Deux sages femmes écossaises se voient reconnaître le droit à l'objection de conscience devant l'avortement
Sur le site de terrafemina du 25 avril 2013 :
(Concepta Wood et Mary Doogan)
Laissez un commentaire(...) Le tribunal d'Édimbourg a rendu une décision qui élargit l'objection de conscience à des actes de supervision et de surveillance des IVG. (...)
Mary Doogan, 58 ans, et Concepta Wood, 52 ans, sages-femmes à l’hôpital de Glasgow depuis une vingtaine d’années, ont obtenu gain de cause auprès de la cour d’appel d’Édimbourg, et se sont vues accorder le droit de faire valoir l’objection de conscience face à toute démarche d’aide ou de préparation à l’avortement.L'objection de conscience en cas d'implication directe et indirecteD'après le Guardian, les juges ont ainsi considéré que la loi sur l’avortement de 1967 offrait au personnel médical une très large protection contre la participation aux avortements en raison de leurs croyances religieuses. « Notre point de vue est que le droit à l’objection de conscience ne s’étend pas seulement à l’acte chirurgical d’interruption de grossesse, mais à tout le protocole de traitements qui concourent à mettre fin à celle-ci. » En d'autres termes, des sages-femmes ou des infirmières pourraient tout à fait décider de faire valoir la clause de conscience pour refuser d'administrer des traitements contraceptifs, ou pourquoi pas de délivrer la pilule du lendemain...Cette décision pourrait donc avoir des répercussions considérables pour le système de santé britannique, le National Health Service, et pour tous les personnels de santé qui s’opposent à l’IVG pour des motifs religieux.(...)Fixer les limites de l'objection de conscience en EuropeEn France et en Europe, l’objection de conscience fait partie des droits fondamentaux des soignants. Si l’IVG ne peut être pratiquée que par un médecin, le Code de la santé publique précise qu’une sage-femme est libre d’y participer ou de refuser. Néanmoins, la loi Neiertz de 1993 condamne le délit d’entrave à l’IVG. Dans la pratique, le débat se pose régulièrement dans les hôpitaux : l’objection de conscience peut-elle être avancée pour les IVG médicamenteuses, la pose de stérilet, ou encore la pratique du diagnostic prénatal ? Cette possibilité de détecter les éventuels handicaps du fœtus est en cours de banalisation et est particulièrement décriée par l’Église.L’Écosse envoie de fait un signal fort sur la question de la clause de conscience des sages-femmes catholiques : l’élargissement du champ d’application de l’objection de conscience ferait encore diminuer le nombre d’établissements dédiés à l’IVG, déjà menacés par leur faible rentabilité.
Susan Griffiths est morte, elle s'est suicidée aujourd'hui
Un suicide prévu, annoncé, aux yeux de tous. Une terrible blessure dans notre humanité. Sur le site de Radio-Canada du 25 avril 2013:
(Susan Griffiths)
La Winnipégoise Susan Griffiths, qui avait décidé de se rendre en Suisse où le suicide assisté est légal, est morte un peu avant 7 h, heure centrale, jeudi matin.
Mme Griffiths, qui était âgée de 72 ans, souffrait d'atrophie multisystématisée, une maladie dégénérative incurable qui entraîne de vives douleurs et qui détruit le corps peu à peu.Susan Griffiths avait quitté le Canada au début d'avril pour préparer sa mort, qui devait survenir environ deux semaines plus tard.(...)Dans les instants précédant sa mort, Mme Griffiths a marché, parlé et chanté avec sa famille dans les jardins d'une propriété que possède Dignitas à l'extérieur de Zurich.Puis Susan Griffiths est retournée dans les locaux de l'établissement où elle a ingurgité la première des deux boissons qui allaient l'aider à mettre fin à ses jours. Une demi-heure plus tard, elle a avalé la seconde potion.Selon des membres de sa famille, elle est décédée une vingtaine de minutes plus tard paisiblement, conformément à ce qu'elle avait souhaité.
