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Rimsha examinée par une commission médicale

Sur le site de Zenit.org du 30 août 2012:

 

 (Quelques manifestants extrêmement courageux défient les fanatiques et réclament que l'enfant soit libérée!) 

Reconnue comme mineure par une commission médicale, la fillette chrétienne inculpée de profanation du Coran pourrait voir son horizon judiciaire s’éclaircir, rapporte « Eglises d’Asie » (EDA), l’agence des Missions étrangères de Paris, dans une dépêche du 29 août 2012.

Rimsha Masih, la fillette chrétienne incarcérée le 16 août 2012 pour profanation du Coran (cf. Zenit du 21 août 2012) a été examinée par une commission médicale, le 28 août, à la demande du président pakistanais Asif Ali Zardari.

La commission a estimé l’âge de Rimsha Masih à « environ 14 ans ». En revanche, la commission ne s’est pas prononcée sur une éventuelle trisomie 21 dont serait atteinte la fillette, même si elle a défini le niveau mental de l’enfant comme « inférieur à celui des enfants de son âge ».

Cet avis médical « éloigne la perspective d’un jugement au pénal, où la fillette encourait une peine de prison à vie, sans pour autant lui garantir une prochaine remise en liberté », analyse EDA.(...)

Le cas de Rimsha Masih soulève une « vive agitation » au Pakistan et au sein de la communauté internationale, note EDA : le Conseil des relations américano-islamiques à Washington a demandé sa libération et sa protection, Amnesty International dénonce la gravité de « l’érosion de l’Etat de droit », tandis que la France a appelé Islamabad à respecter ses engagements internationaux, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié en 2010.

La Conférence des évêques de France a également appelé à la « mobilisation » (cf. Zenit du 28 août 2012)

A Mehrabad, le quartier d’Islamabad où était installée la famille de Rimsha Masih, un calme précaire est revenu, constate EDA. Mais les centaines de familles chrétiennes qui avaient fui n’ont pas regagné leur domicile. Les parents, frères et sœurs de Rimsha Masih ont été placés en un lieu sûr, tenu secret.(...)

L'avocat de l'imam attaquant la petite Rimsha réclame la peine de mort!!! Sur le site de christianophobie.fr du 30 août 2012:

C’était sans compter sur la répugnante pertinacité des fanatiques musulmans dont l’avocat était à l’audience et, par la menace, a poussé le tribunal à ajourner au 1er septembre son audience. La tension était très forte dans la salle d’audience selon des témoins présents, et la crainte sur la sécurité physique de la fillette croît. Demain, les juges devront étudier le rapport fourni par l’avocat des mahométans qui conteste le rapport des experts médicaux : la fillette n’est pas une attardée mentale et doit répondre de ses actes ! Ils veulent sa condamnation et de préférence qu’elle meure même de manière “extrajudiciaire”, l’affaire est entendue. Plus de cinquante chrétiens pakistanais ont eu le courage, dans cette atmosphère de haine, de manifester devant le tribunal pour exiger la libération immédiate de Rimsha Masih. Nous n’avons pas, en Occident, ce courage là !

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La version du journal Oumma de l'histoire de Rhima

Sur le site du journal Oumma du 29 août 2012:

(L'imam Kalid Chichti, qui accuse la petite Rimsha, à droite sur la photo, demande aux chrétiens de quitter la région, sinon il appellera la communauté musulmane à les enduire de pétrole pour les brûler vifs.)

Enfant de la grande pauvreté, atteinte d’un retard mental que certains ont diagnostiqué comme de la trisomie 21, la détention de la jeune chrétienne pakistanaise, Rimsha Misah, accusée de blasphème après avoir été vue en train de brûler des pages d’un manuel contenant des versets du Coran, ne peut décemment laisser personne indifférent, et a ému des dignitaires musulmans pakistanais qui appellent à faire preuve de clémence envers elle.

La frêle jeune fille, âgée tout juste de 13 ou 14 ans, des médecins chargés de l’ausculter ayant même avancé 11 ans, qui serait en tout état de cause illettrée et inconsciente de la portée de ses actes, a été interpellée sur dénonciation le 16 août dernier, dans un quartier miséreux de la capitale Islamabad, et jetée en prison sans autre forme de procès, et sans la moindre considération pour son très jeune âge et son état de santé déficient.

