La Marche pour la vie en France -- 17 000 participants
Ce dimanche 22 janvier 2012, avait lieu à Paris la 8e Marche pour la Vie! 32 évêques français avaient encouragé leurs fidèles à y participer et 3 évêques ont marché avec les 17 000 participants, que les médias réduisent à 6000, voire un millier!`"Au micro, un militant du collectif, qui rassemble une quinzaine d’associations pro-vie, rappelle qu’il n’y a pas de « droit à l’enfant » mais des « droits de l’enfant » . Quelques délégations étrangères sont présentes, venues de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, de Roumanie, car, dit Uwe, un trentenaire originaire de Cologne, « la protection de la vie est une tâche internationale » .
Dans le cortège, on aperçoit de nombreuses familles, venues avec leurs enfants en bas âge mais aussi une forte proportion de jeunes entre 20 et 30 ans, qui n’étaient pas nés au moment du vote de la loi Veil. Parmi eux, Matthieu, 23 ans, qui estime important que la jeunesse soit représentée. « Ces questions nous concernent au premier chef, et dépasse la seule sphère catholique, estime le jeune homme qui a écrit « I love vie » sur son front. Dans son entourage, il remarque davantage d’indifférence que d’adhésion ferme à l’avortement. « Il faut en parler, que les jeunes comprennent les enjeux. »"
Benoit XVI aux évêques américains: Parlez à temps et à contretemps!
Un magnifique discours du Pape aux évêques américains en visite ad limina:
"Plus ou moins perçue, chaque culture a un point de vue spécifique sur la nature du bien et du mal, et donc sur ce qu'est le bien-être de l'homme. Ce ressenti, gravés dans les textes fondateurs des Etats-Unis, plonge ses racines sur une conception du monde fondée sur la foi, mais aussi sur des principes éthiques découlant du Dieu de la nature. Mais ces principes sont aujourd'hui fortement érodés par de puissants courants culturels qui s'opposent frontalement aux principes moraux judéo-chrétiens, et sont de plus en plus hostiles au christianisme... A temps et contretemps, l'Eglise des Etats-Unis doit annoncer l'Evangile, et proposer ses vérités morales immuables qui sont indispensables au bonheur social et personnel... Avec sa longue tradition de respect du juste rapport entre foi et raison, l'Eglise a un rôle critique à jouer contre des courants qui, au nom d'un individualisme effréné, entendent promouvoir une liberté distincte de la morale. Elle doit défendre un raisonnement moral fondé sur la loi naturelle, qui n'est pas une menace de notre liberté mais un langage permettant de comprendre notre être, et sur lequel on peut bâtir un monde plus juste et plus humain... Le témoignage de l'Eglise, qui est aussi de nature publique, entend convaincre au moyen d'arguments rationnels. La juste séparation de l'Eglise de l'Etat ne peut être interprété comme un devoir de silence face à certains sujets, ni que l'Etat n'ait pas à entendre ce que les chrétiens ont à dire sur ce qui décidera le sort de la société".
"A la lumière de ces considérations, il est impératif que la communauté catholique des Etats-Unis ait conscience des graves périls que court le témoignage public de l'Eglise en matière morale, face à un laïcisme radical croissant dans le monde politique et social... On doit s'inquiéter de certains projets tendant à limiter la première des libertés de l'Amérique, la liberté de religion. Beaucoup d'entre vous m'ont signalé des tentatives de rejeter le droit à l'objection de conscience de fidèles ou d'institutions catholiques face à des pratiquement intrinsèquement mauvaises, ainsi qu'une tendance croissante préoccupante à réduire la liberté religieuses à l'exercice du culte, sans garantie de la liberté de conscience... On a donc besoin d'un laïcat catholique bien formé et courageux, au fort sens critique de la culture dominante, qui se dresse face à un sécularisme réductif qui voudrait délégitimer la participation de l'Eglise au débat public sur les questions fondamentales... Je tiens à saluer vos efforts pour maintenir le contact avec les fidèles qui se consacrent à la politique, afin de les renforcer dans leur responsabilité personnelle face aux choix et dans celle de témoigner de leur foi publiquement, en particulier dans le respect des grands principes que sont la défense de la vie..., la dignité de la personne, la diffusion des droits humains véritables... Toute personne réaliste ne peut ignorer les difficultés actuelles de l'Eglise. Mais ceci ne doit pas nous empêcher de croire nécessaire la préservation d'un ordre social enraciné dans la tradition judéo-chrétienne, et de croire dans une nouvelle génération de catholiques dont l'expérience et les convictions seront décisives pour maintenir et raviver le témoignage de l'Eglise dans la société américaine. Ces signes des temps doivent encourager une mobilisation des forces intellectuelles et morales de la communauté catholique au service de l'évangélisation de la culture et de la civilisation de l'amour".
La fillette enceinte d'Argentine gardera son bébé!
