Dossier Avortement dans le Devoir
Le journal Le Devoir du 26-27 janvier a préparé un dossier sur l'avortement. À côté d'éléments intéressants, on y trouve nombre d'inexactitudes...
Laissez un commentaire(...)En mars prochain, la Chambre des communes à Ottawa débattra, puis disposera, d’une motion qui a priori devrait rallier tout le monde et sa mère : M-312 condamne, parce que considérés comme discriminatoires envers les femmes, les avortements dits sexo-sélectifs visant à se débarrasser des foetus féminins. Mais voilà. Comme chaque fois que le mot « avortement » émaille une initiative parlementaire, le débat sera tout sauf nuancé. Dans le coin gauche du ring, on retrouve déjà les opposants à la motion, les groupes de femmes et les pro-choix, au motif qu’elle rouvre le débat sur l’avortement. Dans le coin droit, ceux qu’on soupçonne de vouloir revenir 25 ans en arrière.
Pourtant, divers sons de cloche (sondages, vox pop, lettres aux lecteurs) tendent à démontrer que les Canadiens n’aiment pas l’idée qu’on interrompe une grossesse seulement parce que celle-ci résultera en une fille. « Notre intuition morale à nous est qu’il y a un aspect de discrimination qui est inacceptable, […] mais on ne peut pas trop en parler car on voit que ça risque d’être récupéré par le lobby avec lequel on n’a pas trop d’affinités : les opposants à l’avortement », résume Bernard Keating, professeur d’éthique à la Faculté de théologie de l’Université Laval.
Tout le débat sur l’avortement et ses dérivés se trouve ainsi résumé. Il existe une multitude d’enjeux connexes qui ne sont pas discutés sur la place publique parce que le débat a été polarisé à son extrême. Pratique-t-on trop d’avortements au Québec ? Les pratique-t-on trop tard, au point de parfois avorter des foetus qui, avec deux semaines de gestation de plus, seraient réanimés dans les unités de soins néonataux ? Les avortements « thérapeutiques » contribuent-ils à l’avènement d’un nouvel eugénisme ? Ces jours-ci, on ne peut être que contre l’avortement ou pour le libre-choix en toutes circonstances, semble-t-il.
« Il y a une incapacité de la situation juridique actuelle - et je le dis sans remettre en question ce cadre juridique […] - qui fait en sorte que des intuitions morales fondamentales n’arrivent plus à se dire », estime M. Keating.
Pour Margaret Somerville, directrice fondatrice du Centre de médecine, éthiques et droit de l’Université McGill, c’est l’effet pervers de la normalisation de l’avortement. « On sait en éthique qu’une fois qu’une chose est normalisée, on perd toute notre sensibilité éthique à ce qui se passe. »
Ainsi, quand le chercheur Joel G. Ray a découvert en avril 2012 que les diasporas de l’Asie du Sud avaient peut-être importé la pratique des avortements sexo-sélectifs au Canada, les autorités d’ici ont hésité à se prononcer. Le Dr Ray a analysé 766 688 naissances en Ontario et découvert que les mères nées en Inde et en Corée du Sud étaient « significativement » plus susceptibles de donner naissance à un garçon à leur deuxième grossesse. À la troisième, le ratio était encore plus faussé, ces femmes donnant naissance à 136 garçons pour 100 filles. Pour les mères nées au Canada, ce ratio est de 105 pour 100. « En l’absence d’autres explications plausibles, la sélection de mâles reste la raison la plus probable de ce ratio mâles-femelles plus élevé », écrit-il.
Rapidement, divers intervenants ont appelé à la prudence, ici offrant des explications de rechange, là rappelant que le phénomène est marginal (une carence de 245 filles en Ontario). Même la Fédération des femmes du Québec n’a pas condamné la pratique. La Société des obstétriciens et des gynécologues du Canada (SOGC) a refusé de prendre position contre le dévoilement du sexe lors de l’échographie, misant plutôt sur l’éducation.
(...)
La loi canadienne n’impose aucune limite temporelle à l’avortement. Théoriquement, celui-ci pourrait avoir lieu la veille d’un accouchement, ce qui soulève l’ire du mouvement pro-vie. Les pro-choix rétorquent que ce genre de décision n’est jamais pris à la légère et qu’une femme et son médecin sont les mieux placés pour la prendre.
