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La ministre Véronique Hivon, propagandiste de l'euthanasie, tient des propos apparement contradictoires...

Sur le site de laction.com du 4 février 2013, cet article sur la propagande de la ministre Hivon, co-auteure du rapport de la Commission Mourir dans la Dignité qui ne respecte pas le refus de l'euthanasie des experts et organismes qui sont intervenus à cette commission-bidon:

 

La députée de Joliette et ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux, Véronique Hivon, a profité de son passage à la Chambre de commerce du Grand Joliette le 4 février dernier pour annoncer son intention de déposer un projet sur la question de mourir dans la dignité avant l'été prochain. « Idéalement avant l'ajournement de la session en juin, de préciser la ministre.
(...)
On sait pour l'heure que le « droit de choisir » sera au cœur même du projet de loi selon Mme Hivon. « La Commission a retenu l'expression aide médicale à mourir parce qu'elle suppose que cette assistance-là provient d'un médecin et qu'elle doit requérir le consentement de la personne. C'est une balise fondamentale pour que jamais un tiers, un conjoint, un enfant ou le médecin lui-même décide pour la personne», a-t-elle insisté. 
 
Protéger les personnes vulnérables

Un des éléments clé de la future législation, selon Mme Hivon, sera de protéger les personnes vulnérables, d'éviter les clandestinités et les zones grises. « On doit pouvoir offrir aux personnes qui souffrent et dont on ne peut contrôler les douleurs la possibilité de faire une demande d'aide médicale à mourir », soutient la ministre.

Compétence juridique

Mme Hivon a tenu à souligner que le Québec avait la compétence en la matière de sorte que le gouvernement va rassurer les médecins qu'ils seront à l'abri des poursuites s'ils se conforment aux exigences de la loi qui s'en vient.

Exceptions

Soulignons finalement que la Commission mourir dans la dignité a jugé que les personnes atteintes de maladies dégénératives comme la démence et l'Alzheimer, de même que les personnes mineures de 14 ans et plus, représentent un enjeu qui mérite une réflexion supplémentaire sur lequel se penchera un comité du Collège des médecins.
 

Donc : -jamais un tiers, un conjoint, un enfant ou le médecin lui-même décide pour la personne», a-t-elle insisté. 
 

et: -les personnes atteintes de maladies dégénératives comme la démence et l'Alzheimer, de même que les personnes mineures de 14 ans et plus, représentent un enjeu qui mérite une réflexion supplémentaire sur lequel se penchera un comité du Collège des médecins.
 

En conclusion, est-ce qu'une personne autre que la personne démente ou alzheimer ou âgée de 14 ans, pourra décider pour elle si elle doit mourir ou pas, ou bien le "jamais un tiers, un conjoint,..." ne veut-il absolument rien dire?

Les Québécois, la commission Charbonneau nous le rappelle, ne sont pas meilleurs que les autres. Si la Belgique et la Hollande, malgré des restrictions et balises supposées sévères, euthanasient allègrement des patients anorexiques, craignant la cécité, ou sans même avertir la famille, si là-bas des centaines de patients sont euthanasiés sans consentement, un certain peuple de moutons ayant la volonté de les imiter, fera, selon l'expression québécoise savoureuse, plus que le patient, pardon,  plus que le client en demande...

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Ma mère a été euthanasiée sans que le médecin ne me prévienne...

Un article tiré de Lifesitenews du 4 février 2013:

par Tom Mortier (traduction CQV)
4 février 2013 (Mercatornet) — Depuis 2002, une loi a été votée en Belgique, qui a permis aux gens d'être euthanasiés quand ils souffraient d’une douleur récalcitrante et insupportable. Aujourd'hui, l'euthanasie est plus souvent accordée aux personnes souffrant de maladies mentales comme la dépression, la schizophrénie, l’anorexie nerveuse chronique et les troubles de la personnalité borderline, etc.
La loi exige que la libre décision d'un patient soit établie avant que les médecins puissent faire les injections létales.
Ma mère souffrait de dépression chronique. Il y a deux ans, elle a rompu tout contact avec moi. En avril 2012, elle a été euthanasiée à l'hôpital de la Vrije Universiteit Brussel (Université Libre de Bruxelles).
Je n'étais pas impliqué dans le processus de prise de décision et le médecin qui lui a donné l'injection ne m'a jamais contacté.
Depuis, ma vie a changé considérablement. Jusqu'à maintenant, j’essayais encore de comprendre comment il est possible qu’une euthanasie soit réalisée sur des personnes en bonne santé physique, sans même contacter leurs enfants. Le porte-parole de l'hôpital universitaire m'a dit que tout s'est passé selon le « libre choix » de ma mère. Après la mort de ma mère, j'ai parlé avec le médecin qui lui a donné l'injection et il m'a dit qu'il était « absolument certain » ma mère ne voulait plus vivre.
La mort de ma mère a déclenché beaucoup de questions. Comment est-il possible que les gens puissent être euthanasiés en Belgique, sans que la famille proche ou des amis soient contactés? Pourquoi mon pays donne-t-il aux  médecins le pouvoir exclusif de décider de la vie et de la mort? Comment pouvons-nous juger qu’il y a « souffrance insupportable »? Quels sont les critères pour décider ce qu’est une « souffrance insupportable »? Peut-on compter sur un tel jugement pour une personne malade mentalement?
Après tout, est-ce qu’une personne malade mentalement peut faire un « libre choix »? Pourquoi les médecins n’ont-ils pas essayé d'organiser une rencontre entre notre mère et ses enfants? Comment un médecin est-il « absolument certain » que son/sa patiente ne veut plus vivre? Pourquoi ne pouvons-nous supporter de voir les gens souffrir?
Certains médecins à la Vrije Universiteit Brussel croient que l'euthanasie devrait être offerte à toute personne qui désire mettre fin à sa vie à cause de souffrances insupportables et sans signification. Toutes les objections et les contraintes de la communauté sont considérées comme immorales et injustifiables. Ces médecins discutent même aujourd’hui de l'euthanasie pour les personnes atteintes d'autisme et les jeunes qui sont suicidaires.
Ce qui me fait peur, c'est que ces médecins semblent également contrôler les médias en Belgique. Est-ce la société vers laquelle nous voulons aller? Allons-nous contrôler les suicides dans un avenir proche en sortant les gens de leur misère avant qu’ils ne le fassent eux-mêmes — au lieu d'investir dans la santé mentale et les soins palliatifs?
Je crois que le recours au « libre choix » est devenu un dogme pour les bien pensants. Nous sommes en évolution rapide vers une société de solitude absolue où nous n'avons plus aucune envie de prendre soin les uns des autres. Et quand nous souffrons, nous demandons à nos médecins de nous tuer, de briser les lois biologiques et humaines fondamentales. Cependant, en faisant cela, nous créons de nouveaux et insolubles problèmes.
Par conséquent, nous devrions repenser ce en quoi nous croyons. Est-ce en la vie ou en la mort?
Tom Mortier docteur et professeur de chimie à l'Université de Louvain. Cet article a été écrit avec l'aide du Dr Steven Bieseman et du professeur émérite Herman De Dijn. Il a été initialement publié dans le journal médical belge Artsenkrant.
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«Dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux...»

Sur le site de zenit.org du 4 février 2013, cette mise au point sur le combat du «mariage» gai et de «l'homoparentalité» en France:

 

(La ministre de la Justice Christiane Taubira est réellement en train de changer la définition de la justice envers les enfants...)

 

Samedi 2 février a été voté l’article 1 du projet de loi, le plus important puisqu’il introduit une nouvelle définition du mariage. Les centaines d’amendements de l’opposition ont tous été rejetés.
 
Le calendrier du futur projet de loi sur la famille a provoqué dimanche une grande cacophonie au sein du Gouvernement. Ce texte, qui devrait contenir les dispositions sur la PMA ouverte aux femmes homosexuelles, serait finalement soumis au Parlement fin 2013, alors qu’il avait été annoncé pour fin mars. François Hollande ayant souhaité que le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) se prononce en amont, cette phase de consultation va durer plusieurs mois et pourrait comporter des Etats généraux.
(...)
24 000 ou 300 000 enfants vivant dans une famille homoparentale ? La plus grande confusion règne sur cette réalité, devenue un enjeu politique pour justifier le vote de la loi actuellement en débat.
 
Selon l’INED, 24 000 à 40 000 enfants seraient actuellement élevés au sein d’une famille homoparentale, soit environ 0,2% du total des enfants mineurs. 
 
Les lobbys homosexuels revendiquent le nombre de 300 000 enfants. Ce nombre est le fruit d’un calcul purement théorique, établi ainsi : « (32 millions de femmes - 25% de femmes
(...)

En votant l’article 1 par 249 voix pour et 97 contre, les députés ont créé un nouvel article du Code civil, l’article 143, ainsi rédigé : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe ».

