Certains droits de l'enfant seront défendus à l'Université de Moncton
Sur le site de Radio-Canada du 9 août 2012:
Une centaine de chercheurs et de conférenciers des quatre coins du monde sont réunis à l'Université de Moncton pour un cours international sur les droits de l'enfant.
Le cours doit permettre aux intervenants d'apprendre à promouvoir et à protéger les droits de l'enfant dans le monde. C'est une première au pays.
Il est notamment question des droits au repos, aux loisirs, au jeu et à la participation à la vie artistique et culturelle, tels que garantis dans la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies, de 1989. (...)
Et le droit à la vie? Peu importe s'ils vivent ou pas, ils auront le droit de participer à la vie artistique et culturelle...
Laissez un commentaireLa démocratie étudiante chez les anglophones de Montréal...

Il est bon de rappeler que le vote étudiant chez les anglophone de Montréal est un vote secret, non à mains levés. Un article de Lysianne Gagnon, paru dans le journal La Presse du 12 mai 2012:
(Université Concordia)
Pendant que les institutions françaises étaient déchirées à des degrés divers par le conflit, du côté anglophone, l'heure était au calme... et aux études.
Au collège Dawson, une institution du centre-ville qui est en quelque sorte le pendant anglais du cégep du Vieux-Montréal, 4000 étudiants ont participé au vote (secret) et écarté la grève. Même chose au collège John Abbott, où l'association étudiante a organisé un référendum (avec votes secrets) qui a duré toute la journée. On notera ici la procédure très démocratique qui a encadré ces décisions.
À l'Université Bishop, l'association étudiante n'a même pas réussi à recueillir les 150 signatures requises pour organiser un vote de grève!
À Concordia, l'université populaire du centre-ville qui est la version anglophone de l'UQAM et qui a connu bien des remous sociaux, les cours n'ont jamais été suspendus. Les profs que les grévistes ont empêchés de donner leurs cours ont donné des examens en ligne ou des travaux à faire à la maison.
À McGill, peu de perturbations. Au plus fort du mouvement (autour du 22 mars), quelques milliers d'étudiants ont participé au boycottage, notamment à l'École de travail social, en science po et en lettres. Il reste, selon l'université, une quarantaine de grévistes concentrés dans les «gender studies» et... en littérature française.
Comment expliquer cette différence entre des jeunes du même âge, qui vivent dans la même ville et partagent les mêmes loisirs et les mêmes activités culturelles?
La première raison est d'ordre politique. Les non-francophones, en général réfractaires au PQ, n'éprouvent pas envers le gouvernement Charest la même hargne que leurs compatriotes francophones. Or, ce conflit étudiant est puissamment alimenté par la mouvance péquiste, tandis que les jeunes les plus militants subissent l'influence de Québec solidaire et des organisations anarcho-communistes.
Bien qu'il existe une solide et ancienne tradition de gauche chez les Anglos-Montréalais, ces derniers hésiteront à adhérer à des mouvements qui, comme QS, prônent aussi l'indépendance du Québec. Cette gauche-là est chez elle au NPD, mais ne participe pas à la fronde, car le NPD s'est (fort intelligemment) dissocié de la fronde étudiante.
L'autre raison tient au fait que les Anglo-Québécois de vieille souche ont toujours valorisé l'éducation, bien davantage que les francophones. C'est aussi le cas des allophones, ces fils d'immigrants qui se sont expatriés pour donner un meilleur avenir à leurs enfants. Il s'en trouve un très grand nombre à Dawson et à Concordia.
Peut-on exiger également un vote secret du côté francophone?
Laissez un commentaireDémocratie étudiante?
Lorsque seulement 8% des personnes concernées se prononcent sur une question, on ne parle plus d'un vote démocratique, mais d'un trouble du procédé démocratique... Sur le site du journal La Presse du 9 août 2012, cet article de l'éditorialiste André Pratte:
Laissez un commentaireÀ l'École de service social de l'Université de Montréal, à peine 61 des 638 étudiants se sont donné la peine de voter lundi. 33 étudiants ont voté en faveur de la poursuite de la grève, 26 contre et 2 se sont abstenus. Par conséquent, la reprise de la session de l'hiver dernier sera empêchée en raison du vote de 5% des étudiants. Où étaient tous les autres?
À la Faculté des sciences humaines de l'UQAM, 350 des 4623 étudiants (8%) ont participé à l'assemblée de mardi, assemblée qui a reconduit le mandat de grève par une très forte majorité. Au cégep de Saint-Jérôme, où les étudiants ont voté hier en faveur d'une trêve du boycottage jusqu'au 4 septembre, seulement 250 étudiants sur 4200 se sont prononcés.(...)
