Excellente analyse de Claude Tresmontant sur l'embryon comme personne humaine
Sur le site de Itinerarium du 16 juillet 2013 (via riposte catholique) :
(Claude Tresmontant, professeur de philosophie des sciences à la Sorbonne, il obtint le grand prix de l'Académie des sciences morales et politiques pour l'ensemble de son oeuvre en 1987.)
L'analyse objective d’un embryon dans le ventre de sa mère montre que cet embryon est organisé, informé. Dès le commencement, l’embryon est un psychisme, un psychisme inconscient, non éveillé, mais un psychisme authentique. Les travaux de la psychologie des profondeurs, depuis bientôt un siècle, ont établi qu’il existe une vie psychique de l’embryon.Si l’embryon n’était pas organisé, informé, il ne serait pas un embryon : il ne serait que de la matière,c’est-à-dire un cadavre. Cette information, cette organisation, la tradition philosophique, depuis Aristote, l’appelle « âme » . C’est une convention.On peut parfaitement appeler autrement, et comme on voudra, ce fait que l’embryon est une Structure informée, organisée, et qu’il est un psychisme. Si le mot « âme » dégoûte, qu’on se dispense de l’utiliser. Il n’en reste pas moins que l’embryon est un être, un être vivant inachevé, organisé,et que c’est un psychisme. Le système nerveux se forme très tôt clans le développement embryonnaire. Il joue probablement un rôle de commande dans le développement embryonnaire.Bien entendu, l’embryon n’est pas un être achevé.Mais le bébé dans son berceau n’est pas non plus un être achevé. Et un enfant d’homme peut sortir de la matrice plus ou moins tôt. Il peut naître prématuré.Si tuer un enfant dans son berceau est considéré comme un crime, comme un meurtre, comme un assassinat, particulièrement odieux, on ne voit pas comment tuer le même enfant avant qu’il ne sorte du ventre de sa mère, pourrait ne pas être un assassinat du même ordre.L’âme ne vient pas dans l’embryon à la naissance, lorsque l’enfant sort du ventre de sa mère. L’âme est ce qui constitue l’embryon, l’âme est le principe d’organisation, d’information. L’âme est ce qu’on appelle dans une autre langue (du grec au lieu de latin…) le psychisme inconscient de l’enfant dans le ventre de sa mère.Il est impossible de fixer arbitrairement un moment où l’embryon ne serait pas animé, puis un moment où il le serait.L’embryon est toujours organisé, informé, c’est-à-dire animé, sinon ce ne serait pas un embryon du tout.Il ne faut pas jouer sur les mots. Il ne faut pas se duper en modifiant le vocabulaire. Il faut avoir le courage de nommer ce que l’on fait. Tuer un embryon d’homme dans le ventre de sa mère, c’est tuer un enfant d’homme, inachevé, au même titre que le bébé qui vient de naître et qui dort dans son berceau. Il n’y a pas une différence de nature entre l’enfant qui vient de naître et l’enfant qui était un jour ou un mois plus tôt dans la matrice. Si tuer un enfant dans son berceau est un meurtre, un crime, un assassinat, alors tuer le même enfant dans la matrice, un mois, deux mois, six mois plus tôt, c’est toujours et exactement le même crime, le même assassinat.Si l’on estime que l’homme ne doit pas tuer un homme vivant, ni un enfant, ni un bébé dans son berceau, alors il ne doit pas tuer non plus le même enfant dans le ventre de sa mère.Le problème de l’avortement est un problème de philosophie naturelle. La question est simplement de savoir ce que c’est que cet embryon dans la matrice. Il n’est pas possible d’établir une discontinuité entre cet enfant dans la matrice et le même enfant dans son berceau. Le crime est le même, que l’on tue celui-ci ou celui-là.(...)Dans les controverses actuelles, les personnes qui désirent obtenir la liberté de l’avortement, déclarent : « mon corps est à moi » . Sans doute, ces personnes sont des corps, et ces corps qu’elles sont, ces organismes vivants que sont ces femmes, sont autonomes, libres. Mais l’erreur, le sophisme, en ce qui concerne l’avortement,consiste à en déduire : « donc j’ai le droit de tuer l’enfant qui est dans mon organisme » .Car l’enfant qui est en train de se développer dans la matrice d’une femme, n’est pas sa propriété. C’est là que se trouve l’erreur. On peut être propriétaire d’une maison. On n’a pas le droit pour autant de tuer les gens qui y passent, les gens qui y viennent ou y séjournent. On n’a pas le droit de tuer un hôte qui est sous votre toit. La loi de l’hospitalité était dans les peuples civilisés une loi sacrée.L’enfant qui se développe dans la matrice d’une femme n’est pas sa propriété. C’est un hôte.On objectera aussitôt : Mais enfin, c’est la femme qui a fait cet enfant qui est en elle. Donc cet enfant est à elle, il est sa propriété. — Nous l’avons vu dès le début de ce travail [1] : l’enfant qui se développe dans la matrice de la femme, ce n’est pas la femme qui l’acréé. La femme a communiqué un message génétique. L’homme a communiqué un message génétique. A partir de ces deux messages, un enfant d’homme se forme, une personne est conçue. Mais ni l’homme ni la femme ne sont au sens propre créateurs de cet enfant. Ils ont coopéré à une création. Ils ont fourni chacun un message