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Les évêques du Québec se prononcent de nouveau contre le projet de loi 52 et certains aspects de la charte des valeurs

Sur le site de Radio-Canada du 19 septembre 2013 :

 

(Mgr Pierre-André Fournier, président de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec)

 

 

 

(...)
 
La position des évêques soutient que l'État doit protéger la liberté des citoyens de croire ou de ne pas croire. Cette interprétation de la liberté de religion inclut non seulement le fait de pouvoir se réunir avec d'autres personnes pour la prière ou le culte, mais aussi le droit de manifester sa croyance religieuse en public ou en privé. « Il s'agit d'un droit fondamental et non un privilège que l'État accorde à ces citoyens », a déclaré Mgr Pierre-André Fournier.
 
Les évêques catholiques du Québec s'attendent à ce que la laïcité et la neutralité de l'État soient mieux définies pour éviter « toutes sortes d'interprétations. »
 
En entrevue sur les ondes de RDI, Mgr Pierre-André Fournier s'est dit inquiet de la hiérarchisation des valeurs dans la Charte. Il trouve aussi que « beaucoup d'enjeux se trouvent dans une seule et même proposition. »
 
Selon son porte-parole, l'Assemblée des évêques catholiques du Québec est en faveur des critères énoncés dans la Charte des valeurs québécoises concernant les accommodements qui touchent le domaine religieux. Ses membres croient toutefois que les signes religieux ne devraient être interdits que dans certains postes particuliers, désignés par le gouvernement.
 
L'évêque de Rimouski a précisé que l'Assemblée qu'il préside est en faveur d'une identité québécoise ouverte, notamment pour éviter la création de ghettos.
 
Les évêques contre le projet de loi 52
 
Le porte-parole de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec a également annoncé la position du regroupement sur le projet de loi sur les soins de fin de vie.
 
L'évêque de Rimouski, Mgr Pierre-André Fournier, a énoncé que les évêques du Québec sont contre le projet de loi. Ils estiment que les efforts du gouvernement du Québec devraient être orientés vers la disponibilité des soins palliatifs à une plus grande proportion de la population.
 
(...)
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Un excellent débat entre un féminisme désirant l'égalité dans l'irresponsabilité et un amour de la vie

À voir jusqu'au bout du débat, même si les opposants ne vont pas au bout de l'argumentation sur le sujet. On peut tout de même constater la source de la pensée abortive : un féminisme qui réclame le droit pour les femmes de ne pas subir les conséquences d'une sexualité libertaire, comme c'est le cas pour les hommes...

Si la sexualité n'était jamais séparée de la responsabilité de l'homme, devant répondre de ses actes, il y aurait certainement moins d'avortements. Mais cela ne justifie absolument pas la réponse semblablement irresponsable de la femme qui choisit de se faire avorter. Un égoïsme similaire de l'homme et de la femme produit la torture et la mort d'un enfant.

Il est temps de retrouver une éthique de la responsabilité, qui seule, peut permettre l'existence d'un véritable amour.

Sur le site enquete-debat.fr du 24 juin 2012 ce débat entre Christine Tasin de Résistance Républicaine et Oskar Freisinger de l'UDC:

 


Oskar Freysinger et Christine Tasin débattent... par enquete-debat Laissez un commentaire

Excellente remarque d'un médecin sur la possibilité d'une liberté de conscience pour les médecins s'opposant à l'euthanasie

Sur le site du journal La Presse du 19 septembre 2013 cette réplique du Dr Dominique Garrel (L'auteur est médecin et professeur titulaire à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal. Il réagit à l'opinion du neurochirurgien Georges L'Espérance intitulée «Au patient seul de juger», publiée le 13 septembre.) :

(Le Dr Dominique Garrel)

 

 

(...) Il me semble cependant que deux aspects ont été négligés dans ce débat: la liberté du médecin et la définition de l'acte de soigner.
 
(...)
 
Le problème est le suivant: l'argumentation du Dr L'Espérance justifie que l'acte d'interrompre la vie à la demande de la personne cesse d'être un crime. C'est ce qui se passe en Belgique où l'aide médicale à mourir n'est pas poursuivie par la justice. Cette aide reste cependant dépendante de la volonté libre du médecin qui y participe et n'a pas été définie comme un soin.
 
