Le rôle de la Franc-Maçonnerie dans la mise à mort des enfants à naître et l'instauration du «mariage» gai : un témoignage choc
Sur le site de cathosavignon.over-blog.com du 28 août 2013 (via le Salon Beige):
(Le Dr Maurice Caillet, ancien franc-maçon du 18e degré et ancien Vénérable de loge, ayant pratiqué et travaillé à la légalisation de l'avortement en France)
Dr Maurice Caillet, vous êtes ancien chirugien-gynécologue, vous avez aussi été initié à la franc maçonnerie dans l'obédience maçonnique du Grand Orient de France(GODF) et vous avez ensuite tout quitté pour vous donner entièrement au Christ, pouvez-vous nous raconter un petit peu votre parcours?Je suis né dans une famille qui avait rejeté toute religion. Non baptisé, j'ai été formé dans les écoles et lycée laïques. J'ai étudié la médecine dans une optique scientiste, rationaliste, matérialiste. Après avoir fini mon internat à Paris et mon assistant à la Faculté, je me suis installé à Rennes dans une grande clinique comme chirurgien gynécologue et urologue. A ce titre j'ai pratiqué la contraception artificielle, les stérilisations avant même leur légalisation.En 1968, en même temps que je divorçais, j'ai pris contact avec la franc-maçonnerie où j'ai été actif pendant quinze ans, initié jusqu'au 18° grade (sur 33), Vénérable de loge pendant deux ans. A partir de 1975 j'ai pratiqué un certain nombre d'IVG, selon la loi Veil. Je me suis d'ailleurs rendu compte de l'horreur de ce geste et de sa contradiction avec le serment d'Hippocrate.Après quinze années de chirurgie je suis entré à la Sécurité Sociale avec l'appui de mes "frères", pour diriger le Centre d'Examens de Santé. Cela m'a ouvert des portes à Paris: commissions diverses à la CNAM, au Ministère de la Santé, Fraternelle (maçonnique) des Hauts Fonctionnaires. (...)La franc maçonnerie a-t-elle une mainmise sur les décisions gouvernementales de nos dirigeants politiques? Si oui, son influence est-elle importante? Pensez-vous notamment, que la franc maçonnerie a eu un rôle important dans la mise en place de la loi sur l'avortement ou encore sur le mariage homosexuel?En tant que chirurgien gynécologue, j'ai été particulièrement mêlé à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la loi Veil. J'ai été en relation avec le Docteur Pierre Simon, Grand Maître de la GLF et président du Planning Familial qui prônait la libéralisation de l'avortement: il était conseiller au Ministère de Mme Veil et le Président Giscard d'Estaing avait pour conseiller Jean-Pierre Prouteau, Grand Maître du GODF, qui soutenait les mêmes thèses. La loi dite du"mariage pour tous" a été préparée par le ministère de Monsieur Ayrault qui ne comporte pas moins d'une douzaine de membres ou anciens membres du GODF. CQFD.Pouvons-nous concilier foi catholique et franc maçonnerie, Si non, pourquoi ?Je suis formel sur ce point et c'est le centre de mon combat de converti: tout oppose religion catholique et philosophie maçonnique. Le naturalisme, le relativisme, l'hédonisme, même s'ils ont infiltré les milieux catholiques comme la plupart de nos contemporains rendent impossible toute conciliation, et les nombreuses condamnations papales confirment mon point de vue. La plus récente date de 1983 et prive de la sainte Communion les catholiques ayant adhéré à une obédience maçonnique, quelle qu'elle soit, spiritualiste ou non. J'ai développé cette incompatibilité dans plusieurs de mes livres (voir sur mon site: http://www.cailletm.com).Si vous aviez un message à donner à la jeunesse catholique d'aujourd'hui, quel serait-il?Je lui dirai d'aller à la rencontre de Jésus, qui aime particulièrement chacun d'entre nous, et de se détourner des mythes et des idoles: lire les Evangiles plutôt que Dan Brown !