Une très bonne nouvelle que nous rapporte Jeanne Smits:
"La maman de la fillette argentine de près de douze ans enceinte de quelque 12 semaines a finalement renoncé à demander l'avortement devant la justice. Des « sources bien informées » citées par un quotidien provincial, El Entre rios, assurent qu'elle s'est rendue aujourd'hui en milieu de matinée devant les tribunaux de la ville de Concordia pour retirer sa demande.
Ce qui l'a fait changer d'avis ? La mobilisation de proches autour de cette famille très pauvre… Ils ont apporté une aide à la famille et même proposé un travail au père du bébé, un jeune de 17 ans que l'on ne présente plus comme un violeur ; il serait désireux d'élever son enfant avec la mère de celui-ci et de prendre ainsi ses responsabilités."
Voilà une solution pleine d'espérance!
Laissez un commentaireL'enseignement de la chasteté au secondaire en Grande-Bretagne
Le journal le Monde du 20 janvier apporte cette bonne nouvelle:
"Le Parlement britannique examine vendredi un projet de loi visant à imposer des cours sur l'abstinence aux jeunes filles de 13 à 16 ans. La députée conservatrice qui mène cette proposition, Nadine Dorries, une élue conservatrice du Mid Bedfordshire, a expliqué en mai vouloir lutter contre les dérives d'une société "saturée de sexe", et aider les jeunes filles à considérer que l'abstinence peut être "cool"."
Seul le courage de parler clairement et ouvertement peut produire des changements. La complaisance n'apporte que le mépris.
Laissez un commentaireLa réponse à l'avortement clandestin est-elle l'avortement sanitaire?
Le Journal Métro du 20 janvier 2011 reprend les inepties de l’article paru dans le Figaro le jour précédent tout en insistant sur les supposés effets bénéfiques de la contraception sur le nombre d’avortements effectués.Les chiffres sur les avortements clandestins
Que ce soit en France, aux États-Unis ou partout ailleurs dans le monde, les partisans de l'avortement mentent impunément sur le nombre d'avortements clandestins.
En 1974, en France, la honte de l'Académie Française, Simone Weil, affirmait sans rire qu'il y avait des centaines de milliers d'avortements clandestins annuellement en France. Les chiffres officiels devenus publics dans les années 1980? 10 fois moins... Simone Weil ne sera pas la seule à tromper tout un pays pour pouvoir faire tuer par l'état, les enfants à naître.
Aux États-Unis, un ancien avorteur, le Dr Nathanson a avoué avoir inventé lui aussi des chiffres farfelus sur ce sujet, relayés par les mouvements pro-avortements américains.
Le site du salon Beige commente l'article du Figaro du 19 janvier 2011 sur les chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé. Près d'un avortement sur deux, soit 27 500 000 avortements seraient clandestins dans le monde. On ne parle pas de la façon dont ils ont été comptabilisés!
Laissez un commentaireUn nouveau parti: Le Parti conservateur du Québec
Le journal Métro du 19 janvier 2012 nous donne une entrevue avec le chef du parti, Luc Harvey. Voici quelques questions et réponses données par Luc Harvey au journaliste qui l'interroge:
"Quelles sont vos idées politiques?
Il y a trois sujets qu’on aborde aujourd’hui : la fiscalité des entreprises. On voudrait que les entreprises qui opèrent à l’étranger puissent rapatrier leurs profits sans payer d’impôt. Ensuite, on appuie le projet de loi C-10, déposé par le fédéral [qui prévoit des peines de prison plus sévères]. Le dernier point, on est contre le cours d'Éthique et culture religieuse obligatoire. L’État n’a pas d’affaires là-dedans. C’est de l’ingérence dans l’autorité parentale. […] De plus, tous les accommodements raisonnables tentent de faire reculer les droits de la Femme et pour moi, c’est non négociable. Bientôt nous présenterons des positions claires et nettes sur l’environnement ou la santé. Mais je crois qu’un système de santé mixte n’est pas nécessairement à deux vitesses.
Quelle est votre position sur l’avortement?
Les femmes décident. Mais on pourrait donner une troisième opportunité aux filles qui n’ont pas les moyens de garder l’enfant. Il y a tellement de Québécois qui s’en vont adopter en Chine ou ailleurs. On pourrait faciliter les mesures d’adoption pour qu’un Québécois puisse adopter au Québec. Mais le statut de l’avortement est réglé et il n’y aura aucun recul."
Des éléments intéressants, l'abrogation du caractère obligatoire du cours ECR et un petit pas dans la bonne direction en matière d'avortement: favoriser l'adoption. Il faudra travailler pour qu'il y ait de plus grands pas...
Laissez un commentaireLa "liberté" de la mentalité contraceptive...
Dans les sociétés occidentales, il est de bon ton de parler de la liberté apportée par les moyens contraceptifs… Liberté?La citation est tirée de : CHARTON, Laurence, LÉVY, Joseph Josy, (dir.). La contraception: Prévalence, prévention et enjeux de société, éd. Presses de l'Université du Québec, Québec, 2011, 270 pages.
Laissez un commentaireBonne année 2012 !

