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15e Pèlerinage de chrétienté (21 août 2004)

Devant l’apostasie du peuple canadien-français, le Chanoine Achille Larouche, infatigable apôtre du diocèse de Sherbrooke, a lancé il y a déjà quinze ans un pèlerinage de chrétienté entre la basilique Notre-Dame-de-Québec et la basilique Sainte-Anne-de-Baupré dans l’esprit de Charles Péguy et du pèlerinage de Chartres. Dieu n’a pas créé que des individus, il a aussi créé des familles et des nations. Nous devons prier pour le salut de notre nation tout autant que pour le salut des âmes individuelles. Le salut de celles-ci est d’ailleurs lié au salut de celle-là. Cette apostasie menace notre nation dans son existence même puisqu’elle a conduit en trente ans à l’avortement massif, au suicide des jeunes et à la stérilisation des couples. Que Dieu nous préserve de la mort! Campagne Québec-Vie sera assurément présent à ce pèlerinage et vous encourage fortement à y participer :

-Départ le 21 août 2004 à 6h45 de la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec.

-Repas au centre des loisirs de l’Ange-Gardien vers 11h30 (on apporte son repas).

-Messe du pèlerinage à la chapelle de l’Immaculée-Conception de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré à 18h.

-Repas à l’auberge de Sainte-Anne-de-Beaupré et retour à Québec vers 20h (service de navettes du pèlerinage).

Ce pèlerinage est en vue de la plus grande gloire de Dieu et il est gratuit. L’inscription n’est pas nécessaire. On peut s’y joindre à tout moment le long de l’avenue Royale. Information supplémentaire : M. Yves Prayal (418-622-0853), organisateur.

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La bataille pour le mariage continue!

La bataille pour le mariage authentique continue à fond au Parlement d’Ottawa. Le 24 octobre dernier, les présidents et les militants de nombreuses associations pro-vie et pro-mariage de tout le Canada se sont réunis à Ottawa pour établir une stratégie en vue de gagner le vote sur la motion du Parti conservateur, qui sera prochainement présentée à la Chambre des communes, pour rétablir la définition du mariage authentique. Vous avez peut-être vu les reportages de Radio-Canada où j’ai présenté la position des militants chrétiens du Québec.

Il faut contacter ces députés incertains pour les inciter à voter en faveur du mariage authentique qui ne peut être contracté qu’entre un homme et une femme en vue de la procréation : André Arthur (indépendant, Portneuf-Jacques-Cartier, téléphone du bureau d’Ottawa : 613-992-2798), Gérard Gosselin (Bloc québécois, Manicouagan, 613-992-2363), Steven Blaney (Parti conservateur, Lévis-Bellechasse, 613-995-6856), Robert Bouchard (BQ, Chicoutimi-Le Fjord, 613-992-7207), Serge Cardin (BQ, Sherbrooke, 613-943-7896), Raymonde Folco (Parti libéral, Laval-Les Iles, 613-992-2659), Roger Gaudet (BQ, Montcalm, 613-992-0164), Maria Mourani (BQ, Ahuntsic, 613-992-0983), Gilles Perron (BQ, Rivière-des-Mille-Iles, 613-992-7330), Louise Thibault (BQ, Rimouski-Neigette-Témiscouata, 613-992-5302). Insistez pour leur parler ou au moins à leur attaché politique. Laissez un message clair si on refuse de vous donner accès au député. L’avenir du mariage au Canada peut dépendre d’un appel de votre part, d’un acte de courage, d’un vote au Parlement. Prions et agissons en union avec l’Église et le Christ comme nous l’a demandé le cardinal archevêque de Québec et Primat du Canada, Mgr Marc Ouellet.

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Réponse à l’abbé Gravel (du mouvement Campagne Québec-Vie)

Il est heureux que l’abbé Gravel ait voulu préciser ses propos objectivement inacceptables tenus à la SRC, mais il ne semble pas qu’il « tire à nouveau profit de son expérience avec le monde des médias », comme le voudrait son évêque. 

