« Je suis sauvée, puisque mes amours ont refusé de m’abandonner » : témoignage choc d'une personne déclarée morte
Cette parole, c’est celle d’Angèle Lieby, que des médecins voulaient débrancher après l’avoir plongée dans un coma artificiel qu’ils n’arrivent plus à résorber. Devant la quasi-absence de signes vitaux autres qu’un cœur qui bat, le personnel la considère comme morte. Sa famille est déjà avisée de préparer les obsèques.« Je suis devant une grande table en zinc, étroite et longue. Entourée de bassines, de crocs, d’éviers. Je suis dans un monde de carrelage rougi, une odeur fade et écoeurante. Des carcasses pendent au plafond. Pas de doute : je me trouve dans une boucherie. Je porte un tablier taché de sang. Un hachoir dans la main droite, je donne de grands coups réguliers sur les morceaux de viande qui défilent devant moi. Une côte, et tchac! Une autre côte, elle aussi coupée en deux! Et un cartilage! Et des pieds, des petits pieds! De mignons pieds de bébé soudain ensanglantés… Je crie! À moins que ce ne soit l’enfant que je découpe qui se mette à hurler…Où suis-je?Dans le rien, toujours. La boucherie infernale a disparu. » (p.65-66)
« Pour évaluer mon état de conscience, les médecins pouvaient recourir à divers examens : une imagerie par résonance magnétique (IRM) fonctionnelle, la scintigraphie ou, ce qui est l’examen le plus simple, l’électroencéphalogramme (EEG).Dès que j’ai pu reparler avec les médecins de la réanimation, j’ai demandé pourquoi on m’avait fait endurer l’épreuve du test du sein.«— Vous savez comment on peut s’assurer qu’une personne est vivante ou morte? Vous prenez un sein, comme ça, et vous le pincez en tirant d’un coup violent…Le déchirement.Après quoi, l’homme poursuit de son ton professoral :— Vous avez vu? Aucune réaction. Absolument aucune! Pas un frémissement sur la peau, pas la moindre modification des traits du visage. Rien du tout. Alors que je vous garantis que cette douleur-là, on ne peut pas y rester insensible.” (p.53)On m’a répondu :— Parce que tout était plat, madame! Il n’y avait plus rien!Une façon de se dédouaner? De couper court à toute discussion? (…)J’ai recherché les mentions d’EEG dans les documents médicaux. (…) ils concluaient à des «ralentissements», des «dégradations», des «aggravations» de l’activité du cerveau. Mais ils n’étaient pas plats! (…) (p.216-217)
Seul l’amour de sa famille l’a sauvée. Cet amour qui lui a conservé ses droits de personne, digne d’attention, de compassion et de soins. Et une larme qui s’écoulera finalement de ses yeux, le jour de son anniversaire de mariage, viendra donner le signal qu’elle est bien en vie. L’amour jusqu’au bout de sa famille l’a sauvée de l’euthanasie. Et c’est parce que des familles, en accord avec des médecins, se fatiguent, baissent les bras, et cessent d’aimer jusqu’au bout, que l’euthanasie est réclamée, même par la personne concernée. La demande d’euthanasie de notre société n’est que cela, un profond manque d’amour de la personne souffrante que l’on veut éliminer plutôt que de prendre les moyens déjà existants de la soulager. Oui, peu importe que les soins palliatifs apportent le confort aux personnes en fin de vie, cela est trop long…Deux témoignages dans un débat sur l'euthanasie
Sur la page Facebook de Richard Martineau, un débat sur l'euthanasie a permis d'exposer ces deux témoignages:
De Sophie Camiré :
