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André Pratte du journal La Presse affirme que la charte des valeurs québécoises va mettre « la foi au placard »

Une réflexion très juste parue dans le journal La Presse du 30 août 2013:

 

 

 

(...)
 
Les signes religieux? Soyons honnêtes: le seul signe religieux qui dérange vraiment est le voile islamique. Jusqu'à il y a quelques années, qui s'inquiétait de ce qu'un médecin porte une kippa ou un aumônier un crucifix? Aux yeux de bien des gens, «voile» égale «burka» égale «soumission de la femme» égale «extrémisme» égale «terrorisme». D'où le rejet très majoritaire du port du voile par les employés du gouvernement du Québec.
 
Pourtant, malgré les images dont on nous inonde, ce n'est pas du voile intégral dont il est question ici. Au Québec, il n'y a pas d'enseignante, de médecin, d'infirmière ou de policière portant la burka. Il y a cependant plusieurs femmes qui portent un hijab, un foulard couvrant les cheveux et le cou. À l'image de la psycho-éducatrice Elsy Fneiche, qui confie son inquiétude sur La Presse+ ce matin, ces femmes sont parfaitement intégrées au Québec moderne. Par leur travail dans les écoles, les établissements de santé et ailleurs, elles apportent à notre société une contribution inestimable. Ce sont des femmes libres. Et cette liberté, elles l'expriment notamment en portant un foulard marquant leur foi, une foi qui fait partie de leur identité comme la langue fait partie de la nôtre.
 
Quel est l'objectif visé par cette interdiction? Officiellement, que l'État paraisse neutre. Ça ne sera jamais qu'apparence, en effet, car rien ne garantit que telle fonctionnaire au décolleté plongeant ait moins de préjugés à l'égard de certains clients que celle arborant un foulard.
 
Au fond, il s'agit de réduire le plus possible la place de la croyance religieuse que, dans un éclair de génie qui n'a pas encore frappé tous les régions du monde, nous avons collectivement rejetée. On commence par fermer aux croyants la porte des institutions publiques. Lorsqu'un nouveau tsunami d'anxiété nationale frappera, on dira qu'il faut bannir les signes religieux de la rue. Ah! les choses vont tellement bien en France.
 
(...) Se portant à la défense de la nation, l'État se chargera donc de leur faire comprendre qu'au Québec, le bon immigrant doit non seulement parler français, préférer le 24 juin au 1er juillet et écouter Marie-Mai; il doit aussi laisser sa foi au placard.
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Le Costa Rica poursuivi pour un refus d'avortement pour épargner la santé « émotionnelle » de la mère...

Sur le blog de Jeanne Smits du 29 août 2013 :

 

(Commission interaméricaine des droits de l'homme)

 

 

 

Une femme de 32 ans à qui un « avortement thérapeutique » fut refusé à la fin de l'année dernière vient de présenter un recours contre son pays, le Costa Rica, devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme. Elle veut faire reconnaître son « droit » à l'avortement, celui-ci étant dépénalisé dans la loi costaricaine en cas de danger pour la vie ou pour la santé de la mère, en faisant condamner l'Etat pour le refus qui lui a été opposé.
 
Enceinte pour la première fois, « Aurora » – c'est son pseudonyme – avait appris au cours de sa 12e semaine de grossesse, « désirée », les graves malformations affectant son enfant. Celui-ci avait la paroi abdominale ouverte, son cœur, son foie et ses intestins étaient exposés et il avait une espérance de vie « nulle » à la naissance. Il risquait même de mourir in utero, ou alors dans les minutes suivant la naissance.
 
Aurora avait bénéficié à l'époque du soutien militant d'associations féministes, très actives en Amérique latine pour venir à bout de toutes les législations qui restreignent ou interdisent l'avortement. Elle avait aussitôt introduit une demande auprès de la justice costaricaine pour obtenir un « avortement thérapeutique », demande rejetée au motif que ni sa santé, ni sa vie n'étaient menacées par sa grossesse.
 
