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Un maire homosexuel contre le mariage gai : un magnifique témoignage

Sur le site de plunkett.hautefort.com du 5 février 2013:

(Jean-Marc Veyron, maire et homosexuel, à la manifestation CONTRE le «mariage» gai)

 

 Bonjour

Je suis homosexuel, et aussi maire de ma commune en Saône-et-Loire. Et je suis ici pour vous dire mon opposition à ce projet de loi du Mariage pour tous et je voulais vous faire partager quelques réflexions :
 
- je ne me reconnais pas dans les revendications du lobby interLGBT, qui par ailleurs n’a jamais été élu et n’est pas représentatif de l’ensemble des homosexuels, qui ne forment pas une communauté : y- a- t-il d ailleurs une communauté hétérosexuelle ?
 
- ces associations ont toute leur légitimité – elles ont beaucoup fait pour nous rendre la vie plus douce, ont beaucoup fait aussi pour les malades du sida et il reste évidemment un travail énorme à faire, par exemple quand on sait que l’homosexualité reste un crime ou un délit dans plus de 80 pays ; MAIS cela ne leur donne pas pour autant une représentativité.
 
- des voix comme la mienne se lèvent –notamment avec le collectif homovox.com pour faire entendre un autre discours, plus ajusté, plus respectueux fondamentalement des personnes homosexuelles, des institutions qui structurent notre société et bien évidemment des enfants !
 
- On nous parle d’égalité : je ne suis pas égal, je suis différent, ni mieux, ni pire, et à ce titre je réclame un traitement différent ; il est d’ailleurs curieux que ceux qui vilipendent depuis des années le mariage soient maintenant les mêmes à vouloir nous l’offrir : voudraient-ils nous faire un cadeau empoisonné ?
 
- Chacun a ses limites. Ainsi mon manque d’enfant, mon désir d’enfant ne me donne pas le droit de priver un enfant de l’affection d’une mère : c'est simple, mais cela suffit à justifier le retrait de ce projet de loi qui finalement n'est que la conséquence logique d’une société individualiste, où chacun veut que l’Etat (ou la science) comble ses désirs, fut-ce au détriment de l’autre ou de la collectivité !
 
On nous rétorque que les enfants dans ces familles ont des destins équivalents aux autres : aucune étude sérieuse n’est venue l’étayer; on a interrogé des enfants dans ce type de famille en concluant que tout allait bien... Vont-ils devant un micro reprocher à celui ou celle qui les éduque, qui les aime et qu’ils aiment de les avoir coupés de leur père ou mère biologique, alors même qu’ils n’ont pas le recul suffisant sur leur enfance et adolescence ? Moi je n’ai compris mon enfance, comme beaucoup, qu’après l’âge de 30 ans... l’Etat doit proposer et favoriser avant tout aux futurs adultes ce qu’il ya de meilleur : l’altérité d un couple homme femme. (...)

Ne manquez pas d'aller lire sur le site la lettre complète, ainsi que la lettre suivante et les commentaires respectueux des opposants au « mariage ».

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Analyse de Serge Truffaut du journal Le Devoir sur l'identité des manifestants contre le «mariage» gai en France

 

(Sur la photo, le royaliste Charles Maurras qui aurait certainement été fier d'apprendre qu'en 2013, plus d'un million (!) de ses disciples défileraient dans les rues parisiennes pour défier le gouvernement, sur un sujet dont il n'avait même pas idée...)

Serge Truffaut, dans le journal Le Devoir du 25 avril 2013, analyse la composition des opposants à la loi Taubira instaurant le « mariage » gai en France. Quelques extraits montrant de qui il s’agit :

« (…)Les portes-étendards de la droite dure et les violences infligées à des homosexuels ainsi que dans des lieux fréquentés par ces derniers, la France a donné l’image d’un pays au bord de la crise de nerfs. …)».

( Les violences? Une exception dans un bar gai, rien d’autre… Par contre, Serge Truffaut a-t-il vu les images de ces policiers gazant des poussettes ou chargeant de dangereuses familles avec enfants?)

