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Réplique à Laurent McCutcheon président de Gai écoute sur l'opposition des Français au «mariage» gai

Sur le site du journal La Presse du 23 janvier 2013, le président de Gai écoute, M. Laurent McCutcheon, exprime son incompréhension du refus des Français du «mariage» gai et de l'adoption pour les partenaires de même sexe. Voici quelques extraits commentés de cet article : 

 

« Tout a été dit dans les deux camps opposés. Inutile de débattre des questions philosophiques, religieuses, démographiques, sociologiques. Admettons plutôt certains faits. »

Ah, pourquoi M. McCutcheon craint-il le débat? Serait-ce que l’argumentation du million de Français qui ont manifesté contre le « mariage » gai pourrait avoir des répercussions au Québec?
 

 « Oui, le mariage est une institution. Oui, les grandes religions rejettent l'idée que le mariage puisse être ouvert aux couples de même sexe. Oui, un couple formé de deux hommes ou de deux femmes est un couple biologiquement stérile. Oui, historiquement, les enfants ont eu deux parents de sexe différent et historiquement, le mariage a été contracté par un homme et une femme. »

Par exemple que le mariage contracté par un homme et une femme n’est pas une question historique, car il dépasse complètement le cadre de l’histoire (partie du passé postérieure à l’apparition de l’écriture). Il précède et surpasse le cadre historique. Le mariage, intrinsèquement union d’un homme et d’une femme, est l’institution naturelle et universelle de la fondation d’une famille. Peu importe les vicissitudes de l’histoire… le mariage n’est pas la création des pouvoirs publics.
 

« Pourquoi pareil tollé en France alors que chez nous, le mariage gai n'a pas fait de grandes vagues et que les rues n'ont pas été envahies par des opposants? »

Peut-être parce qu’au Québec, le pouvoir de la censure et de certains lobbys gais capable d’exercer un terrorisme intellectuel en qualifiant quelqu’un « d’homophobe » en fait taire plus d’un. Même si vous avez des amis homosexuels, selon la folle définition québécoise, le simple fait de ne pas trouver que l'homosexualité soit épanouissante fait de vous un homophobe. Une «attitude négative» envers l'homosexualité, et vous voilà taxé d'homophobie! Est-ce si étonnant que les Québécois n'aient pas eu la liberté de dire leur opposition dans ces conditions? Les Français ont encore une liberté de parole, pour l’instant…
 

« Selon les sondages, les Français seraient majoritairement en faveur du mariage homo alors qu'ils seraient beaucoup moins nombreux à être favorables à l'adoption des enfants par un couple de même sexe. »

Il est vrai que les Français sont actuellement majoritairement en faveur du « mariage » homosexuel, mais cette tendance est à la baisse et se rapproche visiblement des 50 %. Par contre, les Français sont fortement contre l’adoption et la procréation médicalement assistée par les partenaires de même sexe.


 

« L'expérience québécoise et canadienne devrait guider la France. Des milliers de couples de même sexe sont mariés, ont adopté des enfants ou ont eu des enfants par insémination et d'autres ont adopté ceux de leur conjointe ou conjoint. »

Ce qui se passe au Québec est totalement inacceptable. Un enfant n’est pas un objet commercial que l’on fabrique pour ceux qui en veulent! Les droits de l’enfant priment sur les privilèges demandés par certains groupes de notre société. Vraiment, la réprobation française de l’adoption et la procréation médicalement assistée devrait guider l’expérience québécoise et canadienne, tragique dans ce domaine, vers une porte de sortie bénéfique pour l’enfant.
 

« Depuis de très nombreuses années, des enfants ont été éduqués par des couples de même sexe et le consensus scientifique confirme que les enfants de ces couples se développent de manière comparable à ceux des couples de sexe différent (American Academy of Pediatrics, 2002). La qualité de l'éducation et les relations harmonieuses dans le couple contribuent d'avantage au développent de l'enfant que le sexe des parents. »

Consensus scientifique ? Il n’y a certainement pas de consensus scientifique alors que de nombreux psychologues, sociologues, etc. se sont prononcés clairement contre l’adoption d’enfants par les partenaires de même sexe.  La seule étude reconnue comme répondant aux critères d’une recherche sérieuse et scientifique montre les effets négatifs d’une « homoparentalité »… Dire que « la qualité de l’éducation et les relations harmonieuses dans le couple contribuent davantage au développement de l’enfant que le sexe des parents » est une accusation gratuite, sans fondement. La souffrance des enfants qu’on a volontairement privés d’un père ou d’une mère est depuis toujours, source de romans et d’études psychologiques plus ou moins sérieuses, mais combien documentées. On peut se rappeler le titre du livre, devenu aujourd’hui un proverbe, de « père manquant, fils manqué »…
 

« Enfin, si l'on devait s'en remettre à l'Histoire pour déterminer nos droits, l'esclavage serait toujours existant, les femmes seraient soumises à l'autorité de leur mari et n'auraient pas le droit de vote, et la procréation assistée et le droit à l'avortement n'auraient jamais vu le jour. Souhaitons que les Français acceptent que le futur soit différent du passé. »

Comme explicités plus tôt, nous ne nous en remettons pas à l’histoire, c’est plutôt à l’histoire de respecter cette institution naturelle de la société et de la famille, qu’est le mariage, constitué d’un homme et d’une femme.
 

