40 jours pour la vie -- de retour à Montréal ce septembre!
Suite à notre réunion exploratoire, ce fût décidé que nous allions de l'avant avec la 4e édition des 40 jours pour la vie à Montréal! La cérémonie de lancement aura lieu au Parc Lahaie le mercredi 21 septembre à 19h00.
Y'a-t-il des gens des autres villes du Québec qui pensent vouloir mener une campagne 40 jours dans leur ville? Je l'espère de tout mon coeur, car nous avons tout le nécessaire pour faciliter votre tâche, si jamais vous vouliez plonger dans cette aventure salvatrice et inoubliable.
Pour l'instant, voici le matériel à distribuer pour promouvoir la vigile. Pour connaître les dernières nouvelles sur les 40 jours à Montréal, vous n'avez qu'à consulter la page officielle.
Laissez un commentaireLe freak show
L’été 2010 aura permis au Québec d’être déclaré champion mondial quant au nombre de ses spectacles et festivals toutes catégories, tous subventionnés par nos impôts. Au temps des romains, on réclamait haut et fort du pain et des jeux; balayés par les Barbares, ils ont disparu. Aujourd’hui nos gouvernements doivent nourrir le bon peuple décadent de pain, de jeux et de spectacles, y incluant les incontournables festivals souvent ridicules et insignifiants. Tout ce déplacement d’air a pour nom «la culture» québécoise.
De nos jours, on a le culot de nommer événements culturels les spectacles indécents de Lady Gaga et de Madona, les grossièretés écœurantes de plusieurs humoristes, les festivals de la carotte, de la truite et du cochon graisseux, etc. La «culture» québécoise se vautre dans n’importe quoi! En été, du plus petit village jusqu’aux grandes villes, le Québec vit pendant quatre mois à l’heure de l’amusement systématique tous azimuts. Il faut s’éclater dans un feu d’artifice (un autre festival dit culturel) continuel où le bruit étourdissant, la vulgarité à la mode et la sensualité toujours plus osée seront souvent au rendez-vous.
Le bon peuple en redemande toujours plus! Même quand ce n’est pas drôle, il applaudit! Même quand c’est laid et ridicule, on dit que c’est bien beau!
Je n’ai pas l’intention de passer en revue les 228 spectacles et festivals qui ont amusé le Québec de juin à septembre. Cependant, je ne peux oublier le défilé de la fierté gaie, qui revient depuis des décennies nous hanter avec sa parade redondante qui ne dit plus rien à personne. Usé à la corde cet événement donne aujourd’hui une image néfaste de la communauté homosexuelle, ce qui lui nuit de plus en plus.
Pourquoi y a-t-il encore des milliers de voyeurs qui continuent de s’agglutiner le long du parcours à Montréal pour regarder ce happening dit «culturel»? On espère toujours en voir plus: cuirasses, paillettes, nudité, excentricité, des hommes/femmes, des femmes/hommes, de la publicité homosexuelle, etc. Cette parade, loin d’enrayer l’homophobie, attise plutôt les différences et les préjugés, en incitant la population au harcèlement et à la moquerie.
Les organisateurs continuent pourtant à se mettre la tête dans le sable en jurant que ce défilé ridicule fait avancer leur cause pendant que la grande majorité des personnes homosexuelles refusent de s’associer à ce freak show.
La parade gaie donne une lamentable image de l’homosexualité et contribue à entretenir le sentiment d’homophobie qu’on retrouve dans la société. L’idéal homosexuel, est-ce cela?
Le défilé de la fierté gaie a mis en vedette cette année le comédien Jasmin Roy dans un char allégorique bien spécial; accompagné de plusieurs directeurs d’écoles et de la présidente de la fédération des directions d’écoles du Québec, Mme Chantal Longpré, il a voulu lancer un message aux établissements scolaires: «vos élèves doivent sortir du placard et ne plus avoir peur d’afficher ouvertement leur identité sexuelle différente».
