L'euthanasie et le suicide assisté en Belgique et aux Pays-Bas : la pente est de plus en plus glissante et inquiétante
par Peter Saunders, traduction de Campagne Québec-Vie
Docteur Peter Saunders (photo) a été récemment interviewé par Emily Graves de la radio Crossrhythms à propos des actions en vue de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté dans le monde entier. Voici un extrait de l'entrevue, axée sur les développements récents en Belgique et aux Pays-Bas. La transcription complète est disponible en ligne.
Emily : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce qui se passe en Belgique en ce moment?
Peter : Une partie de la difficulté que nous avons, c'est que cela n'a pas été très bien rapporté dans les médias, qu’ils soient diffusés par écrit ou sur les ondes. Ce que nous pouvons réunir (comme information), c'est qu'en Belgique l'euthanasie a été légalisée en 2002, mais seulement pour les adultes qui ont leur pleine capacité mentale, des personnes de plus de 18 ans. Et ce que la Belgique veut faire maintenant c’est de l'étendre aux enfants de moins de 18 ans ainsi qu’aux adultes qui ne sont pas mentalement compétents, certains d'entre eux souffrant de la maladie d'Alzheimer ou de démence. C'est une énorme décision qui va ouvrir les digues encore davantage.
Emily : Lorsqu’il s’agit spécifiquement d'un enfant, à quel âge fait-on allusion? Quelle est la limite, le point de démarcation ?
Peter : Ils disent que l'enfant doit être assez vieux pour prendre une décision. On peut supposer que cela s'applique aux enfants plus âgés qui ont moins de 18 ans. Toutefois, cela soulève une question : si l’on considère que l’enfant n'est pas assez âgé pour prendre un verre, voter, se marier, conduire une voiture, alors pourquoi lui donne-t-on la permission de prendre la décision la plus importante de toutes, à savoir s’il peut décider qu’on mette fin à sa vie? Cela soulève de vraies questions, comment vont-ils déterminer si la souffrance d'un enfant est assez grande? Est-ce que tout va être défini subjectivement en fonction de l'avis du médecin? Comment vont-ils s’assurer que l’enfant prend une décision libre de toute contrainte, une décision mature qui est bien pensée? Cela soulève toutes sortes de questions au sujet des failles dans la loi et des extensions de celle-ci.
Emily : Est-ce qu'un enfant a une compréhension complète de ce que cela pourrait signifier pour lui?
Peter : Nous parlons d'adolescents, n’est-ce pas, et nous savons tous que les adolescents prennent souvent des décisions très impulsives qui ne sont pas mûrement réfléchies. Celles-ci portent sur des questions de style de vie, vais-je avoir des relations sexuelles, vais-je boire, vais-je fumer, vais-je conduire une voiture de cette façon et ainsi de suite et les (décisions) des adolescents ne sont notoirement pas bonnes parce que leurs cerveaux ne sont pas encore développés à ce stade pour penser correctement aux conséquences des décisions. Oui, je pense que c'est effectivement très dangereux.
Emily : Si ces propositions vont de l’avant, pensez-vous que cela encouragera d'autres pays à suivre le même chemin?
Peter : Je souhaiterais que les autres pays voyant ceci soient horrifiés et ne veuillent absolument pas aller dans le même sens que la Belgique. J'espère que telle sera la réaction.
Emily : Depuis 2005, les Pays-Bas ne poursuivent pas les médecins qui effectuent l'euthanasie sur des mineurs, tant que l'acte du médecin est conforme à un ensemble de directives médicales surnommé «Le Protocole de Groningen ». Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet?
Peter : Le Protocole de Groningen porte le nom de la grande ville des Pays-Bas où il a été développé. C'est quelque chose de tout à fait particulier, vraiment. Aux Pays-Bas il est censé être illégal d'offrir l'euthanasie pour les mineurs et les bébés, mais ils ont créé un système dans lequel les bébés qui sont handicapés ou qui ont des maladies tellement graves qu'ils ont peu de chances de survivre peuvent subir une euthanasie involontaire. C'est évidemment bien avant qu'ils soient capables de prendre des décisions pour eux-mêmes. Ce qui se passe, c'est que si le médecin peut cocher une série de cases, le pouvoir judiciaire ferme simplement les yeux et permet de passer à l’action. C'est extrêmement controversé.
Quand cela a été décrit pour la première fois dans un journal médical revu par des pairs en 2005, ils ont rapporté, sur une période de sept ans, 22 cas de bébés atteints de spina bifida qui avaient reçu une injection létale, et ils ont dit qu'il y en avait probablement beaucoup plus. En fait, l'Association médicale néerlandaise vient de publier un rapport disant qu'ils pensent qu'il y a environ 650 bébés chaque année qui pourraient recevoir les injections létales en vertu de ce protocole. Cela semble maintenant avoir été accepté aux Pays-Bas : si vous êtes un enfant ayant des besoins spéciaux, alors votre vie n'est pas digne d'être vécue, et vous pouvez effectivement être « buté » par les médecins avec, de plus, le consentement de vos propres parents. Beaucoup de parents donnent un consentement à cet effet. Et comme vous pouvez l’imaginer, le lobby des droits des personnes handicapées est absolument furieux et scandalisé à ce sujet. Ils disent : « Vous êtes en train de dire que ma vie n'est pas digne d'être vécue, parce que cet enfant avec le même état que moi a été tué sans avoir son mot à dire dans ce que ce soit. » C'est un précédent très dangereux et inquiétant, tout d'abord, de dire qu’une telle vie n’est pas digne d'être vécue et de permettre à certains de porter ce jugement sur la vie de d’autres ; et, d’autre part, que le principal moteur de décision aux Pays-Bas soit maintenant la supposée souffrance que la famille ressent. Autrement dit, si vous et votre famille êtes accablés parce que l‘un d’entre vous est atteint d'une maladie, alors il est bien de tuer cette personne malade.
