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Ce que le Conseil du Statut de la Femme et la FFQ voulaient minimiser révélé par la Presse : l'avortement sélectif au Canada

Sur le site du Journal La Presse du 28 mai 2013:

(Le député Mark Warawa fut privé de son droit de parole parce qu'il voulait faire voter une motion au parlement condamnant l'avortement sélectif.)

 

Fléau en Inde et en Chine, la sélection prénatale en fonction du sexe se pratiquerait au sein de certaines communautés immigrantes du Canada, notamment à Montréal, où une femme peut obtenir une échographie sans ordonnance médicale dans le seul but de déterminer le sexe d'un foetus de 12 semaines.
 
«À cet âge-là, oui, on peut avoir une idée du sexe.»
 
Une clinique d'échographie privée de la Rive-Sud de Montréal.
 
La technicienne qui répond aux questions de sa cliente ignore que cette dernière est en fait notre collaboratrice, une jeune femme d'origine chinoise qui prétend être enceinte de 12 semaines - et qui veut s'assurer de donner naissance à un garçon.
 
L'objectif: vérifier s'il est possible d'obtenir une échographie dans le seul but de déterminer le sexe du foetus à un stade précoce de la grossesse, quand il est encore facile de l'interrompre.
 
Dans cette clinique du boulevard Taschereau, la technicienne offre à notre collaboratrice une échographie sur-le-champ, sans exiger d'ordonnance médicale.
 
«Je peux essayer de vous dire le sexe du bébé, si vous voulez. C'est possible, mais on n'est pas à 100%. On est à 70%, explique la technicienne. Je ne peux pas décider à votre place. Tout ce que je peux vous dire, c'est que vous pouvez le faire si vous le désirez. C'est faisable.»
 
Notre collaboratrice décline l'offre, prétextant vouloir revenir plus tard avec sa mère. «Oui, mais vous avez encore deux semaines, prévient alors la technicienne. Après, vous ne pourrez plus vous faire avorter.» 1
 
Un phénomène en émergence?
 
«C'est grave», confie la propriétaire d'une autre clinique d'échographie privée, située dans un quartier de Montréal à forte concentration d'immigrants d'origine asiatique.
 
«Il y a des gens qui entrent ici et qui disent: «Je veux juste savoir le sexe.» Cela arrive de plus en plus souvent, peut-être deux fois par semaine. Il y a toujours quelqu'un qui essaie. Ce qui nous protège, c'est qu'on a besoin d'une réquisition du médecin.»
 
Parfois, les clients insistent, ajoute-t-elle. À tel point qu'elle a dû intervenir auprès d'eux. «J'ai dit à la réceptionniste de nous appeler si elle avait des problèmes. Il y a des gens qui essaient de nous forcer, qui prétendent avoir oublié la réquisition... On refuse. Ici, on est vraiment stricts.»
 
Pourtant, quelques jours plus tôt, notre collaboratrice avait visité cette même clinique incognito. La réceptionniste lui avait expliqué qu'elle devait effectivement obtenir une ordonnance avant de prendre rendez-vous pour une échographie, la journée suivante.
 
Mais déterminer le sexe du foetus ne semblait pas être un problème. «À 12 semaines, vous pouvez encore avoir un avortement», lui avait murmuré la réceptionniste.
 
La pression du mari
 
«Certaines femmes me supplient. Elles veulent absolument savoir. Quand je leur demande pourquoi, elles répondent que leur mari veut connaître le sexe du bébé», dit Doreen Haddad, propriétaire de la clinique UCBaby de Pointe-Claire.
 
(...)
L'avortement sans limites
 
En Chine et en Inde, la sélection prénatale sur la base du sexe est illégale depuis près de 10 ans. C'est aussi le cas en Grande-Bretagne, terre d'accueil pour de nombreux immigrants asiatiques. Mais au Canada, rien n'interdit l'avortement sélectif des foetus féminins. (...)
 
L'avortement est toujours permis au Canada et au Québec, et à n'importe quel stade de la grossesse. Le Conseil du Statut de la Femme et la Fédération des femmes du Québec se battent pour qu'ils soit toujours légal de pratiquer des avortement sélectifs au Canada, malgré l'opposition indignée des Canadien(e)s et Québécois(e)s, majoritairement défavorables à cette pratique. 
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Retour sur le jugement sur la prière au Saguenay. Une claire volonté d'interdire la liberté religieuse au Québec mise en échec

Si les juges de la Cour d’appel reconnaissent que la récitation d’une prière ne démontre pas que le conseil de la mairie du Saguenay tente d’imposer une religion ou qu’il serait sous l’influence d’une religion, si ces mêmes juges reconnaissent qu’un patrimoine religieux, « dépouillé de leur connotation religieuse » n’interfère nullement avec la neutralité de la Ville, il n’en est pas de même d’un signe de croix…

La Cour ne supporte pas les « attitudes engagées de M. le maire » qui remettrait en cause la neutralité de la ville. « Il me semble tout à fait inconvenant que des fonctions prestigieuses puissent être utilisées aux fins de promouvoir ses propres convictions personnelles sur le plan religieux. »

Promotion des convictions personnelles? Près de 100 % de la population se déclare catholique au Saguenay. Ont-ils le droit de vivre librement en récitant une prière, oui, chrétienne, qui rejoint l’ensemble de la population, ou devait-il se plier à un individu soutenu par la clique du mouvement laïque québécois de Montréal qui désire faire interdire aux autres toute expression de leur foi?

Le Québec est majoritairement chrétien et catholique. Et sa population devrait avoir le droit de vivre selon ses convictions, ainsi que de pouvoir les exprimer publiquement. Les processions dans les rues ne peuvent être exclusivement que des parades « gais ».