génétique. Et la création s’opère dans le sein de la femme. Mais la femme n’est pas créatrice de cet enfant nouveau qui est en effet créé. L’enfant n’est pas sa propriété, au sens où l’artisan peut être propriétaire de l’objet qu’il a fabriqué. L’artisan peut détruire s’il le veut l’objet dont il est l’auteur.Mais la femme n’a pas le droit de tuer l’enfant qu’elle a enfanté, lorsqu’il est né, car il n’est pas sa « chose » . Et elle n’a pas plus le droit de le tuer avant qu’il ne soit né, pour la même raison.Mais ni l’homme ni la femme ne sont au sens propre créateurs de cet enfant.En réalité, tuer un enfant dans son berceau,après sa naissance, ou dans la matrice, avant sa naissance, est le crime le plus grave qui soit, puisqu’on prive un enfant de sa vie d’homme, de son temps de développement. Il est admis, dans les sociétés dites civilisées, que tuer un homme d’âge mûr, ou un vieillard, est un crime, un assassinat. Lorsqu’on tue un homme ou une femme d’un certain âge, on les prive des années qui pouvaient leur rester à vivre. Lorsqu’on tue un enfant au début de son développement, on le prive d’une vie entière. Le crime est donc beaucoup plus grand.(...)Bien entendu, si l’on n’aime pas les hommes vivants, les enfants vivants, les êtres vivants, si l’on estime qu’il est de peu d’importance de tuer les êtres vivants, alors on peut aussi être partisan de l’avortement. Mais dans ce cas-là il faut professer ouvertement,franchement, qu’on estime de peu d’importance et de peu de prix la vie humaine.(...)C’est un problème qui relève de l‘ontologie. Les normes éthiques, à cet égard, sont dérivées d’une considération, d’une analyse, de ce qui est. Elles ne sont pas déduites d’une théologie posée au préalable, et d’une manière arbitraire. Il suffit d’avoir le sens de l’être et l’amour de l’être pour reconnaître que l’avortement est le plus abominable des crimes, car il porte contre des êtres que l’on prive ainsi de leur vie entière,de leur temps de développement [2], qui ne peuvent aucunement se défendre,et qui n’ont pas d’avocats.A propos de la question de l’avortement, qui est aujourd’hui soulevée parmi les nations qui se disent elles-mêmes, par dérision, « civilisées » , on peut constater que la méthode de l’homicide est toujours la même : c’est d’abord le mensonge. L’homicide et le mensonge sont liés. Dans les guerres coloniales récentes, pour massacrer des hommes de l’Indochine, certains utilisaient une expression abominable : « casser du viet » . Ces hommes du Viêt-nam étaient transformés, par le langage, par cette expression, en une matière, que l’on casse, une matière indéfinie. Pendant la récente guerre d’Algérie, d’autres (ou les mêmes) osaient utiliser l’expression que l’on ose à peine citer : « crever du raton » .Là encore, la méthode consistait à réduire, par le langage, des hommes créés à l’image de Dieu, au rang d’une espèce animale. Lorsque les massacreurs nazis ont exterminé des millions d’hommes, dans les camps de mort, ils ont commencé par enseigner que ces hommes ne faisaient pas partie de l’espèce humaine, puisqu’ils appartenaient à une race autre que la race aryenne.De même pour l’avortement. Afin de procéder à ce massacre de millions d’enfants dans le ventre de leur mère, pour justifier ce massacre, pour ne pas avoir à supporter l’angoisse intolérable qui résulte de la conscience que l’on a de tuer un enfant d’homme, on commence par déclarer qu’il ne s’agit pas d’un enfant d’homme. On compare la grossesse à un « empoisonnement » . D’autres ont osé comparer le fœtus d’homme à une « tumeur » cancéreuse. Le procédé est toujours le même. Il s’agit de nier,en parole, par le langage, qu’il s’agisse d’enfants d’homme. Il se trouvera toujours un savant pourvu d’un prix Nobel pour rassurer les consciences en affirmant que l’embryon n’a pas de psychisme ou même (cela s’est vu), qu’il n’a pas de système nerveux ! Or, il suffit de consulter les traités d’embryologie les plus élémentaires pour apprendre que le système nerveux est ce qui se forme en tout premier lieu dans l’embryon.On a même entendu un professeur de médecine déclarer à des millions d’auditeurs que la femme enceinte est en état de « légitime défense » ! L’enfant qu’elle porte en elle est donc comparé à l’assaillant, à l’ennemi qui vient attaquer, à l’assassin ou au voleur qui vous menace !A partir du moment où l’on se permet de telles comparaisons, il est évident que la discussion positive, rationnelle,scientifique n’est plus possible.Dans quelques années, lorsque les enfants qui auront échappé au massacre sauront ce que leurs mères ont fait avec d’autres enfants qu’elles portaient en elles et qu’ils n’ont évité le même sort que par hasard, ils regarderont leurs mères d’une étrange manière. Le docteur Freud n’a pas eu l’occasion de dégager la signification de ce regard-là. Mais ses disciples pourront le faire.[1] Cf. p. 70.[2] Pour le Juif et le chrétien, la question est encore plus grave. Car il faut se demander :que vont devenir ces êtres que l’on a privés de leur temps de développement, du temps qui est nécessaire à un homme pour répondre à l’invitation qui lui est adressée ?
