La chanteuse Nicki Minaj regrette l'avortement de son enfant
Dans sa vidéo Autobiography, elle traite de cette question, et elle revient sur ce souvenir douloureux dans sa nouvelle chanson, All Things go. Voici un extrait des paroles de la chanson Autobiography (2009)
(Photo : Eva Rinaldi sur wikimédia.org, licence creative commons)
(...)Bébé, excuse-moi, maman était jeune
Maman était trop occupée à profiter de la vie
Je ne me félicite pas de m'avoir fait avorter
Mais Dieu sait que je valais mieux que ça
Je t'ai conçu et abandonné, rien que le concept semble diabolique, ma conscience me rattrape
J'ai été idiote car j'ai écouté les gens qui me disaient que j'étais pas prête à t'avoir
Mais qu'est-ce qu'ils en savaient ?
Et bien sûr c'était pas de ta faute, je te sens avec moi
Je t'entends dire « maman ne pleure pas, ne vois-tu pas que je suis là ? »
Tu dois savoir ce que tu représentes à mes yeux.
Quand je dors je nous vois tous les deux dans mes rêves
J'aimerais pouvoir toucher ton petit visage
Si Dieu le décide peut-être qu'on pourra se revoir
Dans sa chanson All things go, elle mentionne que cet enfant aurait 16 ans.
Laissez un commentaireLa vraie sainteté : un texte du philosophe Fabrice Hadjadj
Un texte magnifique à lire en entier sur le site de la Fondation Jérôme Lejeune du 27 octobre 2014 (via le site de l'Église catholique de Québec) :
(Photo : Denis-Soto sur wikimédia.org, licence creative commons)
Qu’est-ce qu’un bienheureux ? Il ne faudrait pas en avoir une vision niaise, de facilité, de contentement, d’agrément – une vision béate et sans béance. Celui qui a vécu dans l’ignorance du souffrir, celui qui a méconnu l’horreur de son époque et réussi à s’épanouir, comme on dit, dans un confort sans morsure ni effraction, pareil à une courge bien arrosée dans son parterre, celui-là peut bien se sentir heureux, il n’est pas bien-heureux. Je dois le rappeler au seuil de cette réflexion : le bienheureux est très éloigné de cette aisance. Il n’a pas été épargné ni ménagé, au contraire, il a été saisi par les malheurs du temps et les a illuminés de l’intérieur – d’une présence éternelle. Il n’a pas été préservé par le drame : tout droit, il est allé tout droit sur la croix parmi les malfaiteurs, blessé, souillé – le cœur pur, cependant. C’est un tragique et c’est un simple. C’est le professeur Lejeune, et ce sont les singuliers enfants qu’il aimait et dont il voulait prendre soin.
(...)
Je vois cette photo du bienheureux : le professeur sourit près de l’instrument de sa crucifixion, il sourit, là, près de l’oculaire de son microscope, qui ressemble étrangement au canon d’un pistolet. Et puis je me souviens d’un de ces bienheureux qu’il ne voyait pas d’abord comme « atteint de trisomie », mais comme poème de l’Éternel, et dont il n’a cessé de dire la bonté de l’existence. Je me souviens d’une bienheureuse saisie par le malheur, comme n’importe lequel d’entre nous, de toute façon, mais qui, à la différence de nombre d’entre nous, y garda le cœur pur, l’illumina du jaillissement sans réserve de son sourire et de ses larmes. Je me souviens de Claire Fichefeux, qui n’eut pas besoin de suivre la voie du petit pauvre d’Assise pour se dépouiller comme Claire d’Assise, parce que c’est comme s’il n’y avait en nous autres, inscrits dès le départ, que les préceptes de la loi divine, alors qu’il y avait aussi, inscrits en elle et en tous ceux de sa race d’exception, les conseils évangéliques. Et elle reste pour moi exemplaire, autant que le professeur. La jeune toujours jeune qui était atteinte par la trisomie 21 et Lejeune qui avait découvert l’origine de son mal mais témoigné plus encore du bien de son être.