Là sont les deux grandes différences avec le projet de loi québécois. Dans ce projet de loi, l'aide médicale à mourir est définie comme un soin, c'est-à-dire comme une procédure à laquelle tout citoyen a droit. Il ne sera donc pas possible à un médecin de refuser d'y participer, soit en effectuant lui-même le geste, soit en donnant au patient l'information nécessaire. La liberté du médecin de refuser, pour toutes sortes de raisons éthiques, morales, ou philosophiques de participer à l'aide médicale à mourir est donc supprimée par le projet de loi.
 
De plus, l'aide médicale à mourir fera partie de la description des tâches du médecin québécois et aucun médecin ne pourra prétendre exercer son métier en ignorant cette tâche.
 
Quant à la définition de l'aide médicale à mourir comme soin, elle me semble poser un problème d'ordre éthique. En effet, le code professionnel des médecins leur fait obligation de proposer à leurs patients des soins dont l'efficacité repose sur des données probantes. Nous pratiquons une médecine fondée sur la science.
 
Or, il n'existe par définition aucune donnée probante indiquant que mettre fin aux jours d'un patient mettra fin à ses souffrances. Pour affirmer cela, il faut invoquer la croyance selon laquelle la vie s'arrête après la mort. Cette croyance, très répandue aujourd'hui, est respectable, mais ce n'est que cela, une croyance.
 
Il n'est donc pas possible de mettre fin aux jours d'une personne en prétendant la soigner, même s'il apparaît justifié de le faire pour répondre à sa demande.
 
Les deux points que je viens de soulever, la liberté du médecin et l'acte de soigner, ne feraient pas partie du débat si le Québec, comme la Belgique, était un pays. En effet, c'est parce que la décriminalisation de l'aide médicale à mourir dépend du gouvernement fédéral que le gouvernement du Québec a fait de ce geste un soin, la santé étant de juridiction provinciale.
 
Je pose donc la question: les médecins du Québec vont-ils perdre le droit de s'opposer à un geste s'ils le désapprouvent parce que le Québec est une province?

 

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Le projet de loi 52 tue l'esprit des soins palliatifs

Projet de loi 52 non conforme

 
La députée Maryse Gaudreault affirme que le projet de loi 52 est conforme à l’ensemble des recommandations du rapport de la Commission sur la question de mourir dans la dignité, ce qui est inexact. Le rapport recommande que tous aient accès aux soins palliatifs et que tous les soignants soient formés en soins palliatifs. Or, le projet de loi 52 ne fait rien pour donner suite à ces recommandations, bien au contraire : il abolit les soins palliatifs pour les renommer « soins de fin de vie indissociables de l’euthanasie ». Il enlève ainsi aux soins palliatifs toute leur indépendance, budgétaire et autre, et contamine leur essence en faisant de l’euthanasie leur équivalent, dans une seule et même catégorie. Or, ces deux notions sont opposées et concurrentielles. Si on ouvre la porte à l’option instantanée de l’euthanasie, soignants et patients perdront toute motivation et courage d’offrir et de demander les soins palliatifs. Ainsi, l’option qui prévaudra pour tous et chacun, ce sera l’euthanasie, désirée ou pas, dès qu’on sera atteint d’une maladie grave ou incurable, qu’on sera déclaré « inapte » (consentement substitué par un tiers) et considéré « non autonome », donc « indigne » et « un fardeau ». 
 
Isabelle O’Connor
Gatineau
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Des parents au Yukon veulent rencontrer leur évêque au sujet de l'enseignement sur l'homosexualité à leur école

Sur le site de Radio-Canada du 17 septembre 2013 :

 

(Mgr Gary Gordon, évêque de Whitehorse)

 

 

 

 

Des parents d'élèves de l'école secondaire catholique Vanier de Whitehorse veulent discuter directement de la nouvelle politique de l'école sur l'orientation sexuelle avec l'évêque du diocèse de Whitehorse.
 
