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Des demandes d'euthanasie qui disparaissent...

Sur le site de Loractu.fr du 8 février 2013, ce témoignage d'un médecin sur l'euthanasie:

 

 

 

Pour un médecin qui pratique à Thionville en Moselle, la pratique reste rare. « En plus de vingt ans de service, j’ai vu des milliers de patients mais pas plus de trois ou quatre m’ont demandé une euthanasie. Chez un malade bien pris en charge au niveau de sa douleur, ainsi qu’au plan affectif, psychologique et social, la demande explicite d’abréger sa vie dans l’immédiat est absolument exceptionnelle ».
 
Selon lui il ne s’agit pas de faire de l’acharnement thérapeutique. « En revanche, un médecin a le droit d’interrompre une réanimation désespérée et pénalisante aussi bien pour le malade que pour les proches, et abréger ainsi de quelques heures ou de quelques jours la fin de vie, sans que pour autant on puisse parler d’euthanasie ».
 
Pour ce médecin, la demande est également une demande liée à l’angoisse de la maladie qui peut s’atténuer avec le temps, « Dans mon expérience, la demande d’euthanasie est plutôt le fait de personnes qui viennent d’apprendre qu’elles vont être soignées pour un cancer et dont l’angoisse est telle qu’elles implorent cette possibilité pour le moment où elles s’estimeront incurables. Lorsque cette même personne s’approche du moment où les possibilités de soins curatifs sont dépassées, elle n’exprime plus du tout ce besoin, bien au contraire ». 

Ce qui rejoint également les propos de Suicide Action Montréal sur le sujet.

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Dites-moi en face que je n'aurais jamais dû vivre!

Un texte choc paru sur le site de France Catholique du 30 janvier 2013:

 

 

J’ai quasiment été adoptée à ma naissance. à 18 ans, j’ai appris que j’avais été conçue lors d’un viol sous la menace du couteau d’un violeur en série. Comme la plupart des gens, je n’avais jamais considéré que l’avortement concernait ma propre vie, mais lorsque j’ai reçu cette information, j’ai réalisé tout à coup, que non seulement cela concernait ma vie mais que cela avait même à faire avec mon existence. C’était comme si je pouvais entendre les échos de tous ces gens, qui avec les tons de voix des plus sympathiques diraient «  Bien entendu, excepté dans les cas de viol…  » Ou qui s’exclameraient avec un dégoût plutôt fervent  : «  En particulier dans les cas de viol  !!!  » Tous ces gens sont là qui ne me connaissent même pas mais qui se lèvent en jugement de ma vie, si prompts à la rejeter tout simplement à cause de la façon dont j’ai été conçue. J’ai ressenti que j’avais dès lors à justifier ma propre existence, que j’aurai à me prouver vis-à-vis du monde que je n’aurais pas dû risquer d’être avortée et que j’étais digne de vivre. Je me souviens de m’être sentie comme une ordure à cause des gens qui diraient que ma vie était comme une ordure - dont on pouvait disposer. S’il vous plaît, comprenez qu’à chaque fois que vous vous identifiez comme étant pro choix ou qu’à chaque fois que vous faites cette exception pour le viol, cela se traduit en réalité par le fait que vous êtes capable de vous tenir devant moi, de me regarder dans les yeux et de me dire : «  Je pense que votre mère aurait dû pouvoir vous avorter.  ». C’est une affirmation qui a un impact considérable. Je ne dirai jamais quelque chose comme ça à qui que ce soit. Je ne dirai jamais à quelqu’un : «  Si j’avais pu intervenir, tu serais déjà mort.  » Pourtant, c’est la réalité avec laquelle je vis. Je défie quiconque de me décrire comment ce ne serait pas le cas. Ce n’est pas comme si les gens disaient «  Oh bien sûr, je suis pro-choix excepté pour cette petite fenêtre d’opportunité en 1968/69 afin, que toi, Rebecca, puisse être née.  » Non – c’est la réalité cruelle de cette position, et je peux vous dire que cela fait mal et que c’est mesquin.

Mais je sais que la plupart des gens ne mettent pas un visage sur ce sujet. Pour eux, c’est juste un concept — un cliché expéditif qu’ils balaient sous le tapis et qu’ils oublient. J’espère qu’en étant un enfant du viol, je peux aider à donner un visage et une voix à ce sujet.

J’ai souvent eu affaire à ceux qui se confrontent à moi et essaient finalement de me renvoyer avec de brefs sarcasmes du style «  Eh bien, tu as eu de la chance  !  » Soyez sûrs que ma survie n’a rien eu à voir avec la chance. Le fait que je sois vivante aujourd’hui est corrélé aux choix qui avaient été posés par notre société en son entier, ceux des gens qui s’étaient battus pour être sûrs que l’avortement soit illégal au Michigan à cette époque — même dans les cas de viol — des gens qui argumentaient pour protéger ma vie et des gens qui votaient pro-vie. Je n’ai pas eu de la chance  : j’étais protégée. Et vous voudriez vraiment rationaliser que nos frères et sœurs qui sont avortés quotidiennement sont «  malchanceux  » quelque part  ?

