Blog - Campagne Québec-Vie
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Défendre l'enfant à naître c'est défendre toute la société -- c'est défendre la Création entière !

Je vous invite à regarder cette vidéo produite par le mathématicien Alexandre Tsiaras. L'

 

photo de moi et maxi et la petite...

http://www.youtube.com/embed/fKyljukBE70

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Le ministre Jean-Marc Fournier veut faciliter les divorces

« Mon objectif est d'offrir aux parents les moyens de faciliter leurs démarches et de les aider à s'entendre, au plus grand bénéfice de leurs enfants. » — Jean-Marc Fournier

Fantastique, le ministre Fournier offre une aide pour la bonne entente des parents? Pas exactement, il leur fournit une aide pour que les procédures de séparation soient plus facile. Certainement M. Fournier que les enfants vous en seront reconnaissant!!!

Il est difficile de ne pas déprimer quand on entend un ministre, avec tout le pouvoir qu'implique sa fonction, délirer de la sorte.

En panne d'idées M.Fournier? Pourquoi ne pas soutenir plutôt les parents par des programmes de communication, de meilleure compréhension de la dynamique homme/femme, de réconciliation en cas de conflit?

Cela s'appellerait se soucier vraiment du bien de l'enfant...

Voir l'article de Radio-Canada du 28 novembre 2011

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Un embryon pour soigner un adulte

Pourra-t-on un jour remplacer les cellules neurologiques d'un humain en utilisant celles d'un embryon. Des chercheurs y travaillent en s'attaquant d'abord à des essais sur les souris. Nos scientifiques n'échappent certainement pas à l'adoration du dieu argent. Les questions éthiques se poseront plus tard, si elles sont économiquement rentables. Quelles sont les conséquences de ce prélèvement sur les embryons, l'article n'en parle pas.

Voir l'article de Radio-Canada du 28 novembre 2011

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N’ayons pas peur : défendons la vérité et la vie! Résistons à ceux qui voudraient que l’on se taise!

Comme vous le savez, l'abbé Raymond Gravel poursuit conjointement et solidairement Campagne Québec-Vie et le site de nouvelles pro-vie et pro-famille LifeSiteNews.com en justice pour diffamation. Il demande 500 000 $ en compensation pour « atteinte illégale à sa dignité » et à titre de dommages punitifs. Dans quelques semaines, nous déposerons à la cour supérieure de Joliette notre défense écrite. Une date de procès sera fixée par après. Nous avons engagé un avocat pour nous défendre, et cela engendre des coûts importants : vous joindrez-vous à nous dans notre combat?

Donnez en suivant ce lien.

Campagne Québec-Vie n'a jamais hésité à dire la vérité concernant cet abbé chéri des médias et à dénoncer ses prises de position en matière d'avortement, de mariage et d'euthanasie. Cet abbé qui lors d'un entretien à la radio de Radio-Canada avait déclaré « Moi, je suis pro-choix… puis il n'y a pas un évêque sur Terre qui va m'interdire de communier le dimanche. … même pas le Pape. » -- cet abbé qui, en 2008, a défendu publiquement le choix de décerner la médaille du gouverneur général du Canada à l'avorteur Henry Morgentaler, voilà qu'il nous attaque pour avoir simplement dénoncé ce qu'il a dit en public. Et ce que nous subissons de la part de l'abbé Gravel est véritablement une attaque contre la vérité et la vie au Québec, car qui sauf Campagne Québec-Vie et une poignée d'autres groupes et individus ont su défendre ces vingt dernières années sur la place publique québécoise la vérité sur le mariage et la famille et la vie des enfants à naître et des personnes vulnérables visées par l'euthanasie?

Vous vous posez peut-être la question : pourquoi vous attaque-t-il aujourd'hui? Je vous le dis franchement : je n'en ai aucune certitude. Par contre, je ressens que les choses changent tranquillement au Québec, qu'il y a une certaine volonté de revoir les « dogmes » et les « acquis » de la Révolution tranquille et que certains craignent un retour du Christ au Québec, un retour du respect de la vérité et de la vie. J'ignore les motivations personnelles de l'abbé Gravel, mais je crois que nous devons comprendre cette attaque comme venant de Celui qui ne veut certainement pas que le Québec tourne le dos aux illusions stériles embrassées il y a plus de 50 ans.

