Deux autres députés conservateurs appuient le droit de parole du député Mark Warawa
Sur le site de Radio-Canada du 15 avril 2013:
(Combat à l'interne entre le premier ministre Stephen Harper, pour le «droit» d'éliminer les enfants à naître, et son député Mark Warawa)
Une pause de deux semaines dans la session parlementaire n'a rien fait pour arrêter la mini-rébellion de simples députés conservateurs contre ce qu'ils décrivent comme étant une discipline de parti étouffante imposée par le premier ministre Stephen Harper.
Les députés ontariens Michael Chong et Pierre Lemieux ont annoncé lundi qu'ils appuyaient leur collègue Mark Warawa, dont les tentatives de faire débattre aux Communes une motion sur l'avortement sexo-sélectif ont été bloquées par M. Harper qui semble déterminé à respecter sa promesse de ne pas rouvrir le débat sur l'avortement.M. Warawa demandé le mois dernier au président de la Chambre, Andrew Scheer, d'intervenir, soutenant que ses privilèges de parlementaire n'étaient pas respectés. Le député de Langley, en Colombie-Britannique, songe également à faire appel de la décision d'un comité parlementaire qui avait jugé que sa motion ne pouvait pas faire l'objet d'un vote.La lutte de M. Warawa a été appuyée non seulement par des députés conservateurs qui s'opposent à l'avortement, mais aussi par d'autres membres du caucus conservateur qui se sont plaints publiquement que la discipline de parti allait trop loin lorsqu'un député se voit interdire le droit de prendre la parole pendant les 15 minutes consacrées aux déclarations des députés. (...)
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Breveter l'être humain?
Sur le site de La Presse du 16 avril 2013:
(Opposante au brevetage de gènes humains)
.Produit de la nature ou résultat d'une découverte scientifique, l'ADN humain peut-il être l'objet de brevets? C'est la question que s'est posée lundi la Cour suprême des États-Unis, dans un litige portant sur deux gènes liés aux cancers de l'ovaire et du sein.Au cours d'une audience d'un peu plus d'une heure, les neuf sages ont semblé hésitants à prendre une décision radicale sur ce litige qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le secteur de la biotechnologie et de la recherche génétique.(...)Myriad a déposé neuf brevets pour deux gènes qu'elle a isolés, BRCA 1 et 2, dont des mutations héréditaires accroissent fortement le risque de développer un cancer du sein et de l'ovaire.Réunis devant la haute Cour, des médecins et des femmes souffrant ou ayant souffert de ces maladies ont estimé que le monopole de Myriad avec ces brevets empêchait la mise au point d'autres tests médicaux et entravait la recherche fondamentale.
(...)Sandra Park, une des avocates de l'Union américaine pour la défense des libertés (ACLU), qui s'oppose à cette brevetabilité avec la Fondation des brevets publics (PPF), précise: "Notre action s'appuie sur un jugement de la Cour Suprême datant de 150 ans, selon lequel les produits et les lois de la nature ne peuvent pas faire l'objet de brevets". Elle ajoute que "le fait d'extraire un gène d'une cellule pour l'isoler ne constitue pas une invention en soi et il tombe dans la catégorie des produits de la nature, tout comme n'importe quelle partie du corps". A propos de la société Myriad, l'avocate souligne qu'elle "n'a pas inventé les qualités intrinsèques de ces gènes tout comme un chirurgien qui retire un rein pour le transplanter n'est pas le créateur de cet organe".Pour Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie et professeur à l'Université Columbia, à New-York, ces deux brevets détenus par Myriad sont "un obstacle à la mise au point d'autres tests médicaux mais aussi à la recherche fondamentale". Et Sandra Park de confirmer: "Myriad, fort de son brevet exclusif, s'oppose à ce que ces gènes, essentiels pour faire de la recherche, soient isolés par d'autres chercheurs" afin d'être étudiés. De plus, si la société Myriad détient ces brevets, d'autres chercheurs ne peuvent pas "mettre au point des tests concurrents potentiellement plus efficaces [...] pour déterminer si une femme est porteuse des mutations la prédisposant au cancer du sein et de l'ovaire".Actuellement, près de 20% des quelques 24 000 gènes humains font l'objet de brevets qui sont "parfois la propriété des sociétés privées mais aussi d'universités et d'instituts de recherche soucieux de les garder dans le domaine public pour empêcher les firmes de s'en emparer".
