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Une honte : Les plans d'assurances des communautés chrétiennes québécoises remboursent la pilule du lendemain

Il y a des situations peu glorieuse. La position des communautés catholiques canadiennes sur le remboursement de la contraception par leurs mutuelles d'assurances est vraiment, vraiment à passer sous silence à l'extérieur du pays tellement nous avons honte. Espérons que l'épiscopat américain n'est pas au courant de la profonde lâcheté de nos positions. Le journal La Presse du 11 février 2012 informe nos "paroissiens":

 Au Canada, les institutions et diocèses catholiques ne se gênent pas pour offrir la pilule contraceptive et celle du lendemain à leurs employées dans le cadre des régimes d'assurance médicaments.

Au Québec, ils n'ont pas le choix à cause de la loi provinciale. Mais en Ontario, le diocèse de Toronto mène une révolution conservatrice sous l'égide de l'archevêque Thomas Collins, futur cardinal et proche de Mgr Ouellet, et n'inclut pas ces deux médicaments. 

 «Notre régime d'assurance médicaments ne couvre pas la contraception parce que c'est contraire à la morale de l'Église», explique Neil MacCarthy, directeur des communications de l'archidiocèse de Toronto. «Nous en avons choisi un qui reflète cela.»

 Les évêques québécois, eux, magasinent en commun leur régime d'assurance médicaments. «Les plans privés au Québec doivent être au moins aussi complets que l'assurance médicaments publique», explique Jean-Jacques Martin, responsable des finances à l'archevêché de Montréal. «Mais on n'a jamais discuté de la possibilité d'exclure la contraception. On ne veut pas entrer dans la relation entre le médecin et la patiente.» La pilule du lendemain est aussi couverte si elle est prescrite par un médecin.

 Même son de cloche à la Conférence des évêques catholiques du Canada, dont les bureaux sont pourtant à Ottawa, dans une province où certains régimes d'assurance médicaments excluent certains médicaments, comme la contraception, pour diminuer les coûts. Selon l'Association des compagnies d'assurances de personnes, la plupart des plans à l'extérieur du Québec couvrent la contraception.

La question n'est ni abordée par les groupes de femmes ni par les catholiques conservateurs: tant la Fondation canadienne des femmes et l'Association canadienne pour la liberté de choix que Campagne Québec-Vie n'ont de réflexion sur le sujet.

 Mais à Toronto, où la Commission scolaire catholique est assaillie par des requêtes de parents voulant qu'elle reflète davantage les valeurs catholiques, la situation est plus délicate. Le syndicat des enseignants catholiques OECTA n'a pas voulu révéler à La Presse si le régime d'assurance médicaments inclut la contraception et la commission scolaire.

Les plans d'assurances des communautés québécoises remboursent la pilule du lendemain, c.-à.-d. paient pour les avortements médicamenteux de leurs employés. Il est difficile de descendre plus bas... Le journal La Presse demande si Campagne Québec-Vie a une réflexion sur le sujet? Nous aurions mieux aimé que jamais l'on ait eu à nous poser la question...

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Le président Obama fait semblant de reculer face à l'épiscopat américain...

Le journal La Presse du 10 février 2012 nous apporte cette nouvelle:

 

 

Le président des États-Unis Barack Obama a annoncé vendredi un compromis pour tenter de désamorcer une controverse sur le remboursement de la contraception qui a mis son administration sur la défensive ces derniers jours.

Aux termes de cet arrangement, les entreprises gérées par des institutions religieuses, par exemple certains hôpitaux, censées offrir à partir du 1er août 2013 une couverture maladie à leurs employés, ne seront pas obligées d'y inclure le remboursement de la contraception si elles s'y opposent, a expliqué M. Obama lors d'une courte intervention à la Maison-Blanche.

 

En revanche, cette responsabilité reviendra aux sociétés d'assurance-maladie, qui devront fournir gratuitement l'accès à la contraception à leurs assurées dans ce cas, a précisé M. Obama face aux journalistes.

«Le résultat sera que les organisations religieuses n'auront pas à payer directement pour ces services», a-t-il plaidé.