Pour pratiquer la médecine palliative depuis des années, avec une équipe solide de collègues, d'infirmières et de bénévoles, je n'ai jamais observé de cas où les souffrances étaient intraitables. Nous avons TOUS les outils en main pour viser le confort le plus global du patient, nous sommes en appel d'heure en heure de jour et de nuit pour faire du ''fine tuning'' du traitement des douleurs ou de tous les autres symptômes souffrants. Oui ceci existe et est possible. Le passage des patients dans un département de soins palliatifs se fait en douceur, dans le plus grand respect du patient et des familles. Ce passage et cette progression naturelle vers la mort ont indéniablement un rôle thérapeutique à jouer dans la vie des proches et des familles, qui enclenchent ainsi un processus sain de deuil dans l'accompagnement, les soins et l'amour donnés à leur proche. Tout le monde en ressort grandi, même l'équipe soignante qui est édifiée au contact des patients en fin de vie et des familles. L'euthanasie n'a pas sa place dans nos sociétés. L'amélioration de l'accès et des services en soins palliatifs, OUI!!! Le gouvernement a avantage à sabrer dans ces dépenses de fin de vie et de ''débarrasser le plancher'' de ses hôpitaux dans sa visée de coupures. Je trouve cela scandaleux. Et on est en train de se faire passer un méchant sapin si on ne se réveille pas. Bientôt ce seront les dépressifs ou handicapés qui seront gentiment invités à lever le camp. Et nos parents âgés devenus des ''fardeaux'' se feront influencer à demander une euthanasie malgré eux, comme ça se passe en Belgique et en Hollande. Là-bas, des aînés déménagent de pays pour ne pas se faire euthanasier contre leur gré.
-Un facteur à considérer, c'est bien plus exigeant pour une famille de s'investir corps et âme dans l'accompagnement d'un proche mourant, en restant présent ou en se relayant, de coucher à ses côtés sur un lit pliant d'hôpital, de manger quand on peut à la cantine de l'hôpital entre deux apnées de fin de vie, de ne peut-être pas avoir pris de bonne douche le matin etc. Tellement plus facile de se donner rendez-vous le jour ''J'' de l'injection léthale, se dire good bye -so long-arrivederci, et ZAP! L'euthanasie traite la souffrance intraitable des proches qui n'arrivent pas à envisager leur propre mort à travers celle que s'apprête à vivre leur proche. Le vide abyssal du manque de sens à leur propre vie! La perte du sens sacré de la vie- POINT.
et cet autre témoignage :
de Linda Landry, médecin :
Je suis médecin et j'ai trop vu de situation ou même inconscient le patient attend quelqu'un... Prolonge son agonie en attente de ce quelqu'un et quitte à son arrivée, dans les secondes après... Trop d'images me reviennent de fins de vies ou l'homme observateur aurait mis fin, mais tous les comptes pour la paix de l'âme n'étaient pas réglés. Je m'affiche contre l'euthanasie!!!
Espérons qu'elles rejoindront le Collectif de médecins pour le refus médical de l'euthanasie.
Laissez un commentaire40 Jours pour la Vie : déjà 94 bébés sauvés
Une semaine après le début des 40 Jours pour la Vie, c'est déjà 94 bébés qui ont échappé aux couteaux des avorteurs! Continuons de prier et de jeûner pour ces enfants.
Le combat contre l’euthanasie est un combat contre le suicide
Plus que jamais, certaines faussetés sont véhiculées pour promouvoir l’euthanasie. Dans les blogues, les commentaires montrent à quel point on a menti à la population pour obtenir son adhésion à l’euthanasie. Les gens sur le terrain, les unités de soins palliatifs et les gériatres, eux, sont clairement contre l’euthanasie.La Marche pour la vie 2013
Préparez-vous pour la Marche pour la vie 2013 à Ottawa ce 9 mai. Voici une vidéo pour vous donner un aperçu de cet événement annuel incontournable :
http://www.ecdq.tv/embed/3211/
Le thème de cette année : Cessons le foeticide féminin !