Emily : Pensez-vous que ce protocole a encouragé la Belgique à considérer le projet de loi sur l'euthanasie des enfants?
Peter : Oui. La différence est que dans le cadre du Protocole de Groningen aux Pays-Bas, nous parlons de bébés handicapés. Alors qu’en Belgique il s’agit de mineurs, d’adolescents de moins de 18 ans, donc c'est différent. En Belgique, cela va être légalisé, alors qu’aux PaysBas, ce n'est pas légal, mais la justice ferme les yeux. Il y a quelques différences, mais nous avons vu que partout où l’euthanasie et le suicide assisté sont légalisés, vous obtenez ce que nous appelons l'extension progressive; une pente glissante. Vous obtenez de plus en plus de cas chaque année ; en fait, en Belgique, il y a eu une augmentation de 5000% du nombre annuel de cas enregistrés depuis la première année en 2002. Et cela croît régulièrement tous les ans. Aux Pays-Bas, depuis 2006, il y a eu une augmentation de 15% à 20% chaque année. Aux Pays-Bas ils parlent maintenant de l’étendre aux patients atteints de démence et déjà les premières euthanasies de tels malades ont eu lieu. Il y a un grand nombre de personnes aux Pays-Bas aujourd'hui, une personne sur huit, dont le décès est dû à ce que nous appelons la sédation terminale : les médecins suspendent l’alimentation et l’hydratation et donnent de fortes doses de sédatifs, avec l'intention délibérée que le patient ne sortira pas de cette sédation et ne survivra pas. Nous pouvons vraiment observer aux Pays-Bas le phénomène de l’extension progressive de l’euthanasie et l’effet de pente glissante.
Emily : Pour en revenir à la Belgique, il s'agit d'une étape très importante : si cette loi est adoptée, la Belgique serait le premier pays à légaliser l'euthanasie des enfants. Quelles en seront les conséquences pour le pays?
Peter : Ce que nous voyons, chaque fois qu'une nouvelle loi (permettant l’euthanasie) est introduite c'est, en premier lieu, que les gens commencent à pratiquer la nouvelle loi, il y aura donc l'euthanasie des enfants. Ensuite, on observe que les gens vont au-delà de la nouvelle loi, ils repoussent les limites et vous vous apercevez qu'elle est appliquée dans des cas moins graves. Ça ne va pas être long avant que quelqu'un pose la question de l’euthanasie des bébés, comme les Pays-Bas l'ont fait. La troisième chose qui se passe, et peut-être la plus inquiétante, c'est que la conscience publique commence à changer, et que des actes qui auraient horrifié les personnes de la génération précédente ne dérangent plus beaucoup les gens à la génération suivante. Nous l'avons vu dans le cas parallèle de l'avortement : il y a 50 ou 60 ans, l’avortement aurait été absolument impensable pour la plupart des gens en Grande-Bretagne ; mais nous avons maintenant 200.000 cas par an et une grossesse sur cinq se termine par un avortement. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le même phénomène se produira avec l'euthanasie si jamais elle devient plus largement pratiquée. Comme je l’ai dit, tout commence avec l'idée qu'il y a une vie qui ne vaut pas la peine d'être vécue, combinée avec l'idée que si une personne est un fardeau pour nous, alors nous pouvons l’encourager à mettre fin à sa vie ou prendre cette décision pour elle.
Pour le rapport décennal sur l'euthanasie en Belgique voir ici.
Reproduit sur LifeSiteNews avec la permission de PJ Saunders
Laissez un commentaireRéactions négatives de Charles Taylor et autres au projet d'interdire les signes religieux dans la fonction publique
Sur le site du Huffington Post du 20 août 2013:
(Françoise David)
(...)Ces révélations ont rapidement fait réagir le coprésident de la Commission Bouchard-Taylor, Charles Taylor. Sur les ondes de l'émission C'est bien meilleur le matin, à la radio de Radio-Canada, le coauteur du rapport a qualifié d'«acte d'exclusion absolument terrible» les mesures proposées. «C'est quelque chose qu'on s'attendrait à voir dans la Russie de Poutine», a-t-il lancé.«Ça exclut de ces fonctions-là tout un pan de la population, dit Charles Taylor. Des gens qui croient qu'ils doivent afficher d'une façon ou d'une autre leurs croyances religieuses.»Au moment d'écrire ces lignes, le ministre Bernard Drainville refusait de commenter le dossier.Une charte radicale?L'opposition n'a pas tardé à dénoncer la position du gouvernement dans cet épineux dossier. « Le Parti québécois tente de faire diversion », avance le député du Parti libéral du Québec (PLQ), Raymond Bachand. Il reproche au gouvernement de tenter de détourner l'attention de la situation de l'emploi et des finances publiques en braquant les projecteurs sur un autre sujet.Sur le fond, M. Bachand estime que le projet de charte des valeurs québécoises, tel que décrit dans le Journal de Montréal, va trop loin. « On va attendre de voir le projet, mais ce qu'on lit dans le Journal de Montréal dépasse ce qui est raisonnable. »Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, déplore quant à lui les positions du gouvernement et du PLQ. Il estime que celle du PLQ est trop molle alors qu'il qualifie celle du gouvernement de « radicale ». « Plus de signe religieux nulle part, pas d'accommodements », déplore M. Legault. « Nous ferons connaître notre position qui en sera une équilibrée », a-t-il poursuivi.(...)
