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Mais qui sont les Pussy Riot? Un éclairage différent...

Les journaux et Amnistie Internationale ont pris la défense de ce groupe rock, mais ne sont-ils que cela, un groupe rock un peu provocateur comme on en voit tant? Un article paru sur le site rian.ru du 8 août 2012, via le Salon Beige:

 

Le groupe Pussy Riot s’est créé en 2011 quand il a semblé clair à ces jeunes femmes que la Russie manquait cruellement d’émancipation politique et sexuelle. L’une des trois jeunes femmes arrêtée, Nadezhda Tolokonnikova, est par ailleurs une militante active LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres). Les chansons du groupe traitent principalement des ravages de la routine dans la vie quotidienne, des conditions de travail difficiles pour les femmes et de la bonne façon de réprimer les hommes.

Si beaucoup de journalistes français présentent les jeunes filles comme les victimes d’une Russie quasi-totalitaire, il faut néanmoins rappeler que les Pussy Riot ont plusieurs fois durant les derniers mois organisé des actions "coup de poing" portant atteinte à l’ordre public (voir par exemple ici ou la). Pussy Riot n’est en outre pas seulement un groupe de rock, mais le volet musical d’un groupe anarchiste du nom de Voina (la guerre) et qui ces derniers mois a revendiqué de nombreuses actions que l’on peut ne pas trouver ni "drôles" ni "subversives". Parmi elles l’organisation d’une orgie sexuelle avec des femmes enceintes dans un musée (le nom de l’action étant une insulte violente adressée au président Medvedev), se montrer en public nue et couvert de cafards, se masturber avec une carcasse de poulet dans une épicerie et en sortir en marchant avec la carcasse enfoncée dans les parties génitales, l’attaque à l’urine sur des policiers ou encore de tenter d’embrasser sur la bouche des représentants de l’or
dre du même sexe. Ajoutez à cela de dessiner à la peinture des penis géants sur les routes ou encore la destruction de véhicules de police.

Bien sur donc, celles-ci ne sont pas en détention provisoire et jugée pour des délits d’opinion, contrairement ) ce que l’on peut être amené à croire en lisant la presse internationale, mais parce qu’elles font face à une accusation de hooliganisme, punie de jusqu’à 7 ans de prison en Russie. Les commentateurs français qui lèvent les yeux au ciel lorsqu’ils prononcent cette durée de peine feraient bien de relire le code pénal français, et surtout l’article 322-3-1 qui punit de sept ans de prison et 100.000 € d’amende la dégradation d’un bien culturel exposé dans un lieu de culte. A ce jour, si aucune dégradation n’a cependant été (à ce qu’il semble) constatée lors de leur intervention, il est plausible que les Pussy Riot soient condamnées pour dédommager "les profondes blessures morales infligées à des chrétiens orthodoxes" et ce malgré l’intervention en leur faveur de Vladimir Poutine.(...)

Leur procès qui a débuté le 30 juillet 2012, passionne sans doute plus les commentateurs étrangers que russes. De nombreuses figures de la société civile et de l’intelligentsia libérale russe ont manifesté leur soutien aux Pussy Riot, tout comme l’internationale du Show-bizness, allant des stars de musique internationalement connues comme Madonna, Sting, Patty Smith ou encore des acteurs américains comme Danny de Vito. (...)

Mais malgré l’énorme battage médiatique qui est consacré à ce procès, seuls 15% des Russes sondés à ce sujet souhaitent que ces dernières soient amnistiées.
 

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Conseils à un couple qui a peur d'avoir des enfants

Sur le site de conseils de la communauté juive, aish.fr du 9 août 2012, cette intéressante réponse à la question d'un couple sur ses craintes d'avoir des enfants:

 

 

Chère Rebbetsen Feige, Ma femme et moi sommes arrivés à la conclusion que nous ne voulons pas avoir d’enfants. Nous n’avons tout simplement pas le désir d’en avoir et aucun de nous n’a vraiment la fibre parentale. Nous savons que nous sommes supposés mettre des enfants au monde, rejeter notre tradition et nos enseignements nous met donc mal à l’aise. Ce qui nous préoccupe avant tout : quel genre de parents serions-nous ? Ma femme a grandi avec un sérieux manque affectif (en partie parce que sa mère était trop occupée à élever huit enfants toute seule) et ce contexte familial lui cause encore des problèmes émotionnels aujourd’hui. Nous ne voudrions pas reproduire la même chose avec nos enfants.

Qu’en pensez-vous ?

Sincèrement vôtre,

MZ

Cher lecteur,

Vos soucis et vos hésitations concernant une famille sont totalement légitimes, étant donné ce que vous percevez tous deux comme une absence de sentiments parentaux et étant donné le bagage insuffisant que votre femme a reçu sur le plan émotionnel.On peut affirmer sans le moindre doute que les enfants de parents abusifs reproduiront généralement ce comportement en élevant leurs propres enfants. Toutefois, aussi peu probable que cela puisse paraître, ce fait est loin d’être irrémédiable.