Sur le site de Radio-Canada du 25 avril 2013, l'état actuel de la législation au Canada:
Au Canada, l'euthanasie et le suicide assisté sont des actes criminels passibles de peines d'emprisonnement.
C'est le Parlement du Canada qui définit les infractions criminelles, mais il revient à chaque province d'appliquer le Code criminel. Ainsi, c'est le procureur général de chaque province qui détermine s'il y a lieu de porter des accusations.Par ailleurs, en vertu du droit à l'autonomie reconnu par le Code civil du Québec, les personnes ont le droit de refuser ou d'arrêter des traitements, même si la mort en résulte. Une personne peut aussi, en vertu du Code civil, faire connaître à l'avance ses volontés sur les soins qu'elle recevra en fin de vie.
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Dernières nouvelles de l'affaire Gravel -- des raisons d'espérer
C’était le mercredi 28 mars en après-midi. J’étais fatigué et un peu découragé : je revenais d’une rencontre en vue d’un règlement à l’amiable tenue au palais de justice de Montréal. Nous étions réunis, Campagne Québec-Vie, LifeSiteNews et l’abbé Raymond Gravel, pour trouver un moyen de régler une fois pour toutes la poursuite pour « diffamation » intentée contre nous, il y a plus de deux ans, par le curé « pro-choix » Raymond Gravel. Mais la tentative a échoué et nous nous sommes retrouvés, à la fin de la conférence, à la case départ.
Un peu las, je suis rentré chez moi. Mes pensées étaient confuses, comme si je ne pouvais plus saisir pourquoi je me battais dans une province ou même plusieurs prêtres semblaient refuser l’Évangile de la vie. Et voilà qu’en pénétrant à l’intérieur de mon 6 ½ au 3e étage que vinrent deux enfants (voir photo ci-contre) me donner, sans parole, ma réponse.
La culture de vie, et l’Évangile de la vie, ce ne sont pas que de simples idées : ce sont des choses sensibles qui se tiennent dans les bras. Je ne suis pas ici pour défendre des idées mais bien des enfants comme eux. Une culture de vie est une culture de baisers, de rires, de pleurs, de joues dodues, de dents qui percent et de couches qui se remplissent. C’est une culture où chaque parent déclare par ses gestes, par ses soupirs, à son enfant : « Vous êtes ma joie, et j’en suis comblé. Vous, il faut que vous grandissiez ; et moi, que je diminue. »
En tenant dans mes bras mes deux garçons et en retrouvant l’étreinte et les yeux de mon épouse (c’est elle qui a pris la photo) j’ai vite compris à quel point l’homme est un être d’une beauté et d’une puissance quasi divines, car on y trouve le reflet et la ressemblance à Dieu. Voilà notre dignité : Toute la création n’est que poussière en comparaison avec l’être humain.
Mais c’est pour le meilleur et pour le pire, car si l’homme dévie de la voie que Dieu lui a tracée et tue un être humain innocent, c’est l’univers même qui est mis en péril. La défense de la culture de la vie est donc plus qu’une défense d’une forme de société ou d’une structure familiale parmi tant d’autres, mais la défense de l’être. Tuer des enfants, c’est comme tuer Dieu et, avec Lui, sa création.
Mais même réconforté par ces pensées et sutout par la présence de mon épouse et de mes enfants, il restait que Campagne Québec-Vie allait devoir comme organisme comparaître en cour et nous n’étions nullement en mesure d’en assumer les frais. Mais il est écrit : « Cherchez d’abord [le Royaume de Dieu] et sa justice, et [le nécéssaire pour subsister] vous sera donné par surcroît. » Et voici ce qui s’est passé :
Le lendemain de cette rencontre sans effet, j’ai envoyé un appel à l’aide par courriel à plusieurs membres de Québec-Vie et à des connaissances pro-vie. La réponse fut immédiate et généreuse : trois avocats ont offert de nous défendre gratuitement ! Nous sommes présentement en discussion avec eux et je vous donnerai des nouvelles de la suite des choses dès que j’en aurai.