« Rappelons à nos amis français que personne n'a jamais demandé la permission à un gouvernement pour faire des enfants, et cela continuera ainsi. Les enfants sont là et d'autres naitront. » 

Les Français sont certainement, tout comme nous, parfaitement d’accord avec cette assertion. Nous nous battrons jusqu’au bout pour que les personnes homosexuelles, comme toute autre personne, aient le droit de se marier et d’élever des enfants nés naturellement de cette union. Mais tout comme les Français, nous disons non à l’adoption et à la procréation assistée pour des partenaires de même sexe.
 

« La question doit plutôt être : veut-on assurer un avenir honorable et sécuritaire aux enfants des couples de même sexe ou veut-on les laisser sans protection véritable? Comprendre cela devrait éviter que les Français se braquent de façon insensée. » 

D’abord, si comme chez les Français, l’adoption était refusée aux partenaires de même sexe, ce serait une question pratiquement réglée, pour le bien de l’enfant. Le bon sens des Français prévaut sur cette question. Et pour ce qui est des partenaires de même sexe où l’une des personnes impliquées a un enfant, cet enfant a déjà un parent qui s’occupe de lui. Dans le cas où ce parent décéderait, les autorités compétentes décideront de la personne ou du couple qui pourra adopter cet enfant, selon son plus grand bien. Ce qui n’empêchera pas l’enfant d’avoir de grands amis, l’ami (e) de son parent éventuellement.
 

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Témoignage d'espérance d'un jeune handicapé, dans le journal Le Nouvelliste

Sur  le site du journalLe Nouvelliste du 22 janvier 2013:

 

(La rivière Batiscan)

(Montréal) C'était le 13 juin 2007. Il faisait beau et chaud. Entre un examen de fin d'année et le bal des finissants, Frédérik Cossette-Gélinas, 17 ans, a plongé avec entrain dans les eaux de la rivière Batiscan.

Lorsque l'adolescent a refait surface, le temps venait de s'arrêter et l'avenir allait se dessiner autrement.

Âgé de 22 ans, Frédérik se souvient avec exactitude de la violence avec laquelle sa tête a frappé le fond du cours d'eau, mais surtout de la décharge électrique qui a envahi tout son corps. Le diplômé du Séminaire de Trois-Rivières a subi une fracture de la vertèbre cervicale, le paralysant des pieds au torse. Frédérik est aujourd'hui tétraplégique. Il se déplace en fauteuil roulant.
(...)
«Au début, j'étais dans ma bulle», se souvient-il avant de supposer qu'il ne réalisait pas encore la gravité de la situation, laissant à sa mère la responsabilité de s'inquiéter pour deux.

 Lorsqu'il y repense aujourd'hui, Frédérik se dit qu'il a eu le bon réflexe. Au cours des cinq dernières années, le jeune homme ne s'est pas enfoncé dans la déprime, pas plus qu'il en a voulu au monde entier. Dès les premiers instants, Frédérik a fait face à la situation avec calme, voire avec sérénité.

 «Je ne me posais pas trop de questions. Je me disais: ''On verra...'' Ça ne changeait rien de m'en faire tout de suite avec ça», ajoute celui qui, dès les premières heures qui ont suivi le drame, recevait la visite de ses amis de Saint-Narcisse et du STR. Frédérik appréciait ce va-et-vient autour de lui. Sans le savoir, ses chums lui ont permis de garder la tête hors de l'eau. Leurs conversations d'ados l'empêchaient de trop réfléchir à ce que serait sa vie d'adulte handicapé.
Frédérik s'apprêtait à célébrer la fin de ses études secondaires quand il a plongé dans une section de la rivière qu'il croyait plus profonde. Forcé de laisser tomber son travail d'été dans une entreprise agricole de Saint-Narcisse et d'oublier sa rentrée en sciences de la nature au Cégep de Trois-Rivières, le jeune homme n'est pas resté inactif pour autant.

Après son hospitalisation à Sacré-Coeur, il a fréquenté comme un élève assidu l'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay et le Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, à Montréal. Pendant un an et demi, toutes ses journées étaient consacrées à apprivoiser son corps engourdi et à «débloquer les bras», pour reprendre son image.

Contrairement à ses jambes qui demeurent immobiles, les membres supérieurs de Frédérik répondent en partie à ses commandements. «Mes mouvements s'arrêtent aux poignets», indique celui qui a dû réapprendre à s'habiller et à se déshabiller, quitte à prendre une heure à chaque fois. Manger avec des ustensiles, se brosser les dents, utiliser un cellulaire... Tous ces gestes n'ont rien de banal quand tes mains refusent d'obéir au doigt et à l'oeil.

Deux ans à peine après son tragique plongeon, Frédérik a franchi les portes du Cégep de Trois-Rivières, bien décidé à poursuivre ses études là où elles avaient été brutalement interrompues. L'étudiant a mené une vie normale de cégépien si on exclut ses déplacements en fauteuil roulant et le fait qu'entre un cours et une bière au centre-ville, il devait se rendre au Centre de réadaptation InterVal pour maintenir ses acquis et la forme.