L’apanage de tout être humain est le libre arbitre, la capacité de pouvoir choisir ses réactions indépendamment de ses expériences passées. Nous avons tous le pouvoir de briser les schémas existants. De nombreuses personnes ayant soufferts d’abus parentaux sont d’ailleurs parvenues à compenser ce déficit, en déployant de grands efforts et en intensifiant leur vigilance face aux besoins de leurs enfants.

Le fait d’être attentif permet à des réactions délibérées et précises de se mettre en place, ce qui nous donne le potentiel de sortir de la pathologie pour intégrer une catégorie saine. Notre éducation ne détermine donc pas forcément, ni ne dicte les termes de notre existence. Nous ne sommes pas des rats dans une boîte de Skinner, conditionnés et programmés de telle sorte que le choix n’a plus aucune valeur.

Rita, une étoile montante de l’opéra, a passé un repas le vendredi soir en notre compagnie. En partageant avec nous les divers détails de son mariage prochain, elle a exprimé le désir de ne pas avoir d’enfants. Elle nous a expliqué que sa mère avait souffert d’une maladie dégénérative et avait été absente pendant les années fondamentales de son enfance. Inquiète, quant à la probabilité d’un facteur génétique, Rita ne souhaitait pas imposer une mère émotionnellement compromise à la génération suivante.

En regardant cette jeune femme belle, intelligente et talentueuse, je n’ai pu m’empêcher de lui poser la question qui s’imposait : En rétrospective, vu la déficience parentale de sa mère, n’aurait-il pas mieux valu qu’elle ne voit pas le jour ? Aurait-elle préféré que sa mère décide de ne pas avoir d’enfants ? (...)

Il est clair que seul Dieu dans Son insondable sagesse, peut entrevoir la raison cachée des évènements que nous vivons. Si nous écrivions le script, des enfants naîtraient sûrement aux nombreux parents qui languissent désespérément et dépensent tant d’efforts pour en avoir. Si cela ne se produit pas et bien que cela soit douloureux à entendre, c’est que D.ieu a décidé que les dons et les talents de ces personnes doivent s’exprimer autrement, par des voix différentes. D.ieu a de toute évidence d’autres projets concernant leur contribution à la vie.

Vous mentionnez également l’absence de fibre parentale. Bien des familles ne ressentaient pas le désir, ni la nécessité d’avoir des enfants, mais le fait de les avoir a changé toute l’équation. Ils ont vu s’éveiller en eux les sentiments et l’intuition que tout parent ressent et qui leur étaient jusqu’à lors inconnus.

Dans la société narcissique qui est la nôtre, il est important d’évaluer, honnêtement et objectivement, où réside la vérité. En se laissant porter par l’air du temps, il est facile de rationaliser et d’interpréter la tendance à ne pas s’encombrer, à rester libre, à se plonger et à se concentrer uniquement sur nous-même, comme étant animée d’intérêts idéalistes et altruistes favorisant la compétence et l’adéquation. Notre culture est préoccupée uniquement par le soi. Tout ce qui endigue cette poursuite est considéré comme une contrainte et doit être évité.

Il est clair qu’être parent est une tâche accaparante et pleines de défis, qui consume temps, énergie et investissement. Avec l’apparition d’une famille, la vie change radicalement et requière de nombreux ajustements. Indubitablement, il existe des couples jusqu’alors sans enfant qui « jouissent » de ce statu quo et qui ne souhaitent pas ébranler leur confortable navire. Certains défendront leur position en invoquant la surpopulation et les intérêts écologiques. Dans ce cas, ils peuvent mettre l’honnêteté de leur position à l’épreuve en considérant l’adoption. De nombreux enfants dans le monde bénéficieraient certainement d’un foyer attentionné et aimant.(...)

Il faut peu d’efforts pour constater que dans l’ordre naturel tel que D.ieu le conçoit, la propagation des espèces est mandatée. De plus, logique et justice dicteraient avec raison que nous transmettions ce privilège de vie dont nous avons été gratifiés à la génération suivante.

Une appréhension raisonnable face au rôle formidable de parents est légitime. Rappelons l’histoire de cette communauté qui, lors du décès de leur rabbin âgé, s’enquit des services d’un jeune sage prometteur parmi eux. Le jeune homme refusa respectueusement prétextant de sa jeunesse et de son inexpérience. De plus, la pensée que la tâche de dirigeant puisse l’entraîner à égarer ses concitoyens par des conseils mal avisés le terrorisait.

Les habitants de cette ville, convaincus de sa stature morale et de ses qualifications exemplaires, insistèrent qu’il était le meilleur candidat. Suite à son refus, ils allèrent demander au rabbin vénéré de la communauté voisine de les départager. Le rabbin entendit les arguments de la communauté, puis ceux du jeune candidat qui exprima sa crainte de ne pas faire justice à une tâche tellement ardue.

