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Les dérives de l'euthanasie ... bientôt au Québec ? (partie 1)


« Je suis sauvée, puisque mes amours ont refusé de m’abandonner » : témoignage choc d'une personne déclarée morte

Cette parole, c’est celle d’Angèle Lieby, que des médecins voulaient débrancher après l’avoir plongée dans un coma artificiel qu’ils n’arrivent plus à résorber. Devant la quasi-absence de signes vitaux autres qu’un cœur qui bat, le personnel la considère comme morte. Sa famille est déjà avisée de préparer les obsèques.
Et la première personne concernée, Angèle, écoute ces médecins et infirmiers la traiter comme une morte, attendant le dernier débranchement… parce qu’elle entend et qu’elle ressent toujours la douleur, celle que lui inflige violemment un spécialiste voulant prouver qu’elle est morte. Elle n’a aucune réaction, que des cris de douleur intérieurs, des cris et larmes silencieuses que personne ne perçoit. « … j’ai appris à hurler, mais personne ne m’entend », dit-elle (p.75)
Son expérience nous rappelle bien sûr celle de l’enfant à naître en voie d’être avorté. Tous ont en mémoire le cri silencieux, cette échographie filmée d’un enfant se débattant et ouvrant la bouche pour hurler, sans qu’aucun son ne nous parvienne, alors qu’un avorteur s’acharne à le démembrer. Angèle Lieby, dans cette profonde détresse qu’elle vit, dans son coma, fera un cauchemar qu’elle n’explique pas, mais que l’on ne peut pas s’empêcher de considérer comme un instant de suprême lucidité d’un cerveau faisant des liens entre deux situations similaires.
Elle raconte :.
« Je suis devant une grande table en zinc, étroite et longue. Entourée de bassines, de crocs, d’éviers. Je suis dans un monde de carrelage rougi, une odeur fade et écoeurante. Des carcasses pendent au plafond. Pas de doute : je me trouve dans une boucherie. Je porte un tablier taché de sang. Un hachoir dans la main droite, je donne de grands coups réguliers sur les morceaux de viande qui défilent devant moi. Une côte, et tchac! Une autre côte, elle aussi coupée en deux! Et un cartilage! Et des pieds, des petits pieds! De mignons pieds de bébé soudain ensanglantés… Je crie! À moins que ce ne soit l’enfant que je découpe qui se mette à hurler…
Où suis-je?
Dans le rien, toujours. La boucherie infernale a disparu. » (p.65-66)
La table de zinc, les bassines, le carrelage rougi, les coups réguliers sur ce qui n’est considéré que comme un tas de cellules, de chair, de viande… une côte, une autre côte, un cartilage, des pieds de bébés ensanglantés, et ce cri provenant de ce bébé et peut-être d’elle-même à la fois. Parce que leur situation est identique. Tous deux sont considérés comme mort par la médecine, qui se prépare à les faire mourir, en la débranchant, en le démembrant.
On  peut également comparer sa situation aux personnes en danger d'être euthanasiées. Comme le dit Angèle Lieby, il y a une évidence que tous les praticiens de « l’aide à mourir » ne veulent pas voir : « Au fond, si je suis en train de mourir, c’est que je suis encore vivante! » (p.75) Il y a toujours plein de vie dans la vie et le réconfort de soins palliatifs de qualité permet de vivre ces moments dans la paix. Ce que l’euthanasie ne permet pas, venant abréger la vie, couper la vie, terminer ce qui ne l’était pas.
« Pour évaluer mon état de conscience, les médecins pouvaient recourir à divers examens : une imagerie par résonance magnétique (IRM) fonctionnelle, la scintigraphie ou, ce qui est l’examen le plus simple, l’électroencéphalogramme (EEG).
Dès que j’ai pu reparler avec les médecins de la réanimation, j’ai demandé pourquoi on m’avait fait endurer l’épreuve du test du sein.
«— Vous savez comment on peut s’assurer qu’une personne est vivante ou morte? Vous prenez un sein, comme ça, et vous le pincez en tirant d’un coup violent…
Le déchirement.
Après quoi, l’homme poursuit de son ton professoral :
— Vous avez vu? Aucune réaction. Absolument aucune! Pas un frémissement sur la peau, pas la moindre modification des traits du visage. Rien du tout. Alors que je vous garantis que cette douleur-là, on ne peut pas y rester insensible.” (p.53)
 