Laissez un commentaire
Justin Trudeau a répondu présent à l'invitation d'un groupe islamiste approuvant la polygamie et l'instauration de la charia
Sur le site du Journal de Montréal du 16 juillet 2013:
(Une photo qui ne paraîtra pas dans les publicités du parti libéral du Canada)
OTTAWA – Le Congrès musulman canadien a dénoncé la présence du chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, à un événement organisé par ce qu’il a décrit comme «le plus important groupe islamiste au Canada».M. Trudeau était l’invité du «Islamic Society of North America», vendredi dernier. L’organisation et sa division canadienne approuvent la polygamie et appuient l’application de la loi islamique au Canada.«Nous sommes très déçus que Justin Trudeau continue d’apaiser les organisations islamiques connues qui ont non seulement un dossier entaché aux États-Unis, mais qui font aussi la promotion de la charia», a indiqué le président du Congrès musulman canadien, Mumtaz Khan.
Le gouvernement espagnol hésite à remplir ses promesses d'abroger l'avortement. Commentaires d'un évêque espagnol
Sur le blog de Jeanne Smits du 17 juillet 2013:
(Mgr Reig Pla, qui répond ici à certaines questions sur l'avortement en Espagne)
— Le ministre de la Justice a promis à de multiples occasions une réforme de la loi d’avortement, mais elle n’en finit pas d’arriver. Comment considérez-vous ce retard du gouvernement à présenter la réforme ? Pourquoi ?
— Les pressions sur le PP, nous pouvons imaginer qu’il y en a de nombreuses, que ce soit au dedans ou en dehors du parti. Pour autant nous ne pouvons oublier sa promesse électorale, ni la présence d’éléments importants du parti lors de toutes les manifestations et mobilisations que l’Espagne a connues ces dernières années pour demander l’abrogation de la loi d’avortement. En prenant ces faits en compte, si ce retard devait être le signe d’une hésitation ou d’une marche arrière, il faudrait le considérer comme une véritable fraude. Ce qui est en débat à propos de l’abrogation de la loi d’avortement, c’est de parier sur la civilisation de l’amour ou de rester prisonniers de la culture de mort.
— Une loi autorisant l’avortement sous conditions [et non en fonction de délais comme actuellement, ndlr] telle que la défend le PP peut constituer un moindre mal. Est-ce suffisant ?
— Non. Entre la vie et la mort il n’y a pas de situation intermédiaire. On ne peut pas abolir l’esclavage en accordant un petit peu de liberté. La vie et la liberté sont des biens indivisibles. Le seul véritable progrès est d’abroger la loi qui autorise l’avortement. La mort d’innocents ne peut jamais être considérée comme un moindre mal. Affirmer le droit à l’avortement tel qu’il se trouve dans la loi actuellement en vigueur, c’est sacraliser le despotisme de la liberté individuelle et le totalitarisme de l’Etat.
— Souvent les lois ou la politique sont fondées sur des enquêtes et sur l’opinion publique. Le droit à la vie peut-il être à la merci de l’opinion des majorités ?
— Non, en démocratie il n’est pas suffisant d’affirmer le positivisme juridique ou la volonté des majorités. Une démocratie qui ne serait pas imprégnée des valeurs de défense de la dignité de la vie humaine ou du bien social du mariage et de la famille, serait vidée de son contenu. Il y a des biens antérieurs à l’Etat, et que chaque législation doit respecter. Le contraire constitue l’affirmation de la l’arbitraire et de la dictature des majorités.