« En fait lorsqu’on s’attarde quelque peu aux échos provoqués par les batteurs fervents de la caisse de résonance des haines conçues par les zélateurs du catéchisme et de la loi naturelle (… ) »

Parmi, les manifestants contre le « mariage » gai, des organisateurs qui sont homosexuels, des figures de proue de la « gauche » comme Simone Weil, des organisations musulmanes, juives… Mais pour Truffaut, il semble que ces personnes soient toutes des grenouilles de bénitiers qui s’ignorent, de dangereux catholiques tout droit sortis de l’Opus Dei telle que décrite par son historien préféré : Dan Brown.

 

« À cette République qu’ils honnissent parce qu’elle se veut laïque. Autrement dit, qui est la contradiction constitutionnelle de la France éternelle et bien catholique. Juste catholique. »

C’est tout de même étonnant, tous ces manifestants français originaires du Maghreb, qui, sur les réseaux sociaux, parlent de quitter la France après le vote de la loi Taubira, parce que la France ne serait pas juste catholique, d’où leur profonde déception?

« Nous sommes, font plus que dire les nostalgiques de la France des clochers, dans la logique des droits, nos droits et rien que nos droits. Il y a du Maurrassien dans cette histoire, il y a pas mal d’Action française et de son Christ-Roi dans cette histoire. »

Ici, bravo M. Truffaut pour votre belle culture. Vous connaissez ce mouvement d’avant-guerre, si populaire chez les arrières-grands-parents de ces Français qui en ont vaguement entendu parler. Mais appliquer Maurras aux manifestants??? À Frigide Barjot? Aux associations homosexuelles? Peut-être au grand rabbin de France? À moins que ce ne soit les imans qui lisent Maurras en cachette et ne le commentent dans les mosquées qu'en Arabe pour que cela passe inaperçu.

Heureusement que M. Truffaut était là pour analyser la situation, car qui, à part lui, aurait pu voir dans ces familles de pensée si diverses, un vaste complot maurassien destiné à établir le Christ-Roi sur la France! Et les martiens, M. Truffaut, il s’agit là aussi d’un nom de code d’habitants adorant Maurras sous la croûte de leur planète?

À lire, le témoignage d'un maire, homosexuel, participant aux manifestations contre le «mariage» gai.

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Célébrer la vie plutôt que le suicide... Réflexion sur le cas de Sue Griffiths qui veut se suicider aujourd'hui

Sur le blog de Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l'euthanasie), cet article du 24 avril 2013:

(C'est aujourd'hui que Sue Griffiths veut se suicider, en Suisse)

 

Sue Griffiths de Winnipeg, MB est la dernière personne à faire connaître son désir d’avoir de l’aide pour se suicider et ses efforts sont célébrés par la presse.
 
La semaine dernière, son appel au Parlement pour rouvrir la question du suicide assisté a été largement rapporté pendant qu’elle se préparait à aller à Dignitas, une clinique en Suisse qui aide les gens à se tuer.
 
Mme Griffiths a une atrophie des systèmes multiples, une maladie neurologique dégénérative qui provoque des douleurs pour environ la moitié des personnes atteintes. Les photos la montrent debout, marchant et utilisant ses mains, alors elle n'est certainement pas une personne qui est «physiquement incapable de se suicider sans aide». Elle est décrite comme une personne qui est responsable de sa vie, mais elle veut apparemment avoir quelqu'un d'autre pour prendre la responsabilité de sa mort.
(...)
Nous avons une politique de prévention des suicides, à juste titre. Nous appliquons cette politique à des personnes dont le désespoir naît de difficultés sociales ainsi que psychologiques, aux adolescents victimes d'intimidation, aux personnes LGBT qui ont été persécutées, aux Autochtones aux prises avec la pauvreté et la perte du patrimoine culturel, ainsi qu’aux survivants de la violence domestique. Les personnes en situation de handicap, qui n'ont pas de services et de soutien pour vivre dans leurs maisons et être intégrées dans leurs communautés, font face à la même discrimination ainsi qu’aux facteurs de stress sociaux. Les politiques et les services de prévention du suicide doivent être appliqués de manière égale aux personnes handicapées et non handicapées, sans biais ni préjugé sur la qualité de vie avec une déficience. La société doit commencer à s'attaquer à la discrimination sous-jacente et la stigmatisation qui créent les conditions dans lesquelles la plupart des personnes ayant des incapacités vivent.
 