Les parents ont appris lors d'une réunion du comité d'école lundi soir que l'évêque Gary Gordon ne participera pas à la réunion publique prévue le mois prochain pour discuter de la controverse entourant cette politique.
 
Le 6 septembre, le diocèse catholique du Yukon a dévoilé sa nouvelle politique sur l'orientation sexuelle à la demande du gouvernement territorial, dans la foulée d'une controverse suscitée lorsqu'un élève a contesté publiquement la politique en vigueur.
 
Le président du comité d'école, Paul Flaherty, explique que la rencontre du 3 octobre a pour but de récolter des commentaires et des opinions au sujet de la politique, mais Cynthia Matechuk, dont un enfant fréquente l'école, veut pouvoir poser des questions directement à l'évêque.
 
Elle note que sans la présence de l'évêque, la rencontre devient une conversation unidirectionnelle.
 
« Puis ils en prennent ce qu'ils veulent et ça devient une question de contrôle », affirme Mme Matechuk.
 
Elle ajoute que l'école Vanier est une institution financée par le public et que ses politiques devraient être établies de façon transparente.
 
Cynthia Matechuk souligne également que l'évêque Gordon doit répondre aux questions des parents, car il prend des décisions au sujet de l'éducation de leurs enfants.
 
(...)

La nouvelle politique est résumée ainsi sur le site de Radio-Canada du 6 septembre 2013 :

(...) La nouvelle politique ne mentionne plus que l'homosexualité est « mal » ou qu'elle constitue un « trouble intrinsèque ».

Elle stipule qu'il faut résister au « fléau de l'intimidation dans l'éducation » dans les écoles catholiques et souligne que les élèves « d'attirance du même sexe » y sont plus à risque.

La nouvelle politique dit aussi que les écoles catholiques ne toléreront pas les remarques désobligeantes ou le harcèlement et qu'elles n'auront aucune tolérance envers la discrimination telle que définie par la Charte canadienne des droits et libertés.

Aux enseignants, la politique dicte de ne pas présumer que tous les élèves sont hétérosexuels, de ne pas étiqueter les élèves homosexuels et de ne pas suggérer en classe qu'un élève devrait dévoiler son homosexualité. « Une telle décision revient à l'élève, au moment qu'il jugera opportun », peut-on lire.

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L'hôpital Shriners pour enfants à Montréal est franc-maçon

Sur le site de CNW-Telbec du 18 septembre 2013 :

(Le Shriner Arthur Porter, ancien directeur du centre de santé McGill, arrêté par l'UPAC, accusé d'avoir accepté des milliards en pots de vin de SNC-Lavallin pour la construction de l'hôpital pour enfants, prétend que le chef libéral Philippe Couillard est son ami inconditionnel.)

MONTRÉAL, le 18 sept. 2013 /CNW Telbec/ - Le dimanche 22 septembre 2013 à 13h30, le Grand maître de La Grande Loge du Québec, les francs-maçons, les représentants de L'Hôpital Shriners pour enfants - Canada de Montréal et des Shriners de partout en Amérique du Nord tiendront une cérémonie marquant la pose de la première pierre du futur l'hôpital sur le campus Glen en présence de politiciens, de patients et de donateurs.
 
QUOI : Une cérémonie marquant la pose de la première pierre présidée par le Grand maître de La Grande Loge du Québec est un événement profondément ancré dans la tradition. Bien que la plupart des cérémonies de la franc-maçonnerie soient privées, cet événement en particulier est très public. Bâtisseurs à l'origine, les francs-maçons ont toujours tenu des cérémonies marquant la pose de la première pierre de leurs nouveaux édifices.
 
(...)
 
La pierre est consacrée avec du maïs (ou du grain), du vin et de l'huile - des symboles maçonniques de prospérité, de santé et de paix.
 
QUAND : le dimanche 22 septembre 2013 à 13h30 (possibilité d'entrevues avec les médias à partir de 13h)
 
OÙ : Le campus Glen (Boulevard Décarie, entre St-Jacques et Crowley)
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Une marche pour la vie à Berlin le 21 septembre

Sur le site de chretiente.info du 18 septembre 2013 :

 

A Berlin, une manifestation pour la Vie est organisée ce week end, alors que se déroulent les élections nationales.
 