A l'époque des manifestations féministes avaient dénoncé le refus en affirmant que la « santé émotionnelle » d'Aurora était menacée. Ainsi le « Collectif pour le droit de choisir » mettaient-elle en avant qu'en obligeant cette femme à mener son enfant à terme, on la condamnait à l'aimer chaque jour un peu plus et à souffrir toujours davantage de la mort inéluctable de l'enfant. Une « torture »… A vrai dire je n'avais jamais vu un tel cynisme de la part des promoteurs de l'avortement : au moment des manifestations, Aurore était déjà enceinte de six mois. Elle allait donc moins souffrir à l'idée de faire mettre elle-même fin à la vie de son propre enfant ? Ce n'est donc pas une atrocité, l'avortement d'un enfant à naître de six mois ?
 
Que la vie et la santé d'Aurora n'aient pas été sérieusement menacées par sa grossesse a été confirmé par le fait qu'elle a donné le jour à son petit garçon à la fin de décembre dans un hôpital de Cartago. Hélas il vécut moins d'une heure. Un appel introduit par sa mère peu auparavant devant le tribunal constitutionnel ne devait recevoir une réponse qu'en février 2013, date à laquelle le refus judiciaire fut confirmé, toujours pour le même motif : il n'y avait pas de danger sérieux pour la santé et encore moins pour la vie de la mère.
 
Aurora poursuit sa route militante avec l'appui de diverses organisations féministes (« Centro de Derechos », « Colectiva por el Derecho a Decidir ») qui ont soutenu, et peut-être même financé son recours devant l'instance supranationale comparable à notre Cour européenne des droits de l'homme. La CIDH s'est déjà signalée à de multiples reprises par son soutien au lobby de l'avortement, ainsi l'affaire d'Aurora n'apparaît-elle pas comme un tragique fait divers mais comme un cas d'espèce attendu avec gourmandise par les sectateurs de la culture de mort pour en tirer le maximum de dividendes médiatiques, judiciaires et politiques. Ainsi exploite-t-on des souffrances réelles et profondes sans y venir en aide de manière véridique. (...)
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Non au projet de loi 52 : l'euthanasie est à nos portes. Résumé de la situation et commentaires vidéos de médecins

Le 12 juin 2013, le Gouvernement Marois a déposé à l’Assemblée nationale du Québec le Projet de loi 52 (Loi concernant les soins de fin de vie) qui fait de « l’aide médicale à mourir » un soin de santé et un droit.

QU’EST-CE  AU JUSTE QUE « L’AIDE MÉDICALE À MOURIR »?

Cessons de jouer avec les mots et de déguiser la réalité. «Appelons un chat un chat. De l’aide médicale à mourir, c’est de l’euthanasie» ( Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec, cité par l’Actualité médicale, 29 janvier 2013).

ET QU’EST-CE QUE L’EUTHANASIE?

L’euthanasie consiste à tuer volontairement et directement une personne, avec ou sans son consentement, pour des motifs de compassion. Le Code criminel du Canada considère cela comme un homicide. Il n’y a rien d’humain à tuer une autre personne.

L’EUTHANASIE ÇA TUE.

L’EUTHANASIE C’EST DANGEREUX ET INUTILE.

Nous avons déjà le droit de refuser ou de faire interrompre un traitement.

Nous avons déjà le droit de dire « non » à l’acharnement thérapeutique.

Nous avons déjà le droit de bénéficier d’une sédation palliative qui vise uniquement à atténuer la douleur.

TUER N’EST PAS UN SOIN

(Collectif des médecins du Refus médical de l’euthanasie, La Presse, 19 février 2013)

ÉLIMINONS LA DOULEUR, PAS LES MALADES.

Gardons nos hôpitaux sécuritaires.

EXIGEONS PLUTÔT DES SOINS PALLIATIFS DE QUALITÉ JUSQU’À LA MORT NATURELLE.

Protégeons les plus faibles et les plus vulnérables.