Pour finir cette lettre, je n’ai pas pu trouver mieux que de vous citer un passage d’une allocution faite par le nouveau pape François, lorsqu’il était encore archevêque de Buenos Aires. Selon moi, ces mots n’ont rien perdu de leur valeur prophétique :
Tous nous devons prendre soin de la vie, choyer la vie... . Voilà à quoi nous sommes appelés, et comme c'est beau.
Mais c'est un chemin qui est plein de loups, et peut-être nous emmènera-t-on devant les tribunaux pour cela ; peut-être pour ceci : pour avoir pris soin de la vie, peut-être nous tueront-ils. Pensons aux martyrs chrétiens. Ils les tuaient pour avoir prêché cet Evangile de la vie, cet Evangile que Jésus nous a apporté. Mais Jésus nous donne la force. En avant ! Ne soyez pas idiots, rappelez-vous, un chrétien ne peut s'offrir le luxe d'être idiot … il faut être vif et il faut être astucieux, et aller de l'avant.
Et c’est ce que nous ferons, avec votre aide et celle de Dieu !
Pour la Vie !
Georges Buscemi , président
Oui! Je veux défendre les enfants, la famille, l’Amour !
P.S. N’oubliez pas les dates importantes suivantes : le 9 mai, Marche pour la vie à Ottawa ; le 18 mai, c’est la Marche printanière contre l’euthanasie à Québec (voir l’affiche) et le 7 mai, il y aura une messe pro-vie à la paroisse Saint-Enfant Jésus (l’église adjacente au Parc Lahaie où nous tenons nos « 40 jours pour la vie ») à Montréal présidée par l’évêque auxiliaire Mgr Thomas Dowd (Nous appeler au 514-344-2686 pour de plus amples renseignements).
Pour le bulletin avril 2013 (PDF)
Laissez un commentaireUn maire homosexuel contre le mariage gai : un magnifique témoignage
Sur le site de plunkett.hautefort.com du 5 février 2013:
(Jean-Marc Veyron, maire et homosexuel, à la manifestation CONTRE le «mariage» gai)
Bonjour
Je suis homosexuel, et aussi maire de ma commune en Saône-et-Loire. Et je suis ici pour vous dire mon opposition à ce projet de loi du Mariage pour tous et je voulais vous faire partager quelques réflexions :- je ne me reconnais pas dans les revendications du lobby interLGBT, qui par ailleurs n’a jamais été élu et n’est pas représentatif de l’ensemble des homosexuels, qui ne forment pas une communauté : y- a- t-il d ailleurs une communauté hétérosexuelle ?- ces associations ont toute leur légitimité – elles ont beaucoup fait pour nous rendre la vie plus douce, ont beaucoup fait aussi pour les malades du sida et il reste évidemment un travail énorme à faire, par exemple quand on sait que l’homosexualité reste un crime ou un délit dans plus de 80 pays ; MAIS cela ne leur donne pas pour autant une représentativité.- des voix comme la mienne se lèvent –notamment avec le collectif homovox.com pour faire entendre un autre discours, plus ajusté, plus respectueux fondamentalement des personnes homosexuelles, des institutions qui structurent notre société et bien évidemment des enfants !- On nous parle d’égalité : je ne suis pas égal, je suis différent, ni mieux, ni pire, et à ce titre je réclame un traitement différent ; il est d’ailleurs curieux que ceux qui vilipendent depuis des années le mariage soient maintenant les mêmes à vouloir nous l’offrir : voudraient-ils nous faire un cadeau empoisonné ?- Chacun a ses limites. Ainsi mon manque d’enfant, mon désir d’enfant ne me donne pas le droit de priver un enfant de l’affection d’une mère : c'est simple, mais cela suffit à justifier le retrait de ce projet de loi qui finalement n'est que la conséquence logique d’une société individualiste, où chacun veut que l’Etat (ou la science) comble ses désirs, fut-ce au détriment de l’autre ou de la collectivité !On nous rétorque que les enfants dans ces familles ont des destins équivalents aux autres : aucune étude sérieuse n’est venue l’étayer; on a interrogé des enfants dans ce type de famille en concluant que tout allait bien... Vont-ils devant un micro reprocher à celui ou celle qui les éduque, qui les aime et qu’ils aiment de les avoir coupés de leur père ou mère biologique, alors même qu’ils n’ont pas le recul suffisant sur leur enfance et adolescence ? Moi je n’ai compris mon enfance, comme beaucoup, qu’après l’âge de 30 ans... l’Etat doit proposer et favoriser avant tout aux futurs adultes ce qu’il ya de meilleur : l’altérité d un couple homme femme. (...)