Tout d’abord, l’abbé Gravel ne retire aucune de ses paroles, y compris celles-ci : « Moi, je suis pro-choix et il n’y a pas un évêque sur terre qui va m’interdire de communier, pas même le Pape. » Plutôt que de reconnaître son erreur et de se convertir, l’abbé Gravel essaie d’éviter les deux véritables questions qui se posent quand on se déclare « pro-choix » comme il l’a fait : 1- Est-ce que la femme a le droit moral de se faire avorter? 2- Est-ce que l’État devrait permettre l’avortement comme un acte légal? Il ne répond directement à aucune de ces deux questions puisqu’il contredit sur ces deux questions la position de l’Église catholique romaine. Il est assez honnête pour ne pas mentir, mais il n’est pas assez honnête pour s’opposer frontalement aux postions de l’Église, et particulièrement de Jean-Paul II et du cardinal Josef Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi.

Je répondrai à chacun de ses paragraphes selon sa numérotation :

1- L’abbé Gravel se dit contre l’avortement, mais pas contre l’accès à l’avortement pour la femme enceinte. Beaucoup de politiciens se déclarent contre l’avortement personnellement (qui se réjouit de la mise à mort d’un enfant à naître?), mais ils se disent du même souffle en faveur de l’accès à l’avortement libre et gratuit selon le choix de la femme. N’est-ce pas la position de l’abbé Gravel, énoncée ailleurs dans cette même émission de la SRC?

2- S’il est d’accord avec l’enseignement de l’Église sur l’avortement, est-il d’accord avec la peine canonique qui frappe toute personne qui participe à un avortement : « Qui procure un avortement, si l’effet s’ensuit, encourt l’excommunication latae sentenciae » (CEC, art. 2272 et CIC, can. 1398). Est-il d’accord avec l’interdiction de l’avortement par des lois civiles : « Comme conséquence du respect et de la protection qui doivent être assurés à l’enfant dès le moment de sa conception, la loi devra prévoir des sanctions pénales appropriées pour toute violation délibérée de ses droits. » (CEC, art. 2273 et Donum vitae, art. 3)

3- Avant la légalisation de l’avortement au Canada, on comptait le nombre d’avortements par quelques centaines, on le compte maintenant par dizaines et centaines de milliers. La loi a un effet sur les moeurs. Seul un idéologue libéral et individualiste peut le nier. L’objet du débat n’est pas la condamnation des femmes, mais la nécessité de protéger par une loi la vie des enfants à naître et la nécessité de punir ceux qui attentent à ce droit fondamental à la vie.

4- L’abbé Gravel patine encore en évoquant la liberté de conscience pour tout justifier. Les évêques et les prêtres ont le devoir de soustraire à la profanation la sainte eucharistie. Invoquer Dignitatis Humanae à ce sujet est ridicule. Est-ce que les prêtres doivent donner la sainte communion à des criminels publics et à des pécheurs publics non-repentants? Que pense-t-il de l’article 915 du Code de droit canonique qui prévoit que les pécheurs publics « ne seront pas admis à la sainte communion »? L’abbé Gravel s’oppose sûrement à la position de l’Église sur l’interdiction imposée aux « divorcés remariés » de recevoir la sainte communion. Comment le Vatican peut-il leur refuser l’accès à la sainte communion si leur conscience le leur permet?

Campagne Québec-Vie demande à nouveau que l’abbé Gravel explique ce qu’il signifie quand il se déclare publiquement pro-choix. Sa réponse évasive ne saurait effacer une telle atteinte à la doctrine catholique la plus élémentaire sur le respect de la vie humaine.

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Rosaire pour la Vie : prions pour Mademoiselle Gosselin

Chaque premier samedi du mois, nous récitons le Rosaire pour la Vie à 11h à la chapelle de l’Assomption de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal. Nous vous invitons particulièrement en novembre et décembre de cette année à l’occasion de la perte tragique de Mademoiselle Jeannette Gosselin, fervente dévote de la Sainte Vierge Marie et participante régulière à ce Rosaire pour la Vie.

