Renouveau de l'eugénisme en Allemagne?
Sur le site de genethique.org du 4 février 2013:
(«matériel» généthique humain stocké en laboratoire)
Laissez un commentaireVendredi 1er février, "la chambre haute du parlement allemand, le Bundesrat, a donné [...] son feu vert à un accès restreint aux tests génétiques sur les embryons à implanter (diagnostic préimplantatoire - DPI)". Il y a un an et demi, c'était la chambre basse du parlement, le Bundestag qui avait donné son aval. Par cette autorisation, "la voie est ainsi libre au DPI pour les parents présentants des antécédents de maladies héréditaires graves, ou chez qui le risque de fausse-couche et d'enfant mort-né est important".
Mme Conradi ne mentionne pas les faits sur l’avortement sélectif et ne veut aucun compromis. Réplique non publiée par Le Devoir
Dans une lettre au journal Le Devoir du 30 janvier 2013, la présidente de la Fédération des femmes du Québec(Alexa Conradi, à droite sur la photo) affirme qu’ : « Il n’existe pas d’étude, autre qu’anecdotique, pour déterminer avec assurance que la pratique existe au Canada. »Lettre à M. Antoine Ouellette, biologiste et compositeur, en réponse à sa question aux pro-vie
Sur le blog de M. Antoine Ouellette, nous retrouvons une très intéressante réflexion sur l'avortement et l'eugénisme. Et M. Ouellette pose une question aux pro-vie. Nous avons donc imaginé une réponse qu'un citoyen pro-vie aurait pu lui transmettre:
(Antoine Ouellette, biologiste et compositeur)
Laissez un commentaireM. Ouellette,
J'ai bien apprécié votre réflexion sur l'avortement, publiée sur votre blogue. Je partage l'idée que l'avortement est un outil potentiellement eugénique, même déjà au service de l'eugénisme. Mais je crois qu'il y a une certaine contradiction dans votre texte. Malgré l'horreur que peut vous inspirer l'avortement d'une fille, d'un trisomique ou d'un autiste, parce qu'ils ont ces attributs, vous ne semblez pas vouloir de restrictions à l'avortement. Parce que l'on ne peut courir après les filles pour les empêcher de se faire avorter. Vous posez cette question : « Alors, chers et chères pro-vie, dites-moi comment vous procéderiez pour interdire l'avortement : coller un policier sur les traces de toute femme que l'on peut soupçonner de vouloir avorter? »
Comme pro-vie, je me sens interpellé par votre question. Et j'y répondrais ainsi.
Pas un policier, mais un centre d'aide aux femmes enceintes en difficultés, ce serait une idée... Il existe de nombreux centres qui offrent le soutien matériel (logement, nourriture, vêtement) et psychologique avant, pendant et après la grossesse, pour même les aider à poursuivre leurs études. Ces centres sont peu connus. Mais le témoignage de nombreuses jeunes filles passées dans ces centres exprime l'idée qu'elles pensaient à l'avortement parce « qu'elles n'avaient pas le choix », contrairement à la marotte des défenseurs du « libre-choix »...
Je crois que ces centres d'aides, ainsi qu'une amélioration des services d'adoption québécois qui permettraient aux nombreux couples désirant adopter un enfant de le faire, seraient vraiment un progrès pour notre société.
Et pour les quelques-unes qui malgré tout tiendrait mordicus à se faire avorter, il faut rappeler que l'on sauve maintenant les bébés prématurés à la 21e semaine de grossesse. Est-ce qu'une césarienne est une opération plus difficile qu'un avortement? Sans les convaincre de garder l'enfant pendant les 7 prochains mois, ne serait-il pas possible de les inciter à patienter quelques semaines pour permettre à cet enfant, unique au monde et dans l'histoire, de vivre? C’est de son unique chance de vivre, de respirer, de voir, d’entendre et de goûter, de sentir et de toucher, qu'il s’agit.