À l’émission de TVA, Paradis en direct, du 16 août 2010 à 12h30, Chantal Longpré a défendu énergiquement la présence des directions d’écoles à ce défilé: «Il y a énormément (sic) d’élèves qui voudraient faire leur coming out dans nos écoles» a-t-elle déclaré le plus sérieusement du monde!
Questionné par l’animateur, Jasmin Roy a défendu le côté exhibitionniste et excentrique de cet événement en déclarant que les gais et lesbiennes ont le droit d’être à la mode et de s’éclater comme tout le monde. Enfin, on a appris que le MEQ va intensifier sa lutte contre l’homophobie dans les écoles du Québec en invitant plus souvent les homosexuels à venir entretenir les élèves sur cette question.
Pendant qu’aux nouvelles de Radio-Canada (15 août 2010) je voyais dans le défilé des extraterrestres gais, j’entendais le journaliste nous informer que cette année, il y avait le long du parcours 200000 spectateurs et une majorité de familles avec de très nombreux enfants. Rappelons que la semaine de la fierté gaie est subventionnée par notre gouvernement provincial.
L’an prochain, poursuivant dans la démesure, nous aurons peut-être droit à un char allégorique d’élèves de la maternelle qui auront eu le courage de faire leur coming out! Nos politiciens, toujours présents, affirment que cet événement fait maintenant partie de la culture du Québec.
Devant cette démesure, il faut bien admettre que le mot culture a été pitoyablement prostitué par nos médias depuis plusieurs années. La noblesse culturelle n’a rien à voir avec les festivals heavy-métal, ni avec le festival de la poutine.
Les politiciens de tout acabit peuvent bien continuer à parader avec les gais et lesbiennes, je m’en fous; le ridicule ne tue pas. Mais qu’on arrête de parler de culture! C’est du divertissement très ordinaire qui vole bien bas.
Quand on regarde «l’évolution» de notre société qui n’arrête pas de s’émoustiller, on fait le constat suivant: pour remplacer les processions, défilés et événements à saveur religieuse qui étaient très populaires, il y a 40 et 50 ans au Québec, on a dû déployer un véritable tsunami de spectacles et de festivals subventionnés pour répondre au vide existentiel d’une pauvre population toujours en quête de sens.
Laissez un commentaireUn pasteur qui a de l'audace!
En ce temps de préparation pour la prochaine vigile des 40 jours pour la vie (dont le lancement sera le 21 septembre au Parc Lahaie à 19h00 à Montréal), j'ai été ému de lire la prière d'un Pasteur du Kansas lors de la cérémonie d'ouverture de session du "House of Representatives" du Kansas. Si tous les pasteurs du Québec étaient comme lui, je crois qu'il n'y aurais quasiment plus d'avortements au Québec. (Cliquer pour la présentation Power Point)
Seigneur, nous venons vers toi aujourd'hui pour te demander pardon et pour te demander de nous guider.
Nous savons que ta Parole nous dit :
"Malheur à ceux qui appellent bien ce qui est mal."
Et c'est exactement ce que nous avons fait."
Il semblerait que la prière dérange encore certaines personnes. Alors, la voici:
Nous avons perdu notre équilibre spirituel et nous avons renversé "nos valeurs."
Nous avons exploité le pauvre et nous appelons cela "la loterie."
Nous avons récompensé la paresse et nous avons appelé cela "l'aide sociale."
Nous avons tué nos enfants pas encore nés et nous avons appelé ça "le libre choix."
Nous avons abattu des avorteurs et nous avons appelé ça "la justice."
Nous avons négligé de discipliner nos enfants et nous avons appelé ça "développer leur estime de soi."
Nous avons abusé du pouvoir et nous avons appelé ça "la politique."
Nous avons convoité les biens de nos voisins et nous avons appelé ça "avoir de "l'ambition."
Nous avons pollué les ondes radio et télé avec la grossièreté et la pornographie et nous avons appelé ça "liberté d'expression."
Nous avons ridiculisé les valeurs établies depuis longtemps de nos ancêtres et avons appelé ça "les Lumières."
Oh Dieu, sonde notre cœur; purifie-nous et libère-nous de nos péchés.