La quasi-totalité des amendements présentés par l’opposition ont été rejetés par la majorité, en particulier les suivants :
- Refus de créer le dispositif de l’Union civile (ou Alliance civile, selon la formulation des amendements) ;
- Refus de reconnaître une clause de conscience pour les officiers d’état-civil (maires ou adjoints) ;
- Refus que le mariage religieux puisse être célébré même en l’absence de mariage civil préalable ;
- Refus de la levée partielle anonymat en cas de PMA avec donneur (repoussé à future loi sur la famille) ;
- Refus d’établir des sanctions pour les sites internet qui font du commerce en faveur de la PMA ou de la GPA ;
- Refus de limiter les cas d'adoption des couples mariés aux seuls couples hétérosexuels.
 
D’autres amendements présentés par des socialistes ou des écologistes ont également été rejetés :
- Refus de la PMA ;
- Refus de l’inscription sur l’état civil français des enfants nés de GPA à l’étranger.
(...)
Près de 100 manifestations dans tous les départements de France samedi 2 février !
 
Les manifestants se sont rassemblés dans les centres villes pour exprimer à nouveau leur refus du projet de loi, lire des témoignages et adresser un message solennel au nom de l’enfant : « Madame, Monsieur le Député, allez-vous me priver d’un père et d’une mère ? »
(...)
Dans les débats dimanche soir, tandis que Madame Bertinotti lançait aux députés de l’opposition : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs républicaines », Madame Taubira soulignait les « profondes divergences sur nos conceptions de la société » : « Dans nos valeurs, a-t-elle affirmé, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres »

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La location de mères porteuses aux États-Unis

Sur le site de genethique.org du 4 février 2013:

 

(Elton John et son copain ont loué à plusieurs reprises une mère porteuse pour la « fabrication » de deux enfants dont ils s'occupent...)

 

 

Ainsi en est-il de l'agence CSP "pionnière en matière de 'création de familles' ", qui n'hésite pas à mettre en avant la photo de certaines personnalités qui ont eu recours à la gestation pour autrui, comme Elton John. En trente-deux ans d'expérience, cette même agence a "créé" "plus de 1700 enfants dans 45 pays", et 40% des clients sont étrangers. 

 Concrètement, le journaliste explique que le recours à la gestation pour autrui "commence par une rencontre, via Skype, entre le couple et les représentants de CSP". La coordinatrice des mères porteuses de l'agence précise que "les femmes acceptant à la fois de donner leurs gamètes et de porter l'enfant [sont] rares". Par conséquent, le centre travaille avec d'autre agences. Si certaines "donneuses choisissent de rester anonymes", d'autres "acceptent d'être contactées à la majorité de l'enfant". Pour pouvoir "être sélectionnées, il faut avoir entre '21 et 35 ans', être 'en bonne santé, intelligente, attirante, responsable' ". Puis, lors d'un second voyage aux Etats-Unis, "a lieu le transfert d'embryon". Un troisième voyage a pour objectif de réaliser l'échographie, et "le quatrième est pour l'accouchement". A ce moment-là, l'agence CSP précise que "l'enfant repart muni d'un passeport américain" et "sur son acte de naissance figure, 'pour les couples gays, soit le nom d'un seul père, soit les deux, selon la loi en vigueur dans leur pays d'origine' ". Enfin, "la mère porteuse [...] reçoit entre 25 000 et 35 000 dollars (ses tarifs augmentent à chaque grossesse)" et "plus 8000 si elle est enceinte de jumeaux".

 

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Renommer la « maternelle » pour cause de délit de « genre »?

Sur le site de Itinerarium du 4 février 2013 (via Riposte Catholique):

 

(Sandrine Mazetier, député socialiste pour le «changement»)

 

 

Sandrine Mazetier, député PS de Paris, a interpellé le 18 décembre dernier le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon pour lui demander de débaptiser les écoles maternelles afin de lutter contre les stéréotypes de genre. Sic !

En effet, l’élue socialiste estime que l’appellation « école maternelle », qui figure dans le code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes (ce qui est d’ailleurs proche de la vérité, puisque les femmes représentent entre 82 % et 91 % des enseignants du premier degré).

Elle appelle le gouvernement à s’engager fortement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes en remplaçant ce nom « genré »́ par un nom neutre. « L’école maternelle » pourrait être rebaptisée « première école ».

Certains extrémistes cohérents ne laissent passer aucun détail...

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Renouveau de l'eugénisme en Allemagne?

