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La doctrine du Règne Social de Jésus-Christ – un trésor caché à remettre à l’honneur

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La doctrine du Règne Social de Jésus-Christ – un trésor caché à remettre à l’honneur. Voilà ce qu’il nous faut pour instaurer une Culture de Vie au Québec, au Canada et dans le monde entier !

« Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme vient à trouver : il le recache, s’en va ravi de joie vendre tout ce qu’il possède, et achète ce champ. » (Matthieu 13, 44)

Aujourd’hui, je me sens beaucoup comme cet homme de la parabole qui a trouvé un trésor caché. Pourtant le trésor que j’ai la joie de vous faire découvrir a été constamment mis à l’honneur par les papes du 19e siècle et du début du 20e siècle. Par contre, peu de temps avant ma naissance (en 1974), ce trésor fut enfoui parmi les décombres d’une civilisation quasiment ruinée … Ce ne fut que par la Providence et le travail acharné de fidèles catholiques que j’ai pu ces derniers temps découvrir ce trésor de valeur inestimable.

Quel est ce trésor? J’en ai parlé le mois passé : c’est la doctrine de la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Cette doctrine réaffirmée par plusieurs papes nous enseigne que c’est Jésus-Christ qui détient le pouvoir dans la société et non le peuple.[1] 

Par la présente lettre qui sera plus longue que d’habitude, je voudrais vous présenter plus en profondeur cette doctrine très importante du Règne social de Jésus-Christ que j’ai évoquée le mois dernier, pour finalement vous indiquer comment, à mon avis, elle peut influencer toutes les futures activités de Campagne Québec-Vie, pour la plus grande gloire de Dieu et pour le salut de notre pays. 

Tout pouvoir vient de Dieu

C’est difficile de surestimer la portée de la doctrine de la Royauté sociale de Jésus-Christ ! Bien qu’on puisse la résumer à la phrase « Tout pouvoir vient de Dieu »[2], elle est lourde de conséquences. La première, c’est qu’elle s’oppose à une certaine idée de la « démocratie » qui prétend que l’utilisation légitime du pouvoir nécessite absolument l’accord des personnes concernées. Au contraire, selon la doctrine du règne social, si un chef commande, c’est au nom de Dieu qu’il commande et non au nom des personnes sous sa charge.

Nous ne pouvons accepter qu’un politicien nous dise « Je n’ai pas d’autre choix que de voter en faveur de l’avortement, car ceux que je représente le sont. » A celui-ci nous devons répondre : « votre autorité vient de Dieu, non de ceux qui ont voté pour vous; et donc, vous devez obéir à Dieu, et non à la multitude ! »

Jésus-Christ est Roi des choses temporelles et spirituelles

De plus, il est important de comprendre que, selon notre doctrine, le Dieu qui est la source de tout pouvoir légitime n’est nul autre que Jésus-Christ. Toute famille, toute entreprise, toute association, et surtout, tout État, a donc le devoir de reconnaître formellement l’autorité suprême non seulement d’un « dieu » vague et informe, mais celle de Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu.

À ceux qui prétendent que Jésus-Christ aurait renoncé à régner sur les choses ici-bas et ne serait que roi de nos âmes, le Pape Pie XI répond : « les anges et les hommes ne doivent pas seulement adorer le Christ comme Dieu, mais aussi obéir et être soumis à l’autorité qu’il possède comme homme. »[3] Jésus-Christ est l’union parfaite de la nature divine et humaine; c’est cette union qui rend possible la royauté de Jésus-Christ « sur la terre, comme au ciel ».

Léon XIII, pour sa part, explique que l’affirmation de Jésus aux apôtres « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre »[4] signifie que l’empire de Jésus-Christ « doit être souverain, absolu, indépendant de la volonté de tout être, de sorte qu’aucun pouvoir ne soit égal ni semblable au sien. Et puisque cet empire lui a été donné dans le ciel et sur la terre, il faut qu’il voie le ciel et la terre lui obéir. »[5]Le Christ règne donc sur la terre – pas seulement au ciel.