— En Espagne existe-t-il un véritable mouvement civil contre l’avortement, ou bien, en dehors des catholiques, la société l’a-t-elle accepté passivement ?
— En Espagne le mouvement pro-vie et les associations de défense de la famille, fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, ont progressé des dernières années et forment un maillage serré qui a émergé lors des diverses manifestions dans notre pays. Dans ces associations, pour la plupart civiles, se crée tout un programme auquel participent des catholiques et d’autres personnes avec d’autres crédos. Il est vrai que la lumière de la foi et de l’Evangile du Christ est décisive pour discerner ce qui est en jeu à propos de droit à la vie et de sa dignité. La foi nous enseigne que la vie humaine n’est pas seulement digne parce qu’elle appartient à tel ou tel, mais qu’elle est sacrée parce qu’elle procède de Dieu. La meilleure défense de la vie humaine est le commandement divin : « Tu ne tueras pas. »
— En Espagne il n’y a pas de parti politique qui défende la vie. Comment les catholiques peuvent-ils se défendre publiquement ? Au moyen de l’abstention ?
— Aujourd’hui, en ce moment, il n’y a au Parlement espagnol aucun parti politique qui défende dans son intégralité la doctrine de l’Eglise catholique sur des biens aussi essentiels que la vie humaine, la valeur du mariage, le grand bien social de la famille, l’authentique liberté de l’enseignement, la justice sociale et la solidarité avec les plus pauvres. Ce sont ces biens qui ne sont pas négociables qui doivent orienter le vote catholique. Il ne suffit pas d’accepter le moindre mal qui nous a apporté au cours de ces dernières années tant de lois iniques. Les catholiques doivent être conscients de leur responsabilité au sein de la politique et de ce qui se joue lors des votations et dans la participation aux institutions de la vie sociale.
— Plusieurs collectifs défendent l’avortement comme un droit de décider. Le fait d’être parent est-il un droit ou un choix ?
— Réduire le droit à la vie à la liberté ou au droit de choisir constitue, de la part de celui qui est responsable de la vie humaine, un sophisme. Dans le cas de l’avortement le droit de choisir correspond au droit de détruire la vie de l’innocent. S’il en était ainsi il nous faudrait accepter que la vie en société est un milieu construit en vue de la destruction de la vie humaine, ce qui est absurde. Nous vivons en société pour nous aider les uns les autres, pour atteindre ensemble le bien commun ou le développement en plénitude de chaque vie humaine. La responsabilité du père et de la mère est de garder, en partant de l’amour, la vie de l’être conçu. Toute la société doit collaborer subsidiairement pour que cette responsabilité puisse être menée à bien. Les politiques qui créent du progrès sont ceux qui favorisent la présence de nouveaux citoyens, leur éducation au sein de leur famille et l’aide mutuelle entre tous. C’est en ce sens que nous pouvons avancer et construire une cité habitable par tous. (...)
Laissez un commentaire
Il n'existe aucune raison éthique pour autoriser la recherche à partir de la destruction d'embryons humains
Sur le site de zenit.org du 16 juillet 2013:
(Le docteur Xavier Mirabel, président d'Alliance Vita)
Laissez un commentaireAlliance VITA dénonce le passage en force de la proposition de loi qui vise, sans réel débat préalable, à autoriser la recherche qui détruit l’embryon humain. Pour Alliance VITA, ce texte bouleverse les conditions de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, en supprimant l’interdiction de principe pour y substituer un cadre beaucoup plus large et flou. Cette discussion a eu lieu sans que les Français aient été préalablement consultés par des états généraux, comme le prévoit pourtant la loi bioéthique du 7 juillet 2011.Pour le docteur Xavier Mirabel, président d’Alliance VITA : « Autoriser la recherche sur l’embryon est grave éthiquement car c’est chosifier l’ être humain à son premier stade. De plus il n’y a aucune raison scientifique à traiter l’embryon humain comme un cobaye de laboratoire. Le prix Nobel de médecine vient d’être décerné au japonais Shinya Yamanaka et au britannique John Gurdon pour leurs découvertes sur la reprogrammation nucléaire, qui est une technique éthique. En autorisant explicitement la recherche sur l’embryon conduisant à sa destruction, la proposition de loi bouleverse un principe bioéthique majeur qui confère à l’embryon humain une protection symbolique. Je rappelle que la recherche sur l’embryon n’a donné aucun résultat probant à ce jour, et que les autres pays se tournent vers les cellules souches reprogrammées (iPS). A titre d’exemple, la société américaine Geron, qui avait annoncé un essai clinique à base de cellules souches embryonnaires en 2009, a mis fin à ses recherches en 2011, faute de résultats probants ; en sens inverse, le Japon est en cours d’autorisation de recherche clinique à base de cellules iPS concernant une maladie de l’œil, ce qui constituerait une première mondiale très prometteuse. »Alliance VITA demande au Parlement et au Gouvernement de privilégier les recherches éthiques et exige un moratoire sur la congélation des embryons humains. En son absence, il faut appliquer strictement la loi bioéthique, en limitant les dérogations trop largement accordées. VITA rappelle que la France reste en pleine contradiction avec les orientations européennes qui interdisent tout brevet sur l’embryon humain et la convention d’Oviedo qui, dans son article 18, exige une « protection adéquate » dont doivent bénéficier les embryons in vitro.Alliance VITA, avec les autres associations partenaires du Collectif « Un de nous », demande l’arrêt des financements par l’Union européenne de la recherche sur l’embryon impliquant sa destruction, comme l’a demandé la Commission des affaires juridiques du Parlement européen dans le cadre de l’examen du programme-cadre pour la recherche et l’innovation « Horizon 2020 ».Elle invite tous les citoyens européens soucieux d’une recherche éthique à signer l’initiative citoyenne européenne www.undenous.fr qui demande l’arrêt du financement de ces recherches par les fonds européens. 760 000 citoyens européens dont 67 000 Français ont déjà signé en quelques semaines.
