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Justin Trudeau affirme s'appuyer sur la Charte pour refuser toute restrictions sur l'avortement, contrairement aux juges...

Nous devons rappeler les dires des juges de la Cour Suprême du Canada à Justin, lors du jugement sur l'affaire Morgentaler, ce que le député Stephen Woodworth reprenait dans son discours mémorable :

Dans l'arrêt Morgentaler de 1988, qui a invalidé la loi canadienne sur l'avortement, Mme le juge Bertha Wilson déclarait ce qui suit:  

Quant au point précis du développement du foetus où l'intérêt qu'a l'État de le protéger devient « supérieur », je laisse le soin de le fixer au jugement éclairé du législateur, qui est en mesure de recevoir des avis à ce sujet de l'ensemble des disciplines pertinentes. Il me semble cependant que ce point pourrait se situer quelque part au cours du second trimestre. 

On est très loin d'un jugement s'appuyant sur la Charte canadienne des droits et libertés pour dénier tout droit à l'enfant à naître, comme le fait erronnément M. Justin Trudeau.

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Elle a survécu à son avortement médicamenteux à 8 semaines de grossesse

Sur le site de sudinfo.be du 23 mai 2014 :

 

(Photo : capture dailymail sur le site sudinfo.be du 23 mai 2014)

 

(...)Quelle ne fut pas la surprise du couple quand il a réalisé que Shannon était toujours enceinte ! « Trois mois plus tard, j’ai senti des coups de pieds. Et l’échographie a révélé que j’avais un bébé dans le ventre ! ».

« On l’appelle le bébé-miracle parce qu’on ne sait pas comme elle a survécu. Elle a dû vraiment vouloir être là...».

Comme tous les bébés, mais qui n'ont pas tous la chance de survivre...

Ces précisions sur le site l-actif.be du 23 mai 2014 :

Mais si la maman dit qu’elle ne peut plus imaginer sa vie sans sa fille, elle ne peut s’empêcher d’être inquiète pour l’avenir. A l’heure actuelle, les médecins ne savent pas dans quelle mesure l’avortement affectera le développement cognitif et physique de la petite Amelia.

Si l'on recommande aux femmes enceintes de ne pas fumer et ne pas boire, qu'attend le gouvernement pour leur recommander de ne pas avorter...?

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Les personnes handicapées s'inquiètent du retour du projet de loi 52 (euthanasie)

Sur le site de newswire.ca du 22 mai 2014 :

(Photo :  zigazou76 sur flickr.com, licence creative commons)

 

 

(...)Beaucoup de militants des droits des personnes en situation de handicap croient que le nouveau projet de loi causerait un désastre s'il est combiné avec les compressions budgétaires déjà annoncées par le gouvernement libéral.

Les services de santé, les soins palliatifs et l'aide à domicile seront réduits à cause des coupures.  De plus en plus de personnes ayant des incapacités se trouveront malades, désespérées et sans d'autre choix que de mourir, d'après Amy Hasbrouck, directrice de Toujours Vivant-Not Dead Yet. (...)

Le projet de loi 52 vient assommer l'espérance d'être bien soigné des personnes handicapées qui ne veulent pas être considérées comme des fardeaux.

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Photos de la délégation diocésaine de Sherbrooke à la Marche pour la Vie à Ottawa


La protection des enfants à naître s'améliore dans le sud des États-Unis

Sur le site du Journal La Presse du 23 mai 2014 :

(Photo :  RegiDaws sur flickr.com, licence creative commons)

 

 

La Louisiane a hier emboîté le pas du Mississippi, de l’Alabama et du Texas en adoptant une loi qui pourrait mener à la fermeture de trois des cinq cliniques pratiquant encore l’avortement dans l’État. 

Le progrès en marche...

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Contestation du projet de loi 52 (euthanasie) devant les tribunaux

Sur le site du journal Métro du 22 mai 2014 :

 

 

(...)le Collectif des médecins contre l’euthanasie et le Réseau citoyen Vivre dans la dignité comptent contester la validité du Projet de loi 52 sur l’aide médicale à mourir, le jugeant inconstitutionnel.

Les deux organismes ont dit jeudi être prêts à monter au front, ayant déjà convenu du cabinet d’avocats qui défendrait leur cause, soit Norton Rose Fulbright. (...)