« Une fin de vie dans la dignité passe par des soins palliatifs accessibles à tous, et non par l’euthanasie » (Assemblée des évêques catholiques du Québec, 18 janvier 2013).

NE DONNONS À PERSONNE – SURTOUT PAS À NOS MÉDECINS – LE POUVOIR DE TUER.

Nous pourrons alors garder confiance en eux.

IL FAUT AGIR TOUT DE SUITE!

QU’EN PENSE L’ÉGLISE CATHOLIQUE?

« Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable » (Catéchisme de l’Église catholique, no 2277).

« Je confirme que l’euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine » (Jean-Paul II, L’Évangile de la vie, no 65).

QUE POUVEZ-VOUS FAIRE?

« Nous apprécions grandement l’engagement et la contribution des citoyens et citoyennes (…)qui sont solidaires des plus vulnérables et qui tentent de bâtir une culture de la vie et de la compassion » (AECQ, janvier 2013).

1. CONTACTEZ VOTRE DÉPUTÉ(E) : rendez visite ou écrivez à la personne que vous avez élue pour VOUS représenter. Pour trouver son nom : www.assnat.qc.ca ou 1-866-337-8837. QUE LUI DIRE? Utilisez l’un ou l’autre de ces arguments :

• Je suis totalement opposé(e) au Projet de loi 52 : Votez contre s.v.p.!

• L’euthanasie consiste à poser un geste qui cause la mort d’une autre personne, généralement par injection létale. C’est une forme d’homicide. Si le Projet de loi 52 est adopté, il y aura des morts sans consentement et des abus. L’euthanasie est dangereuse. Votez contre le Projet de loi 52, s.v.p.!

• L’euthanasie est contraire à la philosophie et à la pratique des soins palliatifs. Or, le Projet de loi 52 inclut l’euthanasie dans les soins palliatifs.  L’euthanasie n’est pas un soin parce que tuer n’est pas un soin. Votez contre le Projet de loi 52, s.v.p.!

• Selon le Projet de loi 52, il suffira d’être atteint d’une maladie grave et incurable, et de connaître un déclin avancé et irréversible de ses capacités, pour être euthanasié. Parce qu’il ne sera pas nécessaire d’être en phase terminale, les personnes handicapées et les personnes atteintes d’une maladie chronique seront menacées. Votez contre le Projet de loi 52, s.v.p.!

• Les personnes souffrant de dépression chronique et de maladie mentale sont menacées par le Projet de loi 52. Elles ne seront pas obligées d’accepter de traitement qu’elles jugent intolérable contre leur souffrance physique ou psychologique. Votez contre le Projet de loi 52, s.v.p.!

2. ÉCRIVEZ AUX MÉDIAS lorsqu’ils recommenceront à parler du Projet de loi 52.

3. SIGNEZ le formulaire d’appui au Collectif de médecins du Refus médical de l’euthanasie (www.refusmedical.blogspot.ca).

4. JOIGNEZ-VOUS au réseau citoyen Vivre dans la Dignité (www.vivredignite.com et www.vivredignite.blogspot.ca).

5. CONSULTEZ l’Organisme catholique pour la vie et la famille (www.ocvf.ca) et priez sans cesse!

NOS DÉPUTÉS DOIVENT REJETER LE PROJET DE LOI 52

 

Les commentaires du Dr Patrick Vinay du Collectif du Refus Médical de l'euthanasie :

//www.youtube.com/embed/JH9Fj_l3BaY

Et le commentaire du Dr Marc Beauchamp :

//www.youtube.com/embed/dFe6qTXQf2Q

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Une indubitable preuve apportée sur les capacités auditives de l'enfant à naître

Sur le site du journal Le Monde du 29 août 2013:

(Ce que toutes les mamans savaient est maintenant confirmé par la science...)