Bien que ma mère de naissance ait été enchantée de faire ma connaissance, elle m’a dit pourtant qu’elle était allée en fait voir deux avorteurs clandestins et que j’avais été presque avortée. Après le viol, la police l’avait dirigée vers un conseiller qui lui avait dit en substance que l’avortement était ce qu’il fallait faire. Elle m’a dit qu’à cette époque, il n’y avait pas de centres pour les difficultés lors de la grossesse, mais ma mère de naissance m’a assuré que s’il y en avait eu, elle s’y serait rendue pour avoir au moins un peu plus de conseil. Le conseiller est celui qui l’a mise en contact avec les avorteurs clandestins. Pour le premier, elle dit qu’il s’agissait des conditions typiques de la clandestinité dont vous entendez parler pour justifier le fait «  qu’elle aurait dû pouvoir m’avorter en sécurité et légalement  » — du sang et de la saleté partout, sur la table et le sol. Ces conditions et le fait que ce soit illégal l’ont conduite à se désister comme pour la plupart des femmes. Ensuite, elle fut mise en relation avec un avorteur plus coûteux. Cette fois-là, elle devait rencontrer quelqu’un de nuit à proximité de l’Institut des Arts de Détroit. Quelqu’un l’aborderait, l’appellerait par son nom, lui mettrait un bandeau sur les yeux, l’installerait sur le siège arrière d’une auto, l’emmènerait et alors l’avorterait… puis lui remettrait le bandeau et la déposerait. Et savez-vous ce que je trouve tellement pathétique  ? C’est que je sais qu’un grand nombre de personnes ici et là, m’entendant décrire ces conditions, réagiraient en secouant pitoyablement la tête pour exprimer leur dégoût  : «   C’est vraiment affreux que votre mère de naissance ait dû passer par ça afin de pouvoir être capable de vous avorter  !  » Comme si c’était de la compassion  ?  ! Je réalise pleinement qu’ils pensent qu’ils sont remplis de compassion mais leur cœur est plutôt incroyablement sec dans ma perspective, ne pensez-vous pas  ? C’est de ma vie dont ils discutent aussi durement et il n’y a aucune compassion dans cette position. Ma mère de naissance va bien — sa vie a continué et en fait, elle est super mais j’aurais été tuée, ma vie se serait terminée. Je peux ne pas ressembler à ce que j’étais à 4 ans ou à 4 jours d’existence dans le ventre de ma mère, mais c’était toujours et indéniablement moi et j’aurais été tuée par un avortement. D’après les recherches du Dr David Rear­don, directeur de l’Institut Elliot, co-éditeur du livre Victims and Victors  : Speaking Out About Their Pregnancies, Abortions and Children Resulting From Sexual Assault, et auteur de l’article Rape, Incest and Abortion  : Searching Beyond the Myths (Viol, inceste et avortement  : Aller plus loin que les mythes), la plupart des femmes qui tombent enceintes suite à une agression sexuelle ne veulent pas d’avortement et en fait vont plus mal après un avortement. Ce qui signifie que la position de la plupart des gens sur les cas de viol se fonde sur des prémisses défectueuses  : 1) la victime du viol voudrait un avortement ; 2) elle irait mieux avec un avortement ; 3) que la vie de l’enfant ne vaut pas la peine qu’elle poursuive sa grossesse. J’espère que mon histoire et les autres histoires postées sur ce site www.rebeccakiessling.com pourront contribuer à dissiper ce dernier mythe.

Je souhaiterais pouvoir dire que ma mère de naissance figurait parmi la majorité des victimes et qu’elle ne voulait pas m’avorter, mais elle avait été convaincue de faire autrement. Cependant, l’attitude désagréable et les propos grossiers du second avorteur clandestin ainsi que la peur pour sa propre sécurité l’ont fait renoncer. Quand elle lui a dit au téléphone qu’elle n’était pas intéressée par cet arrangement risqué, ce docteur de l’avortement l’a insultée et l’a traitée de tous les noms. à sa surprise, il l’a rappelée le lendemain pour essayer de la convaincre de m’avorter encore une fois, elle a refusé de nouveau et fut injuriée. Alors, après tout cela, elle ne pouvait plus continuer. Ma mère de naissance abordait le second trimestre — bien plus dangereux et bien plus coûteux pour me faire avorter. Je suis tellement reconnaissante que ma vie ait été épargnée. Mais beaucoup de chrétiens bien intentionnés me diront des choses du style  : «  Oui, tu vois, Dieu voulait vraiment que tu sois là  !  » D’autres diront encore  : «  Il fallait que tu sois là  ». Mais je sais que Dieu a l’intention que chaque enfant à naître reçoive la même opportunité de naître et je ne peux pas m’asseoir béatement et dire  : «  Eh bien, ma vie aura au moins été épargnée  » ou «  Je l’ai mérité. Regardez ce que j’ai fait de ma vie  ». Des millions d’autres ne l’ont pas pu  ! Pouvez vous rester là et dire «  Au moins, pour ma part j’ai été désiré(e)… au moins je suis en vie…  » ou juste «  Et alors  ?  » Est-ce là réellement la sorte de personne que vous voulez être  ? Une façade de compassion à l’extérieur, mais une froideur de marbre et du vide à l’intérieur  ? Prétendez-vous vous soucier des femmes mais n’avoir rien à faire avec moi parce que je suis un rappel de ce que vous ne préféreriez pas voir en face et que vous détesteriez aussi de voir pris en considération par d’autres que vous  ? Est-ce que je ne trouve pas de place dans votre agenda  ? En faculté de Droit, j’ai eu aussi des camarades de classe qui m’ont dit des choses comme  : «  Bof  ! Si tu avais été avortée, tu ne serais pas là aujourd’hui et tu ne saurais pas la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire  ?  » Croyez-le ou non, mais certains des philosophes de l’avortement des plus connus utilisent le même type d’argumentation  : «  Le fœtus ne sait jamais ce qui lui arrive, alors il n’y a pas de fœtus qui va regretter sa vie.  » Donc, je suppose que tant que vous poignardez quelqu’un dans son sommeil, ça va très bien, parce qu’il ne sait pas ce qui lui arrive  ?  ! J’ai expliqué à mes camarades de classe comment leur propre logique justifierait «  que je puisse les tuer aujourd’hui, parce qu’ils ne seraient pas là demain et qu’ils ne pourraient pas savoir la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire  ?  » Et ils restaient bouche bée. C’est étonnant ce qu’un peu de logique peut faire quand vous réfléchissez vraiment à ce sujet — comme nous étions supposés le faire en cours de droit — et considérez le véritable sujet de conversation : Il y a des vies qui ne sont pas là aujourd’hui parce qu’elles ont été avortées. C’est comme le vieux dicton  : «  Si un arbre tombe dans la forêt, et que personne n’est là pour l’entendre, est-ce que ça fait un bruit  ?  » Oh oui  ! Et si un bébé est avorté et que personne d’autre n’est là pour le savoir, est ce que cela est important  ? La réponse est : «  OUI  ! Leur vie est importante. Ma vie est importante. Votre vie est importante  » et ne laissez personne vous dire le contraire  !

