Les pro-vies manifestent à Washington aujourd'hui
Sur le site de yahoo du 22 janvier 2013 :
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"Marche pour la vie"
"Nous n'avons pas baissé les bras, nous allons continuer à nous battre jusqu'à ce que +Roe vs Wade+ soit abrogé, jusqu'à ce que l'avortement soit illégal dans ce pays", a répliqué Mark Harrington, dirigeant de Created Equal, avant de déposer des oeillets sur le pavé à la mémoire des "50 millions de bébés qui ne sont pas nés, tués depuis 1973".
La conférence des évêques catholiques de l'USCCB, très en pointe dans la lutte contre l'avortement, a organisé neuf jours de "prières et de pénitence", du 19 au 27 janvier pour marquer l'anniversaire de cette "décision tragique" alors que le National Right to life se réjouissait dans un communiqué que "de plus en plus de jeunes soient contre l'avortement".
Une grande manifestation nationale contre l'avortement aura lieu vendredi à l'occasion d'une "Marche pour la Vie" dont la date a été décalée en raison des festivités marquant l'investiture du président Obama.
Pour Terry O'Neill, présidente de NOW, le droit à l'avortement "est très sérieusement en danger" dans le pays. "Je pense qu'il va être demandé dans les cinq prochaines années à la Cour Suprême d'abroger" son ancienne décision, dit-elle à l'AFP, "à cause de nombreuses lois anticonstitutionnelles qui sont passées" dans les Etats.
Le mouvement "pro life" est à l'origine de lois liées à l'avortement qui ont atteint un nombre record ces deux dernières années, votées par les parlements des Etats. Elles couvrent un large champ, du remboursement de l'opération à l'allongement des délais de réflexion dont le seul but est, selon les "pro choice", de compliquer l'accès à l'IVG, techniquement légal.
L'Inde ferme ses portes à l'exploitation de «mères porteuses» par les célibataires et les partenaires de même sexe
Une fermeture qui devrait s'adresser à tous les couples. Une «mère porteuse» est une femme que l'on exploite. Ce n'est pas un hasard si on les choisit principalement dans les pays pauvres... Un article paru dans le journal Le Devoir du 24 janvier 2013:
(Les «mères porteuses» sont soumises à un ensemble de restrictions dans leur contrat qui permet d'affirmer qu'elles sont victimes d'un véritable esclavagisme)
New Delhi — Le business de la maternité de substitution est en Inde un créneau clé de sa florissante industrie du tourisme médical et procréatif. Des milliers de couples étrangers — Américains, Européens, Africains, Québécois — viennent chaque année s’y faire faire un bébé par mère porteuse, pour la double raison que la pratique est souvent interdite dans leur pays et que la «gestation pour autrui» (GPA) coûte en Inde une fraction de ce qu’elle coûte ailleurs.
Or, le gouvernement indien vient d’imposer une nouvelle série de contraintes qui vont inévitablement compliquer une situation qui n’était déjà pas simple pour les étrangers qui veulent «louer le ventre» d’une Indienne, sinon carrément les obliger à renoncer à leurs projets d’adoption.
D’abord, les nouvelles directives interdisent dorénavant aux couples homosexuels et aux célibataires de recourir aux services d’une mère porteuse.
Ensuite, il faudra que le couple hétéro ait été marié depuis au moins deux ans pour être admissible. Les autorités indiennes ne lui délivreront pas de visa l’autorisant à retenir les services d’une mère porteuse si la GPA n’est pas reconnue dans son pays d’origine (elle ne l’est pas au Canada). La démarche sera permise sur obtention d’un visa médical, et non plus simplement touristique.
Aux abois, l’industrie craint pour son portefeuille. Les groupes de défense des droits des gais ont dénoncé ces mesures discriminatoires.(...)
Cela dit, le commerce de la mère porteuse soulève en Inde beaucoup de questions éthiques. Dans un pays pauvre et patriarcal comme l’Inde, la «location d’utérus» est considérée par des organisations comme la All India Democratic Women's Association comme une façon de plus d’exploiter les femmes.