À lire, le court témoignage d'une conversion miraculeuse et l'analyse comparative du christianisme et de la franc-maçonnerie.
Laissez un commentaireLes personnes démentes et l'euthanasie en Hollande
Sur le blog de Jeanne Smits du 29 août 2013:
(La Hollande permet aux médecins d'euthanasier une personne démente qui aurait permis de le faire par un testament écrit plusieurs années plus tôt...)
Laissez un commentaire(...)Comme le savent les lecteurs habituels de ce blog il s'agit d'une des tendances de plus en plus nettes de la pratique euthanasique aux Pays-Bas, où depuis quelques années et de manière croissante de personnes en voie de devenir démentes obtiennent des euthanasies qui sont ensuite approuvées par les commissions régionales d'évaluation qui ont la charge de vérifier la conformité à la loi de toutes les euthanasies qui doivent leur être déclarées après leur mise en œuvre. Et même, dans un cas qui a fait couler beaucoup d'encre aux Pays-Bas, une euthanasie sur une personne démente qui n'était plus en état d'exprimer sa propre volonté a été approuvée par l'une de ces commissions.Alors même que la pression s'accroît pour faire accepter l'idée d'euthanasier les patients déments sur la foi d'une déclaration faite alors qu'ils étaient encore en mesure d'exprimer librement leur volonté, la suggestion du juge Peeters pourrait être interprétée comme une tentative de clarifier la situation et d'éviter les abus.(...)Mme Schippers souligne que la loi sur l'euthanasie ne prévoit en aucun cas une décision judiciaire préalable et insiste sur la validité des testaments de vie que les médecins doivent prendre en compte et interpréter au mieux – manière de dire que l'euthanasie des personnes démentes ou qui ne sont plus en état d'exprimer leur volonté est acceptable et pourrait, sinon devrait se développer.Elle estime d'ailleurs que la vraie réponse à la question de la mise à mort de ces personnes passe par un meilleur dialogue entre patient et médecin de famille : ils doivent parler « régulièrement » du testament de vie et actualiser le texte dès que cela s'avère nécessaire. Le médecin est bien « par excellence la personne indiquée pour juger si la situation actuelle du patient correspond à une situation que ce dernier a décrit dans son testament de vie comme étant pour lui insupportable et sans perspectives ».Bref, on fait interpréter une déclaration subjective par un tiers qui est supposé s'y conformer en conscience au point de donner la mort.
Il n'existe pas de « droit » au suicide. Une réplique à un article de Comte-Sponville sur le «droit » de mourir
Sur le site de la revue Le Monde des Religions du 28 août 2013 :
(Le philosophe Jacques Ricot)
Pour lire au préalable l'article d'André Comte-Sponville, cliquez ici.
Laissez un commentaire(...)Le suicide est un fait que le droit n’approuve ni ne désapprouve. Pourrait-il être, en certaines circonstances, un acte libre, résultant d’un constat lucide ? Quand, par exemple, les infirmités s’accumulent ? La réponse ne peut pas s’appuyer sur l’invocation incantatoire de cas douloureux comme celui de Vincent Humbert ou de Chantal Sébire, dont on sait aujourd’hui que le récit médiatique fut particulièrement déformé, ou sur l’apparente évidence de l’exercice d’une liberté qui ne porterait pas atteinte à celle d’autrui.Pour exprimer la décriminalisation du suicide, décidée pendant la Révolution française, les juristes parlent de liberté « civile » ou encore « personnelle ». Laissons de côté la question philosophique de la nature de la liberté de l’acte de se supprimer puisque que toutes les autres issues semblent bouchées, et observons seulement que la liberté dont parlent les juristes n’est, en aucune manière, assimilable à un droit ouvrant à une créance de l’État. Pour quelles raisons, cette liberté ne doit pas être convertie en droit, fût-ce en un droit encadré, recensant des exceptions à la règle générale qui demande à ce que l’on prête assistance à personne en péril ? À ce jour, les tribunaux, qui n’ont jamais condamné les complices d’un suicide, veillent surtout à ce qu’il n’y ait point de provocation au suicide. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas légaliser l’assistance au suicide comme quelques (rares) pays ont cru devoir le faire ?Première réponse : quand l’exception s’inscrit dans la loi, elle perd son statut de transgression, ce dont Paul Ricœur s’était ému quand cette éventualité avait été envisagée en l’an 2000. Il avait alors vigoureusement récusé que le législateur pût donner sa caution à ce qui devait demeurer, selon lui, dans le champ d’une « éthique de la détresse ».Deuxième réponse : le droit pénal n’a pas qu’une fonction répressive, il exerce aussi une fonction expressive traduisant les valeurs d’une société. Robert Badinter, pour cette raison, refusait que l’individu pût disposer d’une créance contre la collectivité et l’État, afin d’exercer un droit opposable au suicide.Troisième réponse : pour individuel qu’il soit, l’acte de se suicider n’est pas sans répercussion sur l’entourage et, de proche en proche, sur le corps social tout entier. La collectivité, tout en se montrant compatissante, ne saurait, pour son propre équilibre, légitimer fût-ce en les encadrant, les pulsions mortifères de ses membres.Certains ayant les moyens de se suicider en douceur et d’autres non, on exige parfois de rétablir l’égalité en récusant ce qui paraît être une discrimination. Mais c’est un raisonnement spécieux qui confond une possibilité de fait, que la société ne réprime ni n’encourage, et un droit.La question soulevée n’est donc pas celle du désir de suicide exprimé par des individus, désir qui demeure de l’ordre de la décision intime et souvent énigmatique où il est bien délicat de tracer une ligne de partage entre la détresse existentielle, le désarroi psychique et la volonté de toute-puissance. Le problème posé est alors celui du sens de la réponse sociale à une telle demande.Jacques Ricot est auteur de Éthique du soin ultime (Presses de l’EHESP, 2010), Dignité et euthanasie (2003), Philosophie et fin de vie (2003), Du bon usage de la compassion (PUF, 2013).
Un court et excellent résumé présenté à un député sur l'euthanasie

(Sur la photo, Chantal Leblanc qui a milité pour le suicide assisté)
« Le fait de concéder à un État le pouvoir et le droit d’induire la mort de ses citoyens comporte des risques et des conséquences gigantesques pour l’ensemble de la société (1), alors que le refus de traitement, pour sa part accomplit la même chose que l’euthanasie et le suicide assisté, mais sans tous ces risques et conséquences, naturellement, comme l’ont montré Mmes Gloria Taylor et Chantal Leblanc, soit deux Canadiennes qui ont demandé le suicide assisté devant les tribunaux, mais qui, chemin faisant, ont exercé leur droit de refus de traitement, et qui sont toutes deux décédées, aux dires de leurs avocats, « paisiblement et confortablement », sans jamais avoir eu le besoin de recourir à « l’aide médicale à mourir ». Investissons dans l’accès aux soins palliatifs et dans la formation en soins palliatifs, et tous en sortirons gagnants. »
(1) Risques et conséquences de l’euthanasie et du suicide assisté :
-affaissement et dégradation des relations humaines (couples, familles, relations de travail, etc.) : Si la société accepte, comme politique publique, de traiter les gens comme des choses, dont on peut disposer lorsqu’elles ne sont plus utiles ou productives, alors elle ne peut s’attendre à ce que les gens se traitent entre eux comme des personnes ;
-consentement manipulé (validé par le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité en page 38, 54 et 57);
-consentement présumé (articles 57 et 58, projet de loi 52);
-consentement imposé (article 54, projet de loi 52) ;
-consentement substitué (articles 47, 48, 55, 56, projet de loi 52) ;
-intolérance croissante envers les personnes faibles, malades, handicapées mentalement et/ou physiquement, âgées parce la dignité dépendrait dorénavant du degré d’autonomie d’une personne (tel que préconisé et annoncé par la CSQMD en page 64 de son rapport);
-déshumanisation des soignants ;
-objectivation des patients ;
-délaissement des soins palliatifs (tel qu’annoncé par la CSQMD dans son rapport en page 12 et 50)
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L'héritage québécois à sauvegarder
Sur le site du journal Le Quotidien du 27 août 2013, cette lettre de Jacques Tremblay :
(Les Québécois n'ont jamais demandé que l'on retire l'enseignement religieux des écoles...)