On m’a répondu :
— Parce que tout était plat, madame! Il n’y avait plus rien!
Une façon de se dédouaner? De couper court à toute discussion? (…)
J’ai recherché les mentions d’EEG dans les documents médicaux. (…) ils concluaient à des «ralentissements», des «dégradations», des «aggravations» de l’activité du cerveau. Mais ils n’étaient pas plats! (…) (p.216-217)
Et le médecin annoncera à la famille d’Angèle Lieby de préparer ses obsèques. Alors qu’elle est consciente et ressent la douleur, ce médecin la croit pratiquement morte. Le refus de la famille de la débrancher la sauvera.
Cette femme a vécu la douleur d’être maltraitée parce que considérée comme une vulgaire boule de chair. Comme nos enfants à naître. Elle a vécu l’abandon de médecins prêts à la faire débrancher des appareils de nutrition et de respiration, ce qui est véritablement une euthanasie, ces appareils ne servant qu’aux besoins de bases de la personne.
Seul l’amour de sa famille l’a sauvée. Cet amour qui lui a conservé ses droits de personne, digne d’attention, de compassion et de soins. Et une larme qui s’écoulera finalement de ses yeux, le jour de son anniversaire de mariage, viendra donner le signal qu’elle est bien en vie. L’amour jusqu’au bout de sa famille l’a sauvée de l’euthanasie. Et c’est parce que des familles, en accord avec des médecins, se fatiguent, baissent les bras, et cessent d’aimer jusqu’au bout, que l’euthanasie est réclamée, même par la personne concernée. La demande d’euthanasie de notre société n’est que cela, un profond manque d’amour de la personne souffrante que l’on veut éliminer plutôt que de prendre les moyens déjà existants de la soulager. Oui, peu importe que les soins palliatifs apportent le confort aux personnes en fin de vie, cela est trop long…
Puisse ce livre apporter la consolation du témoignage d'un amour plus fort que la mort:
LIEBY, Angèle. Une larme m'a sauvée, éd. Transcontinental, Montréal, 2013, 230 pages.
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Deux témoignages dans un débat sur l'euthanasie

Sur la page Facebook de Richard Martineau, un débat sur l'euthanasie a permis d'exposer ces deux témoignages:

De Sophie Camiré :

Pour pratiquer la médecine palliative depuis des années, avec une équipe solide de collègues, d'infirmières et de bénévoles, je n'ai jamais observé de cas où les souffrances étaient intraitables. Nous avons TOUS les outils en main pour viser le confort le plus global du patient, nous sommes en appel d'heure en heure de jour et de nuit pour faire du ''fine tuning'' du traitement des douleurs ou de tous les autres symptômes souffrants. Oui ceci existe et est possible. Le passage des patients dans un département de soins palliatifs se fait en douceur, dans le plus grand respect du patient et des familles. Ce passage et cette progression naturelle vers la mort ont indéniablement un rôle thérapeutique à jouer dans la vie des proches et des familles, qui enclenchent ainsi un processus sain de deuil dans l'accompagnement, les soins et l'amour donnés à leur proche. Tout le monde en ressort grandi, même l'équipe soignante qui est édifiée au contact des patients en fin de vie et des familles. L'euthanasie n'a pas sa place dans nos sociétés. L'amélioration de l'accès et des services en soins palliatifs, OUI!!! Le gouvernement a avantage à sabrer dans ces dépenses de fin de vie et de ''débarrasser le plancher'' de ses hôpitaux dans sa visée de coupures. Je trouve cela scandaleux. Et on est en train de se faire passer un méchant sapin si on ne se réveille pas. Bientôt ce seront les dépressifs ou handicapés qui seront gentiment invités à lever le camp. Et nos parents âgés devenus des ''fardeaux'' se feront influencer à demander une euthanasie malgré eux, comme ça se passe en Belgique et en Hollande. Là-bas, des aînés déménagent de pays pour ne pas se faire euthanasier contre leur gré.

-Un facteur à considérer, c'est bien plus exigeant pour une famille de s'investir corps et âme dans l'accompagnement d'un proche mourant, en restant présent ou en se relayant, de coucher à ses côtés sur un lit pliant d'hôpital, de manger quand on peut à la cantine de l'hôpital entre deux apnées de fin de vie, de ne peut-être pas avoir pris de bonne douche le matin etc. Tellement plus facile de se donner rendez-vous le jour ''J'' de l'injection léthale, se dire good bye -so long-arrivederci, et ZAP! L'euthanasie traite la souffrance intraitable des proches qui n'arrivent pas à envisager leur propre mort à travers celle que s'apprête à vivre leur proche. Le vide abyssal du manque de sens à leur propre vie! La perte du sens sacré de la vie- POINT.

et cet autre témoignage :

de Linda Landry, médecin :

Je suis médecin et j'ai trop vu de situation ou même inconscient le patient attend quelqu'un... Prolonge son agonie en attente de ce quelqu'un et quitte à son arrivée, dans les secondes après... Trop d'images me reviennent de fins de vies ou l'homme observateur aurait mis fin, mais tous les comptes pour la paix de l'âme n'étaient pas réglés. Je m'affiche contre l'euthanasie!!!

