Contre le trafic d’organes au Mozambique
Vous trouverez ci-joint au bulletin une pétition pour demander que le gouvernement du Mozambique cesse de se faire complice de l’affreux trafic d’organes d’enfants dans ce pays. Ce sont des religieux servites qui ont lancé un cri d’alarme international pour que cesse ce crime contre l’humanité. Hélas, il manifeste bien le manque de respect envers les enfants si répandu autant dans les pays du tiers monde que dans les pays occidentaux. Que dire du commerce des organes des foetus avortés dans nos pays? Au Mozambique, on tue carrément les enfants nés. On sait quel sort doivent subir beaucoup de jeunes filles chinoises nées ou en voie de naître. Avec le développement des nouvelles techniques de reproduction, le monde orwellien de 1984 est déjà une réalité. Réagissons avant qu’il ne soit trop tard!
Laissez un commentaireMarche pour la vie à Ottawa (13 mai 2004)
Contrairement à ce qui a été écrit dans le Bulletin de Campagne Québec-Vie de janvier 2004, la prochaine Marche nationale pour la vie à Ottawa aura lieu le jeudi 13 mai prochain. Les militants pro-vie du Canada sont tous invités à venir marcher à Ottawa pour réclamer la reconnaissance légale de l'enfant à naître depuis sa conception: rassemblement à 12h00 sur la Colline parlementaire. À la suite du funeste bill omnibus, adopté par le Premier ministre Trudeau le 14 mai 1969, l'avortement a été graduellement banalisé au Canada jusqu'à devenir un simple moyen contraceptif.
On ne peut abandonner ainsi nos enfants à naître! Allons exiger de nos parlementaires une loi protectrice pour l'enfant à naître pour combler le vide juridique créé en 1988 par la Cour suprême du Canada: honte à nos juges! Honte à la Cour suprême du Canada! Soyons prêts! Notre présence massive en provenance du Québec manifestera le sérieux de notre implication en faveur de la vie humaine.
Voilà le terrible résultat de la culture de mort : l’enfant « morgentalérisé ».
Vous pourrez aussi participer à la Vigile pour la vie à Ottawa (le 12 mai 2004) en offrant des chandelles (qui représenteront les cent mille enfants sacrifiés annuellement au Canada par l’avortement) et surtout en priant pour le respect de la vie.
Vous pouvez aussi d’ores et déjà nous aider financièrement pour organiser cette activité de sensibilisation et d’éducation pro-vie. Veuillez répondre par la partie détachable du dépliant de la marche nationale pour la vie 2004 ci-joint.
Laissez un commentaireRosaire pour la Vie : prions pour Mademoiselle Gosselin
Chaque premier samedi du mois, nous récitons le Rosaire pour la Vie à 11h à la chapelle de l’Assomption de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal. Nous vous invitons particulièrement en novembre et décembre de cette année à l’occasion de la perte tragique de Mademoiselle Jeannette Gosselin, fervente dévote de la Sainte Vierge Marie et participante régulière à ce Rosaire pour la Vie.
Mademoiselle Gosselin est décédée dans un accident de voiture le 25 octobre dernier. Elle était secrétaire nationale de l’Apostolat mondial de Fatima depuis longtemps et elle se donnait totalement à cette œuvre et à toutes les bonnes causes catholiques. Je n’oublierai jamais sa gentillesse, sa délicatesse et sa générosité portées par une grande charité chrétienne. Prions pour cette demoiselle qui s’était donnée toute entière depuis sa jeunesse à Dieu et à l’Église dans un saint laïcat consacré. Je remercie Dieu d’avoir connu une âme si pure et si désintéressée. Comme il est doux d’avoir connu des saints et des saintes dans son parcours terrestre qui est parfois si gris et si médiocre. Cordialement vôtre dans la vie,
Laissez un commentaireUne communauté chrétienne pour le mariage gai
L’Église unie du Canada, le plus grand regroupement protestant au Canada, incite les parlementaires canadiens à appuyer le mariage gai. Cette Église ordonne déjà des homosexuels comme ministres. Le modérateur national de cette Église, le Révérend Docteur Peter Short, a même « exigé » du gouvernement qu’il légalise le mariage gai. Il est allé jusqu’à affirmer que les hétérosexuels étaient les véritable responsable de la destruction du mariage au Canada : « Ceux qui prétendent que les homosexuels menacent de démanteler la valeur du mariage hétérosexuel devraient se rappeler que ceux qui détruisent le mariage, ce sont les gens mariés, pas les homosexuels ou les lesbiennes ».