Québec Solidaire a également réagit négativement au projet du parti québécois. Sur le site de Radio-Canada du 20 août 2013 :
Québec solidaire (QS) déplore également le bannissement de signes religieux dans l'appareil étatique. La porte-parole de QS, Françoise David, estime que l'État doit être laïque, mais pas nécessairement les employés qui dispensent les services aux citoyens. Elle estime que la croix qui trône au-dessus du président de l'Assemblée nationale devrait être déplacée avant d'imposer la laïcité aux employés de l'État. La prière devrait aussi être proscrite avant les conseil municipaux, selon Mme David.
Mme David souligne toutefois quelques exceptions. Son parti s'oppose au port du voile intégral dans la fonction publique et au port de signe religieux pour les personnes qui « représentent directement l'autorité de l'État ». Mme David a cité, à titre d'exemple, les juges, policiers, procureurs de la Couronne et les gardiens de prison.
Mme David a également déploré que les femmes soient les plus touchées par ces nouveaux interdits. « Ce débat touche des milliers de personnes, et surtout, surtout - à 90 % probablement - des femmes », précise Mme David.
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Des médecins québécois doivent répondre aux questions des médecins canadiens sur leur désir d'euthanasier les patients...
Sur le site du journal Le Devoir du 20 août 2013:
(Le Dr Doris Barwich, présidente de la société canadienne des médecins de soins palliatifs)
Laissez un commentaireDes médecins québécois ont pris le micro pour expliquer devant leurs collègues canadiens pourquoi ils appuient le projet de loi 52 du gouvernement du Québec, lequel encadre entre autres l’aide médicale à mourir.
Lors des débats qui se sont tenus lundi dans le cadre de la 146e assemblée annuelle de l’Association médicale canadienne (AMC) à Calgary, l’inquiétude de plusieurs médecins canadiens était palpable.« Nous ne croyons pas que l’aide médicale à mourir fasse partie du continuum des soins palliatifs », a lancé au parterre la présidente de la Société canadienne des médecins de soins palliatifs, la Dre Doris Barwich, lors d’un débat. D’ailleurs, plusieurs des médecins qui se sont exprimés oeuvraient en soins palliatifs.« Si le suicide assisté devient légal, on ne devrait pas s’associer à ça ! », a averti un autre en s’adressant aux membres du conseil d’administration de l’AMC.Pour un autre, « devenu médecin pour sauver des vies », pas question « que les médecins soient dépeints comme ceux qui amènent la mort ». « Je ne suis pas intéressé. Comme médecin, je veux m’occuper du bien-être du patient », de renchérir un collègue.Le président de l’Association médicale du Québec (AMQ), le Dr Laurent Marcoux, s’est levé pour expliquer le projet de loi 52. « C’est une décision de société, et nous sommes au service de la société. Au Québec, nous avons cette discussion depuis quatre ans, et la grande majorité de la population souhaite qu’on aille jusqu’à permettre l’assistance à mourir ». Il a rappelé que deux médecins québécois sur trois considèrent que l’aide médicale à mourir est un soin approprié en fin de vie.(...)Les opinions sont divisées dans les rangs médicaux, même au Québec, où des médecins opposés au projet de loi 52 continuent à manifester leur mécontentement malgré le consensus social qui émerge des sondages. « En 23 ans, je n’ai jamais eu de véritable demande d’euthanasie », est venue confier aux participants de l’assemblée annuelle de l’AMC une Québécoise, médecin en soins palliatifs, ajoutant craindre que l’aide médicale à mourir ne soit utilisée « à cause d’un manque de ressources ».(...)
Le parti Québécois veut combattre l'intégrisme en attaquant la liberté religieuse...
Sur le site du journal de Montréal du 20 août 2013:
(Non Mme Marois et M. Drainville, il n'est pas nécessaire d'abolir les signes religieux pour combattre l'intégrisme religieux au Québec. Un gouvernement ne peut combattre un intégrisme en le remplaçant par un autre, par l'intégrisme du laïcisme, religion d'état de l'athée Pauline Marois. Les Québécois ont droit à la laïcité, pas au laïcisme...)
QUÉBEC - Le gouvernement Marois veut non seulement bannir le foulard islamique et les autres signes religieux apparents de la fonction publique et des tribunaux, mais également des CPE, des écoles et des hôpitaux, a appris le Journal.(...) L’État doit être neutre, estime le gouvernement péquiste, qui entend bien reprendre le flambeau de la question identitaire.Croix ostensible, voile intégral comme le niquab ou la burqa, le hidjab (voile couvrant les cheveux), le turban sikh et la kippa juive seront tous interdits dans les ministères, organismes, sociétés d’État, tribunaux et corps policiers.Plus encore, les enseignants des écoles publiques de la province ne pourront plus afficher leur foi au travail, selon les informations du Journal. Les écoles privées, qu’elles soient confessionnelles ou pas, ne seront toutefois pas touchées par la Charte des valeurs du ministre Bernard Drainville.Les cégeps publics de même que les universités seraient soumis aux nouvelles règles. Les établissements d’enseignement supérieur qui le souhaitent pourraient cependant bénéficier d’un «droit de retrait» renouvelable aux cinq ans.GarderiesLes éducatrices des CPE, tout comme celles qui travaillent dans les garderies privées subventionnées par l’État, seront également tenues de laisser les signes religieux ostentatoires à la maison, selon des sources bien au fait du dossier. Les établissements qui ne sont pas financés par des fonds publics ne seraient pas soumis à ces nouvelles règles visant la neutralité de l’État.Le gouvernement Marois ne souhaite pas aller jusqu’à imposer sa nouvelle charte dans les foyers québécois, nous dit-on. Ainsi, les garderies en milieu familial, même si elles sont subventionnées et gérées par l’État, ne seront pas touchées par cette interdiction.HôpitauxL’ensemble du réseau de la santé sera pour sa part visé par les nouvelles dispositions de la Charte des valeurs péquiste. Les employés et les professionnels de la santé des cliniques, CSSS, CLSC et hôpitaux de la province devront afficher la neutralité religieuse.Québec a déjà prévu un «droit de retrait» pour certains établissements hospitaliers confessionnels, qu’on pense par exemple à l’Hôpital général juif de Montréal. (...)CrucifixLe gouvernement Marois va ainsi beaucoup plus loin que le précédent gouvernement libéral. Jean Charest proposait plutôt une laïcité dite «ouverte», qui n’interdisait pas les signes religieux apparents chez les fonctionnaires, mais imposait que les services publics soient donnés et reçus à visage découvert.Malgré l’ampleur des changements proposés pour réaliser la laïcité de l’État, le gouvernement Marois souhaite parallèlement envoyer le message que l’héritage judéo-chrétien du Québec n’est pas pour autant balayé sous le tapis. Symbole fort de cet héritage, le crucifix installé au-dessus du fauteuil du président de l’Assemblée nationale est là pour rester. On ne toucherait pas au patrimoine bâti, comme la croix du mont Royal, selon nos informations
La laïcité ouverte du parti libéral du Québec permettait d'éliminer les abus tout en respectant la liberté religieuse. Ce n'est pas le but du Parti Québécois et de sa première ministre ...