Et voici ce que je pense, si nous voulons recouvrer le visible, voici ce que je vois enfin, s’il est permis à l’enfant de faire quelque recommandation à sa Mère : c’est que l’Église pourrait béatifier le professeur Lejeune, et en même temps béatifier un petit mongolien, une petite mongolienne, je ne sais, un de ces dits « trisomiques » qui serait surtout « trinitaire », qu’on aurait prié et qui ferait des miracles, tout aussi bien qu’un de nos grands saints bisomiques, pourquoi pas ? Ce serait rappeler l’évidence du plus petit contre la visée microscopique. Et les grands savants coupeurs de chromosome en quatre, les géniteurs inquiets de réussite future, les chrétiens eux-mêmes qui confondent sainteté et performance spirituelle, auraient un modèle de vie pure et simple, qui leur ouvrirait peut-être enfin les yeux.
On pourrait placer cette phrase de l'Évangile sur la tombe de Jérôme Lejeune, lui qui avait contemplé la sainteté chez les personnes touchées par la trisomie 21 :
« (...)toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre Mes frères, c'est à Moi que vous l'avez fait.» (Mt 25, 40)
Laissez un commentaireMonsieur Jean Béliveau, « un homme juste et bon »
(Photo : Archives de la Ville de Montréal sur flickr.com, licence creative commons)
C’est ce qu’on pouvait lire dans un des livres où on laisse un mot, une salutation, pour la personne décédée.
Dans le concert d’éloges, certains ont parlé de la philanthropie, d’autres, plus exactement, de sa charité.
Parce que personne n’a parlé de la foi profonde qui animait Jean Béliveau. Toujours, il se faisait un devoir de remercier Dieu, tous les soirs disait-il, des talents qu’Il lui avait donnés et qu’il tentait de développer. Ce catholique pratiquant, présent à la messe tous les dimanches, ancien servant de messe, qui témoignait avoir comme l’un de ses plus impressionnants souvenirs, sa rencontre avec le pape Pie XII, sera censuré dans cette foi. En parler aurait été le diminuer dans l’esprit des médias…
Un homme humble, authentique, et cela certifié par les milliers de témoignages de personnes qui l’ont rencontré une fois dans leur vie, mais qui se sont senties quelqu’un parce l’homme de hockey ne semblait pas avoir d’autre préoccupation que de leur être présent, à leur écoute, parce qu’elles étaient réellement importantes pour lui.
Dans les dernières années, Jean Béliveau témoignait de son inquiétude pour le sort des personnes âgées moins nanties… Certainement qu’un projet de loi sur l’euthanasie ne devait pas lui plaire…
Comme plusieurs personnes de sa génération, il devait prendre conscience tranquillement des atteintes à la vie dans notre société, atteintes inconcevables pour un homme qui voyait le bien en chacun.
Nous tenons à saluer Monsieur Béliveau et à offrir nos condoléances à sa famille.
Merci M. Béliveau d’avoir su tenir votre place d’humble travailleur, reconnaissant de l’admiration des spectateurs, tout en conservant une attitude qui rappelait implicitement et aimablement que vous étiez un homme, pas une idole…
Pour cela même, vous avez su vous faire aimer. Parce que vous étiez un homme qui aimait les gens, et remerciait Dieu des talents qu'Il vous avait donnés, pour Sa plus grande gloire.
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Meurtre d'une jeune fille aux États-Unis parce qu'elle refusait d'avorter
Sur le blog de Jeanne Smits du 2 décembre 2014 :
(Photo : Rama sur wikimédia.org, licence creative commons)
(...)Un soir Shaniesha devait envoyer un SMS à Ferdinand annonçant qu’elle était enceinte de lui, et qu’elle entendait garder l’enfant en raison des convictions religieuses de sa mère. « Tue cette m… », avait-il répondu. Lorsqu’ils se retrouvèrent peu après dans la maison d’un cousin du jeune homme, la conversation se poursivit : l’adolescente voulait garder le bébé et refusait de se faire avorter malgré l’insistance de son « ami ».Celui-ci se saisit d’un coussin en cuir, l’étouffa, puis brûla son corps (...)