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40 ans de culture de mort : une magnifique lettre pastorale à l’occasion de l’anniversaire de Roe vs Wade
(Sur la photo de gauche, Jane Roe qui s'est engagée à combattre toute sa vie pour réparer le mal de la loi Roe Vs Wade, loi qui porte son nom)
Je vous demande, chers frères et sœurs, de vous joindre à moi dans la construction d'une culture de la vie qui éliminera le meurtre brutal de l'enfant à naître, le plus petit au milieu de nous. Il n'y a pas de plus grande mission que nous pouvons entreprendre. Je prie pour que les paroles de l'Écriture puissent brûler dans nos cœurs, « C’est toi qui m’as formé mes reins, qui m'as tissé au ventre de ma mère; je te rends grâce pour tant de prodiges : merveille que je suis, merveille que tes œuvres. » [16]Une bonne réflexion dans le journal Le Devoir sur l'euthanasie et la dignité
Sur le site du journal Le Devoir du 24 janvier 2013, une lettre de Renald Veilleux, de Gatineau:
Laissez un commentaireFaut-il se faire euthanasier pour mourir dans la dignité ? Quelle belle pirouette de singe pour tenter de nous faire croire qu’en se faisant euthanasier, nous mourrons dans la dignité. Et qu’en est-il de tous ceux et celles qui sont morts sans interventions indues, sont-ils morts dans l’indignité ? N’avons-nous pas la responsabilité d’accompagner nos mourants dans la souffrance des derniers moments ?
C’est sans aucun doute dans ces derniers instants qu’ils ont le plus besoin de notre compassion et de toute notre affection. Allons-nous les laisser mourir comme des chiens ou devancer leur mort en se faisant croire qu’ils mourront dans la dignité ?
L’aide médicale à mourir ? Un autre euphémisme pour nous endormir. Jusqu’à tout récemment, l’aide médicale était destinée à nous aider à vivre, non à mourir. Avec l’euthanasie, on suspend l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes, mais rassurez-vous, votre bon médecin va vous aider à mourir dans la dignité. Faites-moi rire, mais je vous l’avoue, je ris jaune. […]
Bulletin Janvier 2013 -- L'année à venir
De la part de toute l’équipe de Campagne Québec-Vie, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2013 !
Il me semble qu’avec chaque année qui passe, les inévitables revers et les humiliations aidant, nous nous imprégnons de plus en plus de cette vérité que nous n’avons pas à gagner le combat pour le respect de la vie, mais qu’il a en fait déjà été gagné sur la croix il y a 2000 ans ! Tout ce qu’il nous reste à faire est d’attester par notre vie que nous croyons que cette victoire a bel et bien eu lieu.
Aussi, d’une certaine manière, la victoire, même si elle s’est déroulée sur le Golgotha, reste inachevée et il faut la compléter, comme le dit saint Paul dans sa première épitre aux Colossiens : « … je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église. » (Col 1 :24)
Nous défendons donc la vie des plus faibles car nous avons la conviction que la Vie l’a emporté sur la Mort, que le « chacun pour soi » qui régit les comportements des gens du monde n’est plus la voie à prendre. La nouvelle loi n’est pas celle du plus fort mais de l’Amour; la nouvelle espérance n’est pas celle du plaisir mondain mais de la vie éternelle. C’est cela que nous annonçons en tant que personnes pro-vie.
Quand l’on défend la vie des plus faibles, nous « complétons en notre chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église. » C’est-à-dire que nous suivons le chemin que Dieu a pris – celui de la Croix – pour notre plus grand bien, car lorsque l’on partage les souffrances du Christ, l’on partage aussi ses récompenses.
Et voilà un conseil pratique : si nous vivons simplement de façon cohérente avec notre foi en un Dieu qui a conquis la mort, nous subirons les persécutions en ce monde et nous recevrons le gage de cette persécution. Bref, en défendant la Vie et la famille, nous annonçons la Victoire de Jésus sur la croix, nous subissons des persécutions et nous méritons la Vie éternelle. (par la grâce de Dieu, bien sûr !)
Mais encore faut-il que cette annonce de la victoire sur la Mort se fasse par des gestes concrets et des paroles claires. Que ferons-nous cette année pour manifester notre confiance en Celui qui nous a promis que la mort n’aurait pas le dernier mot ? Voici un bref aperçu des activités que nous voulons mettre en marche en 2013:
1. 40 jours pour la vie : cette vigile de prière devant un avortoir de Montréal pour 40 jours, 12 heures par jour, se fera deux fois, du 13 février au 24 mars et en automne de la mi-septembre au début novembre.