Une fois son diplôme d'études collégiales en main, en décembre 2011, Frédérik a accepté de se prêter à une délicate intervention chirurgicale. À vrai dire, il est un des rares au Québec à avoir subi un transfert des tendons. «Je dois être le 5e ou le 6e», dit-il avant d'expliquer que le transfert tendineux a pour but de renforcer les bras en plus de leur procurer une plus grande motricité.

À pareille date l'an dernier, Frédérik s'engageait de nouveau pour plusieurs mois de réadaptation, plus motivé que jamais à poursuivre sa quête d'autonomie. Sa détermination lui donne raison et confond les sceptiques. À l'automne dernier, il entreprenait à l'ÉTS des études universitaires en génie mécanique.

Frédérik vit seul dans un petit studio de la rue de la Montagne. Il bénéficie quotidiennement d'une aide à domicile, notamment pour aller au lit. «Il n'en manque pas gros pour que j'y arrive tout seul, mais avec les études, le soir, je suis crevé. Je n'ai pas le temps de prendre une heure pour me déshabiller et me transférer dans le lit», avoue celui qui préfère mettre ses énergies ailleurs.

 Cours, physio, sorties entre amis, visites à Trois-Rivières... Le quotidien de Frédérik est réglé au quart de tour. Il adore. Malgré son handicap, le jeune homme n'a jamais remis en question la poursuite de ses ambitions. Frédérik a accepté ce qui est arrivé et de vivre autrement.

«J'essaie d'avoir le rythme de vie que j'avais avant. Je ne veux pas changer trop de choses. Quand tu avances, tu ne vois pas le temps passer», rappelle-t-il tout simplement.
 

«Frédérik est épanoui et autonome. Il embrasse la vie. C'est mon héros!»

Il n'y a qu'une mère pour parler ainsi de son fils. Andrée Cossette est une femme pour qui tout est possible. Frédérik a de qui retenir. «Des barrières, on ne s'en met pas», affirme la vérificatrice générale de la Ville de Trois-Rivières.

Le 13 juin 2007, Mme Cossette était à l'emploi de la compagnie Abitibi-Consolitated, division Laurentide, lorsqu'elle a reçu l'appel d'un ami de Frédérik lui annonçant le terrible accident. Son monde à elle prenait aussi une autre direction. Paniquée puis inquiète, Andrée Cossette a cependant refusé de se laisser aller au découragement. Elle a imité son garçon qui, lui, s'est inspiré de sa mère. «On regarde en avant et on essaie de faire de notre mieux», souligne-t-elle.

Le courage de Frédérik est également directement proportionnel à l'esprit de corps de son frère Charles, 20 ans, un étudiant en économie à l'Université Laval. Il y a cinq ans, le frérot est devenu les bras et les jambes de Frédérik. Récemment encore, c'est Charles qui l'aidait à profiter de la plage de Punta Cana, en République Dominicaine.

L'été prochain, la mère et ses deux garçons aimeraient visiter la côte Ouest américaine pour le plaisir de s'imprégner de nouveaux paysages et de passer du temps ensemble. Pour Andrée Cossette, une urgence de vivre s'est imposée d'elle-même en juin 2007. À ses yeux, il n'y a pas de projets irréalisables. «Chaque petite bataille devient une victoire», répète-t-elle à qui veut bien l'entendre. Frédérik, le premier, a compris le message.

(...)

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L'ancien politicien Gilles Duceppe n'appuiera plus Développement et Paix et parle à travers son... bonnet.

Sur le blog de Gilles Duceppe du 11 janvier  2013 :

 

 

(Le politicien Gilles Duceppe, ancien chef du Bloc Québécois, chroniqueur au Journal de Montréal)

 

J’appuie depuis des années le mouvement Développement et Paix. Je cesserai malheureusement de le faire cette année, car l’orientation imposée récemment à ce groupe par le gouvernement Harper et les évêques canadiens ne correspond plus aux besoins des populations des pays qui recevaient son aide jusqu’à maintenant.
 
C’est encore une fois l’obsession idéologique de ce gouvernement, inspiré par une certaine droite religieuse, qui en est la cause. La question du planning familial est au centre de ce changement d’orientation. Le droit à l’avortement ne peut pour ces intégristes être considéré comme un moyen ultime, bien sûr, faisant partie du planning familial.
 
La politique du Vatican va plus loin : tous les moyens de contraception sont inacceptables! Comment peut-on s’opposer au port du condom en Afrique, par exemple, où sévissent l’extrême pauvreté et la mortalité infantile? Comment peut-on prêcher des principes religieux qui n’ont rien à voir avec la foi dans des pays qui font face à des épidémies de sida?
 
Je trouve ces comportements non seulement inhumains, mais carrément criminels. Je n’appuierai donc plus un mouvement qui s’aligne sur de telles orientations.
 

Un bel exemple d'ignorance de la part de l'ancien chef bloquiste Duceppe. Mère Teresa enseignait la méthode Billings et l'enseignement de l'Église approuve les méthodes naturelles de régulation des naissances depuis maintes décennies. Contrairement aux méthodes contraceptives, elles sont vécues dans un esprit d'ouverture à la vie et non dans un esprit de refus de l'enfant à tout prix... Elles sont efficaces à 98%.

Alors que l'Ouganda, qui enseigne la chasteté et la fidélité en premier aux jeunes, avant de leur parler du condom, est le pays africain où l'épidémie de sida a le plus régressé, Duceppe parle encore du condom comme d'un moyen efficace pour combattre l'épidémie, ce que démentent les faits.