L’affaire, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, est extrêmement sensible au Pakistan où les actes blasphématoires sont lourdement condamnés, la graduation des peines pouvant aller jusqu’à la prison à vie et la sentence de mort. L’histoire de Rimsha Misah a fait le tour du monde, bouleversant ou indignant l’opinion publique comme les faiseurs d’opinion, le Vatican, pour sa part, ayant déclaré suivre de près son évolution.

Parallèlement au président pakistanais qui est sorti de sa réserve pour exiger des clarifications sur les circonstances de l’arrestation de la jeune fille, l’influent Conseil des oulémas du Pakistan, qui fédère des dizaines d'associations musulmanes, dont certaines issues de mouvances radicales, a publiquement apporté son soutien à Rimsha Misah, en demandant une « enquête impartiale et approfondie »

"Nous demandons une enquête impartiale et approfondie sur son cas. Des mesures strictes devront aussi être prises contre ceux qui l'ont accusée si elle est reconnue innocente", a indiqué le président Tahir Ashrafi, à l'issue d'une réunion du conseil à Lahore, ajoutant : "Le gouvernement devrait faire de ce cas un exemple pour que personne n'abuse de la loi sur le blasphème à l'avenir".

Il faudrait suggérer également que l'enquête porte sur la loi sur le blasphème en elle-même qui comporte des peines complètement disproportionnées relevant d'un fanatisme animal.

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Le clergé écossais et français dénoncent publiquement des injustices graves

Sur le site de Radio Ville-Marie du 30 août 2012, ces deux nouvelles:

 

(Rimsha, victime du fanatisme le plus nauséabond)

 

 

Les évêques français:

Dans un communiqué du 28 août 2012, la Conférence des évêques de France appelle à la mobilisation pour Rimsha, la fillette arrêtée au Pakistan pour avoir prétendument brûlé des pages du Coran.(...)

Rimsha, une fillette chrétienne d’une douzaine d’années, atteinte de trisomie 21, est incarcérée depuis le 16 août 2012 dans un centre de détention pour mineurs à Islamabad, la capitale du Pakistan. Elle est accusée de profanation du Coran, alors qu’elle ne sait ni lire ni écrire.

Et les prêtres écossais:

Plus de 500 prêtres catholiques d’Écosse ont lu le 25 août 2012, devant leurs paroissiens, une lettre de protestation contre le projet du gouvernement de légaliser le mariage homosexuel, rapporte le 26 août le site d’information britannique "Mail.online".

"L’enseignement de l’Église sur le mariage est univoque: il s’agit uniquement de l’union entre un homme et une femme. Il est déplorable que les gouvernements, les politiciens et les parlements cherchent à altérer ou à détruire cette réalité." Cette position a été répétée par les prêtres lors de la journée de contestation du mariage gay, organisée par l’Église catholique écossaise le 25 août. (...)

La semaine dernière, le chef de l’Église catholique d’Écosse, le cardinal Keith O’Brien a décrit le mariage homosexuel comme "la subversion grotesque d’un droit humain universellement accepté". Il a ensuite rompu les discussions avec le Premier ministre écossais, Alex Salmond.

D’autres Eglises écossaises ont protesté contre le projet des autorités. Les presbytériens de l’Église d’Écosse ont exprimé leur crainte que le gouvernement ne "se rue tête baissée et sans débat ni réflexion appropriés dans quelque chose qui affecte le peuple écossais dans son ensemble." (...)

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Des préoccupations communes avec les parents chrétiens chinois...

Sur le site du journal La Presse du 29 août 2012:

(En Chine, les persécutions contre les chinois sont constantes)

 

 

«On assiste à une augmentation rapide de la scolarisation à domicile, surtout ces dernières années», déclare ainsi à l'AFP Lao Kaisheng, un chercheur spécialisé dans les politiques éducatives à l'Université normale de Pékin.

Le phénomène reste toutefois limité à moins de 1% des familles en Chine, selon lui.