Il y a quelques années, le modérateur de cette Église avait créé un scandale en déclarant dans le Ottawa Citizen « I believe Jesus-Christ is not God ». En s’éloignant du sens traditionnel de la Bible, on peut errer jusqu’à nier les éléments les plus fondamentaux de la morale biblique et naturelle, comme l’institution du mariage et la notion du péché de l’homosexualité. Il y a aussi une tendance semblable dans l’Église « nationale » du Québec, qui veut s’éloigner de la doctrine romaine et biblique. L’abbé Raymond Gravel qui continue à sévir au Québec sans aucune sanction ecclésiastique en constitue le symptôme le plus évident.
Laissez un commentaireL’esprit boomer : voilà le coupable!
Dans la série télévisée Smash, l’auteur Daniel Lemire dresse un portrait lucide, donc négatif, de sa génération baby-boomer. Une génération arrivée à la cinquantaine sans repères, sans foi, sans espérance et, finalement, sans amour véritable. Rémy, des Invasions barbares, représente bien cette génération en désarroi alors qu’il déclare avant de se suicider de façon soft et cool: « Oui, mais moi, moi, je ne serai plus là! Moi je vais disparaître pour toujours! Si au moins j’avais appris quelque chose. Je te le jure, je suis aussi démuni que le jour de ma naissance. J’ai pas réussi à trouver un sens… C’est ça qu’il faut chercher… »
Daniel Lemire est tout aussi négatif dans son bilan : « J’ai toujours trouvé que ma génération avait un petit côté après-nous-le-déluge! Pourtant, je ne suis pas certain qu’on ait été beaucoup mieux que nos parents. Nous avons eu notre époque pour nous envoyer en l’air, vivre l’amour libre et tout le reste. Aujourd’hui, c’est nous qui prétendons devant les jeunes que c’était mieux. Eux, ils vivent avec le sida, l’héroïne et les autres menaces. Nous ne pouvons certainement pas nous vanter de leur avoir préparé la voie. Je crois qu’un petit mea culpa s’impose à bien des égards » (Voilà!, semaine du 6 mars 2004, p. 3).
Ces boomers n’ont transmis aucune valeur solide à leurs enfants, même pas l’amour de la culture et de la lecture comme l’affirme Rémy à la suite d’un commentaire cynique de son collègue Pierre sur les « analphabètes » universitaires : « C’est pas de leur faute. Ils auraient pu apprendre aussi bien que nous, mais personne ne leur a enseigné. » Évidemment! le principe fondamental de cette « génération lyrique » est la rupture : pourquoi apprendre ce que les autres ont enseigné ou écrit? Nous créons notre propre vérité et notre propre culture. À Star Académie, rien de ce qui a précédé la Glorious Quiet Revolution n’a existé.
La transmission, la tradition, est le contraire de la rupture. La religion, fondement de la civilisation canadienne-française, fut, par conséquent, le premier pilier à être abattu. Les jérémiades des Arcand, Lemire et autres Bombardier resteront cependant vaines, car ces boomers refusent tous de remettre en question la culture boomer, l’esprit de rupture radicale. Or, c’est là que se trouve le coupable. Il faut que la jeune génération rompe avec la rupture et retrouve les sources de notre tradition nationale, d’abord la pratique en esprit et en vérité de la religion de nos ancêtres.
Si même des prêtres ont perdu la foi, s’ils ne croient plus au Christ crucifié et s’ils n’en parlent plus, Dieu prêchera par la jeune génération. Pourquoi pas? Dieu n’a pas fini de nous étonner.
Laissez un commentaireNon au projet de loi C-38 et débat sur le mariage
Mgr Pierre Morissette, président de l’Organisme catholique pour la vie et la famille, a envoyé une lettre à tous les parlementaires canadiens le 23 février 2005 pour s’opposer au mariage gai. Nous en publions des extraits importants : « L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) veut vous faire part de sa déception et de sa grande inquiétude face au projet de loi C-38, qui entend redéfinir le mariage.