Seule l’Église catholique peut nous communiquer toute la vérité sur notre roi Jésus-Christ

Par ailleurs, ce n’est pas n’importe quel « Christ » qui est la source de tout pouvoir sur terre. Car tous savent combien il est facile de se façonner un « Christ » qui nous laisse faire ce que l’on veut ! Il faut donc une autorité pour nous renseigner infailliblement sur ce qu’est la volonté de ce Jésus-Christ dont nous reconnaissons la royauté.

Mais alors quelle est cette autorité ? Les papes de tous les temps répondent : Nulle autre que l’Église catholique, « pilier et soutien de la vérité ».[6]Donc, selon cette doctrine de la Royauté sociale de Jésus-Christ, tout État, famille, association, etc. a non seulement le devoir de reconnaître l’autorité de Jésus-Christ, mais celle de l’Église catholique, qui possède le privilège d’enseigner infailliblement la volonté du Christ.

Une telle reconnaissance doit se traduire par des actions concrètes, c’est-à-dire par la mise en pratique des commandements de Dieu tels qu’enseignés par l’Église.[7]Pour un État, cela voudra dire la promulgation de lois contre l’avortement, contre l’euthanasie, pour le vrai mariage, pour le repos dominical, etc.

Tous les peuples de la terre doivent reconnaître Jésus-Christ et son Église

Ici il n’est pas question seulement des États, des familles, des associations chrétiennes ! Comme le dit Léon XIII, « Le règne du Christ embrasse aussi tous les hommes privés de la foi chrétienne de sorte que l’universalité du genre humain est réellement soumise au pouvoir de Jésus. »[8] Tous les peuples, toutes les cultures, toutes les personnes de différentes religions, toutes les familles, tous les syndicats, tous les partis politiques, toutes les sociétés humaines, toutes, sans exception, ont le devoir de reconnaître Jésus-Christ comme roi, et son Église catholique comme reine et maîtresse en matière de foi et de mœurs.

Vous comprendrez alors pourquoi cette doctrine, qui fut réaffirmée sans cesse durant près d’un siècle et demi par des papes tels Pie IX, Léon XIII, Pie X et Pie XI est si importante dans notre combat pour une Culture de Vie : Elle nous montre que notre combat pour la vie humaine s’inscrit dans celui, plus large, de la reconnaissance des droits de Dieu et de son Église. Comme l’a dit Léon XIII, « Assez longtemps la foule a entendu parler de ce qu’on appelle les droits de l’homme ; qu’elle entende parler quelquefois des droits de Dieu. »[9]

Rôles distincts mais complémentaires de l’État et de l’Église

Pour mieux comprendre la doctrine du Christ-Roi, il est bon de mieux comprendre à quoi servent l’Église et l’État. L’État a pour but immédiat le bien-être physique et moral de tous les citoyens. Par contre, l’État doit reconnaître que ses citoyens ont chacun un but ultime dans la vie, c’est-à-dire la Vie éternelle en Dieu. Donc le « bien commun » qu’a à défendre l’État comprend toutes les conditions, y compris les conditions morales et spirituelles, qui aident l’homme à atteindre son but ultime, qui est le paradis.[10]

L’Église, quant à elle, est une société distincte de l’État, « parfaite » en ce sens qu’elle a tout en elle-même pour accomplir sa mission, qui est de mener les âmes vers le Ciel.[11] À elle seule est donc confiée la tâche de dispenser la grâce de Dieu par les sacrements; à elle seule est confiée la tâche d’enseigner la foi et la morale. Depuis la fondation de l’Église par Jésus-Christ, l’État ne peut plus s’arroger le rôle de maître en matière de foi et de mœurs qu’il jouait auparavant. Il doit maintenant « rendre à Dieu ce qui est à Dieu »[12] et reconnaître l’autorité de l’Église en cette matière, et l’appuyer.

En bref, l’État doit être soumis à l’Église en ce qui a trait aux choses divines et morales. Bien que l’Église ne soit pas généralement appelée à gouverner les choses ici-bas, son enseignement divin sur les questions de foi (p.ex. le culte qui est dû à Dieu) et de morale (dont l’avortement, l’euthanasie, le mariage, etc.) doit être écouté et mis en pratique par tous les peuples et toutes les sociétés.