L'école à la maison ne signifie toutefois pas renoncer à la quête de l'excellence.

«Les parents qui enseignent à domicile ont tendance à avoir des exigences plus strictes en matière d'éducation de leurs enfants. Ils pensent que les écoles ne répondent pas aux besoins personnels de leurs enfants», souligne M. Lao.

Xu Xuejin a quitté une région manufacturière trépidante de la province orientale du Zhejiang pour la ville pittoresque et calme de Dali (sud-ouest), afin d'offrir un meilleur environnement pour ses deux enfants, dont il a pris en charge lui-même l'éducation.

«Les enfants chinois sont formés à la compétition dès leur jeune âge», regrette-t-il. «Ils subissent trop de pression».

M. Xu, un chrétien, confie souhaiter donner à ses enfants une instruction davantage «centrée sur la bible», une préoccupation que l'on retrouve dans des pays comme les Etats-Unis, où l'enseignement à domicile est de plus en plus populaire.

Que ce soit les écoles athées de Chine ou les écoles Nouvel-Âge du Québec, on retrouve une même volonté du gouvernement d'usurper la responsabilité de l'éducation spirituelle qui revient aux parents... Il faudra ce que l'on appelle en France des écoles "libres" pour que l'on respecte ce droit fondamental d'avoir une école qui respecte le choix des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions religieuses. Nos écoles publiques tentent d'endoctriner les enfants par un illogique relativisme ou un athéisme d'état. Les parents chinois comme les parents québécois ont tout un combat à mener...

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Un vocabulaire précis permet des idées claires sur la question du "mariage" gai

Sur le blog de Jeanne Smits du 29 août 2012:

 

(Mais qu'est-ce exactement que le mariage?)

Journaliste remarquable au langage imagé des anglophones des antipodes, Michael Cook anime un remarquable blog bioéthique, BioEdge, lié au groupe de médias australien MercatorNet actuellement très en pointe dans la défense de la dignité humaine et de la famille. Il a publié récemment une réflexion sur le débat autour du mariage homosexuel – qui nous attend en France à brève échéance – et qu'il me semble important de méditer avant de se lancer dans la bataille. Je vous en propose ma traduction. Voici la source du texte : c'est ici. – J.S.
 
Pourquoi donc est-il si difficile d’engager un débat calme et rationnel à propos du mariage homosexuel ? Aux Etats-Unis, en Australie et en Grande-Bretagne il se fait chaque jour plus vociférant et plus amer. Mais le torrent de paroles se déverse sur la pierre, sans être absorbé par l’adversaire. Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, c’est que les mots-clefs du débat sont interprétés de manières différentes. Si on ne les met pas en lumière, il y a peu d’espoir d’obtenir que les esprits se rencontrent. Voici quelques-uns des termes qu’il faut clarifier.(...)

Voir la suite sur le blog de Jeanne Smits en cliquant ici.

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Campagne Québec-Vie accueillera le député Stephen Woodworth pour son congrès du 6 octobre 2012!

À ne pas manquer! Lors de notre prochain congrès qui se tiendra à Granby le 6 octobre prochain, nous aurons l'honneur de recevoir M. le député Stephen Woodworth qui nous entretiendra de son combat pour la motion M-312 visant à actualiser la définition de l'être humain. Vous y êtes conviés! De nombreux conférenciers viendront s'ajouter à cette journée unique de rencontre et de renseignements sur la situation et les différentes actions à prendre pour défendre une culture de vie!

Nous vous y attendons! Surveillez bien les annonces ultérieures de ce congrès qui aura lieu à:

L'Église de l'Assemblée de la Parole de Dieu

223 rue Saint-Charles Sud, Granby, QC, J2G 3W3.

Tout sur notre Congrès 2012 ­­>>

Trouvez l'évènement sur Facebook >>

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Maintenant c'est le moment de soutenir la motion du député Stephen Woodworth!

Ce texte est en majeure partie une traduction du texte de Patrick B. Craine tiré du site LifeSiteNews du 29 août 2012.
 
La motion M-312 du député Stephen Woodworth visant à actualiser la définition de l’être humain selon les critères scientifiques contemporains sera débattue le 26 septembre prochain. Le vote suivra. La majorité absolue est nécessaire pour que cette motion soit acceptée.
 