Le monde est un endroit différent de ce qu’il aurait pu être parce qu’il était illégal pour ma mère de naissance de m’avorter alors qu’elle était enceinte. Votre vie est différente parce qu’elle ne pouvait pas m’avorter légalement parce que vous êtes assis à entendre mes mots aujourd’hui  ! Mais vous n’avez pas besoin d’avoir un impact sur des audiences pour que votre vie importe. Il y a quelque chose que nous manquons tous aujourd’hui à cause des générations actuelles qui ont été avortées et cela importe.

Une des choses les plus épatantes que j’ai apprise est que le violeur N’est PAS mon créateur comme certaines personnes aimeraient que je le croie. Ma valeur et mon identité ne sont pas établies en tant que «  produit de viol  » mais en tant qu’enfant de Dieu. Le psaume 68-5, 6 affirme  : «  Père des orphelins… c’est Dieu dans son lieu de sainteté. Dieu donne à l’isolé le séjour d’une maison.  » Et le psaume 27,10 : « Si mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur m’accueillera  ». Je sais qu’il n’y a pas de honte à être adoptée. On nous dit dans le Nouveau Testament que c’est dans l’esprit d’adoption que nous sommes appelés enfants de Dieu par le Christ notre Seigneur. Alors, Il a dû avoir une très haute idée de l’adoption pour utiliser cette image de Son amour pour nous  !

Mais ce qui est plus important, j’ai appris, je serai capable d’apprendre à mes enfants et j’apprends à d’autres que votre valeur ne se fonde pas sur les circonstances de votre conception, sur vos parents, sur votre fratrie, votre compagnon, votre maison, vos vêtements, votre apparence, votre Q.I., vos notes, vos performances, votre argent, votre occupation, vos succès ou échecs, ou vos capacités et handicaps — ce sont des mensonges qui sont perpétrés dans notre société. C’est un fait que, les conférenciers les plus motivants disent à leurs auditeurs que s’ils pouvaient juste faire quelque chose d’eux-mêmes et atteindre un certain standing sociétal, alors ils pourraient être eux aussi «  quelqu’un  ». Mais le fait est que personne ne peut atteindre ces standards ridicules et que beaucoup de gens en resteront incroyablement loin et alors, est-ce que cela signifie qu’ils ne sont pas «  quelqu’un  » ou qu’ils sont des «   rien du tout  »  ? La vérité est que vous n’avez pas be­soin de prouver votre valeur à quiconque et si vous voulez réellement connaître votre valeur, tout ce que vous avez à faire c’est regarder la Croix — parce que c’est le prix qui a été payé pour votre vie  ! C’est la valeur infinie que Dieu a investie pour votre vie  ! Il pense que vous avez beaucoup de valeur et moi aussi. Ne voulez-vous pas vous joindre à moi pour affirmer la valeur des autres aussi, en parole et en action  ? Pour ceux qui parmi vous diraient «  Eh bien, je ne crois pas en Dieu et je ne crois pas en la Bible alors je suis pro-choix  » je vous recommande de lire mon essai Le droit de l’enfant à naître à ne pas être injustement tué, une philosophie de l’approche des droits. Je vous assure que vous ne gaspillerez pas votre temps.

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À quand une politique réellement familiale ?

Le rêve d’un Québec fou de ses enfants de l’année 1991, celui de placer le jeune enfant, non plus au centre de sa famille, mais au centre de la société, se poursuit dans notre État socialiste du Québec.
 

C’est bien ce que mesdames Marie Malavoy, ministre de l’Éducation et madame Nicole Léger, ministre de la famille, nous apprennent ces jours-ci. La première, en annonçant l’implantation progressive dans les milieux défavorisés de la maternelle à temps plein dès 4 ans, à partir de septembre 2013, et la seconde, en nous promettant 15 000 nouvelles places en garderie, d’ici trois ans.
 