Le gouvernement Marois veut baliser les accommodements religieux à la fois dans la fonction publique, mais également dans le secteur privé, a appris le Journal. Pour y arriver, le ministre Bernard Drainville souhaite modifier la Charte québécoise des droits et libertés pour y inclure les «valeurs québécoises»
Le Parti Québécois veut simplement imposer aux droits et libertés des Québécois, les valeurs du parti... Le parti est au pouvoir et entend bien faire reconnaître par le peuple les valeurs de Pauline Marois, celle qui est la plus forte en ce moment... Nous sommes très loin d'une démocratie fondée sur la loi naturelle, protégeant la population de ces abus de pouvoir...
Il existe certes une vraie loi, c'est la droite raison ; elle est conforme à la nature, répandue chez tous les hommes ; elle est immuable et éternelle ; ses ordres appellent au devoir ; ses interdictions détournent de la faute, (...) (Cicéron, rép. 3, 22.)
« Ils ont raison les citoyens qui jugent complètement fausse la thèse relativiste pour laquelle une norme morale enracinée dans la nature même de l'être humain n'existe pas » disait le cardinal Joseph Ratzinger devenu Benoit XVI
Quelle est cette norme morale universelle en matière de liberté religieuse et de laïcité?
«En vertu de leur dignité tous les hommes, parce qu'ils sont des personnes, c'est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et par suite, pourvus d'une responsabilité personnelle, sont pressés par leur nature même et tenus par obligation morale à chercher la vérité, celle tout d'abord qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu'ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité.
Or à cette obligation les hommes ne peuvent satisfaire, d’une manière conforme à leur propre nature que s’ils jouissent, outre la liberté psychologique, de l’immunité à l’égard de toute contrainte extérieure. Ce n’est donc pas dans une disposition subjective de la personne mais dans sa nature même qu’est fondé le droit à la liberté religieuse. » (La liberté religieuse, le droit de la personne et des communautés à la liberté sociale et civile en matière religieuse, no2)
(…)
Chacun a « le droit, de chercher la vérité en matière religieuse afin de se former prudemment, un jugement de conscience droit et vrai, en employant les moyens appropriés.
Mais la vérité doit être cherchée selon la manière propre à la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche (…), de l’échange et du dialogue par lesquels les uns exposent aux autres la vérité qu’ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s’aider mutuellement dans la quête de la vérité; » (Ibid., no 3)
(…) Il s’ensuit qu’il n’est pas permis au pouvoir public, par force, intimidation ou autres moyens, d’imposer aux citoyens la profession ou le rejet de quelque religion que ce soit (…). A fortiori est-ce agir contre (…) les droits sacrés de la personne et de la famille des peuples que d’employer, sous quelque forme que ce soit, la force pour détruire la religion ou lui faire obstacle, soit dans tout le genre humain, soit en quelque région, soit dans un groupe donné. (ibid. no 6)
Mais… les limites de la liberté religieuse
C’est dans la société humaine que s’exerce le droit à la liberté en matière religieuse, aussi son usage est-il soumis à certaines règles qui le tempèrent.
Dans l’usage de toute liberté doit être observé le principe moral de la responsabilité personnelle et sociale; la loi morale oblige tout homme et groupe social dans l’exercice de leurs droits à tenir compte des droits d’autrui, de ses devoirs envers les autres et du bien commun de tous. À l’égard de tous il faut agir avec justice et humanité.
En outre, comme la société civile a le droit de se protéger contre les abus qui pourraient naître sous prétexte de liberté religieuse, c’est surtout au pouvoir civil qu’il revient d’assurer cette protection; ce qui ne doit pas se faire arbitrairement et à l’injuste faveur d’un parti mais selon des normes juridiques, conformes à l’ordre moral objectif, requises par l’efficace sauvegarde des droits de tous les citoyens et de leur pacifique accord, et par un souci adéquat de cette authentique paix publique qui consiste dans une vie vécue en commun sur la base d’une vraie justice, ainsi que par le maintien, qui se doit, de la moralité publique. Tout cela fait fondamentalement partie du bien commun et entre dans la définition de l’ordre public. Au demeurant, il faut s’en tenir à la coutume de sauvegarder intégralement la liberté dans la société, usage demandant que le maximum de liberté soit reconnu à l’homme, et que celle-ci ne soit restreinte que lorsque c’est nécessaire et dans la mesure qui s’impose. (ibid. no7)
Est-il nécessaire d’interdire le port d’une kippa, d’un voile ou d’une croix dans la fonction publique? Absolument pas. Est-il nécessaire par mesure de sécurité, de voir le visage des personnes dans la fonction publique? Absolument.