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Simone Veil et le « droit » à l'avortement
(Photo de Jean Foyer par Ciborum sur wikimédia.org, licence creative commons)
Bien que Simone Veil ait raconté n'importe quoi pour obtenir l'adhésion des parlementaires français en 1974, l'argument du « droit à l'avortement » ne faisait pas partie de sa panoplie de sophismes. Sur le site du Huffington Post du 3 décembre 2014 :
A l'occasion de son propre discours devant l'Assemblée le 26 novembre 1974, celle qui était à l'époque ministre de la Santé avait exposé on ne peut plus clairement l'esprit de sa loi: "Si elle n'interdit plus, elle ne crée aucun droit à l'avortement."
Le Monde, Libération ou Madame Figaro ont donc tout faux: Aucun droit à l'avortement n'a jamais été proclamé en France. Pas plus qu'en Europe, puisque la Commission de Strasbourg réaffirmait à l'inverse le 10 décembre dernier que l'IVG ne saurait être un "droit".
Le journaliste du Huffington Post, Pascal Bories, a raison et tort à la fois. Raison dans le discours de Simone Veil. Tort dans les intentions des pro-avortement de l'époque. Si les pro-avortement célèbrent aujourd'hui les 40 ans de la loi Veil et du « droit » à l'avortement, c'est que le discours de l'académicienne n'était que fumisterie servant dans les faits à instaurer ce « droit » à l'avortement. En cela, ils ont parfaitement raison de célébrer les 40 ans de ce « droit ». Dans tous les combats pour le « droit à l'avortement et à l'euthanasie », le mensonge est l'arme principale des partisans de la culture de mort. À qui combat pour la mort, inconsciemment, tout est permis...
Si l'on veut se souvenir de propos intelligents prononcés il y a 40 ans lors de ce débat, il faut rappeler ceux, prophétiques, de Jean Foyer, l'un des artisans de la Constitution française de 1958 et Garde des sceaux de Charles de Gaulle :
« Vous allez amener le Parlement à porter une atteinte au respect de la vie humaine, et je crains que cette atteinte ne soit suivie de beaucoup d’autres. (...)
Plus tard, lorsque dans une France dépeuplée, le nombre des vieillards et des handicapés sera devenu insupportable, parce que disproportionné à celui des actifs, on expliquera à nos successeurs qu’une vie diminuée ou ralentie n’est plus une vie humaine et qu’elle ne vaut plus la peine d’être vécue. »
— (Discours à l'Assemblée nationale, 26 novembre 1974) (source : wikipédia)
C'est effectivement le discours prononcé aujourd'hui où l'on qualifie d'indigne « une vie diminuée ou ralentie » et « digne » la vie qui accepte d'être supprimée parce qu'elle ne respecte plus la « règle » de l'autonomie, c'est-à-dire la règle qui consiste à ne pas être un poids pour ceux qui consentent à vous tuer, parce qu'ils consentent à vous laisser vous définir vous-même comme un poids. Toute une compassion!
Le poids du vieillissement de la population entraîne dans tous les pays occidentaux, la tentation de l'euthanasie, même si l'on comble le dépeuplement par l'immigration.
Laissez un commentaireVous pouvez communiquer avec les sénateurs pour soutenir les opposants au projet de loi s-225
(Photo : Mightydrake sur wikimédia.org, licence creative commons)
Deux sénateurs viennent de déposer un projet de loi sur le suicide assisté. Si une société choisit d’institutionnaliser le suicide, qu’elle ne se surprenne pas que ce fléau se répande d’autant plus au sein de la population. On ne peut pratiquer le suicide d’un côté et tenter de convaincre que le suicide n’est pas une option de l’autre. (...) La transformer en une affaire publique et transformer les soignants en complices de suicide (ou auteurs de mort induite avec l’euthanasie) change radicalement la médecine et même l’État de droit, fondé sur l’interdiction de s’entre-tuer. La Belgique en est rendue à obliger les foyers pour aînés à avoir une « boutique d’euthanasie ». Sachant combien les personnes âgées sont influençables, c’est une honte indescriptible. Mais c’est là qu’on s’en va comme société si on ouvre la porte à la mort induite médicalement. Améliorons les soins palliatifs (soins de confort, de dignité et d’autonomie) et nous éviterons toute cette dégénérescence sociale. C’est d’ailleurs la conclusion du Sénat dans chacun des rapports qu’il a produits à ce sujet. Le Sénat n’est-il pas là pour protéger la population vulnérable ?