 

 

On apprend à tout âge. Y compris avant même d'être venu au monde ? Pour les chercheurs qui s'intéressent à l'acquisition du langage, les indices en ce sens se sont multipliés au cours des dernières années. On sait désormais que, grâce aux sons qui lui sont parvenus in utero, le nouveau-né a analysé et décrypté un certain nombre d'informations : il reconnaît (et préfère) la voix de sa mère, le générique du feuilleton qu'elle a regardé tout au long de sa grossesse, mais aussi, plus sérieusement, les inflexions de ce qui sera sa langue maternelle. Une équipe a d'ailleurs montré en 2009 que la douce mélodie des pleurs du nourrisson était façonnée par cette langue maternelle.
 
Tous ces indices laissent penser que le cerveau du fœtus est capable de commencer à décrypter le langage et d'en mémoriser certains éléments. Toute la difficulté consiste à confirmer cette hypothèse et c'est ce petit tour de force que vient de réaliser une équipe de chercheurs finlandais et néerlandais dans une étude publiée le 26 août dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine. Pour y parvenir, ils ont recruté une trentaine de couples en attente d'un heureux événement. A la moitié d'entre eux, ils ont confié un CD contenant un enregistrement de 8 minutes au cours duquel un mot inventé de trois syllabes (tatata) était répété des centaines de fois, avec deux variantes. La première était un changement de voyelle (tatota), la seconde une différence d'intonation sur la deuxième syllabe. Le tout était entrecoupé de plages musicales sans paroles.
 
Les futures mamans suivaient des consignes assez simples : depuis la 29e semaine de grossesse (à partir de laquelle le système auditif du fœtus est opérationnel) et jusqu'au terme, elles diffusaient le contenu du disque cinq à sept fois par semaine, de préférence toujours à la même heure de la journée. Elles ne devaient, pendant cette courte opération, pas parler ni chanter. En moyenne, le "tatata" sous ses diverses formes a été entendu plus de 25 000 fois par les fœtus durant cet apprentissage. Il ne restait plus qu'à attendre les naissances. Dans les jours qui suivaient celles-ci, les chercheurs faisaient passer un électro-encéphalogramme (voir photo ci-dessus) aux nourrissons en surveillant la réaction de leur cerveau à l'écoute d'un enregistrement contenant les fameux "tatata". L'expérience a prouvé que les bébés ayant suivi l'entraînement reconnaissaient le mot inventé et ses variantes alors que les enfants du groupe témoin en étaient incapables.
 
Non seulement ce travail fournit un protocole solide pour détecter, immédiatement après leur naissance, les souvenirs qu'ont emmagasinés les bébés lors de leur vie intra-utérine mais il montre aussi que l'enfant commence à apprendre le langage dans le ventre de sa mère. (...)
 
Ces chercheurs préconisent donc de faire attention à l'environnement sonore de l'enfant et ce même lorsqu'il est invisible, avant sa naissance.

Et pourquoi pas, en plus de son audition, de faire attention à sa vie, lorsqu'il est invisible, avant sa naissance...

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Comment faire durer un couple?

Sur le site 20minutes.fr du 21 janvier 2010 (via le Salon Beige) :

 

 

 

ETUDE - Chez les couples avec un enfant de 15 ans toujours ensemble, seulement 3% ne se sont pas mariés...
 
La méthode quasiment infaillible pour qu’un couple dure: le mariage. L’engagement sacré serait le gage de stabilité le plus sûr. D’après une étude britannique, la quasi-totalité des couples qui ont survécu jusqu’au quinzième anniversaire de leur enfant sont… mariés.
 
L’étude, qui se base sur les données du recensement, révèle que le concubinage à long-terme chez les couples avec enfants est très rare. Chez ces couples non séparés, parents d’un enfant de 15 ans, ils ne sont que 3% à ne pas être passés devant monsieur le maire.
 
Quatre fois moins de risque de se séparer
 
Autre résultat préoccupant pour les couples non mariés avec enfant: un tiers se sépare avant le cinquième anniversaire de leur enfant. Alors que les couples mariés ont quatre fois moins de risque de se séparer avant cette échéance.
 