Certainement que les catholiques américains seront heureux de savoir que le président américain leur accorde de payer indirectement, par la hausse de leurs primes d'assurances, plutôt que directement, des services de contraception, de stérilisation et d'avortement que leur conscience leur interdit d'encourager!

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Eh oui, c’est reparti Mme Payette!

Mme Lise Payette, féministe aveugle comme l’étaient certains intellectuels français devant les crimes du communisme, vient de nous rappeler dans le Devoir du 10 février 2012, le rôle peu reluisant qu’elle a joué dans le combat pour l’élimination des enfants à naître.
 
Dans un article où l’argumentation aux relents sexistes ramène les mêmes poncifs sans valeur, Mme Payette nous donne l’exemple des ravages qu’à pu faire l’idéologie féministe sur une politicienne en partie responsable, par son mépris affiché du rôle de femme au foyer, du « Non » québécois au référendum de 1980.
 
Dans un texte agressif, Mme Payette affirme que la tentative du député Stephen Woodworth d’ouvrir le débat sur l’avortement est une façon implicite d’affirmer que les femmes ne sont pas capables de se « contrôler » elles-mêmes et que d’autres, sous-entendu les hommes, devraient le faire. Plus grave, elle affirme que c’est « un débat que nous avions clos ». Ah bon? Il y a un « nous » dont fait partie Mme Payette qui peut déterminer qui a le droit de parole et qui ne l’a pas, qui décide des débats que l’on peut ouvrir?
 
Dans le paragraphe suivant, Mme Payette explique ce qu’elle entend par le « nous ». Lors de son discours prononcé à l’Université de Montréal en 1969, Mme Payette se souvient des personnes en présence :
 
« J’avais devant moi des “spécialistes”, médecins, psychiatres, avocats, sociologues et membres de l’Église. Je me présentai avec le seul titre qui me paraissait approprié : j’étais une femme. »
 
Le seul titre approprié? Mme Payette ici est très imprécise sur le terme utilisé. Lorsqu’elle utilise le terme « femme », Mme Payette veut dire « féministe » et c’est aux seules féministes, auto proclamée, comme le fait présentement Mme Payette, porte-parole des femmes, qu’elle accorde le titre d’être « approprié ». Mme Payette n’a jamais parlé au nom des « Yvettes », ces femmes qui se sont senties humiliées par le mépris affiché par Mme Payette pour leur façon d’être femme qui ne convenait pas aux principes du « parti féministe ». Les féministes, c’est le « nous » qui clôt le débat, peu importe ce que peuvent penser les femmes et les hommes hors du « parti », la population en général.
 
Mme Payette avoue candidement qu’elle rappela dans son discours de 1969 qu’ « au Canada, même dans la clandestinité, 100 000 avortements avaient lieu chaque année ». Ah oui? Jamais Mme Payette ne citera l’étude rigoureuse qui prouvera ces chiffres, elle n’existe pas. Mme Payette ne sera pas la première, ni la dernière, à inventer des chiffres farfelus sur les avortements clandestins pour tenter de justifier la légalisation de l’avortement.
 
100 000 avortements est le nombre actuel d’avortements alors que la pratique est légale et que les médecins sont disponibles partout au Canada. Sachant que beaucoup reculent et s’interrogent devant une pratique illégale et devant la difficulté de faire un avortement clandestin, il est tout à fait raisonnable de penser que les chiffres étaient considérablement plus petits. Rappelons que pour la France, on a avancé le nombre de 400 000 avortements clandestins annuels comme argument, alors que les chiffres officiels dévoilés ultérieurement indiquaient… 40 000. Une petite erreur d’un « 0 », et l’on avait grossi par 10 le nombre d’avortements… De même aux États-Unis, l’ancien avorteur Nathanson reconverti en défenseur des enfants à naître témoignait qu’il avait inventé et gonflé au maximum les chiffres des avortements clandestins, dans son combat pour l’avortement légal.
 
Reprenons la lettre de Mme Payette. Elle se rappelle les "arguments" qu’elle a exposé dans son discours de 1969 : le fait que l’avortement soit demandé par des femmes mariées (comme si cela avait une importance), le fait que les femmes ne soient pas joyeuses de demander un avortement (Ah, il y a quelqu’un qui croyait le contraire?), le fait que les avortements se déroulent dans des conditions pénibles.
 