Nous devrions nous demander: pourquoi est-ce que personne n’essaie d’arrêter Susan Griffiths de se suicider? Faut-il permettre que les réalités quotidiennes de la vie en situation de handicap deviennent une raison suffisante pour obtenir de l'aide à mourir? Est-ce que l'orgie médiatique autour de son histoire ne signifie pas que nous croyons que les réalités quotidiennes de la vie avec un handicap sont une raison suffisante pour obtenir de l'aide à mourir? Est-ce que les médias devraient mordre à l'hameçon chaque fois qu'une personne avec une déficience étale son suicide sur la place publique.

 

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Guy Fournier reconnaît l'importante influence de la télévision pour « changer les moeurs », en particulier sur l'homosexualité

Sur le site du Journal de Montréal du 25 avril 2013:

(La télévision : «fast-food» de la pensée ou trou noir de l'intelligence? Le débat est ouvert...)

 

   C’est au Québec où la télévision a fait le plus pour amenuiser la résistance à l’homosexualité. Au milieu des années 70, Radio-Canada a eu l’audace de me laisser créer le personnage de Bernie Lacasse, que jouait Serge Thériault. Quelques années après, Bernie fut «épaulé» par le coiffeur Christian

 
Lalancette (André Montmorency), une création de Denise Filiatrault. Coup sur coup, Jamais deux sans toi et Chez
 
Denise ont montré en heure de grande écoute un homosexuel aux allures bien ordinaires et un autre, très «fofolle». Le public les a adoptés tous les deux.
 
Par la suite, nos réseaux sont demeurés très ouverts à l’homosexualité. Ils n’ont exercé aucune censure sur les dramatiques qui en traitaient et ont multiplié les documentaires et les débats sur la question. En 2005, la légalisation du mariage gai passa comme lettre à la poste au Canada et encore plus facilement au Québec. La télévision avait fait tout le travail d’acceptation.
(...)
Les Pays-Bas furent les premiers à légaliser le mariage pour tous. Coïncidence, en Europe, la télé hollandaise était aussi la plus ouverte à la question de l’homosexualité.
(...)
Un jour, il ne restera plus qu’à reconnaître le rôle décisif que la télévision a joué dans cette évolution des mœurs.

Évolution comparable à celle qu'a connu le peuple romain, dans les années qui préparèrent sa disparition...

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Pour soigner l'après-avortement...

Sur le site de reussirmavie.net du 24 avril 2013, cet excellent article:

 

(Choisir le deuil pour guérir, plutôt que le déni...)

 

L'IVG... et après ?

J'ai vécu un avortement et j'ai du mal à réagir. Comment vais-je pouvoir m'en sortir ?... Les quelques pistes proposées ici peuvent peut-être vous aider à rebondir et à retrouver votre vitalité intérieure et votre joie de vivre qui ont été bien émoussées au passage.
 
Après un avortement, on peut vivre des émotions multiples et se trouver tiraillée entre des sentiments souvent contradictoires. Parfois, après un premier soulagement de se sentir comme libérée "d'un problème", un mal-être indéfinissable s'installe. Mille questions viennent nous hanter : "est-ce que c'était la bonne solution ? J'aurais peut-être pu faire autrement ? Pourquoi me suis-je laissée influencer ? Pourquoi ai-je pris une décision à la va-vite sans réfléchir ?"... 
 
Parfois viennent les larmes, une impression de vide, des insomnies ou des cauchemars, des idées noires, un sentiment de culpabilité, un manque de confiance en soi, de l'anxiété, des troubles de l'appétit... 
 
"De fait, L'IVG touche à des réalités intimes chez la femme, explique une psychologue qui fait de l'écoute dans une association spécialisée, et cela peut avoir de multiples répercussions sur sa vie". Dites-vous donc d'abord qu'il n'est pas anormal de vous sentir mal après une IVG, même des années plus tard ! 
 