Laissez un commentaireCes derniers jours, les médias ont fait part des éléments qui constitueront vraisemblablement la Charte des valeurs que le gouvernement péquiste veut faire adopter. Il m'apparaît clair que cette charte est l'ultime tentative visant à couper définitivement le peuple québécois de ses racines, de son héritage et de ses véritables valeurs. Selon moi, ce projet mènera le Québec sur le chemin de l'hypocrisie.Bien que la Charte des valeurs ne devrait pas faire enlever le crucifix à l'Assemblée nationale, on ne peut en déduire, de cette seule caractéristique, que le patrimoine judéo-chrétien sera conservé. En effet, cette charte n'aborde l'identité judéo-chrétienne du peuple québécois que sous le mode d'un attachement superficiel au passé, comme les pièces d'un musée qu'on veut garder mais qui n'auraient plus d'impact aujourd'hui.Or, notre patrimoine judéo-chrétien ne se limite pas à des symboles, des objets et des monuments sacrés tels les crucifix, les statues et les églises. Certes, ces éléments ont une grande importance, et je me réjouis de voir que le crucifix est là pour rester à l'Assemblée nationale. Mais, cela étant dit, il importerait davantage, et au plus haut point, de sauvegarder également le coeur même du patrimoine québécois qui comprend un héritage de valeurs morales et spirituelles léguées par le catholicisme : l'accueil de l'étranger, le respect de la vie humaine depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, le soin des malades et des pauvres, le droit à l'enseignement religieux dans les écoles, le droit des ouvriers à un juste salaire, la sainteté du mariage qui est pour moi l'union exclusive d'un homme et d'une femme, la suprématie de Dieu et la liberté religieuse, le pardon des offenses et l'amour du prochain, etc. Hélas ! Il est frappant de constater à quel point le programme, les idées et les projets péquistes s'éloignent de cet héritage, voire s'y opposent carrément !Ainsi, cette charte des valeurs ne fera que conserver, en superficie et dans les apparences, une partie du patrimoine religieux du Québec. Pourtant, le respect de notre héritage implique que l'on sauvegarde « l'âme » de notre peuple : son histoire, sa mémoire collective, et ses valeurs morales et spirituelles qui n'appartiennent pas à un passé révolu mais qui sont encore bien vivantes dans la collectivité. Au lieu de cela, la charte imposera une nouvelle valeur la laïcité mur à mur, qui ne fait aucunement partie ni de notre histoire, ni de notre mémoire, ni de nos valeurs !(...)Jacques Tremblay, Saguenay
L'indifférence du gouvernement devant les soucis des proches aidants
Sur le site du journal Le Soleil du 28 août 2013:
(La ministre Hivon a mentionné à plusieurs reprises qu'elle considérait le dossier de l'euthanasie, pardon, de la « mort dans la dignité », comme étant une priorité. Cela n'est pas exactement l'« aide » que réclame les proches aidants...)