La manifestation se déroulera aux abords du Bundeskanleramt (sous les fenêtres du bureau d’e Mme Merkel, ou de M. Steinbrück) samedi à 13h00 : que les Français de Berlin viennent nombreux. « Pour une Europe sans avortement et sans Euthanasie ». L’affiche est placardée dans bon nombre des églises de Berlin.
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Une tentative d'analyse des groupes s'opposant au sujet de la charte des « valeurs québécoises »

Sur le site du journal La Presse du 18 septembre 2013 :

(Le maire Jean Tremblay)

 

 

(...)
 
Décortiquant les données de sa plus récente enquête, CROP distingue quatre profils de Québécois, quatre visages, quatre photos qui apparaissent clairement, plongés dans ces révélateurs que sont la religion et l'immigration. «De nouvelles lignes de fracture», selon le sondeur.
 
(...)
 
Le Parti québécois est, depuis sa fondation, une alliance entre la gauche urbaine et le fond plus conservateur des appuis en région. «Ce qu'on voit avec la Charte, c'est que le courant conservateur est très mobilisé, mais que la gauche urbaine est bien plus réfractaire», analyse le sondeur.
 
Qui fera des gains? Qui perdra des appuis? Bien malin qui peut le prédire à ce stade. À la différence d'un affrontement sur l'ampleur du déficit ou les mesures d'aide sociale, la question de la foi et des convictions religieuses fait vibrer des cordes bien plus profondes. On peut être amené, rationnellement, à changer d'idée sur l'importance du déficit et de la dette publique, mais on ne peut pas facilement changer de cap quand les convictions religieuses sont en cause.
 
(...)
 
Le «catholique pure laine»
(29% de la population)
 
Il croit que l'immigration menace son patrimoine catholique.
 
Archétype selon CROP:
 
Jean Tremblay, maire de Saguenay
 
«Je n'aime pas que ces gens-là qui arrivent ici établissent les règles.» (Entrevue à Paul Arcand)
 
Points saillants
 
> 71% donnent un fort appui au projet de Charte du gouvernement.
 
> 88% croient que la religion catholique devrait avoir un «statut spécial».
 
> 74% sont d'avis qu'il y a trop d'immigrants au Québec.
 
> 56% sont satisfaits du gouvernement Marois.
 
> La plupart vivent en région, ils sont surtout francophones et un peu moins scolarisés que l'ensemble de la population.
 
À l'aune de la religion, les «pure laine» marquent le coup, sans équivoque. Ils sont à 71% derrière le projet de Bernard Drainville. Pourquoi? Plus de 73% d'entre eux croient que la religion catholique est menacée. En fait, trois personnes sur quatre dans ce groupe jugent qu'il y a trop d'immigrants. Et 9 répondants sur 10 pensent que la religion catholique devrait avoir un «statut spécial au Québec, puisqu'elle fait partie de notre patrimoine». Ces «catholiques pure laine» constituent le principal appui au projet de charte. «La majorité des appuis vient d'un groupe précis.» Les deux tiers de ce groupe sont favorables à l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires. Ils appuient tout du projet de charte, sauf le droit de retrait. «Pour eux, cela ne va pas assez loin», résume le sondeur.
 
Le «croyant tolérant»
(29% de la population)
 
Je crois en Dieu... et en la liberté religieuse.
 
Archétype selon CROP:
 
Raymond Gravel, prêtre et ex-député bloquiste
 
«Que l'État soit neutre est une bonne chose, mais les personnes qui y travaillent ne peuvent être neutres! Elles peuvent appartenir à différentes communautés dont elles se distinguent par un signe ou un symbole religieux. En quoi ces personnes menacent-elles la neutralité de l'État?» (Extrait d'une lettre publiée dans La Presse)
 
Points saillants
 
> Ils sont deux fois moins favorables à 
 
la charte que l'ensemble de la population.
 
> Ils sont opposés à l'interdiction des signes religieux ostentatoires.
 
> 62% d'entre eux croient qu'il y a trop d'immigrants.
 
> 69% d'entre eux sont insatisfaits  du gouvernement.
 