Nous sommes d’autant plus préoccupés par cette initiative qu’elle entend modifier radicalement la nature et le sens d’une institution plurimillénaire dont toutes les cultures et les religions ont reconnu l’importance vitale pour la stabilité des familles et l’avenir des sociétés. La dignité et l’égalité des personnes ne dépendent en rien de leur race, de leur religion, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur état civil. Leur dignité et leur égalité se fondent sur le simple fait qu’elles sont humaines. Quant à leurs droits, certains sont absolus – le droit à la vie, par exemple. Et d’autres sont conditionnels – comme le droit de pratiquer la médecine à condition d’avoir obtenu un diplôme. De même, le droit au mariage, reconnu par l’article 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ne s’applique qu’aux personnes qui remplissent les conditions inhérentes à ce droit. Dans le cas qui nous occupe, l’hétérosexualité est reconnue depuis toujours comme une condition inhérente au mariage.
- Ni les États, ni les religions n’ont inventé le mariage. Au fil des siècles, ils ont reconnu que cette institution naturelle composée d’un homme et d’une femme sert bien les besoins de la société en lui donnant de nouveaux citoyens et en les éduquant, ce qui lui assure un avenir. Telle est la raison pour laquelle, grâce aux privilèges attachés au mariage civil, les États ont choisi de soutenir les couples hétérosexuels qui se marient : parce qu’ils contribuent ainsi au bien commun.
- Que devient la question de la procréation qui, à notre avis, est trop exclue du débat? Avec le bien des époux, le potentiel procréateur est définitivement l’un des deux éléments constitutifs du mariage. En incluant les unions gaies et lesbiennes dans la définition du mariage, on détruirait donc le mariage puisque les personnes de même sexe n’ont pas la capacité biologique de se reproduire; bien que la procréation assistée permette de surmonter ce problème biologique, il n’en demeure pas moins que cette possibilité est une exception à la règle. Il est vrai, par ailleurs, que certains couples hétérosexuels n’ont pas d’enfants, mais ils possèdent tout de même la complémentarité anatomique nécessaire pour procréer.
- Il n’y a rien de discriminatoire à traiter et à nommer différemment deux types d’unions aussi fonda-mentalement différentes – cela évite la confusion. Nous convenons qu’il est important de reconnaître et de protéger les droits individuels, mais jamais au détriment de l’intérêt public et du bien commun. Les coûts sociaux de cette expérience sociétale sans précédent n’apparaîtront qu’avec le temps, comme ce fut le cas après la légalisation du divorce. - Le projet de loi C-38 entend faire respecter les droits humains individuels des personnes de même sexe en leur reconnaissant le « droit » au mariage. Assez étonnamment, on n’entend jamais parler des besoins et des droits des citoyens les plus vulnérables – les enfants : leur droit à un père et à une mère, et leur droit de connaître leurs parents biologiques et de grandir avec eux. Ces droits sont protégés par l’institution du mariage et c’est une autre raison pour laquelle il faut conserver le mariage (hétérosexuel) comme norme sociale de base (…) En conclusion, rappelons que toute évolution sociale n’est pas nécessairement un progrès. Seule peut être qualifiée de progrès une évolution qui respecte le bien commun de la société. »
Laissez un commentaireL’archevêque d’Ottawa interpelle les politiciens catholiques :Le devoir absolu de défendre la vie
Mgr Terrence Prendergast, SJ, nommé récemment archevêque d’Ottawa, a interpellé vigoureusement les politiciens catholiques au sujet de leur devoir absolu de défendre la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Lors d’une réunion de la « Theology on tap », tenue à Ottawa le 19 février 2008, il a affirmé que les politiciens catholiques qui « persévèrent obstinément » dans leur appui à l’avortement pourraient être interdits de recevoir la sainte communion. Il a réitéré cette position au poste de radio CFRA (Ottawa) le 12 mars dernier (selon le journal Interim, avril 2008, p. 3).