Le sage se tourna ensuite vers lui et lui demanda de façon poignante :
« Suggérez-vous que cette tâche soit donnée à une personne qui ne possède pas la crainte et le sens de responsabilité qui conviennent à un tel travail ? »

La réticence et l’hésitation émanent de la conscience de la responsabilité parentale et c’est justement ce qui qualifie un couple par-dessus tout.

En conclusion, retenez simplement : Qu’attend-on de nous ? De prendre la vie comme elle vient, de faire de notre mieux et de prier abondamment pour que le Ciel nous vienne en aide.

Je vous souhaite que tout aille pour le mieux!

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Certains droits de l'enfant seront défendus à l'Université de Moncton

Sur le site de Radio-Canada du 9 août 2012:

 

Une centaine de chercheurs et de conférenciers des quatre coins du monde sont réunis à l'Université de Moncton pour un cours international sur les droits de l'enfant.

Le cours doit permettre aux intervenants d'apprendre à promouvoir et à protéger les droits de l'enfant dans le monde. C'est une première au pays.

Il est notamment question des droits au repos, aux loisirs, au jeu et à la participation à la vie artistique et culturelle, tels que garantis dans la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies, de 1989. (...)

Et le droit à la vie? Peu importe s'ils vivent ou pas, ils auront le droit de participer à la vie artistique et culturelle...

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La démocratie étudiante chez les anglophones de Montréal...

Il est bon de rappeler que le vote étudiant chez les anglophone de Montréal est un vote secret, non à mains levés. Un article de Lysianne Gagnon, paru dans le journal La Presse du 12 mai 2012:

(Université Concordia)

Pendant que les institutions françaises étaient déchirées à des degrés divers par le conflit, du côté anglophone, l'heure était au calme... et aux études.

Au collège Dawson, une institution du centre-ville qui est en quelque sorte le pendant anglais du cégep du Vieux-Montréal, 4000 étudiants ont participé au vote (secret) et écarté la grève. Même chose au collège John Abbott, où l'association étudiante a organisé un référendum (avec votes secrets) qui a duré toute la journée. On notera ici la procédure très démocratique qui a encadré ces décisions.

À l'Université Bishop, l'association étudiante n'a même pas réussi à recueillir les 150 signatures requises pour organiser un vote de grève!

À Concordia, l'université populaire du centre-ville qui est la version anglophone de l'UQAM et qui a connu bien des remous sociaux, les cours n'ont jamais été suspendus. Les profs que les grévistes ont empêchés de donner leurs cours ont donné des examens en ligne ou des travaux à faire à la maison.

À McGill, peu de perturbations. Au plus fort du mouvement (autour du 22 mars), quelques milliers d'étudiants ont participé au boycottage, notamment à l'École de travail social, en science po et en lettres. Il reste, selon l'université, une quarantaine de grévistes concentrés dans les «gender studies» et... en littérature française.

Comment expliquer cette différence entre des jeunes du même âge, qui vivent dans la même ville et partagent les mêmes loisirs et les mêmes activités culturelles?

La première raison est d'ordre politique. Les non-francophones, en général réfractaires au PQ, n'éprouvent pas envers le gouvernement Charest la même hargne que leurs compatriotes francophones. Or, ce conflit étudiant est puissamment alimenté par la mouvance péquiste, tandis que les jeunes les plus militants subissent l'influence de Québec solidaire et des organisations anarcho-communistes.

Bien qu'il existe une solide et ancienne tradition de gauche chez les Anglos-Montréalais, ces derniers hésiteront à adhérer à des mouvements qui, comme QS, prônent aussi l'indépendance du Québec. Cette gauche-là est chez elle au NPD, mais ne participe pas à la fronde, car le NPD s'est (fort intelligemment) dissocié de la fronde étudiante.

L'autre raison tient au fait que les Anglo-Québécois de vieille souche ont toujours valorisé l'éducation, bien davantage que les francophones. C'est aussi le cas des allophones, ces fils d'immigrants qui se sont expatriés pour donner un meilleur avenir à leurs enfants. Il s'en trouve un très grand nombre à Dawson et à Concordia.

Peut-on exiger également un vote secret du côté francophone?

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Démocratie étudiante?

Lorsque seulement 8% des personnes concernées se prononcent sur une question, on ne parle plus d'un vote démocratique, mais d'un trouble du procédé démocratique... Sur le site du journal La Presse du 9 août 2012, cet article de l'éditorialiste André Pratte:

 

À l'École de service social de l'Université de Montréal, à peine 61 des 638 étudiants se sont donné la peine de voter lundi. 33 étudiants ont voté en faveur de la poursuite de la grève, 26 contre et 2 se sont abstenus. Par conséquent, la reprise de la session de l'hiver dernier sera empêchée en raison du vote de 5% des étudiants. Où étaient tous les autres?