AMEN
Laissez un commentaireÉgards #28
Si jamais vous vouliez comprendre en profondeur --et finalement aider à guérir -- le malaise qui mine de l'intérieur le Québec moderne, vous devez tout d'abord vous abonner à la Revue Égards. Cette revue n'a absolument pas d'égal au Québec. Tous les penseurs du Québec qui veulent aider à délivrer la nation québécoise de l'emprise de l'état omniprésent et obèse, du bourbier du relativisme moral et de la disparition tranquille par coups d'avortement et d'euthanasie se doivent de s'abonner. Le dernier numéro (ci-bas) vient de paraître. Vous pouvez vous procurer un exemplaire en suivant ce lien.
Laissez un commentaireLa zone grise

Notre occident postmoderne est devenu un consommateur fou de toutes sortes de théories très souvent farfelues et ridicules qu’on accepte sans réfléchir.
Le 31 juillet 2010, à Montréal, c’était la grande soirée LesboMonde de Divers/Cité où les lesbiennes québécoises sortent du placard et fêtent dans la démesure leur grand soulagement de vivre enfin une sexualité dite épanouie où la jouissance érotique prend toute la place.
À cette occasion, le journal La Presse s’est penché sur une nouvelle mode, le phénomène des lesbiennes « sur le tard » en consacrant une page complète de son édition du 30 juillet 2010 à ces femmes qui découvrent, paraît-il, le bonheur suprême en retrouvant leur "véritable identité sexuelle".
Nous serions en face d’un nouveau phénomène de société au Québec. Un nombre incroyable de femmes hétérosexuelles deviennent comme par enchantement lesbiennes, depuis une dizaine d’années.
Âgée de 62 ans, la présidente du Réseau des lesbiennes du Québec avoue qu’elle « s’est bien amusée et qu’elle a eu bien du fun avec les gars ». Mais à 32 ans, elle a rencontré une femme qui l’a comblée encore plus sur le plan sexuel. Alors, elle est devenue automatiquement une excellente lesbienne. Elle affirme qu’au Québec, de plus en plus de femmes qui ont eu une vie sexuelle épanouie, qui se sont mariées et qui ont eu des enfants, tombent amoureuses d’une femme et découvrent leur "nouvelle identité".
L’américaine, Carren Strock, lesbienne âgée de 66 ans, vient de publier un livre-choc sur cette question. Madame a découvert par hasard sa nouvelle orientation sexuelle à l’âge de 44 ans. Dans son livre, une centaine de femmes de 20 à 60 ans racontent leur passage à la "vraie" sexualité.
Depuis quelques années, l’Association américaine de psychologie s’intéresse grandement à ce phénomène des femmes lesbiennes dites « sur le tard ». Comment se fait-il que l’immense majorité des lesbiennes aient un passé hétérosexuel ? La sociologue Irène Demczuk, fidèle disciple de Freud, la professeure de psychologie Lisa Diamond et le psychologue Richard Lippa ont, paraît-il, trouver la réponse à cette question existentielle suite à leurs savantes recherches dans les grandes universités américaines.
La fameuse "zone grise" expliquerait cet engouement des femmes pour le lesbianisme. Toutes les femmes, d’après ces très savantes études, seraient plus ou moins lesbiennes.
La découverte du 21e siècle ?
L’orientation sexuelle des femmes ne serait pas facile à cerner d’après nos experts! La coordonnatrice du Réseau des lesbiennes du Québec en rajoute affirmant qu' « il y a toute une oppression et une obligation pour les femmes de se conformer et de se ranger, qui fait en sorte que les femmes plient pour ne pas avoir à se battre ». Mais, le vent tourne … Enfin, elles sortent du placard ...
Aujourd’hui, dans nos pays dits très évolués, les femmes seraient de plus en plus "en recherche", en exploration et en questionnement sur leur "orientation sexuelle". Elles veulent vivre à plein tous leurs phantasmes.
Ces savantes élucubrations reprises très sérieusement par La Presse, ont fait les délices de la communauté gaie et lesbienne de Montréal.