Est-ce que cela peut durer ? Ma blessure est-elle insurmontable ? Puis-je me faire aider ?.... Ce sont de bonnes questions à se poser pour avancer.
 
Je n'ai pas oublié : sonnettes d'alarme
 
En réalité, rares sont les femmes que l'IVG laissent indemnes. "Quelque chose semble s'être inscrit au fond d'elles, comme une trace silencieuse installée", ajoute notre spécialiste. Même si elle est enfouie au plus profond du cœur et du corps et que beaucoup ne laissent rien transparaître, la blessure est pourtant toujours là. 
 
Un rien suffit à la rouvrir. "Ma meilleure amie vient de nous annoncer un verre de champagne à la main qu'elle attend un bébé. Et je n'ai rien compris à ma réaction, raconte Laetitia. J'ai ressenti une tristesse immense m'envahir et je l'ai détestée, elle et sa joie. Je me suis sentie exclue de son bonheur, incapable de le partager ! Je suis partie pleurer dans la salle de bain, toute seule, si seule ! J’ai avorté l’année dernière. Je croyais l'avoir bien vécu…" 
 
Ce genre de réaction inattendue peut être déclenché par un événement anodin : un bébé qui pleure dans le métro, la vue d'une poussette sur un trottoir, un couple enlacé dont la femme est enceinte... "Tout ce qui avait été enfoui revient alors en mémoire et un sentiment de perte et de vide peut vous envahir", explique une sage-femme. Peuvent surgir alors une vague de culpabilité, aussi bien que de l'agressivité ou de la colère.  
 
Ainsi, malgré notre désir d'aller de l'avant, de donner le change à notre entourage, de faire croire que nous sommes libérées... au plus profond de nous, nous n'avons pas oublié!
 
C'est mon choix, ça me regarde...
 
Pourtant beaucoup s'interdisent de nommer leur souffrance et d'en parler. Elles considèrent qu'ayant décidé librement d'avorter, elles doivent assumer seules ce choix et préfèrent se protéger en se murant dans le silence. 
 
"Je ne veux pas tomber dans la déprime et faire pâtir mon entourage d'une décision que j'ai prise, assure Christelle. Si seulement j'avais su la douleur que ça crée dans la tête, j'aurai trouvé un moyen de le garder. Maintenant comme je ne peux plus revenir en arrière, il faut bien que j’arrête de pleurer, pour mon ami, pour les autres et même pour moi !" Mais Christelle ne dort plus et fume sans arrêt... 
 
Celle qui a subi un avortement ignore souvent que d'autres femmes ressentent le même malaise. Qui évoque dans notre société cette souffrance ? L'avortement n'est-il pas considéré comme "un droit" absolu pour une femme ? Alors, une petite voix lui murmure : "Tu as réglé le problème, tu n'as pas le droit de souffrir de cela, puisque tu l'as choisi."
 
J'ai enfoui la douleur pour oublier
 
(...)
 
Accepter de reparler de l'IVG, exprimer sa douleur
Pourtant tout peut finir par s'apaiser si l'on accepte de regarder les faits avec objectivité. "La pacification intérieure ne sera possible que dans la mesure où ce qui a été vécu aura été exprimé", expliquent les accueillants des associations d'aide qui proposent d'abord d'écouter. 
 
Ainsi dans ces lieux on peut se donner le droit de parler, de pleurer, d'exprimer les sentiments qui se bousculent, même s'ils sont contradictoires. S'autoriser à dire ce qu'on a sur le cœur : sa peine, ses doutes, sa colère envers son conjoint, ses parents, son sentiment de culpabilité, etc. 
 
(...) 
Face à un(e) écoutant(e), on peut aussi exprimer ses regrets sans craindre d'être jugée : "J'étais tiraillée et je m'en veux d’avoir cédé, poursuit Farida. Maintenant, je me sens seule, vide. Je n'ai plus envie de construire quelque chose : la motivation professionnelle est morte en même temps que toutes mes convictions et mes principes. La grossesse est une chose primordiale dans la vie d’une femme. Maintenant, je pense que je ne mérite plus d'être maman et même si ce n’était qu'un "embryon", comme les gens savent si bien dire. Je sais moi que je n'ai pas laissé le temps de grandir à mon enfant, que je n'ai pas pu le tenir dans mes bras! Si je pouvais remonter le temps!"
 