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Une Retraite "Rachel's Vineyard"
Dimanche le 7 avril dernier, à travers le monde et dans divers lieux de culte, les fidèles se sont rassemblés afin de célébrer la Miséricorde divine. Au pied du mont Mansfield, dans le nord du Vermont, je me suis joint à une douzaine de personnes pour rendre grâce à Dieu pour sa miséricorde d’une manière tout à fait spéciale. Nous nous sommes réunis pour commémorer dix enfants, filles et garçons, en les confiant à Dieu et en le remerciant pour le don de leurs vies, écourtées à cause soit d'une fausse couche, soit d'un avortement.
Ce service commémoratif a été un moment clef lors de cette retraite visant à restaurer la dignité à ces membres de notre famille humaine qui sont si souvent oubliés. Sous le couvert d'une retraite « Rachel's Vineyard,» une équipe d'animateurs qualifiés guidait les participants aux prises avec les troubles émotionnels, dont souffrent les parents, la famille et les amis affligés par un avortement ou une fausse couche.
Moi, je suis venu pour rendre hommage à Ézéchiel et Catherine. Mon frère aîné, Ézéchiel - nous étions invités à donner à chaque enfant un nom, a eu sa vie écourtée en raison d'une fausse couche.
Tu me précédas dans le sein de ma mère;
Tu me précédas dans le repos céleste.
Je suis attristé par ton absence;
Attristé de la brièveté de ta vie.
Tu es important pour moi;
Pas oublié, toujours désiré,
Accompagne-moi maintenant,
Jusqu’à ce que nous soyons réunis pour toujours.
Je suis venu rendre hommage aussi à Catherine, fille d’une amie très proche. La vie de Catherine a été écourtée par un avortement.
Les cinq participants de ce weekend ont travaillé fort, jusqu'à tard dans la soirée.
La préparation du service mémorial incluait plusieurs ateliers d'interprétation de l’Évangile. Intitulés «Évangiles vivants, » ces épisodes suscitaient de fortes émotions. Par exemple, j'ai été particulièrement touché par la présentation de Jésus appelé à juger la femme prise en flagrant délit d'adultère. Après la lecture du passage, une des animatrices nous a montré une pierre comme symbole de la «justice» de jadis. Sa taille et sa bordure coupante évoquèrent en moi une réaction viscérale: « Est-ce possible? » « Quelle barbarie! » « Où donc est la miséricorde! »
Ensuite, on en a remis une à chaque participant, lui demandant de la conserver – « la traîner » - tout au long du week-end jusqu'au moment où il ou elle reconnaîtrait sa propre intransigeance envers quelqu'un à l'égard de qui sa miséricorde était déficiente. Ce fut un exercice d'humilité.
Même si cette fin de semaine a été exigeante, grâce au soutien affectueux des animateurs nous avons pu aborder ce sujet difficile et parvenir à l'envisager dorénavant avec plus de sérénité. J'encourage donc ceux et celles qui ont vécu une situation semblable à vivre une telle fin de semaine.
Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site web de « Vineyard Rachel. »
En ce qui concerne la guérison post-avortement cliquez ici.
Note de programmation : Dans le cadre du Triduum pour la vie de mai 2013, Campagne Québec-Vie présentera un atelier sur la guérison post-avortement. Les détails suivront.
Laissez un commentaire25 femmes marcheront de Montréal à Ottawa pour commémorer les 25 années d'avortement
OTTAWA, le 11 avril 2013 (LifeSiteNews.com, traduction CQV) — Le 28 avril, un groupe de 25 femmes pro-vie va débuter une marche de 200 km de la clinique d'avortement Morgentaler, à Montréal, à la Cour suprême du Canada, à Ottawa, y terminant leur parcours le 9 mai pour coïncider avec la Marche nationale pour la vie.
La marche « Retour à la vie » est une initiative de l'Association MY Canada. Les 25 marcheuses espèrent sensibiliser au fait que le Canada partage l’honneur juridique de permettre l'avortement jusqu'au moment de la naissance, avec seulement deux autres pays de la planète : la Chine et la Corée du Nord.