Espérons qu'elles rejoindront le Collectif de médecins pour le refus médical de l'euthanasie.

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40 Jours pour la Vie : déjà 94 bébés sauvés

Une semaine après le début des 40 Jours pour la Vie, c'est déjà 94 bébés qui ont échappé aux couteaux des avorteurs! Continuons de prier et de jeûner pour ces enfants.

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Le combat contre l’euthanasie est un combat contre le suicide

Plus que jamais, certaines faussetés sont véhiculées pour promouvoir l’euthanasie. Dans les blogues, les commentaires montrent à quel point on a menti à la population pour obtenir son adhésion à l’euthanasie. Les gens sur le terrain, les unités de soins palliatifs et les gériatres, eux, sont clairement contre l’euthanasie.
La population réclame l’euthanasie parce qu’elle a peur de souffrir. Elle voit ces cas de personnes maltraitées dans les CHSLD, les personnes en fin de vie mal soignées par des équipes médicales qui n’ont pas les compétences nécessaires pour accompagner le malade et soulager sa douleur, et elle réclame le droit d’échapper à cette fin de vie misérable. C’est tout à fait compréhensible. Ce qu’elle ignore, c’est qu’il n’y a pas besoin de tuer le patient pour qu’il termine ses jours dans le confort et la paix. Les unités de soins palliatifs soulagent la douleur physique et accompagnent moralement ces personnes en fin de vie, si bien que les personnes qui ont rêvé de l’euthanasie, lorsqu’elles étaient bien portantes, par peur de souffrir, changent d’avis une fois prises en charge par ces unités spéciales de réconfort.
L’argument qui se voudrait massue, brandie par les partisans de l’euthanasie, est que malgré le confort et le soulagement, certains peuvent continuer de réclamer l’euthanasie et auraient le droit d’être tué.
Qui a le droit d’exiger qu’on le tue? Personne. Une personne qui réclame d’être tuée, alors que sa douleur physique est soulagée, doit être suivie par des spécialistes du suicide, pour l’accompagner et faire remonter à la surface ses forces de vie, présentes en toute personne et submergées par des forces de mort chez les personnes suicidaires.
Le groupe Action Suicide Montréal s’est prononcé contre l’euthanasie et le suicide assisté, car il reconnaît que la problématique est exactement la même. On demande l’euthanasie comme on demande le suicide, de façon ambivalente, pour exprimer une souffrance. Une souffrance qui peut être soulagée par les soins palliatifs et par une équipe psychologique formée pour détruire cette volonté d’auto-destruction de la personne suicidaire.
Si une partie de la population québécoise approuverait la demande d’euthanasie, c’est d’abord parce qu’elle est mal informée sur le confort que peut vivre la personne en fin de vie dans les unités de soins palliatifs, et aussi parce que la société québécoise est profondément dépressive. Le nombre de suicides annuels au Québec révèle ce malaise intensément vécu.
La solution n’est pas de tuer, mais de combattre le suicide. Que dirait-on d’une société qui plutôt que de choisir de secourir les personnes suicidaires, acquiescerait à leur demande et les aiderait à mourir? C’est la société que tentent d’établir la ministre Hivon et le Parti Québécois.
Appelez, écrivez, rencontrez votre député provincial pour le convaincre que nous n’avons pas besoin ni de l’euthanasie, ni du suicide assisté pour soulager un patient de sa souffrance.
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La Marche pour la vie 2013

Préparez-vous pour la Marche pour la vie 2013 à Ottawa ce 9 mai. Voici une vidéo pour vous donner un aperçu de cet événement annuel incontournable :

http://www.ecdq.tv/embed/3211/

Le thème de cette année : Cessons le foeticide féminin !

