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Une infirmière démissionne après avoir assisté à l'avortement d'une petite fille de 2 kilos

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Par Sarah Terzo de LiveActionNews - traduit par Campagne Québec-Vie

L'essai «Produits de la conception» est le témoignage direct d'une infirmière ayant travaillé dans un hôpital qui pratiquait des avortements. Il est paru dans un livre peu connu intitulé : "Débat sur l'avortement : la voix de l'université chrétienne du Texas," publié en 2012.

L’infirmière Bonnie L. McClory était technicienne obstétrique dans le service maternité de ce qu'elle appelle un «grand hôpital métropolitain.» Elle préparait son diplôme d'infirmière et suivait un cours qui la formait à travailler dans les salles de naissance. Parfois, les bébés naissaient vivants. D'autres fois, les bébés naissaient morts - victimes d'avortements salins effectués à l'hôpital.

L'avortement salin consiste à insérer une aiguille dans l'abdomen de la femme et à injecter une solution saline caustique dans le liquide amniotique qui entoure son bébé. Cette méthode d'avortement tardif utilise la solution saline pour empoisonner le bébé, qui meurt, parfois en plusieurs heures. Ensuite, on provoque le travail et la femme «donne naissance» à un enfant mort. Parfois, les bébés naissent vivants après cette opération. Le problème des naissances vivantes, ainsi que les risques pour la mère de l'injection d'une solution saline, a conduit à l'abandon de ce procédé par la plupart des avorteurs dans les années 1990.

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McClory explique qu'elle était la seule pro-vie de sa classe :

Dans la classe, j'étais vue comme une non-conformiste. J'étais résolument pro-vie ; mes opinions ont émergé de ma propre expérience : j'ai été involontairement enceinte à 17 ans et mère à 18. Aucune de mes camarades de classe n’avait encore eu d'enfant ; une seule était mariée. J'avais déjà donné naissance à deux fils et avais vu mon mariage se désintégrer.

Mes camarades de classe n’ont pas semblé trop affectées d'avoir à regarder un avortement du premier trimestre depuis la galerie de la salle d'opération dans le cadre de notre formation. J’étais assise parmi elles, les larmes ruisselaient sur ma blouse blanche ; elles parlaient du bel interne qui effectuait la procédure, et de la chance qu'avait la patiente de pouvoir reprendre le cours de sa vie. J'ai refoulé une nausée alors que je regardais le beau résident rassembler les morceaux qu'il retirait de l'utérus de l'adolescente, pour s'assurer qu'il avait tout sorti. Mes camarades de classe ont détourné les yeux du petit monticule de chair rouge exposé dans la petite cuvette métallique. Elles se détournèrent également de ma douleur évidente.

McClory a été profondément attristée par l'insensibilité de ses camarades de classe. Plus tard, les techniciennes obstétriques (ainsi qu'elle et ses camarades de classe ont été appelées) ont reçu pour tâche d'aider pendant les avortements salins. McClory raconte :

Nous, techniciennes obstétriques, étions supposées fournir des soins d'accompagnement à ces patientes [d'avortement salin] pendant le travail et aider le médecin lors de la naissance du fœtus mort. Aucune de mes collègues tech’ obstétrique n'aime cette partie du travail. Mais je les ai entendues rationaliser cet événement, comme l'expression du droit d'une femme à choisir. Et cela m'a brisé le cœur, à chaque fois que le médecin m'a remis une cuvette avec un petit bébé humain parfaitement formé gisant mort et ensanglanté à l'intérieur. Je me suis forcée à rationaliser, à me dire que je n'avais rien fait pour provoquer cette mort ; que je ne faisais qu'en nettoyer les séquelles. En raisonnant ainsi, j'apaisais ma conscience...

McClory a lutté avec sa conscience, alors que son travail l'obligeait à assister à toujours plus d'avortements:

"Les avortements salins sont devenus de plus en plus fréquents dans le service maternité. Pour m'aider à faire face, j'ai lu des articles concernant cette procédure, espérant contre tout espoir que ce n'était pas aussi horrible que je l'imaginais. En fait, c'était encore pire. 

Tout d'abord, le médecin soulevait sous anesthésie locale une petite section de la peau sur l'abdomen de la mère. Ensuite, une longue aiguille était insérée dans l'utérus, au niveau de la zone anesthésiée. Une assez grande quantité de liquide amniotique était retirée de l'utérus et remplacée par une solution saline hypertonique. La solution saline hypertonique provoque l'éclatement des cellules foetales. La mort s'ensuit, mais pas avant que le foetus ait convulsé dans les affres de l'agonie. Parfois, les mères pouvaient ressentir ces convulsions, en fonction de l'avancée de leur grossesse.