C’est maintenant le moment de soutenir ce député dans ce combat si crucial. Comment? En rencontrant, en téléphonant ou en écrivant à votre député, au premier ministre et au ministre de la Justice Rob Nicholson. Encouragez votre famille et vos amis à faire de même.
 
Vous pouvez exposer les faits suivants :
— Le Canada n’a aucune loi réglementant l’avortement puisque l’article 251 du Code criminel a été invalidé par la Cour suprême en 1988, et ce, même si le tribunal a demandé au parlement d’adopter une nouvelle loi, il y a près de 25 ans de cela.
— Les Canadiens ignorent cette absence de législation et ne sont certainement pas en accord avec ce fait puisque selon un sondage d’Abacus de mai 2011, 59 % des Canadiens sont d’accord pour des restrictions à l’avortement.
— Cette absence de législation est une violation de nos accords internationaux. En effet, la Convention des Nations-Unies relatives aux droits de l’enfant, ratifiée par le Canada, demande aux gouvernements d’assurer la protection juridique avant comme après la naissance. 
— La Motion Woodworth ne vise qu’à un examen minutieux des preuves scientifiques pour ou contre l’humanité de l’enfant à naître.
— Nos politiciens ont besoin de cet apport scientifique.
— Il faut noter que les embryologistes et autres scientifiques qui n’ont aucun intérêt dans ce débat ont clairement indiqué que la vie commence dès la conception.
 
Voici quelques déclarations de scientifiques :
— « Le Zygote unicellulaire résulte de la fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde et c’est le début d’un être humain ». Dr Keith L. Moore, The Developing Human.
— « Dès le moment de la fécondation, premier moment de l’existence biologique, l’être humain en développement est vivant et entièrement distinct de la mère qui fournit nourriture et protection. » Dr Jérôme Lejeune, considéré comme le père de la génétique moderne.
— Selon tous les critères de la biologie moléculaire moderne, la vie est présente dès le moment de la conception. Professeur Hymie Gordon de la clinique Mayo.
— « Il est inexact de dire que les données biologiques ne peuvent être décisives… Il est scientifiquement correct de dire que la vie individuelle humaine commence dès la conception. » Professeur Micheline Matthews-Roth de la Harvard University Medical School.
 
Enfin, pensons à cette affirmation si juste de Stephen Woodworth : « Ne pas accepter une loi qui déclare que certains êtres humains ne sont pas des êtres humains! »
 
Mais quelle chance a cette motion 312 d’être acceptée? Stephen Woodworth lui-même a de faibles attentes. Mais cela ne signifie pas que nous devrions faire marche arrière. Pas du tout. Notre but ultime est de faire passer une législation pro-vie et nos efforts politiques sont essentiels à l’éducation du public et de nos politiciens. Chaque nouvelle proposition ou projet de loi maintient le questionnement dans la conscience du public et permet aux Canadiens de ne jamais oublier l’horreur de l’avortement.
 
Et notre conscience pourra nous dire que nous avons fait tout notre possible.
 
Oui, il est temps de contacter son député!
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Il est temps d'envisager la création d'écoles chrétiennes...

Les parents catholiques le savent. Depuis déjà 40 ans, depuis que certains chefs religieux ont démissionné et abandonné l'éducation des enfants aux laïcs comme preuve de "confiance" où de naïveté volontaire, les jeunes maintenant adultes ont perdu la foi, grâce aux moqueries et persécutions constantes des professeurs contre les élèves croyants et en très grande partie grâce aux parcours catéchétiques infantilisants, même pour des enfants ! Tous les jeunes se moquaient de ces cours sur notre "pote" Jésus, comme disent les Français et sur le grand bâteau à construire pour la confirmation par exemple. On a bien construit un bâteau, mais je mets au défi n'importe quel adulte ayant suivi ces cours d'expliquer un tant soi peu quelques données du credo. J'ai rencontré une jeune trentenaire dernièrement qui a suivi tous les cours de parcours catéchétique du primaire et secondaire et qui était incapable de me dire le nombre d'évangiles dans le nouveau testament! Elle n'est pas une exception...