«L’aide médicale à mourir, c’est de l’euthanasie, et l’euthanasie n’est pas un soin, c’est un homicide selon le code criminel, a affirmé Me Michel Racicot, vice-président de Vivre dans la dignité. Les pays qui permettent maintenant l’euthanasie ont dû la décriminaliser, et le Code criminel relève de la compétence fédérale.» (...)

Nos prières et notre soutien les accompagnent dans ce combat si important.

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Justin Trudeau n'empêchera pas les avortements sélectifs (selon le sexe) parce que ce serait un « droit » reconnu par la Charte

Sur le site de Sun News du 23 mai 2014, un article à lire et ces interviews à voir, en anglais seulement :

http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&isUI=1

Et cet autre vidéo :

http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&isUI=1

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Projet de loi 52 sur l'euthanasie : la manipulation médiatique se poursuit

(Le Dr Mengele, patron des euthanasistes...)

(Photo : wikimédia sans copyright)

Que ce soit dans le Devoir du 23 mai ou le Journal de Montréal, on se réjouit de la grande démarche « démocratique » qui vient d’avoir lieu. On n’aurait pas tordu de bras de députés pour qu’ils votent contre leur conscience, à l’unanimité, pour le retour de projet loi permettant le crime de l’euthanasie. On a respecté également le droit de parole des spécialistes et organismes qui se sont majoritairement prononcés contre l’euthanasie à la commission « Mourir dans la Dignité ». Ils ont pu faire sortir des mots de leur bouche autant qu’ils le voulaient, comme le pourront les députés opposés au projet de loi, qui n’ont pas eu la liberté de le faire tomber alors que la loi et la tradition parlementaire leur reconnaissaient ce droit. C’était avant la ligne de parti du Parti libéral du Québec. Le parti qui vous laisse parler, du moment qu’on vous a dictatorialement enlevé le pouvoir qui vous revenait de droit de changer les choses…

On reconnaît l’immense talent de la Ministre Hivon, dont le projet de loi portera le nom, qui par ses sourires, laissait couler au fond du gouffre de l’indifférence toute l’argumentation des médecins spécialistes en fin de vie et les organismes luttant contre le suicide, les personnes les mieux placées pour discuter de l’euthanasie.

C’est ainsi qu’elle a participé à une mission en Belgique où le président de la commission de contrôle des euthanasies en Belgique l’a rassurée sur les dangers inexistants d’une pente glissante. Les balises règlent tout. Ce même président est actuellement poursuivi en justice pour avoir euthanasié des patients sans avoir suivi ses propres balises et sans même avoir averti les famille.

Et le professeur et chef d'un service de soins intensifs en Belgique réclame qu'on légalise l’euthanasie sans consentement des patients, euthanasies les plus nombreuses en Belgique de son propre aveu, même si l’on ne prend pas la peine de faire un rapport pour indiquer qu’on se fout des balises ou qu’on les a suivies à la lettre, puisque le patient ne peut plus témoigner que ce ne fut pas le cas…

Depuis le début au Québec, il n’y a eu qu’un rapport de force entre des missionnaires de l’euthanasie et des gens qui ne savaient pas encore qu’on avait besoin d’eux pour laisser l’image d’une démarche démocratique.

Et les médias se réjouissent de « l’unanimité » parlementaire, du bon esprit des députés qui travaillent main dans la main, peu importe que plusieurs de ces mains soient liées serrées à ne plus pouvoir bouger, de la grande démarche démocratique consistant à laisser parler et faire passer l’euthanasie.

Il faudrait que les partisans d’une culture de vie cesse la bonasserie de prêter de bonnes intentions. Quand un adversaire vous parle avec un sourire aimable de tuer les personnes qui consentent à l’être, la colère peut être la réaction la plus charitable…

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À connaître! Un blog de témoignages sur une famille nombreuse!