Entrer dans un vrai chemin de soulagement
 
Curieusement, ce travail de vérité est nécessaire pour ouvrir un chemin d'apaisement. "Celles et ceux qui ont fait l'expérience de l'avortement (car l'homme peut aussi souffrir de l'option qui a été prise) doivent trouver le moyen de verbaliser leur souffrance, de faire leur deuil et d'exprimer leurs regrets, comme ils le ressentent, tout simplement... mais en toute lucidité", explique un accueillant. 
 
Tandis "qu'escamoter ou minimiser la gravité de l'IVG revient à ignorer la douleur vécue par la personne", poursuit ce spécialiste. Cela revient aussi à minimiser le sentiment de culpabilité dont elle essaie de se libérer. Il ne sert à rien non plus de nier l'importance d'un avortement dans la vie d'une personne en lui disant : "Ce n'est rien, ça passera ! Ça n'est pas grave, tu finiras par oublier". Car la personne répondra :"Mais alors, d'où vient donc cette souffrance en moi que je ne peux maîtriser ?" 
 
"Pour éviter la douleur liée au choix qui a été fait, explique une autre écoutante, pendant des années, des femmes ou des hommes se sont trouvé des excuses, au prix d’une formidable dépense d'énergie intérieure qui a fini par user tous leurs ressorts vitaux".
 
Une guérison par étapes
 
Oublier ? Ce ne sera jamais totalement possible. Mais l'on pourra apprivoiser, vivre avec et s'apaiser progressivement pour vivre plus pleinement. Ce chemin de soulagement intérieur est souvent balisé par plusieurs étapes, repérées par les psychologues : 
 
1. tout d'abord sortir du déni : appeler un chat un chat et reparler de cet avortement, de ce qui s'est passé.
 
2. Ensuite, accepter et exprimer mon ressenti, même déplaisant, oser écouter le tumulte des émotions qui habitent mon cœur, les nommer en vérité et avancer sans crainte sur ce champ de bataille... qui parasite peut-être tout un pan de ma vie.
 
3. reconnaître l'importance de l'acte commis, penser à cette vie interrompue pour pouvoir faire le deuil de cet enfant en lui redonnant sa propre place dans ma vie... et pourquoi pas un nom, "son" nom puisqu'il a existé.
 
4. Enfin, une étape importante à ne pas éluder : me pardonner à moi-même ! Cette démarche est parfois complexe et longue : on est souvent plus intransigeant envers soi qu'avec les autres. Mais elle est importante car la culpabilité enferme dans le passé et dans une attitude inexorablement destructrice pour soi et pour les autres.
 
Après le deuil, la vie renaît
 
On le voit, ce cheminement n'est pas aisé d'où l'intérêt de se faire aider. Il ne faut surtout pas hésiter ! Car comment aller jusqu'à la racine de cette amertume qui me ronge sinon en déposant mon histoire auprès d'une personne bienveillante qui soit à mon écoute, sans aucun jugement ? 
 
(...)

 

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Pour la disparition des publicités «trop sexualisées»...

Sur le site du journal Métro du 24 avril 2013:

 

 

(Vous n'aurez pas d'étiquettes de trop...)

 

 

 MONTRÉAL – Pour contrer les publicités qui dérogent au principe d’égalité entre les hommes et les femmes, la Coalition nationale contre les publicités sexistes lance l’opération “post-it”.

Jusqu’à dimanche, les citoyens sont invités à apposer de petites étiquettes auto-collantes sur les publicités qu’ils jugent sexistes ou trop sexualisées, contaminant du même coup l’espace public.
 
Pour aider les gens à dénoncer les publicités qu’ils jugent de mauvais goût, le groupe invite ceux qui les dénoncent à photographier ou encore à réaliser une petite vidéo de leur acte de dénonciation des publicités ciblées.
 
La Coalition compte par la suite faire le recensement de toutes les publicités sexistes et trop sexualisées afin d’en aviser les entreprises qui ont conçu ces campagnes de publicités.
 