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Tout sur la Marche pour la vie à Ottawa >>

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Le magazine Châtelaine présente comme un héros un spécialiste des avortements tardifs (après 24 semaines de grossesse)

Dans le dernier numéro du magazine Châtelaine, de mars 2013, cette entrevue d'un médecin qui pratique des avortements à n'importe quel moment, peu importe l'absence de raison.
(Le Dr Warren Hern)
 
« Des cris déchirants montent du sous-sol. Les infirmières vont et viennent dans le couloir. Le calme revient. Le Dr Hern réapparaît enfin. Il porte une blouse verte de chirurgien. «Un cas difficile, dit-il d’une voix lasse. Plusieurs patientes arrivent ici traumatisées. Certaines souffrent de graves troubles mentaux, d’autres ont été violées ou agressées à répétition. Elles tolèrent mal les procédures. »
Le Dr Hern traite surtout des cas d’anomalies fœtales décelées sur le tard. Des grossesses désirées qui ont mal tourné.
Une semaine avant mon passage, le CSSS Jeanne-Mance, qui coordonne les services d’IVG tardives à l’échelle de la province, lui a envoyé une Québécoise. Pourquoi aller à Boulder, à quatre heures de vol de Montréal? Parce que, après 24 semaines, il est pratiquement impossible de se faire avorter, sauf en cas d’anomalie fœtale grave ou pour toute autre circonstance clinique exceptionnelle.
(…) (Il est loin d’être impossible de se faire avorter, puisque l’hôpital Ste-Justine offre ce service d’avortement tardif. Mais si ces cas sont traités ici à Montréal, quels sont les cas expédiés au Dr Hern?)
Il faut compter quatre jours pour l’intervention, de l’injection intracardiaque pour arrêter le cœur du fœtus à l’expulsion de celui-ci, en passant par la pose de tiges laminaires (qui aident à dilater le col) et le déclenchement des contractions. Après une convalescence de deux heures, la femme obtient son congé. «Je passe beaucoup de temps avec chacune de mes patientes, dit l’homme avec compassion. J’en reçois tout au plus une dizaine par semaine. Je ne suis pas une machine à faire des avortements».
C’est certain. Ce médecin est très compatissant envers ces femmes dont il a tué l’enfant et qu’il abandonne après deux heures de convalescence…

(Un avortement d'un enfant de 20 semaines, peut-être trop jeune pour avoir bénéficié de la compassion du Dr Hern... Quatre semaines plus tard et il aurait pu bénéficier de la tendresse du touchant médecin Hern...)

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Campagne 2013 d'Amnistie Internationale : le mouvement demande le droit de mettre à mort les plus faibles de nos sociétés

Sur le site d'Amnistie Internationale, on trouve le thème de la campagne 2013 de l'organisme, «J'aime mon corps. J'aime mes droits», et ses explications:

 

Les droits sexuels et reproductifs assurent que vous avez le contrôle de votre corps et de votre vie. Ces droits correspondent notamment au droit de choisir avec qui vous aurez des relations sexuelles et à quel moment; au droit d’opter ou non pour le mariage et la grossesse et d’en décider le moment; au droit à des renseignements sur la sexualité, sur la santé, sur la planification familiale et sur les services d’avortement sûrs et légaux; et au droit d’accès à des soins de santé de bonne qualité, y compris pendant la grossesse et l’accouchement.

Pour les jeunes filles auxquelles les pratiques sexuelles sans risque ne sont pas enseignées à l’école, pour les adolescentes enceintes à cause d’un viol et qui n’ont pas le choix de mener leur grossesse à terme parce que l’avortement est illégal dans leur pays, pour les femmes qui doivent obtenir le consentement de leur mari pour la contraception, les conséquences de la discrimination peuvent être graves, même fatales.

 

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Le magazine Châtelaine veut faire verser des larmes de crocodile sur les avortements tardifs : la dérive de la sensibilité

Dans le dernier numéro du magazine Châtelaine de mars 2013, un dossier sur l'avortement tardif (p.84 à 91). La journaliste Mylène Tremblay écrit :

 

(Une société qui a la trippe molle et le coeur dur)

 