Et si malgré le soutien psychologique et matériel, malgré la possibilité de confier ou donner son enfant en adoption, si même l’idée de patienter quelques semaines pour permettre une césarienne plutôt qu’un avortement lui paraît insupportable et qu’elle veut toujours s’avorter elle-même, il ne reste malheureusement qu’une solution. Appliquer un procédé semblable à celui utilisé pour calmer les personnes fortement suicidaires. Une médication et un temps sous surveillance médicale, jusqu'à l'accouchement ou la césarienne.
On ne crée pas de cliniques de suicides assistés parce que de toute façon, des personnes se sont toujours suicidées et qu’il y en aura d’autres. Le suicide en soi est toujours une action fortement négative et bannie de nos sociétés. Le fait qu’un suicide personnel est certainement moins hygiénique qu’un suicide institutionnalisé n’a convaincu personne de l’intérêt de clinique de suicide assisté partout sur le territoire du Québec. La seule option possible est d'aider vraiment la personne et l’empêcher de commettre l’irréparable. Et l’on crée des campagnes pour sensibiliser les personnes à repérer les personnes suicidaires pour leur venir en aide.
De même pour l’avortement qui est un acte de désespoir face à l’un des bouleversements les plus importants dans une vie. L’avortement consiste bel et bien à tuer un être humain avant sa naissance. Et personne n’a ce droit. Le fait que l’enfant à naître ait le handicap d’être petit, d’être dans les débuts de sa vie, de cette longue croissance jusqu’à l’âge adulte, ne donne pas le droit de le supprimer. Il est unique au monde, avec son ADN unique au monde, il est lui, et personne n’a le droit de vie ou de mort sur sa personne.
Nous attendons avec impatience les campagnes du gouvernement pour instaurer une culture de soutien de l’amour de la vie. Mais pour l’instant, nous devons continuer de combattre l’avortement, pour empêcher entre autres l’élimination de dizaines de milliers de trisomiques, d’autistes, d’enfants atteints de spina-bifida, de filles parce qu’elles sont des filles, d’enfants qui sont là au mauvais moment et dont les handicaps font peur aux futurs parents. Et nous avons tous nos handicaps.
Non, les pro-vie n’ont jamais pensé à une surveillance policière pour les femmes qui pensent à l’avortement. Uniquement dans les cas extrêmes, s’il le faut, une surveillance médicale.
Merci de votre attention,
F.
Les agences d'«arrangements» entre riches âgées et jeunes beautés font de la publicité près des universités montréalaises...
Sur le site du Journal de Montréal du 4 février 2013, un article de la chroniqueuse Sophie Durocher :
(Acheter l'amitié ou plus encore?)
Au centre-ville, j’ai vu des panneaux d’affichage qui m’ont fait hurler: «Il a réussi. Elle est belle et sexy. Ils se sont rencontrés.»
Sur la photo, un homme aux cheveux poivre et sel et une belle blonde, 15 ans plus jeune que lui.
(...)
J’allais appeler la Fédération des femmes du Québec, le Conseil du Statut de la femme et Françoise David pour dénoncer cette affiche sexiste, rétrograde et franchement insultante pour les femmes modernes.
Et puis j’ai vu qui avait payé pour cette publicité: le site chiccheri.com, une agence de matchmaking entre des sugar daddy et des sugar baby. Ça va être quoi la prochaine étape: des agences d’escortes vont s’annoncer en plein centre-ville? «Il aime le sexe. Elle a besoin d’argent pour payer sa coke. Ils se sont rencontrés » Je ne viens pas d’arriver sur terre et de découvrir qu’il y a des agences qui se spécialisent dans la rencontre entre des hommes riches (les papas gâteau) et des jeunes filles qui aiment se faire gâter. Dans le Journal de Montréal, ma collègue Isabelle Verge a fait un excellent reportage sur le sujet. Mais il y a une différence entre offrir ce genre de services discrètement sur internet et l’afficher ouvertement, en grosses lettres, en plein centre-ville de Montréal.