Pour paraphraser M. Duceppe : Je trouve l'ignorance de M. Duceppe non seulement abyssale, mais carrément dangereuse. Je n'écouterai donc plus un politicien qui s'aligne sur de telles aberrations.

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Euthanasie : bilan catastrophique

L'émission «Second Regard» à Radio-Canada, le dimanche 20 janvier 2013, nous parlait de l'euthanasie.

Une éminente oncologue, Dre. Catherine Dopché, spécialiste en soins palliatifs en Belgique, nous a brossé un tableau extrêmement sombre de ce qui se passe dans ce pays décadent.

"Le bilan est catastrophique" a-t-elle déclaré à la télévision.

À cet endroit, l'euthanasie a été légalisée il y a 10 ans. Au début, il y a eu 12 demandes d'euthanasie la première année. En 2012, il y a eu 1100 demandes et on prévoit que ce nombre augmentera de 10 % à 15 % par année.

Pour cette grande spécialiste de la vie, ceux et celles qui font la promotion de l'euthanasie et du suicide assisté nous mentent en pleine face pour mieux faire passer leur message sur cette supposée belle mort en inculquant dans la tête du bon peuple toutes sortes de fausses idées biaisées et tordues.

En Belgique, après toutes ces années où la culture de la mort a triomphé, on a réduit la personne humaine à un vulgaire objet qu'on peut jeter à notre convenance.

Avec l'euthanasie, au lieu de servir la personne, on la détruit.

Évidemment, l'animateur vedette de l'émission «Second Regard», un grand partisan de l'euthanasie sur demande, a bien essayé de contredire et de tasser dans le coin notre brave médecin, mais il n'a pas réussi.

Coup de théâtre : à la fin de ce reportage, on nous a annoncé quelque chose de tout simplement tragique, écœurant et dégoûtant. Le docteur Dopché, les larmes aux yeux, nous a informés que la Belgique songe maintenant à amender très bientôt la loi qui encadre l'euthanasie. Le consensus populaire serait prêt pour accepter que l'euthanasie soit rendue accessible pour les bébés, les enfants et les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer...

*****
 

Ici au Québec, société hyper distincte, le gouvernement va bientôt voter sa chère loi pour légaliser l'euthanasie, tout en violant le Code criminel canadien. Les partis politiques de l'Assemblée nationale semble être unanimes sur cette question.

Les grands ténors du gouvernement chantent sur tous les toits que cette loi inique sera très bien entourée de balises et d'un encadrement qui va empêcher les dérapages. Quelle belle illusion ! C'est de la poudre aux yeux !

Nous nous préparons au Québec à ouvrir «La boîte de Pandore» où la mort sera une option socialement acceptable et très valable à envisager pour les personnes souffrantes, les dépressifs et les gens suicidaires.

Quand la Ministre responsable de ce dossier, Mme Véronique Hivon, nous parle de sérénité, de dignité et de médecine moderne sans jamais prononcer le mot euthanasie, elle nous abreuve de dogmatisme, de tromperies et de mensonges. Elle utilise une façon tordue pour susciter l'adhésion à son projet de loi.

Quand la Ministre nous dit que ce «beau» projet de loi est dicté par l'opinion générale et l'évolution des mentalités, cela me fait bien rire. Faut-il s'ajuster continuellement à la décadence sociale et morale d'une société qui a perdu tous ses repères ?

«Aide médicale à mourir», voilà l'expression trompeuse et bonbon pour imposer l'euthanasie au bon peuple. On devrait plutôt parler d'aide médicale pour bien vivre la fin de sa vie : voilà le devoir de la médecine.

Comme en Belgique, cette loi sera vite amendée au gré des pressions populaires. On finira bien par arriver à l'euthanasie sur demande (comme l'avortement). Alors, les bébés et les enfants trop malades seront éliminés ainsi que les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, car ils coûtent très cher au système de santé.

Aurons-nous droit maintenant au Québec, comme en Belgique, aux maisons de la «belle» mort où tout sera fait gratuitement et très proprement selon les règles avec la carte soleil ?

L'euthanasie, j'en suis convaincu, va surtout soulager la souffrance des médecins et celle des familles concernées, car le malade reste pour plusieurs, y incluant le gouvernement, un poids énorme qui dérange.

Avec cette populaire loi, nous aurons «le meilleur des mondes» tel que prédit, il y a plusieurs décennies par le grand romancier Adlous Huxley. J'invite les lecteurs à relire ce fameux roman.

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Réaction de l'OCVF sur le rapport Ménard portant sur l'euthanasie et les soins palliatifs

Sur le site de l'Organisme Catholique pour la Vie et la Famille :

 

(Mme Michèle Boulva, directrice de l'OCVF)

 

 

Il est temps d’agir avant que l’euthanasie devienne un « soin approprié » dans le système de santé au Québec
 
L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) a pris connaissance du Rapport Ménard qu’un comité de juristes experts a remis à la ministre responsable du dossier Mourir dans la dignité, Véronique Hivon, le 15 janvier 2013, au sujet de la mise en œuvre des recommandations de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.
 
Tout en soutenant les propositions visant à généraliser les soins palliatifs – qui constituent la seule réponse véritablement humaine et respectueuse des besoins des personnes en fin de vie et de leurs familles – l’OCVF s’objecte avec force à l’idée de « l’aide médicale à mourir » et s’inquiète des impacts juridiques, éthiques et sociaux d’une telle pratique.