Des plaintes seront également acheminées aux Normes canadiennes de la publicité (NCP).
 
(...)
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Une nouvelle possibilité pour Mark Warawa de dénoncer au parlement les avortements sélectifs?

Sur le site de Radio-Canada du 23 avril 2013:

 

(Andrew Scheer, président de la Chambre des Communes)

 

 Les députés doivent se contraindre à l'ordre préétabli par leur parti en ce qui concerne leur droit de parole, mais rien ne les empêche de se lever spontanément pour tenter d'être entendus.

Voilà en substance la décision du président de la Chambre des Communes, Andrew Scheer, qui a jugé mardi que le privilège du député Mark Warawa de présenter une déclaration n'avait pas été transgressé.
 
Après avoir dû abandonner sa motion contre les avortements sexo-sélectifs, le député conservateur d'arrière-ban Mark Warawa a essuyé un autre revers.
 
« On ne m'a présenté aucune preuve démontrant qu'on avait empêché systématiquement le député de prendre la parole », a signalé M. Scheer, ajoutant que le député de Langley avait à maintes reprises fait des discours et des déclarations par le passé.
 
M. Scheer a indiqué qu'il allait continuer de suivre la liste que lui fournissent les whips des partis pour déterminer l'ordre de parole. Mais il a eu un bémol.
 
« Chaque député a le droit de demander la parole, quel que soit le moment, et ce droit n'est subordonné à aucun autre député », a-t-il expliqué.
 
« Les députés qui veulent la parole devront indiquer activement qu'ils souhaitent participer en se levant et en attirant l'attention du président. Entre-temps, je continuerai de suivre à titre d'indication les listes qui me sont fournies. »
 
Sur ce point, M. Warawa lui a levé son chapeau. « Je suis satisfait de la décision du président Scheer que les députés ont le droit de chercher à obtenir la parole en tout temps », a-t-il écrit sur son compte Twitter.
 
On verra au cours des prochains jours si les députés d'arrière-ban prendront M. Scheer au pied de la lettre et solliciteront son attention n'importe quand. (...)

 

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Euthanasier les bébés? Un projet de loi en Belgique vise ceux qui auraient peu de chances de survie...

Sur le site de genethique.org du 24 avril 2013:

 

(Les bébés handicapés seront-ils bientôt en danger de mort?)

 

 Actuellement en Belgique plusieurs propositions de loi sont débattues au Sénat afin d'étendre le champ d'application de la loi sur l'euthanasie (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 21/02/2013). Mais deux sujets interrogent davantage: l'ouverture de l'euthanasie aux mineurs et la légitimité de la clause de conscience.

Au vu de l'application de la loi de 2001 aux Pays-Bas et celle de 2002 en Belgique, un auteur anglo-saxon considère que l'on est sur une pente glissante. En effet, considérée comme une "option ultime dans des situations spécifiques", l'euthanasie "a vu avec le temps ses indications s'élargir [...] et son application apparaître dans des situations non imaginées au moment du vote il y a douze ans".
 
Alors qu'une accélération des débats sur l'extension de l'euthanasie aux mineurs est demandée par certains sénateurs, d'autres estiment que cela empêcherait toutes les opinions de s'exprimer et le risque serait alors d'obtenir un "texte imprécis et ne posant pas les balises claires". 
 
La proposition de loi prévoit une extension aux mineurs ayant "une capacité de discernement" et aux bébés "n'ayant aucune chance de survie". Or, en Belgique, l'expérience montre que "grâce aux soins palliatifs prodigués à l'hôpital et à domicile avec l'aide d'équipes de liaison, aucune demande de fin de vie n'a été formulée ces dix dernières années par un mineur d'âge". De plus, si la douleur est bien contrôlée, sachant que les moyens pouvant être mis en oeuvre pour la soulager sont nombreux, "l'enfant profite [alors] pleinement des derniers moments de sa vie qui lui sont octroyés, tout en étant bien conscient de l'échéance proche". Les soins palliatifs doivent par conséquent être davantage développés et les équipes soutenues. 
 