Le parti libéral du Québec avait une position qui respectait la raison et la liberté de la population : pour les libéraux, le port de signes religieux n'empêche en rien un agent de l'État d'exercer ses fonctions avec impartialité. Le parti libéral est réfractaire aux interdits à venir. Seuls des impératifs de sécurité peuvent empêcher par exemple le port d'un tissu cachant le visage...
Il n’y a rien de plus à ajouter. Tout le reste est intégrisme laïciste, religion laïque de Pauline Marois voulant s’imposer à toute la population libre du Québec. Un abus de pouvoir clair et net digne des politiques des régimes des ayatollahs dont on prétend vouloir protéger la population.
Il faut favoriser la laïcité au Québec, autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et ecclésiastique, ce que le port d’une kippa ou d’une croix ne remet pas en cause. Personne n’a besoin du laïcisme, religion d’État s’attaquant à la neutralité de la fonction publique.
Nous voulons la laïcité. C'est pourquoi Campagne Québec-Vie s’oppose à toute religion qui se verrait imposé à la population québécoise. Nous refusons le laïcisme de Pauline Marois comme religion d’État.
Interdire les signes religieux, c'est vouloir imposer une seule religion, comme le firent les dictatures communistes : le laïcisme matérialiste.
Laissez un commentaireSuggestion d'une voisine à la mère d'un enfant autiste en Ontario : fais-le euthanasier
Sur le site de Radio-Canada du 19 août 2013:
(La mère de l'enfant, Karla Begley)
Laissez un commentaireUn voisinage ontarien se rassemble autour de la famille d'un garçon autiste de 13 ans, après que sa grand-mère eut reçu une lettre anonyme lui disant de quitter le quartier ou de faire euthanasier l'enfant.Brenda Millson, de Newcastle, en Ontario, dit avoir été choquée en lisant la missive, arrivée vendredi par la poste.L'auteure de la lettre d'une page tapée à la machine affirme être une mère vivant dans le quartier, et est irritée par les bruits produits par le petit-fils de Mme Millson, Max, lorsqu'il se trouve à l'extérieur.La missive se poursuit en disant que la « pollution sonore » du garçon effrayait les « enfants normaux » de l'auteure.On retrouve également, dans le texte, une déclaration voulant qu'« il soit un fardeau pour tout le monde, et ce sera toujours ainsi », et qu'il fallait « effectuer le bon choix et déménager ou le faire euthanasier ».(...).Dimanche soir, au moins 120 personnes ont attendu à l'extérieur de la maison pendant plus d'une heure afin de démontrer leur appui à la famille, a dit Mme Begley. Des familles comptant des enfants autistes ont pris la route depuis Oshawa pour manifester leur solidarité.
"Je n'ai toujours pas ce que je veux." En Angleterre, deux homosexuels poursuivent une église qui leur aura refusé le "mariage"
LONDRES, 2 août 2013 (LifeSiteNews.com) — Moins de deux semaines après que le projet de loi de la coalition gouvernementale sur le « mariage homosexuel » soit devenu une Loi, un homosexuel a lancé une poursuite contre une paroisse anglicane, à Maldon en Angleterre, pour lui avoir refusé ainsi qu’à son partenaire civil, le somptueux mariage à l'église de leurs rêves. Barrie Drewitt-Barlow (photo, à gauche, en compagnie de son «conjoint») a déclaré à l’Essex Chronicle qu'il a lancé la poursuite parce que, malgré la loi, « je n’ai toujours pas ce que je veux ».
L'article 9 de la Loi 2013 sur le mariage (Couples de même sexe), qui entrera en vigueur l'année prochaine, accorde à toute personne en union civile la possibilité de convertir ce partenariat en « mariage ». Cependant, la loi contient des mesures visant spécifiquement à empêcher les églises qui le refusent d'être forcées de participer.
Drewitt-Barlow a déclaré : « Pour nous, la seule façon d'avancer maintenant est de poursuivre l'église devant les tribunaux. C'est une honte que nous soyons obligés de traîner des chrétiens devant un tribunal pour les amener à nous reconnaître. » « Mais nous ne voulons pas forcer quelqu'un à nous marier – cela devrait être le plus beau jour de ma vie et cela me rendrait malheureux et gâcherait tout », a-t-il dit. « Les chrétiens ne sont-ils pas censés pardonner, accepter et aimer? »
Il a ajouté : « Cela m’affecte parce que je la veux tellement, la grande cérémonie somptueuse avec tout ce que cela comporte, mais je ne pense pas que cela va arriver tout de suite ».
Drewitt-Barlow est un militant homosexuel connu. En 1998, il est allé devant les tribunaux aux ÉtatsUnis pour forcer le gouvernement à permettre, pour la première fois, que seuls lui et son partenaire, Tony, soient nommés sur l’acte de naissance de leurs jumeaux- des enfants qui ont été conçus avec un don d’ovule et portés par une mère porteuse en Californie.
Le duo a, depuis, acquis trois autres enfants par des moyens similaires et ouvert la première entreprise de maternité de substitution en Grande-Bretagne, accueillant tout particulièrement les partenaires de même sexe.
L'Institut chrétien a indiqué que Barrie Drewitt-Barlow a fait don d'environ 500.000 £ à des groupes de pression pour le mariage de même sexe.