À la Faculté des sciences humaines de l'UQAM, 350 des 4623 étudiants (8%) ont participé à l'assemblée de mardi, assemblée qui a reconduit le mandat de grève par une très forte majorité. Au cégep de Saint-Jérôme, où les étudiants ont voté hier en faveur d'une trêve du boycottage jusqu'au 4 septembre, seulement 250 étudiants sur 4200 se sont prononcés.(...)

Quoi qu'il en soit, on constate encore une fois les grandes faiblesses de ce que les militants appellent la «démocratie étudiante». S'en remettre à ce système bancal, noyauté par les militants radicaux, comme le font Québec solidaire et le Parti québécois, est carrément irresponsable. Cette «démocratie» qui, contrairement à la démocratie syndicale, n'est encadrée par aucune loi permet souvent à un petit groupe d'imposer sa volonté à une majorité qui, pour une raison ou pour une autre, choisit de rester silencieuse. Un parti politique qui aspire à gouverner le Québec ne devrait pas cautionner une telle situation.

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Au service d'un sous-traitant de Samsung, des enfants chinois sont exploités

Une centaine d'enfants de moins de 16 ans devraient travailler de 11 à 13 heures par jour, six jours par semaine. Sur le site du journal Le Figaro du 8 août 2012:

 

Derrière le Samsung Galaxy S III, tout comme derrière le futur iPhone 5, se cachent des milliers d'ouvriers chinois. Après s'être attaqué à Apple au printemps dernier, l'organisation China Labor Watch (CLW), qui défend les droits des travailleurs chinois, a cette fois réussi à faire recruter plusieurs de ses membres comme ouvriers d'un sous-traitant de Samsung. À l'usine HEG Electronics, dans le sud-est de la Chine, 2000 ouvriers fabriquent quotidiennement des milliers d'appareils électroniques (smartphones, lecteurs DVD) pour Samsung et, dans une moindre mesure, pour LG et pour Motorola. Le constat est accablant. «HEG Electronics viole clairement le droit du travail chinois», souligne ainsi l'ONG dans son enquête (en PDF).

Travail d'enfants

Pendant les vacances scolaires (entre juin et août), période où l'enquête a été menée par CLW, 80% des 2000 ouvriers de l'usine HEG Electronics avaient moins de 18 ans, et étaient employés aux mêmes postes que les adultes. Parmi eux, une centaine avait moins de 16 ans. D'après les témoignages recueillis par l'ONG, les mineurs représenteraient environ 60% des salariés le reste de l'année. La plupart de ces enfants viennent «d'écoles partenaires» de l'usine, avec la bénédiction des enseignants. Les jeunes ouvriers «travaillent dans les mêmes conditions pénibles que les travailleurs adultes, mais sont payés seulement 70 % du salaire», affirme China Labor Watch.

Selon le rapport, révélé par Bloomberg et Numerama, le salaire de base est fixé à 145 euros par mois. L'usine impose aux ouvriers (enfants comme adultes) un rythme de travail «de 11 à 13 heures par jour, six jours par semaine, 26 à 28 jours par mois» - alors que selon la loi chinoise, les ouvriers sont censés travailler huit heures par jour, cinq jours par semaine maximum.(...)

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Invitation du président Obama à un dîner de charité : un faux pas du Cardinal Dolan?

Sur le site de Riposte Catholique du 3 et du 8 août 2012:

(McCain et Obama présents à un précédent dîner de charité Al Smith)

 

(...)C’est ainsi qu’on vient d’apprendre que le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et président de la Conférence épiscopale des États-Unis, a invité les deux finalistes de la présidentielle qui se déroulera en novembre prochain, le président sortant Barack Obama et son très probable challenger, Mitt Romney, au dîner de charité Al Smith donné au profit des Catholic Charities de l’archidiocèse (qui fait partie des organisations catholiques faisant un procès du gouvernement fédéral sur le HHS Mandate…), organisé chaque année au mois d’octobre, c’est-à-dire à quelques semaines du jour de l’élection présidentielle. (...)

Usage établi, certes… mais qui a connu au moins deux exceptions et de taille ! En 1996, le cardinal John O’Connor, alors archevêque de New York, refusa qu’on invite au dîner Bill Clinton, alors candidat pour un second mandat présidentiel en raison de son soutien à l’avortement. Huit ans plus tard, le cardinal Edward Egan refusait la présence du candidat Démocrate et catholique John Kerry à ce même dîner pour la même raison… Candidat à sa propre réélection, Obama est, en matière de soutien à l’avortement, encore pire que Clinton ou Kerry. Y a-t-il une logique qui m’aurait échappé dans cette invitation par le cardinal Dolan du Président et candidat le plus pro-avortement de toute l’histoire des États-Unis et, en outre et de loin, le plus anticatholique, à tel point que l’archidiocèse de New York lui-même a intenté un procès à son gouvernement pour son HHS Mandate ? La logique m’échappe. N’est-ce pas ce même archevêque de New York qui, voici un peu plus de trois ans, avait protesté, avec 82 autres de ses confrères dans l’épiscopat, contre l’invitation par la Notre Dame University de ce même président Obama, au motif fondé, juste et adopté par l’épiscopat américain en 2004 que « La communauté catholique et les institutions catholiques ne devront pas honorer ceux qui agissent au mépris de nos principes moraux fondamentaux. On ne leur accordera aucune récompense, honneur ou tribune qui pourraient suggérer un soutien à leurs actions » (Catholics in Political Life) ?(...)