Sur le site de viedecirque.com, un extrait d'un témoignage :

(Photo :  More Good Foundation sur flickr.com, licence creative commons)

 

 

(...)Certains me diront que le déclin de la population est souhaitable puisque notre bilan écologique est peu enviable. C’est vrai. Il est difficile de ne pas voir comment l’abus de ressources est néfaste pour l’environnement. Cependant, je vous dirais que  ce ne sont pas les gens qui tuent la planète mais les mentalités. Puisque les familles nombreuses ne sont pas assez nombreuses pour affecter le taux de natalité d’un pays, qu’est-ce qui vous fait penser qu’elles sont assez nombreuses pour détruire l’environnement? L’abus de ressources se produit en parallèle avec le déclin de la population. Le problème n’est pas seulement combien de personnes piétinent l’environnement, mais comment!

Notre famille vit  en banlieue d’Ottawa dans un quartier bien typique des banlieues aisées que l’on retrouve aux quatre coins du pays. Grosses maisons unifamiliales, 4 chambres à coucher, garage double. Deux voitures, ou plutôt une voiture et un véhicule de type utilitaire sport ou minivan. Notre maison est faite pour une famille de 4 ou 5 personnes. Autour de chez moi, dans des demeures similaires en taille et en fonction, il n’y a que des couples sans enfants ou avec 1 ou 2 enfants. Certaines familles sont jeunes et espèrent faire grandir leur famille mais la majorité sont plus âgés. Ils utilisent comme nous 3 000 pi. ca. de superficie, bâtie sur des terres autrefois agricoles, 2 véhicules, l’air climatisé et le chauffage alimenté à l’électricité produite par une centrale au charbon quelque part en Ontario. Il ne coûte pas plus cher de chauffer 3 000 pi. ca. pour une famille de 10 que pour une famille de 2. Sauf que la taille de ma famille et de mes factures font en sorte que par beau temps, on ouvre les fenêtres. La plupart de mes voisins allument la climatisation en mai et l’éteignent en octobre. Bien que ma pile de déchets soit plus grande que la leur, le camion se déplace autant pour eux que pour moi, et leur pile de déchets n’est pas le cinquième de la mienne, même si leur maisonnée l’est. Leurs 2 véhicules se déplacent remplis au quart, pas moins souvent que les miens remplis à craquer. Et alors que mes vacances de mars se passent à la maison, avec un petit voyage de 60 minutes à la pente de ski la plus proche, la moitié des copains d’école de mes enfants sont partis en avion vers une destination plus ensoleillée. Et vous me pointez du doigt?

Je vais vous dire ce qui détruit la planète. C’est l’égoïsme. C’est une culture de pouvoir qui nous pousse à prendre ce qui nous revient, que nous en ayons besoin ou non. C’est la recherche du « plus encore », pour ne pas dire du « trop ». Lorsqu’on se promène dans les anciens quartiers d’Ottawa et que l’on y voit des petits bungalows en brique de 2 ou 3 chambres à coucher, pas plus grands qu’un garage triple, on se rappelle d’une époque pas si lointaine où ces maisons étaient considérées d’une taille acceptable pour une famille… alors que les familles étaient plus grosses! Aujourd’hui,la maison unifamiliale a deux chambres à coucher avec leurs propres salle-de-bains. Idéal pour l’ado unique qui préfère ne pas partager une toilette avec ses parents : vos enfants peuvent maintenant dormir, surfer et se doucher dans leur aile personnelle. Ils n’ont même plus besoin de sortir pour faire pipi. Il ne manque que la trappe à repas! Mais c’est moi, mon mari et mes enfants qui sont le problème? (...)

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La liberté de conscience et l’unanimité au Parti libéral

(Thomas More a toujours respecté la voix de sa conscience)

(Photo :  Gilberto Viciedo sur flickr.com, licence creative commons)

Nous avons dénoncé avec vigueur l’absence de respect de la liberté de conscience au Parti libéral du Québec, qui a obligé tous ses députés à voter pour le retour d’un projet de loi qui cautionne le meurtre.

Certains se sont posé le très bon questionnement suivant : si la situation était inversée et qu’un parti imposait l’unanimité exigée pour passer une loi absolument nécessaire pour empêcher d’euthanasier les personnes vulnérables, pourrait-on également parler de non-respect de la conscience?

C’est une très bonne question et à première vue, pour plusieurs, une situation apparemment identique appelle une réponse identique. Les députés se voyant obliger d’obéir à une ligne de parti, indépendamment de leurs convictions personnelles, seraient départis de leur liberté de conscience.