Le pourquoi de l'autorisation de l'utilisation d'embryons humains pour la recherche...
Sur le site du journal Le Monde du 11 mai 2011 (via le Salon beige) :
(Le gouvernement socialiste français permet le charcutage criminel de 50 000 embryons pour assouvir l'industrie pharmaceutique.)
Laissez un commentaireInitialement en filigrane, les enjeux véritables de ces recherches, portés notamment par Les Entreprises du Médicament émergent. Ils sont d'abord commerciaux. Et ils sont considérables.Les cellules embryonnaires humaines : quelle utilité thérapeutique ? L'enjeu scientifique des hES qui ont été découvertes en 1990 n'est plus prioritairement de parvenir à des thérapies, objectif difficile à atteindre, mais d'utiliser ces cellules pour modéliser des maladies et cribler des molécules au profit de l'industrie pharmaceutique. Pour ces travaux de recherche, les cellules humaines induites pluripotentes (iPS) découvertes fin 2007 concurrencent efficacement les cellules embryonnaires humaines, sans poser de problème éthique. Issues des cellules de la peau des patients, les iPS ont permis de modéliser plus d'une dizaine de maladies en seulement 3 ans. Les annonces qui affirmeraient le contraire enferment les patients, les familles, l'opinion publique, les médias et les responsables politiques dans l'idée erronée selon laquelle la recherche sur les maladies génétiques ne pourrait désormais progresser que grâce aux embryons humains.L'embryon humain, un "matériau" rentable ? En moyenne, le développement d'un nouveau médicament pour les grandes entreprises pharmaceutiques prend 15 ans et coûte environ 650 millions de dollars. Cela signifie qu'en utilisant les cellules souches embryonnaires pour tester de nouvelles molécules, l'industrie pharmaceutique pourrait réduire ses investissements sur les essais en supprimant des étapes coûteuses, notamment celles sur le modèle animal. L'industrie pharmaceutique mondiale pourrait économiser environ 8 milliards de dollars par an3 actuellement nécessaires à la modélisation de nouvelles molécules thérapeutiques. Or, cette même économie pourrait être réalisée en utilisant des iPS.(...) A coup sûr, une politique réduite à l'utilitarisme et au pragmatisme sans valeurs conduirait à l'abandon des préoccupations éthiques ; celles-là même qui garantissent une certaine indépendance des scientifiques vis-à-vis des intérêts économiques.Laurent Aventin, économiste de la santé, Alexandra Henrion Caude, chercheur à l'INSERM, Alain Privat, ancien chercheur à l'INSERM
Le gouvernement socialiste français offre 50 000 embryons congelés vivants aux industries pharmaceutiques...
Le gouvernement français vient d'autoriser l'utilisation d'embryons pour la recherche. Le journal Le Figaro du 16 juillet nous apprend cette nouvelle honteuse pour le gouvernement socialiste français:
(Photo : Le philosophe français Fabrice Hadjadj dénonce l'obsucurantisme scientiste derrière l'autorisation qui va à l'encontre des progrès scientifiques actuels, tels que développés par le prix Nobel Yamanaka.)