Mais pour certains, le jugement de la Cour d’appel favorise la mise en place d’une charte de la laïcité. Voici comment était résumé par le journal Le Devoir du 28 mai 2013 cette question :

« En autorisant la prière au conseil municipal de Saguenay, la Cour d’appel nourrit les arguments de ceux qui, comme le gouvernement du Parti québécois, plaident pour une Charte de la laïcité consacrant de manière claire la neutralité religieuse de l’État.       

(...)

Il note au passage que pour une question “délicate et difficile de neutralité religieuse de l’État”, une notion “encore mal cernée et difficile d’application”, les balises n’abondent pas au Québec. Il écrit : “Il n’existe pas au Québec une telle chose appelée charte de la laïcité.” En guise d’écho au ministre Bernard Drainville, qui rappelait en nos pages samedi le caractère absurde de n’avoir inscrit nulle part au Québec la séparation de l’Église et de l’État, le juge Gagnon signale qu’“en l’absence d’un énoncé de principe officiel portant sur les valeurs que l’État entend protéger dans le cadre de son obligation de neutralité”, force est de s’en remettre à la règle libérale habituelle : un État neutre n’impose aucune vue religieuse à ses citoyens. »

Ce qui est inacceptable pour certains. Par contre, une charte de la laïcité fermée permettrait d’interdire les religions autres que ce laïcisme de l’espace public. Seuls un matérialisme, un athéisme pratique seraient tolérés comme mode de vie publique. Une véritable religion d’État interdisant toutes les autres religions. C’est ce que rappelait Mgr Christian Lépine à un colloque sur la religion et la laïcité à l’Université McGill où il présentait la laïcité ouverte comme un espace de liberté :

« La laïcité fermée à la religion peut bien exister comme courant de pensée, mais si elle accapare le pouvoir politique ou si celui-ci l’instrumentalise, elle devient une religion d’État qui s’impose avec ses croyances. »

« On a voulu une société où une religion ne s’impose pas, on aboutit à un État qui impose sa philosophie et son discours sur les religions. Ce faisant, l’État agit en prétendant constituer la totalité de la vie et concourt à la perte du sens de Dieu et à la destruction de la transcendance, réduisant la religion à un phénomène culturel. »

Le journal Le Devoir du 28 mai 2013 résume ainsi sa position :

« Pour lui, la religion ne peut être édictée par quiconque, pas plus qu’elle ne doit être empêchée. La liberté religieuse revient aux personnes prises individuellement, mais également lorsqu’elles agissent en commun et ce serait un “abus” que d’empêcher la manifestation publique d’une religion, a souligné Mgr Lépine. »


(…)

Soulignant le « privilège » de vivre dans une démocratie moderne et pluraliste, Mgr Lépine a d’ailleurs insisté sur le fait que « L’État, avec sa légitimité », et « la religion, qui se veut au service de Dieu », ne doivent jamais chercher à s’opposer : la laïcité donne « l’espace de liberté », et la religion y trouve la liberté de s’exprimer. »

Démocratie moderne, pluralisme et laïcité ouverte vont de pairs. Laïcité fermée et totalitarisme sont des synonymes. Le Québec a manifesté à maintes reprises sa volonté de conserver ses signes religieux et sa liberté dans l’espace public. Est-ce que le Parti Québécois saura respecter les convictions du peuple québécois?

Un éditorial dans le Journal de Montréal du 28 mai 2013 revient sur la question. Jean Jacques Samson commente ainsi la décision des juges :

« La cour d’appel envoie ainsi aux Québécois un message en faveur de plus de tolérance dans leur cohabitation. Vivre et laisser vivre. Le Mouvement laïque québécois mène en effet une croisade pour le bannissement de tout signe religieux, au nom de la liberté de conscience et de religion. Il brandit ces droits pour ériger la laïcité en religion! (…)

Qui croit que M. Simoneau a vraiment souffert de la récitation d’une prière de 20 secondes par le maire Tremblay en sa présence? Il est quotidiennement confronté à des références religieuses dans l’espace public, sans en faire une maladie. Le préjudice ne résiste pas à l’analyse. Par ailleurs, il pouvait attendre à l’extérieur de la salle et entrer après la prière. Il n’aurait été privé d’aucune information.

Identité et patrimoine

Le catholicisme, que l’on soit croyant ou non, pratiquant ou non, fait partie de l’identité collective québécoise et de notre bagage culturel.

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en mai 2008 une motion qui “témoigne de son attachement à notre patrimoine religieux et historique, représenté notamment par le crucifix de notre salon bleu (…)”

Les juges de la Cour d’appel ont aussi fait référence à la croix blanche ornant le drapeau du Québec et à la croix du mont Royal. Pour la Cour, le principe de la neutralité religieuse de l’État ne vise pas à exclure de la réalité d’une société toute référence à son histoire, fut-elle religieuse.

Le crucifix et la statue du Sacré-Cœur, dont la présence était aussi dénoncée, relèvent essentiellement d’un patrimoine culturel historique pour les citoyens.

La proximité de signes religieux avec des décideurs civils, ministres, députés ou maires, n’a jamais été non plus, dans mon esprit, un assujettissement de ces derniers à une Église et aux dirigeants de celle-ci. Même Jean Tremblay.

En tout respect pour le Tribunal des droits de la personne, la décision de la Cour d’appel me semble dictée par le gros bon sens. »

 

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Vidéo d'un sauvetage d'un bébé jeté vivant dans un tuyau d'une maison... au pays de la politique de l'enfant unique

La Chine communiste est l'un des pays où la vie humaine est le moins respectée. En voici un autre malheureux exemple dans ce pays de la politique de l'enfant unique, où les avortements forcés sont courants (tiré d'une nouvelle parue sur LifeSiteNews du 27 mai 2013):

 

http://www.youtube.com/embed/koOkSmLxWrg

Le Journal de Montréal du 28 mai 2013 rapporte cette histoire:

La mère de l'enfant, âgée de 22 ans et célibataire, avait caché sa grossesse à ses voisins de peur de devenir victime d'ostracisme, a déclaré à l'AFP un policier de la ville de Jinhua, dans la province orientale du Zhejiang.