Mademoiselle Gosselin est décédée dans un accident de voiture le 25 octobre dernier. Elle était secrétaire nationale de l’Apostolat mondial de Fatima depuis longtemps et elle se donnait totalement à cette œuvre et à toutes les bonnes causes catholiques. Je n’oublierai jamais sa gentillesse, sa délicatesse et sa générosité portées par une grande charité chrétienne. Prions pour cette demoiselle qui s’était donnée toute entière depuis sa jeunesse à Dieu et à l’Église dans un saint laïcat consacré. Je remercie Dieu d’avoir connu une âme si pure et si désintéressée. Comme il est doux d’avoir connu des saints et des saintes dans son parcours terrestre qui est parfois si gris et si médiocre. Cordialement vôtre dans la vie,

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Chaîne de la Vie 2006 : rappelons-nous les enfants sacrifiés

Au début du mois d’octobre 2006, nous avons tenu notre vigile annuelle en faveur de la vie à un carrefour important de Montréal. Nous avons utilisé des grandes images pour montrer la vérité et l’horreur de l’avortement. Nous avons distribué des dépliants d’information aux passants en voiture ou à pied. Nous organisons d’ailleurs de telles manifestations de moindre ampleur tous les mois. Nous n’annonçons pas ces manifestations publiquement, car nous voulons éviter les terroristes anarcho-totalitaires qui veulent nous empêcher d’informer les citoyens du Québec.

Notre coordonnateur méritant, M. Paul Flanagan, n’a pu participer à cette manifestation annuelle à cause de sérieux problèmes de santé. Veuillez prier pour lui, car il est un militant pro-vie indispensable et totalement donné à la bonne cause. Notre mouvement a constamment besoin de généreux apôtres, prêtres ou laïcs dévoués au Seigneur.

Nous devons remercier grandement M. Clément Custeau qui a pris ardemment la relève de M. Flanagan pour cette Chaîne de la Vie 2006 qui s’est très bien déroulée. Je me souvenais, lors de cette manifestation, de nos chaînes de la vie antérieures aux côtés de M. Grondin qui furent parfois si houleuses : nous devions alors faire face à une telle violence et à telle haine de nos adversaires! Remercions Dieu d’avoir protégé tous nos militants si courageux dans ces situations périlleuses.

Au début du mois d’octobre 2006, nous avons tenu notre vigile annuelle en faveur de la vie à un carrefour important de Montréal. Nous avons utilisé des grandes images pour montrer la vérité et l’horreur de l’avortement. Nous avons distribué des dépliants d’information aux passants en voiture ou à pied. Nous organisons d’ailleurs de telles manifestations de moindre ampleur tous les mois. Nous n’annonçons pas ces manifestations publiquement, car nous voulons éviter les terroristes anarcho-totalitaires qui veulent nous empêcher d’informer les citoyens du Québec.

Notre coordonnateur méritant, M. Paul Flanagan, n’a pu participer à cette manifestation annuelle à cause de sérieux problèmes de santé. Veuillez prier pour lui, car il est un militant pro-vie indispensable et totalement donné à la bonne cause. Notre mouvement a constamment besoin de généreux apôtres, prêtres ou laïcs dévoués au Seigneur.

Nous devons remercier grandement M. Clément Custeau qui a pris ardemment la relève de M. Flanagan pour cette Chaîne de la Vie 2006 qui s’est très bien déroulée. Je me souvenais, lors de cette manifestation, de nos chaînes de la vie antérieures aux côtés de M. Grondin qui furent parfois si houleuses : nous devions alors faire face à une telle violence et à telle haine de nos adversaires! Remercions Dieu d’avoir protégé tous nos militants si courageux dans ces situations périlleuses.

Cette année, une Chaîne de la Vie efficace eut lieu à Québec en face de Place Laurier, ce qui augure bien pour l’avenir. Une collaboration entre catholiques et protestants de la Vieille Capitale a donné ce témoignage édifiant et utile pour la défense des enfants à naître qui sont victimes d’avortements en masse juste en face de Place Laurier, au CHUL, qui reçoit des millions et des millions de dollars de financement annuel par nos impôts. Après de telles monstruosités commises dans nos hôpitaux, le gouvernement Charest nous dit qu’il faut toujours plus investir dans notre « système de santé ». Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce monde et je lui oppose un refus catholique global : Non! à ce monde qui prive des droits de l’homme les citoyens les plus vulnérables, les enfants à naître.

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L’esprit boomer : voilà le coupable!