Ne manquez pas d'aller lire sur le site la lettre complète, ainsi que la lettre suivante et les commentaires respectueux des opposants au « mariage ».
Laissez un commentaireAnalyse de Serge Truffaut du journal Le Devoir sur l'identité des manifestants contre le «mariage» gai en France

(Sur la photo, le royaliste Charles Maurras qui aurait certainement été fier d'apprendre qu'en 2013, plus d'un million (!) de ses disciples défileraient dans les rues parisiennes pour défier le gouvernement, sur un sujet dont il n'avait même pas idée...)
Serge Truffaut, dans le journal Le Devoir du 25 avril 2013, analyse la composition des opposants à la loi Taubira instaurant le « mariage » gai en France. Quelques extraits montrant de qui il s’agit :
« (…)Les portes-étendards de la droite dure et les violences infligées à des homosexuels ainsi que dans des lieux fréquentés par ces derniers, la France a donné l’image d’un pays au bord de la crise de nerfs. …)».
( Les violences? Une exception dans un bar gai, rien d’autre… Par contre, Serge Truffaut a-t-il vu les images de ces policiers gazant des poussettes ou chargeant de dangereuses familles avec enfants?)
« En fait lorsqu’on s’attarde quelque peu aux échos provoqués par les batteurs fervents de la caisse de résonance des haines conçues par les zélateurs du catéchisme et de la loi naturelle (… ) »
Parmi, les manifestants contre le « mariage » gai, des organisateurs qui sont homosexuels, des figures de proue de la « gauche » comme Simone Weil, des organisations musulmanes, juives… Mais pour Truffaut, il semble que ces personnes soient toutes des grenouilles de bénitiers qui s’ignorent, de dangereux catholiques tout droit sortis de l’Opus Dei telle que décrite par son historien préféré : Dan Brown.
« À cette République qu’ils honnissent parce qu’elle se veut laïque. Autrement dit, qui est la contradiction constitutionnelle de la France éternelle et bien catholique. Juste catholique. »
C’est tout de même étonnant, tous ces manifestants français originaires du Maghreb, qui, sur les réseaux sociaux, parlent de quitter la France après le vote de la loi Taubira, parce que la France ne serait pas juste catholique, d’où leur profonde déception?
« Nous sommes, font plus que dire les nostalgiques de la France des clochers, dans la logique des droits, nos droits et rien que nos droits. Il y a du Maurrassien dans cette histoire, il y a pas mal d’Action française et de son Christ-Roi dans cette histoire. »
Ici, bravo M. Truffaut pour votre belle culture. Vous connaissez ce mouvement d’avant-guerre, si populaire chez les arrières-grands-parents de ces Français qui en ont vaguement entendu parler. Mais appliquer Maurras aux manifestants??? À Frigide Barjot? Aux associations homosexuelles? Peut-être au grand rabbin de France? À moins que ce ne soit les imans qui lisent Maurras en cachette et ne le commentent dans les mosquées qu'en Arabe pour que cela passe inaperçu.
Heureusement que M. Truffaut était là pour analyser la situation, car qui, à part lui, aurait pu voir dans ces familles de pensée si diverses, un vaste complot maurassien destiné à établir le Christ-Roi sur la France! Et les martiens, M. Truffaut, il s’agit là aussi d’un nom de code d’habitants adorant Maurras sous la croûte de leur planète?