Samedi, elle a accouché de manière inattendue lorsqu'elle s'est rendue dans des toilettes turques, dans lesquelles le bébé est tombé, selon ce policier qui n'a pas voulu donner son nom.

La mère a ensuite appelé son propriétaire, assurant avoir entendu «des bruits bizarres» dans le conduit. Après avoir repéré l'enfant, le propriétaire a appelé la police.

(...)

«La femme était présente sur place durant toute l'opération de sauvetage... et a admis être la mère lorsque nous le lui avons demandé», a rapporté le policier, qui a ajouté que le père de l'enfant était toujours recherché.

«Nous devons encore enquêter pour déterminer si elle avait de mauvaises intentions» et éventuellement mettre la jeune mère en arrestation, a encore dit l'agent.

Le bébé pesant 2,3 kg a subi quelques coupures et son rythme cardiaque s'est durant un moment ralenti. Selon le policier, son état de santé n'inspire plus d'inquiétude, mais sa mère se trouve dans un état grave suite à des complications résultant de son accouchement.

Les abandons de bébés ne sont pas rares en Chine, où s'applique de façon souvent brutale la politique de l'enfant unique. (...)

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Victoire du maire Jean Tremblay du Saguenay : le fait de réciter une prière ne porte pas atteinte à la neutralité religieuse

Sur le site du journal La Presse du 27 mai 2013:

 

(Le maire Jean Tremblay)

 

 

 

La Cour d'appel renverse la décision du Tribunal des droits de la personne et permet à la Ville de Saguenay de réciter la prière avant les séances du conseil municipal, tout en condamnant l'attitude du maire Jean Tremblay en marge de ce débat.
 
Dans une décision rédigée par le juge Guy Gagnon, les trois magistrats ayant entendu la cause estiment que le fait de réciter une prière et la nature de la prière en question ne portent pas atteinte à la neutralité religieuse de la Ville. En d'autres termes, le tribunal conclut que la Ville de Saguenay n'impose aucune vue religieuse à ses citoyens et que son action gouvernementale est à l'abri d'une telle influence.
 
La Cour d'appel ajoute de plus que le citoyen Alain Simoneau, qui avait porté l'affaire devant les tribunaux, et le Mouvement laïque québécois (MLQ), qui le soutenait, n'ont pas subi de préjudice et que M. Simoneau n'a pas été l'objet d'une discrimination en raison de son désaccord avec la pratique.
 
Le juge Gagnon note d'entrée de jeu que la décision du Tribunal des droits de la personne s'était en grande partie appuyée sur le témoignage d'un expert, Daniel Baril, détenteur d'une maîtrise en anthropologie. Or, le juge estime que ce dernier n'aurait pas dû être qualifié d'expert dans cette cause puisqu'il ne remplit pas le critère d'obligation d'impartialité qui lui aurait donné le recul nécessaire pour agir en tant qu'expert.
 
M. Baril, un ex-président du MLQ, en était le vice-président au moment des procédures. Il prône la laïcisation intégrale de l'État; il a déjà poursuivi la Ville d'Outremont pour les mêmes raisons; et lui et M. Simoneau, qui réclamaient 150 000 $ en dommages, s'étaient entendus pour remettre une partie de ce montant au MLQ advenant qu'ils aient gain de cause. (...)

 

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Reportage choc dans La Presse :Le meurtre de masse des petites filles ou le gynécide

(Les avortements sélectifs se font en toute légalité au Canada)

Sur le site du journal La Presse du 26 mai 2013:

 

(Fathegarh Sahib, Pendjab) S'ils avaient pu se payer une échographie, cela ne se serait pas passé comme ça. Elle aurait subi un avortement, comme des millions d'autres femmes dans cette région du monde. Et la vie aurait repris son cours.
 
Plus tard, elle serait tombée à nouveau enceinte, dans l'espoir, cette fois, de concevoir un garçon.
 
Mais Karamjit Kaur et Chand Singh n'avaient pas les 10 000 roupies (200$) exigées par le médecin pour leur révéler le sexe de l'enfant à naître. Alors, quand Karamjit a accouché d'une fille - sa quatrième - ce fut tout sauf une heureuse surprise. Ce fut une catastrophe.
 
Un fardeau de plus en plus lourd. Une autre fille à élever, avant qu'elle quitte la maison pour servir son mari et ses beaux-parents. Une dot de plus à payer. Une perte sèche.
 
Chand ne pouvait le supporter. Après l'accouchement, il est rentré de l'hôpital à moto. Derrière lui, sa femme tenait leur nouveau-né dans ses bras. Juste avant d'entrer au village, il s'est arrêté sur le pont qui enjambe la rivière.
 
Il a dit à sa femme: «Jette le bébé à la rivière, sinon c'est moi qui m'y jetterai.» Karamjit s'est dit qu'elle ne pourrait jamais survivre sans lui. Pas avec trois filles à nourrir.
 
Elle est rentrée à la maison les mains vides.
 
«Tout le monde veut un garçon»
 
Chand et Karamjit n'ont pas renoncé à avoir un fils. Le prochain sera le bon, espèrent-ils. «Tout le monde veut un garçon. Il s'occupera de nous jusqu'à la fin de nos jours», dit Chand.
 
Si le mauvais sort s'acharne, s'ils ont une autre fille, ils la donneront en adoption. «Nous ne ferons pas la même erreur. C'est assez. C'est assez», répète sa femme, mal à l'aise. Plus jamais la rivière n'emportera l'un de ses enfants.
 