> Ils sont surtout francophones et libéraux; ils se perçoivent comme canadiens avant tout.
 
Un groupe «intéressant», observe M. Rivest, une cohorte «pour qui la religion est importante, et pour qui la liberté d'afficher sa foi est nécessaire. Ce qui les caractérise, c'est la religiosité. Ce sont des gens pieux, mais pas nécessairement catholiques.»  Massivement, ils estiment que tout ce débat autour de la laïcité n'est qu'un écran de fumée pour éviter de parler d'enjeux plus importants.
 
Les allophones sont surreprésentés dans cette catégorie, qui compte pour le tiers des opposants au projet de Charte du gouvernement.
 
Le «laÏc ouvert»
(21% de la population)
 
Il est ouvert aux différences. Non pratiquant, il accepte l'expression de la religion des autres.
 
Archétype selon CROP:
 
Louise Harel, ex-ministre rendue sur la scène municipale
 
«On peut légiférer des droits, on peut légiférer des obligations. La bonté, l'hospitalité et la fraternité, ça ne se légifère pas!»
 
(Entrevue à C'est pas trop tôt)
 
Points saillants:
 
> 93% croient que le port des signes religieux devrait être libre; ils sont très opposés à l'interdiction du port des signes religieux.
 
> 79% sont insatisfaits du gouvernement Marois.
 
Ces «laïcs ouverts» se mesurent mieux à leur ouverture à l'immigration qu'à leurs convictions religieuses. Pour eux, la liberté de religion passe par la possibilité pour un individu d'afficher sa foi, de porter des signes religieux. Très majoritairement, à 85%, ils estiment que l'État doit être laïque, et seulement 41% d'entre eux, bien moins que la moyenne des répondants, estiment «appartenir» à une religion. Les «urbains» y sont sur-représentés. Dans ce groupe, on trouve plus de femmes, d'anglophones et de personnes généralement plus scolarisées.
 
Le «laïc fermé»
(21% de la population)
 
Pour lui, la religion relève uniquement de la sphère privée.
 
Archétype selon CROP:
 
Guy Rocher, sociologue
 
«La laïcité, point! Si on est obligé d'ajouter un adjectif, cela prouve qu'elle est incomplète ou affaiblie.» (Entrevue publiée dans La Presse)
 
Points saillants:
 
> 57% d'entre eux appuient la Charte.
 
> 66% sont pour l'interdiction de signes religieux visibles.
 
> Ils ne croient pas que la religion catholique devrait avoir un statut spécial (22% seulement d'appui à cet énoncé).
 
> Ils se partagent surtout entre le PQ et la CAQ - seulement 13% sont au PLQ.
 
Seulement 1 laïc fermé sur 10 juge que la religion est importante. Pour eux les néo-Québécois devraient s'intégrer davantage. Ils pensent que la Charte doit établir la neutralité religieuse; seulement une personne sur quatre accepte de permettre aux villes, aux hôpitaux et aux universités de se retirer de l'emprise de la future Charte Le «laïc fermé» est plus souvent un homme et on le retrouve surtout dans les couronnes de Montréal. Neuf fois sur dix, il est francophone.
 
(...)

Cette analyse se trompe allègrement en affirmant que les catholiques, comme par exemple le maire Jean Tremblay, appuient cette charte qui porte atteinte aux libertés de conscience et de religion!.

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Le parti Québécois et la CAQ ouvert à l'euthanasie pour les personnes démentes

Sur le site du journal Le Soleil du 18 septembre 2013 :

 

(La députée et critique de la CAQ, la Dr Hélène Danault, favorable à l'euthanasie des personnes démentes dès le début de leur maladie...)

 

 

(Québec) Le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) sont ouverts à ce que l'aide médicale à mourir soit éventuellement offerte aux personnes souffrant de démence, dont la maladie d'Alzheimer. Le Parti libéral semble vouloir limiter cette forme d'euthanasie aux seules personnes aptes à prendre la décision.
 
Mardi, en commission parlementaire sur le projet de loi 52 concernant les soins de fin de vie, la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, a bien accueilli la proposition du Collège des médecins afin que les personnes affligées de démence puissent également avoir accès à l'aide médicale à mourir. Pour l'heure, le projet de loi ne prévoit pas cette possibilité. Seules les personnes aptes à prendre une telle décision auront droit à l'aide médicale à mourir.
 