Si nous nous défendons aujourd'hui, c'est aussi pour avertir tout politicien et personne publique qui serait tentée de faire taire la vérité qui trouble leur conscience et leurs projets, que nous ne nous tairons pas devant l'intimidation et des menaces de procès. Et ne vous faites pas de doutes là-dessus : il s'agit ici d'intimidation pour nous faire taire et nous obliger à régler hors cours et rédiger des déclarations douteuses pour éviter un procès, car quelle que soit l'issue du litige, ce procès nous aura coûté cher en temps, en peine, en diverses dépenses, des coûts que plusieurs auraient choisi d'éviter à tout prix… mais pas nous.

Nous, nous avons décidé de dire la vérité sans compromission. Nous qui puisons notre confiance en Dieu et en son Église, nous ne nous écroulerons pas en larmes devant des menaces de procès. En somme, nous avons décidé de nous engager pour la vérité et la vie dans ce combat, car nous sommes persuadés que VOUS allez nous appuyer dans cette lutte de défense contre l'intimidation et la suppression de la vérité au Québec. Avions-nous raison de nous croire appuyés dans ce combat?

Donnez dès aujourd'hui pour défendre la vérité et la vie au Québec!

Nous n'en voulons pas à l'abbé Gravel ni à qui que ce soit; nous voulons tout simplement jouir pleinement de notre droit sacré de dire la vérité, de la proclamer haut et fort. De plus, nous espérons que ce combat dans lequel nous nous engageons permettra à d'autres Québécois – chrétiens et autres personnes de bonne volonté — de dire la vérité sur la vie, la famille, l'éducation, etc. sans crainte de représailles injustes. Notre combat indiquera à nos adversaires comme à nos amis que personne ne devrait avoir peur de dire haut et fort la vérité.

Vous joindrez-vous à nous pour créer un espace de vérité et de vie au Québec?

Merci de votre appui!

 

En Jésus-Christ,

Georges Buscemi, président

P.S. Nous commençons aujourd'hui notre campagne de financement pour l'Avent 2011. Merci de nous aider à atteindre notre objectif, qui est de 5 000 $ pour cette campagne. 

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La liberté pour les femmes, ou une petite phrase agréable dans un quotidien montréalais

"Pour Virginie Dostie-Toupin, trois leçons ont été particulièrement fondamentales: la leçon d'égalité (parce que n'en déplaise aux féministes, oui, une jeune mère éduquée peut carrément changer de priorités avec la maternité; et décider, pourquoi pas, de mettre de côté sa carrière pour s'occuper de ses enfants)"

Cette phrase lue dans un quotidien montréalais est une bouffée d'air frais dans notre société aseptisée. De plus en plus de femmes et d'hommes réclament la fin de l'enfermement dans un discours féministe étouffant. De l'air, qu'on ouvre les fenêtres! 

Voir l'article du journal La Presse du 25 novembre 2011

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Un crime sexuel amène des psychiatres français à s'interroger sur l'impact des films pornographiques

Un crime sexuel barbare perpétré par un jeune de 17 ans a fait les manchettes des journaux français. La psychiatre française Florence Thibault ose émettre un soupçon sur l'influence que pourraient avoir les films pornographiques sur les jeunes. Que de précautions face à l'évidence! Il n'est pas bien vu d'établir un lien entre une pornographie consommée par une grande partie de la société et des crimes et déviances sexuels.

Voir l'article du journal Le Figaro du 24 novembre 2011

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L'utérus artificiel, prochaine réalisation de nos Dr Frankenstein?

Dans cette folie morbide de tout contrôler, certains scientifiques perdent leur temps et gaspillent les fonds publics pour trouver le moyen d'éliminer toute présence maternelle de l'environnement de l'enfant à naître. De la fécondation in vitro jusqu'à la naissance de l'incubateur, cet enfant pourrait ainsi n'avoir eu aucun contact humain. Seulement celui des aiguilles, des tubes et des gants. Quel progrès! Et pourquoi conserver alors la limite de neuf mois pour faire naître, pourquoi ne pas attendre à deux, trois ans, ou toute autre période selon la volonté du propriétaire, pardon, du parent?

L'époque grecque où les scientifiques s'adonnaient à une saine philosophie, ce qui nous a donné des merveilles comme le serment d'Hyppocrate, est révolue. Nos cerveaux scientifiques résonnent le vide et déraisonnent complètement. La logique et la pensée juste sont un apport de la philosophie, pas de la science.

