40 Jours pour la Vie : un autre avortoir ferme ses portes
Sur le site de Riposte Catholique.fr du 14 février 2013:
(Les 40 jours pour la Vie dans 261 villes à travers le monde!)
La bonne nouvelle c’est qu’après l’annonce de la fermeture de l’avortoir de Lima (Ohio) qui a mis “au chômage” la vigile locale, une autre vigile des 40 Days for Life, celle de Greensboro (Caroline du Nord) qui s’apprêtait à se lancer une nouvelle fois dans la bataille de la vie, se retrouve sans emploi : l’avortoir local a également fermé et définitivement…
Venez vivre l'expérience de prières des 40 Jours pour la Vie! «Ce que vous avez fait aux plus petits d'entre les miens... »
Laissez un commentaire86% des Québécois pour une aide à mettre fin à leurs jours, selon un sondage Angus Reid
Sur le site du Journal La Presse du 14 février 2013 :
(Manifestation en France pour les soins palliatifs et contre l'acharnement thérapeutique et l'euthanasie)
(Ottawa, Ontario) L'immense majorité des Québécois, soit 86%, se dit en faveur d'une loi qui permettrait aux médecins d'aider des patients en phase terminale à mettre fin à leurs jours.
C'est ce qu'indique un sondage Angus Reid obtenu par La Presse. La firme a posé la question suivante à 804 répondants de la province: «Comme vous le savez peut-être, une commission provinciale chargée d'étudier les procédures d'euthanasie médicalement assistées a recommandé d'adopter une loi permettant aux médecins d'aider les patients en phase terminale à mettre fin à leurs jours. Tout bien considéré, êtes-vous pour ou contre cette idée?»
Seulement 10% des répondants ont affirmé y être opposés. La proportion d'indécis est de 4%.
Les personnes en faveur d'une telle mesure sont réparties presque également au sein des électeurs du Parti québécois, du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec. Le taux de réponse positive dans ces sous-groupes est respectivement de 93%, 84% et 86%.
Il faut parler des raisons de privilégier les soins palliatifs et d'interdire l'euthanasie. Trop de gens pensent qu'ils n'auront jamais accès à des soins de qualité en fin de vie.
Laissez un commentaireL'Association québécoise des retraités demande au Parti Québécois de placer les soins palliatifs en priorité...
Sur le site de l'aqrp.qc.ca :
(Le droit aux soins palliatifs pour tous les Québécois doit passer devant « l'économie » de l'euthanasie...)
Mourir dans la dignité: le PQ doit prioriser les soins palliatifs
L’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) réagit au dévoilement du rapport du comité Ménard sur la mise en œuvre des recommandations de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. « Changer le cadre juridique n’est pas la principale priorité. La Commission l’a démontré : l’urgence est au développement de soins palliatifs. Le PQ doit donner suite à ses engagements et prioriser les soins aux personnes en fin de vie », a déclaré la présidente de l’AQRP, Mme Lyne Parent.
Lors de la dernière campagne électorale, l’AQRP a réclamé la création de 200 nouvelles places de soins palliatifs dans l’ensemble du Québec, dont :
60 places à Montréal;
30 places en Montérégie;
16 places à Laval;
12 places dans les Laurentides;
12 places dans Lanaudière;
10 places en Outaouais;
10 places en Mauricie et Centre-du-Québec.
Rappelons que la première conclusion de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité se lisait comme suit : « Afin de répondre aux souffrances des personnes en fin de vie, le Québec se doit d’améliorer l’accès aux soins palliatifs ». Par la suite, dans sa réponse écrite aux demandes électorales de l’AQRP, le Parti Québécois (PQ) s’était dit « convaincu de l’importance d’améliorer l’accès aux soins palliatifs afin de répondre aux souffrances des personnes en fin de vie ».
L'AQRP est la principale association indépendante de retraités de l'État au Québec. L'AQRP se distingue également par son implication citoyenne soutenue en faveur des enjeux qui touchent toutes les personnes aînées et retraitées du Québec.