Le Parlement français a adopté aujourd'hui une proposition de loi qui autorise sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, malgré la vive opposition de la droite et des associations religieuses. La loi de 2011 prévoit une interdiction de la recherche sur les embryons mais assortie de dérogations accordées par l'Agence de biomédecine. La proposition de loi présentée par les radicaux de gauche prévoit de passer d'un régime "d'interdiction assorti de dérogations" à un régime "d'autorisation encadrée" de la recherche sur l'embryon.L'Assemblée a adopté aujourd'hui dans les mêmes termes par 314 voix contre 223 le texte que le Sénat avait voté le 5 décembre dernier et qui est donc définitivement adopté. L'opposition, qui avait déjà réussi le 28 mars à faire interrompre l'examen de cette proposition de loi en faisant traîner les débats, a mené une longue bataille, déposant près de 300 amendements sur un texte comptant un seul article. L'UMP a d'ores et déjà annoncé qu'elle allait déposer un recours devant le conseil constitutionnel.L'ensemble de la gauche, Front de gauche inclus, a voté en faveur de cette proposition soutenue par Geneviève Fioraso, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. "Il est grand temps de désentraver la recherche au profit des scientifiques et surtout des malades en attente de thérapies nouvelles", a dit Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe des radicaux de gauche.
On espère faire du «profit» avec cette mesure, mais ce ne sera pas pour les malades. Le site genethique.org du 16 juillet 2013 donnait une excellente analyse de l'enjeu de ce vote :
Le moment est grave, car il s'agira de considérer l'embryon humain comme un "matériau biologique quelconque", de considérer "50 000 humains congelés [...] comme réactifs pour des laboratoires pharmaceutiques". Nombre d'experts s'indignent de cette révolution éthique, juridique, scientifique, indigne des principes fondateurs français.
Il faut rappeller que la proposition de loi vise à autoriser la recherche sur les embryons surnuméraires dénués de projet parental, et dont le projet de recherche devra être "scientifiquement pertinent", "avoir une finalité médicale", "ne pouvoir être conduit qu'avec des embryons humains", "respecter les garanties éthiques". Ce changement de loi entrainera une multiplication des recherches sur l'embryon.(...) Monseigneur Pierre d'Ornellas, chargé des questions de bioéthique au sein de la conférence des évêques de France, alerte : "le droit coupé du réel ne respecte pas l'être humain". Ce droit devient alors une "tactique élaboré par un groupe majoritaire pour faire ce qu'il veut".(...)Fabrice Hadjadj, philosophe, et directeur de Philantropos, l'institut européen d'études anthropologiques, répondant au professeur René Frydman, ayant affirmé dans le Figaro que "l'embryon n'est pas une personne humaine", s'offusque : " L'évidence, c'est que l'embryon dont il est question est humain. Aucun scientifique ne peut dire le contraire". (...) La proposition de loi autorisant la recherche sur l'embryon va "inscrire la réduction de l'humain à un pur martériau" précise-t-il, s'y opposer ne signifie pas être rétrograde, d'autant plus lorsque l'on connaît la découverte du professeur Yamanaka qui laisse le Japon devancer la France avec cette méthode prometteuse. Les promoteurs de la recherche sur l'embryon font passer volontairement leurs contradicteurs pour des "fidéistes irrationnels", mais pour Fabrice Hadjadj, "il y a beaucoup à dire sur l'obsurantisme scientiste et ses fanatiques".Face au peu de suspens du vote de la loi, les députés ne s'avouent pas vaincus pour autant. Pour défendre l'embryon jusqu'au bout, Philippe Gosselin annonce qu'un recours au Conseil constitutionnel sera déposé juste après le vote.Enfin, il faut rappeler que malgré ce contexte français hostile à l'embryon, la pétition européenne "Un de nous" visant à contrer le financement européen des programmes de recherche impliquant la destruction d'embryons humains " à hauteur de 50 millions d'euros entre 2007 et 2013", a réuni jusqu'à présent 762 000 signatures, dont 66 799 en France. Les citoyens eux non plus n'ont pas dit leur dernier mot.
Comme le disent les Français : « ON NE LÂCHE RIEN! »
Laissez un commentaireIl est permis de manifester son opposition à l'avortement dans les aéroports
Sur le site du Calgary Herald du 15 juillet 2013:
Laissez un commentaireUn avocat membre du Centre pour la Réforme Bioéthique a déclaré que la décision d'un juge de les acquitter de l’accusation d'intrusion pour afficher des signes anti-avortement et distribuer des tracts à l'aéroport international de Calgary est une autre décision favorable à la liberté d'expression.
« C’est encourageant pour les droits à la libre expression en général », a déclaré John Carpay à l'extérieur du tribunal, lundi, à la suite de la décision du juge Allan Fradsham de la cour provinciale.
« Des décisions comme celles-ci ont une influence persuasive sur d'autres affaires judiciaires. Il s'agit d'un ajout positif à la jurisprudence en matière de droits à la libre expression ».
Fradsham dit que les paroles et la conduite des défendeurs sont protégées en vertu de la Charte des droits et libertés et que l'administration aéroportuaire de Calgary a violé leurs droits quand ils leur ont demandé de quitter les lieux le 22 octobre 2011.