Dans la série télévisée Smash, l’auteur Daniel Lemire dresse un portrait lucide, donc négatif, de sa génération baby-boomer. Une génération arrivée à la cinquantaine sans repères, sans foi, sans espérance et, finalement, sans amour véritable. Rémy, des Invasions barbares, représente bien cette génération en désarroi alors qu’il déclare avant de se suicider de façon soft et cool: « Oui, mais moi, moi, je ne serai plus là! Moi je vais disparaître pour toujours! Si au moins j’avais appris quelque chose. Je te le jure, je suis aussi démuni que le jour de ma naissance. J’ai pas réussi à trouver un sens… C’est ça qu’il faut chercher… »

Daniel Lemire est tout aussi négatif dans son bilan : « J’ai toujours trouvé que ma génération avait un petit côté après-nous-le-déluge! Pourtant, je ne suis pas certain qu’on ait été beaucoup mieux que nos parents. Nous avons eu notre époque pour nous envoyer en l’air, vivre l’amour libre et tout le reste. Aujourd’hui, c’est nous qui prétendons devant les jeunes que c’était mieux. Eux, ils vivent avec le sida, l’héroïne et les autres menaces. Nous ne pouvons certainement pas nous vanter de leur avoir préparé la voie. Je crois qu’un petit mea culpa s’impose à bien des égards » (Voilà!, semaine du 6 mars 2004, p. 3).

Ces boomers n’ont transmis aucune valeur solide à leurs enfants, même pas l’amour de la culture et de la lecture comme l’affirme Rémy à la suite d’un commentaire cynique de son collègue Pierre sur les « analphabètes » universitaires : « C’est pas de leur faute. Ils auraient pu apprendre aussi bien que nous, mais personne ne leur a enseigné. » Évidemment! le principe fondamental de cette « génération lyrique » est la rupture : pourquoi apprendre ce que les autres ont enseigné ou écrit? Nous créons notre propre vérité et notre propre culture. À Star Académie, rien de ce qui a précédé la Glorious Quiet Revolution n’a existé.

La transmission, la tradition, est le contraire de la rupture. La religion, fondement de la civilisation canadienne-française, fut, par conséquent, le premier pilier à être abattu. Les jérémiades des Arcand, Lemire et autres Bombardier resteront cependant vaines, car ces boomers refusent tous de remettre en question la culture boomer, l’esprit de rupture radicale. Or, c’est là que se trouve le coupable. Il faut que la jeune génération rompe avec la rupture et retrouve les sources de notre tradition nationale, d’abord la pratique en esprit et en vérité de la religion de nos ancêtres.

Si même des prêtres ont perdu la foi, s’ils ne croient plus au Christ crucifié et s’ils n’en parlent plus, Dieu prêchera par la jeune génération. Pourquoi pas? Dieu n’a pas fini de nous étonner.

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Réponse de l’abbé Gravel

À la demande de son évêque, l’abbé Raymond Gravel, curé de Saint-Joachim-de-la-Plaine et aumônier de la Fraternité des policiers de Laval, précise ici sa pensée au sujet de l’avortement. Nous reproduisons ici l’essentiel de son texte dont l’intégralité sera disponible sur le site internet de Campagne Québec-Vie (www.cqv.qc.ca) :

« À la suite de l’émission radiophonique de la SRC Dimanche magazine, le 20 juin dernier, où le journaliste Léo Kalinda m’a demandé ce que je pensais de la déclaration de Mgr Henry de Calgary et de Mgr Burke de St. Louis, U.S.A., qui voulaient interdire la communion eucharistique aux hommes politiques Paul Martin du Canada et John Kerry des États-Unis, et qui incitaient les prêtres de leur diocèse respectif à refuser de distribuer la communion aux personnes qui sont pro-choix, en matière d’avortement, j’ai dit qu’il s’agissait là d’un abus de pouvoir de certains dirigeants de l’Église qui vont à l’encontre de la conscience morale des individus. Dans les réactions qui ont suivi, des personnes appartenant au mouvement pro-vie, à travers le Canada, ont réagi sur certains de mes propos qui ont malheureusement été sortis de leur contexte dans l’émission radiophonique. Je me dois donc de faire une mise au point.