Sur le site de genethique.org du 4 février 2013:

(«matériel» généthique humain stocké en laboratoire)

 

 Vendredi 1er février, "la chambre haute du parlement allemand, le Bundesrat, a donné [...] son feu vert à un accès restreint aux tests génétiques sur les embryons à implanter (diagnostic préimplantatoire - DPI)". Il y a un an et demi, c'était la chambre basse du parlement, le Bundestag qui avait donné son aval. Par cette autorisation, "la voie est ainsi libre au DPI pour les parents présentants des antécédents de maladies héréditaires graves, ou chez qui le risque de fausse-couche et d'enfant mort-né est important".

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Mme Conradi ne mentionne pas les faits sur l’avortement sélectif et ne veut aucun compromis. Réplique non publiée par Le Devoir

Dans une lettre au journal Le Devoir du 30 janvier 2013, la présidente de la Fédération des femmes du Québec(Alexa Conradi, à droite sur la photo) affirme qu’ : « Il n’existe pas d’étude, autre qu’anecdotique, pour déterminer avec assurance que la pratique existe au Canada. »
Anecdotique? L’étude menée par l’épidémiologiste Joel G Ray de l’Hôpital St Michael de Toronto, basée sur plus de 766 000 naissances, publiée dans le Canadian Medical Association Journal, calculait le ratio garçons filles selon l’origine du pays de la mère. En fait, cette étude fut menée sur « toutes les naissances uniques vivantes survenues en Ontario de 2002 à 2007 ».
Les résultats? Rien de particulier, un ratio environnant le 1,05 garçon par fille, ce qui est habituel, sauf pour les mères originaires de Corée du Sud (1,20) et de l’Inde (1,11). Pour un deuxième enfant d’une mère indienne, le ratio était de 1,36 garçon par fille. Un troisième enfant après deux filles? Un ratio de 1,90 garçon par fille… Anecdotique dit Mme Conradi.
Mme Conradi ajoute : « Dans les pays où l’avortement sexo-sélectif est répandu, l’interdiction et le contrôle des femmes sont inefficaces. L’Inde, où la pratique est interdite, a connu une augmentation de la pratique. »
 Vraiment? Pourtant,l’Agence France presse nous donnait ce communiqué du 31 juillet 2012 : « Jusqu'en 2004, Nawahshahr, dans l'État rural du Pendjab, était connu pour son déséquilibre abyssal entre les sexes, avec un ratio annuel de 795 filles pour 1.000 garçons à la naissance.
Mais la situation s'est profondément modifiée ces huit dernières années. En 2011, le ratio s'était redressé à 949 filles pour 1.000 garçons, revenant presque à l'équilibre naturel de 952 pour 1.000.
Ce succès fulgurant dans un pays où les femmes restent soumises à une forte pression sociale pour engendrer des garçons, vus comme une chance pour la famille, s'explique par les vigoureuses méthodes des autorités : elles surveillent les grossesses et font pression sur les parents, quitte à leur faire honte si elles cherchent à supprimer les filles.
Menée conjointement à une campagne de sensibilisation contre le foeticide de filles et l'avortement sélectif, cette stratégie a vite payé. »
Après avoir mis en doute l’existence du problème au Canada et nié les solutions apportées avec efficacité en Inde, Mme Conradi affirme que seules les femmes ont le droit de décider. Mais, avec plus de 60 % de la population canadienne favorable à une interdiction des avortements sélectifs, Mme Conradi ne peut prétendre parler au nom de ces femmes contre l’avortement selon le sexe de l’enfant. Elle ne représente que les membres de sa Fédération et, par son refus d’accepter la réalité, les représente très mal…N’est-il pas temps de constater que l’aveuglement idéologique de la Fédération des femmes du Québec, alors que la majorité de la population désire une interdiction de l’avortement sélectif?
Campagne Québec-Vie demande que les solutions appropriées soient apportées pour résoudre le problème de l’avortement sélectif au Canada. En ce sens, nous appuyons la Motion 408 du député Warawa qui ne fait que dénoncer cette pratique indigne de notre pays.
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Lettre à M. Antoine Ouellette, biologiste et compositeur, en réponse à sa question aux pro-vie

Sur le blog de M. Antoine Ouellette, nous retrouvons une très intéressante réflexion sur l'avortement et l'eugénisme. Et M. Ouellette pose une question aux pro-vie. Nous avons donc imaginé une réponse qu'un citoyen pro-vie aurait pu lui transmettre:

(Antoine Ouellette, biologiste et compositeur)

 