Elle décrit une "naissance" horrible :

Habituellement, c’étaient les médecins qui réalisaient les accouchements d'avortement salin, car ils pouvaient être compliqués. Beaucoup des fœtus naissaient en siège. La délivrance de la petite tête pouvait être difficile à cause de l'ouverture du col de l'utérus, parfois resserré autour de la tête, la coinçant. Une fois, j'ai vu un médecin tirer si fort, qu'il a détaché le corps de la tête piégée. Bien sûr, le foetus était déjà mort, mais il était aussi horrifié que je l'étais ; je l’ai vu dans ses yeux au-dessus de son masque bleu.

La plupart des patientes étaient sous sédatifs; elles étaient à peine conscientes lorsque leur bébé mort était emmené dans une cuvette. Quelques-unes, cependant, étaient éveillées :

Les quelques patientes qui refusaient la sédation réagissaient de manière variable à leur avortement, mais la plupart devenaient agitées, quelques-unes hystériques. Certaines demandaient le sexe du fœtus avorté. Toutes détournaient le regard de la cuvette recouverte d'une serviette, contenant le bébé mort.

McClory s'est vue confier la tâche de gérer les corps des bébés et de les préparer pour l'envoi au laboratoire de pathologie où ils seraient disséqués : 

Nettoyer signifiait placer le fœtus dans un récipient en carton rond, blanc, d'une contenance d'un gallon - du genre de ceux que vous voyez dans les magasins de crème glacée. Je devais placer un des autocollants d'identification de la mère sur la boîte, puis la mettre dans le réfrigérateur à échantillons, dans l'attente de son départ vers sa destination finale au laboratoire de pathologie. 

Parfois j'étais sage-femme malgré moi, contrainte d'accoucher des petites choses sans vie quand j'étais la seule à entrer dans la salle d'accouchement et que je les trouvais à demi-nées ... Je pouvais aussi identifier le sexe de ces fœtus. Ils étaient complètement formés, même s’ils ne mesuraient que 12 à 20 cm. Je détestais cette partie de mon travail ... 

McClory détestait peut-être son travail, mais elle faisait face remarquablement. Elle a continué à travailler à l'hôpital et à rationaliser son rôle dans les avortements. Et puis il y a eu l'avortement qui a tout changé.

Sa mission était de prendre soin d'une adolescente dont le travail avait commencé après un avortement salin.

Je me souviens d'avoir regardé son dossier, d'avoir vu le certificat médical requis par l'Etat, validant que la grossesse datait  de moins de 20 semaines ... J'ai apporté le petit kit de naissance habituel dans la salle de travail ; on ne prenait pas la peine d'ouvrir une salle d'accouchement classique pour un avortement.

Avant que j'aie eu le temps de me présenter, et encore moins de prendre ses signes vitaux, il était évident qu'elle était sur le point d'accoucher. J'ai appuyé sur le bouton d'appel pour demander de l'aide, j'ai ouvert le kit de naissance, enfilé mes gants stériles et contribué à faire naître une petite fille morte d'1,8 kg, d'environ 40 cm de long, avec une tête couverte de cheveux. J’ai essayé de cacher le petit corps à la patiente, elle l'a vu, et a commencé à crier. "C'est un bébé ! Mon bébé ! Mon bébé ! 

Les bébés nés à 2 kg survivent aujourd'hui souvent sans peu voire aucun souci de santé. Je suis moi-même née prématurément et pesais seulement 2 kg à la naissance. A peine plus grande que ce bébé, j'étais l'un des bébés prématurés les plus âgés dans l'unité de soins où j'ai passé les premiers mois de ma vie.

McClory poursuit son histoire : Quand le médecin est arrivé, il lui a dit brusquement d'emmener le «spécimen» dans la salle de service. Comme elle emportait le bébé, le médecin a injecté à la jeune fille un narcotique puissant et ses cris se sont mués en sanglots. Le bébé était trop gros pour tenir dans les conteneurs habituels. 

Voyant cela, l'infirmière en chef a dit à McClory de prendre un linceul de bébé, de nettoyer et d’habiller le fœtus pour la morgue. McClory décrit le bébé avorté :

Elle était belle, même dans la mort. Je l'ai nettoyée doucement, en tapotant pour sécher sa peau de sorte qu'elle ne pèle pas. Ses cheveux soyeux étaient légèrement ondulés après que je les eus lavés. Elle avait de longs cils, des pommettes hautes, et une petite fossette au menton. Ses doigts étaient longs et délicats, dotés de petits ongles à leurs extrémités.