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Tout sur la Marche pour la vie à Ottawa >>
Laissez un commentaireLe magazine Châtelaine présente comme un héros un spécialiste des avortements tardifs (après 24 semaines de grossesse)

« Des cris déchirants montent du sous-sol. Les infirmières vont et viennent dans le couloir. Le calme revient. Le Dr Hern réapparaît enfin. Il porte une blouse verte de chirurgien. «Un cas difficile, dit-il d’une voix lasse. Plusieurs patientes arrivent ici traumatisées. Certaines souffrent de graves troubles mentaux, d’autres ont été violées ou agressées à répétition. Elles tolèrent mal les procédures. »Le Dr Hern traite surtout des cas d’anomalies fœtales décelées sur le tard. Des grossesses désirées qui ont mal tourné.Une semaine avant mon passage, le CSSS Jeanne-Mance, qui coordonne les services d’IVG tardives à l’échelle de la province, lui a envoyé une Québécoise. Pourquoi aller à Boulder, à quatre heures de vol de Montréal? Parce que, après 24 semaines, il est pratiquement impossible de se faire avorter, sauf en cas d’anomalie fœtale grave ou pour toute autre circonstance clinique exceptionnelle.
Il faut compter quatre jours pour l’intervention, de l’injection intracardiaque pour arrêter le cœur du fœtus à l’expulsion de celui-ci, en passant par la pose de tiges laminaires (qui aident à dilater le col) et le déclenchement des contractions. Après une convalescence de deux heures, la femme obtient son congé. «Je passe beaucoup de temps avec chacune de mes patientes, dit l’homme avec compassion. J’en reçois tout au plus une dizaine par semaine. Je ne suis pas une machine à faire des avortements».
(Un avortement d'un enfant de 20 semaines, peut-être trop jeune pour avoir bénéficié de la compassion du Dr Hern... Quatre semaines plus tard et il aurait pu bénéficier de la tendresse du touchant médecin Hern...)
Campagne 2013 d'Amnistie Internationale : le mouvement demande le droit de mettre à mort les plus faibles de nos sociétés
Sur le site d'Amnistie Internationale, on trouve le thème de la campagne 2013 de l'organisme, «J'aime mon corps. J'aime mes droits», et ses explications:
Les droits sexuels et reproductifs assurent que vous avez le contrôle de votre corps et de votre vie. Ces droits correspondent notamment au droit de choisir avec qui vous aurez des relations sexuelles et à quel moment; au droit d’opter ou non pour le mariage et la grossesse et d’en décider le moment; au droit à des renseignements sur la sexualité, sur la santé, sur la planification familiale et sur les services d’avortement sûrs et légaux; et au droit d’accès à des soins de santé de bonne qualité, y compris pendant la grossesse et l’accouchement.
Pour les jeunes filles auxquelles les pratiques sexuelles sans risque ne sont pas enseignées à l’école, pour les adolescentes enceintes à cause d’un viol et qui n’ont pas le choix de mener leur grossesse à terme parce que l’avortement est illégal dans leur pays, pour les femmes qui doivent obtenir le consentement de leur mari pour la contraception, les conséquences de la discrimination peuvent être graves, même fatales.
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Le magazine Châtelaine veut faire verser des larmes de crocodile sur les avortements tardifs : la dérive de la sensibilité
Dans le dernier numéro du magazine Châtelaine de mars 2013, un dossier sur l'avortement tardif (p.84 à 91). La journaliste Mylène Tremblay écrit :
(Une société qui a la trippe molle et le coeur dur)
Malgré tout, le phénomène demeure exceptionnel – quelques centaines de cas par année, soit environ 1 % de tous les avortements effectués au Québec. Jamais la décision n’est prise à la légère. Et toujours elle plonge les femmes dans le deuil.
« Pour donner au fœtus les meilleures chances de survie, il aurait fallu poser un drain dans sa vessie par amniocentèse. À sa naissance, Théo aurait eu besoin de beaucoup de soins, d’une dyalise et éventuellement d’une greffe de rein. Beaucoup de temps à l’hôpital en perspective, ce qui aurait privé Félix, deux ans, de la présence de ses parents. “On ne se permettait pas de mettre au monde un enfant malade, avec une espérance de vie si courte, dit Sandra. Je n’aurais pas voulu laisser Théo seul une minute à l’hôpital ni Félix à la maison.”