Malgré tout, le phénomène demeure exceptionnel – quelques centaines de cas par année, soit environ 1 % de tous les avortements effectués au Québec. Jamais la décision n’est prise à la légère. Et toujours elle plonge les femmes dans le deuil.
La journaliste évoque l’histoire de Théo, avorté parce qu’il s’empoisonnait peu à peu avec son urine. « Une valve mal formée empêchait sa vessie de se vider. »
« Pour donner au fœtus les meilleures chances de survie, il aurait fallu poser un drain dans sa vessie par amniocentèse. À sa naissance, Théo aurait eu besoin de beaucoup de soins, d’une dyalise et éventuellement d’une greffe de rein. Beaucoup de temps à l’hôpital en perspective, ce qui aurait privé Félix, deux ans, de la présence de ses parents. “On ne se permettait pas de mettre au monde un enfant malade, avec une espérance de vie si courte, dit Sandra. Je n’aurais pas voulu laisser Théo seul une minute à l’hôpital ni Félix à la maison.”
Plutôt que de laisser seul, les parents et la journaliste trouvent préférable de le tuer. On est censé acquiescer devant tant de “compassion”…
La journaliste avoue dans le paragraphe suivant les raisons, ou plutôt l’absence de raison pour justifier ces meurtres d’enfants par avortement tardif:
“Des femmes qui se retrouvent devant des choix impossibles, à cause d’un diagnostic de malformations fœtales (décelables avec de plus en plus de précision aux deuxième et troisième trimestres) ou pour toutes sortes d’autres raisons – problème de santé physique ou mentale, toxicomanie, agression sexuelle, violence conjugale…”
Il faut avoir complètement perdu sa capacité de raisonner pour considérer l’une de ces excuses comme raison valable de tuer.
La mère de Théo raconte l’avortement de son enfant :
“On a tendu un drap devant moi pour m’empêcher de voir l’écho à l’écran. Une infirmière me massait les pieds. J’avais chaud, j’avais froid, je me concentrais pour ne pas perdre connaissance. L’amniocentèse me faisait mal. Même si l’équipe travaillait en silence, je savais ce qui était en train de se passer : c’était le foeticide. Mais je ne sentais pas mes émotions.”
(…)
“Quand l’infirmière l’a déposé entre mes jambes, lavé et emmailloté, instinctivement, je me suis mise à le déballer, raconte Sandra. C’était dur de voir qu’il avait l’air normal. Il ressemblait à son frère, avec son petit nez retroussé et son menton pointu… »
(…)
‘La nuit, je me réveillais en panique, me demandant où était Théo…’
Et la journaliste inclut une lettre des parents de Théo censée nous faire pleurer avec eux… :
‘On t’aime et on ne t’oubliera jamais’
Désolé, ça ne passe pas. Madame la journaliste, messieurs les parents, ne venez pas nous dire que vous aimez celui dont vous avez désiré et accepter la mort, par meurtre médical. On ne tue pas celui qu’on aime. Je me souviens de ces parents à qui le médecin proposait l’avortement en cas de confirmation d’un problème de santé de l’enfant à naître. Devant le refus des parents de l’avortement, le gynécologue leur avait demandé avec mépris s’ils ‘préféraient le laisser mourir seul’. La réponse du père baissant les yeux avec tristesse : ‘Je préfère lui laisser le temps dont il aura besoin… » sous-entendant qu’il serait là pour l’accompagner jusqu’au bout, dans sa courte vie. Ça c’est de l’amour compatissant, et non pas une froide injection létale, quand bien même cette injection serait-elle mouillée de toutes les larmes de la terre. Qui regarderait celui qui le tue en se disant que cette personne l’aime vraiment?
L’article de Chatelaine est une prochaine étape dans le combat des pro-choix pour le ‘droit’ de tuer les enfants à naître. Sachant que les avortements tardifs révoltent encore heureusement la majorité de la population, la journaliste, par un procédé bien connu, entoure de guimauve sentimentale la mise à mort d’un enfant à naître presque à terme. Il faut désensibiliser la population au sort de l’enfant pour ne pleurer que sur les malheureux parents d’un enfant malade, obligés de s’en débarrasser par une profonde empathie, une grandeur d’âme à nul autre pareil.
Déjà, en Belgique, on parle d’euthanasier les jeunes enfants non conformes aux standards de santé promulgués. Nous sommes en présence de barbares, rien de moins.
Et ces barbares cherchent à manipuler l’opinion publique en présentant la douleur des parents devant la mort de leur enfant. Je ne pleurerai avec eux que le jour où ils auront des larmes de remords devant leur enfant tué, et non pas des larmes de nombrilisme.
‘Avoir le cœur dur et la tripe molle » disait un écrivain français. C’est à ce type de compassion que réfère cet article. La tripe molle devant la douleur autocentrée des parents, le cœur dur devant le sort de cet enfant.
On parle beaucoup de pente glissante, lorsque l’on parle d’euthanasie et d’avortement. Aussi grave que la pente glissante des gestes meurtriers atteignant une part de plus en plus grande de la population, Il y a cette pente glissante d’une insensibilité camouflée par un dolorisme hypocrite et nauséabond. Pleurs de mascarades devant un enfant presque né, tué, et bientôt, pleurs artistiques devant des enfants de moins de deux ans euthanasiés. La suite? Dans cette logique, se rejoindront bientôt les limites de l’avortement et de l’euthanasie. On parle déjà en Belgique d’euthanasier les jeunes à partir de 12 ans. Plusieurs bioéthiciens acceptent et enseignent qu’il est acceptable d’éliminer les enfants jusqu’à l’âge de 2 ans, puisqu’ils n’ont aucune différence d’avec les enfants à naître, ce en quoi ils ont raison. Seule la plage de 2 à 12 ans est actuellement une zone de sécurité pour l’être humain. Pour combien de temps?
Le jour où l’on aura enfin réussi à avorter ou euthanasier l’être humain à n’importe quel stade de son développement, le grand rêve nazi sera accompli. Les handicapés, malades mentaux, les déprimés, les enfants à naître et les vieux grabataires seront injectés de mort, par ‘compassion’, pour leur plus grand bien.
Et nous verserons des larmes de crocodile en disant ‘pauvre petit chou’, tout en appuyant sur le piston qui injectera au cœur le poison nécessaire pour le faire se figer de douleur, dans ce grand geste d’amour…
L’insensibilité grandissante de notre monde civilisé est peut-être la plus grande menace qui puisse peser sur notre tête.
‘… si une mère peut tuer son propre enfant, qu'est-ce qui m'empêche de vous tuer et vous de me tuer? Rien.’ (Mère Teresa)
Les paroles de Mère Teresa que nous avons entendues, que notre cerveau a comprises, seront-elles bientôt comprises intimement, au plus profond de notre cœur?
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L'euthanasie des jeunes en Belgique