On pratique au Canada des avortements jusqu’à 23 semaines de grossesse alors que les unités de soins néonataux s’échinent régulièrement à maintenir en vie des bébés nés prématurément à 24 ou 25 semaines de gestation… Le paradoxe saute aux yeux de tous les éthiciens interrogés.(Note de CQV : l'hôpital Ste-Justine pratique des avortements de dernier trimestre, il est donc faux de dire qu'on ne pratique que jusqu'à la 23e semaine.)(...)
On estime qu’en 2008, il y aurait eu 556 avortements effectués au-delà de la 20e semaine. Une goutte d’eau dans l’océan des quelque 100 000 avortements annuels effectués au pays. Plusieurs de ces avortements tardifs s’expliquent par une maladie de la mère nécessitant des soins qui attaqueraient le foetus (une chimiothérapie) ou encore le dépistage d’une « anomalie incompatible avec la vie » chez l’enfant à naître.
Peu le savent, car le sujet est extrêmement délicat, mais avant de procéder à ces interruptions, les médecins injectent un mélange de chlorure de potassium dans le coeur du foetus afin d’en provoquer le décès avant l’expulsion. Ce qui amène Margaret Somerville à demander si le droit à l’avortement est un droit « à l’expulsion » ou un droit « à la destruction ». « Est-ce que le droit d’avorter donne aux femmes le droit d’évacuer leur utérus ou leur donne-t-il aussi le droit de tuer l’enfant quand c’est nécessaire ? »
Risque d’eugénisme (Note de CQV : on ne peut parler de «risques» quand la pratique eugénique est clairement établie!)
Les avortements en cas de malformation ne font pas tous l’unanimité. C’est le cas pour la trisomie 21. Depuis janvier 2012, le Québec offre gratuitement le test sanguin de dépistage à toutes les Québécoises. Ce test probabiliste est suivi d’une amniocentèse à 16 semaines (avec résultats quatre semaines plus tard). Les avortements qui en résultent, dans l’éventualité d’un diagnostic positif, ne peuvent qu’être tardifs.
L’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS), qui fait la promotion du développement du plein potentiel des personnes trisomiques, s’interroge sur le message qu’envoie ainsi l’État.
« On nous montrait des calculs coûts-bénéfices indiquant que c’est moins cher pour la société de mettre un programme de dépistage en place que de faire naître des enfants qui seront une charge pour l’État. Ça, c’est drôlement Hitler ! », lance la porte-parole de l’AQIS, Anik Larose.
Les statistiques sur les naissances trisomiques depuis l’offre universelle du test ne sont pas compilées. En France, où le dépistage systématique a été instauré, 92 % des cas sont détectés et 96 % d’entre eux se terminent par un avortement.
Son rôle a amené Mme Larose sur plusieurs tribunes publiques pour discuter de cet épineux problème. Cette mère de trois enfants, dont une aînée atteinte de trisomie, est tout sauf une militante enragée. Son discours est posé, tout en nuances, et elle déplore justement la difficulté qu’elle éprouve à faire passer ce message. « Sur toutes les tribunes où je suis allée, on m’a toujours amenée sur ce terrain-là, dit-elle. Nous ne sommes ni pro-vie, ni pro-choix, on est pro-diversité. […] Du côté des pro-choix, je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de nuances. Dire qu’il ne faut pas remettre en cause l’avortement en aucun cas, je suis désolée, mais ce n’est pas noir ou blanc, ce dossier-là. »
C’est ce genre d’interrogation qui donne espoir à Georges Buscemi, le président de Campagne Québec-vie. « On sent qu’il y a de la braise sous la cendre. La société dit avoir la conviction qu’on peut disposer de son corps comme on l’entend, mais il y a des remords venant d’une conscience qu’il y a peut-être des abus et des incohérences. »
Plusieurs Marches pour la Vie aux États-Unis cette semaine...
Sur le site de Riposte Catholique du 25 janvier 2013:
(Photo prise lors de la manifestation de Dallas)
Laissez un commentaireOutre les considérables concentrations des marches pour la vie de Washington D.C. (March for Life) et de San Francisco en Californie (Walk for Life West Coast) qui se déroulent autour de la date anniversaire de l’arrêt Roe vs Wade de la Cour suprême des États-Unis (22 janvier), de nombreux autres rassemblements et marches sont organisées aux États-Unis. Une correspondante et amie aux États-Unis, ma chère « Texan Bea », m’en signale une qui s’est tenue samedi dernier à Dallas (Texas) et qui a réuni entre 9 et 9 500 participants, une affluence en hausse par rapport à l’année dernière où l’on compta environ 7 500 participants. C’est une initiative catholique, fortement soutenue par l’évêque de Dallas Mgr Kevin Farrell, dont rend compte le blogue localA Blog for Dallas Area Catholics,(...)