L’étude, menée par une institution britannique vouée à la «prévention du démantèlement de la famille», le Bristol community family trust, se veut tout de même rassurante: quand un enfant atteint l’âge de 15 ans, il a 60% de chances que ses parents soient encore ensemble.
 
Harry Benson, coordinateur de ce centre de défense des valeurs familiales, conclut: «Le mariage est le meilleur indicateur de durée d’un couple, au-delà des effets liés au revenu, à l’éducation, à l’âge, à l’origine».
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Le rôle de la Franc-Maçonnerie dans la mise à mort des enfants à naître et l'instauration du «mariage» gai : un témoignage choc

Sur le site de cathosavignon.over-blog.com du 28 août 2013 (via le Salon Beige):

(Le Dr Maurice Caillet, ancien franc-maçon du 18e degré et ancien Vénérable de loge, ayant pratiqué et travaillé à la légalisation de l'avortement en France)

 

Dr Maurice Caillet, vous êtes ancien chirugien-gynécologue, vous avez aussi été initié à la franc maçonnerie dans l'obédience maçonnique du Grand Orient de France(GODF) et vous avez ensuite tout quitté pour vous donner entièrement au Christ, pouvez-vous nous raconter un petit peu votre parcours?
 
Je suis né dans une famille qui avait rejeté toute religion. Non baptisé, j'ai été formé dans les écoles et lycée laïques. J'ai étudié la médecine dans une optique scientiste, rationaliste, matérialiste. Après avoir fini mon internat à Paris et mon assistant à la Faculté, je me suis installé à Rennes dans une grande clinique comme chirurgien gynécologue et urologue. A ce titre j'ai pratiqué la contraception artificielle, les stérilisations avant même leur légalisation.
 
En 1968, en même temps que je divorçais, j'ai pris contact avec la franc-maçonnerie où j'ai été actif pendant quinze ans, initié jusqu'au 18° grade (sur 33), Vénérable de loge pendant deux ans. A partir de 1975 j'ai pratiqué un certain nombre d'IVG, selon la loi Veil. Je me suis d'ailleurs rendu compte de l'horreur de ce geste et de sa contradiction avec le serment d'Hippocrate.Après quinze années de chirurgie je suis entré à la Sécurité Sociale avec l'appui de mes "frères", pour diriger le Centre d'Examens de Santé. Cela m'a ouvert des portes à Paris: commissions diverses à la CNAM, au Ministère de la Santé, Fraternelle (maçonnique) des Hauts Fonctionnaires. (...)
 
La franc maçonnerie a-t-elle une mainmise sur les décisions gouvernementales de nos dirigeants politiques? Si oui, son influence est-elle importante? Pensez-vous notamment, que la franc maçonnerie a eu un rôle important dans la mise en place de la loi sur l'avortement ou encore sur le mariage homosexuel?
 
En tant que chirurgien gynécologue, j'ai été particulièrement mêlé à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la loi Veil. J'ai été en relation avec le Docteur Pierre Simon, Grand Maître de la GLF et président du Planning Familial qui prônait la libéralisation de l'avortement: il était conseiller au Ministère de Mme Veil et le Président Giscard d'Estaing avait pour conseiller Jean-Pierre Prouteau, Grand Maître du GODF, qui soutenait les mêmes thèses. La loi dite du"mariage pour tous" a été préparée par le ministère de Monsieur Ayrault qui ne comporte pas moins d'une douzaine de membres ou anciens membres du GODF. CQFD.
 
Pouvons-nous concilier foi catholique et franc maçonnerie, Si non, pourquoi ?
 
Je suis formel sur ce point et c'est le centre de mon combat de converti: tout oppose religion catholique et philosophie maçonnique. Le naturalisme, le relativisme, l'hédonisme, même s'ils ont infiltré les milieux catholiques comme la plupart de nos contemporains rendent impossible toute conciliation, et les nombreuses condamnations papales confirment mon point de vue. La plus récente date de 1983 et prive de la sainte Communion les catholiques ayant adhéré à une obédience maçonnique, quelle qu'elle soit, spiritualiste ou non. J'ai développé cette incompatibilité dans plusieurs de mes livres (voir sur mon site: http://www.cailletm.com).
 