Si le couple avait eu de l'argent, tout aurait été si différent, plaide Chand. «Ma femme aurait passé des échographies. Nous n'aurions pas eu nos trois premières filles», laisse-t-il tomber.

À ses côtés, les petites écoutent leur père sans dire un mot.
 
Nous sommes dans un village du district de Fathegarh Sahib, à une heure de route de Chandigarh, la capitale du Pendjab. Dans cet État du nord de l'Inde, des familles sont prêtes à tout pour avoir un garçon. Parfois même à sacrifier leurs filles.
 
Ici comme en Chine, des fillettes, victimes d'une préférence ancestrale pour les garçons, sont abandonnées, négligées ou tuées à la naissance. D'autres sont privées de soins médicaux, alors que leurs frères sont couvés, soignés, bien nourris.
 
Mais ce qui était autrefois un problème circonscrit a explosé avec l'arrivée, il y a 20 ans, d'une technologie bon marché: les machines à ultrasons, qui permettent de déterminer le sexe du foetus avant même que le ventre ne commence à s'arrondir.
 
Désormais, les parents qui veulent absolument un fils - mais à qui l'idée de tuer leur bébé n'a jamais même effleuré l'esprit - choisissent l'avortement par millions.
 
Le phénomène ne se limite pas aux villages pauvres et reculés. Au contraire, plus les familles sont riches et éduquées, plus le déséquilibre entre les sexes est marqué, constate Puneet Bedi, obstétricien de New Delhi.
 
Le fait que les foetus féminins soient éliminés dans l'utérus ne rend pas la pratique moins cruelle à ses yeux. «L'infanticide a été pratiqué, sous certaines formes, dans l'histoire de l'Inde et de la Chine. Mais jamais à cette échelle. Autrefois, c'était le fait de tribus barbares, de nomades. Aujourd'hui, c'est celui de gens ordinaires, de médecins, d'ingénieurs et d'avocats.»
 
Le monde, dit-il, assiste en ce moment à rien de moins qu'un «gynécide»: le meurtre de masse de petites filles.
 
(...)
Urmila et sa famille habitent un village du district de Baghpat, dans l'Uttar Pradesh, à deux heures de route de la capitale, New Delhi. Depuis un an, on y a recensé la naissance de 12 267 garçons contre 8019 filles.
 
Dans ce seul district, plus de 4000 fillettes manquent donc à l'appel. La conclusion est brutale: le tiers des femmes enceintes d'une fille ont subi un avortement.
 
«Cela fait plus d'une génération qu'on élimine les filles dans cette région, se désole Sabu George, un militant de New Delhi qui nous sert de guide dans les villages du district. Aujourd'hui, les conséquences sont visibles. Dans les villages, il y a beaucoup d'hommes célibataires.»
 
Des hommes comme Shir Kumar Yadav. Pendant 10 ans, il a cherché une fille à marier. À 30 ans, il est sur le point de jeter l'éponge. «Je n'ai plus espoir de trouver qui que ce soit.» Il songe à acheter une femme d'un autre État. Dans son village, il connaît deux hommes qui l'ont fait. Comme lui, des milliers d'hommes sont prêts à payer 10 0000 roupies (2000$) pour «importer» une fille des États les plus pauvres.
 
«Il n'y a aucun doute que le phénomène exacerbe le trafic de femmes en Inde. Après avoir fait des enfants, certaines sont revendues à d'autres hommes, raconte M. George. Des femmes achetées m'ont dit que si elles ne voulaient pas de filles, c'est pour ne pas qu'elles aient à vivre le même enfer.»(...)
 
Et tombent les filles
 
Quand un député d'arrière-ban a voulu condamner la sélection prénatale en fonction du sexe à la Chambre des communes, en mars, tout le monde y a vu une nouvelle manoeuvre de la droite conservatrice pour relancer le débat sur l'avortement au Canada.
 
L'affaire a dérapé. Les accusations de mauvaise foi ont fusé de toutes parts, enterrant complètement l'enjeu de la sexo-sélection. Le phénomène n'en est pas moins réel. Et alarmant. Selon les Nations unies, 200 millions de filles manquent aujourd'hui à l'appel dans le monde. En Chine et dans le nord de l'Inde, près de 120 garçons naissent pour 100 filles. Sans ces deux géants asiatiques, la planète serait majoritairement féminine. Les deux pays éliminent à eux seuls plus de fillettes et de foetus féminins que le nombre de filles qui naissent chaque année dans tous les États-Unis.
 
Pour ce grand reportage, nous vous entraînerons des campagnes du Pendjab à la colline parlementaire d'Ottawa, en passant par New Delhi, Pékin et Montréal. Au cours de notre périple, nous avons récolté des dizaines d'histoires d'horreur et de courage. En Inde, nous avons rencontré des femmes qui ont résisté aux pressions de leur belle-famille en refusant de se faire avorter - et qui en ont payé le prix. En Chine, nous avons visité des «villages de célibataires», où les conséquences de la sexo-sélection se font durement ressentir. Bientôt, près de 40 millions de jeunes Chinois seront incapables de se trouver une épouse. Pékin craint un chaos social. New Delhi aussi. En Inde, déjà, le meilleur indicateur d'un taux de criminalité élevé n'est plus la faiblesse du revenu, mais l'ampleur du déséquilibre entre les sexes.
 
Les militants pro-vie ne s'y sont pas trompés. Aux États-Unis comme au Canada, ils récupèrent l'enjeu, accusant les féministes d'hypocrisie: comment peuvent-elles ignorer cette discrimination extrême envers les filles au nom du droit - sans limites - des femmes à disposer de leur propre corps?(...)
 
***
 
EN CHIFFRES
 
> 200 millions de femmes manquent à l'appel dans le monde. Elles seraient vivantes si elles avaient eu droit au même traitement que les hommes. Elles ont été victimes d'avortement sélectif, d'infanticide, d'abandon ou de négligence.