Quoi qu'il en soit, on constate encore une fois les grandes faiblesses de ce que les militants appellent la «démocratie étudiante». S'en remettre à ce système bancal, noyauté par les militants radicaux, comme le font Québec solidaire et le Parti québécois, est carrément irresponsable. Cette «démocratie» qui, contrairement à la démocratie syndicale, n'est encadrée par aucune loi permet souvent à un petit groupe d'imposer sa volonté à une majorité qui, pour une raison ou pour une autre, choisit de rester silencieuse. Un parti politique qui aspire à gouverner le Québec ne devrait pas cautionner une telle situation.
Au service d'un sous-traitant de Samsung, des enfants chinois sont exploités
Une centaine d'enfants de moins de 16 ans devraient travailler de 11 à 13 heures par jour, six jours par semaine. Sur le site du journal Le Figaro du 8 août 2012:
Laissez un commentaireDerrière le Samsung Galaxy S III, tout comme derrière le futur iPhone 5, se cachent des milliers d'ouvriers chinois. Après s'être attaqué à Apple au printemps dernier, l'organisation China Labor Watch (CLW), qui défend les droits des travailleurs chinois, a cette fois réussi à faire recruter plusieurs de ses membres comme ouvriers d'un sous-traitant de Samsung. À l'usine HEG Electronics, dans le sud-est de la Chine, 2000 ouvriers fabriquent quotidiennement des milliers d'appareils électroniques (smartphones, lecteurs DVD) pour Samsung et, dans une moindre mesure, pour LG et pour Motorola. Le constat est accablant. «HEG Electronics viole clairement le droit du travail chinois», souligne ainsi l'ONG dans son enquête (en PDF).
Travail d'enfants
Pendant les vacances scolaires (entre juin et août), période où l'enquête a été menée par CLW, 80% des 2000 ouvriers de l'usine HEG Electronics avaient moins de 18 ans, et étaient employés aux mêmes postes que les adultes. Parmi eux, une centaine avait moins de 16 ans. D'après les témoignages recueillis par l'ONG, les mineurs représenteraient environ 60% des salariés le reste de l'année. La plupart de ces enfants viennent «d'écoles partenaires» de l'usine, avec la bénédiction des enseignants. Les jeunes ouvriers «travaillent dans les mêmes conditions pénibles que les travailleurs adultes, mais sont payés seulement 70 % du salaire», affirme China Labor Watch.
Selon le rapport, révélé par Bloomberg et Numerama, le salaire de base est fixé à 145 euros par mois. L'usine impose aux ouvriers (enfants comme adultes) un rythme de travail «de 11 à 13 heures par jour, six jours par semaine, 26 à 28 jours par mois» - alors que selon la loi chinoise, les ouvriers sont censés travailler huit heures par jour, cinq jours par semaine maximum.(...)
Invitation du président Obama à un dîner de charité : un faux pas du Cardinal Dolan?
Sur le site de Riposte Catholique du 3 et du 8 août 2012:
(McCain et Obama présents à un précédent dîner de charité Al Smith)
(...)C’est ainsi qu’on vient d’apprendre que le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et président de la Conférence épiscopale des États-Unis, a invité les deux finalistes de la présidentielle qui se déroulera en novembre prochain, le président sortant Barack Obama et son très probable challenger, Mitt Romney, au dîner de charité Al Smith donné au profit des Catholic Charities de l’archidiocèse (qui fait partie des organisations catholiques faisant un procès du gouvernement fédéral sur le HHS Mandate…), organisé chaque année au mois d’octobre, c’est-à-dire à quelques semaines du jour de l’élection présidentielle. (...)