Il a affirmé que l’Église catholique considère que l’avortement est un « péché grave » et qu’un « politicien qui fait la promotion de l’avortement est, d’une certaine façon, complice de cela ». Il a également rappelé aux leaders de l’Église leur responsabilité d’interpeller les politiciens pour qu’ils mettent fin à cette tragédie de « millions de vies perdues par l’avortement ». Avant d’interdire à un politicien pro-avortement l’accès à la sainte communion, il faut le rencontrer et lui expliquer cette mesure disciplinaire. S’il persévère dans son appui à l’avortement, « alors je dois vous dire que vous n’êtes pas en communion avec l’Église. C’est ce que recevoir la sainte communion signifie : “Je crois dans ce que l’Église croit” ». Plusieurs politiciens interrogés par le Ottawa Citizens ont dénoncé la prise de position de l’archevêque d’Ottawa, certains avec un manque de respect accablant comme le libéral Paul Zed (députés de Saint John) : « Je pense aussi que ces gars-là (les évêques) devraient s’occuper de leurs affaires (mind their own business) ». Une telle déclaration démontre une ignorance totale de la doctrine sociale de l’Église et du rôle pastoral des évêques comme gardiens du bien commun de l’Église et de la cité. Les chrétiens ont un rôle politique à remplir et les évêques doivent les éclairer sur leurs devoirs. Le député catholique et conservateur Pierre Lemieux (Glengarry-Prescott-Russell) appuie pour sa part son arche-vêque :« L’Église catholi-que a le droit de dire que ceux qui ne sont pas publiquement en commu-nion avec l’Église ne devraient pas recevoir la sainte communion ».

Mgr Prendergast
Quel évêque du Québec aura le courage de dénoncer ces politiciens québécois « catholiques » à la Raymond Gravel qui reçoivent la sainte communion tout en promouvant ouvertement le mariage gai et le libre accès à l’avortement?
Laissez un commentaire15e Pèlerinage de chrétienté (21 août 2004)
Devant l’apostasie du peuple canadien-français, le Chanoine Achille Larouche, infatigable apôtre du diocèse de Sherbrooke, a lancé il y a déjà quinze ans un pèlerinage de chrétienté entre la basilique Notre-Dame-de-Québec et la basilique Sainte-Anne-de-Baupré dans l’esprit de Charles Péguy et du pèlerinage de Chartres. Dieu n’a pas créé que des individus, il a aussi créé des familles et des nations. Nous devons prier pour le salut de notre nation tout autant que pour le salut des âmes individuelles. Le salut de celles-ci est d’ailleurs lié au salut de celle-là. Cette apostasie menace notre nation dans son existence même puisqu’elle a conduit en trente ans à l’avortement massif, au suicide des jeunes et à la stérilisation des couples. Que Dieu nous préserve de la mort! Campagne Québec-Vie sera assurément présent à ce pèlerinage et vous encourage fortement à y participer :
-Départ le 21 août 2004 à 6h45 de la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec.
-Repas au centre des loisirs de l’Ange-Gardien vers 11h30 (on apporte son repas).
-Messe du pèlerinage à la chapelle de l’Immaculée-Conception de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré à 18h.

-Repas à l’auberge de Sainte-Anne-de-Beaupré et retour à Québec vers 20h (service de navettes du pèlerinage).
Ce pèlerinage est en vue de la plus grande gloire de Dieu et il est gratuit. L’inscription n’est pas nécessaire. On peut s’y joindre à tout moment le long de l’avenue Royale. Information supplémentaire : M. Yves Prayal (418-622-0853), organisateur.
Laissez un commentaireRéponse de l’abbé Gravel
À la demande de son évêque, l’abbé Raymond Gravel, curé de Saint-Joachim-de-la-Plaine et aumônier de la Fraternité des policiers de Laval, précise ici sa pensée au sujet de l’avortement. Nous reproduisons ici l’essentiel de son texte dont l’intégralité sera disponible sur le site internet de Campagne Québec-Vie (www.cqv.qc.ca) :
« À la suite de l’émission radiophonique de la SRC Dimanche magazine, le 20 juin dernier, où le journaliste Léo Kalinda m’a demandé ce que je pensais de la déclaration de Mgr Henry de Calgary et de Mgr Burke de St. Louis, U.S.A., qui voulaient interdire la communion eucharistique aux hommes politiques Paul Martin du Canada et John Kerry des États-Unis, et qui incitaient les prêtres de leur diocèse respectif à refuser de distribuer la communion aux personnes qui sont pro-choix, en matière d’avortement, j’ai dit qu’il s’agissait là d’un abus de pouvoir de certains dirigeants de l’Église qui vont à l’encontre de la conscience morale des individus. Dans les réactions qui ont suivi, des personnes appartenant au mouvement pro-vie, à travers le Canada, ont réagi sur certains de mes propos qui ont malheureusement été sortis de leur contexte dans l’émission radiophonique. Je me dois donc de faire une mise au point.