1. Je suis contre l’avortement pour la simple raison qu’il s’agit là d’un acte violent qui tue la vie; faire de l’avortement un moyen contraceptif comme un autre, c’est, à mon avis, irresponsable et abusif.

2. Je suis tout à fait d’accord avec l’enseignement de l’Église sur le respect de la vie humaine, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. L’avortement n’est pas le seul acte qui détruit la vie... L’inégalité entre riches et pauvres, l’exploitation des petits, le fanatisme et l’extrémisme religieux, les guerres et le terrorisme en font tout autant. Il ne s’agit pas de relativiser l’avortement, mais il ne faudrait surtout pas oublier tout le reste. Nous avons tous une part de responsabilité dans le développement de la vie humaine et ce n’est pas moins grave la politique américaine ou canadienne qui favorise l’exploitation des pays pauvres qu’une politique qui légalise l’avortement.

3. Je ne crois pas que c’est en condamnant l’avortement, les femmes qui le subissent ou les médecins qui les accompagnent, que nous allons régler le problème de l’avortement; au Québec, en 2003, on a dénombré 35 000 avortements et au Canada, pour la même période, au-delà de 100 000. Croyez-vous vraiment que la condamnation de l’Église change quelque-chose à cette dure réalité? Pour ma part, je suis convaincu que c’est par l’éducation qu’on peut contrer le fléau de l’avortement, parce que l’éducation nous apprend la responsabilisation et la prise en charge de notre vie et le respect de celle des autres. Au lieu de condamner, il faudrait peut-être proposer des lieux d’accompagnement et de soutien à toutes ces femmes désespérées qui ne voient d’autres alternatives que l’avortement. Elles ont beaucoup plus besoin de notre compréhension et de notre écoute que d’un verdict de condamnation.

4. Quant à la communion eucharistique, il appartient à chacun de décider s’il peut communier. Dans le catéchisme de l’Église catholique au #1782, on peut lire: «L’homme a le droit d’agir en conscience et en liberté afin de prendre personnellement les décisions morales». Citant la Déclaration Dignitatis Humanae du Concile Vatican II, on peut lire: «L’homme ne doit pas être contraint d’agir contre sa conscience. Mais il ne doit pas être empêché non plus d’agir selon sa conscience, surtout en matière religieuse». C’est évident que la conscience humaine a besoin d’être éclairée par l’enseignement du Magistère et par la Parole de Dieu, mais il revient à la conscience personnelle, en dernier recours, de décider des actes à poser. Il n’appartient ni aux prêtres, ni aux évêques, ni même au pape de passer par-dessus la conscience d’une personne. De plus, comme le dit le # 1385 du catéchisme catholique, il est vrai que saint Paul nous exhorte à un examen de conscience avant de communier:

«Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps» (1 Co 11,27-29). (…)

Je suis de plus en plus convaincu que l’avortement n’est pas sans lien avec la pauvreté des personnes: pauvreté matérielle, pauvreté psychologique, pauvreté sociale et pauvreté spirituelle. Ce ne sont pas les pauvres qui sont exclus de la table du Seigneur; ce sont les autres, les indifférents, les bien-pensants, les bien-portants, qui sont indignes de communier avec eux. On connaît tous le dicton de l’arroseur arrosé. C’est peut-être ce dicton qui a fait dire à l’évangéliste Matthieu: «Ne vous posez pas en juges, afin de n’être pas jugés; car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera, et c’est la mesure dont vous vous servez qui servira de mesure pour vous. Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas? » (Mt 7,1-3). (…)

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Les étudiants canadiens réagissent à la culture de mort

Les étudiants de plusieurs universités canadiennes de l’association GAP (Genocide Awareness Project (Projet de sensibilisation au génocide)) ont manifesté le 17 mars, par des immenses photographies érigées sur les campus, l’horreur de l’avortement dans la ligne de Show the Truth.