L’État est apte à désigner l’Église catholique comme celle fondée par Jésus-Christ

Certains disent qu’il est impossible pour l’État de choisir une religion et de la désigner comme vraie, car un État ne serait pas compétent en cette matière, faute de capacité d’avoir la foi. Le pape Léon XIII enseigne qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la foi pour voir que l’Église catholique est la vraie parmi toutes; la seule raison suffit :

Quant à décider quelle religion est la vraie, cela n’est pas difficile à quiconque voudra en juger avec prudence et sincérité. En effet, des preuves très nombreuses et éclatantes, la vérité des prophéties, la multitude des miracles, la prodigieuse célérité de la propagation de la foi, même parmi ses ennemis et en dépit des plus grands obstacles, le témoignage des martyrs et d’autres arguments semblables prouvent clairement que la seule vraie religion est celle que Jésus-Christ a instituée lui-même et qu’il a donné mission à son Église de garder et de propager.[13]

Un OUI au Roi Jésus est un NON à la neutralité

La neutralité de l’État (comme nous la subissons aujourd’hui au Québec et au Canada) est donc une imposture – pire, un blasphème. Car l’État ne peut prendre comme modèle Ponce Pilate, celui qui se lava les mains du sort du Christ. Soit qu’il reconnaisse Jésus-Christ comme roi, soit qu’il lui refuse ses droits – il n’y a pas de troisième voie. (La voie souvent empruntée par nos gouvernements, celle de donner les mêmes droits à toutes les religions, n’est pas légitime, puisque alors le Christ n’est pas reconnu comme Roi, mais comme simple « idée » qui a droit de cité, ce qui est une conception relevant du blasphème.)

L’État ne peut donc être légitimement neutre, mais doit reconnaître la Royauté de Jésus-Christ. Cette reconnaissance doit s’exprimer par une reconnaissance officielle de l’Église catholique comme étant la vraie et unique Église ainsi que par un prudent mais diligent appui de celle-ci.

Un OUI au Roi Jésus est un NON au laïcisme

Encore pire est le laïcisme, qui prétend que la meilleur forme de société est celle où la religion est complètement séparée de l’État. Le pape Pie XI appelle ce laïcisme « la peste de notre époque ».[14] Léon XIII enseigne que si la séparation du corps et de l’âme mène à la mort physique, la séparation de l’Église et de l’État mène à la mort sociétale.[15] Jean-Paul II aurait pu dire que la séparation de l’Église et de l’État mène à une « culture de mort ». C’est ce que nous vivons aujourd’hui !

À ceux qui persisteraient à dire que, par l’affirmation de la royauté sociale de Jésus-Christ, nous « mêlons » religion et politique, nous répondons : Union il doit y avoir entre l’Église et l’État, mais jamais confusion, car chacun a son rôle distinct. L’État assure la paix et la tranquillité ici-bas, l’Église ouvre la porte à la vie éternelle. Mais l’État se doit d’être soumis à l’Église, car sinon il risque, par ses mauvaises politiques, par son laïcisme, de fermer la porte du salut que l’Église veut grande ouverte, et ainsi barrer la route à la réalisation de l’objectif ultime de ses citoyens.

Liberté religieuse, liberté d’expression, liberté de conscience ?

Certains nous demanderont : N’est-ce pas manquer de respect envers les citoyens de convictions et de religions différentes que d’affirmer (même avec tact, prudence et modération) la vérité de la religion catholique et dénoncer comme erronés tous les autres systèmes de morale et de religion ? À cette question nous devons répondre « Non », car une société qui affirme la vérité n’impose pas, par ce fait même, cette vérité; elle ne fait que la proposer à tous comme Voie à suivre. Et même si, selon les temps et les circonstances et le jugement éclairé des dirigeants, il est opportun non seulement d’encourager le catholicisme au sein de la société, mais de réprimer l’erreur, y compris l’erreur religieuse, par des sanctions, là encore il ne s’agit pas de forcer quiconque à devenir catholique. Le but visé par la répression de l’erreur est la sauvegarde de la foi et de la morale chez les gens simples.[16]Tel est l’enseignement traditionnel de l’Église sur les devoirs des personnes et des sociétés envers la vraie religion, enseignement encore « en vigueur » de nos jours, et pour toujours.[17]