M. Ouellette,

J'ai bien apprécié votre réflexion sur l'avortement, publiée sur votre blogue. Je partage l'idée que l'avortement est un outil potentiellement eugénique, même déjà au service de l'eugénisme. Mais je crois qu'il y a une certaine contradiction dans votre texte. Malgré l'horreur que peut vous inspirer l'avortement d'une fille, d'un trisomique ou d'un autiste, parce qu'ils ont ces attributs, vous ne semblez pas vouloir de restrictions à l'avortement. Parce que l'on ne peut courir après les filles pour les empêcher de se faire avorter. Vous posez cette question : « Alors, chers et chères pro-vie, dites-moi comment vous procéderiez pour interdire l'avortement : coller un policier sur les traces de toute femme que l'on peut soupçonner de vouloir avorter? »
 

Comme pro-vie, je me sens interpellé par votre question. Et j'y répondrais ainsi.

Pas un policier, mais un centre d'aide aux femmes enceintes en difficultés, ce serait une idée... Il existe de nombreux centres qui offrent le soutien matériel (logement, nourriture, vêtement) et psychologique avant, pendant et après la grossesse, pour même les aider à poursuivre leurs études. Ces centres sont peu connus. Mais le témoignage de nombreuses jeunes filles passées dans ces centres exprime l'idée qu'elles pensaient à l'avortement parce « qu'elles n'avaient pas le choix », contrairement à la marotte des défenseurs du « libre-choix »...
 

Je crois que ces centres d'aides, ainsi qu'une amélioration des services d'adoption québécois qui permettraient aux nombreux couples désirant adopter un enfant de le faire, seraient vraiment un progrès pour notre société.

Et pour les quelques-unes qui malgré tout tiendrait mordicus à se faire avorter, il faut rappeler que l'on sauve maintenant les bébés prématurés à la 21e semaine de grossesse. Est-ce qu'une césarienne est une opération plus difficile qu'un avortement? Sans les convaincre de garder l'enfant pendant les 7 prochains mois, ne serait-il pas possible de les inciter à patienter quelques semaines pour permettre à cet enfant, unique au monde et dans l'histoire, de vivre? C’est de son unique chance de vivre, de respirer, de voir, d’entendre et de goûter, de sentir et de toucher, qu'il s’agit.

Et si malgré le soutien psychologique et matériel, malgré la possibilité de confier ou donner son enfant en adoption, si même l’idée de patienter quelques semaines pour permettre une césarienne plutôt qu’un avortement lui paraît insupportable et qu’elle veut toujours s’avorter elle-même, il ne reste malheureusement qu’une solution. Appliquer un procédé semblable à celui utilisé pour calmer les personnes fortement suicidaires. Une médication et un temps sous surveillance médicale, jusqu'à l'accouchement ou la césarienne.

On ne crée pas de cliniques de suicides assistés parce que de toute façon, des personnes se sont toujours suicidées et qu’il y en aura d’autres. Le suicide en soi est toujours une action fortement négative et bannie de nos sociétés. Le fait qu’un suicide personnel est certainement moins hygiénique qu’un suicide institutionnalisé n’a convaincu personne de l’intérêt de clinique de suicide assisté partout sur le territoire du Québec. La seule option possible est d'aider vraiment la personne et l’empêcher de commettre l’irréparable. Et l’on crée des campagnes pour sensibiliser les personnes à repérer les personnes suicidaires pour leur venir en aide.

De même pour l’avortement qui est un acte de désespoir face à l’un des bouleversements les plus importants dans une vie. L’avortement consiste bel et bien à tuer un être humain avant sa naissance. Et personne n’a ce droit. Le fait que l’enfant à naître ait le handicap d’être petit, d’être dans les débuts de sa vie, de cette longue croissance jusqu’à l’âge adulte, ne donne pas le droit de le supprimer. Il est unique au monde, avec son ADN unique au monde, il est lui, et personne n’a le droit de vie ou de mort sur sa personne.

Nous attendons avec impatience les campagnes du gouvernement pour instaurer une culture de soutien de l’amour de la vie. Mais pour l’instant, nous devons continuer de combattre l’avortement, pour empêcher entre autres l’élimination de dizaines de milliers de trisomiques, d’autistes, d’enfants atteints de spina-bifida, de filles parce qu’elles sont des filles, d’enfants qui sont là au mauvais moment et dont les handicaps font peur aux futurs parents. Et nous avons tous nos handicaps.

Non, les pro-vie n’ont jamais pensé à une surveillance policière pour les femmes qui pensent à l’avortement. Uniquement dans les cas extrêmes, s’il le faut, une surveillance médicale.