L’American Life League (ALL), la plus importante association de laïcs catholiques de défense de la vie, dénonce, par la voix de Michael Hichborn, directeur adjoint des relations avec les médias de l’ALL, cette invitation : « Il est impensable qu’une organisation charitable catholique invite l’homme qui veut la destruction de la liberté religieuse en Amérique à une manifestation de levée de fonds »…

Randy Engel, directeur de l’association catholique U.S. Coalition for Life estime qu’il serait « préférable d’annuler cet événement plutôt qu’il devienne une autre cause de scandale pour l’Église catholique. S’il vous plaît, annulez le dîner Al Smith de cette année en mémoire des millions d’enfants à naître qui ont été tués et qui continuent à mourir du fait des nombreux programmes contre la vie de ce gouvernement ».

Le Père Frank Pavone, directeur national des Priests for Life, tout en comprenant que des considérations protocolaires puissent permettre de faire la différence entre la fonction de Président des États-Unis et celui qui l’incarne, en arrive à dire : « mais il vient un moment où la mise de côté polie des différences relève du scandale »…

Pour voir l'excellent Michael Voris (malheureusement en anglais seulement)commenter le sujet et proposer une pétition contre la présence d'Obama à ce dîner, cliquez ici.

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Une parole d'espérance dans les moments difficiles

Sur le site de Riposte Catholique du 8 août 2012:

 

(Vignes en hiver! L'été reviendra...)

 

(...)Au milieu de tout cela, n’oublions pas la vision de la vigne. Serons-nous des sarments qui, trop secoués, cassent, perdent leur lien avec le cep, ou la mise à l’épreuve aura-t-elle pour résultat de nous émonder, c’est-à-dire de nous libérer de ce qui nous encombre : des biens matériels, des idées toutes faites, la recherche d’un certain confort ou du plaisir, l’angoisse de la réussite, la nôtre ou celle de nos enfants, et bien d’autres choses encore ?

 Nous sommes dans un temps où ce que le christianisme, disons mieux encore : ce que le Christ a révélé concernant la famille est rejeté par beaucoup et combattu par certains. N’en déduisons pas que tout est fichu, que Dieu est fini, et son Église avec lui et tout ce que nous aimons du mariage, des enfants, des relations larges et riches entre des membres nombreux.

Ne nous résignons pas non plus à un « monde moderne » qui serait une fatalité, quoi qu’il en soit de nos convictions et de nos désirs. Non, frères et soeurs, l’image de la vigne, – et c’est bien plus qu’une image -, nous y appelle : croyons que le Père lui-même s’en sert pour nous émonder et tâchons de mieux garder la Parole de Dieu, de mieux vivre des commandements, de mieux nous enraciner dans le Seigneur Jésus. Réjouissons-nous au moins d’avoir une occasion ou des occasions de vérifier et de montrer à quoi ou à qui nous sommes réellement attachés : à l’image que nous faisons de nous-mêmes ou à l’image que nous croyons les autres se faire de nous, ou bien à la présence de Jésus en nous, à l’accueil de son Esprit pour qu’il nous renouvelle et de sa Parole pour la mettre en pratique et en faire resplendir au milieu du monde, au milieu des autres, les fruits pleins de douceur, de saveur, de substance. [...]«

Mgr de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris

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Pourquoi les chrétiens choquent-ils tant par leur culture de vie, alors qu'ils devraient plutôt susciter l'indifférence?

Un texte intéressant paru sur le site skyrock.com du 20 mai 2012:

(Le roi Beaudouin accompagné de sa femme, Fabiola. Un Jean-Baptiste moderne, mais inversé... C'est lui, le roi, qui dénonça par son refus de signer un texte, la mise à mort des enfants de son peuple.)