Le combat pro-vie fait partie d’un « tout » doctrinal que nous devons défendre

Il y en aura qui diront peut-être : « Franchement, avec cette doctrine du Christ-Roi, Campagne Québec-Vie s’éloignerait beaucoup de son mandat principal, qui est la défense de l’enfant à naître et des personnes vulnérables visées par l’euthanasie… » À ceux-là nous répondrons : le mouvement pro-vie se doit de prendre du recul, pour mieux avancer. Notre mouvement, inutile de le dire, n’a pas été ces dernières années couronné de succès ... Et pourquoi ? Selon moi, c’est parce que les raisons profondes de nos convictions n’ont pas suffisamment été défendues ni promues. Ci-dessous vous verrez représentée, de façon schématique, la structure qui incorpore notre argumentaire pro-vie. Notez que la Royauté sociale de Jésus-Christ est comme le couronnement, la clef de voûte de cette structure doctrinale et que notre organisme ne défendait qu’une seule partie de cette vision, celle qui traite de la dignité de la vie humaine dès la conception. 

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Or, aujourd’hui, nous constatons que nous perdons la bataille sur cette petite parcelle « pro-vie » de territoire. Mais cette défaite, n’était-elle pas inévitable, dès lors que nous cédâmes à l’ennemi, sans grande résistance, toutes les autres parties de cette vision d’ensemble qui fonde nos convictions et forme comme un « tout » doctrinal ?

Pourtant, chacune des parties de cette vision peut et doit être défendue. Mais pour défendre l’intégralité de ces parties, nous devons premièrement savoir qu’elles existent au sein de l’édifice magnifique qu’est la vision catholique du monde, et ensuite mener la bataille à chacun de ces lieux stratégiques de confrontation entre la vision catholique et celle du monde déchu. Une fois ces batailles remportées (ou du moins livrées), nous pourrons avec beaucoup plus de confiance et de facilité aller à l’assaut de tous les objectifs politiques qui nous tiennent à cœur, en particulier la défense des enfants à naître.[18]

Voilà pourquoi je vous avais annoncé en début d’année qu’un de nos principaux objectifs pour 2016 était d’élaborer et d’offrir des cours d’apologétique sur des sujets fondamentaux tels l’existence de Dieu, de l’âme spirituelle, du libre arbitre, etc., en plus d’offrir des présentations sur l’avortement, l’euthanasie, etc.[19]Car nous ne pouvons pas défendre l’enfant à naître sans défendre les fondements de notre morale. Et, en dernière analyse, nous ne pouvons pas défendre notre morale sans affirmer les droits du Christ-Roi et de son Église.

Ce que je compte proposer au Conseil d’administration de Campagne Québec-Vie

L’adhésion à la doctrine de la Royauté sociale de Jésus-Christ ne se fait pas à la légère. La découverte de ce trésor me remplit à la fois de joie et d’effroi : joie d’avoir trouvé la vérité, effroi face aux persécutions de toutes sortes qu’apportera à coup sûr l’affirmation de cette vérité. Ayant découvert ce trésor, je me suis senti dans l’obligation de l’enfouir à nouveau et de le recacher, comme dit la parabole évangélique, afin de m’assurer d’avoir assez d’argent pour acheter le champ – c’est-à-dire assez de courage pour subir les conséquences d’un engagement dans cette voie du Christ-Roi.

Mais voilà qu’aujourd’hui je suis prêt à vous annoncer ma découverte. Qu’est-ce que cela pourra bien changer pour Campagne Québec-Vie ?

Les changements que l’affirmation de la Royauté de Jésus-Christ apportera à Campagne Québec-Vie

Conformément aux obligations qu’ont toutes les sociétés de reconnaître la royauté de Jésus-Christ et les droits de son Église, je proposerai au Conseil d’administration de Campagne Québec-Vie des modifications à notre Charte constitutive:

Premièrement, je demanderai que l’objectif no 1 de notre organisme soit rédigé comme suit :

1. Défendre et promouvoir le Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ et tout ce qui s’y rattache, spécialement la défense et la promotion des droits de l’unique et vraie Église de Dieu, l’Église catholique dont le siège est à Rome et dont le chef est le Pape.