Ces deux investissements du gouvernement Marois, qui poussent la sortie hâtive de l’enfant de son foyer, fera sans doute l’affaire d’un bon nombre de parents, mais sûrement pas de tous.
 

En effet, ceux qui, encore aujourd’hui, jugent irremplaçable la mission des parents et essentielle l’école de la famille s’inquiètent. La famille est la seule école essentielle, celle qui permet à l’enfant de s’humaniser et de s’accrocher à la vie.
 

Il est reconnu que presque tous les problèmes que vivent les adultes trouvent leur origine dans la petite enfance. Il serait logique de favoriser la santé de la famille et de donner aux parents les moyens de la favoriser. Comment expliquer le peu de souci d’une politique réellement familiale ?

Solange Lefebvre-Pageau, inf. M. Sc.
Fondatrice et directrice
Centre de recherche et d’éducation à la vie familiale
209-3500, av. Benny, Montréal, QC H4B 2R8
514.342.0695 [email protected]  www.recheducfamille.qc.ca
 

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Il existe toujours d'autres voies possibles... lettre sur le suicide parue dans le Soleil

Sur le site du journal Le Soleil du 8 février 2013:

 

 

(...)Par ailleurs, un des mythes les plus entretenus est de croire que de parler du suicide incite la personne à s'enlever la vie. Or, bien au contraire, demander directement à la personne en souffrance si elle pense au suicide lui donne l'occasion de se sentir reconnue, d'exprimer son mal de vivre et de briser son isolement.

À cet égard, toute personne qui exprime des idées suicidaires ou entretient des comportements le laissant croire requiert une attention immédiate. Il ne faut point hésiter à chercher du soutien, tant pour la personne suicidaire que pour soi-même. Le bon réflexe est d'appeler à un Centre de prévention du suicide au 1 866 APPELLE (277-3553) afin que des professionnels interviennent rapidement et efficacement auprès de personnes suicidaires et leurs proches, par le biais de support téléphonique et de rencontres. Advenant le cas où la crise ne peut être résorbée par ces moyens, il est conseillé de contacter le Centre de crise de votre région qui est en mesure d'offrir d'autres pistes de solution. À titre d'exemple, certains centres sont dotés d'un service d'équipe mobile qui peut se déplacer dans la communauté lorsqu'une intervention face à face s'avère nécessaire afin d'évaluer la dangerosité. Dans le cas où la personne a déjà entièrement planifié son suicide (le «comment», le «où» et le «quand» sont déterminés) et que le passage à l'acte est imminent, il n'y point d'autre alternative que de s'en remettre immédiatement aux corps policiers et ambulanciers.

 Rappelons enfin que la personne suicidaire n'est pas résolue à se tuer, c'est avant tout que la personne veut cesser de souffrir. Le suicide est alors perçu comme la seule solution pour y parvenir. Cependant, il existe toujours, je dis bien toujours, d'autres voies possibles. Souvent, le simple fait d'être présent pour la personne et de laisser place à l'expression de la souffrance peut faciliter sa demande d'aide et de soutien, en plus de solliciter chez elle de l'espoir.

Étienne Boudou-Laforce

 Sherbrooke
 

Ce raisonnement de toujours porter secours à la personne suicidaire vaut également pour la demande d'euthanasie. Et l'on souhaiterait que notre société ait autant de sollicitude pour les femmes enceintes en difficultés.

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Quelques pétitions présentées hier au parlement canadien pour le droit des enfants à naître

Sur le site du parlement canadien du 7 février 2013:

 

(Le député Harold Albrecht)

 

-M. Harold Albrecht (Kitchener—Conestoga, PCC): 
    Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition signée par des centaines de personnes de la région de Waterloo.
    Les pétitionnaires demandent au gouvernement de prendre note du fait que l'avortement sélectif a créé à l'échelle mondiale un déséquilibre entre les sexes qui entraîne la traite des filles en vue de la prostitution. Ils demandent au Parlement d'appuyer la motion M-408 et de condamner l'avortement sélectif.

-M. Stephen Woodworth (Kitchener-Centre, PCC): 
    Monsieur le Président, j'ai trois pétitions à présenter aujourd'hui, portant sur trois sujets différents.

    Les signataires de la première pétition viennent des régions de London et de Guelph, ils sont environ 70 au total. Ils soulignent que le Canada défend depuis longtemps le droit à une protection égale aux termes de la loi. Les pétitionnaires font remarquer qu'empêcher la naissance de filles en ayant recours à l'avortement sélectif est un affront à la dignité et au droit à l'égalité des femmes et prive de leur droit de naissance des millions de filles au Canada et ailleurs dans le monde simplement en raison de leur sexe.

    Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de condamner la discrimination contre les filles que constitue l'avortement sélectif.

-M. Stephen Woodworth (Kitchener-Centre, PCC): 
    Monsieur le Président, plus de 130 Canadiens de la région de Guelph et de London ont signé la deuxième pétition. Ils soulignent que le Canada est le seul pays occidental qui, à l'instar de la Chine et de la Corée du Nord, ne s'est pas doté de lois limitant l'avortement.

    Les pétitionnaires demandent au Parlement d'adopter rapidement une mesure législative à cet égard.