Ce dernier argument est toujours utilisé par les défenseurs du « droit » à l’avortement. Pourtant, il n’a pas plus de valeur que les deux premiers de Mme Payette.
 
« Je rappelais qu’une femme désespérée qui voulait mettre fin à une grossesse serait prête à tout essayer », dit Mme Payette.
 
Cette phrase est très importante car elle reconnaît que le geste de l’avortement clandestin, (mais en fait de tout avortement) est un geste de désespoir. Une solution de désespoir n’est jamais une solution.
 
Le même argument pourrait être utilisé par les défenseurs de cliniques de suicides assistés. Les suicides se font dans de mauvaises conditions hygiéniques et ils peuvent être très douloureux s’ils sont mal faits. Légiférons plutôt pour légaliser le suicide pour s’assurer que les conditions de l’exécution soient hygiéniques, douces, optimales. Un raisonnement des plus stupides…
 
L’avortement et le suicide sont deux gestes manifestant un désespoir profond. La réponse à ces gestes ne peut être de les encadrer pour qu’ils soient faits dans de bonnes conditions! Il faut vraiment avoir perdu la raison pour penser de cette façon.
 
Mme Payette ajoute que « L’avortement a été rendu accessible et pratiqué humainement par des docteurs qualifiés, évitant ainsi de priver des femmes du bonheur de mettre au monde un enfant désiré par la suite. » Il est difficile de trouver plus tordu comme façon de raisonner : l’avortement légal évite de priver les femmes du bonheur de mettre au monde un enfant désiré! La fausseté que Mme Payette veut laisser entendre, c’est que des avortements bien exécutés n’auront aucune séquelle pour la future mère. Bien entendu, Mme Payette ignore tout des traumatismes psychologiques et très souvent, physiques, laissés par les avortements « légaux », cela ne cadre pas bien dans son idéologie.
 
L’auteur oublie de mentionner aussi que les meurtres par tueurs à gages diplômés plutôt que par des amateurs évitent d’avoir des retombées comme la prison ou des représailles qui peuvent « priver les femmes du bonheur de mettre au monde un enfant désiré! »
 
Le dernier paragraphe du texte de Mme Payette, plus encore que tout le reste, devra être conservé pour être lu et étudié un jour dans les écoles secondaires du Québec. Pourra-t-on un jour trouver un exemple si flagrant au Québec d’un aveuglement idéologique aussi poussé, refusant absolument de voir la réalité, d’une personnalité politique ayant joué un rôle historique au Québec?
 
« Je ne pensais jamais avoir à redire, si longtemps après, que les femmes veulent être propriétaires de leur corps. Elles veulent être libres de se faire arracher une dent ou de léguer leurs yeux ou leur cœur s’ils peuvent encore servir. Elles veulent aussi être libres de demander un arrêt de grossesse quand les conditions ne sont pas réunies pour la mener à terme. C’est ce que j’ai réclamé pour moi et c’est ce que je veux pour toutes les femmes du monde. »
 
Le refus volontaire, total, de voir la différence entre un enfant à naître, totalement différent d’une partie du corps de la mère, d’une dent à arracher, d’un œil, d’un cœur. Les étudiants pourront-ils croire un jour qu’il y ait eu des gens aussi ... bêtes, publiés dans un journal destiné à l’élite intellectuelle d’un peuple, mais surtout, écoutées par une partie de cette élite? 
 
Nous vous encourageons à écrire vos commentaires au bas de l’article publié dans le Devoir, mais sachez que plusieurs de nos lecteurs nous signalent que leurs courriels respectueux contre l’avortement ont été censurés dans ce journal. Ce qui explique la quasi-inexistence de contre-argumentation. « Libre de penser comme nous », devrait être la nouvelle devise du Devoir qui a mis de côté le « Fais ce que dois », totalement non représentatif de la ligne éditoriale du journal.
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The hush on post-abortion distress: unveiling the grief

After reading a letter submitted by a woman who had an abortion on LifeSiteNews.com, I could not help but think to myself, how many other women have a similar story to share? How many other women have come through the deep end and struggle to live in peace after a decision that tore their lives (and that of their child)?