1. Je suis contre l’avortement pour la simple raison qu’il s’agit là d’un acte violent qui tue la vie; faire de l’avortement un moyen contraceptif comme un autre, c’est, à mon avis, irresponsable et abusif.
2. Je suis tout à fait d’accord avec l’enseignement de l’Église sur le respect de la vie humaine, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. L’avortement n’est pas le seul acte qui détruit la vie... L’inégalité entre riches et pauvres, l’exploitation des petits, le fanatisme et l’extrémisme religieux, les guerres et le terrorisme en font tout autant. Il ne s’agit pas de relativiser l’avortement, mais il ne faudrait surtout pas oublier tout le reste. Nous avons tous une part de responsabilité dans le développement de la vie humaine et ce n’est pas moins grave la politique américaine ou canadienne qui favorise l’exploitation des pays pauvres qu’une politique qui légalise l’avortement.
3. Je ne crois pas que c’est en condamnant l’avortement, les femmes qui le subissent ou les médecins qui les accompagnent, que nous allons régler le problème de l’avortement; au Québec, en 2003, on a dénombré 35 000 avortements et au Canada, pour la même période, au-delà de 100 000. Croyez-vous vraiment que la condamnation de l’Église change quelque-chose à cette dure réalité? Pour ma part, je suis convaincu que c’est par l’éducation qu’on peut contrer le fléau de l’avortement, parce que l’éducation nous apprend la responsabilisation et la prise en charge de notre vie et le respect de celle des autres. Au lieu de condamner, il faudrait peut-être proposer des lieux d’accompagnement et de soutien à toutes ces femmes désespérées qui ne voient d’autres alternatives que l’avortement. Elles ont beaucoup plus besoin de notre compréhension et de notre écoute que d’un verdict de condamnation.
4. Quant à la communion eucharistique, il appartient à chacun de décider s’il peut communier. Dans le catéchisme de l’Église catholique au #1782, on peut lire: «L’homme a le droit d’agir en conscience et en liberté afin de prendre personnellement les décisions morales». Citant la Déclaration Dignitatis Humanae du Concile Vatican II, on peut lire: «L’homme ne doit pas être contraint d’agir contre sa conscience. Mais il ne doit pas être empêché non plus d’agir selon sa conscience, surtout en matière religieuse». C’est évident que la conscience humaine a besoin d’être éclairée par l’enseignement du Magistère et par la Parole de Dieu, mais il revient à la conscience personnelle, en dernier recours, de décider des actes à poser. Il n’appartient ni aux prêtres, ni aux évêques, ni même au pape de passer par-dessus la conscience d’une personne. De plus, comme le dit le # 1385 du catéchisme catholique, il est vrai que saint Paul nous exhorte à un examen de conscience avant de communier:
«Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps» (1 Co 11,27-29). (…)
Je suis de plus en plus convaincu que l’avortement n’est pas sans lien avec la pauvreté des personnes: pauvreté matérielle, pauvreté psychologique, pauvreté sociale et pauvreté spirituelle. Ce ne sont pas les pauvres qui sont exclus de la table du Seigneur; ce sont les autres, les indifférents, les bien-pensants, les bien-portants, qui sont indignes de communier avec eux. On connaît tous le dicton de l’arroseur arrosé. C’est peut-être ce dicton qui a fait dire à l’évangéliste Matthieu: «Ne vous posez pas en juges, afin de n’être pas jugés; car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera, et c’est la mesure dont vous vous servez qui servira de mesure pour vous. Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas? » (Mt 7,1-3). (…)
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