“Des femmes qui se retrouvent devant des choix impossibles, à cause d’un diagnostic de malformations fœtales (décelables avec de plus en plus de précision aux deuxième et troisième trimestres) ou pour toutes sortes d’autres raisons – problème de santé physique ou mentale, toxicomanie, agression sexuelle, violence conjugale…”
“On a tendu un drap devant moi pour m’empêcher de voir l’écho à l’écran. Une infirmière me massait les pieds. J’avais chaud, j’avais froid, je me concentrais pour ne pas perdre connaissance. L’amniocentèse me faisait mal. Même si l’équipe travaillait en silence, je savais ce qui était en train de se passer : c’était le foeticide. Mais je ne sentais pas mes émotions.”(…)“Quand l’infirmière l’a déposé entre mes jambes, lavé et emmailloté, instinctivement, je me suis mise à le déballer, raconte Sandra. C’était dur de voir qu’il avait l’air normal. Il ressemblait à son frère, avec son petit nez retroussé et son menton pointu… »(…)‘La nuit, je me réveillais en panique, me demandant où était Théo…’
L'euthanasie des jeunes en Belgique
Sur le blog de Jeanne Smits du 20 février 2013:
(L'euthanasie des jeunes bientôt permise en Belgique?)
La Belgique a commence aujourd'hui à examiner la proposition d'élargir l'euthanasie aux mineurs. La commission réunie des affaires sociales et de la justice du Sénat a entame aujourd'hui sa première audition en se posant la question, non du principe, mais de l'opportunité de mettre en place une limite d'âge légale. Certains proposent de retenir une définition plus floue : autoriser l'euthanasie sur un mineur dès lors qu'il apparaîtra comme ayant une capacité de jugement suffisante.
Les experts entendus – pédiatres, médecins ayant pratiqué l'euthanasie – ont insisté sur le fait que la capacité de jugement et de libre expression de celui-ci est difficile à déterminer chez le mineur, qui peut faire son choix en opposition à ses parents ou au contraire par loyauté à leur égard.
Seul un des intervenants, le Pr Chris Van Geet, de l'université catholique de Louvain, a soutenu que l'élargissement de la loi ne s'imposait pas… En expliquant qu'aucune euthanasie sur mineur n'a été enrgistrée aux Pays-Bas depuis quatre ans.
Mais la responsable de l'unité de soins intensifs de l'hôpital pédiatrique Reine-Fabiola a dit que – « Nous le savons tous… – loi ou pas, l'euthanasie sur les mineurs est déjà pratiquée dans les faits.
C'est pour cela qu'ils veulent une loi ; pour se couvrir…
La Belgique veut « moderniser » sa loi d'euthanasie : la question de l'euthanasie des mineurs étant la première d'une série d'autres mises à jour qui rendent bien visible le jeu des petits pas du lobby de la mort.
(...)
Parmi les autres innovations à l'étude : l'euthanasie des déments, l'abandon de la règle du renouvellement, tous les cinq ans, du testament de vie que le lobby de l'euthanasie voudrait voir acquérir valeur permanente. Une audition sur les quatre qui précéderont la discussion de la loi portera sur le fait de savoir si la sédation palliative (ou terminale) doit être régie par la loi sur l'euthanasie, alors qu'en Belgique plusieurs scandales ont éclaté à propos de l'utilisation de ce protocole contre la volonté de malades ou de leurs proches. Plusieurs propositions de loi supplémentaires ont été déposées, notamment pour autoriser l'euthanasie des prématurés de 24 à 26 semaines ou des nouveau-nés « n'ayant aucune chance de survie » à la naissance.
Répétons en choeur : « Il n'y a pas de pente glissante en Belgique »
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