Après la lecture de ce reportage, on a l’impression que presque toutes les femmes sont des lesbiennes en puissance ; celles qui sont toujours « malheureusement» hétérosexuelles, elles auraient manqué de courage pour oser passer de l’autre côté de la clôture.
Nous sommes rendus là ! À tous les points de vue, notre société occidentale en délire est en train de rejoindre la Rome antique à la vitesse TGV.
L’occident décadent a décrété que le mal est devenu le bien. Et nous, de plus en plus perdus, acceptons gloutonnement toutes ces nouvelles valeurs à la mode promues et authentifiées par nos médias déboussolés et par nos "savants" professeurs d’université.
Avec toutes ces femmes lesbiennes qui pointent à l’horizon, on peut sérieusement se demander en quelle année l’occident et le Québec décadents disparaîtront de la carte, car cela ne fera pas des enfants très forts.
De toute façon, beaucoup de « savants personnages » enseignent le plus sérieusement du monde que la sexualité n’a plus rien à voir avec l’amour humain. C’est devenu un loisir et un passe-temps, point à la ligne ! Mangeons, buvons et amusons-nous !
L’Empire romain qui avait adopté le même style de vie que nos pays décadents a été balayé et rasé par les Barbares. Un jour, ce sera notre tour et on l’aura pleinement mérité.
Laissez un commentaireOui à la dignité en fin de vie, non à l'euthanasie et au suicide assisté -- partie 3
Dans les semaines qui viennent, je publierai des extraits de mémoires contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ont été soumis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSMD). La date bûtoire pour soumettre un mémoire ou pour répondre au questionnaire étant révolue (il fallait répondre pour le 16 juillet), il nous reste qu'à attendre les dates pour les audiences publiques, dates qui seront publiées vers la mi-août. Entre temps, examinons pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté sont des menaces pour le Québec.
Je donnerai quelques notes biographiques des auteurs mais je retiendrai leurs nom.
Présentation de l'auteur
L'auteur vis au Québec depuis 42 ans, est marié et père de quatre enfants. Il a gagné sa vie comme professeur de violon et est présentement partiellement retraité.
Pourquoi la proposition d’instaurer légalement la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté m’effraie profondément
J’ai décidé de présenter ce mémoire à la Commission car la proposition d’instaurer légalement la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté dans notre système de santé m’effraie profondément.
Les raisons de mon opposition à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sont multiples, mais je veux me limiter ici surtout aux quatre suivantes :
- La perte de confiance en notre système de santé de la part de patients potentiels
- L’insécurité générale de toute personne âgée ou autrement vulnérable
- L’impact négatif sur la volonté de vivre et d’affronter les adversités de la vie chez les Québécois
- Le grand danger d’abus de la part des individus, des compagnies d’assurance et des gouvernements.
La perte de confiance en notre système de santé de la part de patients potentiels
La raison d’être de notre système de santé était de venir en aide, si possible pour guérir ou au moins pour soulager, rendre la maladie plus supportable. On se tournait vers les médecins et le personnel de l’hôpital avec la confiance que notre vie avait une valeur unique à leurs yeux au même titre que la leur. Elle était plus que seulement le fonctionnement de notre corps. Chaque personne était considérée, avec raison, comme un mystère unique dont le fonctionnement physique ou psychique était juste la partie extérieure. Si la pratique de l’euthanasie était instaurée, la vie humaine, notre vie, serait de plus en plus considérée seulement sous l’angle de son fonctionnement biologique. La valeur de ma vie sera jugée selon l’aptitude do mon corps de fonctionner adéquatement. Si mon organisme ne peut plus répondre positivement aux traitements disponibles, ma vie ne vaudra plus rien... on m’encouragera à la terminer «en dignité». Personnellement, je trouve cela indigne et même dégradant.
L’insécurité générale de toute personne âgée ou autrement vulnérable
La perspective d’être perçu dans notre système de santé comme un objet à évaluer quant à sa capacité de fonctionner adéquatement, va nécessairement engendrer chez toute personne âgée ou autrement vulnérable un fort sentiment d’insécurité chaque fois qu’elle aura besoin de se tourner vers les services de santé. Avec les années, ce sentiment va aller grandissant. Plus on est fragile et vulnérable, plus on a besoin de présence et d’accompagnement et combien de personnes vont plutôt cacher leur maladie que chercher de l’aide auprès des personnes qui auront le pouvoir, et peut-être même la mission, de les faire mourir ? Le mot compassion dans son sens premier signifie volonté de souffrir avec. Vouloir donner la mort à la place est exactement le contraire de la compassion : c’est l’abandon, la démission.