« La base de l'aéroport (Cour suprême de la jurisprudence Canada) attire la protection de la Charte, parce que c'est le genre d'endroit qui a toujours servi de tribune publique », a déclaré le juge. « Les Aéroports permettent aux membres de la communauté de se rencontrer, de se rassembler et de se déplacer vers d'autres destinations. L'aéroport est donc l'équivalent moderne d'une rue de la ville.
(…)
Fradsham également noté les défendeurs n'ont pas harcelé les passants ou autre obstacle à l'écoulement du trafic en provenance et au niveau des arrivées de l'aéroport. Par conséquent, at-il ajouté, l'expression des défendeurs était compatible avec le but ou la fonction de l'aéroport. (…)
Pas de nouvelles de la GRC sur les 491 enfants nés vivants, décédés en raison des blessures causées par leur avortement
La GRC devrait prendre exemple sur la police italienne.
Sur le site de Le Ciel est bleu du 15 juillet 2013:
Le père Antonio Martello a découvert l'enfant attaché à son cordon ombilical, 20 heures après la procédure. Le bébé bougeait et avait encore son cordon ombilical.Il a alerté les médecins, qui l'ont amené à l'unité néonatale, mais il est décédé.Un responsable du département de la santé dit qu'il y aura un enquête.En Italie, tout enfant naissant vivant a le droit aux services de santé.On connaît cette histoire parce qu'un prêtre a découvert le bébé.La question se pose: combien de bébés sont laissés pour compte après un avortement?Au Canada, on a appris que 491 bébés sont nés vivants après un avortement entre les années 2000 et 2009.
On trouve les détails sur le site telegraph.co.uk du 28 avril 2010 (via le ciel est bleu) :
La police italienne enquête sur cette affaire pour « homicide » parce que l'infanticide est illégal en Italie.
La loi signifie que les médecins ont l'obligation d'essayer de préserver la vie de l'enfant une fois qu'il a survécu à l'avortement.
Le gouvernement italien envisage également une enquête sur la conduite du personnel de l'hôpital.
Eugenia Roccella, sous-secrétaire d'État au ministère de la Santé, mercredi soir, a promis une enquête gouvernementale sur l'incident.
« Le ministre de la Santé va envoyer des inspecteurs à l'hôpital de Rossano Calabro pour enquêter sur ce qui s'est réellement passé,(…
Elle a dit que si l'information initiale est correcte, “ce serait un cas d'abandon volontaire d'un nouveau-né gravement prématuré, peut-être aussi une certaine forme de handicap, un acte contraire à tout sentiment de compassion humaine, mais aussi de toute pratique médicale professionnelle reconnue ».
Elle a ajouté : ‘Nous devons nous rappeler que le bébé, une fois né, est un ressortissant italien égal à tous les autres, et a droit à tous les droits fondamentaux, notamment le droit à la santé et donc nous devons lui donner un plein soutien.’
L'affaire a relancé la controverse sur la légalité de l'avortement dans le pays catholique.
(…)L'affaire est à l'origine d’un tollé en Italie, car elle est la deuxième concernant un fœtus de cet âge qui survit à la procédure, en trois ans seulement.
L'autre concernait un bébé à Florence qui pesait 17 onces, quand il a été avorté à 22 semaines en raison d'une maladie génétique suspectée, mais il a vécu pendant trois jours.
Depuis 1978, l'avortement est disponible sur demande en Italie au cours des trois premiers mois de grossesse, mais est limité à des circonstances particulières — telles que le handicap dans le deuxième trimestre. Le gouvernement envisage un examen du fonctionnement des lois.
(…)
Le nombre croissant de bébés qui survivent au-dessous de 24 semaines, en partie grâce aux progrès de la médecine, a conduit à de nombreux appels pour que la limite supérieure juridique soit encore réduite.
(…)
Le journaliste Normand Lester avait écrit un article sur ces 491 enfants oubliés...
Laissez un commentaireDon d'ovocytes ou vente d'ovocytes?
Sur le site de genethique.org du 15 juillet 2013 cette étude belge:
(...) 1 423 femmes, donneuses, et de 11 pays d'Europe, dans lesquels la législation en la matière est différente, ont été interrogées. Il ressort que la majorité des donneuses l'ont fait par altruisme, mais qu'"une large proportion en attendait un gain financier".En effet, 46% des donneuses de moins de 25 ans ont été guidées par un souci d'altruisme, et 12% d'entre elles n'ont été motivées que par la rétribution financière. Mais dans certains pays, comme en Grèce, le taux est bien plus fort : 40% des donneuses ont déclaré que "leur motivation était purement financière".Il faut rappeler que le don d'ovocyte ne fait pas l'objet de contrepartie financière en France, mais qu'en Belgique par exemple, l'indemnisation de la donneuse s'élève à 2 000 euros.