Des centaines de milliers de manifestants à Washington? Richard Hétu, spécialiste de la politique américaine, n'en parle pas...

40 ans après Roe vs Wade qui a décriminalisé l'avortement aux États-Unis, les Américains manifestent contre les millions d'enfants tués depuis.
Pour voir des photos de la manifestation en cours à Washington contre l'avortement, cliquez ici.
Laissez un commentairePas de « propagande de l'homosexualité » en Russie
Sur le site de JDD du 25 janvier 2013 :
(Dans les écoles québécoises...)
Laissez un commentaireLes députés russes ont adopté vendredi en première lecture une proposition de loi controversée punissant tout acte public constituant une "propagande de l'homosexualité auprès de mineurs". Le texte a été voté par 388 voix pour, une contre et une abstention.
Interdire la «destruction de preuves» pour lutter contre l'avortement?
Sur le site de genethique.org du 25 janvier 2013:
(L'État du Nouveau-Mexique près de l'Arizona)
Aux Etats-Unis, dans l'état du Nouveau-Mexique, une parlementaire républicaine, Catherynn Brown, a déposé ce mercredi "un projet de loi qui vise à définir l'avortement 'comme une destruction de preuve dans les cas de pénétration sexuelle criminelle ou d'inceste' ". En outre, il prévoit que "la destruction de preuve doit inclure, le fait d'obtenir ou de faciliter, ou de contraindre ou d'obliger une tierce personne à avorter d'un foetus résultant d'une pénétration sexuelle criminelle ou d'un inceste avec l'intention de détruire la preuve du crime". Enfin, le texte "veut [...] faire de l'IVG après viol un délit, passible de trois ans de prison".
Cette nouvelle fait le tour du monde. Si la tentative de protéger l'enfant à naître est maladroite, elle demeure malgré tout plus humaine que cette volonté d'ajouter au crime du viol, la mort d'un enfant innocent. On peut retrouver sur internet le témoignage de Gitane Maltais, qui fut victime d'un viol, est tombée enceinte et a donné son enfant en adoption. Cet enfant l'a guéri du traumatisme du viol.
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Les pro-vies manifestent à Washington aujourd'hui
Sur le site de yahoo du 22 janvier 2013 :
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"Marche pour la vie"
"Nous n'avons pas baissé les bras, nous allons continuer à nous battre jusqu'à ce que +Roe vs Wade+ soit abrogé, jusqu'à ce que l'avortement soit illégal dans ce pays", a répliqué Mark Harrington, dirigeant de Created Equal, avant de déposer des oeillets sur le pavé à la mémoire des "50 millions de bébés qui ne sont pas nés, tués depuis 1973".
La conférence des évêques catholiques de l'USCCB, très en pointe dans la lutte contre l'avortement, a organisé neuf jours de "prières et de pénitence", du 19 au 27 janvier pour marquer l'anniversaire de cette "décision tragique" alors que le National Right to life se réjouissait dans un communiqué que "de plus en plus de jeunes soient contre l'avortement".
Une grande manifestation nationale contre l'avortement aura lieu vendredi à l'occasion d'une "Marche pour la Vie" dont la date a été décalée en raison des festivités marquant l'investiture du président Obama.
Pour Terry O'Neill, présidente de NOW, le droit à l'avortement "est très sérieusement en danger" dans le pays. "Je pense qu'il va être demandé dans les cinq prochaines années à la Cour Suprême d'abroger" son ancienne décision, dit-elle à l'AFP, "à cause de nombreuses lois anticonstitutionnelles qui sont passées" dans les Etats.
Le mouvement "pro life" est à l'origine de lois liées à l'avortement qui ont atteint un nombre record ces deux dernières années, votées par les parlements des Etats. Elles couvrent un large champ, du remboursement de l'opération à l'allongement des délais de réflexion dont le seul but est, selon les "pro choice", de compliquer l'accès à l'IVG, techniquement légal.