… et que cet objectif soit précédé de ce préambule :

En tant qu’organisme qui reconnaît Jésus-Christ comme roi et l’Église catholique romaine dont le chef est le Pape comme maîtresse infaillible des volontés et des enseignements de ce même roi, Campagne Québec-Vie aura les objectifs suivants :

Comme expliqué ci-dessus, la clé de toute politique bien faite est la reconnaissance de l’autorité suprême. Cette autorité suprême, nous l’avons vu, n’est pas le peuple, mais Jésus-Christ. Par contre, Jésus-Christ nous a donné une Église pour que nous connaissions sans l’ombre d’un doute Sa volonté. Donc il s’ensuit que la clé de toute politique est la reconnaissance de l’Église fondée par Jésus-Christ, qui est l’Église catholique.

Comme deuxième objectif, et dans le but d’inscrire dans notre charte l’objectif de défendre non seulement la vie humaine et la famille, mais le corps doctrinal qui protège contre toutes les erreurs nos convictions sur ces enjeux, je proposerai ce qui suit :

2. Défendre et promouvoir la philosophie et la théologie pérennes, dans la tradition de saint Thomas d’Aquin, qui sous-tend tout sain argumentaire portant sur, entre autres, le rôle de l’Église et de l’État, la loi naturelle, la défense de la vie de la conception à la mort naturelle, le mariage, etc.

Consécration au Sacré-Cœur de Jésus par le Cœur immaculée de Marie

Voilà pour les changements à notre Charte constitutive. Je proposerai ensuite un acte de religion, c’est-à-dire une consécration de notre mouvement au Sacré-Cœur de Jésus par le Cœur immaculée de Marie. Cette consécration ne relève en rien de l’arbitraire, car la dévotion aux cœurs unis de Jésus et de Marie est intimement reliée à la reconnaissance par les individus et les peuples de la Royauté sociale de Notre-Seigneur.

En nous consacrant au Cœur de Jésus, nous dit Léon XIII, « non seulement nous reconnaissons et nous acceptons [l’empire de Jésus] ouvertement et avec joie, mais encore nous témoignons réellement que si ce que nous donnons nous appartenait, nous l’offririons de tout notre cœur … » De plus, pour les personnes morales (États, associations, etc.), une telle consécration apporte aussi des bienfaits, « car cet acte de piété peut établir ou raffermir les liens qui unissent naturellement les affaires publiques à Dieu. » Surtout, selon cet auguste pape, la consécration publique aide à surmonter cet orgueil en nous qui prétend vouloir « chasser de la terre Dieu lui-même » au plus grand malheur de la chose publique.[20]

Par le Cœur immaculé de Marie ?

Je vous ai expliqué plus haut que, pour bien faire de la politique, il fallait accomplir la volonté de Jésus-Christ, et que pour y parvenir, il fallait reconnaître et écouter l’Église; voilà maintenant que j’affirme la même chose, mais autrement : Si nous voulons soumettre avec joie nos personnes, nos familles, nos associations et même nos États à la volonté aimante et tendre du Cœur de Jésus-Christ, nous devons confier nos personnes, nos familles, etc. aux soins de cette Mère que le Christ nous a donnée.

Je proposerai en outre que cette consécration de notre mouvement au Cœur sacré de Jésus par le Cœur immaculé de Marie soit renouvelée à chaque année.

L’avenir de Campagne Québec-Vie

Pour ce qui est de nos activités futures, il n’y aura pas de changements significatifs à court et à moyen termes. Nos activités régulières continueront : aide aux femmes enceintes en difficulté par le biais de notre service Enceinte et inquiète, vigiles de prières des 40 jours pour la Vie, participation à l’annuelle Marche nationale pour la Vie à Ottawa, le maintien de notre site de nouvelles sur le Web, etc. S’ajouteront maintenant les susmentionnées présentations sur divers sujets (Dieu, l’âme, les fondements de la morale, etc.). Pour ce qui est des nouveaux projets, tel le projet de parti politique dont je vous ai entretenu au début de l’année, tous seront imprégnés des doctrines que je vous ai présentées dans cette lettre.