Comment j’explique à mes deux belles filles de 13 et 16 ans que des jeunes filles à peine plus âgées qu’elles ont fait le choix de «carrière» d’être des femmes entretenues, qui se font payer des voyages, des cadeaux, des repas au restaurant?
CHAIR FRAÎCHE À VENDRE
Vous savez ce qui me choque le plus? C’est que les annonces de chiccheri.com que j’ai vues étaient placées tout près des universités montréalaises (j’en ai vu une près de l’UQAM, une près de McGill, une autre près de Concordia). Est-ce un hasard?
(...)
Sur le site de chiccheri.com, on explique la différence entre ce qu’on appelle une «relation à bénéfice mutuel» et la prostitution. «Tous les cadeaux offerts à une femme dans une relation à bénéfice mutuel sont présentés pour lui faire plaisir, pour la gâter. C’est une question de générosité ou simplement pour aider la femme dans ses projets.»
Mettez ça comme vous voulez, moi quand je vois les affiches de chiccheri.com, j’ai l’impression qu’on annonce en grosses lettres: «Chair fraîche à vendre».
Mais, la Fédération des femmes du Québec et le conseil du Statut de la femme ont des préoccupations plus importantes, comme celle consistant à ne pas empêcher les avortements sélectifs des filles par des restrictions à l'avortement.
Laissez un commentaireLa mort cachée à nos enfants
Réflexion d'un parent, auteur d'un conte pour initier les enfants au deuil, en cette semaine de prévention du suicide, sur le site du journal Le Devoir du 4 février 2013:
(André Reumont, auteur d'un conte sur le deuil, pour les enfants)
« Dans notre société, l’enfant est dans une ouate. On ne veut pas le mettre en contact avec la mort et avec la souffrance. À travers mes expériences de salons du livre, j’ai compris que, dans la présentation du livre, il ne fallait pas prononcer le mot “suicide”. Mais même le mot “mort” et le mot “deuil”, font frémir les gens. Pourtant, cela fait partie du développement de l’enfant. Si on veut les aider à affronter des épreuves, il faut leur apprendre à nommer ce qui les fait souffrir ».
(...)
En fait, une enseignante a raconté qu’elle l’avait utilisé dans une classe où un enfant avait perdu sa grand-mère, et d’autres enfants ont parlé à cette occasion du décès de leur animal de compagnie. « Tout se tient dans notre société. Les gens ne veulent pas vieillir, ils ne veulent pas souffrir. Ils ne veulent pas mourir, c’est un verre déformant. Ce n’est pas ça la vie. La mort, ça fait partie de la vie », poursuit M. Reumont.
Et cet enfant plongé dans une ouate, aujourd'hui, réclame l'euthanasie pour les personnes âgées, au cas où lui-même risquerait de souffrir à la fin de sa vie...
Laissez un commentaireUne jeune femme enceinte secourue par l'auberge Héberge-Ados de Gatineau
Sur le site du journal Le Droit du 31 janvier 2013, cette très belle histoire:
(...)«J'attends un garçon, dit-elle en souriant. Et je pense que je vais l'appeler Élie».
C'est le nom qu'elle a choisi. Seule. Seule parce que le père d'Élie n'est plus dans le portrait. Quand il a appris que sa petite amie de 16 ans était enceinte, il est disparu dans le néant.
Et Myriam n'a pas consulté sa mère et son père non plus avant de choisir le nom de son futur enfant. Elle a perdu le contact avec son père il y a plus d'un an. Et elle a été abandonnée par sa mère à sa naissance. Elle ne l'a jamais connue.
«Et je ne l'ai jamais cherchée non plus, dit-elle. Ma mère avait sûrement de bonnes raisons pour faire ce qu'elle a fait», ajoute-t-elle en haussant les épaules.
Myriam a grandi à Papineauville. Elle a été élevée par sa grand-mère. C'est là qu'elle a vécu toute son enfance et le début de son adolescence.