Ont-ils le pressentiment que le principal souci du Parti Québécois, c'est de pouvoir euthanasier les patients?
Laissez un commentaireÀ Saskatoon, la lutte à l'intimidation par les adeptes de la théorie du genre...
Sur le site de Radio-Canada du 13 février 2013:
(Une lutte à l'intimidation qui peut être une intimidation et une censure de la pensée critique sur certaines théories jugées « hétérosexistes ».)
Le conseil municipal de Saskatoon a proclamé lundi soir la période du 8 au 14 avril 2013 semaine de « la révolution rose », pour la prévention de l'intimidation.
(...)
Les organismes à but non lucratif qui mèneront cette campagne viseront spécialement les parents. Selon l'organisatrice Stephanie Meyer, plusieurs d'entre eux ne perçoivent pas chez leur enfant les signes pouvant leur indiquer qu'il est victime ou auteur d'intimidation.« La peur d'aller à l'école, prétendre d'être malade, le retrait des interactions sociales, la dépression et l'automutilation » chez l'enfant sont tous des signes à guetter, dit la gestionnaire responsable du marketing et des événements au centre communautaire Avenue pour la diversité sexuelle et des genres.
Dira-t-on aux parents qu'ils ne doivent pas avoir peur de l'intimidation et de la censure de la réflexion sur la théorie du genre?
Laissez un commentaireObama préfère soutenir l'avortement que les soins médicaux
Sur le site de C-Fam (via le salon beige) du 13 février 2013:
Laissez un commentaireWASHINGTON DC, 8 février (C-FAM) Les nominations des membres du Conseil Mondial du Développement par le Président Obama le mois dernier mettent en évidence son intention de mettre la priorité sur l’avortement plutôt que sur des questions de santé plus urgentes.
Obama créait il y a un an le Conseil présidentiel mondial pour le développement par « executive order » (décret exécutif d’exception en droit américain). Le Conseil rassemble douze experts de la société civile, du secteur privé, universitaire ou philanthropique. Dirigé par USAID, la direction américaine pour l’aide au développement, il conseillera le président et son administration sur tous les aspects de la politique américaine de développement dans le monde.
La nomination des neuf experts a été annoncée en décembre. Chose remarquable : la majorité d’entre eux est associée de près ou de loin avec des organisations vouées à la promotion des droits reproductifs et du contrôle des populations.
(Pour voir la liste cliquez ici...)Une étude récente sur la santé mondiale, évaluant le nombre de décès à mettre sur le compte de maladies précises, a conclut que 1,4 millions d’enfants sont morts de la diarrhée en 2010, alors que le décès de 37 000 d’entre eux est lié à l’avortement. Pourtant, des fondations aisées, des millionnaires et pays riches continuent à mener le débat mondial sur les questions de santé, recommandant aux femmes victimes de la pauvreté des pays en développement d’avoir moins d’enfants, et poussant en faveur de la légalisation de l’avortement lorsque la législation est restrictive.
Les financements alloués aux programmes de santé reproductive et de planning familial ont augmenté de 40% pendant la présidence d’Obama. Le budget USAID 2013 alloué à la santé reproductive s’élève à 530 millions de dollars. C’est bien plus que les budgets combinés de la tuberculose, des menaces à la santé publique, des pandémies de grippes, et du budget alloué aux enfants vulnérables, ou encore à la nutrition.
Être contre l'avortement et féministe est-il possible au Québec?
Sur le site du Journal de Montréal du 12 février 2013, une chronique de Sophie Durocher:
(La censure du lobby féministe contre les femmes pro-vie et pro-famille)
Le Châtelaine de mars présente un grand reportage intitulé L’ultime tabou. Le sujet: l’avortement tardif, passé 21 semaines. Un dossier sur l’avortement dans un magazine féminin ?
(...)