2. Triduum 2013 : une série de conférences, de vigiles de prières et de messes à Montréal qui se tiendront du 4 au 8 mai et qui précéderont la Marche pour la vie à Ottawa.
3. Marche pour la vie 2013 : cette marche annuelle attirant plus de 15 000 personnes se tiendra sur la colline parlementaire à Ottawa le jeudi 9 mai.
4. Manifestation avec pancartes : durant l’été 2013 nous comptons faire une tournée de quelques villes du Québec avec pancartes illustrées pour manifester notre désaccord avec l’avortement.
5. Crossroads Walk (« Pèlerins de la croisée des chemins ») : Nous accueillerons de nouveau cette année, au début du mois d’août, ces jeunes qui traversent à pied le Canada pour le respect de la vie.
6. Initiative d’arrêt de financement des avortements : Nous voulons lancer une campagne d’arrêt de financement public de l’avortement en automne 2013. Nous vous offrirons également la feuille à remplir pour le temps des impôts comme nous l’avons fait l’année dernière.
7. Congrès 2013 : Comme à chaque année, nous vous convions à notre congrès qui se tiendra en automne. Le lieu reste à fixer. (Voir notre congrès 2012.)
8. Veillée pour la Vie : Une veillée de prière pour la vie se tiendra le dimanche soir qui précédera l’Avent (autour du 1er décembre 2013)
9. Ministère des « bergers sur trottoir » (« Sidewalk counselling ») : tous les matins de semaine pour une heure, sauf lors des 40 jours pour la vie, nous sommes présents à l’extérieur d’un avortoir montréalais pour offrir aux femmes qui pensent se faire avorter des alternatives à l’avortement et une aide concrète.
10. Site Web / Facebook / Twitter : Nous continuerons à faire croître notre auditoire sur notre site Internet (www.cqv.qc.ca), qui de septembre 2009 à aujourd’hui, est passé de 1000 visiteurs différents par mois à près de 7500 visiteurs différents mensuels.
11. Ministère de guérison post-avortement : En collaboration avec d’autres groupes pro-vie de Montréal, nous tenterons cette année d’établir un groupe d’appui pour les femmes et les hommes qui vivent un deuil post-abortif.
12. Enceinte / Inquiète : Nous continuerons en 2013 à répondre aux appels reçus sur notre service téléphonique sans frais pour femmes enceintes en difficulté (1-855-871-4442)
Merci de porter dans vos prières tous ces projets ; et d’y participer selon vos capacités !
Pour la vie,
Georges Buscemi , président
Laissez un commentaireSur le «débat» sur le «mariage» gai au Québec, deux lettres parues dans le Devoir
Deux articles dans le Journal le Devoir du 24 janvier 2013 tentent de prouver qu'il y a bel et bien eu débat au Québec sur le «mariage» gai. L'un de Michel Dorais, sociologue de la sexualité, l'autre de l'ancien ministre Paul Bégin. À tous deux, dans un court paragraphe, le journaliste Christian Rioux répond, lui qui a constaté sur place l'ampleur du débat et des manifestations françaises:
Aussi, oubliez-vous de rappeler que ce débat au Canada a d’abord été tranché par les tribunaux. Jugements devant lesquels les élus se sont, comme souvent, rapidement inclinés. Comme débat, on a vu mieux.
Effectivement, les députés québécois reconnus pour leurs attributs «lapins», ont détalés et votés unanimement n'importe quoi, le «mariage» gai, pouvant les protéger des attaques des médias.
Pour qu'il y ait de justes débats, il est important que chacun puisse s'exprimer, à forces égales...
Laissez un commentaireLe tabou: un article dans La presse sur l'avortement. Quand le coeur interpelle la déraison...
Sur le site du journal La Presse du 23 janvier 2013:
(Un article de Sylvia Galipeau)
Laissez un commentaireUne mère blogueuse du New York Times signe ici un article très touchant, portant sur un des grands tabous du féminisme: l’avortement des mères. L’auteure l’avoue d’emblée: oui, elle est féministe. Elle l’a toujours été. Toujours défendu le droit des femmes de disposer de leur corps. Seulement voilà. Depuis qu’elle est devenue mère, tout a changé. Et ce droit qu’elle a toujours défendu, elle ne peut plus supporter de le voir exercer. Pas chez d’autres mères, à tout le moins.