I wish the platform for post-abortive issues were more open to public conversation. I feel that interaction with women who themselves made the ‘choice’ of aborting would help prevent struggling women from making the same devastating decision. Unfortunately, as it stands, the crime of abortion is only spoken of using so-called “politically-correct” (and morally fraudulent!) jargon: “freedom of choice”, “women’s rights” (and what about children’s rights?), “my body, my choice”...but how many women, men, and families have suffered from the killing of their unborn child?

Notice I say men and women- because yes, men are also hurt by the horrors of abortion, for when they conceive a new being with a woman, they willingly partake in God’s act of life- and when they neglect the existence of that tiny being and fail to support the woman they have physically committed to, they also suffer the guilt, frustration, and sadness that follows. 

A recent meta-analysis published in the British Journal of Psychiatry revealed that women having abortions experience an 81% increased risk of mental health problems. If anyone is wondering why Post-Abortion Syndrome is not spoken of or acknowledged by the medical community, one must also wonder what political motivations exist to hide the truth on the physical and psychological impacts of abortion.

A final point of interest: If the whole abortion industry really has in mind the best interest of women, why don’t they perform a regular post-abortive check-up to ensure that women are really free of mental and physical agony post-abortion? As far as emotional reactions are concerned, the The Montreal Morgentaler facility website simply states that if psychological persists after one week or so, you may need a referral for “post-abortion counselling”- so really, do they honestly believe that women resume life normally after aborting their child?

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Voir le problème démographique au Québec sans en reconnaître les causes

Le journal le Devoir du 10 février 2012 publie un article de l'éditorialiste Jean-Robert Sansfaçon sur le problème criant de la démographie québécoise. Mais pas un mot sur les 30 000 avortements annuels... Il ne semble pas y avoir de lien! Le journaliste écrit:

 

Les résultats du recensement de 2011 confirment ce que nous savions déjà: la population du Québec croît moins vite que celle de toute autre province à l'Ouest, et notre place dans la fédération rétrécie chaque année un peu plus. Cela comporte son lot de conséquences au sein de la fédération, mais surtout à l'intérieur même du Québec, où il faut compenser cette lente croissance par des gains de productivité qu'on ne voit pas poindre.

Les "gains de productivité"! Voilà la solution miracle pour beaucoup de québécois. Est-ce que ces québécois aimeraient également remplacer notre harfand des neiges, symbole du Québec, par l'autruche?

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Réplique au chef du parti socialiste français, François Hollande, sur l'euthanasie

Dans le magazine Valeurs Actuelles, que l'on peut retrouver via le site du Salon Beige, se trouve une excellente et concise réponse, du philosophe Pierre-Olivier Ardouin, à la question de l'euthanasie soulevé par le candidat à la présidentielle française, François Hollande. À lire en entier:

 

 

Le débat sur l’euthanasie est près de s’enflammer à nouveau depuis que François Hollande s’est engagé à la légaliser s’il était élu à la présidence de la République : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour finir sa vie dignement. »

Si la formulation semble rassurante, l’arrière-plan philosophique du propos censé légitimer l’administration médicale de la mort est redoutable. Derrière le discours, il y a en effet l’idée pernicieuse que le geste euthanasique permettrait de conserver la dignité, autrement dit, serait une solution pour celui qui estimerait être sur le point de la perdre. Or, si, sur le plan psychologique, on ne peut nier que la personne qui voit se flétrir son corps et ses facultés puisse éprouver le sentiment d’une dignité diminuée, on ne doit pas perdre de vue qu’au-delà de toutes nos appréciations subjectives, le malade possède une dignité inhérente fondée sur le seul fait d’appartenir au genre humain. La dignité n’est pas un attribut qui peut être mesuré sur le plan quantitatif, c’est une qualité dont l’être humain jouit par nature. Elle est le signe de la valeur inconditionnelle accordée à la personne et ne dépend ni du regard posé par autrui ou la société ni de l’idée que l’on s’en fait soi-même. C’est justement au nom de cette loi fondamentale de notre civilisation que le Conseil de l’Europe a réitéré, dans sa résolution du 25 janvier dernier, sa condamnation ferme de toute pratique de suicide médicalement assisté ou d’euthanasie.