À la place de la foi, nous avons laissé enseigné l'athéisme et la haine de notre passé. Il est frappant de constater que les plus virulents agresseurs de la religion chrétienne, à commencer par le Mouvement Laïc Québécois, sont justement des Québécois de souche! C'est toute une génération - et c'est toujours le cas actuellement avec les cours ECR - d'enfants qui ont été formés dans l'ignorance religieuse ou la haine de la foi. Ce sont eux qui réclament une charte de la laïcité intégriste et bientôt, la fin de l'exonération de la taxe foncière pour les églises et communautés religieuses. Ce sont des laïcs à qui l'on peut faire confiance... Ils sont pleins de bonnes intentions!

En France, des parents se réunissent pour fonder des écoles chrétiennes. En voici un exemple paru sur le site de Famille Chrétiennes de la semaine du 1er semptembre 2012:

« Notre évêque nous avait mis en garde : “Si vous faites cette école, les difficultés ne manqueront pas ; et ce sera le signe que vous êtes sur la bonne voie”. Des difficultés ? Notre route en a été jonchée, dès le premier jour. On a démarré modestement et pauvrement chez des particuliers, en septembre 2004, “avec cinq pains et deux poissons” ; c’est-à-dire quatre élèves et pas le premier centime pour payer la maîtresse, embauchée à mi-temps. Tout ça sur fond de critiques et de scepticisme, autour de nous : “Votre école est réservée à une élite, vous mettez les enfants dans un ghetto, ça ne marchera jamais… ”. Pendant 7 ans, on est restés pauvres et petits : inscriptions et dons arrivant au compte-gouttes et au dernier moment, difficulté à trouver des enseignants, locaux exigus et inadaptés…

Lentement, mais sûrement

Chaque année, on se posait ces questions : “Pourquoi la mayonnaise a-t-elle du mal à prendre ?, est-il raisonnable de continuer ?” Notre conseiller spirituel nous avait dit : “Arrêtez-vous seulement si vous vous trouvez devant un mur infranchissable”. Souvent, un mur s’est présenté mais, au dernier moment, il a reculé. Alors, on a continué. Après avoir déployé une énergie considérable, nous avons enfin trouvé des locaux adaptés. Aujourd’hui, alors que les inscriptions arrivent en nombre à l’école Louis-et-Zélie-Martin, nous vérifions combien la question des locaux, qui nous a minés, conditionnait la reconnaissance de l’école, et donc sa croissance (à présent, nous avons même des listes d’attente !). Nous mesurons aussi combien grandir lentement a été une grâce. Cela nous a permis de rester humbles et de construire des fondations solides. Maintenant que les temps sont meilleurs, il faut veiller à garder le cap : faire grandir les enfants qui nous sont confiés humainement, intellectuellement et spirituellement.

Un juste équilibre entre foi et professionnalisme

Cela demande de s’appuyer sur deux piliers : la foi et le professionnalisme. Une école doit être créée puis gérée comme une entreprise. La bonne volonté de quelques parents ne suffit pas. Quand on est employeur, on ne fait pas n’importe quoi en fiscalité, comptabilité, gestion des hommes… Et sur le plan pédagogique, il faut sans cesse travailler à s’améliorer. Cela nécessite de se faire conseiller, de se former pour acquérir des compétences. Mais attention : les écoles catholiques indépendantes ne sont pas des entreprises ordinaires. Manifestement suscitées par l’Esprit Saint pour répondre à un besoin, elles appartiennent à l’œuvre de Dieu. À ce titre, elles obéissent aux lois de l’Évangile : chercher d’abord le royaume de Dieu, avoir à cœur de faire sa volonté, prier beaucoup, séparément et ensemble, pour obtenir la lumière et la “manne”, accepter de rester pauvre et petit, faire confiance à la providence… Et ne pas oublier de remercier, quand Dieu donne. C’est au prix d’un juste équilibre entre foi et professionnalisme qu’une école catholique indépendante peut grandir. »

(...)