Source: Nations unies
 
> 12 millions: nombre de foetus féminins supprimés en Inde, en raison de leur sexe, de 1980 à 2010.

Source: The Lancet

> Naissances de filles pour 1000 garçons en Inde:

976 En 1961

914 En 2011

Source: Recensement indien

> 2,2 millions de femmes disparaissent chaque année en Inde.

> 100 000 femmes meurent brûlées, souvent par leur propre mari, qui souhaite obtenir une seconde dot en se mariant de nouveau.
 
Mais ne nous inquiétons pas... Julie Miville Deschêne, présidente du Conseil du Statut de la femme, et Alexa Conradi, de la Fédération des femmes du Québec, proposent que l'on fasse des campagnes d'éducation. Voilà, elles l'ont dit. Elles peuvent maintenant dormir tranquille et passer à une autre question plus importante comme, le droit à l'avortement pour toutes et pour n'importe quelle raison, cette raison étant toujours bonne puisque étant énoncée par la voix d'une femme... Quel homme ou quelle femme sexiste irait dire le contraire?

Dans La Presse du 27 mai, la journaliste Isabelle Hachey continue son reportage sur « l'arme de destruction massive », l'échographie, comme si ce n'était pas plus précisément les outils d''avortements et les avorteurs qui ne constituaient les génocidaires par excellence. Chaque année 55 millions d'enfants sont avortés dans le monde. Mais la jeune journaliste ne peut se permettre d'en parler. Elle y perdrait son emploi... Pour voir cet intéressant article sur les dommages de «l'échographie», cliquez ici.

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La journaliste s'emmêle : réplique à l'éditorialiste Josée Boileau du journal Le Devoir sur la religion dans l'espace public

 

Pour le journal Le Devoir et pour de nombreux promoteurs d’une charte de la laïcité, la place de la religion, c’est dans le privé exclusivement.

Si certains pouvaient en douter, il leur suffirait de lire les articles parus dans le journal Le Devoir du samedi 25 mai 2013. On ne peut mieux résumer la position des promoteurs du laïcisme qu’en ces quelques mots de l’éditorialiste Josée Boileau (sur la photo) sur la laïcité selon leur conception : « … elle n’est pas le lieu de perdition des religions, elle les renvoie simplement à l’espace privé. »

Vous avez le droit de pratiquer une religion, à condition que cela soit dans les catacombes et que personne ne partageant cette religion ne puisse vous voir ou vous entendre, voilà le souhait d’une grande partie de l’« intelligentsia » québécoise qui ne peut accepter les croyances autres qu’un athéisme pratique, révélant un athéisme discret, pour laisser croire qu’il existerait alors une neutralité laïque respectant toutes les religions, alors qu’une seule aurait dans les faits le droit d’être pratiquée et manifestée publiquement, l’athéisme matérialiste.

C’est la compréhension d’une laïcité résultat d’esprit fermé à toute différence de convictions, intolérant à toutes autres religions que la leur.

Voilà pourquoi le journal Le Devoir a monté un dossier sur les garderies catholiques. Il est difficile de trouver un plus bel exemple d’intolérance dans nos sociétés. Alors que de par les chartes internationales, les parents sont reconnus comme les premiers éducateurs de leurs enfants, seuls les parents religieux au Québec n’auraient pas le droit d’avoir des institutions qui respectent leurs convictions sur le sens de la vie et transmettent une compréhension de l’Univers correspondant à cette foi.

En interdisant aux garderies de soutenir la première responsabilité des parents de transmettre ce qu’ils croient être le mieux pour leurs enfants, les laïcistes fermés veulent conserver pour eux seuls le privilège d’enseigner publiquement, par l’exemple, un athéisme qui ne tolère aucune contradiction. Vivre à la garderie, à l’école, dans son emploi comme si Dieu n’existait pas est une profession de foi publique de l’athéisme comme seule doctrine officielle de l’État.

D’où les interdictions nécessaires de tout signe religieux : kippa, voile, turban, croix, etc. ne pourront être visibles que dans des endroits privés. Bien sûr, un parti politique qui veut être réélu affirmera que l’on ne touchera pas au patrimoine québécois, c’est-à-dire aux signes religieux catholiques, parce qu’il sait qu’une majorité de la population y est toujours attachée. Mais ce ne sera qu’une exception temporaire. Comme le disait un jour Mme Marois, au sujet de la promesse qu’elle avait fait aux évêques que la déconfessionnalisation des commissions scolaires n’entraînerait pas la déconfessionnalisation des écoles, elle n’a pas trahi sa promesse, elle a « évolué », changé d’avis sur cette question…

Les journalistes n’ont pas d’élections à remporter. Les journalistes du Devoir peuvent donc se permettre d’attaquer ce qui leur paraît intolérable : que l’Église catholique ait la possibilité d’offrir, par la voie d’écoles catholiques privées, un soutien à la transmission de cette foi des parents, tout comme les athées ou agnostiques transmettent leur foi à leurs enfants. La journaliste Josée Boileau affirme que l’Église veut se replier sur sa foi plutôt que de s’ouvrir sur la communauté. Il serait bon de lui rappeler qu’avant la déconfessionnalisation du réseau scolaire, tous les parents avaient l’option de choisir des cours de morale pour leurs enfants, ce qui respectait les convictions des athées et des agnostiques. (Le cours de religion au secondaire impliquait une étude des autres religions comprenant l’athéisme.)  La pareille ne leur a pas été rendue avec ce cours ECR qui par son relativisme, implique que toutes les religions sont un ramassis de fables créées par l’homme pour se soulager de ses craintes sur le sens de la vie et de la mort.