Mais elle vise également une extension aux enfants prématurés de 24 à 26 semaines et que "même si la durée de la grossesse excède ce délai, l'équipe médicale peut être convoquée à la demande de chacune des parties en cas de complications graves". Or, précise l'article, cette disposition est confuse et manque de précision. En effet, certains dénoncent l'utilisation de la notion de "complications graves": largement interprétée elle "pourrait ouvrir la porte à l'euthanasie d'enfants à terme présentant un handicap mais parfaitement viable", comme les nouveau-nés présentant une trisomie 21. Cependant, d'autres considèrent que l'adoption, par le Sénat, d'une proposition de loi qui autoriserait l'euthanasie des nouveau-nés présentant un handicap serait paradoxal avec la récente adoption par cette même institution "d'une proposition de révision de la Constitution garantissant le droit des personnes handicapées à bénéficier des mesures qui leur assurent l'autonomie ainsi qu'une intégration culturelle, sociale et professionnelle". (...)
 

 

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Nathalie Petrowski s'indigne d'un geste généreux pour réparer des crimes contre la vie :réplique d'une lectrice

Sur le site du journal La Presse du 24 avril 2013:

 

(Gerald Matthes et la manager de sa boulangerie)

 

 

L'histoire de l'art est pleine d'ironies. Nous en avons eu la preuve, hier, au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). C'était à l'occasion de la restitution du tableau Le duo, du maître ancien van Honthorst - un tableau datant de 1623 et préfigurant la dysfonction vestimentaire de Janet Jackson au Super Bowl de 2004.

Dans ce tableau lumineux à l'érotisme très caravagesque, une femme chante en duo avec son partenaire, le sein gauche complètement dénudé, façon Janet.
 
Mais l'ironie n'est pas dans ce sein étonnant de nudité en plein XVIIe siècle. Ni dans la restitution du tableau spolié par les nazis à la famille de Bruno Spiro, dont le petit-fils de 60 ans passés est venu expressément à Montréal pour l'occasion.
 
L'ironie est dans ce que Gerald Matthes, petit-fils de Bruno, entend faire avec les profits de la vente du tableau chez Christie's, à New York, le 5 juin. Empocher plusieurs millions au nom de son ancêtre? Pas vraiment.
 
Avec les profits de la vente, qui risque de rapporter gros, il dédommagera le MBAM, payera ses avocats et donnera le reste aux groupes pro-vie.
 
Lorsque le petit-fils de Bruno a fait cet aveu candide, dos au fameux tableau à l'érotisme ambigu, j'ai failli tomber en bas de mes talons. Pro-vie? Vous voulez rire?
 
Mais le petit-fils de Bruno ne rigolait pas. Pour cet homme qui a fait carrière dans le marketing avant d'ouvrir une boulangerie au nord de Detroit, une boucle vient d'être bouclée.
 
«Mon grand-père a fait fortune comme marchand d'armes. C'est la vente d'armes qui lui a permis d'acheter des centaines de grands tableaux, qui ont été par la suite confisqués par les nazis. Ce n'est qu'un juste retour des choses que l'argent que nous tirerons de cette vente aille à des groupes qui défendent la vie.»
 
Qui défendent la vie en empoisonnant la vie des femmes, ai-je failli répliquer à ce monsieur qui prive Montréal d'un tableau de grande valeur.

Non Mme Petrowski, qui sauvent la vie des femmes et des enfants et les protègent d'un crime qui ne leur laissera qu'amertume, une fois qu'elles auront réalisé ce qui s'est passé...

Félicitations à M. Matthes pour ce geste d'une grande honnêteté intellectuelle, un geste de réparation, pour que des vies ne soient pas enlevées.

Une lectrice de Campagne Québec-Vie nous envoie ce commentaire :

Merci beaucoup pour cette bonne nouvelle pour les enfants à naître! Les bonnes nouvelles sont plutôt rares en ce qui concerne la protection de leurs jeunes vies.