En apparence, nous sommes dans un cas identique. Mais ce n’est pas le cas, parce que si dans la première situation, où l’on oblige les gens à permettre l’existence d’une loi cautionnant le meurtre, il y a bel et bien une attaque pour éliminer la liberté de conscience des députés, ce n’est pas le cas dans la deuxième situation.

Car la conscience n’est pas autoréférentielle.

Elle est dépendante de la loi naturelle et, sans référence à la loi naturelle inscrite dans le cœur de chaque homme, elle devient simplement, en définitive, dictature de sa volonté propre.

Si la conscience n’est pas un jugement sur la fidélité ou la non-fidélité à une loi naturelle universelle extérieure à cette conscience mais inscrite dans son cœur, mais une décision sur ce qu’est la loi naturelle, alors la personne devient maître de définir ce qui est bien et ce qui est mal, en vertu du respect de ce que lui dicterait sa « conscience », mais qui n’est qu’une caricature de sa conscience, une volonté personnelle déguisée en choix de ce que l’on a « décidé » être le bien.

L’exemple du roi Henri VIII et de Thomas More illustre à merveille les deux conceptions de la conscience. Le roi Henri VIII décide qu’il a le droit de divorcer de sa femme et que cela est chrétien. Thomas More ne fait que reconnaître la vérité : l’enseignement de l’Église rapportant la volonté explicite du Christ exclut le divorce et la reconnaissance de nullité d’une union légitime. Thomas More ne peut rien y changer, même s’il le voulait.

Henri VIII change la loi pour qu’elle devienne conforme à sa volonté et que cette volonté soit définie comme étant « bonne et chrétienne », parce qu’il le veut.

Thomas More affirme qu’il aimerait bien, de toute sa volonté, contenter le roi en admettant son principe, mais la compréhension du roi de la conscience et de la vérité est fausse et Thomas ne peut rien y changer. La loi naturelle du mariage légitime est indissoluble, Thomas peut bien vouloir qu’il en soit autrement, la définition de la loi naturelle ne lui appartient pas. La conscience de Thomas More juge et lui dicte que divorcer ne correspond pas à l’enseignement de la loi naturelle, sur le bien et le mal concernant le mariage indissoluble.

La caricature de la « conscience » d’Henri VIII redéfinit l’enseignement de la loi naturelle pour qu’elle corresponde à sa volonté et qu’il se trouve ainsi dans le « Bien ».

« Dans leur volonté de mettre en relief le caractère « créatif » de la conscience, certains auteurs donnent à ses actes le nom de « décisions » et non plus de « jugements » : c'est seulement en prenant ces décisions de manière « autonome » que l'homme pourrait atteindre sa maturité morale. (…)

56. Pour justifier de telles positions, certains ont proposé une sorte de double statut de la vérité morale. En plus du niveau doctrinal et abstrait, il faudrait reconnaître l'originalité d'une certaine considération existentielle plus concrète. Celle-ci, compte tenu des circonstances et de la situation, pourrait légitimement fonder des exceptions à la règle générale et permettre ainsi d'accomplir pratiquement, avec une bonne conscience, ce que la loi morale qualifie d'intrinsèquement mauvais. Ainsi s'instaure dans certains cas une séparation, voire une opposition, entre la doctrine du précepte valable en général et la norme de la conscience de chacun, qui déciderait effectivement, en dernière instance, du bien et du mal. (…)

Il n'est personne qui ne comprenne qu'avec ces positions on se trouve devant une mise en question de l'identité même de la conscience morale face à la liberté de l'homme et à la Loi de Dieu. Seuls les éclaircissements apportés plus haut sur le lien entre liberté et loi, lien fondé sur la vérité, rendent possible le discernement à faire sur cette interprétation « créative » de la conscience. » (Jean-Paul II, La Splendeur de la Vérité, no 55-56)

La « Loi de Dieu » et la « loi naturelle inscrite dans le cœur de l’homme » étant deux appellations désignant une même réalité. Or la conscience ne peut en aucune façon être séparée de cette loi naturelle :