Au fond, l’affirmation explicite par Campagne Québec-Vie des droits de Dieu et de son Église n’est qu’une affirmation publique de ce qui a toujours animé implicitement notre œuvre. Par la consécration de la personne morale qu’est CQV au Cœur sacré de Jésus par le Cœur immaculée de Marie, j’espère tirer des avantages spirituels et temporels et écarter beaucoup de maux : Loin de nous la tentation de renier le Christ devant les hommes ![21]

Finalement, cette mise à l’honneur de la doctrine du Règne social de Jésus-Christ n’est pas simplement un moyen d’apporter les bénédictions du Ciel à notre organisme, mais il vise surtout la propagation dans les veines de tout l’organisme social du seul remède qui puisse redonner vie à la société et nous éviter les châtiments que notre rejet individuel et collectif du Christ-Roi appelle. Car comme l’a dit le célèbre Cardinal Pie : « Si le Christ ne règne pas par les bienfaits attachés à sa présence, Il régnera par tous les maux inséparables de son absence. »[22] Eh bien, pour que Dieu nous préserve des châtiments que nous méritons, demandons-lui dès aujourd’hui de régner sur nous-mêmes, nos associations, nos familles et notre pays !

Vive le Christ-Roi, Vive Marie Reine !

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Georges Buscemi

 


[1] Léon, XIII, Immortale Dei, paragraphe 3 (retour)

[2] Romains, 13, 1 (retour)

[3] Pie XI, Quas Primas, 8 (retour)

[4] Mathieu 18, 18 (retour)

[5] Léon XIII, Annum Sacrum (retour)

[6] Timothée 3, 15 (retour)

[7] Jean 14, 15 (retour)

[8] Léon XIII, Annum Sacrum (retour)

[9] Léon XIII, Tametsi futura prospicientibus (retour)

[10] Jean XXIII, Pacem in Terris, 57-59 (retour)

[11] Léon XIII, Immortale Dei (retour)

[12] Luc 20, 25 (retour)

[13] Léon XIII, Immortale Dei, 8. (retour)

[14] Pie XI, Quas Primas, 18. (retour)

[15] Immortale Dei, 8 et Léon XIII, Au milieu des sollicitudes, 5-7. (retour)

[16] Voir Matthieu 18, 6 et Saint Thomas d’Aquin, Commentaires des Sentences 4 d. 13 q. 2a. 3 « L’Église ne punit pas les hérétiques afin de les amener à croire par la violence, mais pour les empêcher de corrompre les autres, et de sorte qu’un tel grand péché ne reste pas impuni. » (retour)

[17] Concile Vatican II, Déclaration sur la liberté religieuse - Dignitatis Humanae, 1. Pour un traitement en profondeur de la question de la conciliation de l’enseignement traditionnel de l’Église sur les devoirs des individus et des États envers la vraie religion avec la déclaration Dignitatis Humanae de Vatican II, lire Lamont, John, Catholic Teaching on Religion and the State. (retour)

[18] Je ne suggère pas ici que notre organisme à lui seul doive livrer la bataille sur tous les lieux de confrontation entre les enfants de la lumière et ceux du siècle, mais seulement que nous devons, pour bien travailler, prendre conscience de l’ampleur du conflit dans lequel nous nous sommes engagés et savoir où nous nous situons sur le champ de bataille, question de distinguer entre nos amis et nos ennemis, d’identifier les combats que nous avons à livrer, etc. (retour)

[19] Il y avait trois autres objectifs : 1) L’élaboration d’une offre politique pour l’élection fédérale de 2019, 2) La fondation d’un centre pour femmes enceintes en difficulté à Montréal, et 3) La mise-en-place d’un ministère de guérison post-avortement, pour bien profiter de l’année de la Miséricorde en cours. (retour)

[20] Léon XIII, Annum sacrum (retour)

[21] Matthieu 10, 33 (retour)

[22] Cardinal Pie, discours prononcé à la cérémonie de la bénédiction de l’arbre de la liberté, à Chartes, le 11 avril 1858. (retour)