Si quelqu’un ici ne peut donner de leçons sur l’ouverture aux autres, c’est bien Mme Boileau. Par sa volonté de retirer de l’espace public, de la fonction publique aux écoles même privées, le droit de respecter la volonté des parents d’avoir des institutions qui respectent leurs convictions les plus profondes et les soutiennent dans leur mission de transmettre ce qu’ils croient être le mieux pour leurs enfants, Mme Boileau fait figure d’idéologue inquisitoriale.

Seule sa foi a droit de « cité »…

Enfin, pour Mme Boileau, « Vatican II est bel et bien enterré ».

Nous déplorons depuis des années que le Devoir n’ait plus de journalistes qui aient une connaissance minimale de la religion catholique. Si Mme Boileau avait déjà pris la peine de lire les textes du Concile, elle n’aurait pas inséré cette phrase dans un éditorial qui accompagne le dossier des garderies et écoles privées confessionnelles.

Voici un extrait des textes du Concile qui pourrait la faire réfléchir avant de lancer de belles phrases qui ne veulent rien dire… :

« Le droit premier et inaliénable des parents est celui d’éduquer leurs enfants; ils doivent donc jouir d’une liberté véritable dans le choix de l’école. Le pouvoir public, dont le rôle est de protéger et de défendre les libertés des citoyens, doit respecter la justice distributive en répartissant les subsides publics de telle sorte que les parents puissent jouir d’une vraie liberté dans le choix de l’école de leurs enfants, conformément à leur conscience.

(…) Aussi, l’Église félicite-t-elle les autorités et les sociétés civiles qui, compte tenu du caractère pluraliste de la société moderne, soucieuses de la juste liberté religieuse, aident les familles pour qu’elles puissent assurer à leurs enfants, dans toutes les écoles, une éducation conforme à leurs propres principes moraux et religieux. » Déclaration sur l’Éducation chrétienne du Concile Vatican II, #6-7.

Pour paraphraser Mme Boileau, l’intelligentsia minoritaire dont elle fait partie, veut se replier sur sa foi, le laïcisme fermé, sans concession, plutôt que de s’ouvrir sur la communauté et leurs différentes convictions religieuses. Pourtant, rien ne justifie ce désir de coercition de la foi des parents, des croyants autres qu’athées, des différentes communautés culturelles. Pas de justification, mais peut-être la motivation d’une profonde haine de la différence, et surtout, de la différence religieuse…

 

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Un député conservateur veut condamner l'avortement

blabllab lab lab lab et je mets le lien.

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et je cite: 

M. Warawa a présenté sa motion à la Chambre des communes le 27 septembre, le jour même où les parlementaires ont battu la motion M-312, parrainée par son collègue Stephen Woodworth, qui demandait au Parlement de former un comité pour déterminer si le foetus doit être considéré comme un être humain.

La motion de M. Woodworth a été battue par 209 députés contre 91. La majorité des députés conservateurs l'ont appuyée, dont la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose.

Le premier ministre, Stephen Harper, s'est toujours opposé à la réouverture du débat sur l'avortement, même si plusieurs de ses députés s'opposent à cette pratique. Il avait voté contre la motion de M. Woodworth, et il compte s'opposer à celle de M. Warawa.

«Le gouvernement s'oppose à ce qu'on rouvre ce débat, a affirmé le porte-parole de M. Harper, Carl Vallée. Le Parlement a déjà voté sur cette question.»

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, entend lui aussi voter contre la motion. ****** «Chaque fois que les conservateurs se font battre sur une tentative de rouvrir le débat sur l'avortement, ils sont très créatifs et ils en inventent une autre», a dénoncé M. Muclair. ****** Le chef libéral, Bob Rae, a abondé dans le même sens. Selon lui, l'avortement est une décision privée qu'une femme prend en compagnie de son médecin, la Chambre des communes n'a pas à s'ingérer dans cette discussion.

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5e colloque annuel de la FCSM : Les défis éthiques dans le monde de la santé

(Le philosophe Thomas de Koninck (sur la photo) donnera une conférence sur la notion de dignité)

 

 

 

Sur le site de quebec2013.ca, cette annonce d'un colloque réunissant philosophes, médecins, théologiens, sur les questions éthiques dans les soins de santé:

 

HORAIRE ET PROGRAMMATION
 
VENDREDI 31 MAI
 
7 h          Accueil et inscription
Hôtel Palace Royal
 
10 h        Divers tours guidés
Vieux-Québec
 
15 h        Réunion annuelle FCSMC
Hôtel Palace Royal
 
16 h 30  Adoration
Chapelle, Soeurs de la Charité de Québec
Maison Mère-Mallet
 
18 h        Cocktail
Hôtel Palace Royal
 
19 h        Souper libre
 
SAMEDI 1ER JUIN
 
7 h 30    Messe
Chapelle, Soeurs de la Charité de Québec,
Maison Mère-Mallet
 
8 h 15    Déjeuner
Hôtel Palace Royal
 
8 h 55    Ouverture officielle
François Primeau, M.D., B. Ph., FRCPC
Président, Comité scientifique
 
CONFÉRENCES PLÉNIÈRES
 
9 h          La dignité : enjeu central de l’éthique en santé 
Thomas DeKoninck, Ph. D.
Titulaire, Chaire de philosophie dans le monde actuel, Université Laval, Québec
 
9 h 45    Aux sources de la décision éthique : dimensions rationelle et croyante de la personne 
Thérèse Nadeau-Lacour, Ph. D.
Professeure, Théologie et sciences religieuses
Université Laval, Québec; UQTR, Trois-Rivières
 
10 h 30  Pause
 
11 h        Soins de fin de vie : une approche humaniste 
Joseph Ayoub, M.D., FRCPC
Soins palliatifs, CHUM, Montréal
 
11 h 45  Les enjeux éthiques de la fécondation in vitro 
Jacques Suaudeau, M.D., LPh, MHist, DTh
Conférencier en éthique, France et Italie
Officiel, Académie pontificale pour la vie, Rome
 