Voir l'article de la Presse du 24 novembre 2011

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La Cour suprême de Colombie-Britannique réaffirme l'illégalité de la polygamie au Canada

La polygamie, forme ancienne d'esclavage de la femme, ne peut être tolérée. Ce nouveau jugement de la Cour suprême de Colombie-Britannique réitère l'interdiction.

"La Cour suprême de Colombie-Britannique a statué, mercredi, que la loi canadienne qui interdit la polygamie est valide, parce que les préjudices causés aux femmes et aux enfants d'une famille polygame doivent supplanter la liberté religieuse du père." (source, Cyberpresse)

Mais on peut se demander ce que la religion vient faire dans ce débat. Depuis quand les sectes et groupuscules marginaux peuvent-ils se réclamer du titre de religion? L'amalgame dénote une ignorance du fait religieux et de ses déviations... Info-sectes devenu le politiquement correct "Centre d'information sur les nouvelles religions" nous manque... 

Voir l'article de Cyberpresse du 23 novembre 2011

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Richard Martineau s'interroge sur la liberté d'expression au Québec et au Canada

Richard Martineau sur son blogue Franc-Parler, s'interroge sur le manque de liberté d'expression au Québec. Il ne peut que constater que la liberté n'est pas la même pour tous, puisque Damian Goddard, chroniqueur sportif, fut remercié par ses patrons après avoir affirmé être contre le mariage gai, par exemple.

Voir le blog de Richard Martineau

Vous pouvez laisser votre commentaire sur le site.

 

 

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Sur les bienfaits de la garderie pour les jeunes enfants...

L’attitude envers l’enfant à naître n’est pas séparée de celle que nous réservons aux jeunes enfants. Ce n’est pas pour rien que le Québec est le champion mondial du suicide, cela se prépare longuement… Nos jeunes enfants, par notre manque de temps, sont carencés affectivement, même s’ils ont développé leur sociabilité! Notre gouvernement québécois est plus préoccupé par l’économie et l’importance d’avoir les deux parents au travail que des besoins de l’enfant. Pourtant, à long terme, il est certainement économiquement néfaste de fabriquer à la chaîne des générations de dépendants affectifs, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner.
 
Plusieurs auteurs ont déjà tiré la sonnette d’alarme, sans résultat. En voici une :  Chantale Proulx, professeure de la Psychologie de l’enfant à l’université de Sherbrooke. Son livre se situe dans la lignée du livre de Jean-François Chicoine et Nathalie Collard, qu’elle cite souvent.
 
Voici quelques perles tirées de ce livre :
 
-« C’est probablement le manque de liens réels avec nos enfants, ce manque de temps passé avec eux, qui crée notre sentiment d’étrangeté au monde merveilleux de l’enfance et qui entretient la peur de la révolte adolescente. Nous craignons celui que nous avons mésestimé et bafoué. » (p.2)
 
-« Il est bien possible que ce soit les carences d’attachement du début de la vie et le manque de sécurité, qui expliquent un grand nombre de maux qui assaillent notre jeunesse. Ces mêmes carences nous empêchent de devenir des êtres humains adultes capables d’entrer en relation et d’améliorer, à notre tour, le sort humain des enfants. » (p.3)
 
-« 25 000 signalements par année sont retenus au Québec pour cause de cruautés faites aux enfants. » (p.3)
 
-« Je pense que les enfants sont les premières victimes de notre crise des valeurs, d’autant plus qu’on leur impute une faculté d’adaptation invraisemblable. Nous ne savons pas encore à quel point l’enfant peut être affecté à long terme par nos exigences d’adaptation. » (p.5)
 
-« La plupart de nos décisions éducatives et parentales se prennent en fonction de l’intérêt du parent plutôt que pour le bien de l’enfant. » (p.6)
 
-« Le contexte actuel n’est pas du tout favorable aux besoins de base des petits enfants et ces derniers souffrent de divers maux d’amour. Ils sont victimes de notre manque de considération pour les parents. L’un de ces maux d’amour est le manque d’amour propre. La peur est alors plus grande que l’amour pour soi. En souhaitant offrir des conditions optimales de développement, sans nous en rendre compte, nous imposons diverses violences qui retirent à nos petits leur sentiment d’exister et celui d’avoir leur place dans le monde.
 