« L’année 2013 est celle du 25e anniversaire de l’absence de lois sur l'avortement au Canada », a déclaré l'organisatrice de la marche, Faytene Grasseschi. « Beaucoup de Canadiens ne se rendent pas compte qu'il est réellement légal d'avorter un bébé à la naissance au Canada... Pour cette raison, nous savions que nous avions besoin de faire quelque chose de spécial pour attirer l’attention. »
En 1988, l’affaire R. vs Morgentaler a été portée devant la Cour suprême du Canada. La juge qui a statué dans l'affaire, Bertha Wilson, a invalidé les lois sur l'avortement en cours à l'époque, mais charger le Parlement de la responsabilité de déterminer et de légiférer à quel moment un enfant dans l'utérus doit être considéré comme digne de protection.
À ce jour, le Parlement n'a jamais adopté une telle loi.
Ces 25 femmes représentent les 25 ans depuis 1988. Leur objectif est non seulement de faire prendre conscience de la juridiction actuelle du Canada, mais il est aussi de partager leurs expériences personnelles, explique Faytene.
« L'affirmation selon laquelle le débat sur l'avortement est fermé n'est tout simplement pas vraie “ a déclaré Faytene. ‘La Cour suprême du Canada a demandé au Parlement d'avoir un débat et de faire une loi sur l'avortement. Ce débat n'a jamais été achevé. La loi n'a jamais été faite.”
“Le but de la marche est de sensibiliser à ce sujet. Lorsqu'ils sont correctement informés, la plupart des Canadiens sont en désaccord avec le statu quo”, a-t-elle dit.
Les organisateurs de la marche « Retour à la vie » soulignent que l'objectif principal de la marche n'est pas politique, mais personnel. (…)
“Chaque marcheuse a sa propre histoire et sa raison personnelle pour la marche », a déclaré Faytene. ‘La plupart des femmes ont personnellement subi un avortement. Beaucoup ont subi des pressions sur elles et, au nom de leur choix, ont eu l'impression qu’elles n'avaient pas le choix.” (…)
Ainsi, de nombreuses femmes ont vécu des pressions pour subir un avortement et portent une douleur profonde de ce harcèlement. C'est vraiment l'histoire cachée de l'avortement au Canada. Ainsi, la randonnée est un voyage très personnel pour chacune des marcheuses. »
« À chaque pas que nous faisons, nous marchons pour notre propre restauration, nos mères, nos sœurs, nos amies et le futur du Canada. C'est pour nous un honneur de partager nos histoires dans l'espoir que cela aidera d'autres femmes et ouvrira les yeux de nombreux Canadiens, » a déclaré Faytene.
Laissez un commentaireLes États-Unis jugent le Dr Kermit Gosnell : que fait la GRC au sujet des 491 nouveaux-nés canadiens morts sans secours?
Alors que la polémique (écouter l'entrevue, où toutes les excuses semblent bonnes pour camoufler une véritable censure) enfle aux États-Unis sur la censure effectuée sur l’histoire de ce médecin, Kermit Gosnell, qui a tué une centaine d’enfants, selon son collègue médecin, après leur naissance, suite à des avortements ratés, aucun journaliste canadien n’a encore enquêté sur les 491 bébés abandonnés à leur sort sur le métal, vivants, après des avortements ratés, entre 2000 et 2009 au Canada.
Après cela, quel journaliste canadien pourra prétendre travailler au nom de la compassion? Qu’attend la GRC pour faire enquête sur les criminels qui ont perpétré ces horreurs?
Ce silence atroce est l’un des plus révoltants, révélateurs de l’hypocrisie de la classe médiatique canadienne. Alors même que nos journaux ont pratiquement ignoré cette affaire américaine qui prend de l’ampleur justement par l’observation de la censure qui est exercée chez nos voisins du sud, ils ne parlent pas de ces enfants nouveaux-nés qui ont été laissés sans aucun secours, les infirmières ayant pour instruction de ne pas leur venir en aide.