À lire, le témoignage d'un maire, homosexuel, participant aux manifestations contre le «mariage» gai.
Laissez un commentaireCélébrer la vie plutôt que le suicide... Réflexion sur le cas de Sue Griffiths qui veut se suicider aujourd'hui
Sur le blog de Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l'euthanasie), cet article du 24 avril 2013:
(C'est aujourd'hui que Sue Griffiths veut se suicider, en Suisse)
Sue Griffiths de Winnipeg, MB est la dernière personne à faire connaître son désir d’avoir de l’aide pour se suicider et ses efforts sont célébrés par la presse.La semaine dernière, son appel au Parlement pour rouvrir la question du suicide assisté a été largement rapporté pendant qu’elle se préparait à aller à Dignitas, une clinique en Suisse qui aide les gens à se tuer.Mme Griffiths a une atrophie des systèmes multiples, une maladie neurologique dégénérative qui provoque des douleurs pour environ la moitié des personnes atteintes. Les photos la montrent debout, marchant et utilisant ses mains, alors elle n'est certainement pas une personne qui est «physiquement incapable de se suicider sans aide». Elle est décrite comme une personne qui est responsable de sa vie, mais elle veut apparemment avoir quelqu'un d'autre pour prendre la responsabilité de sa mort.(...)Nous avons une politique de prévention des suicides, à juste titre. Nous appliquons cette politique à des personnes dont le désespoir naît de difficultés sociales ainsi que psychologiques, aux adolescents victimes d'intimidation, aux personnes LGBT qui ont été persécutées, aux Autochtones aux prises avec la pauvreté et la perte du patrimoine culturel, ainsi qu’aux survivants de la violence domestique. Les personnes en situation de handicap, qui n'ont pas de services et de soutien pour vivre dans leurs maisons et être intégrées dans leurs communautés, font face à la même discrimination ainsi qu’aux facteurs de stress sociaux. Les politiques et les services de prévention du suicide doivent être appliqués de manière égale aux personnes handicapées et non handicapées, sans biais ni préjugé sur la qualité de vie avec une déficience. La société doit commencer à s'attaquer à la discrimination sous-jacente et la stigmatisation qui créent les conditions dans lesquelles la plupart des personnes ayant des incapacités vivent.Nous devrions nous demander: pourquoi est-ce que personne n’essaie d’arrêter Susan Griffiths de se suicider? Faut-il permettre que les réalités quotidiennes de la vie en situation de handicap deviennent une raison suffisante pour obtenir de l'aide à mourir? Est-ce que l'orgie médiatique autour de son histoire ne signifie pas que nous croyons que les réalités quotidiennes de la vie avec un handicap sont une raison suffisante pour obtenir de l'aide à mourir? Est-ce que les médias devraient mordre à l'hameçon chaque fois qu'une personne avec une déficience étale son suicide sur la place publique.
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Guy Fournier reconnaît l'importante influence de la télévision pour « changer les moeurs », en particulier sur l'homosexualité
Sur le site du Journal de Montréal du 25 avril 2013:
(La télévision : «fast-food» de la pensée ou trou noir de l'intelligence? Le débat est ouvert...)
C’est au Québec où la télévision a fait le plus pour amenuiser la résistance à l’homosexualité. Au milieu des années 70, Radio-Canada a eu l’audace de me laisser créer le personnage de Bernie Lacasse, que jouait Serge Thériault. Quelques années après, Bernie fut «épaulé» par le coiffeur Christian
Lalancette (André Montmorency), une création de Denise Filiatrault. Coup sur coup, Jamais deux sans toi et ChezDenise ont montré en heure de grande écoute un homosexuel aux allures bien ordinaires et un autre, très «fofolle». Le public les a adoptés tous les deux.Par la suite, nos réseaux sont demeurés très ouverts à l’homosexualité. Ils n’ont exercé aucune censure sur les dramatiques qui en traitaient et ont multiplié les documentaires et les débats sur la question. En 2005, la légalisation du mariage gai passa comme lettre à la poste au Canada et encore plus facilement au Québec. La télévision avait fait tout le travail d’acceptation.(...)Les Pays-Bas furent les premiers à légaliser le mariage pour tous. Coïncidence, en Europe, la télé hollandaise était aussi la plus ouverte à la question de l’homosexualité.(...)Un jour, il ne restera plus qu’à reconnaître le rôle décisif que la télévision a joué dans cette évolution des mœurs.