L’impact négatif sur la volonté de vivre et d’affronter les adversités de la vie chez les Québécois
La volonté d’instaurer l’euthanasie et le suicide assisté dans notre système de santé provient d’une philosophie qui fait abstraction de la dimension spirituelle de la vie humaine et veut surtout ignorer comme dépassée, toute référence à Dieu. Le phénomène de la foi religieuse a pourtant fait depuis toujours partie intégrante de la façon dont la grande majorité des êtres humains, à travers l’histoire, faisait face à leur condition. Et encore aujourd’hui, le personnel des hôpitaux, des centres pour personnes âgées et surtout beaucoup d’aidants naturels constatent, souvent avec étonnement, la force morale et psychique que donne la foi dans une situation de souffrance.
Si elle voulait s’approprier le pouvoir de donner la mort à des êtres humains qu’elle juge inadéquats pour continuer à vivre, la société québécoise ferait une autre affirmation de son refus de croire en un sens plus profond de la vie humaine.
Elle enverrait ainsi un signal très négatif à toute personne vivant une situation de vie très difficile à cause des circonstances qui la défavorisent lourdement et qu’elle ne peut changer.
Infirmité de naissance, manque de talent, toutes sortes d’incapacités intellectuelles, santé chancelante comme aussi la pauvreté et même des situations de famille brisée peuvent sembler être autant d’obstacles au profond désir de bonheur. En effet, les chances d’atteindre le bonheur apparaissent souvent très inégales. Et pourtant, chaque personne doit livrer un combat pour son bonheur avec les circonstances uniques de sa vie. Les uns doivent puiser dans les profondeurs de leur être la force de ne pas se laisser abattre par les circonstances trop difficiles alors que d’autres doivent trouver dans leur cœur la sagesse de ne pas manquer le vrai bonheur à cause de trop de facilités. Les exemples de vainqueurs et de vaincus se trouvent des deux cotés.
Il est un fait observable que là où coexistent harmonieusement la raison et la foi, les chances de vivre heureux sont grandes. Une société qui voudrait détruire la foi au nom de la raison serait définitivement mal avisée et beaucoup de ses membres en deviendraient malheureux.
Le grand danger d’abus de la part des individus, des compagnies d’assurance et des gouvernements.
La légalisation du recours à l’euthanasie devient particulièrement inquiétante dans le contexte actuel du vieillissement de la population québécoise. Ses promoteurs diront évidemment qu’il s’agirait juste des cas d’extrême déchéance mentale ou physique, d’un petit nombre. Mais, à l’instar de l’avortement qu’on prétendait pratiquer seulement dans les cas très rares et par lequel on supprime aujourd’hui, juste au Québec, à peu près 30 écoles de mille enfants chaque année, il est très facile d’imaginer l’élargissement progressif des tranches de population qui seraient visées par l’euthanasie dans deux ou trois décennies. Dans une société où la foi en Dieu serait de plus en plus rare, la dépression, surtout à la fin de vie, serait probablement de plus en plus fréquente. Il serait évidemment très facile d’obtenir le consentement pour en finir avec sa vie. Les assureurs et le gouvernement y trouveraient bon compte.
Conclusion
Quand j’entends certains politiciens parler de cette question et je vois comment l’euthanasie et le suicide assisté sont «vendus» à la population comme une autre étape de l’évolution de la société québécoise, j’ai l’impression qu’on tombe dans un trou béant.
Il me semble que c’est le temps qu’on arrête de penser que toute évolution est nécessairement dans la bonne direction et que c’est par un consensus majoritaire qu’on trouve la solution à tout problème. Est-ce que nous ne voyons pas que la direction de l’évolution et le consensus majoritaire sont faciles à manipuler ?