Louise Gendron, dans son éditorial, explique très bien les faits: comme féministe pro-choix, pourquoi n’a-t-on pas le droit de poser des questions sur les avortements tardifs ? Pourquoi certaines féministes refusent-elles toute discussion à ce sujet, de peur que ça mène à une re-criminalisation de l’avortement ?Je sais, je sais, comme féministe pro-choix, je n’ai pas le droit de poser ces questions. Et ça aussi, ça me trouble. Qu’on dise d’un côté que l’avortement est légal jusqu’à la naissance mais qu’on pellette le problème chez le voisin américain parce qu’on ne veut pas l’assumer. Qu’on refuse même d’en parler.
On serait mûrs, il me semble, pour une commission Naître dans la dignité.
La journaliste Mylène Tremblay parle aussi du tabou autour du sujet:
«Au ministère de la Santé et des Services sociaux, dans les CLSC, les cliniques privées et les centres de santé des femmes, l’information est protégée « pour des raisons de sécurité ». Comme si le simple fait d’en parler menaçait le droit des femmes et mettait des médecins en péril… »
Un témoignage en particulier m’a interpelée:
Annie Janvier, néonatologiste et éthicienne clinique au CHU SainteJustine, abonde dans son sens. « On pourrait au moins lui reconnaître une légitimité morale. »
Le fœtus est considéré comme un organe de la mère. À sa naissance, il passe de nonpersonne à personne à part entière.
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Éloge de la compréhension de la civilisation occidentale de Benoit XVI, par Mathieu Bock-Côté
Sur le site du Journal de Montréal du 13 février 2013, voici un extrait:
(Mathieu Bock-Côté, chroniqueur et penseur québécois)
(...)
Grand intellectuel
Il suffit d’aller lire les textes de Benoît XVI, avant comme après son accession à la papauté, pour prendre conscience de sa profondeur intellectuelle et philosophique. Benoît XVI réfléchissait à la crise de notre civilisation. Il cherchait à en comprendre les racines.
Il avait une obsession: la déconnexion entre la civilisation européenne et le christianisme. Il parlait de «déchristianisation». Une civilisation peut-elle survivre sans la foi qui l’a accompagnée d’une manière ou d’une autre sur deux millénaires?
Benoît XVI se demandait si à travers la détestation du christianisme, l’Occident ne détestait pas sa propre histoire. Une civilisation peut-elle abolir sa tradition spirituelle fondatrice sans saccager en même temps ses assises existentielles?
Car en renonçant au christianisme, les Occidentaux renoncent-ils seulement à l’idée de Dieu? Ne renoncent-ils pas aussi à une certaine culture? À une certaine vision de l’être humain? À toute une philosophie qui se trouve à l’origine de nos sociétés?
Plus encore, en renonçant à la culture chrétienne, notre société devient incompréhensible. Peut-on comprendre l’architecture de nos villes sans un minimum de culture chrétienne? Peut-on comprendre l’histoire des arts? Peut-on même comprendre l’histoire du Québec?
Car la religion n’est pas qu’une affaire de croyance personnelle. Elle structure une civilisation. Lorsqu’une religion s’effondre, c’est tout un univers mental qui se fracture et s’égrène. On assiste alors à un foisonnement de croyances loufoques.
Car ne croyons pas que nos sociétés sont désormais sceptiques. Faux. Elles croient plutôt à n’importe quoi. Le curé s’est fait remplacer par le gourou ou le coach de vie. C’est la grande spirituelle au profit des charlatans.
Éclatement du christianisme
L’effondrement du christianisme a placé la quête de l’absolu sous le signe de l’anarchie. La multiplication des sectes trouve en bonne partie son origine dans l’éclatement du christianisme. Cette crise frappe même intérieurement l’Église.
Autrement dit, Benoît XVI s’inquiétait de la déculturation des sociétés occidentales. De leur perte d’identité. De leur déracinement. Du relativisme généralisé qui s’installe dans un monde qui a remplacé Dieu tout puissant par le nombril tout puissant. Certains se demandent alors si les sociétés occidentales ne devraient pas se réapproprier leur tradition religieuse. Car après l’excitation de la libération, ne risque-t-on pas de faire l’expérience d’un profond nihilisme? Réapprendre le christianisme, cela ne veut pas dire recommencer à croire en Dieu. Cela veut dire savoir de quelle histoire nous sommes issus. Croyants et incroyants, nous partageons une même histoire: celle de l’Occident. Elle n’est pas honteuse.