Le Collège des médecins, qui appuie le projet de loi, estime que des personnes inaptes devraient aussi avoir accès à l'aide médicale à mourir sous certaines conditions. Entre autres, un mandataire pourrait avoir été nommé par la personne qui désire bénéficier de l'aide médicale si elle développe une démence. La démarche devrait par la suite recevoir l'approbation d'un deuxième médecin.
 
Pour sa part, la critique en santé de la Coalition Avenir Québec, la Dre Hélène Danault, a souligné que les médecins voient de plus en plus, avec le vieillissement de la population, des cas de démence «qui occupent de plus en plus nos lits en CHSLD [centres d'hébergement de soins de longue durée]». Elle s'explique mal qu'on puisse refuser l'aide médicale à mourir à une personne dont la démence est à ses débuts. Cette forme d'euthanasie pourrait toutefois être appliquée au dernier stade de la maladie.
 
(...)
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10 000 euros d'amende à pépé (84 ans) pour avoir distribué des chaussons et une médaille miraculeuse à une femme enceinte...

Sur le site du journal Le Monde du 17 septembre 2013 :

 

 

 

 

Le dos est voûté, mais l'expression est franche. Avant l'arrivée des trois magistrats qui doivent prononcer son jugement, Xavier Dor, ancien pédiatre de 84 ans, opposant notoire au droit à l'avortement, regarde les bancs du public de la 31e chambre du TGI de Paris. "A-t-on quelques amis ici ?", demande-t-il avec le sourire de celui qui connaît la réponse. Environ cinq ou six "oui" timides lui répondent. "C'est parfait", lance-t-il, l'air satisfait.
 
Quelques minutes plus tard, Xavier Dor est condamné à 10 000 euros d'amende pour "délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (IVG)" lorsqu'il avait fait irruption, les 25 et 26 juin 2012, dans un centre du planning familial à Paris. Le parquet avait requis, fin juin, 8 000 euros d'amende et un mois de prison avec sursis, en insistant sur "la pression morale et psychologique" et "les actes d'intimidation" que le prévenu avait fait subir aux patientes. La condamnation est finalement plus lourde. En revanche, Xavier Dor a été relaxé par le tribunal correctionnel pour une manifestation anti-IVG devant l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Paris, en avril 2011, pour laquelle l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris s'était portée civile.
 
Pour Me Isabelle Thieuleux, avocate de la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac), association qui s'était constituée partie civile, ce jugement en demi-teinte n'est pas une surprise. "Il y a une vraie difficulté juridique à faire reconnaître le délit d'entrave à l'IVG lorsqu'il s'agit d'actions menées à l'extérieur des centres. En revanche, dès lors que l'action est menée à l'intérieur, le délit est constitué."
 
"D'UNE VIOLENCE INOUÏE"
 
Lorsqu'il avait fait irruption au planning familial en 2012, le fondateur et président depuis 1986 de l'association SOS Tout-petits avait pris à partie des patientes, remettant à l'une d'elles des chaussons tricotés et une médaille représentant la vierge Marie. Lors de l'audience en juin, une cadre commerciale de 42 ans avait décrit devant le tribunal son sentiment de "culpabilité" après cette intrusion. "Il était d'une violence inouïe."
 
Satisfaites de sa condamnation, les associations de défense du droit à l'avortement se sont dites "déçues du faible montant de l'amende au vu des ressources financières dont disposent les réseaux anti-IVG", a résumé Me Thieuleux. "Surtout, il est inacceptable que M. Dor ait annoncé, avant même le début du procès, qu'il mènerait d'autres actions, donnant un calendrier précis", a dénoncé Maya Surduts, militante de la Cadac.
 
De fait, à peine sorti de la chambre où sa condamnation venait d'être prononcée, Xavier Dor donnait "rendez-vous pour d'autres actions". "Nous irons à l'hôpital Tenon et à la maternité Port-Royal", a-t-il garanti, ses avocats ne se prononçant pas encore sur un éventuel appel.
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