Ces étudiants pro-vie comparent avec justesse la guerre intra-utérine de l’avortement aux plus grands génocides qu’a connus l’humanité, comme la récente guerre civile du Rwanda. De telles manifestations en faveur du droit à la vie eurent lieu sur les campus canadiens suivants : Université de la Colombie britannique (UBC), University College of the Cariboo, Université de l’Okanagan, Université de l’Alberta, Université du Manitoba, Université de Toronto, Université Carleton (Ottawa), Trinity Western University. L’an prochain, la coordonnatrice nationale du Centre canadien pour une réforme bioéthique, Mme Stephanie Gray, voudrait organiser également une telle manifestation dans un campus québécois. Les étudiants québécois intéressés à participer à cette activité sont priés de contacter Campagne Québec-Vie. La jeunesse se mobilise avec enthousiasme pour défendre la vie.

Cette saine réaction estudiantine manifeste clairement que le respect de la vie constitue la véritable et seule voie de l’avenir. La jeunesse canadienne s’oppose à l’avortement et à la culture de mort plus que jamais. La vie triomphera au Canada malgré les Ponce Pilate de ce temps qui préfèrent défendre le statu quo pour maintenir un pouvoir politique vain. Il n’y a pas d’autorité politique légitime sans le respect de la vie humaine de tous les citoyens. Au-delà des changements de forme dans sa gestion du Canada, le Premier ministre Paul Martin devra un jour répondre de la mort de ces enfants à naître qui sont sacrifiés au nombre de 100 000 chaque année au Canada.

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Un merveilleux instrument pédagogique : un manuel de bioéthique offert à tous

L’association Campagne Québec-Vie est heureuse de vous offrir un court manuel de bioéthique qui présente de façon simple et juste toutes les questions fondamentales en sept chapitres :1-Histoire du petit être humain 2-L’avortement 3-Le diagnostic prénatal 4-L’assistance médicale à la procréaction 5-Le diagnostic préimplantatoire 6-Cellules souches et clonage 7-L’euthanasie.

C’est une magnifique synthèse en couleurs, fort bien illustrée, qui convient aux jeunes - il s’intitule d’ailleurs officiellement Manuel de bioéthique des jeunes-, mais qui constitue aussi un instrument de référence capital et sûr pour tous les défenseurs de la vie. Il ne comporte que 64 pages et il dit l’essentiel sur tous les sujets bioéthiques. Il a été fait par une fondation française scientifique très sérieuse et il est conforme en tous points à la science la plus récente et à l’enseignement moral catholique. Il peut vous servir ainsi qu’à vos enfants ou vos petits-enfants.

En plus de donner les informations scientifiques de base fondamentales et de répondre aux objections des promoteurs de la culture de mort – il rappelle ainsi que l’embryon est un être humain distinct dès la fécondation à cause de son patrimoine génétique unique -, il apporte des témoignages puissants pour appuyer la culture de la vie. Il rapporte ainsi cette parole prophétique de la vénérable Mère Térésa : « Je sens que le plus grand destructeur de la paix dans le monde d’aujourd’hui, c’est l’avortement, car c’est une guerre déclarée contre l’enfant, un meurtre pur et simple de l’enfant innocent, un assassinat de l’enfant par sa mère elle-même. Si nous acceptons que la mère ait le droit de tuer même son propre enfant, comment pourrons-nous dire aux autres de ne pas se tuer les uns les autres? »

Pour se procurer ce manuel indispensable d’apostolat et d’information pro-vie, vous n’avez qu’à faire un don de 5$ ou plus en remplissant le coupon réponse ci-joint.

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Contre le trafic d’organes au Mozambique

Vous trouverez ci-joint au bulletin une pétition pour demander que le gouvernement du Mozambique cesse de se faire complice de l’affreux trafic d’organes d’enfants dans ce pays. Ce sont des religieux servites qui ont lancé un cri d’alarme international pour que cesse ce crime contre l’humanité. Hélas, il manifeste bien le manque de respect envers les enfants si répandu autant dans les pays du tiers monde que dans les pays occidentaux. Que dire du commerce des organes des foetus avortés dans nos pays? Au Mozambique, on tue carrément les enfants nés. On sait quel sort doivent subir beaucoup de jeunes filles chinoises nées ou en voie de naître. Avec le développement des nouvelles techniques de reproduction, le monde orwellien de 1984 est déjà une réalité. Réagissons avant qu’il ne soit trop tard!

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