Mais en septembre dernier, cette future maman de 16 ans (elle a 17 ans aujourd'hui) a décidé de quitter sa grand-mère. «Ma grand-mère ne pouvait plus s'occuper de moi, dit-elle. Sa santé ne le permettait plus. Je devais quitter et me débrouiller seule.»
Seize ans, enceinte, sans famille, et pratiquement dans la rue. C'est un tunnel sans fin et sans issues qui se dessinait devant elle.
En septembre dernier, un peu en désespoir de cause, Myriam a quitté Papineauville pour Gatineau. Elle est allée frapper à la porte de l'Auberge du coeur Héberge-Ados, dans le quartier Mont-Bleu.
Peut-être pourrait-elle trouver de l'aide, pensait-elle, à cette maison d'hébergement qui vient en aide aux adolescents (es) de 13 à 17 ans de l'Outaouais qui se retrouvent en situation d'itinérance ou à risque de l'être.
C'était en septembre. Myriam a quitté Héberge-Ados deux mois plus tard.
«J'avais entendu parler d'Héberge-Ados, dit-elle. Alors je suis venue voir si on pouvait m'aider. Je voulais repartir du bon pied dans la vie. Juste vivre comme il faut et me prendre en main. Mais j'avais besoin d'aide. Je vais bientôt être maman et j'avais vraiment besoin d'aide.»
Myriam a frappé à la bonne porte. Durant les deux mois lors desquels elle a habité là, l'équipe d'Héberge-Ados l'a aidée à se trouver un logement subventionné de deux chambres à coucher. On l'a ensuite aidé à obtenir une aide financière du gouvernement provincial. Et elle complète ses études secondaires par correspondance.
«Tout va bien, dit-elle en souriant. L'équipe ici m'a vraiment guidée et aidée à me prendre en main. Et ma grand-mère, à qui je parle presque tous les jours, est vraiment fière de moi.»
«Éventuellement, j'aimerais poursuivre mes études à l'université, souhaite-t-elle. Je voudrais étudier dans le domaine de la justice, peut-être devenir avocate un jour. Ma priorité est, bien entendu, mon enfant que j'attends dans dix semaines. Mais je voudrais lui donner une bonne vie.» Une meilleure vie, voulait-elle dire.
(...)
C'est cela, la solution de l'espérance...
Laissez un commentaireObama recule sur le HHS Mandate, mais ne respecte toujours pas la liberté de conscience des américains
Sur le site du journal La Presse du 1er février 2013:
(Payer obligatoirement pour les médicaments produisant l'avortement?)
L'administration Obama a proposé vendredi de nouvelles règles concernant la couverture de la contraception dans sa réforme santé, réforme phare du premier mandat du président, qui élargissent le nombre des institutions religieuses pouvant être dispensées de la payer.
Ces nouvelles règles, qui doivent encore être discutées, proposent d'exempter tout «employeur religieux» de l'obligation d'inclure la contraception dans l'assurance maladie que la réforme du président Barack Obama rend désormais obligatoire pour tout Américain.
Le terme vague «à dessein» permet que des organisations religieuses qui ne sont pas directement régies par les églises puissent demander à être exemptées de payer pour la contraception de leurs employées.
Selon les propositions du ministère de la Santé, les employées devront souscrire une assurance à part via une «tierce partie», le coût ne devant être à la charge de l'employée.
Les organisations religieuses s'étaient vivement opposées à l'obligation de devoir payer pour la contraception, comprenant la pilule abortive, de leurs employées.
(...)
L'organisation anti-avortement SBA-List a trouvé pour sa part ces nouvelles règles «inacceptables », car elles n'accordent pas d'exemptions possibles aux organisations non religieuses, comme elle-même.
Pas d'exemption pour toutes les personnes ne désirant pas souscrire à la pilule abortive...