Évolution comparable à celle qu'a connu le peuple romain, dans les années qui préparèrent sa disparition...
Laissez un commentairePour soigner l'après-avortement...
Sur le site de reussirmavie.net du 24 avril 2013, cet excellent article:
(Choisir le deuil pour guérir, plutôt que le déni...)
L'IVG... et après ?
J'ai vécu un avortement et j'ai du mal à réagir. Comment vais-je pouvoir m'en sortir ?... Les quelques pistes proposées ici peuvent peut-être vous aider à rebondir et à retrouver votre vitalité intérieure et votre joie de vivre qui ont été bien émoussées au passage.Après un avortement, on peut vivre des émotions multiples et se trouver tiraillée entre des sentiments souvent contradictoires. Parfois, après un premier soulagement de se sentir comme libérée "d'un problème", un mal-être indéfinissable s'installe. Mille questions viennent nous hanter : "est-ce que c'était la bonne solution ? J'aurais peut-être pu faire autrement ? Pourquoi me suis-je laissée influencer ? Pourquoi ai-je pris une décision à la va-vite sans réfléchir ?"...Parfois viennent les larmes, une impression de vide, des insomnies ou des cauchemars, des idées noires, un sentiment de culpabilité, un manque de confiance en soi, de l'anxiété, des troubles de l'appétit..."De fait, L'IVG touche à des réalités intimes chez la femme, explique une psychologue qui fait de l'écoute dans une association spécialisée, et cela peut avoir de multiples répercussions sur sa vie". Dites-vous donc d'abord qu'il n'est pas anormal de vous sentir mal après une IVG, même des années plus tard !Est-ce que cela peut durer ? Ma blessure est-elle insurmontable ? Puis-je me faire aider ?.... Ce sont de bonnes questions à se poser pour avancer.Je n'ai pas oublié : sonnettes d'alarmeEn réalité, rares sont les femmes que l'IVG laissent indemnes. "Quelque chose semble s'être inscrit au fond d'elles, comme une trace silencieuse installée", ajoute notre spécialiste. Même si elle est enfouie au plus profond du cœur et du corps et que beaucoup ne laissent rien transparaître, la blessure est pourtant toujours là.Un rien suffit à la rouvrir. "Ma meilleure amie vient de nous annoncer un verre de champagne à la main qu'elle attend un bébé. Et je n'ai rien compris à ma réaction, raconte Laetitia. J'ai ressenti une tristesse immense m'envahir et je l'ai détestée, elle et sa joie. Je me suis sentie exclue de son bonheur, incapable de le partager ! Je suis partie pleurer dans la salle de bain, toute seule, si seule ! J’ai avorté l’année dernière. Je croyais l'avoir bien vécu…"Ce genre de réaction inattendue peut être déclenché par un événement anodin : un bébé qui pleure dans le métro, la vue d'une poussette sur un trottoir, un couple enlacé dont la femme est enceinte... "Tout ce qui avait été enfoui revient alors en mémoire et un sentiment de perte et de vide peut vous envahir", explique une sage-femme. Peuvent surgir alors une vague de culpabilité, aussi bien que de l'agressivité ou de la colère.Ainsi, malgré notre désir d'aller de l'avant, de donner le change à notre entourage, de faire croire que nous sommes libérées... au plus profond de nous, nous n'avons pas oublié!C'est mon choix, ça me regarde...Pourtant beaucoup s'interdisent de nommer leur souffrance et d'en parler. Elles considèrent qu'ayant décidé librement d'avorter, elles doivent assumer seules ce choix et préfèrent se protéger en se murant dans le silence."Je ne veux pas tomber dans la déprime et faire pâtir mon entourage d'une décision que j'ai prise, assure Christelle. Si seulement j'avais su la douleur que ça crée dans la tête, j'aurai trouvé un moyen de le garder. Maintenant comme je ne peux plus revenir en arrière, il faut bien que j’arrête de pleurer, pour mon ami, pour les autres et même pour moi !" Mais Christelle ne dort plus et fume sans arrêt...Celle qui a subi un avortement ignore souvent que d'autres femmes ressentent le même malaise. Qui évoque dans notre société cette souffrance ? L'avortement n'est-il pas considéré comme "un droit" absolu pour une femme ? Alors, une petite voix lui murmure : "Tu as réglé le problème, tu n'as pas le