Il manque à l’enfance une culture de l’être, un espace où pourrait s’étayer la vie imaginaire et par là même, la vie intérieure. C’est la vie intime qui est à la base de la moralité et l’antidote de la violence entre nous. Les enfants auraient avantage à bénéficier de plus d’oisiveté et à être gavés du récit de magnifiques contes de fées. Ce n’est pas la punition ou la contrainte, mais le récit d’une anecdote ou la lecture d’une histoire épique qui est à la source du développement des plus grandes valeurs morales. Ce sont les héros et les mentors qui transmettent l’ambition de l’avancement, le désir de triompher de l’adversité, le goût de la vie intérieure et le développement du sens de la responsabilité. Il s’en suit une force morale authentique. » (p.22)
 
Sur la possession des enfants
 
« Enfin, on peut apprendre à percevoir nos enfants comme des cadeaux de la vie qui viennent à nous pour un temps, avec d’immenses ressources et un fort désir d’aimer, avec une destinée et une vie adulte à vivre… sans nous! » ( p.6-7)
 
-« L’un des messages culturels sournoisement et chèrement colporté, est que les enfants appartiennent aux parents. Ce message aggrave plusieurs faits déplaisants. C’est que les parents tout-puissants ont l’impression de se faire un enfant plutôt que de donner un enfant à la société, à la vie. On a tendance à penser l’enfant pour soi, à soi, plutôt que dans un rapport au collectif qui inclurait aussi l’enfant et ses ancêtres. » (p.12)
 
-« Se faire un enfant peut comporter un but pervers qui sacrifie l’enfant sur l’autel de nos exigences. Vouloir un enfant « satisfaisant », sans handicap, dans une vie déjà bien remplie, acceptable et fortement planifiée, laisse peu de place aux spécificités de chacun. Par exemple, nous ne sommes pas préparés à vivre avec un enfant qui aurait un tempérament difficile. De son côté, l’enfant a vite fait de comprendre qu’il est le cadeau que ses parents se sont faits, un investissement. Dans ce cas, il n’a pas de place réelle. (p.13)
 
Sur l’adaptation…
 
-« Le pouvoir d’adaptation magnifié des enfants est le propos le plus commun et peut-être le plus dommageable pour ces derniers. Parce que l’enfant bénéficie d’une énergie formidable de croissance, nous glorifions son pouvoir d’accoutumance. Parce qu’il est dépendant de nous et que, par conséquent, il n’a pas le choix de subir les choix liés à nos pratiques éducatives, nous lui imputons des ressources imaginaires, des ressources qu’il ne possède pas.
 
En leur imposant une capacité d’adaptation hors limite qui serait typique de la petite enfance, nous exigeons des enfants qu’ils s’adaptent à ce qui nous serait tout à fait insupportable comme adulte. Par ailleurs, nous avons tendance à leur imposer aussi un discours et des valeurs d’adulte. » (p.14-15)
 
-« Et si l’enfant s’adapte sur le coup d’un impact, peut-on présumer à l’avance que son développement ultérieur n’en subira pas le contrecoup? Le fait que si peu d’adolescents soient heureux devrait nous surprendre et nous questionner davantage. Il est tout à fait incroyable que nous ayons peur de nos grands enfants et que leur absence de bonheur ne nous questionne pas. Notre santé globale, notre capacité à jouir de la vie, notre sens de l’humour, notre sens de la vie, notre créativité et notre sentiment de liberté, pourraient constamment faire l’objet d’un questionnement sur la manière dont nous avons appris à exprimer notre joie et à vivre en toute confiance dans le monde. 
 
L’adaptation n’apporte pas le bonheur. Un enfant peut être adapté sans être heureux!» (p.15)
 
-« L’amputation de ses ressources personnelles, le renoncement à devenir soi-même, la méfiance, l’indifférence, la glaciation de l’intelligence ou de la vie affective, le développement de mécanismes de défense rigides, sont des moyens adaptatifs pas du tout souhaitables. » (p.15-16)
 
« Les québécois ont un taux de suicide le plus élevé au monde et les problèmes de nos enfants expriment fortement les limites de leur capacité d’adaptation. L’accommodation que nous demandons actuellement aux enfants est importante, et peut-être impossible à réaliser pour la plupart d’entre nous. » (p.19)
 