Ward O’Connor
Montcerf-Lytton (Québec)
Pour contacter les sénateurs, voici la liste des courriels :
[email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected]
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Un projet de loi au Sénat pour légaliser le suicide assisté et l'euthanasie
Pour voir le projet de loi, vous pouvez consulter le site du parlement. Le site du journal Métro du 2 décembre 2014 précise :
(Photo : jean-louis zimmermann sur flickr.com, licence creative commons)
Si le projet de loi était adopté au Sénat, il reviendrait alors aux Communes où se tiendrait enfin le débat que le député Fletcher réclame depuis quelques années. Les sénateurs croient possible d’en arriver là avant le printemps prochain.
L'Euthanasia Coalition Prevention a commenté ce projet de loi. En voici un extrait (traduction libre) :
La sénatrice Nancy Ruth et le sénateur Larry Campbell ont introduit au Sénat le projet de loi privé S 225, un projet de loi qui légalise l'euthanasie par injection létale et le suicide assisté par prescription mortelle. Ce projet de loi est basé sur le projet de loi privé du député Stephen Fletcher introduit plus tôt cette année.
(…)
Le langage utilisé par le Sénat pour le projet de loi S 225 est volontairement permissif. Le projet de loi est conçu pour protéger les médecins qui tuent par injection létale ou aident au suicide de leurs patients. Il n’est pas conçu pour protéger les patients.Le projet de loi autorise spécifiquement l'euthanasie et le suicide assisté pour les personnes handicapées.
Le projet de loi permet l'euthanasie ou le suicide assisté pour les « souffrances psychologiques. » Le terme « souffrance psychologique » n’est pas défini.
Le projet de loi n’est pas limité aux cas de maladie terminale.
Le projet de loi exige que le médecin rapporte la mort après qu'elle ait déjà eu lieu. Cela suppose que les médecins vont dénoncer leur propre abus par rapport à la loi. Comme le patient est mort, lorsque l'acte est signalé, par conséquent, il n’existe pas de protection réelle du patient.
Les personnes handicapées s’opposent généralement à l'euthanasie et au suicide assisté. Le Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD) est intervenu à la Cour suprême du Canada concernant l'euthanasie et le suicide assisté. La porte-parole pour les médias de presse de CCD, Catherine Frazee, a déclaré :
Dans les pays où le suicide assisté/euthanasie est légal, les principales raisons invoquées par les mourants ne sont pas liées à la douleur, mais plutôt à la sensation de « perdre sa dignité et de l'autonomie » et de « devenir un fardeau pour la famille et les amis ».
(…)
Espérons que les députés conservateurs continueront de s'opposer à la légalisation de meurtres médicaux.
Laissez un commentaireL' « intouchable » Philippe Pozzo Di Borgo parle sur l'euthanasie
Sur le site de Aleteia du 3 décembre 2014 :
Face à la déferlante communicante et médiatique des pro-euthanasie, Philippe Pozzo di Borgo, l’homme qui a inspiré le héros tétraplégique du film Intouchable, a décidé de se faire l’ambassadeur du mouvement « Soulager mais pas tuer ». Il frappe fort et juste en analysant les causes profondes de l’euthanasie : elle est le symptôme de la faiblesse des biens portants, explique-t-il. Elle répond à une tentation d’éliminer ce qui est anormal, peu présentable. Et il prévient : « Vous savez qu’un jour, vous, les biens portants vous serez peu présentables ? Et c’est cette idée qui vous est insupportable. Intégrez votre part de fragilité, de pas présentable. Grâce à nous, vous pouvez vous réconciliez avec vous-même ! ». (...)
À voir :
Laissez un commentaireTémoignage d'une sage-femme sur les avortements tardifs
À lire, sur le site de zenit.org du 1er décembre 2014 :
(Photo : certains de nos contemporains ne savent plus quel être a le plus de valeur sur cette photo...)
(Photo : >David< sur flickr.com, licence creative commons)
(...)j’ai des souvenirs horribles de la salle de gynécologie où j’ai participé à des avortements tardifs, la plupart autour de 16 semaines, où le fœtus luttait et essayait de respirer pendant 5 à 15 minutes.