12 h 30  Diner libre
 
1ER ATELIER
 
14 h 30 
 
1-Regards sur l’euthanasie
Bertrand Blanchet, Ph. D.
Répondant des questions bioéthiques à l’AECQ
 
2-Euthanasia and appropriate care at the end of life
Joseph Ayoub, M.D.; Pierre Gagnon, M.D.; Michel R. Morissette, M.D.
Soins palliatifs et SIDA
 
3-Témoignage sur une fraternité médicale
Béatrix Paillot, M.D.
Gériatre, Paris
15 h 30  Pause
 
2E ATELIER
 
16 h       
 
4- Spiritualité et institution de soins
Guy Jobin, Ph. D.
Titulaire, Chaire Religion, spiritualité et santé, Université Laval, Québec
 
5- In Vitro Fertilization : Interactive discussion
Jacques Suaudeau, M.D., LPh, MHist, DTh
 
6 Euthanasie et soins appropriés en fin de vie
Patrick Vinay, M.D., Ph. D., FRCPC
Chef, Soins palliatifs, CHUM, UdeM, Montréal
 
7 Et si la vie était une question : prise en compte de la souffrance du soignant
Jacques Quintin, Ph. D.
Bureau du développement de l’éthique, 
Faculté de médecine, Université de Sherbrooke
SOIRÉE
 
18 h        Cocktail et banquet
 
20 h 30  Remise du prix Dr David McCann
Les défis de la nouvelle évangélisation dans le domaine de la santé
Gérald C. Lacroix, B. Th., M. Th.
Archevêque de Québec
 
DIMANCHE 2 JUIN
 
9 h 30    Messe
Basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec

 

Pour vous inscrire, cliquez ici.

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La charte de la laïcité selon les « valeurs québécoises » du Parti Québécois...

Pourquoi une charte des valeurs québécoises est-elle si importante pour le Parti Québécois?

Une première réponse de Denis Lessard dans la Presse du 24 mai 2013 :

En ces matières, le ministre Jean-François Lisée est à l'image de son gouvernement : indéchiffrable. En promettant d'adopter la ligne dure, que réprouve la Coalition avenir Québec, le gouvernement Marois semble avoir fait son deuil de l'adoption de sa refonte de la loi 101. Minoritaire, il avait désespérément besoin de la CAQ. On a probablement jugé qu'à tout prendre, un projet de loi vidé de sa substance démobiliserait les militants. Le PQ se positionnera comme le défenseur de la langue française, tout en sachant bien que ce débat ne fait plus recette. « La langue, ça ne lève plus », chuchote-t-on chez les stratèges péquistes.

(…)

La « sortie de secours »

Le débat linguistique n'est plus porteur. Qu'à cela ne tienne, le gouvernement Marois et son stratège ont en poche une carte cachée, une solution de rechange, une « sortie de secours » aurait dit Jean-François Lisée, l'auteur, il y a quelques années. En campagne électorale, Mme Marois avait promis que son gouvernement adopterait une « Charte de la laïcité », histoire de rebrasser le sentiment d'attachement des électeurs à une série de valeurs largement partagées par les Québécois.

Seul problème, on s'est rendu compte que ce terme de « laïcité » n'avait aucune résonnance auprès des électeurs francophones. C'était une transposition du débat qui a cours depuis des années en France — depuis 1789, ironiseront certains — sur la neutralité de l'État à l'endroit de toutes les confessions. Louise Beaudoin avait introduit le mot au PQ.

Valeurs communes

Les ministres Jean-François Lisée et Bernard Drainville ont eu leurs différends sur la façon de jouer la carte de la laïcité ou plutôt des valeurs communes selon la plus récente mouture. Pas question de décrocher le crucifix à l'Assemblée nationale, ni d'interdire le port de la burka dans la rue à Montréal — sous la présidence de Nicolas Sarkozy, en France, on a prohibé le port de la burka dans l'espace public.

En revanche, les représentants du gouvernement, les fonctionnaires en contact avec le public ne doivent pas porter de signes religieux ostentatoires. Et en vertu de l'égalité homme-femme, l'apprenti conducteur musulman ne pourra exiger qu'un homme lui fasse subir son examen. C'est ce que va dire le gouvernement Marois dans son document de discussion, suivi d'un projet de loi à coup sûr diviseur qui, dans un contexte minoritaire, ne sera jamais adopté.

Pour l'heure, les stratèges péquistes ont décidé de reporter tout ce débat à l'automne, histoire de ne pas gaspiller de si bonnes munitions à trois semaines des vacances. Bernard Drainville n'a pas été difficile à convaincre. Il espère que d'ici là, on lui aura offert un autre ministère, loin des « péquisteries » et des « fausses bonnes idées » du stratège Lisée.

Un jeu politique pour le Parti Québécois pour réunir la population sous son égide. Pas une charte de la laïcité, mais une charte des « valeurs québécoises ».

Mais qu’est-ce que les valeurs québécoises?

— L’interdiction du crucifix à l’Assemblée nationale? Les Québécois sont majoritairement contre. Le PQ a compris le message.

— L’imposition d’un cours d’Éthique et Culture religieuse qui ne respecte pas la tradition chrétienne du Québec et impose l’initiation, selon le professeur, aux spiritualités indiennes, nouvel âge, écologistes et présente les révélations à Mahomet comme des faits, comparativement à des dires douteux des apôtres sur la résurrection du Christ? Tout sauf le christianisme… Un cours dont la population ne voulait pas. Elle n’a pas changé d’avis depuis qu’elle a pu voir le contenu illogique de ce cours relativiste où tout le monde a sa vérité qui est la bonne, du moment qu’elle respecte la pensée politiquement correcte transmise par le professeur… et par l’État. C’est ainsi, fait avéré, que l’on peut parler du bienfait de l’avortement des trisomiques dans une classe, devant des enfants qui ont dans leur propre famille, un frère ou une sœur trisomique. La blessure est profonde.