Laissez un commentaireTémoignage de l'expérience eugénique, ressentie par les médecins et les parents

Un petit livre sur les interruptions médicales de grossesse par une psychologue clinicienne à la maternité Antoine Béclère à Clamart, puis à l’hôpital Nord à Marseille en néonatalogie, Frédérique Authier-Roux, a le mérite du parler-vrai. L’auteure, bien qu’ouverte à l’avortement, nous parle de l’expérience vécue par les médecins et patients qui décident, par eugénisme, d’éliminer un enfant à naître.« Les équipes médicales posent le diagnostic, envisagent le pronostic. Puis soit on le surveille soit on le soigne soit on le tue.Ces trois verbes dans la même phrase paraissent agressants; toutefois, ils résument une certaine réalité du diagnostic anténatal. Réalité à laquelle on peut ajouter tous les qualificatifs que l’on souhaite – violente, impensable —, mais qui correspond à l’histoire de ces couples venant consulter et qui seront conduits à se séparer de leur bébé lors d’une intervention“Ne nous leurrons pas : la traque de la malformation fœtale, de la maladie congénitale, ne conduit en pratique à rien d’autre qu’à la mort d’un bébé. Éradiquer le handicap, éliminer ce qui ne saurait être vu, est un des axes principaux d’un centre de médecine fœtale.Les médecins doivent et peuvent vous donner un bébé parfait, en bonne santé. Cela rappelle étrangement les services après-vente assurés par certains commerces. Si le produit ne convient pas, on peut le rapporter, l’éliminer, ou le détruire. » (p.17)“Les équipes de médecine fœtale fonctionnent en permanence dans l’ambivalence la plus grande, entre la suppression du bébé malade ou malformé et le désir de le soigner. Rappelons à ce propos que, par définition, la médecine est anti-eugénique, puisque son objectif premier est de soigner; elle permet à des gens de continuer à vivre alors que sans elle ils seraient morts. Ce ne sont pas les équipes médicales qui ont inventé le désir du bébé parfait, bien qu’avec les techniques sophistiquées dont elles disposent, elles peuvent être portées à le croire; cependant, elles doivent surtout entretenir cette illusion à la fois pour elles-mêmes et pour leurs patients. D’où cette obsession de la traque de la malformation : elle ne peut passer à travers les mailles de leur filet, par crainte du procès certes, mais aussi dans la hantise de ne pas avoir fait reconnaître leurs extraordinaires compétences. Et puis, la naissance d’un bébé malformé reste pour eux du domaine de l’échec et génère une culpabilité immense. « Je ne comprends pas comment j’ai pu passer à côté, j’avais tout bien vu à l’écho. » Ils sont atteints à la fois dans leur corps et dans leur psychisme. » (p.18-19)« La mère confie son bébé au monde médical. Certaines femmes diront plus tard, après avoir tout vécu : « Avec tous leurs examens, ils m’ont dépossédée de ma grossesse. » Là est bien la difficulté pour les médecins : ne pas prendre possession, ne pas s’emparer, ne pas priver, au sens de frustrer, de spolier. Si court que soit le temps qu’il leur reste à partager avec ce bébé-là, ces parents en ont besoin. Sans respect de cet espace nécessaire à la compréhension, l’équipe devient maltraitante; » (p.19-20)« Le ciel s’assombrit, le diagnostic n’est pas bon, et encore moins le pronostic. On ne parle plus de date présumée d’accouchement mais – l’intolérable se profile, l’inacceptable se révèle – de date d’interruption de grossesse, précisément d’interruption médicale de grossesse, termes qui ne disent qu’en demi-teinte la réalité du geste. À aucun moment n’apparaît dans les mots la notion de mort : on ne dit pas qu’il s’agit de tuer un bébé. On tait la vérité, on la passe sous silence. Il faut aller chercher derrière les termes la violence à laquelle les parents vont être confrontés.