Laissez un commentaire(Québec) Si le gouvernement Marois est en manque de problèmes réels auxquels s'attaquer, qu'il prête yeux et oreilles à la réalité des «aidants naturels» qui, au quotidien, à la maison, doivent composer avec l'état d'un enfant ou d'un proche malade ou handicapé, au point d'hypothéquer leur propre santé et leur situation financière. Dans leur cas, ce n'est pas la neutralité de l'État qui pose problème, mais bien son indifférence et son approche froide et bureaucratique.Le Regroupement des aidants naturels du Québec a dévoilé lundi le fruit d'une consultation effectuée dans toutes les régions du Québec pour connaître les besoins et les revendications des femmes (surtout) et des hommes de tous âges qui, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, veillent au bien-être d'une conjointe handicapée, d'un père malade, d'un enfant atteint d'un trouble envahissant du développement ou d'un jeune qui, bien qu'il ait atteint l'âge de 21 ans, ne peut être laissé à lui-même.La nouvelle n'a pas fait les manchettes ni incité les chefs politiques à se mouiller pour préciser leurs solutions. Et pourtant, plusieurs d'entre nous risquent un jour d'être confrontés à cette dure réalité. En 2008, le Conseil des aînés estimait qu'une personne sur sept agissait comme proche aidant. En 2030, ce sera le cas d'une personne sur quatre, selon Statistique Canada.Voilà un dossier où nous avons collectivement intérêt à ce que des gestes concrets soient posés pour mettre fin à des problématiques bien réelles et bien lourdes à porter.Ce n'est évidemment pas la première fois que les aidants naturels décrivent leur fardeau, déplorent la quasi-absence de répit et la trop grande rotation du personnel qui vient les épauler. Plus d'une fois ils ont pointé les lacunes et les incohérences du réseau de la santé.(...)Avec raison. Le virage vers des soins à domicile que souhaite réaliser le gouvernement Marois et son ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, est l'occasion à ne pas rater. L'objectif, fort louable, de vouloir offrir plus de soins à domicile et d'instaurer une assurance autonomie, impose de s'attarder sérieusement et méthodiquement aux besoins des femmes et des hommes qui se dévouent actuellement bénévolement au foyer.Les aidants naturels assument plus de 80 % du soutien à domicile, rappelle le regroupement qui les représente. Une masse assez importante pour qu'on les considère comme de véritables partenaires. Ce qu'on omet trop souvent de faire, considérant qu'il va de soi qu'une fille s'occupe d'une mère démunie par la maladie et la vieillesse, et que des parents voient aux soins d'un enfant lourdement handicapé. Mais à quel prix?Il faut éviter que les proches aidants fassent les frais du virage que compte opérer le ministre Hébert. Il faut éviter qu'ils écopent davantage parce que les ressources ne sont pas au rendez-vous, parce que les délais bureaucratiques s'éternisent, parce que les services sont disparates d'une région à l'autre, et parce que le gouvernement, toujours à la recherche d'économies, les réalise sur leur dos.(...)
Une charte des valeurs québécoises « digne des dictatures »
Sur le site du journal La Presse du 28 août 2013 cette lettre de l'abbé Raymond Gravel:
(Ce n'est pas une caricature, mais une photo...)
Laissez un commentaire(...)Avant de sonder les gens sur une charte de valeurs québécoises, il faudrait savoir ce que sont les valeurs québécoises. Jusqu'ici, à entendre nos politiciens, la seule valeur qu'ils sont capables de nommer, c'est l'égalité homme-femme. Cette valeur est déjà inscrite dans la Charte des droits et libertés du Québec. N'avons-nous qu'une seule valeur? On parle de la neutralité de l'État, c'est-à-dire que toutes celles et tous ceux qui y travaillent ne peuvent afficher ou arborer un signe ou un symbole religieux. Que l'État soit neutre est une bonne chose, mais les personnes qui y travaillent ne peuvent être neutres. Elles sont croyantes ou non croyantes et lorsqu'elles sont croyantes, elles peuvent appartenir à différentes communautés, dont elles se distinguent par un signe ou un symbole religieux. En quoi ces personnes menacent-elles la neutralité de l'État?Voulons-nous d'un État athée ou d'un État neutre? Madame Pauline Marois dit à qui veut l'entendre qu'elle est athée. Et pourtant, elle occupe le poste de première ministre du Québec. Elle n'arbore pas de croix ni de signe distinctif; cependant, elle affiche son athéisme. Menace-t-elle la neutralité de l'État pour autant? Je ne le crois pas, tout comme la religieuse catholique qui porte un costume et qui enseigne aux enfants du primaire ou l'infirmière musulmane voilée qui travaille dans un hôpital. La foi est une valeur fondamentale pour un croyant. Empêcher quelqu'un de l'exprimer dans son travail, sans toutefois l'imposer aux autres, est un abus de pouvoir digne d'une dictature ou d'un gouvernement totalitaire.Personnellement, quand je m'adresse à un médecin, à une infirmière à un policier, à un enseignant, ce n'est pas à un robot que je parle, mais bien à un être humain, capable d'exprimer ce qu'il est. C'est pourquoi, je refuse d'appuyer une charte qui enfreint ma liberté de croire et ma raison d'exister.