Le jugement de la conscience est un jugement pratique, un jugement qui intime à l'homme ce qu'il doit faire ou ne pas faire, ou bien qui évalue un acte déjà accompli par lui. C'est un jugement qui applique à une situation concrète la conviction rationnelle que l'on doit aimer, faire le bien et éviter le mal. Ce premier principe de la raison pratique appartient à la loi naturelle, et il en constitue même le fondement, car il exprime la lumière originelle sur le bien et sur le mal, reflet de la sagesse créatrice de Dieu qui, comme une étincelle indestructible (scintilla animæ), brille dans le cœur de tout homme. Mais, tandis que la loi naturelle met en lumière les exigences objectives et universelles du bien moral, la conscience applique la loi au cas particulier, et elle devient ainsi pour l'homme un impératif intérieur, un appel à faire le bien dans les situations concrètes. La conscience formule ainsi l'obligation morale à la lumière de la loi naturelle : c'est l'obligation de faire ce que l'homme, par un acte de sa conscience, connaît comme un bien qui lui est désigné ici et maintenant. Le caractère universel de la loi et de l'obligation n'est pas supprimé, mais bien plutôt reconnu, quand la raison en détermine les applications dans la vie quotidienne. Le jugement de la conscience affirme « en dernier ressort » la conformité d'un comportement concret à la loi; il formule la norme la plus immédiate de la moralité d'un acte volontaire, en réalisant « l'application de la loi objective à un cas particulier » .

60. Comme la loi naturelle elle-même et comme toute connaissance pratique, le jugement de la conscience a un caractère impératif : l'homme doit agir en s'y conformant. Si l'homme agit contre ce jugement ou si, par défaut de certitude sur la justesse ou la bonté d'un acte déterminé, il l'accomplit, il est condamné par sa conscience elle-même, norme immédiate de la moralité personnelle. La dignité de cette instance rationnelle et l'autorité de sa voix et de ses jugements découlent de la vérité sur le bien et sur le mal moral qu'elle est appelée à entendre et à exprimer. Cette vérité est établie par la « Loi divine », norme universelle et objective de la moralité. Le jugement de la conscience ne définit pas la loi, mais il atteste l'autorité de la loi naturelle et de la raison pratique en rapport avec le Bien suprême par lequel la personne humaine se laisse attirer et dont elle reçoit les commandements : « La conscience n'est donc pas une source autonome et exclusive pour décider ce qui est bon et ce qui est mauvais; au contraire, en elle est profondément inscrite un principe d'obéissance à l'égard de la norme objective qui fonde et conditionne la conformité de ses décisions aux commandements et aux interdits qui sont à la base du comportement humain » 106.

61. La vérité sur le bien moral, énoncée par la loi de la raison, est reconnue de manière pratique et concrète par le jugement de la conscience qui pousse à assumer la responsabilité du bien accompli et du mal commis : si l'homme commet le mal, le juste jugement de sa conscience demeure en lui témoin de la vérité universelle du bien, comme de la malice de son choix particulier. » (…)

Ainsi, dans le jugement pratique de la conscience, qui impose à la personne l'obligation d'accomplir un acte déterminé, se révèle le lien entre la liberté et la vérité. C'est précisément pourquoi la conscience se manifeste par des actes de « jugement » qui reflètent la vérité sur le bien, et non comme des « décisions » arbitraires. Le degré de maturité et de responsabilité de ces jugements — et, en définitive, de l'homme, qui en est le sujet — se mesure non par la libération de la conscience par rapport à la vérité objective, en vue d'une prétendue autonomie des décisions personnelles, mais, au contraire, par une pressante recherche de la vérité et, dans l'action, par la remise de soi à la conduite de cette conscience. » (ibid., no 59 à 61)

Pour revenir au cas concret sur l’imposition de voter pour une loi nécessaire pour protéger les personnes vulnérables d’une mise à mort par euthanasie, la volonté de tuer ces personnes s’oppose à la loi naturelle universelle qui défend de mettre à mort une personne innocente. Cette loi se trouve déjà dans la philosophie grecque :

« Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants : (…)

Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. (…)

On retrouve ces notions de protection de la vie humaine dans toutes les Déclarations des droits de la personne, y compris dans la charte québécoise des droits et libertés de la personne :

PARTIE I

LES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE

CHAPITRE I

LIBERTÉS ET DROITS FONDAMENTAUX

1. Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu'à la sûreté, à l'intégrité et à la liberté de sa personne.

Il possède également la personnalité juridique.

1975, c. 6, a. 1; 1982, c. 61, a. 1.