La seconde thèse avancée par le candidat socialiste pour autoriser l’euthanasie est celle qui consiste à dire qu’elle serait justifiée dès lors qu’elle serait librement choisie. À ceci, nous pouvons émettre deux objections. La première est que ce pseudo-argument laisse de côté le fait que l’euthanasie n’est et ne sera jamais le lieu d’exercice d’une liberté purement isolée. En effet, les promoteurs du droit à la mort se focalisent sur la demande et les procédures garantissant le bien-fondé du consentement libre du malade, oubliant l’autre moitié du contrat : la réponse qu’il faut apporter à cet appel. On se retrouve devant le paradoxe d’une liberté impuissante qui a besoin de la puissance d’agir des autres pour être effective, instrumentalisant les soignants et détruisant par là même l’essence de leur vocation, qui est d’être au service de la vie humaine. Avec la philosophe Suzanne Rameix, on peut y voir une « volonté de renverser le pouvoir médical en exerçant à son tour un pouvoir sur le professionnel de santé, en l’utilisant comme un prestataire de services pour l’exercice d’une préférence individuelle » (rapport de l’Assemblée nationale Solidaires devant la fin de vie, La Documentation française, page 122).

La deuxième objection est que la demande de mort d’un malade n’est souvent que l’expression d’un appel au secours et non celle d’une liberté idéalisée. Pour une personne en fin de vie, la vie et la mort ne se présentent pas comme deux options également ouvertes, car la vie n’est simplement plus envisagée comme une issue possible au dilemme. C’est au contraire la mort qui s’impose à l’esprit du malade : tout en se croyant libre, il se précipite en fait dans la seule voie qui s’ouvre à lui, comme le dit Axel Kahn : « La demande de mort émane toujours d’une personne pour qui la vie est devenue insupportable et qui estime qu’elle n’a pas d’autre choix que de l’interrompre. C’est tout à fait le contraire d’une liberté, et il convient, une bonne fois pour toutes, de tordre le cou à cette idée selon laquelle la demande d’euthanasie serait de ces libertés glorieuses pour lesquelles on est prêt à se battre parce qu’elles sont un idéal de vie. Ce n’est jamais cela. » (Ibid., page 117.)

Le parti pris idéologique du candidat socialiste ne témoigne-t-il pas d’une profonde méconnaissance de la question ? À moins que la gauche – on n’ose le croire – escompte limiter les dépenses de santé en ces temps de crise budgétaire en faisant de l’euthanasie une variable d’ajustement économique ? Il est vrai qu’une injection mortelle de chlorure de potassium coûte moins de un euro tandis qu’une journée d’hospitalisation en réanimation dépasse les 1 500 euros.

Il est enfin tout bonnement faux d’affirmer que les malades n’auraient d’autre alternative que subir la dégradation de leur santé et son lot de souffrances ou obtenir l’euthanasie qui les ferait paisiblement passer de vie à trépas. En récusant tant l’acharnement thérapeutique que la piqûre létale, en créant un droit individuel aux soins palliatifs, la France a su au contraire faire le choix de la sollicitude humaine envers les plus fragiles et tracer une voie originale pour le respect de la dignité des malades, regardée avec intérêt par de nombreux États européens. Ce n’est certainement pas le moment d’abdiquer un modèle qui nous tient à la hauteur de notre dignité d’hommes et dont la remise en question nous conduirait aux pires errements. Pierre-Olivier Arduin, docteur en philosophie

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Au secours des parents

De plus en plus, que ce soit par nos gouvernants, nos fonctionnaires, les spécialistes de la santé, les parents sont perçus comme des êtres incompétents, un mal nécessaire parce qu'on a pas réussi à trouver le financement pour les remplacer auprès de leurs enfants.

Mathieu Bock-Côté, dans le journal 24h du 9 février 2012, épingle un point sur lequel, encore une fois, les parents doivent supporter le regard hautain des professionnels...

Définissons ainsi l'État thérapeutique: il s'agit d'un État qui infantilise sa population, qui la décrète fondamentalement irresponsable. Il faudrait la rééduquer, parce qu'il sait mieux qu'elle ce qui est bon pour son avenir.

 Les ayatollahs en sarreau de la santé publique n'aiment pas la vie. À moins de la mettre dans un bocal. Leur but: contrôler les moindres racoins de l'existence. Ils dépistent partout de mauvais comportements. Pour les censurer.