L'Inde ferme ses portes à l'exploitation de «mères porteuses» par les célibataires et les partenaires de même sexe
Une fermeture qui devrait s'adresser à tous les couples. Une «mère porteuse» est une femme que l'on exploite. Ce n'est pas un hasard si on les choisit principalement dans les pays pauvres... Un article paru dans le journal Le Devoir du 24 janvier 2013:
(Les «mères porteuses» sont soumises à un ensemble de restrictions dans leur contrat qui permet d'affirmer qu'elles sont victimes d'un véritable esclavagisme)
New Delhi — Le business de la maternité de substitution est en Inde un créneau clé de sa florissante industrie du tourisme médical et procréatif. Des milliers de couples étrangers — Américains, Européens, Africains, Québécois — viennent chaque année s’y faire faire un bébé par mère porteuse, pour la double raison que la pratique est souvent interdite dans leur pays et que la «gestation pour autrui» (GPA) coûte en Inde une fraction de ce qu’elle coûte ailleurs.
Or, le gouvernement indien vient d’imposer une nouvelle série de contraintes qui vont inévitablement compliquer une situation qui n’était déjà pas simple pour les étrangers qui veulent «louer le ventre» d’une Indienne, sinon carrément les obliger à renoncer à leurs projets d’adoption.
D’abord, les nouvelles directives interdisent dorénavant aux couples homosexuels et aux célibataires de recourir aux services d’une mère porteuse.
Ensuite, il faudra que le couple hétéro ait été marié depuis au moins deux ans pour être admissible. Les autorités indiennes ne lui délivreront pas de visa l’autorisant à retenir les services d’une mère porteuse si la GPA n’est pas reconnue dans son pays d’origine (elle ne l’est pas au Canada). La démarche sera permise sur obtention d’un visa médical, et non plus simplement touristique.
Aux abois, l’industrie craint pour son portefeuille. Les groupes de défense des droits des gais ont dénoncé ces mesures discriminatoires.(...)
Cela dit, le commerce de la mère porteuse soulève en Inde beaucoup de questions éthiques. Dans un pays pauvre et patriarcal comme l’Inde, la «location d’utérus» est considérée par des organisations comme la All India Democratic Women's Association comme une façon de plus d’exploiter les femmes.
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40 ans de culture de mort : une magnifique lettre pastorale à l’occasion de l’anniversaire de Roe vs Wade
(Sur la photo de gauche, Jane Roe qui s'est engagée à combattre toute sa vie pour réparer le mal de la loi Roe Vs Wade, loi qui porte son nom)
Je vous demande, chers frères et sœurs, de vous joindre à moi dans la construction d'une culture de la vie qui éliminera le meurtre brutal de l'enfant à naître, le plus petit au milieu de nous. Il n'y a pas de plus grande mission que nous pouvons entreprendre. Je prie pour que les paroles de l'Écriture puissent brûler dans nos cœurs, « C’est toi qui m’as formé mes reins, qui m'as tissé au ventre de ma mère; je te rends grâce pour tant de prodiges : merveille que je suis, merveille que tes œuvres. » [16]Une bonne réflexion dans le journal Le Devoir sur l'euthanasie et la dignité
Sur le site du journal Le Devoir du 24 janvier 2013, une lettre de Renald Veilleux, de Gatineau:
Laissez un commentaireFaut-il se faire euthanasier pour mourir dans la dignité ? Quelle belle pirouette de singe pour tenter de nous faire croire qu’en se faisant euthanasier, nous mourrons dans la dignité. Et qu’en est-il de tous ceux et celles qui sont morts sans interventions indues, sont-ils morts dans l’indignité ? N’avons-nous pas la responsabilité d’accompagner nos mourants dans la souffrance des derniers moments ?
C’est sans aucun doute dans ces derniers instants qu’ils ont le plus besoin de notre compassion et de toute notre affection. Allons-nous les laisser mourir comme des chiens ou devancer leur mort en se faisant croire qu’ils mourront dans la dignité ?
L’aide médicale à mourir ? Un autre euphémisme pour nous endormir. Jusqu’à tout récemment, l’aide médicale était destinée à nous aider à vivre, non à mourir. Avec l’euthanasie, on suspend l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes, mais rassurez-vous, votre bon médecin va vous aider à mourir dans la dignité. Faites-moi rire, mais je vous l’avoue, je ris jaune. […]
Bulletin Janvier 2013 -- L'année à venir
De la part de toute l’équipe de Campagne Québec-Vie, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2013 !
Il me semble qu’avec chaque année qui passe, les inévitables revers et les humiliations aidant, nous nous imprégnons de plus en plus de cette vérité que nous n’avons pas à gagner le combat pour le respect de la vie, mais qu’il a en fait déjà été gagné sur la croix il y a 2000 ans ! Tout ce qu’il nous reste à faire est d’attester par notre vie que nous croyons que cette victoire a bel et bien eu lieu.