Non, l'histoire de l'Occident, comme celle du christianisme, est loin d'être honteuse...
Laissez un commentaireUne pétition de 500 000 noms contre le « mariage » gai en France oblige le Conseil économique et social à l'examen

Sur le site du journal Le Devoir du 13 février 2013, on trouve un résumé de la situation :
(Jean-Christophe Fromentin, député des Hauts-de-Seine)
Laissez un commentaireParis — Après dix jours de débats houleux et quelques manifestations monstres, l’Assemblée nationale française a adopté en première lecture le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples d’homosexuels. Le texte controversé débattu depuis des semaines sur la place publique a été approuvé par une majorité de 329 députés contre 229 et dix abstentions.(...)
Les opposants ont à nouveau dénoncé une loi qui représente « une étape supplémentaire » dans la création d’un « droit à l’enfant » et qui ouvre la porte à la généralisation de la procréation médicalement assistée et à l’utilisation des mères porteuses, selon les mots du centriste Jean-Christophe Fromentin.(...)
La réforme promise par François Hollande en campagne électorale a donc franchi la première et principale étape du débat parlementaire même si le texte doit encore subir l’épreuve du Sénat à partir du 2 avril.
La procréation assistée reportée
Selon tous les sondages, le mariage entre homosexuels est approuvé par une majorité de Français. Ce qui n’est pas le cas de l’adoption et surtout de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes. (...)
Malgré la volonté de nombreux députés socialistes, la PMA a finalement été exclue du texte. La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, s’est alors engagée devant l’Assemblée nationale à en faire l’examen dès le printemps. Mais, devant l’ampleur de la polémique, le premier ministre a remis le tout à l’automne.
Une pétition contre le mariage gai signée par plus d’un demi-million d’opposants sera déposée cette semaine au Conseil économique et social. Pour la première fois depuis l’instauration d’un tel recours, en 2008, le Conseil devrait donc être tenu d’examiner les arguments des opposants et d’en faire rapport au Parlement et au premier ministre. L’UMP a annoncé qu’une fois le texte voté par les deux chambres, elle ferait appel au Conseil constitutionnel.
Penser solidairement la fin de vie : Excellente entrevue d'un médecin d'un service de cancérologie
Sur le site de mediapart.fr du 11 février 2013, cette entrevue de Marie Cosnay avec le Dr Fabienne Deyris Carcedo, médecin généraliste, travaillant depuis 10 ans dans un service de cancérologie et depuis 3 ans à domicile, comme médecin coordonnateur dans une structure d’hospitalisation à domicile:
- Diplômée de médecine généraliste (Bordeaux II).
- Titulaire du D.U. Douleur et du D.U. Soins Palliatifs (Bordeaux II).
- Titulaire du D.U. Cancérologie Clinique (Villejuif).
Praticien attaché au service de cancérologie médicale du Centre Hospitalier Intercommunal de la Côte Basque.
Laissez un commentaire(...)Non on ne part pas du principe que c’est important d’assister à sa propre mort. La plupart du temps les gens meurent dans leur sommeil ou dans un coma provoqué par la maladie elle-même. Pour quelqu’un qui s’étouffe ce n’est peut-être pas intéressant d’assister à sa mort. Dans un tel cas, on a la possibilité d’endormir le mourant, on dit qu’on le sédate.
Face à une fin de vie, on évalue les symptômes, on fait le point sur la pathologie et les risques encourus, on en discute avec le malade mais on n’en discute pas brusquement : ça vient petit à petit. Les peurs du mourir s’expriment puis on se met d’accord sur un processus. Qu’est-ce qu’on peut craindre le plus ? Mourir en s’étouffant - comme noyé. Quand un patient prononce cette peur-là, on a fait un grand pas. On est dans la violence des mots, on peut chercher une issue. La possibilité, c’est l’endormissement, grâce à un médicament de la famille des benzodiazepines. C’est un geste très protocolisé, on injecte progressivement le produit, très progressivement. Alors soit la crise, la maladie, emporte le malade et il meurt sans s'en rendre compte "en dormant", soit après la crise le malade se réveille se souvenant peu du moment car le produit a un effet amnésiant.