Après l'avoir habillée et avoir placé son étiquette, je l'ai baptisée conditionnellement. Sa mère, je le savais par son dossier, était catholique. Je l'ai tenue au creux de mon bras gauche, contre mon cœur – à l'endroit où j'ai toujours tenu mes propres bébés - et j'ai versé quelques gouttes d'eau sur son front frais.

Mes larmes se sont mélangées à l'eau alors que je la baptisais. "Si tu es en mesure de recevoir ce sacrement, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. "Puis je l'ai serrée contre moi dans un sanglot haletant et, dans un geste toute mère reconnaîtrait, j'ai déposé un baiser au sommet de sa petite tête. A cet instant je me suis rendue compte que ce serait le seul baiser qu'elle recevrait jamais. 

Elle ajoute:
J'ai pris les documents nécessaires auprès de la secrétaire et me suis dirigée vers l'ascenseur de service. A ce moment, j'ai entendu une femme demander à la secrétaire si elle pouvait voir sa fille. Le nom qu'elle a donné à la secrétaire était celui de ma patiente.

Je me suis arrêtée et j'ai jeté un regard par-dessus mon épaule. Un couple d'une quarantaine d'années, bien habillé, se tenait là. Elle avait plusieurs bagues en diamant sur ses longs doigts fins. Il avait les cheveux ondulés et une fossette au menton. La bile m'est montée à la gorge et j'ai rassemblé toutes mes forces pour ne pas crier. L'ascenseur est arrivé. J'y ai fait entrer la petite cuvette, j'ai appuyé sur le bouton "sous-sol", et en toute sécurité l'ai déposée à la morgue.

Le jeune surveillant jamaïcain de garde souleva doucement le petit paquet de la cuvette alors que je signais le registre de la morgue. "Ah, Dieu a accueilli un autre petit ange", at-il dit avec son doux accent chantant. "Oui" ai-je répondu. 

Pourquoi la jeune fille avait-elle été avortée si tard? McClory l'a vite découvert:

De retour au service maternité, l'infirmière en chef m'a attirée dans son bureau pour voir si j’allais bien... Je lui ai dit en lui tournant le dos : "Nancy, comment le médecin a-t-il pu croire que ce bébé de 8 mois n'avait que 18 semaines ? Même moi, je peux faire la différence quand je palpe l'abdomen d'une femme enceinte " 

"Regarde-moi, ma belle." Je l'ai fait. Ses yeux étaient humides, comme si elle allait pleurer. "Il savait bien que sa grossesse était aussi avancée. Les parents de la patiente sont de ses amis. N'en dis pas plus. Tout cela ressortira lors de la lessive".

Je savais qu'elle voulait dire que ça finirait en comité d'examen interne des médecins, à l'occasion duquel les docteurs se font taper sur les doigts par leurs pairs quand ils ont fait des erreurs qui ne provoquent pas de procès. Je savais aussi le comité d'examen était une simple formalité et que rien ne serait fait ...

À la fin de sa journée de travail, McClory a présenté sa démission. Finies les rationalisations. Elle ne pouvait plus aider à pratiquer des avortements, même si elle ne faisait que «nettoyer» derrière eux.

McClory a continué à élever ses enfants et a aidé les femmes victimes de grossesses non planifiées. Elle a toujours refusé de travailler comme infirmière dans une clinique ou un hôpital pratiquant des avortements. Son choix de ne pas travailler dans certains établissements lui a coûté des opportunités de progresser dans sa carrière et lui a valu le mépris de certains de ses collègues. Mais elle n'a plus jamais été impliquée dans un avortement.

Dans certains États, l'avortement est légal jusqu'au moment de la naissance. Dans mon État de résidence, le New Jersey, par exemple, une femme peut obtenir un avortement aussi tardivement qu'elle le veut, dès lors qu'elle peut trouver un médecin qui accepte de l'exécuter. Le projet de loi en discussion devant le Congrès, s'il est voté, interdirait la plupart des avortements tardifs, quelle que soit la façon dont ils sont réalisés. 

Source: Bonnie L McClory “Products of Conception” Charles K Bellinger, ed. The Abortion Debate: TCU Voices (Fort Worth, Texas: Churchyard Books, 2012) 12-18

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