L'auteur donne par la suite quelques conseils pratique pour créer ces écoles. Il nous faudra probablement aussi refonder quelques écoles sur le territoire et recommencer tout le travail à zéro, là ou Marguerite Bourgeois a tout commencé...

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Rappel du viol de la conscience des enfants par le Cours d'Éthique et Culture Religieuse

Des nationalistes ont décriés ce cours institué par le Parti Libéral, mais ils se sont fait rappeler à l'ordre par les instances du Parti Québécois, un parti supposé défendre l'identité québécoise et sa patrie! Voici un court et excellent texte de Patrick Andriès sur le cours ECR, paru sur le site Le Québécois Libre du 15 septembre 2008: 

(...)La manière dont l’étude de l’ensemble de ces traditions religieuses est abordée dans sept manuels agréés publiés par Modulo et ERPI apparaît contestable pour au moins cinq raisons: la prématurité, la confusion, la non-représentativité, la partialité et la superficialité.

Dès six ans, les enfants se voient imposer l’étude de plusieurs religions alors qu’ils comprennent à peine la leur, s’ils en ont une. Mieux vaudrait apprendre d’abord une langue spirituelle ou philosophique avant de vouloir devenir polyglotte. Il paraît plus sage que les enfants soient d’abord formés dans leur tradition religieuse ou philosophique, avant d’en étudier d’autres. Or ce cours semble précisément vouloir éviter cela: il faut une table rase, jeune et malléable aux pédagogues.

Le manuel pour les élèves de 8 ans publié par Modulo avoue que le cours pourrait les perturber. C’est ainsi que les jeunes héros de ce manuel admettent que leurs « idées se bousculent » après avoir entendu différents récits contradictoires de la création. Qui croire? La réponse du « sage » qui clôt le manuel est d’une mièvrerie et imprécision affligeantes. Il est légitime de se demander si cette confusion n’est pas le but de la précocité dénoncée ci-dessus. Rappelons les paroles d’un des pères du cours d’ECR et réviseur scientifique des manuels Modulo, Fernand Ouellet, pour qui « Il faut aussi apprendre à ébranler la “suffisance identitaire” » et qui cite ces mots comme explication: « Il [s’agit] donc moins de “construire une identité” que, à l’inverse, d’ébranler une identité trop massive et d’y introduire la divergence et la dissonance; il n’est pas de préparer à la coexistence et à la tolérance ».

La tradition religieuse de près de 90% des Québécois est bien mal représentée. C’est ainsi que dans les manuels du premier cycle du primaire de Modulo, seuls 52,3% des pages à contenu religieux peuvent être considérées comme parlant du christianisme alors que 20% des pages ont pour thème la spiritualité autochtone dont les adeptes, selon le recensement de 2001, représentaient moins de 0,1% de la population québécoise! On déplorera également l’absence quasi systématique de l’orthodoxie grecque ou copte dans les manuels agréés alors que l’hindouisme, le sikhisme, le judaïsme, l’islam, le bouddhisme et la spiritualité autochtone, chacun d’un poids égal ou fortement inférieur à l’orthodoxie dans la population québécoise, sont bien décrits!

La partialité n’est pas absente des manuels étudiés. Prenons le cas, parmi d’autres, du manuel Modulo de 2e primaire. Alors que les « récits religieux » consacrés aux autres religions, que ce soit le rêve de la reine Maya ou la révélation à Mahomet, y sont toujours à l’indicatif ou à l’impératif (« Dieu révéla à Muhammad le message divin »), la résurrection de Jésus y est relatée au conditionnel: « Ils l’auraient plutôt rencontré bien vivant »! Ailleurs [ERPI] au secondaire, le rôle de la femme dans la spiritualité autochtone est traité avec lyrisme: « La femme représente la Terre-Mère et incarne la fécondité. Elle veille à la croissance et à la socialisation des enfants. Toutes les activités des femmes feront d’elles des Gardiennes de la vie. » Pas d’envolée pour les chrétiens. ERPI se concentre sur la non-ordination des femmes chez les catholiques, sujet dont on ne dira pas un mot quand il s’agira des femmes en Islam, mais où l’on affirme que leur sort s’est amélioré avec la venue de Mahomet! En quoi le sort des femmes chrétiennes et juives en Arabie et au Proche-Orient s’est-il amélioré avec la venue de l’Islam? Le manuel n’en dit mot.