Le rapport déguise toujours et encore la réalité en jouant avec les mots, entretenant ainsi la confusion; il reste pourtant que cette « aide médicale à mourir » est synonyme d’euthanasie, une pratique mortifère qui va main dans la main avec le suicide assisté. Ne nous y trompons pas : on parle ici de tuer volontairement, mettant fin à la vie d’une personne.
 
Au nom d’une conception limitée de l’autonomie de la personne, le Rapport Ménard confirme donc les recommandations de la Commission et ouvre clairement la porte à l’euthanasie. L’expérience de la Belgique devrait pourtant être pour nous une sérieuse mise en garde. De passage au Québec en novembre dernier, la Dre Catherine Dopchie, oncologue belge responsable d’une unité de soins palliatifs, ne croit pas à l’efficacité des balises proposées. Elle soutient qu’il « n’est pas possible » d’encadrer la pratique de l’euthanasie, qui est désormais considérée « comme une option éthique tout à fait défendable » dans son pays.

Les ténors de l’aide médicale à mourir veulent aussi nous faire croire qu’il existe un consensus social très fort en faveur de l’aide médicale à mourir. Or, il n’en est rien : 60% des personnes et des groupes qui sont intervenues durant les auditions de la Commission s’opposent à l’euthanasie et au suicide assisté. 
 
Puisque le Gouvernement du Québec entend malgré tout présenter un projet de loi sur « l’aide médicale à mourir » d’ici le mois de juin, quiconque croit encore au premier des droits fondamentaux – le droit à la vie – porte aujourd’hui la responsabilité d’agir. En tant que citoyens et citoyennes d’un pays qui se veut civilisé, toutes les personnes de bonne volonté, ont le droit et le devoir de promouvoir les soins palliatifs et la véritable compassion, et de contrer toute tentative de légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. 
 
Les médias, comme tous les députés siégeant à l’Assemblée nationale du Québec doivent entendre parler des électeurs et électrices opposés au projet de loi qui sera bientôt déposé par le Gouvernement Marois à l’encontre du Code criminel du Canada, qui interdit aussi bien l’euthanasie que le suicide assisté. 
 
L’OCVF recommande la consultation de trois réseaux activement engagés dans les questions de fin de vie et qui offrent une perspective respectueuse de la dignité inaliénable de toute personne humaine : le Collectif des médecins du Refus médical de l’euthanasie (www.refusmedical.blogspot.ca) dont on peut signer le manifeste;  « Vivre dans la Dignité » (www.vivredignite.com et www.vivredignite.blogspot.ca)dont on peut aussi signer le manifeste; et la « Euthanasia Prevention Coalition » (www.epcc.ca). L’OCVF propose enfin une série de documents susceptibles de guider la réflexion sur ce thème (www.ocvf.ca).

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La Ministre Malavoy s'attaque aux problèmes des enfants qui arrivent en maternelle avec des «retards scolaires»

Sur le site du Journal de Québec du 22 janvier 2013 :

(Marie Malavoy et sa chef, Pauline Marois, adeptes d'un système de garderie pour tous les enfants Québécois)

 

Malgré les reportages faisant état de problèmes dans le programme de maternelle à quatre ans, la ministre de l’Éducation n’a pas l’intention de retarder son implantation progressive.
 
«Absolument pas», a répondu de façon catégorique Marie Malavoy, alors qu’elle était interrogée sur la possibilité de différer l’entrée en vigueur du programme. «C’est un dossier qui chemine très bien, il y a des questions tout à fait légitimes que les gens se posent, mais on y répond», a-t-elle ajouté.
 
La ministre a tenu à rappeler que le programme était destiné aux enfants en milieu défavorisé. «Il ne s’agit pas d’implanter des maternelles à quatre ans pour tous les enfants du Québec», a-t-elle précisé.
 
«Le choix qu’on a fait au Québec, c’est d’avoir des services de garde jusqu’à l’âge de la maternelle et ça fonctionne très bien pour à peu près le trois quarts des enfants», a dit la ministre. « Mais il y a une portion d’enfants qui n’ont accès à rien, et qui arrivent en maternelle avec des carences, qui ont des retards scolaires. Ils arrivent en maternelle puis on sait déjà qu’il y aura peut-être des échecs», a déploré la députée de Taillon.
 

Il va de soi que jamais la Ministre Malavoy n'a pensé à la solution de venir directement et précisément à l'aide des parents qui en ont besoin. Il vaut mieux  placer les enfants en garderie et au plus tôt, à l'école. Surtout, le moins de contact possible avec les parents de millieux défavorisés...

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Comment se fait le financement de maisons de soins palliatifs au Québec

Sur le site du journal Le Soleil du 22 janvier 2013 :

 

(Baie-Comeau) Depuis longtemps à l'étroit dans sa résidence de la rue Pie-XII, la maison de soins palliatifs La Vallée des Roseaux de Baie-Comeau aménagera l'automne prochain dans l'ancienne auberge Le Petit château. L'organisme souhaite également que le déménagement lui permette d'ouvrir un centre de jour.