Je souhaite que chaque membre de cette Commission réalise qu’il ne s’agit pas de trouver un nouveau consensus, mais plutôt la bonne réponse à une question très grave. Il me semble que la réponse et la force de l’assumer sont à chercher au fond des cœurs et dans la richesse et la profondeur de la vraie culture québécoise, celle qui a permis au Québec de survivre dans les temps difficiles.
Bonne chance à vous…et à nous tous et toutes qui avons franchi le cap de première jeunesse !
P.S. : En cherchant l’adresse pour envoyer mon mémoire, je constate avec surprise que le nom officiel de la Commission parlementaire est : Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Comment est-ce possible qu’une commission parlementaire qui doit servir de modérateur impartial pour un débat public utilise dans son titre l’euphémisme bien connu des promoteurs de l’euthanasie et du suicide assisté ? Est-ce que cela veut dire que les membres de la Commission sont déjà tout gagnés d’avance pour l’agenda du groupe pro-euthanasie ?
Laissez un commentaireSociété de soins palliatifs à domicile du Grand Montréal
La Société de soins palliatifs à domicile du Grand Montréal, (antérieurement l’Association d’Entraide Ville-Marie) est un organisme sans but lucratif supporté financièrement par la Fondation Docteur Maurice-Bertrand (FDMB). Elle à comme mission d’offrir et de dispenser des soins & services palliatifs à domicile de haute qualité, à toute personne atteinte de cancer en phases pré-terminale et terminale et, qui désire vivre à domicile la dernière étape de sa vie. Nos services sont offerts à Montréal, Laval et sur la Rive-Sud.
Laissez un commentaireAssociation canadienne des services et du soutien pendant la grossesse
L'association canadienne des services et du soutien pendant la grossesse (CAPPS) est une organisation chrétienne registrée sans lien politique, engagée primordialment à la formation de centres des services et du soutien pendant la grossesse.
CAPSS a été formée en 1997 comme réponse au besoin d'aider les femmes et les enfants à travers de l’encouragement et la formation des centres des services et du soutien pendant la grossesse à travers du Canada.
CAPSS, d’aujourd’hui, assiste 71 centres affiliés et à présent est en train d'aider aux accroissements et développements de neuf centres de plus. Situés dans de nombreuses villes à travers du Canada, les centres offrent une assistance pratique et matérielle, ainsi que du soutien émotionnel et spirituel aux femmes enceintes, à leurs partenaires ou leurs proches en traversant de grossesses angoissantes.
Laissez un commentaireSanté maternelle et avortement: les médias québécois doivent faire preuve de plus d'ouverture
Les médias québécois doivent faire preuve de plus d’ouverture afin de contribuer pleinement au dialogue social sur les enjeux les plus controversés. Les médias ne peuvent se contenter de parler de sujets comme l’avortement et l’euthanasie simplement pour mettre des membres du clergé ou certains partis politiques dans l’eau chaude. C’est aux lecteurs- lectrices, auditeurs- auditrices de demander aux médias de favoriser de véritables débats sociaux, basés sur le respect mutuel et la logique et non sur la marginalisation des positions de certaines personnes.
En juin dernier, un sondage national d’Ipsos-Reid (PDF-Anglais) rapportaient que 40% des Québécois supportaient l’initiative maternelle du gouvernement Harper. Le gouvernement avait annoncé plutôt cette année que, dans le cadre de son initiative sur la santé maternelle, il ne financerait pas les avortements outre-mer. Le sondage mené entre le 17 et 21 juin 2010 à la demande de Canada.com, montre de fortes particularités régionales. Les provinces de l’ouest semblent supporter davantage l’initiative de santé maternelle et infantile que le Québec et les provinces maritimes. Par contre, le taux d’approbation au Québec atteint 40%, alors que l’approbation québécoise pour les initiatives du gouvernement Harper est rarement aussi élevé.
Les répondants devaient se prononcer sur la question suivante : « Supportez-vous la position canadienne actuelle de ne pas financer les avortements dans les pays en voie de développement ou donneriez-vous votre support au Canada afin qu’il change sa position de financer les avortements dans les pays en voie de développement comme étant inclus dans le plan global de santé maternelle? ».