C’est un geste encore trop tabou. Les défenseurs de l’euthanasie disent que c’est un geste hypocrite. La réalité c’est : quelqu’un tient une seringue, injecte la solution progressivement dans le corps d’un malade pour qu’il s’endorme, recherche la dose nécessaire à ce seul endormissement sans intention d’accélérer ou de donner la mort.
C’est un geste qui intervient lorsqu’en toute fin de vie, les symptômes mettant en jeu le pronostic vital sont insupportables pour le patient. Je dis bien : insupportables pour le patient, pas pour l’entourage. Tellement sont fréquentes les différences de ressentis entre patient et l'ntourage. C’est un geste qui est, doit être, consenti au préalable par le patient. Pouvoir proposer cela à un patient qui présente ce risque et le comprend très bien, c’est important pour apaiser les craintes. C’est aussi lui signifier que dans ces moments-là, s’ils surviennent, on ne l’abandonnera pas
De nombreux soignants ont peur de ce geste. On touche là au tabou de la mort infligée.
C’est sans doute important qu’on ait peur de ce geste, qu’il soit un peu tabou ? En tout cas, que le soignant ait conscience de ce qu’il pèse ? Y a-t-il des prescriptions de cette injection sans consentement du patient ?
Il y a des prescriptions sans consentement du patient. Il y a en France une opposition entre la médecine curative et la médecine palliative et la fin de vie est peu abordée avec les patients atteints de maladie graves incurables. Il n’est pas étonnant, alors, que 80 ou même 90 % de la population demande une loi sur l’euthanasie par peur du souffrir et du mourir. Une loi sur l’euthanasie par peur d’une mort au déroulement insupportable pour soi et pour l'entourage….
L’euthanasie, voilà qui nous évite de penser au soulagement des souffrances. Le soulagement des souffrances, c’est pourtant notre travail, nous nous devons de le faire avec beaucoup de professionnalisme. Je veux dire par là que tous les moyens doivent être mis en œuvre pour soulager les douleurs. La loi Léonetti du 22 avril 2005 nous y oblige : malheureusement la prise en charge de la douleur est encore trop insuffisante, trop peu enseignée. Je déplore la méconnaissance et la sous-utilisation des traitements à base de morphine avec tous les tabous qui continuent à être véhiculés.
La morphine et ses tabous ?
Oui, des questions comme : est-ce que je vais devenir toxicomane ? Et par ailleurs : si on utilise de la morphine, c’est donc que c’est la fin ?
Alors on attend trop longtemps à l’utiliser pour soulager efficacement les douleurs.
Il faut imaginer que 80% des médecins déclarent n’avoir reçu aucune formation à la prise en charge de la douleur pendant leur cursus ! Le nombre d’heures consacré au module « douleur, soins palliatifs, anesthésie » peut varier entre 2h et 35h. En six ans d’étude….
La priorité de la médecine palliative est le soulagement de tous les symptômes d’inconfort en fin de vie. Les douleurs, bien sûr, mais aussi l’angoisse, les difficultés pour respirer, les nausées ainsi que des choses pourtant simples qui ne sont malheureusement pas toujours prises en considération comme la bouche sèche. Comment garder et avoir du lien avec l’autre…. Avec un conjoint à qui tant de choses sont encore à partager malgré la fatigue, lorsqu’une bouche est sèche au point que parler devient un gros effort. Comment recevoir un petit enfant que l’on a envie d’embrasser ou à qui on aimerait raconter une histoire lorsqu’une bouche est sale et malodorante… On est loin de la médecine technicienne.
Le soulagement des symptômes est notre premier devoir de soignant. Mais cela ne suffit pas il convient aussi de s’inscrire dans un projet de fin de vie afin de lui donner un sens.