La Vallée des Roseaux, qui peut accueillir un maximum de sept malades en fin de vie, faisait face à un problème criant d'espace. Il n'y avait que deux salles de bain pour les patients. Les familles qui désiraient demeurer près des leurs devaient se contenter d'un fauteuil ou d'un lit de camp pour se reposer, a indiqué la directrice générale Danielle Minguy. De plus, le personnel devait emprunter un escalier en moyenne 40 fois par jour.

 Avec le déménagement dans l'ancienne auberge, les malades se retrouveront tous sur un même plancher, en plus de pouvoir bénéficier d'une salle de bain privée. Les familles auront aussi plus d'espace dans les chambres.
(...)
S'il se concrétise, d'ici deux ans au plus tard selon le souhait de Mme Minguy, le centre de jour portera le nom de l'Hospitalière, en l'honneur de la soeur hospitalière de Saint-Joseph Odette Lavallée, fondatrice de La Vallée des Roseaux en 1989.

 Les soeurs hospitalières sont toujours présentes dans l'avenir de la maison de soins palliatifs car elles ont consenti un prêt sur 15 ans sans intérêt pour l'acquisition de l'ancienne auberge. Selon M. Belzile, l'organisme devra débourser autour de 800 000 $ pour l'achat de l'immeuble, l'installation d'un ascenseur, la réfection de la toiture et les autres réfections nécessaires pour recevoir des malades en fin de vie. Quant aux locaux actuels de La Vallée des Roseaux, des éventuels acheteurs ont déjà manifesté leur intérêt
 

S'ils avaient attendu l'aide gouvernementale, combien de patients auraient demandé l'euthanasie parce que mal soignés? Et l'on peut être certain que le Parti Québécois fait tout ce qui est en son pouvoir pour répondre le plus rapidement à une demande croissante d'euthanasie, faute de soins palliatifs...

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La pente glissante québécoise sur l'euthanasie se trouve déjà dans la bouche de la ministre Hivon...

Mme Nicole Charbonneau Barron (photo de gauche) nous envoie ces informations :

J'imagine que vous avez déjà entendu cette entrevue sur la Première Chaine de Radio Canada, avec Catherine Perrin "à l'émission Medium Large" du 15 janvier 2013 ? 

Il s'agit des jumeaux identiques (cordonniers de profession) qui, déjà sourds, ont appris qu'ils souffraient de glaucone et qu'ils "risquaient" de devenir aveugle.
 
Ils se sont fait euthanasier en décembre dernier alléguant que cette souffrance psychique leur était intolérable. En dépit de la vive réaction du public, ce geste était loin de freiner les ardeurs. En effet un parti du gouvernement belge a présenté une modification à la Loi 2012 afin d'étendre ce "droit" à l'euthanasie aux mineurs et aux personnes atteintes d'Alzheimer. 

Catherine Perrin, animatrice, n'en croyait pas ses oreilles! Mais, plutôt que de déplorer cette situation, elle a expliqué que la Belgique avait la plus forte densité de la population au monde (au km2) et que la Belgique était le deuxième pays au monde à avoir légaliser l'euthanasie.

-BELGIQUE... 10 ANS APRÈS (Émission de Second Regard - Dr. Catherine Dopchie)

 
Ce monsieur Alain Crevier a eu du fil à retordre avec Dr Dopchie (Cologne) !!!   Dr. Dopchie fait un bilan catastrophique de cette situation en Belgique!

Merci à cette femme qui se tient debout!

Je n'arrive pas à croire que nous laisserons s'écouler quatre longs mois sans rien tenter de plus pour stopper ce changement de toute notre culture.

Quand je pense que Me Ménard, aux côtés de la ministre Véronique Hivon, répondant à une question d'une journaliste qui lui demandait si une personne atteinte de la maladie de l'Alzheimer pouvait se prévaloir de cette "aide"... a répété à deux reprises le mot "malheureusement" (non...). Je vous invite à lire le texte du point de presse du 15 janvier dernier

Mme Prince (Véronique): Véronique Prince à TVA. Qu'est-ce qu'on fait dans les cas, comme David Audesse? On en parlé dans l'actualité la semaine dernière. Quelqu'un qui n'a plus de membres, plus de jambes, plus de bras non plus, et qui demande une aide médicale à mourir, et qui n'a pas été faite par un médecin, mais par une personne autre. Est-ce que cette personne-là peut être accusée de meurtre? Est-ce qu'elle peut se faire poursuivre? Encadrez-vous ça?
 
M. Ménard (Jean-Pierre): Bien, regardez, d'abord, ce cas-là ne rentrerait pas dans les paramètres qu'on... dont on discute ce matin, parce que, d'abord, il n'est pas en fin de vie, O.K.? Parce qu'évidemment quand on parle de, nous, d'évaluation à l'aide médicale à mourir, là, c'est lorsque la mort est là, O.K.? Alors, la condition était... on a maladie incurable, dégénérescence avancée et souffrance intolérable. Alors, ça prend souvent toutes ces conditions-là. Alors, ce cas-là ne rentrerait pas là-dedans. En plus de ça, c'est en dehors du système de santé.
 On va être clairs, là: On ne recommande pas, nous, de décriminaliser l'aide au suicide d'aucune façon, là. Ce n'est pas dans le décor puis ce n'est pas de notre juridiction, ce n'est pas notre mandat. Le Code criminel, il reste là. Il continue à s'appliquer à l'égard de toute autre situation, et donc ce cas-là ne rentrerait pas là-dedans. 
 Alors, malheureusement, ce cas-là, il faudrait voir ce que la société souhaite dans des conditions de même, mais nous, c'est clair qu'on ne recommande pas d'ouvrir la porte à des cas comme celui-là, malheureusement.
 