Parce qu’il n’y a pas de règles ou de règlements sur ce qu’il faut faire avec un nourrisson qui se bat pour la vie, vous le laissez mourir seul dans un bol ou une bassine.
Je pense que c’est horriblement inhumain. De plus, ce n’est pas un événement inhabituel. Environ 25% des fœtus avortés à la 16ème ou 17ème semaine vivent un temps plus ou moins long.
À présent, je suis à nouveau amenée à faire cela. J’avais décidé de ne plus jamais m’occuper d’une telle tâche. Suis-je maintenant obligée d’arrêter de travailler comme sage-femme ? Comment devrais-je agir ? Et si je suis obligée de me forcer à le faire à nouveau, que dois-je faire avec le fœtus quand il est vivant ?
J’ai lu dans la loi sur la protection des animaux comment tuer des chatons, des chiots ou d’autres petits animaux. Il y a des règles claires pour que la mise à mort soit faite d’une manière qui ne provoque pas l’anxiété ou de la douleur chez l’animal… »
Mais pour beaucoup de nos contemporains, surtout ceux qui ont avalé la nouvelle philosophie sur les dangers du « spécisme » où l'on accorde plus de valeur à certains animaux qu'à des enfants, l'anxiété et la douleur des enfants à naître est le dernier de leur souci. Et pour ce qui est de sa vie alors, on n'en parle pas...
Laissez un commentaireN'hésitez pas à écrire aux journaux!
Qu'ils publient ou pas votre lettre, ils la liront du moins... Voici un exemple d'une lettre parue dans le journal Métro du 1er décembre 2014, et qui débute ainsi:
(Photo : voyages provence sur flickr.com, licence creative commons)
À l’instar des autres provinces du Canada (exception faite de l’Île-du-Prince-Édouard), les femmes pourront désormais se faire avorter, sans aucune restriction, au Nouveau-Brunswick. Est-ce vraiment un progrès social?
À lire pour s'encourager à écrire!
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Je vois cette photo du bienheureux : le professeur sourit près de l’instrument de sa crucifixion, il sourit, là, près de l’oculaire de son microscope, qui ressemble étrangement au canon d’un pistolet. Et puis je me souviens d’un de ces bienheureux qu’il ne voyait pas d’abord comme « atteint de trisomie », mais comme poème de l’Éternel, et dont il n’a cessé de dire la bonté de l’existence. Je me souviens d’une bienheureuse saisie par le malheur, comme n’importe lequel d’entre nous, de toute façon, mais qui, à la différence de nombre d’entre nous, y garda le cœur pur, l’illumina du jaillissement sans réserve de son sourire et de ses larmes. Je me souviens de Claire Fichefeux, qui n’eut pas besoin de suivre la voie du petit pauvre d’Assise pour se dépouiller comme Claire d’Assise, parce que c’est comme s’il n’y avait en nous autres, inscrits dès le départ, que les préceptes de la loi divine, alors qu’il y avait aussi, inscrits en elle et en tous ceux de sa race d’exception, les conseils évangéliques. Et elle reste pour moi exemplaire, autant que le professeur. La jeune toujours jeune qui était atteinte par la trisomie 21 et Lejeune qui avait découvert l’origine de son mal mais témoigné plus encore du bien de son être.
Et voici ce que je pense, si nous voulons recouvrer le visible, voici ce que je vois enfin, s’il est permis à l’enfant de faire quelque recommandation à sa Mère : c’est que l’Église pourrait béatifier le professeur Lejeune, et en même temps béatifier un petit mongolien, une petite mongolienne, je ne sais, un de ces dits « trisomiques » qui serait surtout « trinitaire », qu’on aurait prié et qui ferait des miracles, tout aussi bien qu’un de nos grands saints bisomiques, pourquoi pas ? Ce serait rappeler l’évidence du plus petit contre la visée microscopique. Et les grands savants coupeurs de chromosome en quatre, les géniteurs inquiets de réussite future, les chrétiens eux-mêmes qui confondent sainteté et performance spirituelle, auraient un modèle de vie pure et simple, qui leur ouvrirait peut-être enfin les yeux.