Effectivement, si un pays ne rétribue pas le don, il est difficile dans ce pays de vouloir le faire pour des raisons financières. La France, par exemple, fait des publicités pour encourager le don d'ovocyte, car elle manque de bénévoles pour donner leurs ovocytes...
Le don d'ovocyte est une atteinte à l'intimité du couple. Comme si on avait virtuellement trompé sa femme... et si on le fait virtuellement, pourquoi pas naturellement diront certains. Ce serait moins coûteux!
Laissez un commentaireLe magazine Le Point déplore la progression des droits des enfants à naître aux États-Unis
Sur le site du magazine Le Point du 16 juillet 2013, cet article d'Hélène Vissière:
(Suite à la lutte victorieuse contre l'esclavage, le combat pour la protection des enfants dans le sein de leur mère est le plus important combat pour la dignité humaine aux États-Unis. La nièce de Martin Luther King est une fervente pro-vie)
Le 11 juillet, la Chambre des représentants de Caroline du Nord a voté une disposition qui renforce les mesures de sécurité pour les motocyclistes. Mais subrepticement glissés par les Républicains - qui n'ont pas informé leurs collègues démocrates à l'avance - se trouvaient également quelques amendements qui limitent l'accès à l'avortement. Les défenseurs de l'IVG se sont donc rendus au Capitole avec des casques de moto pour protester, mais la législation qui impose des réglementations pour les médecins et les cliniques, en exigeant notamment des installations équivalentes à celles d'un hôpital, devrait être approuvée par le Congrès.La croisade de la droite chrétienne contre l'avortement n'a jamais cessé depuis que celui-ci a été légalisé par la Cour suprême en 1973. Mais ces derniers mois, la bataille est revenue sur le devant de la scène avec une virulence accrue. Le procès de Kermit Gosnell, un médecin avorteur de Philadelphie condamné pour pratiques illégales et infanticides, a connu un gros retentissement. Surtout, de plus en plus d'États contrôlés par les Républicains ont mis en place des mesures restrictives, le dernier en date étant le Texas, après une résistance épique des démocrates au Congrès local. Une élue a même occupé la tribune pendant onze heures d'affilée sans s'arrêter pour bloquer le passage de la loi.Rien que sur les six premiers mois de l'année, plus de 40 mesures destinées à limiter l'accès à l'IVG ont été approuvées, selon le Guttmacher Institute, soit autant que sur toute l'année 2012. Dans l'Indiana, les femmes qui cherchent à avorter doivent d'abord se soumettre à une échographie. Dans le Dakota du Sud, elles doivent respecter un délai de 72 heures - qui ne prend en compte que les jours ouvrables - après avoir consulté un médecin pour un avortement. Dans le Dakota du Nord, il est interdit d'avorter si le foetus a une maladie congénitale. Quant au Kansas, il oblige le médecin à mettre en garde sa patiente sur les risques potentiels de cancer du sein après une IVG, même si cette théorie est très controversée. L'État autorise aussi le médecin à ne pas mentionner d'éventuelles anomalies congénitales du foetus s'il craint que la future mère ne décide d'avorter. Et il ne peut faire l'objet de poursuites au cas où l'enfant naîtrait anormal alors qu'il n'a pas averti les parents des risques.Cinq États ont également durci les conditions d'exercice des médecins avorteurs et des cliniques, ce qui risque d'entraîner des fermetures. Au Texas, sur les 47 cliniques pratiquant l'avortement, seules cinq ou six devraient subsister. Onze États ont prohibé l'avortement tardif, la plupart après la 20e ou la 22e semaine, sauf le Dakota du Nord, qui l'interdit après 6 semaines. (...)De son côté, la Chambre des représentants de Washington a voté en juin une loi qui interdit l'avortement après la 22e semaine. Au dernier moment, les républicains ont tout de même ajouté une clause qui prévoit des exceptions en cas de viol ou d'inceste, mais seulement si la femme a porté plainte. Pour autant, cette mesure, purement destinée à faire plaisir à sa base conservatrice, n'a aucune chance d'être votée par le Sénat. D'autant qu'elle ne respecte pas l'arrêt de la Cour suprême qui autorise l'IVG jusqu'à ce que le foetus soit viable hors du ventre de la mère, soit autour de 24 semaines. La plupart de ces dispositions font l'objet de centaines de recours en justice, et l'on ne sait si elles entreront en vigueur un jour, mais les militants anti-IVG espèrent bien qu'in fine, cela obligera la Cour suprême à statuer de nouveau et à remettre en question la légalisation de l'avortement. (...)