(...)
(Traduction libre: C’est comme si la maternité nous avait changées. Si hier nous partions en croisade pour défendre les droits des femmes, aujourd’hui nous nous engageons silencieusement à ne plus jamais les exercer. Les bonnes mères ne parlent pas d’avortement, c’est un sujet enfoui dans les racoins sombres de nos consciences, qui ne réapparaît au grand jour qu’en temps d’élections, dans l’isoloir. Oui, nous croyons que les femmes ont le libre choix. Mais non, nous ne croyons pas qu’elles devraient l’exercer, surtout pas devant toutes celles qui choisissent d’avoir des enfants. Et ça, c’est le plus grand tabou du féminisme.)
Permettez que je résume son propos. Un jour, raconte-elle, une amie, mère comme elle, lui annonce qu’elle est enceinte. Elle lui saute dans les bras. Sauf que la nouvelle n’est pas une “bonne” nouvelle pour l’amie en question. La grossesse n’est pas voulue. Et le père n’en saura jamais rien. Elle ne compte pas garder l’enfant. En tant que féministe, oui, l’auteure l’aurait certainement appuyé dans son choix. C’est son droit. Son corps. Sa liberté. Mais en tant que mère, en tant que mère qui tente d’avoir d’autres enfants de surcroît, elle ne le peut pas. Elle ne le peut plus. Paradoxe ….
Le texte, bien senti, est merveilleusement bien écrit. Plein d’émotions. Oui, elle juge. Oui, elle condamne. Mais elle s’explique. Avec le coeur. Avec les tripes. Pour un sujet aussi délicat, je dois avouer que c’est rare.
(...)
Un ministre Japonais invite les personnes âgées à mourir au plus vite...
Non, ce n'est pas de la fiction. Il s'agit du ministre japonais des finances, Taro Aso (photo de gauche), un ancien premier ministre! Le Japon est un pays où le vieillissement de la population pèse lourd. Sur le site de 7sur7.be du 22 janvier 2013 :
Le ministre japonais des Finances Taro Aso a accablé ses compatriotes âgés d'un lourd sentiment de culpabilité dans le cadre des réformes d'austérité qu'il impose au pays. Vu le vieillissement de la population, la sécurité sociale japonaise est aux abois. Le Japon compte en effet un tiers d'habitants (et d'électeurs...) de plus de 60 ans. Une facture lourde à digérer pour l'état nippon.
Le grand échiquier japonais, qui est également vice-Premier ministre, estime que les personnes âgées devraient avoir l'occasion de ne pas prolonger inutilement la fin de leur existence. Mourir à temps - et si possible plus tôt que tard - est à ses yeux une bonne économie. "Que Dieu vous préserve de continuer à vivre alors que vous voulez mourir", a déclaré Taro Aso. "Je ne pourrais pas me réveiller le matin en sachant que c'est l'Etat qui paie tout ça pour moi".Le ministre, qui est bien connu pour ne pas mâcher ses mots, a par ailleurs 72 ans. Il affirme avoir ordonné à ses proches de l'euthanasier quand son heure serait venue. Dans son discours, le ministre a ciblé les "gens pendus au bout d'un Baxter" et leur entourage qu'il a culpabilisés avec des mots très durs: "La problématique des dépenses faramineuses en gériatrie ne sera résolue que si vous les incitez à se dépêcher de mourir".
Ce ministre Japonais a du moins une qualité que devrait lui envier plusieurs parlementaires québécois, partisans de l'euthanasie : la franchise.
Laissez un commentaireL'euthanasie au Québec : Attention à ce que vous souhaitez!
Un texte paru sur le site de l'Euthanasia Prevention Coalition du 22 janvier 2013, par Alex Schadenberg, directeur général (traduction CQV) :Véronique Hivon, ministre de l'euthanasie du Québec ?
Dans le journal La Presse du 19 janvier 2013, nous avons eu droit à une entrevue de la ministre déléguée aux Services sociaux responsable du dossier «Mourir dans la dignité», Mme Véronique Hivon.
Notre savante ministre péquiste nous a donné un message très clair en 10 points :
1- L'aide médicale pour mourir dans la dignité se situe dans un continuum de soins en fin de vie ; c'est le soin ultime !