Usage établi, certes… mais qui a connu au moins deux exceptions et de taille ! En 1996, le cardinal John O’Connor, alors archevêque de New York, refusa qu’on invite au dîner Bill Clinton, alors candidat pour un second mandat présidentiel en raison de son soutien à l’avortement. Huit ans plus tard, le cardinal Edward Egan refusait la présence du candidat Démocrate et catholique John Kerry à ce même dîner pour la même raison… Candidat à sa propre réélection, Obama est, en matière de soutien à l’avortement, encore pire que Clinton ou Kerry. Y a-t-il une logique qui m’aurait échappé dans cette invitation par le cardinal Dolan du Président et candidat le plus pro-avortement de toute l’histoire des États-Unis et, en outre et de loin, le plus anticatholique, à tel point que l’archidiocèse de New York lui-même a intenté un procès à son gouvernement pour son HHS Mandate ? La logique m’échappe. N’est-ce pas ce même archevêque de New York qui, voici un peu plus de trois ans, avait protesté, avec 82 autres de ses confrères dans l’épiscopat, contre l’invitation par la Notre Dame University de ce même président Obama, au motif fondé, juste et adopté par l’épiscopat américain en 2004 que « La communauté catholique et les institutions catholiques ne devront pas honorer ceux qui agissent au mépris de nos principes moraux fondamentaux. On ne leur accordera aucune récompense, honneur ou tribune qui pourraient suggérer un soutien à leurs actions » (Catholics in Political Life) ?(...)
L’American Life League (ALL), la plus importante association de laïcs catholiques de défense de la vie, dénonce, par la voix de Michael Hichborn, directeur adjoint des relations avec les médias de l’ALL, cette invitation : « Il est impensable qu’une organisation charitable catholique invite l’homme qui veut la destruction de la liberté religieuse en Amérique à une manifestation de levée de fonds »…
Randy Engel, directeur de l’association catholique U.S. Coalition for Life estime qu’il serait « préférable d’annuler cet événement plutôt qu’il devienne une autre cause de scandale pour l’Église catholique. S’il vous plaît, annulez le dîner Al Smith de cette année en mémoire des millions d’enfants à naître qui ont été tués et qui continuent à mourir du fait des nombreux programmes contre la vie de ce gouvernement ».
Le Père Frank Pavone, directeur national des Priests for Life, tout en comprenant que des considérations protocolaires puissent permettre de faire la différence entre la fonction de Président des États-Unis et celui qui l’incarne, en arrive à dire : « mais il vient un moment où la mise de côté polie des différences relève du scandale »…
Pour voir l'excellent Michael Voris (malheureusement en anglais seulement)commenter le sujet et proposer une pétition contre la présence d'Obama à ce dîner, cliquez ici.
Laissez un commentaireUne parole d'espérance dans les moments difficiles
Sur le site de Riposte Catholique du 8 août 2012:
(Vignes en hiver! L'été reviendra...)
Laissez un commentaire(...)Au milieu de tout cela, n’oublions pas la vision de la vigne. Serons-nous des sarments qui, trop secoués, cassent, perdent leur lien avec le cep, ou la mise à l’épreuve aura-t-elle pour résultat de nous émonder, c’est-à-dire de nous libérer de ce qui nous encombre : des biens matériels, des idées toutes faites, la recherche d’un certain confort ou du plaisir, l’angoisse de la réussite, la nôtre ou celle de nos enfants, et bien d’autres choses encore ? Nous sommes dans un temps où ce que le christianisme, disons mieux encore : ce que le Christ a révélé concernant la famille est rejeté par beaucoup et combattu par certains. N’en déduisons pas que tout est fichu, que Dieu est fini, et son Église avec lui et tout ce que nous aimons du mariage, des enfants, des relations larges et riches entre des membres nombreux.
Ne nous résignons pas non plus à un « monde moderne » qui serait une fatalité, quoi qu’il en soit de nos convictions et de nos désirs. Non, frères et soeurs, l’image de la vigne, – et c’est bien plus qu’une image -, nous y appelle : croyons que le Père lui-même s’en sert pour nous émonder et tâchons de mieux garder la Parole de Dieu, de mieux vivre des commandements, de mieux nous enraciner dans le Seigneur Jésus. Réjouissons-nous au moins d’avoir une occasion ou des occasions de vérifier et de montrer à quoi ou à qui nous sommes réellement attachés : à l’image que nous faisons de nous-mêmes ou à l’image que nous croyons les autres se faire de nous, ou bien à la présence de Jésus en nous, à l’accueil de son Esprit pour qu’il nous renouvelle et de sa Parole pour la mettre en pratique et en faire resplendir au milieu du monde, au milieu des autres, les fruits pleins de douceur, de saveur, de substance. [...]«
Mgr de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris
Pourquoi les chrétiens choquent-ils tant par leur culture de vie, alors qu'ils devraient plutôt susciter l'indifférence?
Un texte intéressant paru sur le site skyrock.com du 20 mai 2012:
(Le roi Beaudouin accompagné de sa femme, Fabiola. Un Jean-Baptiste moderne, mais inversé... C'est lui, le roi, qui dénonça par son refus de signer un texte, la mise à mort des enfants de son peuple.)