« Nous sommes heureux que le mariage (civil) homosexuel soit reconnu — dans ce sens, c'est un grand pas. Mais en fait, il s’agit d’un petit pas parce que nous ne pouvons pas encore réellement le faire (à l’église). Nous devons convaincre l'église qu’il serait légitime pour notre communauté qu’ils nous reconnaissent comme chrétiens pratiquants, » a déclaré Drewitt-Barlow à l’Essex Chronicle.
« Je suis un chrétien — un chrétien pratiquant — mes enfants ont tous été élevés en tant que chrétiens et font partie de l’église paroissiale anglicane de Danbury. Je veux aller dans mon église et épouser mon mari », a-t-il dit. « Si j'étais un sikh, je pourrais me marier au Gurdwara. Les Juifs libéraux peuvent se marier à la synagogue. Seuls les chrétiens sont bloqués. »
Les législateurs ont insisté sur le fait que les églises et le clergé ne seraient pas soumis à un harcèlement juridique à cause de la proposition. La ministre des Égalités, Maria Miller, a dévoilé une série d'amendements, appelés le « quadruple verrouillage » dont le gouvernement dit qu’il empêchera les tentatives de ce genre.
L'Église catholique et l'Église anglicane, ainsi que des experts juridiques, ont toutefois rejeté les promesses du gouvernement, affirmant qu'aucune loi en Grande-Bretagne n’était à l’abri d’une annulation par la Cour européenne des droits de l'homme. L'Église d'Angleterre, la religion établie de la nation, a averti qu'une contestation judiciaire qui obtiendrait gain de cause pourrait empêcher l'Église de continuer de célébrer des mariages au nom de l'État. Ils ont qualifié la tentative du gouvernement de réécrire la loi sur le mariage « d’essentiellement idéologique » et « semant la discorde ».
Aidan O'Neill QC avait témoigné aux audiences du gouvernement, disant que, puisque l'Église d'Angleterre est obligée de marier toute personne admissible vivant dans les limites de la paroisse, le « quadruple verrouillage » est « éminemment contestable » à la Cour européenne des droits de l'homme.
Par ailleurs, la Loi sur les égalités déjà existante pourrait permettre aux conseils locaux d’adopter des représailles à l'encontre des groupes religieux qui refusent de « marier » les partenaires homosexuels, y compris en leur refusant l'utilisation des installations d'un centre communautaire.
En juin, Crispin Blunt, ministre de la Justice, ouvertement homosexuel, a admis à la BBC que la tentative de proscrire la participation de l’Église d’Angleterre des « mariages homosexuels » peut « peut poser un problème juridique ».
En effet, la proposition du gouvernement, a-t-il dit, « est que le mariage doit être égal aux yeux de l'État, que ce soit entre (les membres) d’un couple de même sexe ou entre un homme et une femme. » Ainsi, l'opposition à la loi par les églises relèverait des dispositions de la Loi sur les égalités, le même acte qui a entraîné la fermeture forcée ou la sécularisation de toutes les agences d'adoption catholiques en Angleterre et au pays de Galles.
« Nous allons bien voir ce qui va se passer avec ça », a déclaré Blunt à la BBC.
Laissez un commentaireCes couples qui ne veulent pas d'enfants....
Un article paru dans le journal La Presse du 19 août 2013 traite de la question de la pression que subiraient les femmes qui ne veulent pas d’enfants.
Bien qu’il soit tout à fait légitime qu’une célibataire choisisse de s’adonner à sa vocation (religieuse, universitaire, etc.), il n’est certainement pas habituel qu’un couple ne veuille pas d’enfants. Dans cet article,il y a ce type de témoignage que l’on retrouve assez souvent dans la société québécoise :
En couple depuis 12 ans, Élise Desaulniers, auteure (Vache à lait, Stanké) et féministe de 38 ans, a abordé la question au début de sa relation avec son conjoint. Il était en accord avec ce choix de ne pas avoir d'enfant. Elle souhaite que sa décision soit davantage respectée, car elle ne compte plus le nombre de fois où on lui a dit : « Tu vas le regretter. »
Selon elle, la maternité est perçue comme un impératif biologique. « Le fait de vouloir des enfants est normal alors que ça devrait être tout autant questionné que le fait de ne pas en désirer. »
Il y a aussi l'argument écologique. « Mettre au monde un enfant dans le contexte actuel, c'est laisser une empreinte écologique encore plus considérable. Il faut prêcher par l'exemple », estime Élise Desaulniers, spécialiste de l'éthique alimentaire.
La folie féministe associée au délire écologiste du danger de la surpopulation de l’« espèce humaine » fera que cette femme ne connaîtra jamais la joie d’être mère. Au Québec, elle n’est pas la seule. Avec 1,7 enfant par couple, l’enfant est considéré comme une expérience à vivre, pas comme un don de soi pour la vie, un don sans retour qui accueille la vie et concrétise une bénédiction divine de joie pour chacun.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Simone de Beauvoir, Benoite Groult, ces exemples d’échecs d’une vie, sont encore lus au Québec, comme si leurs écrits pouvaient contenir une certaine sagesse. Que trouver dans ces pages écrites par ces vieillardes tristement et éternellement adolescentes?
Elles demeurent des références pour le mouvement féministe. Combien de femmes cultivées connaîtront la tristesse d’une solitude qu’elles ont cru choisir parce qu’elles ont succombé aux mirages d’une idéologie marxiste de lutte des sexes?