Quelques exceptions au Québec ont traité ce dossier qui devrait faire la une des journaux jusqu’à ce que les « médecins » québécois et canadiens soient jugés pour leurs crimes. Rappelons que l’hôpital Ste-Justine et certains CLSC montréalais effectuent des avortements après la 24e semaine de grossesse.
Pour connaitre les méthodes des médecins canadiens pour tuer les enfants après la 24e semaine de grossesse, cliquez ici.
Laissez un commentaireLa campagne de Séduction du potentiel premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est commencée
Justin Trudeau est fascinant. Il a le sourire, le charisme qui lui ouvre toutes les portes et tous les cœurs. Il est positif, élégant, rassembleur. Il est l’image parfaite que tant de Canadiens veulent avoir du Canada. Gagnant, intrépide, meneur d’un Canada pacifique, modèle d’ouverture, les qualités de Justin Trudeau peuvent se résumer à celle d’être LE modèle : Just Watch Him…
Il a déclaré qu’il envisageait la séparation du Québec dans l’éventualité où le gouvernement conservateur transformerait le Canada en un pays où l’avortement serait interdit. Il est pour le droit de créer exprès des orphelins en leur donnant deux pères ou deux mères. Il est fortement prévisible qu’il pourrait être le premier ministre qui permettra la légalisation de l’euthanasie d’un océan à l’autre. Il entretient le mythe d’un Canada bilingue, celui où les Canadiens français parlent l’anglais avec les conquérants, et ont le droit de parler français entre eux, pendant que l’unilinguisme anglophone règne silencieusement en attendant l’assimilation de l’autre peuple fondateur. Pas question de dénoncer l’unilinguisme du peuple colonisateur. La pensée de Justin Trudeau, héritier de Wilfrid Laurier (celui qui a permis l’assimilation forcée de son peuple dans les provinces de l’ouest) est profondément dangereuse.
Les actes de Pierre-Eliot ont permis la torture et la mise à mort de millions d’enfants au Canada. Si Justin prend le pouvoir et légalise l’euthanasie, ce qui n’est pas à l’ordre du jour du Parti conservateur, il pourra ajouter des milliers de morts qui choisiront de quitter le terrain dans la dignité : celle de ne pas être un poids pour l’économie canadienne et pour leur famille…
Daniel Johnson père, dernier premier ministre se voulant véritablement chrétien au Québec, avait mis tout en œuvre pour combattre Pierre-Eliot Trudeau, conscient du danger qu’il représentait. Nous n’avons plus les moyens de l’ancien premier ministre du Québec qui n’a pu vaincre la force de séduction du père. Même si les résultats ne nous appartiennent pas, nous avons le devoir de combattre le pouvoir de fascination de Justin Trudeau.
Avec le passé de son père, le fait que Justin Trudeau puisse compter sur son nom et arborer ce sourire séducteur est un scandale permanent. Avoir le bagage, l’héritage politique d’un Pierre-Éliot Trudeau dans le sang ne devrait pas permettre d’afficher un grand sourire sur les pages couverture des journaux. Cet héritage devrait plutôt inciter à raser les murs, baisser la tête, se dissocier avec peine des crimes de son père. C’est ce qu’un cœur « bien né » ferait. Le reste est machiavélisme.
Des organismes de lutte contre le trafic d'humains: y incluront-ils un jour les enfants à naître?