Il est très curieux de voir le nombre de personnes qui se moquent pas mal de l'Eglise, mais qui entrent en transes lorsqu'elle désapprouve l'avortement, la pilule ou la fécondation in vitro.
La vérité, n'est-ce pas qu'au fond de nous-même, lorsque nous avons quelque doute de conscience, lorsque nous ne sommes pas tout à fait sûrs qu'un acte que nous voulons faire — que nous avons fait — soit juste, nous recherchons à tout prix une approbation, une justification officielle qui nous libère de ce reproche intérieur. Ainsi le Roi des Belges a récemment refusé par motif de conscience de signer la loi sur l'avortement, au risque d'être démissionné. Certains députés et hommes politiques belges ont poussé des rugissements incroyables. Selon eux, le Roi n'avait rien à dire même au risque de sa démission, il devait seulement signer les lois comme un composteur automatique. Pourquoi ces gens-là ont-ils perdu leur sang froid devant un geste extraordinaire de courage ? Parce que non seulement ils voulaient légaliser l'avortement, mais encore ils ne pouvaient pas supporter qu'il se trouve quelqu'un pour oser dire qu'il ne trouvait pas ça “bien”. A l'inverse, il y a 400 ans, le roi d'Angleterre, Henri VIII avait réussi à obtenir de tous les Lords et députés l'approbation de l'annulation de son mariage avec Catherine d'Aragon et même de tous les évêques du pays. Un seul évêque cependant, John Fisher, et un seul laïc, Thomas More, Lord chancelier démissionnaire, refusèrent de dire que c'était “bien”. Ces deux seules voix empêchèrent Henri VIII de dormir, et il fit mettre à mort John Fisher et Thomas More.
Aujourd'hui, on ne met pas à mort le Pape Jean-Paul II et les évêques quand ils parlent aux consciences, on se contente de les insulter. Mais ces voix-là sont pour beaucoup aussi insupportables que celles de John Fisher et Thomas More.(...)

Pour lire la suite de l'article, cliquez ici.

Et pour accompagner ce texte, voici encore les propos d'un évêque qui dérange! Un article paru sur le site de Benoit-et-moi du 8 août 2012:

«Les structures sanitaires où l'on pratique l'interruption volontaire de grossesse sont l'expression de la culture de mort».
Croisade anti-avortement en Nouvelle-Zélande. L'évêque catholique de Dunedin, Colin Campbell, a appelé les fidèles à se mobiliser contre les cliniques abortistes, à commencer par celles récemment ouvertes dans le Southland. Dans un message qui a été lu dans toutes les paroisses du diocèse, l'évêque montre comme un modèle les actions de protestation du «mouvement pour la vie», condamne l'avortement comme «la menace la plus grave aux droits de l'homme» et exhorte les catholiques à élever leurs voix dans les sphères publique et privée.

Mgr Campbell se réfère au Magistère éthique de l'Église: «La vie humaine est sacrée parce que, dès son commencement, elle comporte l'action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est Seigneur de la vie depuis son commencement jusqu'à sa fin: personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent».
La vie humaine doit être absolument respectée et protégée dès le moment de la conception: «Dès le premier instant de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie». Par ailleurs, clarifie le Catéchisme de l'Église catholique, depuis le premier siècle, l'Église a affirmé le mal moral de tout avortement provoqué: «Cet enseignement n'a pas changé. Il reste invariable. L'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme une fin ou un moyen, est gravement contraire à la loi morale».  

(...)

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La peur du ridicule ou le « christianisme » progressiste

Le pape Paul VI parlait un jour de la fumée de Satan qui envahissait l’Église. C’était suite au merveilleux Concile Vatican II. Une merveille que nous avons à approfondir tous les jours avec ces textes extraordinaires qui ont permis un nouveau dialogue avec le monde.
 
Malheureusement, pour beaucoup de chrétiens, cette ouverture fut entachée de l’idéologie que l’on appela le « progressisme » et que l’on retrouve également dans les communautés chrétiennes protestantes.
 
Personnellement, la "théologie progressiste" m'est toujours parue si dénuée de fondement et de rationalité que je n'ai jamais été capable de croire que des chrétiens puissent vraiment partager les idées qu'elle véhiculait. Peut-être qu'avec le temps certains ont vraiment adhéré à ce qu'ils prônent parce que selon le proverbe, "à force de ne pas vivre comme on pense, on finit par penser comme on vit" et ont théorisé leurs acceptation de la pensée du monde en ce christianisme progressiste. Je ne parviens pas à m'habituer à cette pensée. C'est la raison pour laquelle l'hypothèse que je vais maintenant exposer me paraît mieux expliquer l'une des sources fondamentales du christianisme progressiste.
 
Il faut se rappeler que dès les années 1950 au Québec, et même partout en Occident, une persécution idéologique « spirituellement sanglante » comme la qualifiait un rescapé de la Yougoslavie communiste, pour la distinguer de la persécution corporelle du communisme, sévit.
 
Être catholique, être chrétien devient synonyme de bigoterie, de retard mental, d’étroitesse d’esprit, de stupidité. C’est Pierre-Eliott Trudeau caricaturant le cardinal Léger récitant le rosaire, c’est « Les Cyniques » se moquant de tout ce qui est sacré et religieux.
 
Face à ce mouvement d’intolérance et de haine, beaucoup suivront le mouvement et perdront sinon la foi, du moins, la pratique religieuse et l’appartenance à leur communauté chrétienne.
 