 

 

 

« Le manuel pour les élèves de 8 ans publié par Modulo avoue que le cours pourrait les perturber. C’est ainsi que les jeunes héros de ce manuel admettent que leurs "idées se bousculent" après avoir entendu différents récits contradictoires de la création. Qui croire? »

 

Les manuels sont abondamment illustrés et le peu de textes qu’on y trouve est consacré pour une bonne partie à l’éthique. L’apprentissage des religions au primaire est donc très rudimentaire. L’élève n’aura qu’une vague idée de ce que sont ces différentes religions. Il ne connaîtra rien des différences entre les courants protestants, ni même ce qui pourrait séparer l’orthodoxie du catholicisme. Ajoutons à cela, la volonté affirmée de démontrer que les religions se ressemblent (elles ont toutes des récits de la création, des rites de mariage, encouragent le partage, etc.) Le manuel Modulo pour la 2e primaire demande aux jeunes de faire ressortir les similitudes, mais pas les différences dans « les récits de l’Annonciation, de la reine Maya et de la révélation à Muhammad [entendre Mahomet en français] ». Or, ce qui est intéressant, c’est ce qui distingue les religions et qui parfois se cache sous un même nom. Pour citer Rémi Brague, définir Napoléon en disant: « il a deux jambes et une tête, donc il est comme moi », n’avance à rien.

Relevons encore, pour la partie culture religieuse, l’impression lancinante de lire des documents Nouvel-Âge tant par la mise sur un pied d’égalité des différentes religions, la valorisation de la spiritualité autochtone, de l’écologie, de la Terre-Mère et enfin la quête du bonheur ici-bas comme but ultime – et non le salut comme c’est le cas pour les chrétiens.

Souvent absents de ce cours: les parents. La figure du sage y est plutôt interprétée par un M. Paulo dont la ressemblance avec Paulo Coelho, auteur à succès de romans syncrétistes, est frappante. Les enseignants sont relégués au rôle d’animateur qui doit s’assurer que les jeunes n’enfreignent pas les règles du dialogue lors de leurs découvertes sur les religions ou la morale. Les enfants semblent devoir construire une éthique de vie par eux-mêmes sans avoir été instruits dans une tradition morale particulière.

Les manuels abondent en questions proposées à la discussion des enfants. La teneur de ces discussions dépendra en grande partie de l’enseignant. Prenons cette question: « Fais l'inventaire de tous les modèles familiaux que tu connais. Que remarques-tu? » On conçoit aisément que la discussion puisse aborder, avec certains enseignants, les couples homosexuels, sujet où les religions et les familles ont des positions très variées et tranchées. Qu’exigera-t-on de l’enfant dans une telle discussion? Pour les élèves qui penseraient que les familles monoparentales sont moins souhaitables que les familles avec un papa et une maman, une page idoine du manuel fustige ce comportement en le caricaturant négativement. Cette même page se termine par la question suivante: « De quoi a-t-on besoin pour former une famille? Discutes-en avec tes camarades. » L’enfant vivra une pression sociale si ses valeurs familiales ne vont pas dans le sens du programme ou du groupe.

La transmission d’une tradition et la formation de l’enfant à une morale exigeante, adaptée à son âge, ne semblent pas être l’objet de ces manuels. Au contraire, on cherche à l’habituer, au plus tôt, à un ensemble de traditions présentées comme équivalentes, sans trop en approfondir les doctrines ni les différences, afin semble-t-il qu’il choisisse ce qui lui plaît de ce buffet religieux superficiel. Quels avantages à cette atomisation spirituelle des Québécois? En quoi cela respecte-t-il les voeux des parents québécois pour leurs enfants?

 

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L'ancien ministre Jacques Brassard du Parti Québécois a reconnu son erreur. Pauline Marois fera-t-elle de même?