Sur le site du journal Le Devoir du 14 avril 2013, cet article du voyageur Lio Kiefer:
(...)Il faut compter sur les autorités, mais aussi sur les touristes qui en sont témoins et surtout sur les grossistes, agents de voyages et officines de tourisme qui devraient en faire leur pubs en complément de leurs brochures.Il y a quelques années, en commentant un texte dans Châtelaine, certains responsables touristiques me désignaient seulement les pays asiatique (Thaïlande, Cambodge, Vietnam, Laos, Indonésie,) Et me rapportaient être très surpris sur mes dires sur Cuba, Panama, Mexique, République dominicaine, Honduras, Antilles de tous bords ou Nicaragua.J'ai eu droit à des réponses très violentes de la part d'hommes qui me reprochaient d'avoir parlé d’eux (alors que les personnes citées dans cet article n’avaient le droit qu’à des initiales). Je ne suis pas un malade de la délation, mais dans ces cas-ci, oui.L’espoir renaît car des organisations se mobilisent partout dans le monde.ASTA (ASTA-American Society of Travel Agents) a renouvelé son engagement à mener l'industrie du voyage dans un combat permanent contre le trafic humain et le tourisme sexuel impliquant des enfants, rejoignant officiellement le ministère américain des Transports (DOT) dans le cadre de la campagne Transportation Leaders Against Human Trafficking (les dirigeants du transport contre le trafic humain).En se joignant à la campagne, ASTA s'engage à travailler avec ses partenaires de l'industrie du transport et du voyage, pour éduquer les employés et les membres sur la façon de reconnaître et de signaler les signes de traite des êtres humains et le tourisme sexuel.L'Association s'engage aussi à sensibiliser le public voyageur sur les questions de traite des êtres humains, en utilisant des messages communs dans les campagnes de sensibilisation ciblées, entre autres.Dans le cadre de son engagement à mettre fin à l'exploitation sexuelle des enfants, ASTA a aussi convenu d'introduire une clause dans les contrats avec les fournisseurs, en indiquant un rejet commun de l'exploitation sexuelle commerciale des enfants. (source Tourisme Plus)
http://www.youtube.com/embed/qqA95khRff4
Laissez un commentaireUn collectif de juristes internationaux voulant protéger les enfants de la marchandisation
Sur le site deValeurs Actuelles du 10 avril 2013:
(Le juste équilibre pour un enfant)
Nous, juristes du monde, appelons contre le danger de réification des enfants à adopter. Depuis la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l'enfant jusqu’à la Convention de New York relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989 et la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale du 29 mai 1993, le droit universellement consensuel repose sur trois fondamentaux convergents : d'une part, la famille est formée d’une mère et d’un père, d'autre part, l’enfant a droit à une famille, enfin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être garanti par la société.
Une famille est formée d’une femme et d’un homme. Reprenant la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (article 16), les deux grands pactes de l’ONU, le pacte international des droits civils et politiques (article 23) comme le pacte international des droits économiques, sociaux et culturels (article 10) ont cette formule admirable : « La famille est l'élément naturel et fondamental de la société ». Elle revient comme un leitmotiv dans tous les préambules. Ce postulat a pour corollaire le suivant, aussitôt énoncé par le pacte : « Le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l'homme et à la femme » (article 23 précité).
L'humanité ne procède pas de la génération spontanée ni du clonage des êtres humains. L'humanité est une famille de familles. La sauvegarde de l'humanité passe donc par la protection de son origine, l'union d'une femme et d'un homme, et de son cadre, la famille. L’article 23 du pacte de 1966 procède tout simplement du principe de réalité humaine ; il en appréhende le fruit naturel, si on ose dire. Droit naturel et droit positif sont unis à jamais pour définir les "parents" comme l'union d'une femme et d'un homme formant une "famille" et lui réserver cette définition.
Une mère et un père, un droit fondamental pour l’enfant. La famille est pour l’enfant la condition de « l'épanouissement harmonieux de sa personnalité » (principe 6 de la Déclaration des droits de l’enfant du 20 novembre 1959). Le lien de causalité que font ces textes entre le « besoin d’amour » de l’enfant et le fait de « grandir sous la responsabilité de ses parents » est fondamental (principe 6 précité). Au-delà du droit de l’enfant à sa famille naturelle, autant qu’il est possible, est consacré un droit de l’enfant sans famille à une mère et un père adoptifs.
Ce droit se traduit dans la Déclaration du 3 décembre 1986 sur les principes sociaux et juridiques applicables à la protection et au bien-être des enfants selon un enchaînement admirable qui mérite d’être cité. Si l'enfant ne peut être élevé par ses parents naturels, il faut envisager de le confier à une « autre famille de remplacement » (article 4), car « le but premier de l'adoption est de procurer une famille permanente à l'enfant que ses parents naturels ne peuvent prendre en charge » (article 13).
La Convention de New York n'admet l'adoption dans une « famille adoptive » (article 21) qu'à défaut du droit de l'enfant de connaître et d'être élevé par ses parents (article 7). Les articles 20 et 21 sont dominés par l'idée que l'adoption opère une interpolation de la mère et du père naturels.