« La supposée merveilleuse capacité d’adaptation est souvent évoquée lorsqu’on souhaite remettre en questions les bienfaits de la fréquentation d’un milieu de garde à temps complet pour les bébés, ou lorsqu’on remet en doute la capacité d’un jeune enfant à vivre la garde partagée. (…) Quel est le pourcentage d’enfants qui peuvent s’adapter aux ruptures dans le processus d’attachement? (…) Nous manquons profondément d’éthique professionnelle lorsque nous fermons les yeux et que nous entretenons l’ignorance sur cette réalité douloureuse et dramatique pour un grand nombre d’enfants qui sont séparés trop tôt et abusivement de leur foyer familial. 
 
L’adaptation n’est souvent que dans la perception et le désir des parents. Nous voyons des bébés s’accrocher à leur mère pendant toute la soirée de retour de la garderie. Des enfants n’arrivent pas à se consoler et cette réaction dure pendant des semaines. Le sommeil et l’alimentation de certains bébés sont troublés de manière permanente. Face à ces symptômes, un grand nombre de parents et de professionnels de la petite enfance déclarent : « c’est normal, il est en train de s’adapter. » On pourrait tout aussi bien dire avec justesse : «  sa réaction est anormale, cette adaptation est trop difficile pour lui. »
(p.20)
 
Sur le travail des deux parents
 
-«Pour dire vrai, pendant que nous adhérons à ce cliché : aujourd’hui les deux parents doivent absolument travailler, on se refuse à analyser ce qui motive les jeunes parents à faire le choix du marché du travail, plutôt que de prioriser une vie partagée avec nos proches. En fait, ce qu’il faudrait avouer, c’est qu’il est très difficile, voire impossible, de travailler à temps complet en ayant des enfants. » (p.30)
 
Sur la socialisation de l’enfant
 
-« Socialiser ne signifie absolument rien pour un enfant en dessous de deux ans. » (p.37)
 
-« Tous ces points de vue positivistes concernant la socialisation précoce des jeunes enfants ne reposent sur aucune donnée scientifique de la psychologie. En fait, nous faisons une erreur d’omission lorsque nous déclarons que l’enfant a besoin ou a grand intérêt à apprendre la socialisation au cours de la petite enfance, car nous oublions de dire que la socialisation ne peut s’avérer bénéfique pour son développement qu’à partir de l’âge de trois ans – à ne pas confondre avec l’âge de trois mois! » (p.37)
 
-« Nous oublions aussi de mentionner que les avantages de la socialisation, attribuée à la fréquentation d’un service de garde, s’accompagnent de désavantages liés à la structure d’un tel service tels que le bruit, le stress, la propagation de la maladie, l’excès de socialisation, le manque de respect du rythme de l’enfant, l’agitation, les manques du niveau du développement de l’imaginaire, le manque de contacts avec les parents qui sont à la base de la sécurité de l’enfant. Les garderies n’offrent aucun avantage sur la garde parentale à la majorité des tout-petits de moins de 18 à 24 mois. Prétendre le contraire est un mensonge civique, un non-sens biologique et une atteinte morale à la famille (Chicoine et Collard, 2006). La socialisation précoce fait notre affaire, et non pas celle des enfants. » (p.37-38)
 
-« Les enfants apprendront à socialiser qu’à la condition in se quo qu’ils bénéficient d’un sain attachement à leurs parents au cours des deux premières années de leur vie, et qu’ils puissent amplement jouer. » (p. 39)
 
Aimer les enfants, jusqu’à la conception
 
L’auteure, Chantale Proulx, aime les enfants et veut les protéger. Mais ses connaissances scientifiques s’arrêtent bizarrement à la naissance de l’enfant. Elle ne connaît, ni ne veut connaître les besoins de l’enfant avant la naissance. Il faut beaucoup de courage pour parler devant un peuple persécutant ceux qui leur rappellent que les justifications du meurtre par avortement ne tiennent pas la route… Souhaitons que des psychologues prennent la parole pour dénoncer les atrocités commises sur les enfants à naître. Les connaissances scientifiques actuelles suffisent largement pour justifier la cessation du carnage mondial des enfants à naître.
 
PROULX, Chantale. Un monde sans enfance, éd. GGC, Sherbrooke, 2009, 587 pages.
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