C'est le Parti Québécois qui a fait modifier la constitution pour que les québécois perdent leur droit d'avoir une école éduquant leurs enfants selon leurs convictions religieuses. L'ancien ministre Jacques Brassard a reconnu son erreur dans ce texte paru en 2008. Pauline Marois ne reviendra, elle, jamais sur l'attaque frontale aux droits des parents qu'elle a commis. Elle a certainement "une histoire à finir" comme le disait la laïciste intégriste Louise Mailloux, avec le christianisme... Sur le site de Pour une école libre du 17 décembre 2008:

Lorsque j'étais, dans une vie antérieure, ministre des Affaires intergouvernementales, j'ai contribué, avec Pauline Marois et Stéphane Dion, à faire adopter par les deux Parlements un amendement constitutionnel qui avait pour effet de déconfessionnaliser les commissions scolaires. Le but recherché était d'en faire des structures linguistiques.

Lors des débats parlementaires, cependant, tout le monde insistait pour dire que la création de commissions scolaires linguistiques n'abolissait pas le droit à l'enseignement religieux garanti par la Charte des droits et libertés. Jusque-là, pas de problème !

Valeur

Quand le ministère de l'Éducation a concocté et imposé à tous les jeunes du primaire et du secondaire un cours d'éthique et de culture religieuse, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que l'Assemblée nationale avait modifié à l'unanimité et à toute vapeur, en juin 2005 sans vote nominal la Charte des droits. Résultat : abolition, à toutes fins utiles, de la liberté de choix des parents en matière d'enseignement religieux et moral.(...)s
 

Cela vaut la peine de lire le texte avant sa modification... « Les parents ont le droit d'exiger que, dans les établissements publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre de programmes prévus par la loi. » C'est en vertu de cette disposition que les écoles publiques du Québec offraient le choix aux parents entre l'enseignement religieux et l'enseignement moral. Dans 80 % des cas, c'était l'enseignement religieux qui était choisi.

Changement majeur

Désormais, le nouvel article, tel que modifié, ne fait que reconnaître aux parents le « droit d'assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants ». Il n'est plus question, toutefois, que ça se passe dans les « établissements publics ». Il s'agit d'un changement majeur puisqu'il abolit la liberté de choix (entre enseignement religieux ou moral) des parents. Tout cela s'est fait pratiquement en cachette et à toute vapeur. Une telle désinvolture en matière de droits et libertés est pour le moins offensante et méprisante à l'égard des parents du Québec.
 

Le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse est je le dis sans ménagement, une horreur. C'est une macédoine indescriptible qui oblige des enfants de six ans à « fréquenter » au moins six religions. Jésus, Allah, Bouddha, Vishnou, Ganesh, Jéhovah et le Grand manitou, C'est toute une ribambelle de dieux qui vont se bousculer dans le cerveau des tout-petits.

L’effet recherché de ce cafouillis divin, c’est de relativiser (cela s’appelle le relativisme éthique) l’héritage judéo-chrétien des Québécois. Vous croyez que je divague ? Voici ce qu’écrit le géniteur du cours, Fernand Ouellet : « Il ne suffit pas, nous avoue-t-il, d’éduquer à la reconnaissance et au respect de l’autre. Il faut aussi apprendre à ébranler la « suffisance identitaire » et à s’intéresser à l’autre par delà les divergences et les conflits de valeurs ». Plus loin, il ajoute qu’il faut « ébranler une identité trop massive et y introduire la divergence et la dissonance ». Pas mal, hein ? Comprenez que l’héritage, les traditions, le patrimoine et l’éthique judéo-chrétienne forment un noyau trop dur, trop résistant, trop coriace. Ainsi, il est essentiel de le casser, de le fractionner, afin de permettre à nos enfants et petits-enfants d’être propulsé dans le nirvana du multiculturalisme et de la surabondance divine.(...)
 

Si l’on pouvait tenir un référendum (comme dans la plupart des États américains) sur cette question, une forte majorité obligerait sûrement les idéologues multiculturels à rétablir la liberté de choix des parents comme un droit fondamental.

À quand un référendum sur le cours d'Éthique et Culture Religieuse, Mme Pauline Marois? Et sur ce droit reconnu internationalement, sauf au Québec, des parents : « Les parents ont le droit d'exiger que, dans les établissements publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre de programmes prévus par la loi. »? 

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