La Convention de La Haye n'envisage pas d'autre adoption internationale que celle dont le but est de donner à l'enfant des parents à l'égard desquels pourra s'établir « un lien de filiation » (article 2). Si elle n'envisage pas exclusivement ces « parents adoptifs » (article 5) sous l'angle exclusif d' « époux », il résulte de son article 2 que cette situation matrimoniale est la première à être considérée.
La société, garante de l’intérêt de l’enfant à avoir droit à une famille composée d’une mère et d’un père. L’article 5 de la Déclaration de 1986 prévoit que « pour toutes les questions relatives au placement de l’enfant auprès de personnes autres que ses parents naturels, l’intérêt bien compris de l’enfant doit être la considération primordiale ». La Convention de New-York consacre, au titre des principes généraux des droits de l’enfant, la prise en compte de « l’intérêt supérieur de l’enfant » « dans toutes les décisions qui concernent les enfants ». Le respect de l’intérêt de l’enfant au droit à une famille de remplacement, composée d’une mère et d’un père, en remplacement de sa famille naturelle composée d’une femme et d’un homme, est garanti par le droit international, qui va même encore plus loin dans le concept de droit à remplacement. Il faut, conformément à l’article 20 de la Convention de New-York, qu’il soit « dûment tenu compte de la nécessité d'une certaine continuité dans l'éducation de l'enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique ».
C'est, à notre connaissance, le seul motif supérieur en droit international qui autorise à prendre en considération des différences. Au contraire du droit commun des droits de l’Homme, l'intérêt supérieur de l'enfant le commande et le légitime. La prise de conscience par un enfant adopté, progressivement à partir de l’âge de raison, qu’il a été privé de la chance d’une mère et d’un père adoptifs risque fort de se révéler traumatisante lorsqu’on connaît déjà les difficultés d’assumer puis d’accepter un abandon par ses parents naturels ou l’ignorance de ses origines. C’est parce que cette privation serait inhumaine que les droits de l’Homme l’interdisent.
Pour y parer, l’obligation « d’une certaine continuité » entre la famille naturelle de l’enfant et la « protection de remplacement » qui lui est garantie passe, précisément, par la reconstitution d'une cellule formée d'une mère et d’un père. La Convention de La Haye est encore plus nette: « Les adoptions ne peuvent avoir lieu que si les autorités compétentes de l'Etat ont constaté qu'une adoption internationale répond à l'intérêt supérieur de l'enfant » (article 4) et « ont constaté que les futurs parents adoptifs sont qualifiés et aptes à adopter » (article 5).
Sauf à violer le droit des gens, l'Etat d'accueil d’un enfant à adopter doit garantir à l’Etat d'origine de cet enfant ces obligations essentielles des Conventions de New-York et de La Haye. Dans son article 14, la Déclaration de 1986 énonce que « Lorsqu'elles examinent les placements possibles dans une famille adoptive, les personnes responsables du placement doivent choisir l'environnement le plus approprié pour l'enfant ». Pour s'assurer que les futurs parents adoptifs sont « qualifiés et aptes à adopter », l'Etat d'accueil doit en particulier prendre en considération « leur situation personnelle, familiale, médicale, leur milieu social, les motifs qui les animent, leur aptitude à assumer une adoption » (article 15 de la Convention de La Haye) et l’Etat d'origine est habilité à prendre sa décision en tenant « dûment compte des conditions d'éducation de l'enfant ainsi que de son origine ethnique, religieuse et culturelle » (article 16). La Convention de La Haye légitime par avance le refus de reconnaître comme qualifiés et aptes à adopter des candidats à l’adoption s’ils n’apparaissaient pas comme de futurs parents adoptifs, c'est-à-dire une mère et un père unis. Ainsi le droit international ne peut pas affirmer de manière plus forte que c’est un choix discrétionnaire de la famille adoptive qui est reconnu aux Etats, au nom de l’enfant.
La combinaison des ces trois principes internationaux fondamentaux permet de rejeter aussi catégoriquement que définitivement un prétendu droit à adopter ou d’aptitude indifférenciée à adopter comme étant contraire aux Droits de l’homme. Ce rejet n’est pas qu’une question de droit positif, ce qui lui ferait après tout prendre le risque d’une évolution des règles sous l’emprise d’une majorité tyrannique ou totalitaire, ce que l’histoire de l’humanité nous a hélas enseigné comme crédible.