droit de souffrir de cela, puisque tu l'as choisi."J'ai enfoui la douleur pour oublier(...)Accepter de reparler de l'IVG, exprimer sa douleurPourtant tout peut finir par s'apaiser si l'on accepte de regarder les faits avec objectivité. "La pacification intérieure ne sera possible que dans la mesure où ce qui a été vécu aura été exprimé", expliquent les accueillants des associations d'aide qui proposent d'abord d'écouter.Ainsi dans ces lieux on peut se donner le droit de parler, de pleurer, d'exprimer les sentiments qui se bousculent, même s'ils sont contradictoires. S'autoriser à dire ce qu'on a sur le cœur : sa peine, ses doutes, sa colère envers son conjoint, ses parents, son sentiment de culpabilité, etc.(...)Face à un(e) écoutant(e), on peut aussi exprimer ses regrets sans craindre d'être jugée : "J'étais tiraillée et je m'en veux d’avoir cédé, poursuit Farida. Maintenant, je me sens seule, vide. Je n'ai plus envie de construire quelque chose : la motivation professionnelle est morte en même temps que toutes mes convictions et mes principes. La grossesse est une chose primordiale dans la vie d’une femme. Maintenant, je pense que je ne mérite plus d'être maman et même si ce n’était qu'un "embryon", comme les gens savent si bien dire. Je sais moi que je n'ai pas laissé le temps de grandir à mon enfant, que je n'ai pas pu le tenir dans mes bras! Si je pouvais remonter le temps!"Entrer dans un vrai chemin de soulagementCurieusement, ce travail de vérité est nécessaire pour ouvrir un chemin d'apaisement. "Celles et ceux qui ont fait l'expérience de l'avortement (car l'homme peut aussi souffrir de l'option qui a été prise) doivent trouver le moyen de verbaliser leur souffrance, de faire leur deuil et d'exprimer leurs regrets, comme ils le ressentent, tout simplement... mais en toute lucidité", explique un accueillant.Tandis "qu'escamoter ou minimiser la gravité de l'IVG revient à ignorer la douleur vécue par la personne", poursuit ce spécialiste. Cela revient aussi à minimiser le sentiment de culpabilité dont elle essaie de se libérer. Il ne sert à rien non plus de nier l'importance d'un avortement dans la vie d'une personne en lui disant : "Ce n'est rien, ça passera ! Ça n'est pas grave, tu finiras par oublier". Car la personne répondra :"Mais alors, d'où vient donc cette souffrance en moi que je ne peux maîtriser ?""Pour éviter la douleur liée au choix qui a été fait, explique une autre écoutante, pendant des années, des femmes ou des hommes se sont trouvé des excuses, au prix d’une formidable dépense d'énergie intérieure qui a fini par user tous leurs ressorts vitaux".Une guérison par étapesOublier ? Ce ne sera jamais totalement possible. Mais l'on pourra apprivoiser, vivre avec et s'apaiser progressivement pour vivre plus pleinement. Ce chemin de soulagement intérieur est souvent balisé par plusieurs étapes, repérées par les psychologues :1. tout d'abord sortir du déni : appeler un chat un chat et reparler de cet avortement, de ce qui s'est passé.2. Ensuite, accepter et exprimer mon ressenti, même déplaisant, oser écouter le tumulte des émotions qui habitent mon cœur, les nommer en vérité et avancer sans crainte sur ce champ de bataille... qui parasite peut-être tout un pan de ma vie.3. reconnaître l'importance de l'acte commis, penser à cette vie interrompue pour pouvoir faire le deuil de cet enfant en lui redonnant sa propre place dans ma vie... et pourquoi pas un nom, "son" nom puisqu'il a existé.4. Enfin, une étape importante à ne pas éluder : me pardonner à moi-même ! Cette démarche est parfois complexe et longue : on est souvent plus intransigeant envers soi qu'avec les autres. Mais elle est importante car la culpabilité enferme dans le passé et dans une attitude inexorablement destructrice pour soi et pour les autres.Après le deuil, la vie renaîtOn le voit, ce cheminement n'est pas aisé d'où l'intérêt de se faire aider. Il ne faut surtout pas hésiter ! Car comment aller jusqu'à la racine de cette amertume qui me ronge sinon en déposant mon histoire auprès d'une personne bienveillante qui soit à mon écoute, sans aucun jugement ?(...)