Un sens à sa mort, alors ?
Plutôt un sens à sa fin de vie. Un sens jusqu’à la fin de sa vie. Le sens sera propre à chaque patient et le projet élaboré avec lui. Je ne sais pas si les gens acceptent de mourir. Mais nous écoutons ce qu’ils ont à dire, leur vie, leur fin de vie, leurs peurs, leurs angoisses. Parfois on peut prévoir tel ou tel cas de figure, on peut expliquer - et puis d’autres fois on n’a pas de solution mais c’est dans cet échange que naît la relation de confiance et que les craintes les plus profondes peuvent s’exprimer. Ecouter en se mettant au rythme de la personne malade suffit bien souvent à apaiser.
L’entourage aussi a des choses à dire, des craintes parfois éloignées de celles du malade. Nous devons être là pour lui aussi.
Ecouter, expliquer, rassurer, être là tout simplement.
(...)
La dignité d’un homme tient en son humanité, ce qui correspond à l’essence de l’homme. Le petit Larousse dit aussi que c’est le respect du à une personne ou à soi même. Elle est donc indépendante de l’âge, de l’état de santé, d’un handicap physique ou psychique…
Cette définition aujourd’hui est galvaudée car le mot de dignité est utilisé pour exprimer l’idée que je me fais de moi-même ou le regard que me porte autrui. Ce qui change complètement le sens.
Je me souviens d’une patiente qui avait rédigé des directives anticipées stipulant que pour elle sa vie ne vaudrait plus le coup d’être vécue à partir du moment où elle ne serait plus autonome pour sa toilette intime…. Et ce jour est arrivé, elle a exprimé avec étonnement que ce moment qu’elle redoutait était bien là mais qu’en aucun cas elle ne voulait mourir maintenant. Elle attendait la venue de sa petite fille, passait de bons moments avec son compagnon malgré une dépendance physique totale. Je ne dis pas, et elle ne le disait pas non plus, que cela lui était facile mais elle investissait sa vie d’une autre manière en s’adaptant et en déplaçant ce qu’elle avait pu nommer digne ou indigne.
Ainsi on entend des malades en fin de vie, des personnes âgées dire : « je ne sers à rien » « regardez ce que je suis devenue, ma vie n’est plus digne d’être vécue » « je suis de trop » « je suis un fardeau » (pour qui ?) Ce n’est pas la dignité qui se perd alors mais l’estime de soi. Que renvoyons-nous à ces personnes en écoutant ces mots, ces maux ? Que renvoie la société à ces hommes qui ne lui servent plus à rien ? Où est la notion de solidarité ? L’euthanasie comme réponse conforterait ces idées qu’on se fait, ce serait comme si alors la loi permettrait de répondre : « vous n’êtes plus digne de vivre mais vous avez encore la possibilité de mourir dans la dignité »
Le débat sur l’euthanasie est plus d’actualité que jamais puisque le Pr Sicard a rendu le 18 décembre 2012 au président de la République le rapport de la commission de réflexion sur la fin de vie. Le titre de ce rapport est « penser solidairement la fin de vie».
Ce qu’il montre avant tout c’est que selon les sondages d’opinion, 80 à 90% des français demandent une loi sur l’euthanasie : ils expriment une peur de la fin de vie insupportable, la peur de souffrir et de voir souffrir leurs proches. Ce rapport pointe du doigt le paradoxe de la médecine toute puissante à qui on donnerait le pouvoir (au nom de sa liberté de choix) d’abréger la vie en pratiquant des euthanasies.
Une chose est certaine, les citoyens, les patients ne sont pas satisfaits de l’écoute médicale. De gros progrès sont à faire dans l’écoute de la parole de l’autre, le soulagement des symptômes. L’accès aux soins palliatifs est trop inégal.