Mme Prince (Véronique): Mais, Mme Hivon, est-ce que votre ministère va se pencher là-dessus dans un autre comité qui peut être en lien avec ça?
 
Mme Hivon: En fait, juste vous dire, je pense que le cas qu'on... dont on a pris connaissance la semaine dernière, évidemment, a ému beaucoup les Québécois, m'a émue aussi personnellement, je dois vous dire, mais, comme Me Ménard le souligne, si on se rapporte vraiment à la commission puis aux travaux de consultation qui ont été faits, vraiment, le consensus s'est situé quant à une aide médicale à mourir, donc vraiment dans un contexte médical en fin de vie d'une personne qui est malade et dont on voit qu'elle s'en va de manière inévitable vers une mort à brève échéance. 

 Et, peut-être simplement pour préciser la question que vous avez posée, fort pertinente, sur les personnes atteintes, par exemple, de démence ou de maladie d'Alzheimer, en ce moment, on regarde cette question-là. Il y a un comité au Collège des médecins qui se penche, parce qu'il y avait une recommandation de la commission spéciale. Il n'y a pas eu de consensus, dans les recommandations de la commission spéciale, spécifiquement sur cette question-là, et donc le Collège des médecins a un mandat d'y travailler, et donc évidemment vous comprenez qu'il y a les travaux de la commission, il y a les travaux du comité Ménard de Me Giroux et Me Hébert, et il y a ensuite la réflexion du ministère pour en arriver au meilleur projet de loi possible puis à la meilleure démarche possible. Donc, il y a beaucoup de choses dont on va pouvoir s'inspirer, mais on garde évidemment une distance puis une indépendance, oui.

Quel exemple pour nos jeunes du Québec qui détiennent déjà un des taux de suicide le plus haut au monde... C'est du joli!

 Cette pente glissante de l'euthanasie peut avoir un impact plus sérieux que nous le croyons...

Les Français nous ont donné l'exemple avec le million de personnes qui circulaient dans la rue, protestant contre le mariage entre personnes de même sexe.
 
Espérons que leurs efforts s'avéreront fructueux. Cela nous inspirerait! Serions-nous capables d'en faire autant? Est-ce vraiment la façon de mener ce débat?
 

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La maternelle 4 ans, où le rêve de Pauline Marois de «protéger» les enfants de l'influence parentale...

Sur le site du Journal de Montréal du 22 janvier 2013, cet article intéressant de Mario Dumont :

(Mario Dumont, politicien et journaliste perspicace)

 

Du berceau à l’université
 
Je reconnais à Pauline Marois une cohérence en matière de petite enfance. C’est elle qui a amorcé la mise en place des centres de la petite enfance (CPE), à titre de ministre de la Famille. C’est aussi elle qui avait instauré la maternelle à temps plein. CPE, maternelle à temps plein et maintenant prématernelle: il s’agit d’initiatives qui sont toutes appuyées par la thèse que la prévention du décrochage scolaire doit se faire en bas âge.
 
Selon cette école de pensée, le jeune qui n’a pas été assez stimulé dans son enfance arrive à l’école avec une faiblesse qui va créer un retard tout au long de son parcours. Il perdra l’intérêt et la motivation, d’où la fatalité du décrochage à l’adolescence. Sans rejeter totalement cette vision, je crois qu’on en a beaucoup exagéré les bienfaits. J’ai parfois l’impression qu’avec Pauline Marois au pouvoir pendant 20 ans, on finirait par mettre l’État en charge de l’enfant dès sa sortie de la pouponnière pour ne jamais le lâcher… jusqu’à l’université gratuite!
 
Objectif oublié
 
Les CPE ont amélioré les conditions de travail des éducatrices et augmenté le nombre de places disponibles. Mais l’objectif d’investir des sommes aussi colossales visait la réduction du décrochage scolaire. Intervenir dès la petite enfance pour garantir la réussite scolaire! Personne ne parle plus de cet objectif, pour la simple et bonne raison que cela ne s’est pas produit. Le décrochage n’a pas diminué.
 

Les garderies mises en place par Pauline Marois n'ont produit aucun changement dans la lutte au décrochage scolaire. Malgré ce fait, le gouvernement Marois veut continuer dans cette optique de scolarisation, le plus tôt possible, des enfants.

C'est la preuve d'une pensée idéologique incapable de voir la réalité. Ou alors c'est que la lutte au décrochage n'est pas la véritable raison du système de garderie Marois.

Si le gouvernement refuse de donner des compensations aux parents qui gardent leurs enfants à la maison, c'est peut-être là la véritable motivation du gouvernement Marois : les parents ont une influence dangereuse sur les enfants et le gouvernement doit retirer le plus tôt possible ces enfants du milieu familial.

