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Une lettre d'Andrée Ruffo sur la place des enfants dans la campagne électorale

Sur le site du journal Le Devoir du 21 août 2012:

 

(La juge émérite Andrée Ruffo)

 

Dans cette campagne électorale, où les politiciens ne semblent éprouver aucune gêne à jouer les pères Noël en promettant des cadeaux plus fous les uns que les autres aux électeurs choqués et indignés par l’irresponsabilité généralisée des marchands du Temple, force est de constater que les enfants sont les grands absents.

Où sont-ils au juste ? On a beau les chercher. Nulle part ne les trouve-t-on, sinon pour leur garantir des places en garderie.
 

On a compris depuis toujours qu’ils ne sont pas rentables politiquement, qu’ils ne votent pas, coûtent cher et n’ont pas de voix ou plutôt, si, ils ont une voix que nous voulons faire taire : celle de la souffrance, de la colère, de la maladie, du désespoir.

Qui a parlé de leurs besoins ? Qui a exprimé la moindre préoccupation pour les enfants battus, rejetés, les enfants pauvres, les enfants itinérants, nos jeunes délinquants. Tous ces enfants différents qui nous indiffèrent. Qui a parlé de manque de ressources ? Du monopole de la DPJ, de l’absence d’un chien de garde qui sache encore aboyer et, si nécessaire, mordre ?

Qui les regarde encore ? Et cherche à comprendre leur langage pourtant si éloquent ? Sommes-nous vraiment satisfaits comme citoyens de les voir attachés à la queue leu leu sur les trottoirs, en attente de stimulation et d’émerveillement ?
 

Un peuple qui ne se soucie pas de ses enfants est un pauvre peuple en désespérance. (...)

Et "un peuple qui tue ses enfants n'a pas d'avenir"...

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