2. Tout être humain dont la vie est en péril a droit au secours.

Toute personne doit porter secours à celui dont la vie est en péril, personnellement ou en obtenant du secours, en lui apportant l'aide physique nécessaire et immédiate, à moins d'un risque pour elle ou pour les tiers ou d'un autre motif raisonnable.

1975, c. 6, a. 2.

Ces expressions de la loi naturelle ne peuvent jamais être contredites par la voix de la conscience puisque le rôle de la conscience n’est pas de définir, mais de juger si une action est en conformité avec cette loi naturelle.

On le voit, toute personne favorable à l’avortement ou à l’euthanasie n’agit pas selon sa conscience, mais selon une caricature de la conscience qui prétendrait définir une loi naturelle selon sa volonté propre. Cette caricature n’a pas à être respectée. Personne n’a le droit de voir respecter sa divagation.

C’est ainsi que nous pouvons conclure qu’effectivement le Parti libéral s’est attaqué au droit fondamental de la liberté de conscience, car les députés s’opposant à l’euthanasie écoutent la voix de la conscience qui reconnaît que l’euthanasie s’oppose à la loi naturelle universelle refusant la mise à mort d’une personne innocente.

Et que nous ne nous attaquerions pas à la liberté de conscience si de notre côté nous imposions une loi interdisant l’euthanasie, parce que cette loi serait en accord avec la loi naturelle et que les personnes voulant redéfinir cette loi universelle ne suivent pas alors la voix de leur conscience, mais bel et bien celle de leur volonté voulant définir ce qui est bien ou mal selon leurs passions.

Il peut arriver qu’une personne soit dans la situation de croire, subjectivement, qu’elle obéit à la loi naturelle, alors qu’objectivement ce n’est pas le cas. On parle alors d’une conscience égarée par suite d’une ignorance invincible.

« Il n'est jamais acceptable de confondre une erreur « subjective » sur le bien moral avec la vérité « objective », rationnellement proposée à l'homme en vertu de sa fin, ni de considérer que la valeur morale de l'acte accompli avec une conscience vraie et droite équivaut à celle de l'acte accompli en suivant le jugement d'une conscience erronée. » (no 63)

Puisqu’une conscience erronée perd le lien objectif avec la loi naturelle, elle devient folie, divagation et n’oblige pas au respect.

Aucune charte, aucune loi, aucune déclaration ne reconnaissent à quiconque le droit de tuer une personne innocente parce qu’il croirait vraiment que la loi naturelle reconnaîtrait cela comme étant le « bien ». Une personne affirmant ce droit de tuer serait placée sous haute surveillance et ce qu’il appellerait la « voix de sa conscience » sur le sujet ne mériterait aucun respect, parce que son manque de concordance avec la loi naturelle objective lui enlèverait le titre même de conscience, ou du moins, de conscience droite, la seule qui a droit au respect et à la liberté.

C’est la raison pour laquelle un parti qui obligerait des députés, parce que l’unanimité serait exigée pour protéger la vie de personnes vulnérables, à voter contre leur volonté de définir comme étant bien le meurtre de personnes innocentes, respecterait la liberté de conscience, parce qu’il respecterait la reconnaissance du lien entre le jugement et cette loi naturelle et refuserait la divagation qui consisterait à appeler bien, le meurtre de personnes innocentes.

Un homme seul qui aurait le pouvoir d'empêcher un peuple de massacrer les enfants et les personnes vulnérables aurait le devoir de le faire, même si pour cela, il ne respectait pas la folie de ce peuple qui appellerait la décision de tuer les enfants, « la voix de sa conscience »... Seul cet homme aimerait « la voix de la conscience », jamais indépendante de la loi naturelle...

Le droit de se tromper existe, mais lorsqu'il s'agit de ne pas respecter la loi naturelle, le devoir de protéger la vie et la sécurité des personnes peut obliger à ne pas respecter la liberté des consciences erronnées.

Aucune charte, aucune déclaration des droits de l'homme ne reconnaît le droit au meurtre, même si certains ont la folie de vouloir l'appeler, une mort dans la dignité... et affirment agir selon leur conscience. Une conscience sans gouvernail et sans loi naturelle lui permettant de reconnaître le bien et le mal ne devient que la dictature des plus forts. Ce qui est le cas actuellement.

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