Ce rejet se fonde sur l’abomination des abominations, l’esclavage, ancienne expression qui signifie la réification de l’homme. L'enfant adopté ne serait plus alors que le simple objet de substitution auquel un adulte prétendrait avoir droit, alors que, selon le droit international, c'est une famille de substitution à laquelle il pouvait prétendre. La liberté des adultes, notamment à travers leurs choix de vie, se nourrit du respect intégral du droit absolu des enfants, au nom des Droits de l’homme, à une famille d’une mère et d’un père unis. La majorité silencieuse des personnes qui font un autre choix que celui d’être parents naturels le comprend car l’enjeu éthique est au-delà des égos.
La tentation de possession d’autrui est une menace récurrente qui guette la société humaine. Dans l’ordre de la procréation, cette tentation prend la forme revendicative du droit à adopter, du droit à un enfant, du droit à fabriquer un enfant, du droit à tel ou tel enfant ou encore du droit à cloner… Commencer à l’admettre, et toute l’immonde pelote se déroule vers le néo-esclavagisme des temps prétendument modernes. Si les droits de l’Homme ignorent ces aspirations et leur refusent droit de cité, c’est parce qu’ils trouvent leur raison commune dans le devoir d’abhorrer toute forme de réification de l'être humain, forme modernisée de l'esclavage.
Texte adressé à tous les parlementaires français, au nom des signataires suivants :
Roberto ANDORNO, Docteur en droit, chercheur (Argentine)
Maria Gabriela AHUALLI STEINBERG, Procureur, Etat de Sao Polo (Brésil)
Fernán ALTUVE-FEBRES, Avocat, Lima (Pérou)
Julio ALVEAR, Professeur de droit, Santiago de Chili (Chili)
Marcello ANDRADE, Avocat, Sao Paulo (Brésil)
Ignacio BARREIRO, Directeur du bureau de Human Life International, Montevideo
(Uruguay)
Saffi BEN HALIMA, Professeur émérite de la faculté de droit de Tunis (Tunisie)
Alfonso DE RIVERO, Juriste, Ancien ambassadeur, Lima (Pérou)
Ricardo DIP, Juge à la Cour de Sao Paulo (Brésil)
Aviol FLEURANT, Professeur de droit international des droits de l'Homme, Avocat au
barreau de Port au Prince (République de Haïti)
Merab GVARAMIA, Full Professor of Law (Georgia)
Mariakutty KOCHUPURACKAL, Barrister, Etat de Tamil nadu (Inde)
Mikhaïl N. KOUZNETSOV, Docteur ès sciences juridiques, professeur de l’Université de
Russie de l’amitié des peuples, professeur de droit, juriste, avocat (Fédération de Russie)
Carlos MAHIQUES, Professeur de droit et juge à la Cour de cassation de l'Etat de Buenos
Aires (Argentine)
Bernardo MANZANO-TORRES, Avocat, Guayaquil (Équateur)
Truong QUANG DUNG, barrister, Hanoï (Vietnam)
Pavel PARFENTIEV, Human Rights advocate, World Congress of Families Advisor for the
International Human Rights Law (Fédération de Russie)
Rodrigo PEDROSO, Avocat de l’État, Sao Paulo (Brésil)
Igor V. PONKIN, Doctor of science (Law), Law teacher (Fédération de Russie)
Horacio SÁNCHEZ DE LORIA, Avocat, Buenos Aires (Argentine)
Sesili SHAMATAVA, Assistant of barrister (Georgia)
Nino SULABERIDZE, Lawyer, Doctor of Law (Georgia)
Natalya TCHERNOVA, Avocat, Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie)
Vicente UGARTE DEL PINO, Ancien Président de la Cour de Cassation, Lima (Pérou)
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Il en coûte 100 000$ pour se faire fabriquer un enfant aux États-Unis
Sur le site de genethique.org du 12 avril 2013:
(La gestation pour autrui, nouvel esclavagisme dans les pays pauvres)
Laissez un commentaireA la recherche de clients potentiels, un Centre de fertilité de l'Illinois (Etats-Unis) est actuellement en "tournée" à Paris. Ce mercredi 10 avril, il "devait organiser, conjointement avec le laboratoire de fécondation in vitro 'aParent', une soirée intitulée 'Don d'ovocyte, gestation pour autrui, test génétique de dépistage sur embryon, revue des modes de procréation', à l'hôtel Lutetia". Mais "devant le tollé provoqué par cette opération de promotion" diffusée sur internet, l'hôtel l'a finalement refusée.