La légalisation de l'euthanasie n'est pas sécuritaire. Il faut assurer en priorité la sécurité des patients
par Alex Schadenberg • 23 août 2013
Des études officielles aux Pays-Bas et en Belgique indiquent que certaines euthanasies n’ont pas été volontaires (elles ont eu lieu sans demande du patient) et que les violations de la loi sont monnaie courante.
Lorsque l’on fait des recherches statistiques sur le suicide assisté et l'euthanasie, il est intéressant de voir comment le lobby de l’euthanasie a créé ses propres études pour dissimuler la réalité de la «mort assistée» dans les pays où elle a été légalisée.
Des études récentes portant sur la loi belge sur l'euthanasie, indiquent qu'un nombre important de «décès assistés» se produisent sans demande. Une étude publiée dans le CMAJ a révélé que 32% de tous les « décès assistés » dans la région flamande de la Belgique ont été effectués sans demande du patient.
Une autre étude publiée dans le BMJ en novembre 2010 a révélé que 47% des « décès assistés » dans la région flamande de la Belgique n'ont pas été déclarés.
Une méta-analyse de la pratique de l'euthanasie aux Pays-Bas en 2010 qui a été publiée dans la revue The Lancet en juillet 2012, a révélé que 23% des « décès assistés » dans les Pays-Bas n'ont pas été déclarés et 192 « décès assistés » ont été faits sans demande du patient.
Une étude publiée dans le CMAJ en juin 2010 examinant le rôle du personnel infirmier dans les euthanasies en Belgique, a constaté que les infirmiers et infirmières euthanasiaient des patients, et deux infirmières ont admis avoir euthanasié un patient sans consulter un médecin, même si la loi réserve exclusivement aux médecins l'acte d'euthanasie.
Les données de ces études prouvent que les « morts assistées » qui sont faites sans demande du patient, les « morts assistées » qui sont faites par des infirmières sont les mêmes « décès assistés » qui ne sont pas signalés.
Étant donné que les études sur l'euthanasie qui ont été faites par les partisans de l'euthanasie se limitent aux « morts assistées » qui sont déclarées, ces études créent un faux sentiment de sécurité. Les « décès assistés » sans demande du patient et les violations de la loi ne sont généralement pas signalés.
Le fait est que la légalisation de l'euthanasie ou du suicide assisté est dangereuse et les études des juridictions qui ont examiné tous les décès, le prouvent.
Fournir aux médecins le pouvoir de directement et intentionnellement causer votre mort suppose que tous les médecins se conduisent selon une éthique rigoureuse et que tous les actes seront effectués conformément à la loi. Il s'agit d'une grosse supposition.
L’euthanasie et le suicide assisté doivent rester interdits, pour la sécurité des patients.
Laissez un commentaireLa pente glissante de l'euthanasie en France. Témoignage encensé d'un suicide...