Sur le blog de Jeanne Smits du 20 février 2013:

(L'euthanasie des jeunes bientôt permise en Belgique?)

 

 

La Belgique a commence aujourd'hui à examiner la proposition d'élargir l'euthanasie aux mineurs. La commission réunie des affaires sociales et de la justice du Sénat a entame aujourd'hui sa première audition en se posant la question, non du principe, mais de l'opportunité de mettre en place une limite d'âge légale. Certains proposent de retenir une définition plus floue : autoriser l'euthanasie sur un mineur dès lors qu'il apparaîtra comme ayant une capacité de jugement suffisante.
 

Les experts entendus – pédiatres, médecins ayant pratiqué l'euthanasie – ont insisté sur le fait que la capacité de jugement et de libre expression de celui-ci est difficile à déterminer chez le mineur, qui peut faire son choix en opposition à ses parents ou au contraire par loyauté à leur égard.

Seul un des intervenants, le Pr Chris Van Geet, de l'université catholique de Louvain, a soutenu que l'élargissement de la loi ne s'imposait pas… En expliquant qu'aucune euthanasie sur mineur n'a été enrgistrée aux Pays-Bas depuis quatre ans. 

Mais la responsable de l'unité de soins intensifs de l'hôpital pédiatrique Reine-Fabiola a dit que – « Nous le savons tous… – loi ou pas, l'euthanasie sur les mineurs est déjà pratiquée dans les faits.
 

C'est pour cela qu'ils veulent une loi ; pour se couvrir…
 

La Belgique veut « moderniser » sa loi d'euthanasie : la question de l'euthanasie des mineurs étant la première d'une série d'autres mises à jour qui rendent bien visible le jeu des petits pas du lobby de la mort.
(...)
Parmi les autres innovations à l'étude : l'euthanasie des déments, l'abandon de la règle du renouvellement, tous les cinq ans, du testament de vie que le lobby de l'euthanasie voudrait voir acquérir valeur permanente. Une audition sur les quatre qui précéderont la discussion de la loi portera sur le fait de savoir si la sédation palliative (ou terminale) doit être régie par la loi sur l'euthanasie, alors qu'en Belgique plusieurs scandales ont éclaté à propos de l'utilisation de ce protocole contre la volonté de malades ou de leurs proches. Plusieurs propositions de loi supplémentaires ont été déposées, notamment pour autoriser l'euthanasie des prématurés de 24 à 26 semaines ou des nouveau-nés « n'ayant aucune chance de survie » à la naissance.

Répétons en choeur : « Il n'y a pas de pente glissante en Belgique »

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