Si vous aviez un message à donner à la jeunesse catholique d'aujourd'hui, quel serait-il?
 
Je lui dirai d'aller à la rencontre de Jésus, qui aime particulièrement chacun d'entre nous, et de se détourner des mythes et des idoles: lire les Evangiles plutôt que Dan Brown !

À lire, le court témoignage d'une conversion miraculeuse et l'analyse comparative du christianisme et de la franc-maçonnerie.

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Les personnes démentes et l'euthanasie en Hollande

Sur le blog de Jeanne Smits du 29 août 2013:

(La Hollande permet aux médecins d'euthanasier une personne démente qui aurait permis de le faire par un testament écrit plusieurs années plus tôt...)

 

 

(...)
Comme le savent les lecteurs habituels de ce blog il s'agit d'une des tendances de plus en plus nettes de la pratique euthanasique aux Pays-Bas, où depuis quelques années et de manière croissante de personnes en voie de devenir démentes obtiennent des euthanasies qui sont ensuite approuvées par les commissions régionales d'évaluation qui ont la charge de vérifier la conformité à la loi de toutes les euthanasies qui doivent leur être déclarées après leur mise en œuvre. Et même, dans un cas qui a fait couler beaucoup d'encre aux Pays-Bas, une euthanasie sur une personne démente qui n'était plus en état d'exprimer sa propre volonté a été approuvée par l'une de ces commissions.
 
Alors même que la pression s'accroît pour faire accepter l'idée d'euthanasier les patients déments sur la foi d'une déclaration faite alors qu'ils étaient encore en mesure d'exprimer librement leur volonté, la suggestion du juge Peeters pourrait être interprétée comme une tentative de clarifier la situation et d'éviter les abus.
 
(...)
 
Mme Schippers souligne que la loi sur l'euthanasie ne prévoit en aucun cas une décision judiciaire préalable et insiste sur la validité des testaments de vie que les médecins doivent prendre en compte et interpréter au mieux – manière de dire que l'euthanasie des personnes démentes ou qui ne sont plus en état d'exprimer leur volonté est acceptable et pourrait, sinon devrait se développer.
 
Elle estime d'ailleurs que la vraie réponse à la question de la mise à mort de ces personnes passe par un meilleur dialogue entre patient et médecin de famille : ils doivent parler « régulièrement » du testament de vie et actualiser le texte dès que cela s'avère nécessaire. Le médecin est bien « par excellence la personne indiquée pour juger si la situation actuelle du patient correspond à une situation que ce dernier a décrit dans son testament de vie comme étant pour lui insupportable et sans perspectives ».
 
Bref, on fait interpréter une déclaration subjective par un tiers qui est supposé s'y conformer en conscience au point de donner la mort.
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Il n'existe pas de « droit » au suicide. Une réplique à un article de Comte-Sponville sur le «droit » de mourir

Sur le site de la revue Le Monde des Religions du 28 août 2013 :

(Le philosophe Jacques Ricot)

 

Pour lire au préalable l'article d'André Comte-Sponville, cliquez ici.

(...)
 
Le suicide est un fait que le droit n’approuve ni ne désapprouve. Pourrait-il être, en certaines circonstances, un acte libre, résultant d’un constat lucide ? Quand, par exemple, les infirmités s’accumulent ? La réponse ne peut pas s’appuyer sur l’invocation incantatoire de cas douloureux comme celui de Vincent Humbert ou de Chantal Sébire, dont on sait aujourd’hui que le récit médiatique fut particulièrement déformé, ou sur l’apparente évidence de l’exercice d’une liberté qui ne porterait pas atteinte à celle d’autrui.
 