Merci de votre attention,

F.
 

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Les agences d'«arrangements» entre riches âgées et jeunes beautés font de la publicité près des universités montréalaises...

Sur le site du Journal de Montréal du 4 février 2013, un article de la chroniqueuse Sophie Durocher :

 

(Acheter l'amitié ou plus encore?)

 

 

Au centre-ville, j’ai vu des panneaux d’affichage qui m’ont fait hurler: «Il a réussi. Elle est belle et sexy. Ils se sont rencontrés.»
 
Sur la photo, un homme aux cheveux poivre et sel et une belle blonde, 15 ans plus jeune que lui.
(...)
J’allais appeler la Fédération des femmes du Québec, le Conseil du Statut de la femme et Françoise David pour dénoncer cette affiche sexiste, rétrograde et franchement insultante pour les femmes modernes.
 
Et puis j’ai vu qui avait payé pour cette publicité: le site chiccheri.com, une agence de matchmaking entre des sugar daddy et des sugar baby. Ça va être quoi la prochaine étape: des agences d’escortes vont s’annoncer en plein centre-ville? «Il aime le sexe. Elle a besoin d’argent pour payer sa coke. Ils se sont rencontrés » Je ne viens pas d’arriver sur terre et de découvrir qu’il y a des agences qui se spécialisent dans la rencontre entre des hommes riches (les papas gâteau) et des jeunes filles qui aiment se faire gâter. Dans le Journal de Montréal, ma collègue Isabelle Verge a fait un excellent reportage sur le sujet. Mais il y a une différence entre offrir ce genre de services discrètement sur internet et l’afficher ouvertement, en grosses lettres, en plein centre-ville de Montréal.
 
Comment j’explique à mes deux belles filles de 13 et 16 ans que des jeunes filles à peine plus âgées qu’elles ont fait le choix de «carrière» d’être des femmes entretenues, qui se font payer des voyages, des cadeaux, des repas au restaurant?
 
CHAIR FRAÎCHE À VENDRE
 
Vous savez ce qui me choque le plus? C’est que les annonces de chiccheri.com que j’ai vues étaient placées tout près des universités montréalaises (j’en ai vu une près de l’UQAM, une près de McGill, une autre près de Concordia). Est-ce un hasard?
(...)
Sur le site de chiccheri.com, on explique la différence entre ce qu’on appelle une «relation à bénéfice mutuel» et la prostitution. «Tous les cadeaux offerts à une femme dans une relation à bénéfice mutuel sont présentés pour lui faire plaisir, pour la gâter. C’est une question de générosité ou simplement pour aider la femme dans ses projets.»
 
Mettez ça comme vous voulez, moi quand je vois les affiches de chiccheri.com, j’ai l’impression qu’on annonce en grosses lettres: «Chair fraîche à vendre».
 

Mais, la Fédération des femmes du Québec et le conseil du Statut de la femme ont des préoccupations plus importantes, comme celle consistant à ne pas empêcher les avortements sélectifs des filles par des restrictions à l'avortement.

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La mort cachée à nos enfants

Réflexion d'un parent, auteur d'un conte pour initier les enfants au deuil, en cette semaine de prévention du suicide, sur le site du journal Le Devoir du 4 février 2013:

(André Reumont, auteur d'un conte sur le deuil, pour les enfants)

 

« Dans notre société, l’enfant est dans une ouate. On ne veut pas le mettre en contact avec la mort et avec la souffrance. À travers mes expériences de salons du livre, j’ai compris que, dans la présentation du livre, il ne fallait pas prononcer le mot “suicide”. Mais même le mot “mort” et le mot “deuil”, font frémir les gens. Pourtant, cela fait partie du développement de l’enfant. Si on veut les aider à affronter des épreuves, il faut leur apprendre à nommer ce qui les fait souffrir ».
(...)
En fait, une enseignante a raconté qu’elle l’avait utilisé dans une classe où un enfant avait perdu sa grand-mère, et d’autres enfants ont parlé à cette occasion du décès de leur animal de compagnie. « Tout se tient dans notre société. Les gens ne veulent pas vieillir, ils ne veulent pas souffrir. Ils ne veulent pas mourir, c’est un verre déformant. Ce n’est pas ça la vie. La mort, ça fait partie de la vie », poursuit M. Reumont.

Et cet enfant plongé dans une ouate, aujourd'hui, réclame l'euthanasie pour les personnes âgées, au cas où lui-même risquerait de souffrir à la fin de sa vie...

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