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Le rapport Ménard : «Une conception dangereuse du droit et une ignorance de la réalité médicale » disent... des médecins

Sur le site de CNW/telbec du 21 janvier 2013, cette lettre du Collectif des Médecins du Refus Médical de l'Euthanasie :

 

 

MONTRÉAL, le 21 janv. 2013 /CNW Telbec/ - Le Collectif des Médecins du Refus Médical de l'Euthanasie (CMRME) déplore la conception dangereuse du droit et l'ignorance de la réalité médicale qui se reflètent dans le rapport Ménard. Le CMRME, appuyé par les plus de 300 médecins qui ont signé son manifeste, exhorte tous les Québécois à prendre conscience des dangers posés par ce rapport pour notre bien-être collectif et à demander à l'opposition (majoritaire à l'Assemblée nationale) de le condamner.
 
« Ce rapport a été rédigé par des avocats soigneusement sélectionnés, qui présentent l'acte des médecins qui tuent leurs patients comme s'ils faisaient partie intégrante des soins appropriés en fin de vie, » dit le docteur Catherine Ferrier, porte-parole du CMRME. « Ces avocats et les politiciens qui les ont nommés introduisent aussi l'expression « aide médicale à mourir », comme s'il s'agissait d'autre chose que d'un homicide délibéré. Cet acte nous répugne, à nous les médecins, et devrait consterner les Québécois qui sont en faveur de la justice sociale et de communautés prenant soin des personnes les plus vulnérables. »
 
Le CMRME a été créé à l'automne 2012 par un groupe initial de 24 médecins québécois, incluant les docteurs Patrick Vinay, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, Abraham Fuks, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université McGill, Pierre Durand, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université Laval, Gerald Batist, Mark Basik et Caroline Girouard (tous trois oncologues de Montréal), Balfour Mount (pionnier des soins palliatifs), et beaucoup d'autres spécialistes des soins palliatifs, de la pédiatrie, de la médecine interne et de la médecine familiale. Depuis sa création, plus de 300 médecins et plus de 1000 citoyens ont signé le manifeste du CMRME, dans lequel il s'oppose aux tentatives gouvernementales d'imposer l'euthanasie et le suicide assisté à la population en dépit des objections clairement exprimées d'une majorité de Québécois.
 
« Ces pratiques ne sont absolument pas nécessaires. Les connaissances et moyens techniques permettant d'assurer la dignité et le confort de tous les patients, jusqu'au terme de leur vie, existent déjà, » affirme le docteur Ferrier. « Les médecins fournissent une aide médicale aux mourants jour après jour, depuis longtemps. Nous ne voulons pas d'un pouvoir légal de tuer nos patients, et nous n'en avons pas besoin. »
 
Le docteur Ferrier dit que l'impossibilité, pour certains patients en fin de vie, d'avoir accès à des soins de confort éprouvés constitue une défaillance honteuse du système politico-médical du Québec. Elle ajoute que le Québec fut le berceau des soins palliatifs en Amérique du Nord mais est maintenant à la traîne de beaucoup d'autres provinces en ce qui concerne l'offre de ces soins aux mourants.
 
Le docteur Ferrier considère aussi comme « extrêmement naïve » la recommandation du rapport Ménard d'instaurer des mesures de sauvegarde bureaucratiques pour encadrer l'homicide médical légalisé. Elle ajoute qu'il n'est pas nécessaire de promulguer des lois (comme le recommande le rapport Ménard) pour que soient respectés les droits des patients à donner un consentement éclairé et à refuser des traitements. En effet, de telles lois existent déjà.
 
« Il est naïf de penser que la lourde procédure bureaucratique proposée par le rapport Ménard pour encadrer l'euthanasie légale serait respectée, alors qu'on nous dit que les lois en vigueur actuellement ne le sont pas. » « Il est naïf de croire qu'elle suffira à protéger les patients vulnérables d'une coercition (plus ou moins subtile) visant à leur faire choisir la mort. Le simple fait que la mort soit une option reconnue par la loi envoie aux patients âgés ou en fin de vie le message que la vie qu'il leur reste à vivre est un fardeau inutile pour leurs proches et le système de santé. Dans ce contexte, on ne peut ignorer la pénurie aiguë de lits dans nos hôpitaux, qui peut être observée chaque jour. »
 
Le docteur Ferrier voit le rapport Ménard comme une tentative supplémentaire (et néfaste) de créer un faux consensus en faveur de la légalisation de l'euthanasie. Il n'y a pas de tel consensus au sein de la profession médicale ou de la société québécoise, dit le docteur Ferrier. La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSQMD) a recommandé la légalisation de l'euthanasie malgré le fait qu'au moins 60% des mémoires présentés à la commission s'opposaient à l'euthanasie et au suicide assisté.
 
« Nous ne pouvons que faire des hypothèses sur les motifs des politiciens, mais il ne semble pas que ces motifs incluent le désir d'améliorer la pratique médicale ou d'augmenter le bien-être de nos patients. Le CMRME exhorte tous les Québécois à faire des pressions sur les politiciens et à étouffer cette menace dans l'oeuf. »
 
Le Collectif de médecins du Refus Médical de l'Euthanasie
 Nous sommes des médecins qui considèrent que toute loi permettant aux médecins de mettre fin à la vie de leurs patients intentionnellement est contraire aux buts de la médecine et à l'intérêt des patients et met en péril des patients, surtout les personnes faibles, démunies ou qui ne peuvent pas élever la voix pour se défendre.

http://www.refusmedical.blogspot.ca/p/le-collectif-de-medecins.html
 

 

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