Aussi, d’une certaine manière, la victoire, même si elle s’est déroulée sur le Golgotha, reste inachevée et il faut la compléter, comme le dit saint Paul dans sa première épitre aux Colossiens : « … je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église. » (Col 1 :24)
Nous défendons donc la vie des plus faibles car nous avons la conviction que la Vie l’a emporté sur la Mort, que le « chacun pour soi » qui régit les comportements des gens du monde n’est plus la voie à prendre. La nouvelle loi n’est pas celle du plus fort mais de l’Amour; la nouvelle espérance n’est pas celle du plaisir mondain mais de la vie éternelle. C’est cela que nous annonçons en tant que personnes pro-vie.
Quand l’on défend la vie des plus faibles, nous « complétons en notre chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église. » C’est-à-dire que nous suivons le chemin que Dieu a pris – celui de la Croix – pour notre plus grand bien, car lorsque l’on partage les souffrances du Christ, l’on partage aussi ses récompenses.
Et voilà un conseil pratique : si nous vivons simplement de façon cohérente avec notre foi en un Dieu qui a conquis la mort, nous subirons les persécutions en ce monde et nous recevrons le gage de cette persécution. Bref, en défendant la Vie et la famille, nous annonçons la Victoire de Jésus sur la croix, nous subissons des persécutions et nous méritons la Vie éternelle. (par la grâce de Dieu, bien sûr !)
Mais encore faut-il que cette annonce de la victoire sur la Mort se fasse par des gestes concrets et des paroles claires. Que ferons-nous cette année pour manifester notre confiance en Celui qui nous a promis que la mort n’aurait pas le dernier mot ? Voici un bref aperçu des activités que nous voulons mettre en marche en 2013:
1. 40 jours pour la vie : cette vigile de prière devant un avortoir de Montréal pour 40 jours, 12 heures par jour, se fera deux fois, du 13 février au 24 mars et en automne de la mi-septembre au début novembre.
2. Triduum 2013 : une série de conférences, de vigiles de prières et de messes à Montréal qui se tiendront du 4 au 8 mai et qui précéderont la Marche pour la vie à Ottawa.
3. Marche pour la vie 2013 : cette marche annuelle attirant plus de 15 000 personnes se tiendra sur la colline parlementaire à Ottawa le jeudi 9 mai.
4. Manifestation avec pancartes : durant l’été 2013 nous comptons faire une tournée de quelques villes du Québec avec pancartes illustrées pour manifester notre désaccord avec l’avortement.
5. Crossroads Walk (« Pèlerins de la croisée des chemins ») : Nous accueillerons de nouveau cette année, au début du mois d’août, ces jeunes qui traversent à pied le Canada pour le respect de la vie.
6. Initiative d’arrêt de financement des avortements : Nous voulons lancer une campagne d’arrêt de financement public de l’avortement en automne 2013. Nous vous offrirons également la feuille à remplir pour le temps des impôts comme nous l’avons fait l’année dernière.
7. Congrès 2013 : Comme à chaque année, nous vous convions à notre congrès qui se tiendra en automne. Le lieu reste à fixer. (Voir notre congrès 2012.)
8. Veillée pour la Vie : Une veillée de prière pour la vie se tiendra le dimanche soir qui précédera l’Avent (autour du 1er décembre 2013)
9. Ministère des « bergers sur trottoir » (« Sidewalk counselling ») : tous les matins de semaine pour une heure, sauf lors des 40 jours pour la vie, nous sommes présents à l’extérieur d’un avortoir montréalais pour offrir aux femmes qui pensent se faire avorter des alternatives à l’avortement et une aide concrète.
10. Site Web / Facebook / Twitter : Nous continuerons à faire croître notre auditoire sur notre site Internet (www.cqv.qc.ca), qui de septembre 2009 à aujourd’hui, est passé de 1000 visiteurs différents par mois à près de 7500 visiteurs différents mensuels.
11. Ministère de guérison post-avortement : En collaboration avec d’autres groupes pro-vie de Montréal, nous tenterons cette année d’établir un groupe d’appui pour les femmes et les hommes qui vivent un deuil post-abortif.
12. Enceinte / Inquiète : Nous continuerons en 2013 à répondre aux appels reçus sur notre service téléphonique sans frais pour femmes enceintes en difficulté (1-855-871-4442)
Merci de porter dans vos prières tous ces projets ; et d’y participer selon vos capacités !
Pour la vie,
Georges Buscemi , président
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