Les « valeurs québécoises » du Parti Québécois, c'est aussi :

— un féminisme largement subventionné qui combat de toutes ses forces les valeurs familiales et les femmes « arriérées » qui sont heureuses de passer du temps à la maison avec leurs enfants et ne les mettent pas à la garderie pour aller travailler à l’extérieur. Un féminisme qui défend le droit de tuer pour les femmes et l’option qui leur est réservée de décider qui peut être désigné comme un enfant à naître, un bébé, ou un tas de cellules inexistant à évacuer.

— Un antichristianisme qui fait que personne ne devrait parler, ne devrait témoigner de sa foi en Dieu dans un organisme gouvernemental ou même familial, lorsqu’il s’agit de garderie.

— Un antichristianisme qui se poursuit à l’école secondaire où même les écoles privées n’ont pas le droit de donner un enseignement dans une perspective chrétienne.

— Une volonté de voir un turban, un voile, une kippa, une croix, comme une agression insupportable et inacceptable qui doit être cachée, du moins chez les fonctionnaires, employés de l’État.

— Une volonté d’enseigner une sexualité libérée de toutes les responsabilités inhérentes à un véritable amour, une sexualité casse-cœur pour tous nos enfants, en tentant de réduire les effets néfastes d’expériences sexuelles à répétition par une stupide politique contraceptive qui ne protégera même pas la santé des jeunes et perpétuera la mentalité de l’enfant vu comme un obstacle à l’épanouissement personnel, donc sujet d’avortement sur demande, que ce soit pour des raisons eugéniques ou parce que l’on part en vacances, peu importe…

— Un nationalisme antipatriotique qui a honte de son passé canadien-français et catholique, et désire par conséquent créer un Québécois nouveau, sans racines, tourné vers l’avenir, en français, peu importe qu’il n’ait plus qu’une culture vide, sans âme parce qu’obligatoirement athée, implicitement sans droit d’une présence libre de la foi dans l’univers médiatique et politique. Une culture d’animal rivée à la terre, matérialiste et bestiale, qui explique que les immigrants ne veulent pas, avec raison, s’y intégrer.

— Un endoctrinement (partagé par les autres partis) sur plusieurs décennies pour faire croire aux Québécois qu’il n’est pas possible que la presque totalité de la population puisse terminer ses jours sans douleur, entourée par des soins palliatifs de qualité permettant une fin digne dans l’amour, et non dans l’achèvement d’une pseudocompassion qui n’a pas le temps d’accompagner, et accepte de considérer les plus faibles de nos sociétés comme des êtres qui perdent leur dignité et qu’il est normal de soulager de leur indignité, pour qu’ils ne se considèrent plus « avec raison », comme un fardeau pour leurs proches. L’Aide à « mourir dans la dignité » est d’abord une reconnaissance, un support au geste de « compassion » du mourant qui a la générosité de ne pas imposer son fardeau de soins à lui apporter. Merci au mourant d’avoir conscience que son état coûte cher, qu’il demande des ressources que l’on enlève à d’autres patients, qu’il n’est plus digne, de ce fait, de vivre, qu’il est indigne et égoïste de sa part, de prolonger ce temps qui n’a plus aucune signification pour la société, aucune utilité.

— Une lutte intolérante et inquisitoriale à l’« homophobie » vue comme toute pensée critique sur l’homosexualité, ou tout refus des exigences de lobbys gais, du « mariage » gai à l’adoption, à la procréation assistée et l’utilisation de mères porteuses d’élevage garanti.

— Une promotion de l’égalité qui ne tient pas compte des situations différentes et inégales…

Tout cela serait des « valeurs québécoises »?

Certainement pas. Ce ne sont que les valeurs d’une minorité au pouvoir et bien impliquée dans les médias. 90 % des journalistes travaillant pour des médias catholiques au Québec ne reçoivent pas de cartes de presse. Parce que l’on considère qu’ils ne peuvent être objectifs s’ils ont une révérence envers leurs églises particulières.

Un ancien journaliste, s’est vu lui-même refuser le renouvellement de sa carte de presse, après un interrogatoire en règle sur sa foi, même après être allé en appel, il y a une décennie de cela, alors qu’Anne-Marie Dussault avait le dernier mot au Québec sur qui pouvait obtenir une carte de presse de la fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Le contrôle de la chaîne d’état, des informations comme des productions de fictions, de téléromans, permet de façonner une population pour l’entretenir dans la confusion et lui faire accepter pour elle-même ce qui était une histoire de nazi il y a 60 ans… Avec les progrès du lavage de cerveau par les médias, l’euthanasie des inutiles est maintenant volontaire au Québec. Et la ministre Hivon réfléchit actuellement à  l’euthanasie des personnes ne pouvant donner leur consentement (Alzheimer) ou des personnes mineures pour lesquelles elle ne voit pas d’avenir, dû entre autres à leurs maladies…

Les « valeurs québécoises » du Parti Québécois n’ont rien à voir avec les valeurs des Québécois. Elles ne sont au contraire que l’étalement de l’absence de valeurs d’un parti qui ne parvient pas à cacher son idéologie antireligieuse et antipatriotique. Elles ne sont que les « Valeurs » d’un parti qui a chuté dans les sondages depuis qu’il a pris le pouvoir et que les Québécois ont pu prendre connaissance, en pratique, des « valeurs québécoises » du Parti Québécois…

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Entrevue de l'avocat Michel Racicot sur Radio Ville-Marie, sur l'aspect politique et juridique de l'euthanasie

Sur le site de Radio Ville-Marie du 23 mai 2013, vous pouvez écouter cette entrevue en cliquant ici.

(Me Michel Racicot)

 

 

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