(…)En effet, que peuvent espérer ces parents? Vivre avec ‘un bébé livré éternellement aux services hospitaliers »; ‘un bébé qui va mal ‘. ‘Nous, on n’en voulait pas’, assurent-ils.(…)‘Je ne pensais pas à la mort de mon bébé, je tricotais de la layette pour lui. Dès le début de la grossesse, je parlais beaucoup à mon ventre, j’ai eu l’impression de lui avoir menti, de l’avoir trahi. C’était pas de sa mort que je lui parlais mais de sa vie avec nous. On l’attendait, puis après on ne l’attendait plus. On était ailleurs, on parlait d’obsèques, du cimetière. Des projets de vie annulés. Il n’a pas eu d’existence, il n’a pas dormi dans son lit. Je ne l’ai pas tenu dans mes bras vivant. Mon geste, je ne l’accepte pas. Même si c’était le mieux je m’en veux. Les médecins ne savaient pas le soigner, peut-être que dans dix ans ils sauront.’ (p.23-24)‘En effet, pour les parents, il s’agit bien d’une mise à mort active de leur enfant. Je me souviens de cette femme qui avait demandé de manière quelque peu brutale, au médecin de partager avec elle et son conjoint la violence du geste foeticide en disant au gynécologue au moment de l’acte : ‘Alors là, vous allez tuer mon bébé.’ Ou cette autre femme, parlant de son ressenti, au sujet de ce qu’on appelle, en y mettant les formes, l’euthanasie fœtale (mort douce et sans souffrance : surtout que, dans certaines maternités, il est encore pratiqué des intracardiaques pour tuer les fœtus in utero. Quand on connaît la violence de cette mort, on peut se demander s’il est vraiment question de vouloir épargner aux bébés les souffrances liées au déclenchement de l’accouchement!...) : ‘J’ai l’impression que j’ai tué mon bébé, je revis le geste foeticide, ça resurgit, j’aurais voulu être là sans être là, mais le ventre c’est moi… Peut-être que mon bébé s’est aperçu qu’ils le tuaient, c’est comme un assassinat commandité. Le soir, quand je rentre, je reste avec ma vie, je ne peux pas occulter ce geste. Ce n’est pas la décision, c’est l’après. Est-ce qu’il s’est endormi avant l’arrêt cardiaque? Est-ce qu’il a souffert? Tout est point d’interrogation dans cette histoire. » Avec ces mots, avec son ressenti, elle reconstruit le traumatisme lié à l’acte foeticide. Toutes et tous le vivent de la même manière ‘Prendre cette décision, c’est l’horreur, choisir de donner la mort à son enfant, c’est quand même le tuer. Choisir. Décider. ON lui a donné la vie et maintenant on lui donne la mort; même s’il n’est pas viable avec sa malformation, c’est quand même le tuer dans le ventre de sa mère », disait un père.’ (p.28-29)‘Malraux disait : ‘La mort transforme une vie en destin.’ Cette pensée témoigne du ressenti des parents que j’ai pu rencontrer. ‘Je ne l’oublierai jamais, il restera ce bébé, c’est quand même un enfant, il a sa place. ‘ Ce père disait que la mort de son fils se rappelait à lui par ‘cette place, cette chaise haute qui restera vide, cette place à table qui ne sera jamais occupée, mais il sera toujours là dans ma tête et il sera toujours notre premier enfant ‘». (p.45)
Les sénateurs de l'Arkansas votent un projet de loi pour empêcher l'avortement dès la 6e semaine de grossesse
Sur le site de Radio-Canada du 1er février 2013:
Laissez un commentaireLe Sénat de l'Arkansas a voté jeudi en faveur d'un projet de loi qui interdirait l'avortement si un battement de coeur peut être entendu, une mesure qui pourrait mener à l'interdiction de l'avortement à partir de la sixième semaine de grossesse.
Le Sénat a approuvé par 26 voix contre 8 le projet de loi exigeant un test pour détecter le battement du coeur du foetus avant qu'un avortement puisse être réalisé.
Si un battement de coeur est détecté, la femme enceinte ne pourra se faire avorter, sauf dans les cas de viol ou d'inceste, ou si la vie de la mère est en danger.
Des mesures semblables sont envisagées au Dakota du Nord et au Mississippi.
Sur le site de TVA Nouvelles, pour voir le reportage, cliquez