Oui, il y a des femmes qui ont une merveilleuse vocation au célibat, mais pour celles en couple, il est certainement permis de s’interroger sur le désir d’élever des chats pour toute progéniture…
« Maman last call » écrivait Nathalie Petrowski. Espérons que pour beaucoup de couples, ce « last call » ne sera pas manqué…
(À lire, le commentaire sur l'expression de Nathalie Petrowski)
Laissez un commentaireUn témoignage choc : il a sauvé 1000 enfants en 3 ans
Sur le site de Nouvelles de France du 19 août 2013:
(John Barros)
Floride. Selon ses médecins, John Barros ne devrait pas être en vie. Après avoir été renversé par une voiture, un cancer (et quatre interventions chirurgicales) ainsi que deux ruptures d’anévrisme (et deux nouvelles interventions), sa présence parmi nous tient du quasi-miracle. Neuf heures par jour, six jours par semaines, John veille et prie devant un centre d’avortements tardifs d’Orlando – détenue par James Scott Pendergraft IV, un avorteur condamné à 36,7 millions de dollars de dommages et intérêts en 2004 suite à un avortement raté qui a rendu gravement handicapé l’enfant né dans la foulée et suspendu cinq fois suite à des actes baclés -, où il prêche l’Évangile et tend la main aux femmes venues éliminer le petit d’homme qu’elles portent en elles. En trois ans, plus de 1 000 d’entre elles ont renoncé à l’avortement grâce à sa présence, même si lui prétend qu’il n’a aucun mérite. « Comme vous pouvez le voir, je ne ressemble pas à Brad Pitt, plus à Shrek, je suis handicapé à bien des égards, mais Jésus aime utiliser des navires brisés », affirme John Barros selon qui le Christ « appelle son peuple à se soulever » contre la culture de mort.(...)
Un petit vidéo en anglais expose l'action de John Barros :
//www.youtube.com/embed/L37FfyAbZvc
Laissez un commentaireCancer du sein et avortement
Sur le blog de Jeanne Smits du 17 août 2013, ce texte traduit du site Lifesitenews du 15 août 2013:
(Le Dr Joël Brind, co-fondateur et membre du Breast Cancer Prevention Institute)
Laissez un commentaireJe vous propose ici ma traduction d’un article du Dr Joël Brind, professeur de biologie et d’endocrinologie au Baruch College de la City University de New York. Il est également co-fondateur et membre du Bureau du Breast Cancer Prevention Institute. Il a participé à des études sur le lien entre avortement et cancer du sein depuis 1992.Certaines maladies épidémiques sont causées par des bactéries, les plus petits des êtres vivants. D’autres sont causées par des virus : des morceaux d’ADN ou d’ARN « voyous » : ils ne sont pas vivants, mais constituent néanmoins des séquences d’informations destructrices et infectieuses. Nous connaissons tous, bien sûr, aujourd’hui, les virus informatiques qui agissent de la même façon.Le cancer du sein, à l’inverse, fait partie de ces maladies « épidémiques » qu’on estime ne pas être infectieuses. Mais les séquences infectieuses d’informations destructrices sont bien des virus, et elles n’ont pas besoin d’ordinateurs pour servir de porteurs. La mauvaise information peut circuler moyennant n’importe quel type de langage.Supposez que l’on introduise la cigarette au sein d’une population qui n’aurait jamais fumé, accompagnée de cette instruction : « Fumer des cigarettes ne nuit pas à votre santé. » Cette phrase, qui véhicule une information fausse et destructrice, finirait bien avec le temps – tout comme un virus moléculaire – par provoquer une épidémie de cancers du poumon, non ?Voici un autre exemple : « L’avortement n’augmente pas le risque de cancer du sein. » Cette lignée-là du virus de l’« avortement sûr et sans danger » peut-être remontée au moins jusqu’en 1982, à Oxford en Angleterre, et désormais elle s’est répandue dans le monde entier.La très mauvaise nouvelle, c’est qu’elle s’apprête à prendre la vie de millions de femmes dans les nations les plus peuplées. Je vais vous expliquer pourquoi.Le lien entre l’avortement et le cancer du sein (ABC – abortion breast cancer) a deux facettes. D’abord, il est universellement admis que le fait d’avoir un enfant fait décroître le risque de développer un cancer du sein, parce que la maturation des cellules du sein en cellules galactogènes les rend moins susceptibles de devenir cancéreuses.Deuxièmement, la grossesse fait croître de manière impressionnante le nombre de cellules mammaires qui peuvent devenir cancéreuses. Une naissance vivante laisse à ces cellules « progénitrices » le temps de se différencier pour devenir des cellules plus mûres, plus résistantes au cancer.Et ainsi, l’avortement provoque l’apparition de davantage d’endroits dans les seins où le cancer peut commencer à se développer qu’avant le début de la grossesse.(...)Même les estimations les plus prudentes aboutissent à des chiffres profondément inquiétants pour les nations du monde les plus peuplées. Si l’avortement double le risque pour une femme de développer un cancer du sein au cours de sa vie, de 2 % à 4 %, voilà qui ajoute un risque de 2 % pour l’ensemble des vies. La Chine et l’Inde comptent à elles seules un milliard de femmes. 