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Pour la disparition des publicités «trop sexualisées»...
Sur le site du journal Métro du 24 avril 2013:
(Vous n'aurez pas d'étiquettes de trop...)
Laissez un commentaireMONTRÉAL – Pour contrer les publicités qui dérogent au principe d’égalité entre les hommes et les femmes, la Coalition nationale contre les publicités sexistes lance l’opération “post-it”.
Jusqu’à dimanche, les citoyens sont invités à apposer de petites étiquettes auto-collantes sur les publicités qu’ils jugent sexistes ou trop sexualisées, contaminant du même coup l’espace public.Pour aider les gens à dénoncer les publicités qu’ils jugent de mauvais goût, le groupe invite ceux qui les dénoncent à photographier ou encore à réaliser une petite vidéo de leur acte de dénonciation des publicités ciblées.La Coalition compte par la suite faire le recensement de toutes les publicités sexistes et trop sexualisées afin d’en aviser les entreprises qui ont conçu ces campagnes de publicités.Des plaintes seront également acheminées aux Normes canadiennes de la publicité (NCP).(...)
Une nouvelle possibilité pour Mark Warawa de dénoncer au parlement les avortements sélectifs?
Sur le site de Radio-Canada du 23 avril 2013:
(Andrew Scheer, président de la Chambre des Communes)
Les députés doivent se contraindre à l'ordre préétabli par leur parti en ce qui concerne leur droit de parole, mais rien ne les empêche de se lever spontanément pour tenter d'être entendus.
Voilà en substance la décision du président de la Chambre des Communes, Andrew Scheer, qui a jugé mardi que le privilège du député Mark Warawa de présenter une déclaration n'avait pas été transgressé.Après avoir dû abandonner sa motion contre les avortements sexo-sélectifs, le député conservateur d'arrière-ban Mark Warawa a essuyé un autre revers.« On ne m'a présenté aucune preuve démontrant qu'on avait empêché systématiquement le député de prendre la parole », a signalé M. Scheer, ajoutant que le député de Langley avait à maintes reprises fait des discours et des déclarations par le passé.M. Scheer a indiqué qu'il allait continuer de suivre la liste que lui fournissent les whips des partis pour déterminer l'ordre de parole. Mais il a eu un bémol.« Chaque député a le droit de demander la parole, quel que soit le moment, et ce droit n'est subordonné à aucun autre député », a-t-il expliqué.« Les députés qui veulent la parole devront indiquer activement qu'ils souhaitent participer en se levant et en attirant l'attention du président. Entre-temps, je continuerai de suivre à titre d'indication les listes qui me sont fournies. »Sur ce point, M. Warawa lui a levé son chapeau. « Je suis satisfait de la décision du président Scheer que les députés ont le droit de chercher à obtenir la parole en tout temps », a-t-il écrit sur son compte Twitter.On verra au cours des prochains jours si les députés d'arrière-ban prendront M. Scheer au pied de la lettre et solliciteront son attention n'importe quand. (...)
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