 Ne mange pas! Tu pourrais engraisser! Ne bouge pas! Tu pourrais tomber! Ne cours pas! Tu pourrais t'écorcher. Ne voyage pas. Tu pourrais te faire kidnapper. Merci docteur! Grâce à vous, nous nous sentons bien asséchés. On pourra ainsi se momifier en toute tranquillité.

 L'enjeu, c'est la responsabilité des parents. Les experts en santé publique ont décrété ces derniers irresponsables. S'ils n'élèvent pas leurs enfants en prenant pour bible le guide alimentaire canadien, on voudra les leur retirer et les confier à la DPJ. J'exagère. Mais à peine.

 On aurait envie de leur dire: foutez-nous la paix. Déguerpissez de nos vies. Je pourrais aussi le dire grossièrement. Mais je resterai poli.

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Le président français Sarkozy refuse le "mariage gay"

Le journal Métro du 9 février nous apporte cette réserve du président français face au mariage et à l'adoption par les personnes de même sexe.

 

 

PARIS - Le président Nicolas Sarkozy, qui devrait prochainement annoncer qu'il briguera un second mandat, se prononce contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe. Dans un entretien au "Figaro Magazine", le futur candidat de droite considère qu'il ne faut ni "brouiller l'image" du mariage, ni "inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille".
 

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Sur Ligne directe : la dégradation de la moralité en Occident

À l’émission Ligne Directe du 9 février 2012, il sera question l'invité, M. Stéphane Gagné, de la condition morale qui se dégrade de plus en plus en Occident.

M. Stéphane Gagné est le fondateur du Réseau Chrétien de la Société Québécoise. Ce réseau se donne pour objectif d’informer les chrétiens sur les questions de morale et d’éthiques sociales qui sont en constante évolution et qui bouleversent notre société. Selon M. Gagné, les chrétiens doivent prendre leur place dans les débats sur ce type de questions qui nous concernent tous.

Visitez le site internet du RCSQ: http://apdgranby.org/stephanegagne/

Pour visionner l’émission, allez sur le site : http://www.labibleparle.com/

Pour communiquer avec Ligne Directe : [email protected]

Vous pouvez visionner les émissions précédentes à l’adresse suivante : http://www.labibleparle.com/archives.html

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Lettre d'une ex-féministe

emancipation-155792_640.pngNous vous avons fait part il y a une semaine de l'étonnant texte élogieux concocté par Mme Denise Bombardier, sur le féminisme.

Sur le site du RCSQ, Une ex-féministe répond à Mme Bombardier, avec la compréhension de quelqu'un qui a expérimenté les dérives de cette idéologie:

 

Mme Bombardier,

En lisant votre chronique « Le corps des femmes », j’ai eu la confirmation de deux choses : la révolution féministe a réussi à brouiller les esprits les plus éclairés, et les religieux d’antan étaient des personnes bien averties.

Vous semblez avoir été choquée que les religieuses de votre jeunesse aient mis en garde toute une génération contre l’impudicité.

Vous semblez ne pas avoir compris que ces religieuses savaient que les femmes attirent les regards. Elles mettaient les filles en garde en espérant peut-être les éveiller à leur pouvoir de séduction?

Elles savaient que les hommes étaient attirés par la beauté des femmes. Pas parce que dans chaque homme sommeil un violeur… Pas non plus « parce que toutes les religions ont des problèmes avec les femmes ». Non. Simplement parce que les femmes sont belles et qu’elles attirent les hommes. C’est dans la nature humaine !

Certains religieux étaient fortement teintés de jansénisme, j’en conviens, mais au moins ils avaient la lucidité de reconnaître que « la force sexuelle peut faire décoller une fusée » !

De nos jours, on semble avoir occulté la réalité humaine la plus élémentaire : les hommes et les femmes sont fait pour s’aimer et pour s’unir!

C’est à cet amour, à cette union et à cette force d’attraction que la révolution féministe s’est attaquée, et cette charge a fait des millions de victimes depuis 40 ans.