-M. Leon Benoit (Vegreville—Wainwright, PCC): 
    Monsieur le Président, j'ai le plaisir de présenter une pétition signée par des gens de Viking, qui est dans ma circonscription.

    Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de dénoncer la discrimination exercée contre les femmes lorsqu'on a recours à l'avortement pour sélectionner le sexe d'un enfant. CBC/Radio-Canada a diffusé un reportage révélant que certains se livrent à cette pratique au Canada. Les pétitionnaires font valoir que 92 % des Canadiens estiment que l'avortement pour choisir le sexe d'un enfant devrait être illégal. Ils signalent également que tous les partis représentés à la Chambre sont en faveur de l'interdiction de cette pratique.

    Les pétitionnaires demandent donc à la Chambre des communes de dénoncer la discrimination exercée contre les femmes lorsqu'on a recours à l'avortement pour sélectionner le sexe d'un enfant.

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La religion des Québécois

Sur le site du Journal de Montréal du 8 février 2013, cet excellent billet de Mathieu Bock-Côté:

 

 

 

(...)Cet endettement monstrueux est en bonne partie la conséquence d’une crise des valeurs très profonde, qui a déchaîné dans nos sociétés une pulsion consommatrice. Encore faut-il savoir l’expliquer.
 
Elle est indissociable d’une nouvelle conception du bonheur humain. Depuis quarante ans, les sociétés occidentales ont voulu libérer le désir de toutes ses entraves. L’homme voulait vivre dans l’instant présent, seulement guidé par ses désirs. On appelle ça le progrès.
 
Il fallait jouir sans entraves. Il fallait se libérer de l’encadrement social. L’école, par exemple, ne devait plus éduquer l’enfant et refouler chez lui l’instinct tyrannique. Il fallait plutôt lui apprendre à écouter ses désirs.
 
La politique, la religion, la famille étaient de trop. Elles entravaient un individu qui ne voulait plus discipliner ses pulsions. C’est pourtant à travers elles qu’on découvrait des valeurs plus profondes : la patrie, la quête du sens, l’entraide.
 
Conséquence? L’homme n’est plus citoyen, ni membre d’une Église, ni responsable d’une famille, mais seulement jouisseur égoïste. Se croyant libre de tout, il termine bêtement consommateur. Sans repères moraux ni sociaux.
 
Jeté dans le vide, l’individu était perdu. Égaré. Déraciné. Un capitalisme devenu fou le guettait en embuscade.
 
Capitalisme carnassier
 
On devient un consommateur frénétique d’autant plus facilement qu’on n’est plus rien d’autre. La société est d’ailleurs balisée par une publicité qui nous excite à temps plein.
 
Consommer est devenu un geste religieux.
On le voit régulièrement avec tout ce qui vient d’Apple. Il suffit qu’un nouveau iPhone sorte pour qu’une foule fanatisée un peu débile fasse la file devant un magasin pour l’obtenir le matin même.
 
Acquérir un objet donne plus de plaisir que l’objet lui-même. Combien de fois voit-on des gens sortir d’un magasin avec une tonne de bébelles inutiles sans trop savoir à quoi elles peuvent servir. La consommation devient compulsive pour soulager les tensions existentielles.
 
Il ne faut pas se surprendre que notre société soit rongée par un stress sans précédent. Parce que le réel nous rattrape. Les factures arrivent. Et nous n’avons pas les moyens de les payer. Chacun se sent étranglé, étouffé.
 
Et c’est ainsi qu’une société qui voulait valoriser le désir tombe dans le piège d’un capitalisme carnassier. On s’endette moins parce que la vie coûte cher que parce qu’on devient les créatures obéissantes de la société publicitaire. La vie devient moins humaine.
 
Le jour où on comprendra qu’il y a plus de plaisir véritable à lire un grand livre, à écouter un film en famille ou à marcher en forêt qu’à dépenser l’argent qu’on n’a pas, notre société se décrispera. Simplicité volontaire? Non. Simple retour au bon sens.
 

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Suicide Action Montréal s'oppose à la légalisation de l'euthanasie au Québec et au suicide assisté

Sur le site de newswire.ca du 7 février 2013:

 

 

MONTRÉAL, le 7 févr. 2013 /CNW Telbec/ - Suicide Action Montréal (SAM) n'est pas favorable à l'assistance au suicide ou à l'euthanasie et favorise plutôt le développement des soins palliatifs dans le but de soulager la douleur des personnes dont la mort est inévitable.
 
Dans la foulée du rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, le comité d'éthique de SAM s'est penché sur la question du suicide assisté et de l'euthanasie. Les travaux réalisés ont mené à la rédaction d'une prise de position officielle de l'organisation. Le document, Suicide Action Montréal - Suicide assisté et euthanasie : Position de Suicide Action Montréal rappelle les principes en cause, la conception de la prévention du suicide et la définition des termes utilisés. Il présente également le suicide assisté et l'euthanasie comme des avenues non souhaitables en mettant l'accent sur l'assistance et les soins palliatifs.
 

(...)

Dans ce rapport on peut lire :

Lorsque tout en soi crie la mort,
Suicide Action Montréal prône l’assistance à la vie.

Dans son Offre de services (2011), SAM précise sa conception de la prévention du suicide :
 

Les personnes qui s’enlèvent la vie sont en proie à une grande souffrance psychologique qui affecte leur capacité de jugement. Ces personnes ne sont plus en mesure de percevoir les ressources qui existent autour d’elles pour les aider et n’ont plus espoir que leur situation s’améliorera. Elles perçoivent alors le suicide comme un moyen d’arrêter de souffrir.