Pour exprimer la décriminalisation du suicide, décidée pendant la Révolution française, les juristes parlent de liberté « civile » ou encore « personnelle ». Laissons de côté la question philosophique de la nature de la liberté de l’acte de se supprimer puisque que toutes les autres issues semblent bouchées, et observons seulement que la liberté dont parlent les juristes n’est, en aucune manière, assimilable à un droit ouvrant à une créance de l’État. Pour quelles raisons, cette liberté ne doit pas être convertie en droit, fût-ce en un droit encadré, recensant des exceptions à la règle générale qui demande à ce que l’on prête assistance à personne en péril ? À ce jour, les tribunaux, qui n’ont jamais condamné les complices d’un suicide, veillent surtout à ce qu’il n’y ait point de provocation au suicide. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas légaliser l’assistance au suicide comme quelques (rares) pays ont cru devoir le faire ?
 
Première réponse : quand l’exception s’inscrit dans la loi, elle perd son statut de transgression, ce dont Paul Ricœur s’était ému quand cette éventualité avait été envisagée en l’an 2000. Il avait alors vigoureusement récusé que le législateur pût donner sa caution à ce qui devait demeurer, selon lui, dans le champ d’une « éthique de la détresse ».
 
Deuxième réponse : le droit pénal n’a pas qu’une fonction répressive, il exerce aussi une fonction expressive traduisant les valeurs d’une société. Robert Badinter, pour cette raison, refusait que l’individu pût disposer d’une créance contre la collectivité et l’État, afin d’exercer un droit opposable au suicide.
 
Troisième réponse : pour individuel qu’il soit, l’acte de se suicider n’est pas sans répercussion sur l’entourage et, de proche en proche, sur le corps social tout entier. La collectivité, tout en se montrant compatissante, ne saurait, pour son propre équilibre, légitimer fût-ce en les encadrant, les pulsions mortifères de ses membres.
 
Certains ayant les moyens de se suicider en douceur et d’autres non, on exige parfois de rétablir l’égalité en récusant ce qui paraît être une discrimination. Mais c’est un raisonnement spécieux qui confond une possibilité de fait, que la société ne réprime ni n’encourage, et un droit.
La question soulevée n’est donc pas celle du désir de suicide exprimé par des individus, désir qui demeure de l’ordre de la décision intime et souvent énigmatique où il est bien délicat de tracer une ligne de partage entre la détresse existentielle, le désarroi psychique et la volonté de toute-puissance. Le problème posé est alors celui du sens de la réponse sociale à une telle demande.
 
Jacques Ricot est auteur de Éthique du soin ultime (Presses de l’EHESP, 2010), Dignité et euthanasie (2003), Philosophie et fin de vie (2003), Du bon usage de la compassion (PUF, 2013).
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Un court et excellent résumé présenté à un député sur l'euthanasie

 

(Sur la photo, Chantal Leblanc qui a milité pour le suicide assisté)

 

« Le fait de concéder à un État le pouvoir et le droit d’induire la mort de ses citoyens comporte des risques et des conséquences gigantesques pour l’ensemble de la société (1),  alors que le refus de traitement, pour sa part accomplit la même chose que l’euthanasie et le suicide assisté, mais sans tous ces risques et conséquences, naturellement, comme l’ont montré Mmes Gloria Taylor et Chantal Leblanc, soit deux Canadiennes qui ont demandé le suicide assisté devant les tribunaux, mais qui, chemin faisant, ont exercé leur droit de refus de traitement, et qui sont toutes deux décédées, aux dires de leurs avocats, « paisiblement et confortablement », sans jamais avoir eu le besoin de recourir à « l’aide médicale à mourir ». Investissons dans l’accès aux soins palliatifs et dans la formation en soins palliatifs, et tous en sortirons gagnants. »

(1)    Risques et conséquences de l’euthanasie et du suicide assisté :

-affaissement et dégradation des relations humaines (couples, familles, relations de travail, etc.) : Si la société accepte, comme politique publique, de traiter les gens comme des choses, dont on peut disposer lorsqu’elles ne sont plus utiles ou productives, alors elle ne peut s’attendre à ce que les gens se traitent entre eux comme des personnes ;