Selon vous, et selon toute révolutionnaire endoctrinée qui se respecte, la révolution féministe « n’a pas fait de victimes, n’a pas construit de camps de la mort, n’a pas semé la terreur, n’a muselé personne, n’a violé aucune loi et n’a imposé aucune barbarie » !

En s’attaquant à la complémentarité des femmes et des hommes, la révolution féministe a pourtant tout fait cela!

Elle a rejeté la seule vraie et grande réalité humaine : la femme est différente de l’homme et elle l’attire ! Il n’y a rien de plus beau que le corps d’une femme ! Et rien de plus puissant que le désir d’un homme ! Et cela est beau !

C’est pour protéger cette beauté que la « morale officielle » de l’Église catholique s’oppose encore aux relations sexuelles hors mariage – faut-il spécifier que c’est Dieu et pas l’Église qui l’a formellement suggéré à Moïse?

Il y a 3500 ans, ça tombait sous le sens qu’on voulait protéger les femmes et les enfants des unions polygames ! Et aujourd’hui? Est-ce si différent? Regardons autour de nous et soyons honnêtes : si on attendait un an, et qu’on s’engageait dans le mariage avant de copuler, tous les maux de société que nous connaissons feraient un bon fulgurant en arrière!

La révolution féministe a pour but premier de rejeter la complémentarité des hommes et des femmes. Ses théories, martelées de façon transversales depuis 40 ans aux jeunes générations occidentales, affirment que la différence sexuelle asservie les femmes et que pour se libérer, elles doivent nier la nature et leur nature, les obligeant à séparer leur sexualité de leur pouvoir de procréation.

Les théories féministes ont réussit à désensibiliser les femmes jusqu’à les convaincre que l’avortement devait être un « droit ». N’avez-vous pas, Mme Bombardier, réalisé un film à ce sujet? Un film qui démontrait l’égoïsme outrancier de certaines femmes et l’inconscience monstrueuse de certaines autres?

Les 100 000 avortements annuels au Canada, et les 30 000 autres au Québec, ne sont pas des gestes isolés ; ils sont le fruit d’une révolution qui n’en a que pour le « corps des femmes », et rien d’autre !

Il est évident que la libération des femmes était nécessaire, mais la révolution féministe, elle, n’a rien fait de glorieux : elle s’est approprié le combat des épouses et des mères qui luttaient, à l’origine, pour leur famille… et pas uniquement pour elles-mêmes et leur corps!

Vous affirmez, Mme Bombardier, que « …toutes les religions ont des problèmes avec les femmes ». Eh bien, je voudrais vous apprendre que même la révolution féministe a des problèmes avec les femmes!

Ces révolutionnaires imposent leur façon de concevoir l’amour et la sexualité jusque sur les bancs d’école en méprisant les parents. Au Québec, elles ont conçu un modèle unique pour toutes les femmes, prétendent parler en leur nom et les méprisent lorsqu’elles sont en désaccord avec leurs théories marxistes anti-conjugales, anti-familiales et anti-religieuses.

La guerre des sexes est au cœur de chacun de nous. Il est le Mal qui nous gruge et qui nous pousse vers la méfiance et la domination plutôt que vers la confiance et l’amour. C’est ça l’histoire d’Adam et Ève : un récit étiologique, c’est-à-dire une histoire qui se vit aujourd’hui en nous et autour de nous.

Le mouvement de libération des femmes voulait remettre cette confiance et cet amour au cœur du couple humain déchiré. La révolution féministe l’a rejeté pour ne s’occuper que de la femme et la modeler à sa guise.

Cette révolution a instauré la suprématie de la femme au détriment de tous : ses victimes sont des familles brisées, des enfants écartelés et des grands-parents abandonnés ; ses camps de la mort se nomment « cliniques », « CLSC » et « hôpitaux » ; ses détracteurs sont muselés et terrorisés devant la soumission généralisée des occidentaux, prisonniers de sa rhétorique victimaire.

En changeant les lois au gré de ses désirs depuis 40 ans, la révolution féministe a pu éviter de les violer ; c’est ainsi qu’ont procédé la plupart des révolutionnaires arrivés au pouvoir dans le passé, et que nous qualifions de barbares aujourd’hui.

Le temps saura donner raison à la résistance.

Marie-France Lavoie

Ex-féministe

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