Toutefois, même lorsque la personne pense à mourir, il existe toujours chez elle une ambivalence, une partie qui veut vivre. En diminuant la souffrance des personnes suicidaires, en ranimant leur espoir et en les centrant sur leurs raisons de vivre, il est possible de prévenir le suicide. Des soins de qualité, offerts au moment opportun et en intensité suffi sante, peuvent éviter de nombreux décès par suicide.

Le suicide assisté
 

« Fait d’aider quelqu’un à se donner volontairement la mort en lui fournissant les moyens de se suicider ou de l’information sur la façon de procéder, ou les deux. » 1
 

Les connaissances actuelles démontrent qu’une personne qui demande à se suicider est une personne qui vit une détresse et qui présente toujours une ambivalence. SAM dit que cette personne a droit au secours. SAM est à l’écoute de la souffrance de la personne suicidaire et cherche à lui fournir une aide adéquate, tout en nourrissant la partie d’elle qui veut vivre.

Le comité conclut que SAM fait de l’assistance à la vie ; il va donc de soi que SAM ne peut pas être favorable à l’assistance au suicide.

L’euthanasie
« Acte qui consiste à provoquer intentionnellement la mort d’une personne à sa demande pour mettre fi n à ses souffrances. » 2
 

SAM croit qu’une personne qui demande l’euthanasie n’est pas fondamentalement différente d’une personne qui demande qu’on l’aide à se suicider. La personne qui demande l’euthanasie vit elle aussi une détresse importante et, surtout, elle est également dans l’ambivalence. SAM croit donc que cette personne a tout autant droit à de l’aide pour soulager sa douleur, physique et psychologique. SAM veut aussi nourrir la partie qui veut vivre chez cette personne.

(...)Dans son Rapport final, la Commission spéciale elle-même reconnaît l’existence de cette ambivalence chez les personnes qui demandent l’euthanasie :
« Les médecins européens nous ont expliqué que très peu de personnes malades qui envisagent cette option en font fi nalement la demande. »
 

Par ailleurs, ainsi qu’il est établi dans le Code d’éthique de SAM, le respect de la dignité de la personne est un principe important qui conduit à chercher à maintenir l’autonomie et l’autodétermination de l’individu. Selon le Code d’éthique de SAM, il faut « favoriser une augmentation de son autonomie ».
 

Selon le comité, l’euthanasie, en donnant à un tiers la possibilité d’influencer et d’intervenir dans une décision qui porte sur la vie même d’une personne ambivalente, va à l’encontre de ce principe de l’autonomie et de l’autodétermination qui est central à SAM.

Finalement, étant donné sa mission, SAM ne peut sûrement pas être en accord avec un geste dont l’intention est de donner la mort.
 

Conséquemment, le comité est d’avis que SAM ne peut pas être favorable à l’euthanasie.
(...)
 

• Sa mission étant de prévenir le suicide, Suicide Action Montréal prône l’assistance à la vie des personnes qui souffrent au point de songer à la mort. Le comité est donc
d’avis que SAM ne peut pas être favorable à l’assistance au suicide ou à l’euthanasie.
 

• Par contre, le comité est d’avis que les principes et les valeurs de SAM ne sont pas contredits lorsque la mort est inévitable, imminente, qu’il n’existe plus d’alternatives et que la sédation palliative continue, dont le but est de soulager les douleurs au risque d’abréger la vie, est acceptée.
 

• Finalement, le comité croit que dans le respect de son engagement, Suicide Action Montréal devrait se positionner résolument du côté de ceux qui cherchent à renforcer
et développer les soins palliatifs.

C'est l'un des nombreux rapports s'opposant à l'euthanasie, très fortement majoritaires, que la ministre Hivon et ses collègues de la commission Mourir dans la dignité ont choisi d'ignorer... Parce que la ministre Hivon et ses collègues sont mieux placés pour en juger que les experts et organismes de lutte au suicide... Ils ont une vue d'ensemble qui leur permet également d'insérer les données économiques de la question...

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40 Jours pour la Vie : la campagne s'ouvre le 13 février sur 261 emplacements à travers le monde

Les 40 jours pour la vie débutent mercredi prochain (le 13 février) à Montréal et dans des centaines de villes partout au monde.

Tout sur les 40 jours pour la vie à Montréal >>

Sur le site de 40daysforlife.com (traduction CQV):

C'est officiel! Les 40 premiers jours de la campagne de la vie de 2013 auront lieu dans 261 endroits d’un océan à l’autre aux États-Unis et au Canada... en plus de villes en Angleterre, Australie, Pologne et Espagne — et pour la première fois au Nigeria, en Afrique du Sud, au Pays de Galles... et en Russie!

Il devait y avoir un 262e endroit — mais le centre d'avortement a fermé ses portes!

 

Une clinique d’avortement ferme deux semaines avant que la campagne commence

 

Nous étions sur le point d'annoncer le lancement de campagnes dans 262 emplacements... mais nous avons perdu un.

Cela ne ressemble pas à une bonne nouvelle? Eh bien, la raison pour laquelle il n’y aura pas de vigile dans cette 262e ville — Lima, Ohio — est que le centre d'avortement local a cessé ses activités cette semaine... et fermé ses portes de façon PERMANENTE. Louez soit Dieu!