Il est très curieux de voir le nombre de personnes qui se moquent pas mal de l'Eglise, mais qui entrent en transes lorsqu'elle désapprouve l'avortement, la pilule ou la fécondation in vitro.
La vérité, n'est-ce pas qu'au fond de nous-même, lorsque nous avons quelque doute de conscience, lorsque nous ne sommes pas tout à fait sûrs qu'un acte que nous voulons faire — que nous avons fait — soit juste, nous recherchons à tout prix une approbation, une justification officielle qui nous libère de ce reproche intérieur. Ainsi le Roi des Belges a récemment refusé par motif de conscience de signer la loi sur l'avortement, au risque d'être démissionné. Certains députés et hommes politiques belges ont poussé des rugissements incroyables. Selon eux, le Roi n'avait rien à dire même au risque de sa démission, il devait seulement signer les lois comme un composteur automatique. Pourquoi ces gens-là ont-ils perdu leur sang froid devant un geste extraordinaire de courage ? Parce que non seulement ils voulaient légaliser l'avortement, mais encore ils ne pouvaient pas supporter qu'il se trouve quelqu'un pour oser dire qu'il ne trouvait pas ça “bien”. A l'inverse, il y a 400 ans, le roi d'Angleterre, Henri VIII avait réussi à obtenir de tous les Lords et députés l'approbation de l'annulation de son mariage avec Catherine d'Aragon et même de tous les évêques du pays. Un seul évêque cependant, John Fisher, et un seul laïc, Thomas More, Lord chancelier démissionnaire, refusèrent de dire que c'était “bien”. Ces deux seules voix empêchèrent Henri VIII de dormir, et il fit mettre à mort John Fisher et Thomas More.
Aujourd'hui, on ne met pas à mort le Pape Jean-Paul II et les évêques quand ils parlent aux consciences, on se contente de les insulter. Mais ces voix-là sont pour beaucoup aussi insupportables que celles de John Fisher et Thomas More.(...)Pour lire la suite de l'article, cliquez ici.
Et pour accompagner ce texte, voici encore les propos d'un évêque qui dérange! Un article paru sur le site de Benoit-et-moi du 8 août 2012:
Laissez un commentaire«Les structures sanitaires où l'on pratique l'interruption volontaire de grossesse sont l'expression de la culture de mort».
Croisade anti-avortement en Nouvelle-Zélande. L'évêque catholique de Dunedin, Colin Campbell, a appelé les fidèles à se mobiliser contre les cliniques abortistes, à commencer par celles récemment ouvertes dans le Southland. Dans un message qui a été lu dans toutes les paroisses du diocèse, l'évêque montre comme un modèle les actions de protestation du «mouvement pour la vie», condamne l'avortement comme «la menace la plus grave aux droits de l'homme» et exhorte les catholiques à élever leurs voix dans les sphères publique et privée.
Mgr Campbell se réfère au Magistère éthique de l'Église: «La vie humaine est sacrée parce que, dès son commencement, elle comporte l'action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est Seigneur de la vie depuis son commencement jusqu'à sa fin: personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent».
La vie humaine doit être absolument respectée et protégée dès le moment de la conception: «Dès le premier instant de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie». Par ailleurs, clarifie le Catéchisme de l'Église catholique, depuis le premier siècle, l'Église a affirmé le mal moral de tout avortement provoqué: «Cet enseignement n'a pas changé. Il reste invariable. L'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme une fin ou un moyen, est gravement contraire à la loi morale».(...)