2 % d’un milliard font 20 millions ! Sachant que le taux de mortalité atteint 50 % – il est bien plus élevé en Asie qu’aux Etats-Unis – on arrive à 10 millions de femmes mourant d’un cancer du sein parce qu’elles ont choisi l’avortement !De tels chiffres sont assez effarants pour que les meilleurs chercheurs de Harvard y prêtent attention. Il y a cinq ans, dans le journal pilote du National Cancer Institute, ils reconnaissaient : « La Chine est au bord d’une épidémie de cancer du sein. » Evidemment ils ne mentionnent pas du tout l’avortement. Ils regrettent plutôt que « certains facteurs de risque liés au développement économique sont pour une large part inévitables » et appellent à une « prise en compte urgente de cette maladie dans la planification des infrastructures de santé futures ». Ce qui signifie principalement : il faut prévoir mammographies et centres de traitement, et non pas bloquer le « virus » (qui consiste à nier le lien entre l’avortement volontaire et un risque accru de cancer du sein) qui répand le mythe de l’avortement « sûr et sans danger ».Que ce virus continue de se propager, voilà ce que confirme une étude niant le lien « ABC » publiée en avril dernier au Danemark. Christina Braüner et ses collègues ont résumé le résultat de leur étude ainsi : « Notre étude n’a pas apporté de preuve d’une association entre l’avortement induit et le risque de cancer du sein. »Cela n’a rien d’étonnant puisque l’étude était construite de manière à la rendre incapable de montrer si cette assertion est vraie ou non. En l’espèce, ils ont étudié le cas d’un groupe de femmes danoises en bonne santé jusqu’à l’âge de 50 ans et ont limité la recherche à l’histoire médicale de celles-ci sur les douze ans suivant le moment où elles ont rejoint l’étude.De ce fait, même une femme ayant eu un avortement, correspondant à la moyenne de la population danoise, aurait dû survivre en bonne santé pendant 3 décennies avant de pouvoir ne serait-ce qu’être choisie pour participer à l’étude. Ayant ainsi exclu les plus vulnérables au sein de la population, les chercheurs ont en outre limité l’étude aux seules femmes ayant eu au moins un enfant, éliminant ainsi les femmes les plus exposées au risque – puisque le fait de ne pas avoir d’enfant est un important facteur de risque pour le cancer du sein.On se demande quand le monde se réveillera enfin pour s’apercevoir de la pandémie de cancers du sein qui commence à se développer sous nos yeux. Le pouvoir des « virus » du déni continue de nous fasciner.
La solution à l'extrémisme religieux n'est pas l'extrémisme du laïcisme...
Sur le site du Journal de Montréal du 19 août 2013, cette réflexion de Lise Ravary :
(...)Les promoteurs d’une charte pour délimiter la place du religieux dans la sphère publique lui attribuent des vertus pacificatrices miraculeuses. Mais les 60 % des Québécois qui souhaitent l’interdiction de tous les signes religieux en public seront déçus. À moins de transformer le Québec en dictature laïque, ça n’arrivera pas. Les musulmanes en hidjab, les Juifs à boudins et les turbans sikhs vont rester. Aucune charte ne pourrait interdire au YMCA, un organisme privé, de barbouiller ses fenêtres pour plaire à ses voisins. Ça s’appelle vivre dans un pays libre.L’égalité homme femme? La liberté d’expression? La liberté de culte? Elles sont déjà protégées mur à mur par la Charte des droits et libertés du Québec et du Canada.Les envahisseursL’urgence d’instaurer une laïcité fermée au moyen d’une charte des valeurs repose sur une interprétation étroite de la réalité plutôt que sur la réalité elle-même. Le Québec n’est pas envahi par des hordes fanatiques qui complotent pour détruire sa culture. L’islamisme existe, mais ce sont des policiers et des services de renseignements efficaces dont nous avons besoin pour le contrer.Pas besoin de charte pour appliquer la loi ou pour exprimer clairement ses attentes. Ni pour stopper les subventions aux écoles religieuses. Pas besoin d’une charte pour interdire tchadors et burqas au nom de la sécurité publique. Pas besoin de charte pour empêcher que les lieux de culte ne soient financés par des intérêts étrangers.Ni pour surveiller certains leaders religieux. Pas besoin d’une charte pour réguler l’immigration. Ni pour augmenter les budgets alloués à l’intégration. Autrement dit, pas besoin de charte pour régler les vrais problèmes.(...)Oui à la laïcitéJ’appuie l’affirmation de la nature laïque de l’État, mais je me méfie de l’instrumentalisation de tensions interculturelles par le politique. En mai, le ministre Bernard Drainville a choisi d’entretenir les braises de l’intolérance plutôt que de se faire rassembleur dans l’affaire du stationnement pendant les fêtes juives, quand il a accusé publiquement une communauté paisible, établie ici depuis 250 ans, d’être source de ressentiment, de colère, de bisbille et de conflits.Comme bien des gens qui appartiennent à des minorités religieuses ou culturelles, ce genre de discours me fait frémir. Ce n’est pas normal de se sentir ainsi au Québec, au XXIe siècle. Pas à la veille du dépôt d’une charte des valeurs québécoises.
La position des différents partis politiques sur le sujet (La Presse du 19 août 2013) :
- Parti Québécois: Pour une interdiction large du port de signes religieux dans la fonction publique.
- Coalition avenir Québec: Pour une interdiction limitée du port de signes religieux à certaines fonctions d'autorité. Position semblable chez QS.
- Parti libéral du Québec: Pour les libéraux, le port de signes religieux n'empêche en rien un agent de l'État d'exercer ses fonctions avec impartialité. Ils sont réfractaires aux interdits à venir.
Tous les partis se déclareront opposés au bannissement de la burqa ou du niqab des lieux publics, comme c'est le cas en France.
Le laïcisme, religion du parti Québécois excluant toutes les autres, que ce dernier veut imposer à la population, est une attaque envers la laïcité, respect et neutralité de l'état permettant la convivialité des croyances de tous. Une kippa, un voile, une croix, ne sont une agression que pour les personnes profondément intolérantes. Elles, ont à évoluer... La sécurité publique permet d'interdire certaines pratiques ou habillements qui mettent en danger la population dans une certaine mesure (burqua, niquab, poignard, etc.). C'est la seule interdiction raisonnable. Le reste est fanatisme de personnes allergiques aux religions théistes.
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