D’autres feront front pour combattre ce terrorisme qui visait à dénigrer et faire tomber la respectabilité de toute personne s’affichant comme croyant. Peu de gens voudront répéter l’expérience de Claude Ryan, parlant maladroitement de la « main de Dieu » dans l’histoire politique du Québec. Ces personnes qui refusèrent le respect humain et gardèrent le fort de la foi furent peu nombreuses à l’époque, marginalisées. Elles voulaient travailler à l’aggiornamento ("la mise-à-jour") de l’Église, mais elles furent mises de côté par les dirigeants religieux qui choisirent un autre type "d'aggiornamento".
 
Dans l’Église se leva un autre mouvement, qui prit le devant de la scène, le progressisme chrétien. Composés de chrétiens sachant que « Jésus est la Voie, la Vérité et la Vie », et ne voulant pas le quitter, ces chrétiens n’avaient peut-être pas la force de supporter le poids quotidien du ridicule et de l’oppression médiatique, culturelle d’une classe artistique et politique utilisant tous les artifices pour faire croître le mépris de la religion chrétienne.
 
Devant cette force du ridicule, il semble que ces chrétiens dits progressistes choisirent non seulement d’adapter la présentation du message du Christ pour le mieux faire comprendre au monde contemporain, mais d’adapter le message lui-même, pour qu’il soit conforme et acceptable à ce que la société permettait qu’il soit. Ces chrétiens rejetèrent alors, entre autres, l’encyclique « Humanae Vitae », texte prophétique et juste dont on voit aujourd’hui combien il exprima clairement les conséquences de la mentalité contraceptive. Les progressistes influencèrent profondément l’Église québécoise et canadienne et sont encore aujourd'hui bien présent en son sein.
 
Malheureusement, malgré leur prétendue ouverture au dialogue, il semble qu'il est impossible de discuter avec les représentants de ce courant de pensée, parce qu’au départ, il ne s’agit pas d’un problème de logique ou de vérité, mais celui d’un complexe d’infériorité refusant de porter la croix du mépris, et refusant donc toute logique et vérité qui l’obligerait à porter cette croix, à se faire couper la tête, par exemple, parce que l’on dénonce l’adultère du roi, l’avortement des enfants à naître, la contraception comme outil intrinsèque de destruction de l’amour conjugal, comme l’ont expérimenté tant de couples, chrétiens ou pas. 
 
Pour le progressiste, la vérité n’existe plus. Il ne reste que cet effort de dialogue pour tenter de prouver à l’esprit du monde que MÊME si nous sommes chrétiens, nous ne sommes pas si bêtes que cela, parce que nous acceptons la contraception, l’avortement, l’euthanasie, les femmes prêtres, le « mariage » gai, l’adoption par les partenaires de même sexe des enfants, la redéfinition de l’être humain selon la théorie du genre, bref tout ce que le monde voudra que l’on croît, pourvu qu’il nous laisse également l’illusion que nous sommes aussi attachés au Christ et qu’il nous permette de croire en Lui sans se faire ridiculiser. Les progressistes seraient les adorateurs de la petite tape dans le dos, celle que leur donnera la société, après qu’ils auront abandonné tous leurs principes pour répéter ce que le monde leur aura dit d’affirmer.
 
Les progressistes ferment les yeux sur le profond et viscéral mépris qu’ils engendrent dans l’esprit du monde, pourvu qu’en apparence, la société leur remette prix, récompenses, louanges. Oui, ils font partie du groupe et ne sont pas comme ces fanatiques intolérants, ces chrétiens qui osent présenter un Christ intransigeant sur les principes et la Vérité et « MISÉRICORDIEUX », et non pas tolérant du mal.
 
Il suffit de lire quelques livres de théoriciens du progressisme pour constater à quel point ils peuvent souffrir de ce que certains appelaient « la théologie des courbettes » ou plutôt de l’aplat-ventrisme devant l’esprit du monde.
 
Nous nous contenterons de citer Hans Kung, le « pape » du progressisme, récipiendaire d’un prix de la franc-maçonnerie pour l’ensemble de son œuvre.
 
Parce que le surnaturel est dénigré et refusé par la société, Kung s’efforcera de faire disparaître toute explication miraculeuse ou dépassant les lois de la nature, de la vie du Christ. Remarquez l’importance que Kung accorde à l’opinion de « l’homme contemporain » et qui est si présente dans ces œuvres. Elle est le critère de discernement qui permet d’approuver ou refuser une doctrine. Nous ne prendrons que deux citations de son livre « Être chrétien » (!) sur les doctrines de la Trinité et de la Résurrection :
 
— « Il est possible, à partir des perspectives indiquées, de comprendre aujourd’hui encore dans leur sens originel et non mythologique les relations du Père, du Fils et de l’Esprit et les nombreuses formules triadiques, trinomiques, du Nouveau Testament. Celles-ci ont donné naissance à la doctrine théologique de la trinité intra-divine, qui tente de concevoir, à l’aide d’un appareil conceptuel hellénistique, le Père, le Fils et l’Esprit dans leur véritable différence et dans leur indissoluble unité. Cette doctrine pose des problèmes spécifiques et n’est malheureusement plus guère intelligible pour l’homme contemporain. »
Conclusion? « La foi au Dieu unique, héritée d’Israël et commune avec l’Islam, ne doit pas disparaître dans une doctrine trinitaire : il n’y a pas de Dieu en dehors de Dieu. » (KUNG, HANS. Être chrétien, éd. du Seuil, Paris, 1978, p.550-555)
 