Nous sommes au début de l’année, un temps où plusieurs prennent des engagements et « font des résolutions ». Il y a quelques semaines, un membre de notre conseil d’administration a donc proposé un engagement pour notre mouvement, qui s’appliquerait non seulement à 2012 mais aux années futures, celui de nous mettre sous le patronat de la Sainte Famille.
Je dois vous avouer que le « vieil homme » en moi s’est opposé à cette proposition. J’avais peur de choquer les chrétiens non catholiques partisans de notre mouvement; aussi, je me suis demandé « pourquoi faire une déclaration officielle quand nous sommes déjà d’une certaine manière “sous le patronat” de la Sainte Famille, au moins implicitement? »; mais, honnêtement, je résistais surtout à cette proposition car je trouvais tout simplement que l’idée de la Sainte Famille était un peu … vieillotte et quétaine.
Mais plus j’y pense, plus je comprends que cette réaction initiale venait d’en bas. Car si la Sainte Famille est perçue comme quétaine, la famille traditionnelle elle, cette cellule de base de toute société durable, le sera elle aussi. Et cette perception de la famille traditionnelle comme dépassée, vieillotte, démodée, « kitch », n’explique-t-elle pas, au moins en partie, pourquoi nous vivons au Québec une crise existentielle, hantés par le spectre de l’assimilation, minés par la corruption, sans parler des foyers instables, des pères absents, des enfants abandonnés et abusés, et des femmes poussées à avorter leur bébé ?
Pour comprendre l’importance de la Sainte Famille, il faut d’abord constater que la crise au Québec et en Occident en général est une crise d’espoir : par manque d’un véritable espoir, d’un vrai but pour lequel on fera des sacrifices, les gens se replient sur eux-mêmes et ne cherchent plus qu’à maximiser leurs jouissances terrestres. Dans un tel contexte, la corruption et le manque d’éthique deviennent la règle et non l’exception, car pour un individu qui ne cherche qu’à jouir, à quoi sert l’honnêteté, puisqu’être malhonnête et « manigancer » nous permettent de vivre une vie de plaisirs.
Or, seules l’Incarnation et l’espérance de la résurrection peuvent justifier les sacrifices nécessaires au bon fonctionnement de la société. Seul ce véritable espoir peut sortir le Québec de son marasme. Savoir qu’« un Sauveur nous est né », cela stimule, réjouit, réconforte, transforme. C’est bien plus fort qu’une idée. Une idée, aussi sublime et ingénieuse soit-elle, est abstraite, impalpable, indifférente, tandis que le Sauveur, Lui, vrai homme et vrai Dieu, est Ressuscité et veille à ce que nous le rejoignions, corps et âme, pour la Vie éternelle.
Mais reconnaître l’Incarnation, seul véritable Espoir, c’est reconnaître la Sainte Famille. Reconnaître l’Incarnation, c’est reconnaître que Dieu a embrassé notre nature humaine et l’a élevée en la mariant à sa nature divine en la personne de Jésus. Et Dieu, en épousant notre nature humaine, en naissant et en grandissant comme tout être humain, a forcément eu besoin de parents en chair et en os, des gens qui ont bel et bien existé.
De plus, ces gens-là – c’est-à-dire ses parents Joseph et la vierge Marie – ont dû exercer, comme tout parent, une grande influence sur la vie de leur enfant Jésus. Il s’ensuit que si Dieu a daigné confier l’éducation de son Fils a des parents de chair, il a dû leur donner les qualités nécessaires pour élever l’Homme qui est ni plus ni moins le Visage même de Dieu. Nous avons donc en Marie et en Joseph des modèles parentaux hors pair. Si notre espérance est dans le Christ, la Sainte Famille est une Famille à vénérer !
Mais nous pouvons aller encore plus loin, jusqu’à dire, avec Jean-Paul II, que cette famille traditionnelle composée d’un père, d’une mère et de leur enfant est une image, un icône, de la vie intérieure de Dieu. Pourquoi ? Parce-que Dieu aurait facilement pu choisir autre chose comme foyer de vie pour son Fils. Par exemple, le palais de Salomon, où le Sauveur aurait pu côtoyer les 700 épouses du roi et ses 300 concubines et recevoir l’instruction des plus grands et des plus brillants philosophes du royaume. Mais non : Dieu-fait-Homme, Jésus, qui est Homme-Dieu dès sa conception (il n’est pas devenu l’Homme-Dieu à son baptême comme le prétendent certains), a vécu et « croissait en sagesse, en taille et en grâce » (Luc 2 : 52) dans la famille dite aujourd’hui« traditionnelle ».
C’est cette famille traditionnelle inspirée de la Saint Famille qui doit retrouver sa première place si nous voulons sortir notre Québec de son apathie. Pour que renaisse en nous un véritable Espoir au Québec, cette image d’une famille ou chaque membre ne vit que pour se donner doit être vénérée et incarnée. C’est pourquoi notre conseil d’administration a voté unanimement OUI à cette proposition de notre sage confrère et que nous avons accepté de nommer la Sainte Famille patronne de Campagne Québec-Vie.
En Jésus, Marie, Joseph ! (+JMJ+)
Georges Buscemi, président

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