Les demandes effectives d’euthanasie sont rares et lorsqu’elles sont entendues par une équipe formée aux soins palliatifs dans le souci d’une prise en charge globale, la plupart disparaissent (soulagement des symptômes, écoute, travail sur l’estime de soi). Le constat de ce qui se passe dans les pays qui ont légalisé l’euthanasie et/ou le suicide assisté nous incite à être prudents : en effet l’étude des demandes et l’organisation de l’euthanasie sont faites par des associations pro-euthanasie. Le contrôle est a postériori… il porte plutôt sur le respect de la procédure, sans regard sur le respect de l’indication.
L’euthanasie correspond à la transgression d’un interdit, celui de donner intentionnellement la mort. Légaliser signifie changer la norme pour l’ensemble de la population, la loi ne s’occupe pas du cas particulier. Et la Loi Léonetti répond bien à la majorité des situations de fin de vie.
La loi Léonetti de son vrai intitulé « loi relative aux droits des malades et à la fin de vie » du 22 avril 2005 est très peu connue. Elle a permis de donner plus de droits aux patients notamment avec les directives anticipées qui permettent au patient de dialoguer avec le médecin et de rédiger ce qu’il veut ou ne veut pas en termes de soins pour sa fin de vie, ce dialogue si important à l’alliance thérapeutique. L’obstination déraisonnable (ce que la plupart des gens appellent « l’acharnement thérapeutique ») devient avec cette loi un interdit. La loi favorise la prise de décision en collégialité en privilégiant les souhaits du patient. Elle a fait du soulagement de la douleur un devoir du médecin.
Il faut faire connaître cette loi auprès des citoyens, des professionnels. Nous devons face à un patient atteint d’une maladie incurable en fin de vie penser la médecine en terme de confort, écouter les souhaits, les craintes du patients, réfléchir en termes de balance bénéfices / risques lorsque nous proposons ou arrêtons un traitement. Afin d’accompagner le patient « dans sa globalité » nous devons le faire en équipe pluridisciplinaire, aides soignantes, infirmières, psychologues, assistants sociaux et médecins. Les aspects de la fin de vie vont au-delà des préoccupations médicales, elles sont aussi existentielles, socio-économiques. Nous devons nous donner les moyens d’accompagner les personnes vulnérables en les respectant jusqu’au bout de leur vie. C’est le devoir d’une société de se donner les moyens de s’occuper de ses mourants.
J’aurais envie de citer pour finir le philosophe Paul Ricoeur. Il prend ces notes, rassemblées aujourd’hui sous le titre Vivant jusqu’à la mort[4] alors qu’il accompagne sa femme atteinte d’un mal incurable :
« C’est un autre regard que celui qui voit l’agonisant comme moribond, ayant bientôt cessé de vivre. Le regard qui voit l’agonisant comme encore vivant, comme en appelant aux ressources les plus profondes de la vie, comme porté par l’émergence de l’essentiel dans son vécu de vivant-encore, est un autre regard. C’est le regard de la compassion et non du spectateur devançant le déjà mort. Compassion vous avez dit ? Oui mais encore faut-il bien entendre le souffrir-avec que le mot signifie. Ce n’est pas un gémir-avec, comme la pitié, la commisération, figures de la déploration, pourraient l’être, c’est un lutter avec, un accompagnement à défaut d’un partage identifiant, qui n’est ni possible, ni souhaitable, la juste distance réglant la règle de l’amitié comme de la justice. Accompagner est peut-être le mot le plus adéquat pour désigner l’attitude à la faveur de laquelle le regard sur le mourant se tourne vers un agonisant, qui lutte pour la vie jusqu’à la mort, et non vers un moribond qui va être bientôt un mort. »
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[1] Procréation médicalement assistée
[2] Gestation pour autrui
[3] PR Sicard, Penser solidairement la fin de vie, rapport rendu le 18/12/2012.
Après avoir examiné les croyances sur l’homosexualité de l’organisme Crossroads, le gouvernement canadien maintient ses subventi
par Patrick B. Craine (Traduction CQV)Les néo-démocrates, l'opposition officielle du Canada, ont contesté Fantino sur la subvention, au cours de la période de questions, lundi.
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