 

 

« Nous avons appelé le centre d'avortement «Capital Care», a déclaré l'un des volontaires », et ils ont dit qu'ils étaient « complets à Lima “et de ne pas prendre rendez-vous. “ «Nous étions un peu sceptiques, mais nous sommes allés prier», dit-elle. «À la fin de la journée, l'un des travailleurs de la clinique d’avortement a commencé à jeter des meubles du centre d'avortement dans la benne! Ils sortaient des boîtes hors du bâtiment pour les mettre dans leur voiture. C'était un spectacle merveilleux! »

 

Les fidèles chrétiens ont tenu QUATRE vigiles des 40 jours pour la vie en face de cette clinique d’avortement à Lima, en Ohio. «Dieu a entendu les prières de tous ceux qui ont prié et témoigné de la vie», a déclaré le bénévole.

 

Cela fait maintenant 27 centres d'avortement qui ont cessé leurs activités à la suite des vigiles pacifiques des 40 jours pour la vie à l'extérieur de leurs portes. Gloire à Dieu!

 

Si vous n'avez pas pris part aux 40 jours pour la vie avant, nous espérons que cela vous montre ce qui peut arriver quand vous mettez votre confiance en Dieu et avancez dans la foi. VOTRE communauté pourrait-elle être la prochaine participante?

 

Résultats des 40 Jours pour la Vie des années passées jusqu'en 2012

 

Il y a maintenant eu 11 campagnes coordonnées des 40 jours pour la vie depuis 2007, la mobilisant des gens de foi et de conscience dans 481 villes à travers les États-Unis et au Canada, ainsi qu’en Argentine, Arménie, Australie, Belize, le Danemark, l'Angleterre, la Géorgie, l'Allemagne, l'Irlande, Irlande du Nord, Pologne, Porto Rico, l'Espagne et l'Ouganda.

 

Au cours de ces efforts communs, les participants ont assisté à d'innombrables bénédictions de Dieu :

 

• 2210 campagnes individuelles ont eu lieu dans 481 villes

 

• Plus de 550 000 personnes ont uni leurs efforts dans une démonstration historique de communion de prière et de jeûne pour la fin de l'avortement

 

• Plus de 15.500 congrégations religieuses ont participé aux campagnes pour les 40 jours pour la vie

 

• Les documents rapportent 6.749 vies ont été épargnés de l'avortement — et ce ne sont que celles dont nous avons connaissance

 

• 76 travailleurs de l’avortement ont quitté leur emploi et se sont éloignés de l'industrie de l'avortement

 

• 27 services d'avortement furent complètement fermés à la suite des campagnes locales des 40 jours pour la vie

 

• Des centaines de femmes et d'hommes ont été épargnés par les conséquences tragiques de l'avortement, comprenant toute une vie de regrets

 

• Plus de 2 600 nouvelles ont été publiées dans les journaux, les magazines, émissions de radio et des émissions de télévision, d'un océan à l'autre... et à l'étranger

 

• Beaucoup de personnes ayant vécu des expériences d’avortement dans le passé se sont portées volontaires pour commencer des thérapies post-avortement pour leur guérison et rétablissement.

 

 

Après tant d'années de légalisation de l'avortement, de nombreuses personnes de foi connaissent un regain d'espoir!

 

Faire le saut de la foi et s'impliquer dans les 40 Jours pour la Vie

 

Avez-vous déjà été prier à une veillée de 40 jours pour la vie? Vous pouvez vous demander, ‘Que dois-je faire? » Ou «Que dois-je apporter?’ La réponse est simple : ce dont vous aurez vraiment besoin, c'est de vous-même, car vous représentez l'amour de Dieu.

Tout sur les 40 jours pour la vie à Montréal >>

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L'initiative européenne «un de nous» pour la protection de l'embryon humain

Sur le site de genethique.org du 7 février 2013:

 

(Carlo Casini, député  européen, président du Mouvement italien pour la Vie)

 

 A l'origine de cette pétition, un député européen, Carlo Casini, président du Mouvement italien pour la Vie, soutenu et rejoint par "des représentants de diverses associations européennes actives dans la défense de la vie".

Concrètement, l'initiative européenne demande aux institutions communautaires de garantir "la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité physique de tout être humain depuis sa conception dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière". Pour cela, est proposé deux objectifs:
- Le premier objectif est "d'interdire et de mettre fin au financement des activités qui impliquent la destruction d'embryons humains, en particulier dans les domaines de la recherche". Actuellement, "l'Union européenne négocie [...] sa politique de recherche scientifique pour la période 2014-2020". Or, "les propositions présentées par la Commission européenne dans le cadre du programme 'Horizon 2020' ne mentionne plus l'engagement que celle-ci avait pris en 2006, dans le cadre du programme cadre de recherche (2007-2013) actuellement en vigueur, de ne soumettre au comité de règlementation 'aucune proposition de projet comportant des activités de recherche qui impliquent de détruire des embryons humains, y compris l'approvisionnement en cellules souches". Ainsi, l'initiative "Un de nous" propose la modification du règlement du prochain programme-cadre de recherche "Horizon 2020" "afin d'ajouter à son article 16 relatif aux 'principes éthiques' un nouveau critère excluant du financement européen les recherches qui impliquent la destruction d'embryons humains". 
 