-consentement manipulé (validé par le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité en page 38, 54 et 57);

-consentement présumé (articles 57 et 58, projet de loi 52);

-consentement imposé (article 54, projet de loi 52) ;

-consentement substitué (articles 47, 48, 55, 56, projet de loi 52) ;

-intolérance croissante envers les personnes faibles, malades, handicapées mentalement et/ou physiquement, âgées parce la dignité dépendrait dorénavant du degré d’autonomie d’une personne (tel que préconisé et annoncé par la CSQMD en page 64 de son rapport);

-déshumanisation des soignants ;

-objectivation des patients ;

-délaissement des soins palliatifs (tel qu’annoncé par la CSQMD dans son rapport en page 12 et 50)

-affaiblissement croissante de la capacité d’endurer quelque souffrance que ce soit, avec élargissement soutenu des catégories de gens et de situations sujettes à euthanasie (déjà les catégories se sont multipliées de façon exponentielle depuis les sondages de 2009 et le projet de loi 52, en 2013).
 
N’hésitez pas à reproduire et à diffuser le présent texte !
 
Isabelle et Ward O’Connor
Albatros Mont-Laurier (MRC Antoine-Labelle)

 

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L'héritage québécois à sauvegarder

Sur le site du journal Le Quotidien du 27 août 2013, cette lettre de Jacques Tremblay :

(Les Québécois n'ont jamais demandé que l'on retire l'enseignement religieux des écoles...)

 

Ces derniers jours, les médias ont fait part des éléments qui constitueront vraisemblablement la Charte des valeurs que le gouvernement péquiste veut faire adopter. Il m'apparaît clair que cette charte est l'ultime tentative visant à couper définitivement le peuple québécois de ses racines, de son héritage et de ses véritables valeurs. Selon moi, ce projet mènera le Québec sur le chemin de l'hypocrisie.
 
Bien que la Charte des valeurs ne devrait pas faire enlever le crucifix à l'Assemblée nationale, on ne peut en déduire, de cette seule caractéristique, que le patrimoine judéo-chrétien sera conservé. En effet, cette charte n'aborde l'identité judéo-chrétienne du peuple québécois que sous le mode d'un attachement superficiel au passé, comme les pièces d'un musée qu'on veut garder mais qui n'auraient plus d'impact aujourd'hui.
 
Or, notre patrimoine judéo-chrétien ne se limite pas à des symboles, des objets et des monuments sacrés tels les crucifix, les statues et les églises. Certes, ces éléments ont une grande importance, et je me réjouis de voir que le crucifix est là pour rester à l'Assemblée nationale. Mais, cela étant dit, il importerait davantage, et au plus haut point, de sauvegarder également le coeur même du patrimoine québécois qui comprend un héritage de valeurs morales et spirituelles léguées par le catholicisme : l'accueil de l'étranger, le respect de la vie humaine depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, le soin des malades et des pauvres, le droit à l'enseignement religieux dans les écoles, le droit des ouvriers à un juste salaire, la sainteté du mariage qui est pour moi l'union exclusive d'un homme et d'une femme, la suprématie de Dieu et la liberté religieuse, le pardon des offenses et l'amour du prochain, etc. Hélas ! Il est frappant de constater à quel point le programme, les idées et les projets péquistes s'éloignent de cet héritage, voire s'y opposent carrément !
 
Ainsi, cette charte des valeurs ne fera que conserver, en superficie et dans les apparences, une partie du patrimoine religieux du Québec. Pourtant, le respect de notre héritage implique que l'on sauvegarde « l'âme » de notre peuple : son histoire, sa mémoire collective, et ses valeurs morales et spirituelles qui n'appartiennent pas à un passé révolu mais qui sont encore bien vivantes dans la collectivité. Au lieu de cela, la charte imposera une nouvelle valeur la laïcité mur à mur, qui ne fait aucunement partie ni de notre histoire, ni de notre mémoire, ni de nos valeurs !
 
(...)
 
Jacques Tremblay, Saguenay
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