La peur du ridicule ou le « christianisme » progressiste
Le pape Paul VI parlait un jour de la fumée de Satan qui envahissait l’Église. C’était suite au merveilleux Concile Vatican II. Une merveille que nous avons à approfondir tous les jours avec ces textes extraordinaires qui ont permis un nouveau dialogue avec le monde.— « Il est possible, à partir des perspectives indiquées, de comprendre aujourd’hui encore dans leur sens originel et non mythologique les relations du Père, du Fils et de l’Esprit et les nombreuses formules triadiques, trinomiques, du Nouveau Testament. Celles-ci ont donné naissance à la doctrine théologique de la trinité intra-divine, qui tente de concevoir, à l’aide d’un appareil conceptuel hellénistique, le Père, le Fils et l’Esprit dans leur véritable différence et dans leur indissoluble unité. Cette doctrine pose des problèmes spécifiques et n’est malheureusement plus guère intelligible pour l’homme contemporain. »Conclusion? « La foi au Dieu unique, héritée d’Israël et commune avec l’Islam, ne doit pas disparaître dans une doctrine trinitaire : il n’y a pas de Dieu en dehors de Dieu. » (KUNG, HANS. Être chrétien, éd. du Seuil, Paris, 1978, p.550-555)— « Quand on cherche à comprendre les nombreux récits de miracle du Nouveau Testament sans l’hypothèse invérifiable d’une “intervention” surnaturelle dans les lois physiques, on peut être a priori suspecté de retomber dans des idées périmées si l’on postule subitement une telle “intervention” surnaturelle pour le miracle de la Résurrection, qui contredit aussi bien toute pensée scientifique que toutes convictions et expériences tirées de la vie quotidienne. (…) À lui seul, l’état des sources interdit de reconnaître a priori une valeur historique aux nombreux développements, infléchissements et arrangements subis par le message pascal; au contraire, toutes ces transformations ont vraisemblablement un caractère largement légendaire »Conclusion? « On peut affirmer à juste titre avec Bultmann, à l’encontre d’une conception grossièrement objectiviste et réaliste de la Résurrection, que Jésus est ressuscité dans la foi de ses disciples, dans la parole de la prédication dans le Kérygme. » (ib. p. 397, 417, 436)
L'assurance-emploi pour les parents d'enfants gravement malades
Sur le site deRadio-Canada du 8 août 2012, cette nouvelle:
Laissez un commentaireStephen Harper, accompagné du député conservateur ontarien Gord Brown, a annoncé que les parents d'un enfant gravement malade auraient bientôt accès à l'assurance-emploi.
La durée des prestations pourraient atteindre 35 semaines.
Le député Brown de la circonscription de Leeds-Grenville est l'auteur d'un projet de loi privé déposé lors de la dernière session parlementaire et visant à permettre aux parents d'accéder à l'assurance-emploi si leur enfant souffre d'une maladie ou de blessures potentiellement mortelles.(...)
Le choix de l'avenir: acheter son enfant par catalogue?
Si l'on en croit certains "bioéthiciens", c'est vers cette piste que nous nous dirigeons. Un article paru sur le blog de Jeanne Smits du 9 août 2012:
Laissez un commentaireUne télévision néo-zélandaise a interviewé un bioéthicien en tournée donner une série de conférences sur les nouvelles possibilités de tri génétique des embryons et des enfants à naître. Le Pr Robert Klitzman, fondateur du Columbia University Centre for Bioethics, pose de nombreuses questions sur les nouveaux moyens de dépister de nombreuses caractéristiques de l'enfant à naître – défauts génétiques, prédisposition au cancer ou à Alzheimer, traits physiques – qui deviennent de plus en plus étendus et de plus en plus aisés à mettre en œuvre, et aussi moins onéreux.
La question se posera de plus en plus, à des « millions de parents », dit-il, de savoir s'ils veulent garder un enfant dont on saura dès la gestation qu'il est atteint d'une maladie quelconque, par exemple une maladie dont souffre l'un des parents, confronté dès lors à une question difficile : s'il décide d'éliminer l'enfant, qu'est-il en train de dire sur lui-même et sur sa propre vie ?
Le tri préimplantatoire prend lui aussi de l'ampleur, comme nous le savons déjà en France, où la recherche sur la lutte contre la myopathie consiste largement à favoriser l'élimination d'embryons atteints pour n'implanter que des enfants sains…
Avec les milliers de nouvelles conditions dépistables, on va évidemment vers un tri accru, et même, probablement, vers une commercialisation accrue de ces procédés : les riches, demande le Pr Klitzman, seront-ils avantagés par la possibilité de « mieux » choisir leur enfant que les pauvres ? (...)
Dans son interview à la TVNZ, le Pr Klitzman ne fait que plaider pour le débat, n'apportant pas de réponses et encore moins de jugements sur le plan moral : interrogé sur le fait de savoir où il fallait fixer la limite, il a répondu qu'il s'agit d'« engager ces discussions et de penser au type d'homme que nous voulons ».
Sa réponse dit plusieurs choses : un, il n'y a pas de règle morale préétablie dictant une conduite conforme à la dignité de l'homme ; deux, l'éthique que l'on devrait s'imposer sur ce plan ne résultera que du débat et d'un choix pris collectivement (à la majorité politique ou à la faveur des avis des bioéthiciens, sans doute) ; trois, même ce débat essentiellement relativiste n'a pas lieu aujourd'hui, puisque Klitzman ne fait que plaider pour qu'il ait lieu.