Quatre (4) choix de réponses étaient offerts aux répondants :
- Je supporte fortement l’actuelle position canadienne de ne pas financer les avortements dans les pays en voie de développement,
- Je supporte quelque peu l’actuelle position canadienne de ne pas financer les avortements dans les pays en voie de développement,
- Je supporterais quelque peu le Canada s’il changeait sa position afin de financer les avortements dans les pays en voie de développement,
- Je supporterais fortement le Canada s’il changeait sa position afin de financer les avortements dans les pays en voie de développement.
Bien qu'il se doit de noter que 30% des répondants Québecois sont fortement en faveur d’un changement de position de la part du gouvernement canadien, il semble toutefois que plusieurs Québécois préfèrent que l’aide internationale en matière de santé maternelle et infantile soit dirigée vers des priorités autres que l’avortement (Voir le tableau en PDF) Ce sondage à une marge d’erreur de +/- 3.1, 19 fois sur 20.
Les résultats éloquents de ce sondage n’ont pas été rapportés dans les médias québécois. Un seul article est paru sur le sujet dans un journal de l’Ontario.
Voici une opportunité manquée de demander au Québécois comment ils envisagent notre rôle sur la scène internationale. Nous sommes prêts à parier que la plupart des Québécois ne considèrent pas le financement de l’avortement comme essentiel, alors que des millions de femmes, d’hommes et d’enfants meurent chaque années des suites de maladies qui, grâce à la médecine moderne, peuvent être facilement traitées. À condition bien sûr que les gouvernements des pays industrialisés allouent les ressources au bon endroit. La décision du gouvernement Harper, loin d’être simplement idéologique comme certains le prétendent, est tout à fait justifiée d’après les résultats de nombreuses études qui ont constamment démontré que les femmes des pays en voir de développement n’ont pas besoin de l’avortement, mais bien de soins appropriés avant, pendant et après les grossesses. Dans son Maternal Mortality Global Factbook, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mentionne que dans les pays industrialisés, la baisse dramatique des taux de mortalité maternel coïncide “… avec le développement des techniques obstétriques et l’amélioration de la qualité des soins de santé générale des femmes”(Maternal Mortality, A Global Fact Book, OMS, 1991 Compilé par Carla Abou Zahr and Erica Royston).
Le tableau ci-dessous présente des données d’un rapport de 2004 de l’OMS sur les causes de mortalité des femmes. Les statistiques montrent que la très grande majorité des décès des femmes ne sont pas liés à la santé reproductive ou maternelle. En outre, la plupart des décès maternels pourraient être évités si les femmes des pays en voie de développement avaient accès à des soins de santé de bases, des antibiotiques, du personnel qualifié, des banques de sang propre, des lieux de soins sanitaires, et de l’eau potable. L’avortement n’est pas la solution.
Les résultats du sondage Ipsos-Reid démontrent à notre avis que le débat sur le financement de l’avortement est loin d’être clos au Québec. Un bon nombre de Québécois sont, d’après les résultats du sondage, contre le financement de l’avortement à l’extérieur du pays. Ne vaut-il pas la peine de s’interroger sur les raisons qui poussent les Québécois à supporter avec plus d’ardeur qu’à l’habitude cette politique du gouvernement Harper?
Comme consommateurs avertis de produits médiatiques en tout genre, il vaut tout au moins de se demander pourquoi les médias québécois ont complètement ignoré ce sondage. Se peut-il que certaines personnes choisissent d’ignorer volontairement toute statistique pouvant laisser croire que les Québécois sont en fait moins en faveur de l’avortement qu’on le suppose? Ou du moins les statistiques qui pourraient pousser la population à s’interroger davantage au sujet du financement de l’avortement? Une chose est claire, même si les médias québécois choisissent d’ignorer cette réalité, 40% des québécois ont tout le gros bon sens de supporter notre gouvernement, alors que celui-ci tente d’avoir un impact réel et positif sur la vie des femmes et des familles des pays en voie de développement.
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