L'holocauste nous rappelle la mort de 6 millions de Juifs innocents. Le Dr Morgentaler, rescapé de l'holocauste a admis avoir pratiqué lui-même 100 000 avortements et avoir formé 100 médecins (Alec Castonguay, Le Devoir,
2 juillet 2008). Grâce à son bon travail... plus de 2 millions d'enfants à naître ont été avortés depuis 25 ans au Canada (des enfants qui auraient empoisonné la vie de leurs mamans - selon vos dires). Et s'ils avaient eu la chance d'être adoptés? Ils auraient fait la joie de bien des couples infertiles. C'est dommage qu'on ne s'attarde jamais à la vie de ces enfants, et qu'on ne les pleure pas collectivement comme on pleure facilement pour les victimes de l'holocauste. La science (échographies) nous prouve pourtant qu'ils sont des êtres humains, simplement plus jeunes et de plus petites dimensions.

Ce n'est pas parce que les Allemands ne reconnaissaient aucun droit aux Juifs que ceux-ci n'en méritaient pas. Ce n'est pas parce qu'au Canada (un des rares pays au monde) on ne reconnaît aucun droit aux enfants à naître de la conception jusqu'à la naissance que ceux-ci n'en méritent pas.

Quand il y a une maternité, il y a deux personnes. On doit aider la mère à porter la vie avec amour et valoriser la maternité par des programmes appropriés. L'enfant qui est dans le ventre de sa maman n'a pas choisi d'être là mais il existe en tant que membre de la famille humaine. Il ne faut abandonner ni la mère ni l'enfant. Voilà pourquoi des gens conscients de la valeur de la vie humaine travaillent dans des mouvements pro-vie pour que celle-ci soit valorisée et protégée. Il ne faut pas oublier que nos ancêtres ont généreusement donné la vie, ils avaient à coeur cette belle valeur du respect de la vie humaine.

 

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Cent millions de préservatifs défectueux : distribution sans controle au Ghana

Sur le blog de Jeanne Smits du 24 avril 2013:

(Be Safe! Et l'on ne mentionnera surtout pas aux populations africaines qui n'ont pas accès aux vaccins contre le virus du papillome humain que le condom ne protège pas contre cette infection causant le cancer du col de l'utérus. Dire à un Africain qu'il sera sain et sauf, pour un occidental, c'est lui cacher que l'on se préoccupe qu'il y ait le moins possible d'Africains, par une utilisation massive de la contraception, en leur faisant croire qu'ils seront protégés par l'utilisation d'un condom. Comme cela, les populations occidentales ne feront pas de cauchemar sur le mythe de la surpopulation, surpopulation africaine, bien évidemment... -voir l'article « L'apocalypse démographique n'aura pas lieu »)

 En Afrique noire, le Ghana fait partie des pays où l'infection par le virus du sida est importante. Et comme partout ou presque, les autorités ont décidé de lutter contre la propagation de la maladie en recommandant le port du préservatif. Trop cher pour la population locale ? Qu'à cela ne tienne : des associations et des centres de santé les distribuent gratuitement. A la fin de 2012, pas moins de 100 millions de préservatifs ont été commandés en Chine, sans doute à moindre coût, pour être ainsi offerts.

 
Mais la marque Be safe (soyez en sécurité) n'est pas à la hauteur de ses promesses. Plusieurs semaines après le début de la distribution, les autorités sanitaires du pays ont brusquement battu le rappel des objets. La Food and Drug Authority locale venait de procéder à des tests. Trop petits, trop fins, de mauvaise qualité, sujets aux déchirures, ils ont tous les défauts. Et même des trous. « Qui exposent les utilisateurs à des grossesses non désirées et à des maladies sexuellement transmissibles. »
 
Autrement dit, ils ne servent à rien et, pire, ils créent l'illusion de la « protection », ce qui naturellement incite à plus d'imprudences.
 
Comme le dit la presse africaine :
« Alors qu’un représentant de l’ONUSIDA a confirmé, interrogé par RFI, cette situation, une réunion doit avoir lieu aujourd’hui au ministère de la Santé Ghanéen destinée à mieux identifier les dysfonctionnements qui ont conduit à ce scandale. Il s’agira notamment de déterminer comment ces préservatifs ont pu commencer à être distribués alors que les résultats des contrôles n’étaient pas encore connus. (...) »
(...)
L'abstinence et la fidélité sont pourtant de loin le meilleur plan !

 

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