— « Quand on cherche à comprendre les nombreux récits de miracle du Nouveau Testament sans l’hypothèse invérifiable d’une “intervention” surnaturelle dans les lois physiques, on peut être a priori suspecté de retomber dans des idées périmées si l’on postule subitement une telle “intervention” surnaturelle pour le miracle de la Résurrection, qui contredit aussi bien toute pensée scientifique que toutes convictions et expériences tirées de la vie quotidienne. (…) À lui seul, l’état des sources interdit de reconnaître a priori une valeur historique aux nombreux développements, infléchissements et arrangements subis par le message pascal; au contraire, toutes ces transformations ont vraisemblablement un caractère largement légendaire »
 
Conclusion? « On peut affirmer à juste titre avec Bultmann, à l’encontre d’une conception grossièrement objectiviste et réaliste de la Résurrection, que Jésus est ressuscité dans la foi de ses disciples, dans la parole de la prédication dans le Kérygme. » (ib. p. 397, 417, 436)
 
Il faut noter que l’explication de « l’état des sources » de Kung ne tient pas la route. Même s'il a tenté d'atténuer la portée de ces propos par la suite, Kung ne les a pas renié.
 
La conclusion suivante qu’aurait du tiré Kung de ces propos est que les disciples étaient une bande d’illuminés sectaires, inventeurs d’une folle théologie et assez fous pour mourir pour leur invention. Ils ont vu Jésus mort, non ressuscité, mais par des concepts théologiques sur une résurrection fantasmée, ils croient que son message a assez d’importance pour mourir pour lui. Et ce, même si les Évangiles rapportent qu’ils ont fui, qu’ils se sont terrés, qu’ils ont renié, qu’ils avaient peur… Et ils ont inventé des Évangiles de la Résurrection avec des histoires amusantes comme celle de Thomas touchant les pieds et les mains du Christ ou celui-ci mangeant du poisson avec eux après sa mort. Quelle imagination avaient ces disciples pour fonder une religion non voulue par le Christ, ce qu'affirme également Kung. Mais tout cela n’a aucune importance, car l’important, ce n’est pas la théorie, mais la pratique nous dit Kung…
 
Kung nous explique ce qu’est finalement « être chrétien » : « Pâques est l’origine et le but de la foi, on ne devrait pas en faire un article de foi. Le critère ultime qui décide si un homme est chrétien n’est pas la théorie, mais la pratique; ce qui importe, ce n’est pas ce qu’il pense des doctrines, des dogmes et des interprétations, mais comment il se comporte dans la vie. »(ib. p.438)
 
Mais alors si un chrétien n’est pas quelqu’un qui croit en la résurrection corporelle du Christ, qu’il est Vrai Dieu et vrai homme, mais simplement quelqu’un qui a une bonne pratique, quels seront les critères pour déterminer si une pratique est chrétienne? Les mêmes qui ont déterminé si une croyance ou doctrine chrétienne peut être acceptable ou vraie : l’opinion du monde. Et c’est pourquoi un bon « chrétien » progressiste est quelqu’un qui accepte l’avortement, l’euthanasie, le « mariage » gai, l’adoption par les partenaires de même sexe d’enfants, les femmes prêtres, la contraception, tout ce que le monde lui dira d’accepter comme vrai. Sa doctrine n’est plus l’enseignement du Christ, même s’il conserve un attachement sentimental pour le Christ qu’il sait être « La Voie, la Vérité, la Vie ». Son désir d’être accepté par le monde lui fait renier toute intelligence de la foi pour accepter les dogmes de l’esprit du monde.
 
Les chrétiens progressistes sont présents dans toutes les causes humanitaires et écologiques acceptables et recommandées par la société, ils seront toujours les premiers à s’occuper des « bons » pauvres, mais ils ne lèveront jamais le petit doigt pour défendre l’enfant à naître, parce que le plus pauvre qu’est cet enfant, ce « mauvais » pauvre, pourrait détruire complètement leur réputation d’ouverture d’esprit. Les adorateurs de la petite tape dans le dos ne prendront jamais ce risque…
 
Comme toutes les hérésies de l’histoire du christianisme, le progressisme passera. Tranquillement, l’Esprit Saint souffle un vent de courage et de ménage, comme on peut le voir actuellement aux États-Unis. Et cela, c’est pleinement rafraichissant pour la cause des enfants à naître. De plus en plus de chrétiens ont la force de l’Esprit Saint qui permet de franchir l’obstacle du respect humain, pour défendre la vie. Et de plus en plus de gens croyants ou pas, s’impliquent dans la cause de la vie. Les lendemains qui chantent, c’est pour les futurs enfants à naître !
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