2- Cette aide médicale à mourir n'est pas de l'euthanasie, car c'est très bien balisé.
3- Il ne faudrait pas que le malade demande une aide médicale à mourir parce qu'il n'a pas accès à de bons soins. Cette aide médicale sera un complément de soins en fin de vie.
4- La nouvelle loi va protéger les médecins qui vont aider les grands malades à mourir dignement.
5- La nouvelle loi va contourner le Code criminel du Canada qui défend de pratiquer l'euthanasie. La santé, c'est de compétence provinciale.
6- Quant aux soins palliatifs, le gouvernement va étudier cette problématique. On verra !
7- Les gens qui ont perdu leur lucidité ne seront pas oubliés. La loi sera amendable. Un comité d'experts va se pencher sur cette question.
8- Face aux enfants, aux bébés et aux adolescents très malades et très souffrants, qui va décider ? " Tous les détails seront connus quand le projet de loi sera déposé " dit la ministre. On verra !
9- Le projet de loi va couvrir les maladies graves et incurables. Donc, la loi n'exclura pas le cancer et les maladies dégénératives.
10- Au Québec, la population a eu la maturité de se prononcer sur cette question. Le consensus est très clair en faveur de ce projet de loi. " Il faut prendre acte et ne pas être en retard sur la société ", dit la ministre.
En terminant, Mme Hivon affirme haut et fort " que chaque personne doit avoir une fin de vie conforme à ses valeurs ".
La ministre Véronique Hivon est très claire : elle ira à l'encontre de la majorité des rapports déposés à la Commission d'enquête mise sur pied par le gouvernement ; ceux-ci refusaient l'euthanasie. Celle-ci sera légalisée au Québec même si Mme Hivon ne veut surtout pas prononcer le mot euthanasie.
Le plus inquiétant en lisant cette interview, c'est de constater que dans un premier temps nous aurons une loi très bien balisée et encadrée, mais que dans un deuxième temps, le gouvernement reste très ouvert pour assouplir et amender cette loi, toujours à la remorque du consensus social.
À moins que nous passions à l'action, la porte de l'euthanasie va très bientôt s'ouvrir. D'ici quelques années, comme dans le cas de l'avortement, nous aurons droit à l'euthanasie sur demande avec notre carte soleil.
Il faut enlever nos lunettes roses et voir en face la triste réalité qui pointe à l'horizon et qui exige que l'on agisse. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas plutôt présenté un projet de loi sur des soins palliatifs de très grande qualité pour permettre de mourir dans la dignité ? Quand la journaliste de La Presse, Nathalie Collard, a demandé à Mme Hivon si le Québec a les moyens financiers d'offrir à tous les Québécois des soins palliatifs de qualité, pourquoi la ministre s'est-elle empressée de faire du patinage de fantaisie ?
Le gouvernement Marois a fait son lit. L'euthanasie, c'est pour l'État très payant ; mais des soins palliatifs bien organisés et accessibles à toute la population, ça pourrait coûter cher au système de santé, n'est-ce pas ?
Alors, allons-y pour l'euthanasie !
Chère Mme Véronique Hivon, vous avez oublié des choses extrêmement importantes dans votre projet de loi : la valeur incommensurable de la personne humaine de la conception jusqu'à la mort naturelle.
Votre savante Commission aurait dû consulter Jean Vanier, ce grand personnage unique au monde, qui depuis des décennies s'occupe des personnes handicapées tant au niveau physique qu'intellectuel un peu partout sur la planète. Pour lui, chaque personne est un tsunami d'amour peu importe sa condition. Quel que soit son niveau de maladie, de dégénérescence ou d'immobilité, toutes ces personnes humaines ont une valeur unique, même si la société, de plus en plus décadente, les considère comme un fardeau social.
Votre projet de loi ne s'adresse-t-il surtout pas aux bien-portants qui ne supportent plus de regarder en face la maladie, la douleur, la souffrance et la mort ?
Nous voulons une société parfaite ; les grands malades accaparent notre temps (il faut les visiter) et notre argent (ça coûte cher au système). Alors, l'euthanasie devient la solution miracle pour régler tous les problèmes.
Mais cette solution pratique n'est absolument pas humaine.
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