Paul, un journaliste de 47 ans qui travaille depuis longtemps sur le dossier, a, avec son amie Cécile, âgée de 46 ans, demandé un rendez-vous, qu'ils ont obtenu à l'hôtel Mélia Vendôme, afin d'obtenir des informations. Peter, homosexuel, a été invité avec son ami et leur petit garçon de 4 ans issu d'une gestation pour autrui (GPA) à Chicago, pour témoigner de leur expérience. Enfin, Julie, infirmière du centre de fertilité de l'Illinois et "coordinatrice pour la procréation médicalement assistée nécessitant un tiers" est présente au rendez-vous.
(...)
Après qu'il leur a été donné une liste de cinq donneuses, toutes dans l'Illinois, Peter leur précise que le délai d'attente est long: "six à douze mois. les femmes ont entre vingt et trente ans. il y a leurs profils, leur photos. On vous conseille d'en choisir une qui a déjà donné", et d'ajouter, un peu mal à l'aise: "pour être sûr que c'était bien, euh..., la qualité". L'infirmière poursuit en mentionnant que l'histoire médicale de la donneuse est vérifiée, "jusqu'à ses grands-parents", et "même ses frères et soeurs". Et de souligner: "si elle est porteuse d'une maladie génétique, elle est disqualifiée". Puis, Paul s'interroge sur la question de "l'avortement thérapeutique". A ce sujet, l'infirmière du centre de fertilité répond que "c'est possible. [...] Mais pour réduire ce risque [est pratiqué] un diagnostic préimplantatoire". Selon le site du laboratoire 'aParent', ce diagnostic "est utile pour 'l'équilibre de la famille' ".
Peter explique au couple que "si tout va bien, [recourir à la GPA coûte] entre 90 000 et 100 000 dollars" et de leur mentionner qu'ils "aur[ont] un certificat avec [leurs] noms. L'enfant sera américain, et après [ils] pourr[ont] le naturaliser".
Enfin, Cécile souhaite savoir ce que Peter et son ami ont expliqué à leur petit garçon. Celui-ci répond, donnant cependant l'impression de ne pas être très sûr de lui: "il est trop petit. Il sait déjà que c'est une femme qui l'a porté. Il n'a pas de maman, il a deux papas, et voilà, il va bien, il est heureux on va dire".
500 000 avortements sélectifs (selon le sexe) en Inde, par année, plus les infanticides...
Sur le site de genethique.org du 11 avril 2013 :
En Inde, les femmes subissent une véritable discrimination que ce soit au travail ou à la maison, et "les avortements comme les infanticides deviennent un problème d'ampleur nationale". Ainsi, "les Nations Unies estiment à environ 500 000 chaque année le nombre d'interruptions volontaires de grossesse [IVG] destinées à éviter la naissance d'une fille", des avortements "pratiqués en cachette et dans des conditions douteuses par des médecins peu scrupuleux. Et les infanticides sont dramatiquement fréquents".
Selon la journaliste, "cette discrimination prénatale et postnatale s'est accrue dès que les femmes ont eu accès à des méthodes permettant d'identifier le sexe de l'enfant, menant ainsi à de nombreux avortements". Et une étude menée par l'ONG Action Women of India à New Delhi a révélé que cette pratique se retrouvait dans toutes les classes indiennes et "que même les femmes les plus éduquées pouvaient passer par plus de huit avortements pour s'assurer de donner naissance à un garçon".
Ah oui, la Fédération des femmes du Québec et le Conseil du statut de la femme préconisent « l'éducation » pour lutter contre l'avortement sélectif... mais les présidentes de ces associations ne veulent toujours pas qu'une restriction soit appliquée à la pratique de l'avortement. Pensée magique, quand tu nous tiens...
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