- Le deuxième objectif est "d'interdire tout financement public européen de l'avortement, en particulier via la politique d'aide au développement et de santé publique". En effet, entre 2005 et 2011, plusieurs associations "prom[ouvant] et pratiqu[ant] des avortements à grande échelle, au sein d'établissements dont elles assurent elles-mêmes la gestion" ont reconnu avoir reçu des subventions communautaires. "Depuis 2011 seulement, le budget général de l'Union prohibe formellement de financer des organisations qui soutiennent ou qui sont impliquées dans des programmes d'avortement ou de stérilisation forcée (pratiqués notamment en Chine ou en Inde)". Par conséquent, "l'initiative 'Un de nous' vise à étendre cette interdiction formelle au financement de tout type d'avortement, forcé ou non, en obtenant de l'Union européenne qu'elle institue  un mécanisme de contrôle des fonds qu'elle verse aux organisations non gouvernementales afin d'éviter de financer toute organisation impliquée dans la réalisation d'avortement".
 

Rappelons que, selon l'agence de Presse Zenit.org du 7 février 2013:

Bien que la « santé génésique et sexuelle des populations » est censée ne pas inclure l’avortement, la Commission européenne subventionne massivement des organisations telles que la Fédération Internationale du Planning Familial (IPPF) et Marie Stopes International (MSI). Ces organisations promeuvent et pratiquent des avortements à grande échelle, au sein d’établissements dont elles assurent elles-mêmes la gestion.
 
Entre 2005 et 2009, l’organisation MSI reconnaît avoir reçu 15,8 millions de livres sterling de subventions publiques communautaires, dans ses rapports financiers (soit plus de 18 millions d’euros). La Fédération Internationale du Planning Familial reconnaît avoir reçu, entre 2007 et 2011, près de 6 millions d’euros de subventions directement de la Commission européenne.
 

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Une jeune femme en danger de mort suite à un avortement dans un hôpital d'Argentine

Sur le blog de Jeanne Smits du 7 février 2013:

 

 

 

Une jeune fille de 15 ans est hospitalisée dans l'unité de réanimation de l'hôpital Federico Abete de Buenos Aires, victime d'une septicémie à la suite d'un avortement autorisé dans le cadre de la jurisprudence argentine. On ne sait pas si elle survivra.

Voilà donc un avortement « sûr et légal », comme ils disent, pratiqué dans un hôpital public avec toutes les garanties requises, qui tourne mal et qui risque de coûter la vie à sa « bénéficiaire ». 

La jeune mineure était venue à l'hôpital des urgences Federico Abete de Pablo Nogués, dans la quartier des Malvinas Argentinas, le 26 janvier dernier, accompagnée d'une amie âgée de 20 ans. Elle était enceinte de 4 mois. Les informations disponibles à l'heure actuelle ne permettent pas de savoir quel justificatif a été avancé pour l'intervention, mais il est certain qu'elle a été pratiquée dans le cadre des procédures fixées par le ministère de la Santé de Buenos Aires en juillet dernier pour les avortements dépénalisés.
 

On lui a administré des médicaments utilisés pour le traitement des ulcères (misoprostol) qui ont effectivement tué le bébé qu'elle portait mais sans provoquer son expulsion. Il a fallu pratiquer une césarienne d'urgence. L'intervention a provoqué un choc septique d'une telle gravité qu'il a fallu transférer la jeune fille en réanimation et lui prodiguer des soins qui sont susceptibles d'avoir endommagé l'utérus et les trompes : si elle survit, elle risque néanmoins de rester stérile.
(...)
Parmi les questions que pose l'affaire se trouve notamment le secret dont elle a été entourée : pendant plusieurs jours après l'entrée de la jeune fille à l'hôpital, sa propre mère ignorait où elle se trouvait et elle était désespérée. Elle n'a donc été mise au courant ni de l'hospitalisation, ni de l'avortement, ni de la gravité de l'état de santé de sa fille. Pro-Vida recherche actuellement à ce rapprocher de cette famille pour lui proposer aide et assistance juridique.
 

On a là une sorte d'affaire Savita à l'envers. Le monde entier s'est indigné en affirmant, sans preuve d'ailleurs, que cette jeune femme indienne ne serait pas morte de septicémie si elle avait pu bénéficier d'un avortement alors qu'elle était en train de faire une fausse couche. On accusé la loi pro-vie irlandaise d'être à l'origine de son décès et dans la foulée, l'Irlande s'apprête à créer des exceptions où l'avortement sera dépénalisé, sous la pression des organisations internationales et des grands médias.
 

A Buenos Aires, une jeune fille qui aurait pu garder la santé si sa grossesse avait été correctement suivie, et qui aurait pu garder son enfant ou le confier à l'adoption, est gravement malade à cause d'une loi autorisant l'avortement. Elle est victime d'une septicémie – comme Savita – que l'avortement n'a ni soignée ni empêché de progresser, mais a au contraire semble-t-il causée. Si elle survit, ce sera avec des séquelles irréversibles. Et comble d'inhumanité, au nom sans doute de la confidentialité de l'avortement, ses proches n'ont pas été mis au courant. Y a-t-il une mobilisation médiatique mondiale pour dénoncer ces lois et ces pratiques de mort ? Evidemment non.
 

C'est silence radio.

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