % des Français étaient baptisés, 80 % faisaient leur communion solennelle, 60 % payaient la dîme, 60 % s’abstenaient de viande le vendredi, 30 % faisaient leurs pâques et 25 % assistaient régulièrement à la messe dominicale. Lors du recensement de 1872, 98 % des Français s’étaient déclarés « catholiques romains ». En 1960, 97 % des Français pratiquaient encore leur religion, quoique de façon souvent irrégulière. L’anticléricalisme républicain avait échoué. Le catholicisme était même en remontée depuis 1945. Les évêques de France entrevoyaient l’avenir avec optimisme.
Le courant fut inversé avant la fin du Concile Vatican II (1962-1965). Le chanoine Boulard recevait des rapports alarmants de toutes les régions de France. Il constata que le taux de pratique avait chuté de 30 % dès 1965-1966. Les évêques lui ont alors curieusement ordonné de ne plus recenser les fidèles. Les historiens disposent de nombreux chiffres sur le comportement religieux des Français entre 1945 et 1965. Mais après cette date, ils n’ont plus que des données partielles. Les évêques ne voulaient probablement pas révéler au grand jour la faillite de la pastorale conciliaire.
Selon Cuchet, le décrochage n’a pas été causé directement par les textes du Concile, ni par la réforme liturgique, mais plutôt par la « crise de la prédication des fins dernières ». Du jour au lendemain, les prêtres ont cessé de parler de l’enfer, du péché et du caractère obligatoire de la pratique. Ils ont adhéré, plus ou moins consciemment, à la théorie du théologien suisse Hans Urs von Balthasar (1905-1988) : l’enfer existe, mais il est vide. Les simples fidèles se sont alors dit : « Avant, tout était péché. Maintenant, plus rien n’est péché. Ce n’est pas sérieux leur affaire. »
Cuchet souligne l’importance du « catholicisme sociologique » pour le peuple. L’épiscopat français, dit-il, a commis une grave erreur en supprimant la communion solennelle, que l’on faisait vers l’âge de 14 ans. Cette cérémonie était une sorte de rite de passage entre l’enfance et l’adolescence. Les beaux souvenirs de la communion solennelle rattachaient les Français à l’Église catholique durant toute leur vie, et ils contribuaient souvent à les ramener à la foi dans leur vieillesse.
Les modernistes méprisaient la religiosité populaire. Ils prétendaient vouloir « démocratiser » l’Église, mais ils prônaient, en réalité, un « christianisme épuré » digne d’une « élite spirituelle ». Dans une société laïque, disaient-ils, les catholiques seront moins nombreux, mais plus authentiques. Ils oubliaient que Jésus-Christ était venu sur terre pour sauver le grand nombre, et non pas pour louanger une secte de cathares (katharos = pur).
Pour former une majorité, le Peuple de Dieu a besoin d’un État chrétien.
Urs von Balthasar est mort subitement, deux jours avant de recevoir le chapeau cardinalice des mains de Jean-Paul II. Il avait fait dessiner ses futures armoiries. Une image vaut mille mots.
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Non, à gauche et oui, à droite.