Un témoignage sur la fin de vie du collectionneur André Berheim, raconté par sa fille. Les recensions du livre laissent entrevoir une admiration pour ce qui n'est rien d'autre qu'un suicide... On peut en lire plusieurs, dont une parue dans le journal le Devoir du 9 février 2013. En voici une autre, sur le site de lexpress.fr du 6 février 2013. Ce sont des aveux que plusieurs combattants pour l'euthanasie sont en fait, plus précisément, des défenseurs du suicide :
"J'arrive !" Vite, un métro, un changement, la course vers l'hôpital. Pascale, la cadette, est déjà là. Ensemble, elles découvrent leur père, emmené en urgence par le Samu après un AVC, relié à un monceau d'appareils. Les faits se sont déroulés il y a quatre ans, mais nous vibrons au présent, auprès des soeurs Bernheim. C'est Emmanuèle, la romancière, qui a pris la plume pour elles deux. Afin de revivre l'incroyable fin de vie du grand collectionneur André Bernheim, 88 ans en ce mois d'octobre 2008. Une fin aussi épique que cet homme au caractère bien trempé, dont la dernière requête est sans appel : "Je veux que tu m'aides à en finir."(...) Comment lui résister ? Après enquête, la voilà en contact avec une association suisse d'aide aux personnes souhaitant mourir dans la dignité. Bientôt, une date est fixée : le 9 avril. Il faudra aller à Berne. Le père est ravi. Pour tenir le coup, Emmanuèle prend du Prozac, du Lexomil, du vin blanc aux repas, et de l'Advil au petit matin... Plus les événements sont pénibles, plus la romancière s'attache aux détails - un poireau dans un cabas, une porte qui fait dong, la purée beige, les magazines dans la salle d'attente -, désamorçant, comme par magie, la gravité du moment. L'histoire est effrayante, et l'on sourit le plus souvent. Elle doit tenir cela de son père, Emmanuèle, cette noblesse devant le malheur, cet humour à fleur de peau.L'état du patient s'améliore, sa détermination n'en est que renforcée. Finalement, le geste fatal aura lieu le 11 juin après des démêlés rocambolesques, qui transforment le récit en quasi-thriller et concluent brillamment ce magnifique témoignage.
Une lectrice décrit ainsi le roman, sur le site deslivresdeslivres.com du 27 août 2013 :
Laissez un commentaireDans un style sec et vif, ne manquant pas d’humour malgré la gravité du sujet, Emmanuèle Bernheim signe ici un document touchant sur un sujet tabou : l’euthanasie. Elle le fait avec beaucoup de pudeur, sans jamais tomber dans le pathos, et rend hommage à son père, l’homme de sa vie. André Bernheim a eu de nombreux soucis de santé mais lorsqu’il fait un AVC à l’âge de 88 ans, il pense qu’il est temps pour lui de tirer sa révérence. Figure du Tout-Paris de l’art contemporain, il est habitué à voyager et à mener une vie sans entraves, une vie libre. Il a beau se remettre peu à peu de son attaque, il sait qu’il ne pourra plus mener sa vie comme il l’entend, il sera diminué, un vieillard, ce dont il ne veut à aucun prix. Il demande à sa fille aînée, Nuèle, le droit à mourir dans la dignité. Sous le choc, elle accepte, pensant qu’il changera d’avis. Cette figure paternelle autoritaire ne s’en laisse pas compter et bien qu’il aille de mieux en mieux, André Bernheim est bien décidé à parvenir à ses fins mais pour cela, il a besoin de l’aide de ses filles, Emmanuèle et Pascale, pour se suicider en Suisse. En effet, n’étant pas atteint d’une maladie mortelle, il ne peut accéder aux services de soins palliatifs français et comme l’euthanasie est interdite en France, il est contraint d’aller jusqu’en Suisse, ce qui n’est pas simple et se révèle très coûteux. Aider son père à en finir, trouver une date pour sa mort, s’occuper de la logistique et imaginer sa vie sans lui, ses deux filles en sont au début incapables. Véritable figure centrale de la vie de ses filles, enfant gâté à qui elles ne savent rien refuser et que j’ai trouvé particulièrement tyrannique, il ne montrera aucune hésitation et sera plutôt pressé d’en finir avec cette vie dont il ne veut pas. Les deux soeurs, très unies tout au long de cette épreuve, vont finir par céder à sa demande, en prenant moult précautions afin de ne pas finir derrière les barreaux, ce qui donnera lieu à des situations pour le moins cocasses.
Un détenu euthanasié en Belgique : de nouvelles demandes à prévoir...
Sur le site de dailymotion.com :
Une première en Belgique: un détenu euthanasié! par Le_Soir Laissez un commentaire